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 La maison natale de Chün Müdân [RP solo et ponctuellement en PV sur invitation]

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Chün Müdân

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MessageSujet: La maison natale de Chün Müdân [RP solo et ponctuellement en PV sur invitation]   Lun 22 Sep - 20:28

Chün Müdân est issue d’une famille noble de lettrés, la famille Hao. Avant son entrée dans le Palais Impérial comme préceptrice de la Princesse Cai Cai, fille de la concubine Zhuge Lin Pin, elle avait habité dans le quartier résidentiel de haute lignée.

De la rue large et ensoleillée, la maison familiale de Chün Müdân présentait un mur haut et un portail ouvragé rouge et noir. Les toits couverts de tuiles vernissées de couleur grise étincelaient.  Nul ne pouvait ignorer l’importance sociale de cette famille, mais aussi son humilité.  La maison comportait neuf cours, organisées en carré, selon la hiérarchie familiale.

Passé le portail, dans le dao zuo, on se heurtait à un mur d’écran qui cachait la première cour aux yeux curieux des visiteurs qui attendaient d’être annoncés et conduits auprès de la personne qu’ils visitaient. Là, un « concierge » vigilant devait veiller au confort et à la tranquillité de ses maîtres sous peine d’être puni. Chün l’aimait bien parce qu’il avait toujours plein d’histoires à lui raconter sur les personnes qui se présentaient à l’entrée et il était très bon conteur. La petite fille avait plaisir à lui rendre visite en cachette – parce qu’elle n’était pas autorisée à aller si près de l’entrée de la demeure - et à rire avec lui des caricatures qu’il singeait.

La première cour était du pur bonheur pour Chün parce qu’elle comportait les salles d’études où elle avait excellé en tant qu’élève. Il y avait aussi des chambres pour les visiteurs qui n’étaient pas de la famille. Elle aimait à s’y promener et y inventer des histoires d’enfant se prenant pour une grande personne… Des galeries tout autour permettaient de s’y rendre sans craindre les intempéries comme dans toutes les autres cours.
A droite, une autre cour abritait les serviteurs et servantes dévolus au service des invités et des maîtres du lieu. Il y avait là les couturières, les brodeuses, la soigneuse, l’enseignante et les femmes dévolues aux arts floraux et picturaux, mais aussi les jardiniers, indispensables à l’harmonie des cours.
A gauche, une cour pour la famille de passage.

Au centre, la cour des Maîtres des lieux : les parents de Chün. Et tout autour, leurs appartements, richement meublés et décorés. Une aile était dévolue à son père et l’autre à sa mère. Chacun y avait sa chambre, mais aussi un salon où recevoir des invités et une salle d’étude ou de loisir. De plus petits pavillons logeaient leur intendance proche. La grande cour était faite à leur image : des fleurs odorantes aux couleurs harmonieuses, des arbres ombrageant les bancs, un bassin rafraîchissant avec des carpes rouges et gourmandes, agrémenté d’une petite cascade emplissant l’air de ses bruits d’eau. Chün avait souvent espionné ses parents se reposant, la main dans la main sur le banc près du bassin et cela la faisait sourire de bonheur.
Elle avait ses appartements dans la cour de gauche avec son frère, son aîné de trois ans, Hui Kànhao. N’étant que deux enfants dans la famille, ils n’avaient pas de souci pour partager leur espace. Ils étaient les princes du lieu.
Dans sa cour, Chün avait évidemment sa chambre et sa salle de jeu, mais aussi une chambre pour sa nourrice, Hüxï, qui bénéficiait de la confiance de ses parents depuis sa naissance. Son frère y appréciait le même confort avec une salle d’arme en supplément.

Hüxï était une paysanne qui avait perdu son fils à la naissance et qui s’était proposée pour nourrir Chün au sein. Dans les familles nobles, les mères n’allaitaient pas leurs enfants et il était courant de recourir à une femme du peuple venant d’enfanter. Dans le cas de Hüxï, son enfant étant mort, elle n’avait pas d’autre exigence que de s’occuper de Chün, ce qui était exceptionnel. Cette brave femme reporta tout son amour sur la petite fille.

Dans la cour de droite, vivait son grand-père. Chün traversait souvent les cours pour aller le trouver. C’était un vieillard enjoué et sage. Elle l’aimait tendrement parce que quelque soit son problème ou son chagrin, il trouvait toujours les mots pour lui répondre et la rassurer. Et surtout, il possédait des livres… Il lui lisait des poèmes, des histoires, des fables, des contes où elle riait de plaisir ou gémissait de peur… Chaque fois, soit il riait avec elle, soit il la serrait contre lui pour la rassurer d’un chuchotement.
Son jardin était paisible : de l’eau ruisselant sur des pierres moussues sans âge, comme lui, des bambous dorés flottant au vent et frêles comme lui, un pont pour passer d’un pavillon à l’autre, comme lui, faisait encore le lien entre tous les membres de la famille, et une terrasse à ciel ouvert pour penser et surtout pour rêver.

