Venez parcourir des contrées d'inspiration asiatique, en des temps reculés où régnaient les mystères, l'amour, les complots et la guerre.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Jeu 13 Nov - 12:41



An 1 du Douxième cycle. Mois de Septanok. 4ème cycle lunaire, Jour 23.

Comme à son habitude Suno s’était réveillé tôt et en avait profité pour déambuler dans le fort et la ville basse en attendant l’heure de l’entrainement. Le soleil se levait doucement sur la capitale et l’air était doux et agréable en ce début de journée. Il avait observé les étals des marchands s’installant, les odeurs commençant à s’exhaler. Il ne pouvait toutefois pas s’adonner à la rêverie, du moins pas autant qu’il le souhaiterait. Il ne se trouvait pas chez lui, il n’était qu’un étranger ici, un anonyme. Et somme toute, cela lui allait. Il s’était promené en ne portant aucun signe distinctif de son rang ou de son identité. Il portait le simple durumagi rouge écarlate des Lunes Rouges avec, pour sa part les symboles « Vie » et « Mort » respectivement sur ses épaules gauche et droite. Seuls quelques rares personnes de son entourage savaient que cela le désignait, pour les autres il n’était qu’un Lune Rouge parmi d’autre.

Il avait rejoint le fort et une esplanade dégagée pour l’entrainement. Ses hommes arrivaient tous ensemble, tous vêtus du même durumagi que le sien, les symboles en moins. Après les saluts d’usage et quelques échanges de banalités, ils commencèrent par aller courir. Ils avaient déposés leurs durumagi sur les balustrades, prêt des râteliers d’armes et partir au pas de course. Ils atteignirent la ville basse et après avoir déambulé dans les rues, ils revinrent au fort où ils poursuivirent leur course et enchainèrent sur des étirements et des assouplissements. Ils effectuaient tous les mêmes gestes au même moment, comme une chorégraphie parfaitement orchestrée.
Sur une injonction de Suno, ils récupérèrent des armes en bois et s’alignèrent pour les katas. Ce n’était pas Suno qui dirigeait l’exercice ce matin mais Dang Na. Rien ne permettait de reconnaitre le commandeur parmi ses hommes si on ne l’avait pas vu avant ou bien si on ne connaissait pas les quelques signes permettant de l’identifier. Le capitaine leur fit face et ils commencèrent, studieusement, inlassablement les mouvements ancrés en eux depuis l’enfance. Ce matin, Dang Na avait choisi la manipulation du Bo et du Iaito. Ils enchainaient les coups de pieds et diverses figures avec le Bo, le capitaine voulant bien insister sur cela.

Le claquement des armes sur le sol et leur mouvement dans l’air formait un son continu emplissant l’espace d’entrainement. Les cris ponctuant les mouvements montraient le rythme. Quelques soldats de Myong étaient là et regardait les Lunes Rouges effectuer leurs enchainements quotidiens. Dang Na poussa tout de même un peu l’effort afin que les corps se décrassent des nombreux jours de trajets. Le dernier mouvement fut un coup de pied effectué en prenant appui sur le Bo, s’en servant comme d’une perche afin de se donner de l’élan et d’effectuer un saut encore plus haut. Il fut ponctué d’un cri plus fort afin de montrer la puissance que l’on souhaitait donner. Ils retombèrent au sol, sur leurs appuis en repassant leurs armes devant eux, de nouveau en garde et position d’attaque.
D’un mouvement de tête à Suno, ils échangèrent leur place et prenant les Iaito se mirent au garde à vous, attendant les instructions.

Garde unique !

A ces mots, les hommes levèrent leurs armes et s’avancèrent vers Suno. L’exercice consistait à lui porter un coup, tout en maitrisant sa force. Les trois premiers ayant réussit permettraient le passage à la seconde étape. Les coups commencèrent et le Commandeur redoubla de concentration, il connaissait la valeur de ces hommes et ne voulait pas leur faire déshonneur en ce faisant avoir rapidement. Ils attaquaient à plusieurs, veillant à ne pas se gêner. Il fut touché une première fois au niveau des jambes, tournant la tête, il vit le sourire fugace de son ami. Il en esquiva un autre, donnant un coup d’épaule à son auteur puis reparti. Les deux autres coups vinrent d’un vétéran et d’un homme d’une vingtaine d’années. Il désarma deux adversaires et lança la seconde partie.

Garde de Trois !!

Les trois hommes l’ayant touché le rejoignirent et l’entrainement se poursuivit ainsi. Ils formaient alors un noyau et devaient éviter de se faire toucher. Une touche signifiant la mort. Il fallut une dizaine de minutes aux vingt autres Lunes Rouges afin de venir à bout des quatre hommes, le Commandeur emportant le dernier avec lui. D’un geste il signifia la fin de l’entrainement. Il était souriant et fier. Ils rompirent les rangs et regagnèrent leurs quartiers. Le Commandeur se dirigeant vers les écuries, désirant voir Jinryon. Il lui fit les quelques soins quotidiens qu’il tenait à effectuer en personne et lui flatta l’encolure. Il se promit de revenir pour le sortir dans l’après midi ou le lendemain. En repartant, il vit une petite cour, comportant quelques arbres. Il semblait n’y avoir personne et l’endroit respirait le calme. Il y pénétra et s’installant dans un coin, en tailleur sur un banc, son durumagi à ses côtés, il entreprit de méditer quelques minutes.


Dernière édition par Suno Uji le Jeu 13 Nov - 20:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chün Müdân

avatar

Messages : 58
Date d'inscription : 02/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 28

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Jeu 13 Nov - 17:51

PNJ : Hui Kânhao


Le frère de Chün Müdân était triste et fatigué. Il avait accompagné sa sœur aimée dans une Province lointaine et il ne savait pas quand il allait la revoir. Aussi, flânait-il pour se changer les idées et aérer son esprit. Au fort, où il résidait la plupart du temps, il y avait un spectacle étonnant qui l’arrêta et le captiva : des soldats étrangers s’entraînaient. Il s’arrêta pour les observer et nota mentalement quelques détails.

Ils sont vraiment synchrones… Les gestes sont amples, beaux et efficaces… Les cris viennent du ventre, ils sont sincères… c’est une chorégraphie guerrière vraiment rôdée ! Ah, que j’aimerais me joindre à eux, me mesurer à eux… Mais mon cœur est trop lourd ! Il est certain que ça me changerait de nos exercices et de mes pensées noires… Mais je dois honorer ces étrangers en ne les dérangeant pas dans leur entraînement… Dommage !

Hui Kânhao avait remarqué un soldat qui s’impliquait beaucoup dans les combats, se ruant sans concession vers son adversaire, maniant le Bô avec classe et finesse. Il se focalisa sur lui et suivit ses exercices avec admiration. Il ne savait pas qui c’était et cela n’avait pas la moindre importance. Il aurait juste aimé que sa sœur soit à ses côtés en cet instant pour en discuter avec elle. Il était persuadé qu’elle aurait, elle aussi, senti le potentiel de ce guerrier.

Mais elle n’est pas là… Ce qu’elle me manque !

Les combats se poursuivirent à un contre trois puis à trois contre tous les autres et Hui Kânhao apprécia la sensibilité de ce guerrier et son anticipation sans faille. Il se vit même l’applaudir dans un élan d’admiration franc. Mais l’heure était à la fin de l’entraînement et tous les soldats étrangers s’éparpillèrent : les uns vers les tavernes, les autres vers leurs logis. Hui perdit de vue celui dont il avait suivi les performances et il s’en alla la tête basse…

Ah… Toi que je ne connais pas, tu m’as donné des frissons jamais éprouvés… Tu dois être un guerrier valeureux malgré le fait que tu te sois fondu dans la masse des autres…

Hui repartit vers ses quartiers, s’arrêtant de ci de là pour contempler une fleur, un nuage, autant de beauté qui pouvait lui rappeler sa tendre sœur. Sur sa droite, soudain il entrevit le jardin des pensées et il y vit un homme assis en tailleur sur un banc qui méditait. A sa grande surprise, c’était le guerrier étranger qu’il avait admiré… Mais il ne pouvait pas interrompre sa quiétude. Cela ne se faisait pas. Il pénétra donc dans le jardin sans bruit et s’installa sur un banc lui faisant face, retenant sa respiration et attendant que l’autre sorte de sa solitude pour se présenter.


Dernière édition par Chün Müdân le Dim 23 Nov - 14:18, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Ven 14 Nov - 17:51

Il arrivait assez souvent que Suno s'évade grâce à la méditation. Cela lui permettait de trouver un certain calme intérieur qui parfois lui faisait défaut. Il se trouvait alors ailleurs, très loin des vicissitudes du quotidien. Le plus souvent il se trouvait dans la montagne bordant le Temple de Soyeo ou alors dans d'immenses forêts. Il ne faisait alors qu'un avec ce qui l'entourait. Ressentant chaque bruissement, chaque palpitations extérieures. Il sortit alors de son état second. Il avait perçut quelque chose.

Il garda les yeux fermés mais tendit l'oreille. Il y avait un léger bruit, comme un bruissement de tissus. Très doux et long, comme si l'on avançait avec précautions. Comme pour accréditer son impression, il entendit le léger crissement des gravillons. On marchait avec précautions, afin de ne pas faire de bruit. Il n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait, peut-être n'avait-il pas le droit d'y pénétrer. Il attendit, ne disant rien, attendant une réaction ou une parole de cette personne.
Rien ne vint, il se passa plusieurs minutes où seul le souffle du vent et le piaillement des oiseaux faisaient échos aux battements de son cœur. Le visiteur ne prenant pas la parole, Suno prit les devants, gardant les yeux fermés.

Veuillez me pardonner si je ne devrais pas être ici. Je suis ici depuis peu et ne suis pas encore totalement au fait des lieux. Cet endroit m'a parut tranquille et propice à la méditation, je ne souhaitais nullement braver un interdit ou une restriction.

Il ouvrit les yeux et vit un soldat, assit sur le banc face au sien, le regardant. Il trouva agréable qu'il ne l'ai pas interrompu et qu'il est attendu patiemment qu'il ouvre les yeux.

Je vous remercie de ne pas m'avoir interrompu. C'est une attention que beaucoup de gens n'aurait pas.

Il bougea légèrement afin d'assouplir son dos mais resta assit en tailleur.

Venez-vous afin de me demander de partir ? Comme je vous l'ai dit, je ne sais si je peux me trouver ici et comprendrais que vous me demandiez de partir si cela n'était pas le cas.

Une légère brise montait en cette matinée ensoleillée. Elle «était chaude, le vent de Sud apportait ses bienfaits sur la terre de Myong.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chün Müdân

avatar

Messages : 58
Date d'inscription : 02/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 28

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Sam 15 Nov - 19:20

N’ayez crainte, soldat, notre terre est plus accueillante que ce que vous osez penser et je ne suis pas venu pour vous chasser de ce lieu paisible qui se nomme Zào yuán sīxiǎng dans notre langue, « Le Jardin des pensées ». Je me nomme Hui Kânhao de la maison Tao et je suis Lieutenant de la garde de l’Empereur de Miyong. J’ai observé votre entraînement tout à l’heure et je vous ai trouvé vraiment courageux dans l’offensive, j’ai admiré la précision et l’efficacité de vos gestes, votre générosité dans l’implication du corps et l’équilibre qui émane de votre esprit…

Il hésita tout à coup, comprenant que ces compliments pouvaient amener des questions dans le cerveau de l’étranger.

Je ne vous ai pas suivi, ne le croyez pas ! Les Dieux m’en sont témoins, cette rencontre est pur hasard. J’espère que je ne vous importune pas.

Hui Kânhao s’était levé et avait salué l’inconnu avec un profond respect. Il avait observé l’homme durant le court instant où il avait encore les yeux fermés. Evidemment, cela ne se faisait pas mais il n’avait pas pu s’en empêcher. Les traits du soldat étaient à la fois sauvages et civilisés, comment dire mieux ? Un guerrier lettré peut-être ? L’autre avait senti sa présence mais n’avait pas jugé qu’elle fût dangereuse et il lui avait parlé en gardant les yeux clos. Hui en sourit intérieurement. Il aurait pu être un bandit de grand chemin ? Non… L’autre était sensible aux vibrations, Hui aussi le sentait.

Manifestement, il sentit en lui un élan de confiance qu’il réprima. Quel homme serait-il s’il se confiait ainsi au premier venu ? Un inconnu… qu’il avait le sentiment de connaître… Son esprit et son cœur étaient-ils donc si faibles depuis que sa sœur était loin ?