- Tu me donneras tes livres, un jour, grand-père ?
- Oui ma petite fleur, tu les auras tous et tu les liras toute seule. Mais avant cela, il faut que tu étudies bien avec ta tutrice, d’accord ?
- Oui, grand-père, je vais m’appliquer ! Mais… mon frère ?
- Tu es ma petite Pivoine… Ton frère sera un guerrier et non un lettré. Il t’incombera donc de perpétuer notre savoir et même de l’améliorer.
- Oh… C’est une lourde mission, grand-père !
- Mes livres t’y aideront même quand j’aurai rejoint nos ancêtres. D’ailleurs, je vais aller me recueillir auprès d’eux, petite fille…



Des trois dernières cours, deux abritaient les cuisines, les communs, les hangars, les ateliers, et une petite porte dérobée permettait de recevoir les marchandises commandées pour l’intendance de la maisonnée. La dernière cour était inhabitée, au cas où une parenté éloignée se présenterait pour demander asile. Elle était toujours entretenue avec soin et goût. Chün s'y aventurait rarement.


Dernière édition par Chün Müdân le Jeu 16 Oct - 17:22, édité 2 fois
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Chün Müdân

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MessageSujet: Re: La maison natale de Chün Müdân [RP solo et ponctuellement en PV sur invitation]   Dim 28 Sep - 13:04


La résidence natale de Chün Müdân n’était pas très éloignée du palais, à la limite des quartiers de haute noblesse. Elle pouvait donc se permettre quatre visite par an à sa famille : pour la fête des ancêtres, pour voir son frère Hui Kànhao quand il était en permission spéciale et pour visiter ses parents. Elle n’avait pas à se plaindre de la famille impériale qui accédait à tous ses désirs de déplacements dans sa famille du moment qu’elle argumentait ses visites, évidemment. Elle était tout de même à leur service !

Son grand-père avait rejoint la terre de ses ancêtres il y avait plusieurs années et elle avait emmené ses livres au Palais Impérial. Mais il restait quelques ouvrages de seconde importance chez elle pour que son esprit embaume encore les lieux. Car, sur autorisation de ses parents, elle avait emménagé dans la cour de droite, chez son grand-père, laissant celle de gauche à son frère qui se marierait dans peu de temps et recherchait l’intimité qui lui était due.

Hui Kànhao était un être peu enclin à la rêverie, comme sa sœur, ce qui ne voulait pas dire qu’il ne savait réfléchir. Même s’il était un guerrier dans l’âme et même si son service auprès de l’Empereur était sa raison de vivre, il se sentait en âge de fonder un foyer. Proche de sa sœur, puisqu’ils avaient longtemps été élevés dans la même cour et avec très peu d’écart d’âge, Hui Kànhao l’invitait souvent chez lui ou allait la visiter pour échanger des questionnements, des rires, des espoirs… comme quand ils étaient petits.

- Ma sœur, je l’imagine comme toi, belle et le cerveau bien fait. Suis-je utopique ?
- Je crois que tu le mérites… Que ferais-tu d’une femme belle et idiote ?

Il partit d’un grand rire et Chün l’accompagna, sachant ce qu’il pensait. Cette connivence, ils ne l’échangeraient contre rien au monde, tous les deux.

- As-tu des attentes spéciales ?... Je veux dire as-tu des vues sur une femme en particulier et en as-tu parlé à nos parents ?
- Je voulais t’en parler à toi avant… Tu as le sens de l’esthétique et tu sais lire dans les yeux des gens…
- Oui, c’est vrai, quand je peux les regarder… ce qui n’est pas souvent !
- Toi aussi, ma sœur, tu as le droit de connaître le bonheur et l’amour… Y as-tu pensé ?
- Chaque nuit… mais dans le Palais Impérial, tu le sais, bien que je puisse circuler partout où bon me semble, ma condition est modeste et nul ne fait attention à moi.
- Veux-tu que j’organise des rencontres pour toi, ici, chez nous ? Je connais certains amis qui s’agenouilleraient devant toi !
- Non, mon frère, je crois au destin… Celui que je mérite et qui me mérite saura me trouver et me conquérir auprès de nos parents… Reparlons donc de toi ! As-tu des propositions ?