Puis-je vous inviter à vous rafraîchir après cet entraînement ? Il y a une taverne proche, qui n’est pas très fréquentée et je la préfère à toute autre pour son calme. Je ne vous contrains pas à me suivre si vous n’en avez pas envie. J’aimerais toutefois discuter avec vous des pratiques martiales de nos deux peuples, de leurs différences, de leur efficacité dans diverses situations… J’ai soif d’apprendre, mais c’est à cause de l’atavisme qui me soutient !

Contre toute attente, Hui, qui avait été si sombre jusque là, se mit à rire comme un enfant. L’autre ne pouvait pas comprendre, mais lui trouvait cela hilarant !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Mar 18 Nov - 17:42


N’ayez crainte, soldat, notre terre est plus accueillante que ce que vous osez penser et je ne suis pas venu pour vous chasser de ce lieu paisible qui se nomme Zào yuán sīxiǎng dans notre langue, « Le Jardin des pensées ». Je me nomme Hui Kânhao de la maison Tao et je suis Lieutenant de la garde de l’Empereur de Miyong. J’ai observé votre entraînement tout à l’heure et je vous ai trouvé vraiment courageux dans l’offensive, j’ai admiré la précision et l’efficacité de vos gestes, votre générosité dans l’implication du corps et l’équilibre qui émane de votre esprit…
Je ne vous ai pas suivi, ne le croyez pas ! Les Dieux m’en sont témoins, cette rencontre est pur hasard. J’espère que je ne vous importune pas.


Suno tiqua au terme soldat, mais n’en laissa rien paraître. Cet homme ne semblait pas l’avoir reconnu, cela le fit sourire. C’était une chose rare, il n’allait pas le contredire et rester dans l’anonymat.

« Le Jardin des Pensées » ? Quel nom évocateur pour un tel lieu, surtout au sein d’un fort. C’est une chose plaisante que trouver ici un tel lieu.

Il se leva pour le saluer à son tour. Il mit son poing droit fermé dans la paume de sa main gauche, devant lui et se baissa légèrement en le regardant.

Je me nomme Suno, membre des Lunes Rouges de Soriyeo. Je vous remercie pour vos compliments, vous me flattez mais je n’ai fait que ce pourquoi je suis formé. Vous êtes trop indulgent avec ma personne.

Il lui sourit en se penchant légèrement.

Sachez que vous ne me dérangez pas du tout. J’ai attendu pour vous parler de sortir de ma méditation. Cela m’aide à me recentrer après un entrainement.

Puis-je vous inviter à vous rafraîchir après cet entraînement ? Il y a une taverne proche, qui n’est pas très fréquentée et je la préfère à toute autre pour son calme. Je ne vous contrains pas à me suivre si vous n’en avez pas envie. J’aimerais toutefois discuter avec vous des pratiques martiales de nos deux peuples, de leurs différences, de leur efficacité dans diverses situations… J’ai soif d’apprendre, mais c’est à cause de l’atavisme qui me soutient !

Cet homme lui plaisait. Pas dans le sens physique de la chose mais du point de vu mental. Il semblait équilibré, franc, une personne simple dans le sens où on savait que ce qu’elle exprimait était le reflet de ce qu’elle pensait.

Je serais honoré de pouvoir partager un moment de repos avec vous. J’accepte avec plaisir votre proposition. Si je peux répondre à vos questions et soulager votre soif d’information, je tâcherais de répondre du mieux que je peux et dans la mesure de mes possibilités.

Il remettait son durumagi quand son interlocuteur parti d’un rire qui lui paraissait irrépressible. Il semblait dénué de moquerie également. Il y avait sans doute là une cause qui échappait à Suno sur l’instant.
Il le regarda en souriant tout en nouant la ceinture de son habit écarlate.

Il semblerait que vos remarques ou bien ma réponse ait éveillé un souvenir ou une réflexion plaisante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chün Müdân

avatar

Messages : 58
Date d'inscription : 02/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 28

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Mar 18 Nov - 19:00



Le rire de Hui Kânhao s’arrêta sur des hoquets tandis qu’il s’apercevait que l’autre eut pu le prendre pour une moquerie de sa part…

Je me moquais de moi, Camarade, et non de vous. Je suis un guerrier issu d’une famille de doux lettrés et… je dénote un peu dans cet environnement familial. En même temps, mon éducation fait de moi un guerrier penseur et réfléchi, ce qui n’est pas à négliger. Pardon si j’ai pu vous paraître impoli… Voyez-vous, être plus proche de ses compagnons d’arme que de son propre père est une souffrance quelquefois. Il faut avoir le courage d’être soi-même et de se faire accepter, se faire aimer tel que l’on est et non vouloir à tout prix faire plaisir à ses dépends. Mais allons… Nous discuterons mieux devant un thé glacé !

Les deux hommes quittèrent le Jardin des Pensées et se dirigèrent dans les ruelles du Fort vers la taverne qu’affectionnait Hui. Elle était un peu en périphérie par rapport au centre névralgique de la forteresse, cachée par des glycines odorantes et tenue par une créature douce et belle qui lui rappelait sa sœur d’un certain côté. Chün était plus intelligente, plus intéressante dans ses conversations, mais tout le monde ne pouvait pas lui ressembler, elle était unique.

Ils s’installèrent à l’intérieur, d’une fraîcheur agréable, et ils furent servis avec un sourire humble et… charmeur. La salle était encore vide.

J’aime venir ici, loin des lieux où les beuveries des soldats et les rires des filles faciles dérangent les conversations intimistes. Je ne suis pas très extraverti, ni très fêtard. Excusez-moi si cela vous semble peu agréable… J’aime le calme. La vie et les livres m’ont appris que les instants de joie ne peuvent être factices… Ils ne peuvent qu’être vrais et donc rares. Je vous avoue qu’être là en votre compagnie m’emplie de joie. C’est un moment béni des Dieux.

Hui souriait et la douceur de son visage, malgré son métier impitoyable et dur, révélait effectivement qu’il n’avait peut-être pas pris la bonne option en matière de carrière. Mais il était doué dans les combats, son empathie l’aidant à anticiper les coups de ses adversaires et donc à les contrer avec énergie. Une énergie positive.
Il avait cependant des convictions et servir son Empire lui tenait à cœur.

Comme je vous l’ai déjà dit dans le Jardin des Pensées, je vous ai vu vous entraîner et vous m’avez impressionné. J’ai apprécié chacun de vos coups, de vos parades et j’aurais aimé me coltiner à votre compétence de guerrier. Nul doute que vous m’auriez vaincu et ce n’est pas très important. J’ai simplement pensé que nous avions à apprendre l’un de l’autre. C’est hilarant, non ? Vous pouvez vous moquer de moi…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Jeu 20 Nov - 10:52


Je me moquais de moi, Camarade, et non de vous. Je suis un guerrier issu d’une famille de doux lettrés et… je dénote un peu dans cet environnement familial. En même temps, mon éducation fait de moi un guerrier penseur et réfléchi, ce qui n’est pas à négliger. Pardon si j’ai pu vous paraître impoli… Voyez-vous, être plus proche de ses compagnons d’arme que de son propre père est une souffrance quelquefois. Il faut avoir le courage d’être soi-même et de se faire accepter, se faire aimer tel que l’on est et non vouloir à tout prix faire plaisir à ses dépends. Mais allons… Nous discuterons mieux devant un thé glacé !


Suno sourit et acquiesça aux paroles de cet homme. Elles étaient pleines de sens et de franchise.

Être soi-même et se faire accepter tel quel est une chose qui est plus ardue qu’il n’y parait dans les milieux dans où nous naviguons. Je partage totalement votre vision. Nous sommes tels que les Dieux nous ont fait, avec ce dont ils nous ont dotés. S’ils nous ont fait ainsi, c’est à dessein, qui sommes nous pour aller à leur encontre ? Hélas, il faut savoir composer et bien souvent dissimuler notre « Moi » au plus profond de notre être afin de préserver ce pourquoi nous œuvrons. Pour ma part, je suis une personne franche, trop dirait certains. Je sais que certaines personnes l’acceptent et même le demande mais nombreuses sont celles qui ne l’accepteraient pas.

Il parlait tout en avançant, observant le quartier, l’œil à l’affut, après tout il était en terre étrangère et ne connaissait pas son interlocuteur bien qu’il lui semblait le contraire. L’endroit où ils allèrent était plaisant, les odeurs agréables ; il observa d’ailleurs la beauté et la vigueur des glycines dissimulant le lieu ; et la tenancière semblait également en tout point charmante.

J’aime venir ici, loin des lieux où les beuveries des soldats et les rires des filles faciles dérangent les conversations intimistes. Je ne suis pas très extraverti, ni très fêtard. Excusez-moi si cela vous semble peu agréable… J’aime le calme. La vie et les livres m’ont appris que les instants de joie ne peuvent être factices… Ils ne peuvent qu’être vrais et donc rares. Je vous avoue qu’être là en votre compagnie m’emplie de joie. C’est un moment béni des Dieux.


Le Commandeur secoua la tête.

Ne vous excusez nullement. J’apprécie ces endroits, je les préfère aux premiers que vous venez de décrire. Les soldats s’y perdent et s’y affaiblissent. Il faut savoir trouver les bons lieux, ceux où l’on se sent en accord et en communion. Si ce moment vous semble béni des Dieux, vous m’en voyiez ravi. Je l’apprécie également, ils sont rares il est vrai.

Comme je vous l’ai déjà dit dans le Jardin des Pensées, je vous ai vu vous entraîner et vous m’avez impressionné. J’ai apprécié chacun de vos coups, de vos parades et j’aurais aimé me coltiner à votre compétence de guerrier. Nul doute que vous m’auriez vaincu et ce n’est pas très important. J’ai simplement pensé que nous avions à apprendre l’un de l’autre. C’est hilarant, non ? Vous pouvez vous moquer de moi…


Pourquoi me moquerais-je de vous ? Je n’en vois nullement la raison.

Il prit son verre, en huma le parfum qui s’en élevait. Il ferma les yeux. Il sentait le jasmin, le chèvrefeuille et les fleurs de pêcher. Il les rouvrit et en but une gorgée. Les fleurs de pêcher emplissait sa bouche, un pur nectar. Il reposa doucement son verre.

Vous parlez avec franchise et passion. Vous exprimez vos sentiments avec sincérité et simplicité, c’est agréable et flatteur. Nous avons toujours à apprendre de nos semblables. Un sage a dit un jour :


« Ne sois pas vain de ce que tu as appris, mais converse avec l’ignorant comme avec le sage. Car aucune limite ne peut être fixée au savoir, pas plus qu’il n’est d’homme habile qui puisse tout connaître. »



L’important dans ces situations n’est pas de savoir qui gagnera mais si tous les protagonistes auront appris quelque chose l’un de l’autre. Nul doute que cela serait le cas, j’en suis intimement persuadé.

Il reprit son verre et but une nouvelle gorgée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chün Müdân

avatar

Messages : 58
Date d'inscription : 02/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 28

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Jeu 20 Nov - 19:05

Hui Kânhao regardait les jardins de la taverne au travers de la fenêtre tout en écoutant les réponses de son hôte. La maxime le fit sourire, il ne la connaissait pas en ces termes mais ils avaient la similaire en Miyong, preuve que leurs cultures n’étaient pas fondamentalement différentes. D’ailleurs, il ne se sentait pas fondamentalement différent de l’étranger, sauf que l’autre avait plus d’assurance et plus de prestance que lui. Quel grade avait-il dans son armée ? Il n’oserait pas poser la question… Pas de distinction sur son uniforme, mais il ne pouvait être qu’un simple soldat !
Choisissant de changer de sujet, Hui sirota sa boisson glacée.

Je ne sais pas quel est votre Empire… Vous avez de la chance de voir d’autres contrées. Moi, je ne suis jamais sorti de Miyong et le plus loin où je sois allé, c’était pour accompagner ma sœur dans un Temple de Province, au Nord-Est du territoire. J’avais une permission spéciale. Elle a longtemps servi l’Empereur en tant que Préceptrice de ses enfants… Mais un déboire amoureux l’a éloignée de nous.

Hui s’interrompit, se rendant compte qu’il parlait de sa famille à un inconnu qui n’en avait probablement pas cure. Il rougit un peu et plongea son nez dans son verre, cherchant désespérément comment relancer la conversation.

Avez-vous des frères et des sœurs, Camarade ?