Son frère prit un air gêné, mais sortit de son hanfu une lettre parfumée qu’il tendit à Chün Müdân. Elle lit le poème à voix haute… avant de lui rendre le précieux papier et de le commenter.

- Les vers sont bien construits, les sentiments sont enrobés de brouillard, comme à l’aube d’une nouvelle vie, et les caractères sont ciselés finement, preuve qu’elle a longtemps étudié… Est-elle belle ?
- Je… Oui, je la trouve très belle…
- Il y a un « mais » sur ton visage !
- Elle est plus noble que nous. C’est la troisième fille du Seigneur Chen Huan. Mais même si elle en est la troisième, c’est un écueil pour moi, guerrier ingrat de l’Empereur.
- Pourrais-tu espérer un quelconque avancement qui t’aiderait dans cette quête ?
- Comment veux-tu que je le saches ?


Le reste de la soirée, ils restèrent muets, chacun dans leurs pensées.

Le séjour de Chün Müdân chez ses parents ne pouvait durer plus de quelques jours. La Princesse Cai Cai allait bientôt fêter ses six ans et la Tutrice, qui avait organisé toute la cérémonie, devait rentrer sous les plus brefs délais. En quittant son frère sur des vœux de douce nuit, elle se promit de lui venir en aide. Apparemment, ces deux personnes étaient amoureuses l’une de l’autre. Comment s’étaient-ils rencontrés ? Elle n’avait pas osé le demander à son frère, mais le poème était clair. Celle jeune demoiselle avait aussi des sentiments pour Hui Kànhao. Les mariages arrangés étaient encore suffisamment fréquents pour qu’une histoire d’amour soit respectée.
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Chün Müdân

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MessageSujet: Re: La maison natale de Chün Müdân [RP solo et ponctuellement en PV sur invitation]   Lun 6 Oct - 21:19



C’est le cœur lourd et l’âme en peine que Chün Müdân réintégra la résidence de ses parents. Ses parents s’en aperçurent mais ne lui posèrent aucune question, la laissant s’installer et se reposer. Toutefois, le lendemain, son père la fit venir dans son bureau avec, comme raison officielle, de deviser avec elle de ses derniers travaux. Il espérait bien percer le chagrin de sa fille.

Entre, mon enfant. Je te trouve pâle et plus maigre que la dernière fois. Te nourris-tu assez ? As-tu des ennuis d’argent ? Tu sais, avec ta mère, nous n’avons plus beaucoup de besoins et, s’il t’arrivait de manquer de quelque chose, tu nous en ferais part, n’est-ce pas ?

Oui, mon cher père. Mais je ne manque de rien. Je vous sais gré de votre affection mais ne vous mettez pas en peine pour moi. Je vis bien au Palais Impérial. J’ai même reçu un pécule pour l’organisation de l’anniversaire de la petite Princesse Cai Cai. Tout va très bien. Je suis autonome et je peux assumer les besoins de mes servantes sans souci.

Alors, il y a autre chose qui te soucie, je le voie… Le cœur ?

Ah, mon père… Ne parlons pas de ça.

Si, au contraire, Müdân, tu as dépassé l’âge d’être mariée et je m’en veux de ne pas avoir cherché d’époux pour toi. Tu devrais quitter le Palais Impérial et rejoindre notre maison. Ainsi, je te trouverais un parti qui te serait compatible : un lettré comme toi.

Mon père, vous savez bien que personne ne choisira pour moi. J’ai cru choisir… mais l’homme que j’ai visé était trop riche… son père trop puissant… et nous n’avons aucun avenir ensemble. Mais j’ai une requête à formuler : j’ai rencontré un étranger sur le Marché de la Cité. Il est bizarre, mais je voudrais avoir l’opportunité de le connaître mieux. Je ne sais pas d’où il vient. Je ne sais même pas qui il est. Tout ce que je sais, c’est que je suis curieuse et qu’il est intéressé par ma personne. Pourriez-vous l’inviter ici ?

Ma fille… un étranger…

Le père baissa la tête et s’enfonça dans ses pensées. Quand il releva le visage vers elle, il avait les yeux brillants.

Ton grand-père avait raison, tu es un trésor et nul doute que tu ne seras jamais bradée, ma fille. Je suis d’accord pour l’inviter et l’héberger un temps. Juste que je dois demander l’accord de ta mère.

Il eut un petit rire de gamin espiègle auquel Chün répondit d’un sourire, les yeux mouillés de gratitude. Tous deux connaissaient la réponse de leur femme et mère respective.
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MessageSujet: Re: La maison natale de Chün Müdân [RP solo et ponctuellement en PV sur invitation]   

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