L’après-midi s’étirait paisiblement dans la langueur du début d’automne.  Le bourdonnement des mouches et les suaves fredonnements de la tenancière créaient une ambiance très relaxante. Hui pensa que c’était ce qui l’avait piégé à raconter ses histoires… Une espèce de quiétude propice aux confidences. Il se racla la gorge…

Voulez-vous une autre boisson, Camarade ? Un proverbe dit qu’il faut toujours partir sur deux pieds et non sur un seul…

Là-dessus, il partit de rire, comme pour s’excuser de son manque de retenue. Puis il se rembrunit. Une pensée venait de lui traverser la tête : lui s’était présenté mais l’autre ne lui avait pas dit son nom complet… Pourquoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Ven 21 Nov - 15:14

Je ne sais pas quel est votre Empire… Vous avez de la chance de voir d’autres contrées. Moi, je ne suis jamais sorti de Miyong et le plus loin où je sois allé, c’était pour accompagner ma sœur dans un Temple de Province, au Nord-Est du territoire. J’avais une permission spéciale. Elle a longtemps servi l’Empereur en tant que Préceptrice de ses enfants… Mais un déboire amoureux l’a éloignée de nous.
Avez-vous des frères et des sœurs, Camarade ?



C’est une chance effectivement que de pouvoir voir le monde qui nous entoure, il m’a fallut du temps pour que cela soit possible. Vous le verrez également, j’en suis sur.

Il lui sourit poliment.

Pour ce qui est de votre interrogation, je n’ai pas cet honneur. Les Lunes Rouges sont ma famille, mes frères et mes sœurs. Comme beaucoup d’entre eux je suis un orphelin, je n’ai pas connu mes parents car abandonné sur le parvis du Temple de Soyeo. Ils m’ont légué mon nom et ont sans doute voulu m’offrir une meilleure chance dans cette vie.

Il leva les yeux et croisa le regard de son interlocuteur.

Surtout, ne vous excusez pas. Vous ne pouviez savoir et c’est une chose qui est loin derrière moi désormais.

Il écarta sa mèche de cheveux tressées qui lui tombait sur le regard et remonta légèrement les manches de son durumagi, celle de droite laissant entrapercevoir son tatouage.

J’ai une famille formidable, en pleine expansion et de multiples petits frères et petites sœurs.

Il sourit plus sincèrement et but une nouvelle gorgée. Ce breuvage lui ravissait le palais et il en était déjà arrivé au bout.

Voulez-vous une autre boisson, Camarade ? Un proverbe dit qu’il faut toujours partir sur deux pieds et non sur un seul…

Suno rit doucement.

Oui, je connais ce proverbe et l’aime assez. Cela montre la capacité de l’être humain se réjouir des moments simples je trouve. J’en boirais volontiers un second effectivement.

Il observa alors le changement de son interlocuteur, passant du rire à une mine plus grave.

Vous aurais-je contrarié en quelque chose ? Vous me semblez préoccupé … . Peut-être que je m’immisce dans un domaine qui ne me regarde pas, veuillez me pardonner. Toutefois, si j’ai fait quelque chose, dites le moi je vous prie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chün Müdân

avatar

Messages : 58
Date d'inscription : 02/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 28

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Sam 22 Nov - 11:25



Hui commanda deux autres boissons avant de planter son regard dans celui de Suno.

Il passe fréquemment des nuages sombres dans mon esprit. Vous n’y êtes pour rien. J’attends de la vie ce qu’elle ne peut m’offrir sinon peut-être quand je ne pourrais plus en profiter pleinement. Il est déroutant de penser que nous avons des envies quand nous n’avons pas les moyens de les satisfaire et que lorsqu’ enfin nous en avons les moyens, nous n’avons plus les envies. Ainsi, je vais vous faire une autre confidence : je suis amoureux d’une belle jeune fille. Son père, cependant, trouve que je n’ai pas assez de grade dans l’armée de l’Empereur pour prétendre à cette union. Mais au train où vont les choses ici, je serai un Général avec une barbiche blanche et le sabre tremblant !

Bien sûr, il avait menti sur la cause de son rembrunissement. Si Suno ne lui avait pas dit son nom entier, c’était peut-être parce qu’il n’en avait pas ! Recueilli par des moines, c’était possible. Il se promit de faire une recherche sur « Les Lunes Rouges ». Il se souvenait vaguement d’avoir entendu ce nom, mais avec une connotation plutôt effrayante dans les paroles de ceux qui osaient les évoquer.

Il avait aussi entrevu une marque étrange sur le bras droit de Suno, un fragment de tatouage qu’il n’avait ni reconnu ni identifié.

Ainsi, l’armée des… Lunes Rouges – c’est ça ? – est votre famille ? Il est vrai que si je n’avais pas ma sœur, je pourrais dire la même chose ! J’ai avec elle un lien particulier : de quelques années mon aînée, elle a toujours été mon amie et ma confidente. Cela ne fait pas très… « viril », je le crains et je n’en parle jamais à mes compagnons d’arme. Mais à vous, cela me fait du bien d’en parler.

Hui Kânhao sortit du col de son hanfu une photo de sa sœur et la tendit à Suno. Avec un sourire mélancolique, il entreprit de faire l’éloge de sa sœur et d’expliquer que dans l’Empire Miyong, il ne faisait pas bon être à la fois une femme bien éduquée, une guerrière hors pair et un esprit indépendant…

Rangeant la photo sur son cœur, il se leva et salua Suno.

Je vous raccompagne vers vos quartiers si vous le désirez. Demain, je dois partir en mission pendant trois jours, mais je voudrais vous revoir à cette issue si vous êtes disponible et je vous ferai visiter les curiosités secrètes de ce Fort. Ce fut dit avec un sourire mutin dont Hui avait le secret.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Dim 23 Nov - 14:15

Il passe fréquemment des nuages sombres dans mon esprit. Vous n’y êtes pour rien. J’attends de la vie ce qu’elle ne peut m’offrir sinon peut-être quand je ne pourrais plus en profiter pleinement. Il est déroutant de penser que nous avons des envies quand nous n’avons pas les moyens de les satisfaire et que lorsqu’ enfin nous en avons les moyens, nous n’avons plus les envies. Ainsi, je vais vous faire une autre confidence : je suis amoureux d’une belle jeune fille. Son père, cependant, trouve que je n’ai pas assez de grade dans l’armée de l’Empereur pour prétendre à cette union. Mais au train où vont les choses ici, je serai un Général avec une barbiche blanche et le sabre tremblant !

Son père trouve que vous n’êtes pas assez gradé ? Mais vous êtes jeune encore, vous n’avez pas passé la trentaine à moins que je ne me trompe et vous êtes lieutenant dans l’armée de l’empereur, membre de Sa garde. Son père est exigeant, il veut le meilleur pour sa fille, ce qui est compréhensible mais il ne doit pas voir votre potentiel.

Il but une gorgée.

Cette fille, l’aimez-vous sincèrement et elle de même ? Je suis peut être naïf et un brin romantique mais si c’est le cas, alors vous vous trouverez un jour. Les Dieu ne sont pas insensibles, ils vous réuniront.

Ainsi, l’armée des… Lunes Rouges – c’est ça ? – est votre famille ? Il est vrai que si je n’avais pas ma sœur, je pourrais dire la même chose ! J’ai avec elle un lien particulier : de quelques années mon aînée, elle a toujours été mon amie et ma confidente. Cela ne fait pas très… « viril », je le crains et je n’en parle jamais à mes compagnons d’arme. Mais à vous, cela me fait du bien d’en parler.

Oui, c’est ma famille, mon Unique famille. Comme je vous l’ai dit, nous sommes pour beaucoup d’entre nous orphelins : enfants abandonnés ou trouvés. Nous n’avons rien n’y personne pour nous épauler sauf nos semblables. Cela est une véritable fraternité, nous sommes prêt à mourir les uns pour les autres, chacun est prêt à sacrifier sa vie si elle peu sauver celle d’un autre.

Il regarda la sœur de ce soldat. Il est vrai qu’elle avait un charme certain.

Pour ce qui est de votre sœur, pourquoi cela ne ferait pas « viril » ? C’est votre sœur, le même sang coule dans vos veines, vous avez partagé des moments que vous ne partagerez jamais avec d’autres personnes. Si certaines personnes pensent que cela vous diminue, alors ne vous en préoccupez pas et délaissez les, elles n’en valent pas la peine.
Et cela ne fait pas bien pour votre sœur d’être ce qu’elle est ? Elle aurait sa place dans notre royaume, les femmes peuvent avoir ce statut, elles occupent une grande place dans notre société, au même titre que les hommes.


Il vit le soldat se lever et termina son verre avant de se lever à son tour.

Je vous raccompagne vers vos quartiers si vous le désirez. Demain, je dois partir en mission pendant trois jours, mais je voudrais vous revoir à cette issue si vous êtes disponible et je vous ferai visiter les curiosités secrètes de ce Fort.


Pourriez vous me faire visiter un peu la ville ? Si vous en avez le temps, je ne voudrais pas abuser de votre temps et de votre personne. Vous avez été déjà bien aimable avec ma personne et ne voudrais pas vous importuner plus.
Si vous ne pouvez, je serais heureux de vous retrouver d’ici votre retour de mission. Nous sommes dans la capitale pour un temps indéterminé, je dois attendre la réponse de l’empereur.


Suno avait juste terminé sa phrase et se dit qu’il avait peut être été trop loin. Il tenta de se rattraper.

Euh.. Je veux dire que nous attendions la réponse de l’empereur. Veuillez me pardonner, c’est l’esprit de corps qui fait parler ainsi.

Il s’inclina légèrement vers Hui Kânhao.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chün Müdân

avatar

Messages : 58
Date d'inscription : 02/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 28

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Dim 23 Nov - 20:44



Hui Kânhao s’inclina encore, acceptant de promener son hôte dans la ville. Le jour était encore loin de s’éteindre et son paquetage était prêt pour la mission du lendemain. Il demanda donc de seller deux chevaux à la belle qui tenait la taverne… Ils attendirent mollement au soleil devant les glycines.

Je vais vous faire visiter une partie de la ville, mon Ami, celle aux abords du Palais Impérial où se logent les notables de notre Empire. Hélas, vous ne verrez que des hauts murs, des portes closes bien qu’ouvragées et des avenues confortables. Puis nous irons vers le quartier marchand, plus animé, haut en couleurs, et vous pourrez y faire des emplettes, des cadeaux pour vos frères et sœurs de la Lune Rouge… ou pour vous-même. Mais si vous voulez vraiment sentir battre le cœur de la ville, nous nous éloignerons un peu, juste un peu… vers des quartiers plus pauvres, mais fort intéressants… Qu’en dites-vous ?

Hui avait noté que Suno était originaire du Royaume de Soriyeo et il avait capté l’information avec espoir pour sa sœur. Il lui écrirait dès ce soir pour lui raconter cette rencontre avec Suno et pour l’assurer qu’il y avait un endroit où elle pouvait être heureuse. Malgré tout, il faudrait qu’il se renseigne auparavant sur les Lunes Rouges…
Les chevaux leur furent livrés, sellés et harnachés. Hui laissa son compagnon choisir sa monture et monta prestement sur l’autre. Ce fut d’un pas tranquille qu’ils partirent du fort.

Sitôt les murailles franchies, Hui partit au petit galop sur un chemin sans embûche. Les portes de la Cité étaient en contrebas, visibles mais à quelques lieues. Il n’avait pas envie de perdre du temps. Il sentait du plaisir à chevaucher librement en compagnie de Suno qui le talonnait. Un instant, il lui traversa l’esprit de faire une course avec lui et il força sa monture à partir au grand galop. Son rire se répercuta contre les murailles du Fort comme un écho de joie.

Dans la ville, les montures se remirent au pas et, chevauchant côte à côte, Hui s’employa à raconter, à décrire, à expliquer… comme un guide.

On pourrait croire que cette grande avenue mène directement au Palais Impérial, mais c’est un leurre. La ville est conçue comme un labyrinthe où seuls les initiés et les invités de marque ont la clé. Vous comprenez pourquoi, bien évidemment ! Notre Empereur est un fin stratège, mais aussi un cœur sage et notre peuple est en paix depuis bien des années. A son service depuis mon adolescence, je connais ses ordres toujours réfléchis et sa volonté de protéger son peuple.

Hui emprunta des ruelles étroites où les chevaux durent cheminer l’un derrière l’autre mais cela ne dura pas. Il connaissait tous les raccourcis de la ville et tout à coup, le Palais majestueux s’éleva face à eux. Ils s’arrêtèrent pour contempler ce que n’importe qui pouvait voir. Seul Hui savait qu’à l’intérieur, le faste, les richesses, l’émotion, les arts et… les défenses étaient inimaginables.

Je suis heureux de vous avoir conduit ici, Camarade. Nous ne pouvons malheureusement aller plus loin sans accréditation et je vous promets que y perdez… Peut-être que votre Reine – si j’ai bien compris d’où vous venez – y a ses quartiers ? Mais poursuivons, si vous le voulez bien… J’ai quelque chose à vous montrer.

Hui Kânhao tourna la brise de son cheval et piqua vers l’ouest de la ville, vers les quartiers des notables. Ils parcoururent des avenues larges et peu animées, longées de hauts murs d’enceinte, avant de pénétrer dans des quartiers moins fermés et ostentatoires. Il s’arrêta devant un portail surmonté de dragons peints et descendit de son cheval.

C’est la maison de mes parents. Acceptez de venir y boire un thé parfumé en compagnie d’êtres doux dont nous n’avons pas l’habitude…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Lun 24 Nov - 16:42

Je vais vous faire visiter une partie de la ville, mon Ami, celle aux abords du Palais Impérial où se logent les notables de notre Empire. Hélas, vous ne verrez que des hauts murs, des portes closes bien qu’ouvragées et des avenues confortables. Puis nous irons vers le quartier marchand, plus animé, haut en couleurs, et vous pourrez y faire des emplettes, des cadeaux pour vos frères et sœurs de la Lune Rouge… ou pour vous-même. Mais si vous voulez vraiment sentir battre le cœur de la ville, nous nous éloignerons un peu, juste un peu… vers des quartiers plus pauvres, mais fort intéressants… Qu’en dites-vous ?


Je vous suis. Je vous fais confiance sur la connaissance de cette ville et le moyen de s’y retrouver.

Ils sortirent et Suno vit avec plaisir arriver les deux montures. Il fut surpris par la qualité de celles-ci, venant d’un lieu si anodin. Elles étaient fières et en bonne santé. Hui lui avait laissé le choix et ce dernier s’était porté sur le cheval à la robe noire. Il aimait cette couleur, elle lui rappelait Jinryon même si ce dernier avait une prestance inégalable. Il adapta le rythme de sa monture sur celle de son prédécesseur. Après tout, il ne connaissait pas toutes les rues de la capitale et en tant que soldat étranger sur une monture ne lui appartenant pas, il aurait bien du mal à faire croire son histoire si on venait à l’interroger. Il entendit le soldat rire, cela l’intrigua cette propension de cet homme au rire mais le fit sourire.

On pourrait croire que cette grande avenue mène directement au Palais Impérial, mais c’est un leurre. La ville est conçue comme un labyrinthe où seuls les initiés et les invités de marque ont la clé. Vous comprenez pourquoi, bien évidemment ! Notre Empereur est un fin stratège, mais aussi un cœur sage et notre peuple est en paix depuis bien des années. A son service depuis mon adolescence, je connais ses ordres toujours réfléchis et sa volonté de protéger son peuple.


J’ai entendu parler de la sagesse de votre empereur et ne peut que la louer. Mon peuple et mon royaume n’ont que trop souffert des diverses exactions de ces prédécesseurs, mais également de la part des autres empires. Il est temps que cela cesse et votre monarque en prend la voie, ce qui est louable.

Il admira les suites de rues et ruelles débouchant sur de magnifiques jardins et belles demeures. Souvent son regard se heurtait aux hauts murs et il tentait de distinguer quelque chose par-dessus ces derniers. C’était instructif et plaisant comme promenade.

Je suis heureux de vous avoir conduit ici, Camarade. Nous ne pouvons malheureusement aller plus loin sans accréditation et je vous promets que y perdez… Peut-être que votre Reine – si j’ai bien compris d’où vous venez – y a ses quartiers ? Mais poursuivons, si vous le voulez bien… J’ai quelque chose à vous montrer.

Suno jeta un œil au Palais puis au soldat, s’il savait. S’il savait qu’il avait cette autorisation, qu’il avait déjà contemplé ce palais de l’intérieur, que dirait-il ? Il n’aurait peut-être pas la même franchise ni même la même approche par rapport à lui, il s’en doutait.

La Princesse Sian-Nyang n’est pas la souveraine de Soriyeo, elle est la sœur ainée du roi. Pour vous répondre, il me semble qu’effectivement lors de sa venue, elle y a disposé de quartiers, mais comme toutes les personnes en visite diplomatique.

Il le suivit ensuite dans un nouveau dédale de ruelles à l’architecture plus simple mais très raffinées dans cette simplicité. Lorsqu’ils s’arrêtèrent devant un portail sculpté et que Hui lui ait exposé la raison de cette dernière, il se sentit confus.

La demeure de vos parents ? C’est un honneur mais je ne suis pas sur d’être habillé convenablement afin de paraître devant eux et je ne voudrais pas déranger. Mais si vous insistez, sachez que ce serait un honneur et plaisir pour ma personne.

Il mit sa main droite sur son cœur et s’inclina légèrement vers le soldat.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chün Müdân

avatar

Messages : 58
Date d'inscription : 02/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 28

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Lun 24 Nov - 20:10



Vous me faites un grand honneur, Suno !

Hui s’inclina à son tour et franchit la porte de la demeure de ses parents. Il confia les chevaux au palefrenier, donna quelques ordres brefs pour leur entretien et demanda que l’on avertisse ses parents de leur visite. Une très vieille femme s’avança alors vers eux et prit la main de Hui.

As-tu des nouvelles de ma fille ? Va-t-elle bien ? Quand rentre-t-elle ?

Bientôt, bonne Hüxï, bientôt. Chün va très bien et elle t’embrasse très fort. Va te reposer, maintenant. Tu dois être en forme quand elle reviendra. Sinon, elle nous en voudra, tu la connais !

Quand la vieille servante leur tourna le dos en cachant un sourire édenté, Hui chuchota à Suno : c’est notre vieille nourrice. Elle vit ses derniers jours ici. Elle a quitté jadis les siens pour nous allaiter et nous élever, ma sœur et moi. Aujourd’hui, elle n’a plus que nous. Alors nous essayons d’adoucir sa vieillesse.

Tao Luânshi apparut peu après, accompagné de son épouse Hëizï et ils saluèrent l’invité de leur fils comme ils le devaient. Les deux vieillards avaient en commun l’étincelle de générosité dans la prunelle et les rides que marquent les sourires au coin des yeux…

Notre demeure est toujours ouverte à nos amis et à ceux de nos enfants… Nous ferez-vous le plaisir de rester quelques jours ?

Père, nous ne resterons que le temps d’une collation. Je pars en mission demain et nous devons rejoindre le Fort ce soir. Je vous présente Suno, de l’Armée Royale de Soriyeo. Je lui ai fait visiter une partie de notre belle ville et j’ai eu envie de vous le présenter. Qu’il goûte à nos douceurs et qu’il entende Mère jouer un peu de musique… Mais nous partirons tôt.

Les parents de Hui Kânhao s’inclinèrent ensemble pour manifester leur compréhension et leur acceptation de cette visite éclair. Puis ils ouvrirent le chemin vers leur cour et leurs quartiers. En chemin, Hëizï ne put s’empêcher d’observer son fils et de faire des commentaires sur sa maigreur, mais son époux lui lança un regard bref qui arrêta son caquètement.

Ils passèrent tous un moment agréable, le thé était parfait, les gâteaux et sucreries raffinées, les conversations plaisantes. Hui et son invité repartirent le ventre réjoui mais les oreilles bruissantes du verbiage incessant des parents de Hui. Ils remontèrent avec soulagement sur leurs montures et parcoururent les ruelles vers les portes de la Cité en silence. Le soir était doux, parfumé.
Les portes passées, Hui se permit de demander à son ami si l’entrevue avec ses parents n’avait pas été trop pesante pour le guerrier qu’il était. Sans attendre la réponse, il poussa son cheval au galop et laissa le vent lui fouetter le visage.

Demain sera un autre jour et peut-être vais-je périr lors de cette mission, mais c’est un risque que j’ai toujours accepté… La rencontre avec ce Suno ne peut rien remettre en question !

Arrivés au Fort, ils remirent les chevaux couverts d’écume à la Taverne avec quelques pièces supplémentaires pour les avoir abîmés… peut-être. Puis les deux nouveaux amis se séparèrent avec un salut profond et respectueux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suno Uji

avatar

Messages : 72
Date d'inscription : 11/09/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 32

MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   Jeu 27 Nov - 10:32


Vous me faites un grand honneur, Suno !

Suno répondit au salut de Hui et lui emboita le pas. La demeure était magnifique et n’avait rien à envier, de son point de vue, à bien des demeures qu’ils avaient pu croiser.

As-tu des nouvelles de ma fille ? Va-t-elle bien ? Quand rentre-t-elle ?

Suno fut surpris de l’énergie qui émanait de cette vieille personne et du ton qu’elle avait employé vis-à-vis de son hôte. On aurait dit le ton que l’on emploie pour faire la leçon à un enfant. Cela le fit sourire.

Bientôt, bonne Hüxï, bientôt. Chün va très bien et elle t’embrasse très fort. Va te reposer, maintenant. Tu dois être en forme quand elle reviendra. Sinon, elle nous en voudra, tu la connais !

C’est notre vieille nourrice. Elle vit ses derniers jours ici. Elle a quitté jadis les siens pour nous allaiter et nous élever, ma sœur et moi. Aujourd’hui, elle n’a plus que nous. Alors nous essayons d’adoucir sa vieillesse.

Tout en conservant son sourire Suno acquiesça.

Je comprends et c’est louable de votre part, tout à votre honneur et à celui de vos parents.

Voyant les parents de son hôte arriver, Suno mit ses bras le long de son corps et s’inclina respectueusement face à eux.

Notre demeure est toujours ouverte à nos amis et à ceux de nos enfants… Nous ferez-vous le plaisir de rester quelques jours ?

Père, nous ne resterons que le temps d’une collation. Je pars en mission demain et nous devons rejoindre le Fort ce soir. Je vous présente Suno, de l’Armée Royale de Soriyeo. Je lui ai fait visiter une partie de notre belle ville et j’ai eu envie de vous le présenter. Qu’il goûte à nos douceurs et qu’il entende Mère jouer un peu de musique… Mais nous partirons tôt.

Je suis honoré de faire votre rencontre. Ainsi que l’a dit votre fils, c’est une visite rapide, vous m’en voyez désolé. Je vous remercie toutefois de votre proposition si généreuse envers ma personne.

Il s’inclina de nouveau pour les remercier de nouveau.

Sur le chemin, il admira les jardins parfaitement entretenus et l’impression de calme et de sérénité qui s’en échappait. C’était une chose agréable. Il ne put s’empêcher d’entendre ce que dirent les parents de Hui sur sa personne et cela le fit sourire. Alors c’était cela que d’avoir une mère ?
Ils passèrent une fin de soirée des plus agréable, ces personnes étaient fort charmantes et tout était parfait : thés, pâtisseries et conversations. Ces personnes étaient très cultivées et il était agréable et instructif de converser avec elles. La mère de son hôte régala également leurs oreilles de l’exécution d’une partition en tout point maitrisée.
Cependant, même les meilleures choses ont une fin et ils prirent congés, Suno veillant à les remercier comme il se devait. Il mêlerait leurs noms à ses prières du soir afin de participer à la survivance de leurs âmes. Hui lui demanda si la soirée avait été agréable et il ne put que répondre par l’affirmative, cela était évident, tout avait été parfait. Le soldat partant ensuite au galop, il hésita puis relevant le défi, il aiguillonna sa monture et partir à son tour au galop pour le rattraper.

Le temps passa ensuite très rapidement et vint le temps de se dire au revoir. Il s’inclina devant Hui.

Prenez garde à vous et veillez sur la vie de vos hommes autant que sur la votre lors de votre mission. Je pense que nous serons toujours ici à votre retour, si le cœur vous en dit, vous savez où me trouver. Je vous remercie de cette agréable journée, un rare moment de calme et de quiétude dans le monde qui est le notre.

Il s’inclina de nouveau et regarda partir le soldat avant de tourner les talons et de partir à son tour vers le fort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un étranger? Ici? (Pv : Chün Mündân)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Plus de 80% des cadres haïtiens vivent à l'étranger
» « La solitude rend sensible, non étranger à autrui. » [PV : Boule de l’Ange]
» 6e régiment étranger de génie
» Tour du monde virtuel
» CIVET DE SANGLIER ET SALADE DE RIMES

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
De sang et de soie. :: Empire Miyong :: Cité impériale :: Le fort-
Sauter vers: