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 Sous le regard du dragon. ( PV)

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Sam 2 Aoû - 20:31


L'empereur avait sourit au capitaine et à la princesse chaleureusement, il pouvait bien ressentir leur remerciements silencieux de l'invitée royale à son égard. Il avait eu l'idée peu de temps après son déjeuner avec la princesse. Il avait rapidement demandé à son eunuque d'aller passer ses ordres à celui qui dirigeait les Lunes Rouges de Sa Grâce concernant les quelques hommes qu'il autoriserait à l'extérieur du pavillon des femmes. Ensuite, il les avait tout simplement invité à se joindre à la princesse pour le banquet de ce soir. C'était un bien maigre service qu'il était prêt à offrir à la princesse Sian Nyang.

Voyant que son message était bel et bien passé, l'empereur se détacha de l'impératrice et refit face au joli spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Les mouvements des danseuses étaient impeccables et leur tenue rendait leurs gestes encore plus hypnotisant. Évidemment, elles étaient tous d'une beauté et d'une jeunesse remarquable, mais ce n'était pas réellement cela qui l'intéressait. Ce que l'empereur appréciait était la grâce avec laquelle elles se déplaçaient si aisément.

L'impératrice se rapprocha de lui, frôlant son épaule de la sienne. Il eu un bref moment de recul, mais il dissimula rapidement son trouble. La dernière chose que la cour impériale avait besoin de savoir était la froide relation que partageait l'empereur et la mère de l'empire. Il s'efforça de sourire, sachant fort bien qu'elle n'avait jamais souhaité lui faire du mal par le passé, mais l'inconfort qu'il ressentait à ses côtés était toujours aussi puissant et désagréable.


-J'ai rencontré la princesse royale peu de temps après le déjeuner, Votre Majesté, lui souffla-t-elle sous un ton frôlant la plainte.

Il savait que l'impératrice allait tôt ou tard aborder le sujet. Il ferma les yeux pendant un court instant, inspira et expira discrètement. Il assembla patiemment toute la force nécessaire pour affronter son épouse. Lorsque Liu Ma tourna la tête vers elle, il fut surpris par son sourire contrit et son joli visage légèrement saupoudré de blanc. Ses lèvres avaient été peinte en rouge pour l'occasion.

-On m'a informé de cette rencontre, il y a un soucis? s'enquit-il, sachant malheureusement ce qui allait suivre.

L'impératrice jeta un coup d'œil à la table adjacente comme si elle craignait que l'invitée royale ne se lève et vienne leur adresser directement la parole. Ayant réussi à avoir l'intérêt de l'empereur, elle haussa doucement des épaules et balaya l'air de sa main comme si elle chassait un être invisible.

-Je n'ai pas eu une bonne impression, Votre Majesté, lui répondit-elle simplement avant de sortir son éventail pour s'aérer un peu, la chaleur montant à ses joues blanchâtres. J'ai à peine eu le temps de dire quelques mots que son capitaine l'attirait plus loin... un comportement très peu vertueux.

Il considéra longuement l'impératrice en silence, puis jeta un œil distrait aux danseuses toujours aussi élégantes. Liu Ma s'adossa plus confortablement au dossier de sa chaise, cherchant des mots qui apaiseraient Guan Yinping et non faire le contraire. Il n'était pas d'humeur à gérer une dispute quelconque avec elle.

-La princesse et le capitaine ne sont pas encore habitués à nos coutumes et nos règles, en tant que mère de la nation, vous devriez être en mesure de leur pardonner, n'est-ce pas, impératrice? se contenta-t-il de dire pour toute réponse.

Elle se renfrogna sous ses mots, car il avait plus que raison. L'impératrice était la mère de l'empire, la reine du harem et elle se devait de démonter un exemple parfait de la femme vertueuse. Yinping devait absolument dévoiler le bel plus exemple de tolérance et de pardon, cependant lorsqu'il fallait le faire pour une jeune femme particulièrement jolie, de sang noble et en âge de concevoir, elle ne se sentait pas à la hauteur de la tâche, malheureusement pour elle.

-Sa Majesté à raison, je méditerai sur ses sages paroles.

Satisfait, Sun Liu Ma soupira, puis tourna la tête dans la direction de la princesse royale. Ses yeux s'agrandirent lorsqu'il aperçu le fils de ministre, Guan Tankishi, s'entretenir avec la princesse de Soriyeo. Son expression se fit plus ferme en voyant l'expression étrange peint sur le joli visage de la princesse. L'individu ne resta pas plus longtemps et prit rapidement son congé de la diplomate, mais non sans laisser une vilaine impression à l'empereur qui se tourna vers l'impératrice aussitôt l'échange terminé.

-Que faisait votre cousin à discuter avec la princesse de Soriyeo? demanda-t-il immédiatement, convaincu que l'impératrice y était pour quelque chose. La coïncidence étant trop forte à son goût.

Surprise, Guan Yinping se pencha un peu vers l'avant pour observer le dit cousin qui se dirigeait vers le centre de la salle où la table qui lui avait été attribuée était placé, puis jeta un œil à la princesse qui discutait de manière agitée avec son capitaine avant de reporter son attention vers son légitime époux.

-Je n'en sais rien, Votre Majesté, je ne croyais pas mon cousin du genre à aller converser avec de la royauté de Soriyeo, lui répondit-elle honnêtement en suivant son cousin des yeux jusqu'à ce qu'il soit assit comme si de rien n'était.

Le dragon soupira, car il su qu'elle ne prononçait que la vérité en la regardant attentivement dans les yeux. Pendant un instant, il eut honte d'avoir espéré qu'elle fut responsable de cette altercation, sachant que tout les deux faisaient partie de la même famille, le même clan, quoique ils furent de branches séparés. Il ignora la mine soucieuse de l'impératrice puis se contenta de lui dire qu'elle devait garder un plus grand contrôle sur les membres de sa famille. Tankishi était un homme arrogant et sa famille était réputée pour avoir grandement supporté le précédent empereur, son jeune frère dont il avait mit tant de temps à se débarrasser, mais cela était une information qui lui était exclusive.

-Impératrice, dit-il sentencieusement, votre cousin est le fils d'un homme qui a longtemps supporté le précédent empereur, j'ai épargné une grande partie des membres de votre famille, car votre père est un homme honorable, toutefois...

Yinping baissa docilement les yeux, mordillant sa lèvre inférieure.

-Je comprend, Votre Majesté, je garderai mon cousin à l'œil.

Même s'il s'agissait d'un membre de son clan, il savait que la loyauté de l'impératrice résidait de son côté et à la branche principale de sa famille. Les relations avaient toujours été tendues entre les deux branches depuis la mort de l'empereur Liu Meng. Le fait de choisir une femme de la branche principale du clan Guan avait été un choix judicieux qui lui permettait de se protéger contre les membres de la branche secondaire. Cependant, d'un autre côté, il était aussi plus difficile pour le dragon s'en prendre à eux.

Un homme jeune d'apparence se redressa de sa chaise et entreprit de s'avancer vers l'empereur. Le ministre manqua de trébucher, ce qui soutira un sourire moqueur de la part du dragon qui lui signe de s'approcher davantage. Le ministre maladroit replaça se racla la gorge, puis se rapprocha, un verre à la main.


-Votre Majesté, déclara-t-il solennellement avant de rejoindre ses mains pour faire le salut cérémonieux.

Sa Majesté lui offrit un sourire amical, plein d'affection, puis se pencha un peu plus vers l'avant pour bien l'entendre.

-Zhuge Jin, mon ami! s'écria-t-il joyeusement. Comment se porte votre famille?

Les joues du jeune homme rosirent doucement, y avait-il plus grand honneur que d'être déclarer ami de l'empereur? Il inclina humblement la tête, puis osa lever les yeux vers l'empereur et son épouse. Celle-ci lui décochait un sourire radieux, mais ses yeux étaient froids et emplit d'une certaine rancœur à son égard.

-Je remercie humblement Sa Majesté pour se préoccuper aussi bien de ma famille, dit-il en inclinant à nouveau la tête. J'osais espérer m'informer auprès de Sa Majesté concernant la santé de ma petite sœur et vos précieuses filles?

Liu Ma hocha doucement la tête alors que l'impératrice se contentait de regarder ailleurs, la jalousie lui mordant férocement le cœur.

-Zhuge Lin Pin se porte très bien, affirma l'empereur avec un sourire poli, princesse CaiCai est d'une formidable vivacité d'esprit et malgré la timidité de ma plus jeune, il est possible de déceler une belle intelligence dans ses yeux.

À la mention de ses deux nièces, le ministre sourit doucement tout en hochant la tête. Il leva ensuite son verre vers l'empereur et lui souhaita une longue vie ainsi qu'une grande progéniture. L'empereur tiqua à ce dernier commentaire. Son premier fils était décédé il y avait un moment déjà, il ne possédait que deux filles et l'une de ses femmes en était à sa troisième fausse couche. Plusieurs pétitions lui avaient été envoyé concernant la position dans la quelle il se trouvait, c'est-à-dire être sans héritier mâle. On lui demandait aussi furieusement de remplir davantage son harem. Il soupira discrètement et leva son verre en l'honneur de son beau-frère.

Zhuge Jin retourna alors vers sa place, trébucha à nouveau, tomba dans les bras d'une danseuse qui hurla, surprise de l'assaut. Le ministre s'emmêla dans la tenue de la jeune fille et tout les deux tombaient par terre. Malheureusement, la proximité qu'elle avait avec les autres danseuses en entraîna quelques unes dans sa chute. La musique cessa et après quelques secondes de silence, une hilarité générale s'ensuivit. L'empereur se contenta de porter ses doigts à son visage et masser sa tempe en signe de découragement. Il se demandait réellement comment son beau-frère avait pu survivre aux batailles du Nord avec pareille maladresse.

Confus, Zhuge Jin resta longuement près des demoiselles effarées pour s'excuser, jusqu'à ce que Chen Po aille les rejoindre pour persuader le jeune homme de retourner à sa place. Les rires cessèrent finalement au bout de quelques minutes et tous continuèrent leur bavardages incessants.
Une servante vint remplir la coupe de vin du dragon, il la remercia d'un simple hochement de tête, puis leva son verre vers la princesse royale et son capitaine en silence. Il inclina poliment la tête vers elle, se détourna et bu d'un coup sec. Lorsque la servante se rapprocha à nouveau, il la congédia. Peu enclin à consommer des spiritueux, il considéra qu'il avait assez bu pour ce soir.
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Sam 2 Aoû - 22:35


Se laissant porter par les notes de la mélodie qui emplissait la salle, Sian Nyang tentait de reprendre calmement la pleine maîtrise de ses émotions sans que nul ne puisse deviné le trouble qui l'habitait encore. Il y'avait beaucoup a digérer, la colère, l’inquiétude ou le simple étonnement de retrouver ce brigand des terres arides qui se voyait finalement être un membre de la famille de sa majesté impériale, ici a la cours. Les menaces proféraient avec assurance étaient elles réelles ? Avait il vraiment le pouvoir, si elle s'en venait a le dénoncer de la faire plonger a sa place, entraînant par la même Soriyeo avec elle ?

Soupirant doucement, elle ouvrit délicatement les yeux, jetant un regard préoccupé vers le capitaine Choi Young. Ce dernier, le visage encore quelque peu couvert de colère mettait visiblement grande énergie a se concentrer sur les spectacle qui leur était offert. Elle savait qu'il devait déployé la des efforts énormes pour la satisfaire et pour ne pas exposer séance tenante Tankishi et ses méfaits aux yeux de tous. Elle lui en était fort reconnaissante, mais elle se demandait combien de temps, elle saurait lui imposer pareil calme, surtout si Tankishi devait se faire toujours plus pressant envers elle. Ne souhaitant pas que le capitaine remarque son trouble, elle se concentra a son tour sur le spectacle. Son regard était maintenant déterminé, sa décision était prise. Elle ne pouvait pas mettre le capitaine en danger, pas lui plus qu'un autre. Soriyeo resterait sa priorité. Elle ne pouvait mêlé l'empereur a cela, elle devrait se défaire de Tankishi elle même et mettre un terme a ses activités.

Peu a peu elle relâcha la pression de sa main qui tenait toujours compulsivement, tel le seul rempart contre sa colère, le bracelet de délicates pierres sombres qui en tout temps ne la quittait pas. Sa main glissa peu a peu sur l’étoffe de Son Hanfu et elle ne put s’empêcher de frissonner en pensant que peu avant, Tankishi avait eu ce même geste. Son arrogance n'avait d'égale que sa vanité pensa t'elle. La faire sienne, plutôt mourir. Si il croyait savoir a qui il avait a faire, il se trompait lourdement. Ferait il tellement le fier a la contempler sous sa forme de Gumiho ? Tremblerait il alors des prétentions qu'il avait crue avoir sur elle ? Ces quelques pensées lui tirèrent un sourire et finir de l'apaiser. Il était dangereux certes et ses manières déplacées la faisait se sentir femme fragile, mais elle n'était pas une femme ordinaire. Elle était Gumiho, il était opportun de s'en souvenir,  il n'aurait pas raison d'elle.

Le capitaine eu l'air de sentir son changement d'humeur, ce qui eu pour effet d'apaiser également la sienne de manière rapide alors qu'il la contemplait d'un sourire respectueux. " Votre altesse retrouve des couleurs, votre regard se fait tel qu'il me plait de le connaitre, vous semblez apaisée. " Elle se tourna délicatement vers lui sans pour autant totalement quitter des yeux les danseuses qui ondulaient en rythme devant leur table." Il est simplement que l'apparition ici de cet homme m'a quelque peu désappointer, mais au final il n'est point plus redoutable que les autres brigands que j'ai eu a affronter jusqu’à alors n'est il pas vrai ? " Le capitaine étant le seul a connaitre les activités nocturnes qu'elle avait eu a Soriyeo, elle savait pouvoir lui parler sans craintes. Son regard se voulait confiant, mais la réalité était tout autre. Une façade pour rassurer le capitaine. Tankishi de par son statut a la cours impériale, de par ses appuis et son double jeu était bien plus dangereux que tout les brigands de bas quartiers qu'elle avait eu a affronter. Mais pour l'heure ce qui comptait, c'est qu'elle sembla convaincre le capitaine qui hocha la tête visiblement soulagé.

Ne voulant guère se plonger a nouveau dans ses inquiétudes quand a Tankishi et a la lutte qu'il lui faudrait mener bientôt, de crainte de perdre a nouveau le calme apaisant qu'elle avait réussie a imposer a son être, elle fixa son attention sur la table principale. L'empereur, souriant, semblait en pleine discutions avec un homme d'apparence assez jeune. Alors que ce dernier prenait congé, son évidente maladresse l’entraîna dans un véritable chamboulement ayant pour effet de mettre a mal le spectacle, de donner quelques frayeurs aux danseuses et ce sous l'hilarité de tous. Sian Nyang ne partageant point cet humour s'était levé en hâte pour porter secours au pauvre bougre. Le capitaine l’attrapa doucement par l'une des manches de son Hanfu, pour l'en empêcher, lui montrant par la même l'eunuque en chef venant s’atteler lui même a la tache.  Alors qu'elle allait reprendre place, elle sentie un picotement familier sur sa nuque. Elle se tourna vers la table impériale, l'empereur dans un mouvement silencieux inclina la tête vers elle avant de se détourner.

Ni une ni deux, sans vraiment y réfléchir, se mouvant avec Grace, elle contourna sa propre table pour se digérer vers l'empereur sous les yeux attentifs de tous. Après une révérence digne et respectueuse, elle planta son regard dans celui de sa grandeur puis une fois son attention acquise, lui demanda un sourire aimable aux lèvres. " Votre grandeur, il m'est venue aux oreilles que vous étiez un fin musicien, j'aimerais dont vous demander si vous me feriez l'honneur de faire porter vos talents a mes oreilles en jouant pour nous ce soir ? " S'inclinant a nouveau, elle ne le quitta pourtant pas des yeux. Si bien qu'elle ne vit rien de l’œil glacial de sa majesté l'impératrice, du regard anxieux du capitaine ou de la moue prédatrice de Tankishi. Tout trois les yeux rivés sur elle.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Dim 3 Aoû - 3:25


La servante avait docilement baissé la tête, puis recula jusqu'à sa place désignée derrière le couple impérial. Dans sa contemplation des danseuses qui se remettaient en place après la bévue de Zhuge Jin, il ne remarqua pas immédiatement la princesse royale qui s'était levée et se dirigeait tranquillement vers sa table. Au même moment, l'impératrice c'était penchée près de son épaule et les mots qu'elle prononça lui fit crisper ses doigts de mécontentement.

-Heureusement que Zhuge Lin Pin n'est pas aussi maladroite que son frère, lui souffla-t-elle innocemment. Il y aurait eu bien des moqueries au sujet du palais interne...

Son commentaire était innocent, mais il y sentait une pique qu'il ne désirait pas laisser passer aussi aisément. Toutefois, et peut-être étais-ce pour le mieux, il sentit un frisson lui remonter l'échine et avant de pouvoir dire quoique ce soit, il tourna la tête en direction de la princesse de Soriyeo qui s'était jointe au couple impérial. La voir aussi près le choqua, le sensation étrange qu'il ressentait depuis son arrivée l'assaillit en force. Il sentit tout son corps se crisper, mais il s'acharna à lui offrir une expression affable et emplit de bonnes attentions. Certains s'étaient tournés vers la table du couple impérial en s'apercevant que la diplomate s'était levée de son siège pour les rejoindre.

Il hocha prudemment la tête lorsque le salua d'une jolie révérence et planta son regard dans le sien. Ne savait-elle pas que le fixer ainsi dans les yeux pouvait être un geste terriblement irrespectueux et confondu avec une invitation vulgaire? Il ne sourcilla pas et se contenta d'avaler difficilement sa salive.


«Votre grandeur, il m'est venue aux oreilles que vous étiez un fin musicien, j'aimerais dont vous demander si vous me feriez l'honneur de faire porter vos talents à mes oreilles en jouant pour nous ce soir ?»

Sous la demande, il se détourna un instant de la charmante diplomate et se retrouva face à des regards braqués directement sur lui. Nul doute que certains avaient entendu l'humble requête de Sa Grâce. Il tourna la tête vers l'impératrice qui le fixait intensément, puis de nouveau vers la princesse qu'il considéra longuement.

-Cet homme n'est pourtant pas aussi talentueux qu'il ne paraît, rétorqua l'empereur humblement avant de sentir quelque chose se presser tendrement contre son avant-bras.

L'impératrice s'était penchée à nouveau vers lui, son sourire était encore une fois chaleureux, mais son regard s'exprimait d'une toute autre façon envers la princesse royale qui pourtant n'avait rien fait de fâcheux cette fois-ci, quoique.

-Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas entendu, Votre Majesté et je suis certaine que cela comblerait la cour de savoir que en plus d'être un empereur au passé militaire, vous êtes aussi un homme aux goûts raffinés, déclara le phénix avec un sourire enjôleur. Tout individu sain d'esprit sait très bien que l'empereur est un homme talentueux.

Sous pression et sous l'envie de s'éloigner le plus rapidement possible du renard blanc, l'empereur se racla la gorge, puis fit signe à Chen Po de s'approcher.

-Il sera mon bon plaisir de satisfaire l'innocente curiosité de Sa Grâce ainsi que celle de mes sujets, conclut-il au final. Chen Po, apporte moi mon quqin.

Il se leva ensuite, ce qui rendit la vaste salle complètement silencieuse. Il ordonna à Chen Po de l'installer au centre, parmi ses sujets qui regardaient curieusement se qui se déroulait sur leurs yeux. Tous accueillirent chaleureusement l'empereur et le dragon eut droit à quelques applaudissement discrets lorsqu'il prit place sur un coussin apporté pour l'occasion. Chen Pi arriva quelques minutes plus tard avec l'instrument de Liu Ma et l'installa avec toute la délicatesse possible devant lui. Le dragon le remercia d'un signe de tête, puis inspira longuement avant d'expirer doucement.

Il posa sagement ses doigts agiles sur l'instrument et fit résonner quelques cordes, une action qui intima soudainement un silence complet et respectueux dans la salle. Des hommes déposaient nonchalamment leurs baguettes sur la table, d'autre délaissaient tranquillement leur verre. Toute l'attention était rivée sur le dragon qui improvisait quelques notes au hasard pour vérifier le son qui se dégageait de son précieux instrument.

Après une minute d'échauffement, une mélodie prit lentement forme sous ses mains adroites et la complainte du saule pleureur débuta entre ses doigts. La mélodie commençait tranquillement, mais au fur et à mesure la mélodie avançait, ses gestes se faisaient plus vifs et le rythme plus rapide.

La dernière note tonna longtemps, puis fut rapidement accompagné par les applaudissements impressionnés de ses sujets qui avaient grandement appréciés le spectacle. Sun Liu Ma n'aimait pas jouer devant un trop grand public, mais sous le charme de la princesse royale et la pression innocente de l'impératrice, il devait admettre qu'il s'était sentit impuissant. De plus, s'il aurait refuser jusqu'au bout, il aurait certainement laissé une vilaine impression à la cour.

Il inclina humblement la tête sous la joie des spectateurs, puis sans prévenir, la releva et fit signe à la princesse royale de s'approcher d'un geste presque autoritaire.


-Une princesse de votre rang et éducation a certainement quelques talents à dévoiler à ma cour, dit-il avec un sourire en coin. Permettez-moi d'entendre ce que ces mains gracieuses ont à offrir.

L'impératrice tiqua, mais ne fit rien d'autre. Puisque la princesse de Soriyeo était présente à la cour, aussi bien se servir d'elle comme d'un divertissement parmi tant d'autre. Si les cieux étaient de son côté, peut-être allait-elle réussir à s'humilier elle-même sous le regard attentif de la cour. Même si elle se doutait fort bien que cela allait arriver.

Puisqu'il était peu probable d'un individu ose aller à l'encontre d'un ordre de l'empereur, même si celui-ci était plutôt indirect, Chen Po ordonna qu'on apporte un deuxième quqin auprès de l'empereur. L'instrument fut placé à quelques pas du dragon qui encouragea la princesse à s'approcher avec un sourire innocent.


-Affrontons nous par le biais de la musique, Votre Grâce, commanda finalement l'empereur qui lui désigna sa place d'un geste gracieux. Je ne sais pas si vous avez déjà touché à cette instrument, si tel est le cas alors j'espère que vous connaissez son instrument cousin de Soriyeo, car ils ne sont pas aussi différents.

Il pinça quelques cordes. De nombreux visages curieux se posaient sur le dragon et l'invitée royale. Liu Ma avait la forte impression qu'elle allait tout faire pour sortir victorieuse de ce petit affrontement amical. Puisqu'il avait lancé l'intéressant duel, l'empereur décida qu'il valait mieux pour lui de commencer.

-Cette fleur n'est pas une fleur, fit-il remarqué d'une voix monotone tout en jouant quelques notes harmonieuses. La brume n'est pas de la brume...

Tient, il n'avait pas préciser que l'affrontement consisterait surtout en une joute poétique. Il décocha un discret sourire complice vers la princesse, puis se concentra à nouveau sur ce qu'il faisait.

-Elle apparaît à la pleine lune, elle disparaît à l'aube, poursuivit-il simplement. Elle arrive tel un rêve printanier, restera-t-elle longtemps?

Les notes se firent plus soignées apportant une touche de mystère à ses propos.

-Elle me quitte tel un nuage du matin, sans laisser de trace.

Ces mains se firent plus rapide et de nombreuses notes un peu plus brusque s'échappaient du précieux instrument qu'il maîtrisait adroitement entre ses doigts.

-Mon renard aussi blanc qu'une pleine-lune, conclut-il en levant un regard plus froid que d'habitude vers la princesse. Les quelques fragments de son rêve dont il se souvenait étaient revenu le hanter. Le visage ferme, le cœur mélancolique.  


*Poème inspiré de Bai Juyi: The bloom is not a bloom
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Dim 3 Aoû - 12:17


Sian Nyang eut la curieuse sensation que son approche eu la déplaisance de ne pas plaire au couple impérial. Si elle ne trouva rien d'étonnant a cela concernant l'impératrice qui depuis le début du banquet affichait une certaine froideur, elle s'en étonna de l'empereur. Avait il dont quelques problèmes avec sa franchise ? Ses manières ? Ou peut être étais ce le peu d'habitude qu'il avait que les gens le regarde dans les yeux et non en baissant docilement a la tête. Oui, réfléchissa t'elle, probable que le problème venait de la. Elle n'en courba pourtant pas l'échine et resta face a lui, tandis qu'elle attendait réponse a sa sollicitation.

Visiblement la cours et l'impératrice elle même, approuvait son envie de porter a leurs oreilles, les talents musicaux de l'empereur. Talents qu'ont lui avaient dit excellents, les murmures de son arts se faisant chanter jusqu'au royaume de Soriyeo.-Cet homme n'est pourtant pas aussi talentueux qu'il ne paraît. Elle s’apprêtait a lui répondre que probable qu'il était trop modeste, quand l'impératrice se pencha vers lui, visiblement chaleureuse ... Oui chaleureuse. Elle était semble t'il capable d'autres choses que de la froideur. Voila qui était heureux pour l'empereur, mais qui posait la dérangeante question de savoir en quoi la princesse pouvait bien lui déplaire pour que son regard vers elle soit tout autre. Doucereuse, limite ronronnante, l'impératrice arracha pour le plaisir de tous, son consentement a l'empereur. -Il sera mon bon plaisir de satisfaire l'innocente curiosité de Sa Grâce ainsi que celle de mes sujets, Chen Po, apporte moi mon quqin. Sian Nyang acquiesça a cela d'une nouvelle révérence, d'un sourire, puis regagna sa place alors que sa grandeur s'installait dans un silence totale et sous l'attention de tous.

Quand la mélodie s'éleva, belle, maîtrisée, il s'avéra que la réputation de l'empereur était bien en dessous de la réalité. Sa grandeur possédait un véritable don et était en parfaite harmonie avec son instrument. Ses notes délicates l'emplirent jusqu’à l’âme, apaisantes et puissantes a la fois. Si bien que dés le morceau terminé, elle ne put s’empêcher de l'applaudir comme tant d'autres, sourire aux lèvres. " Capitaine, n'était ce pas un magnifique morceau? " demanda t'elle en se tournant légèrement vers lui. Ce dernier lui répondit d'un sourire poli. " Votre altesse, je crains de ne point guère appréciée suffisamment la musique pour être un bon juge. " Elle le regarda quelque peu étonnée. " Pourtant cela ne vous empêche pas d'ordinaire de me complimenter sur mon art, tout cela ne serait donc que flatteries capitaine ? " Le taquina t'elle. Le capitaine n'eut guère le temps de répondre a cela que l'attention générale se portait vers eux de par un geste de l'empereur. Un geste pour le moins autoritaire, ce qui constatait avec ses manières d'ordinaires plus posés et douces.

-Une princesse de votre rang et éducation a certainement quelques talents à dévoiler à ma cour. Permettez-moi d'entendre ce que ces mains gracieuses ont à offrir.

Bien que forte embarrassée et espérant ne point rougir, Sian Nyang ne pouvait faire défaut a son tempérament. L'empereur l'avait pour ainsi dire mise au défi, quel autres choix avait elle que celui d'allée le rejoindre ? C'est dont ce qu'elle fit dans un doux bruissement de tissus. " Je crains que ma pratique ne puisse rivalisé a la votre, mais puisque sa grandeur me fait l'honneur de vouloir m'entendre alors je tacherais de le satisfaire. " Une nouvelle révérence gracieuse, un sourire, quelques pas de plus et elle vint prendre place prés de l’empereur la ou on n'avait fait déposer a son attention un deuxième instrument. Peut être aurait elle reculée face a cette certaine proximité, si il n'y avait pas eu les quelques paroles de l'empereur. Ce dernier s'était fait joueur et avait proposé entre eux, un affrontement musical. Voila qui n'était pas commun, mais n'ayant jamais reculée face a quelconque forme d'affrontement, elle n'allait pas s'accorder le fait d'hésiter aujourd'hui. Bien qu'elle eusse sans doute préférer l'affronter a l'épée, a l'arc ou tout autre terrain ou elle se sentirait moins mise a nue, comme se le voulait l'idée de dévoiler son art a autrui. 

L'empereur commença, lui laissant ainsi le loisir de se familiariser avec son instrument. Par chance, tenant les arts en haute estime, son père lui en avait fait offrir un similaire quelques années plus tôt. Bien que quelque peu rouillée, elle n'aurait dont pas grand mal a apprivoisée les cordes pour en tirer quelques sons satisfaisants. Elle leva un sourcil quelque peu étonné quand d'un sourire complice, l'empereur déversa sur eux ses talents de poète, ainsi dont il se prenait a corser ce défi de quelques difficultés supplémentaires. " Fort bien. " pensa t'elle. elle ne ferait pas défaut a Soriyeo. Si les démonstrations publiques n'étaient pas son fort, elle n'en était pourtant point a son coup d'essais. Elle aussi imposerait sa nuance a leur "lutte".

Elle écouta l'empereur avec soin, se délectant a nouveau des notes gracieuses qu'il tirait de son instrument, tout en ce concentrant sur ses mots. Ses derniers d'ailleurs lui causèrent quelques troubles, bien qu'elle n'en laissa rien paraître." Un renard blanc " C'était la l'animal que l'on associait au Gumiho depuis toujours. Selon la légende, bien avant que leurs sangs ne se mélangent a celui d’êtres humains, ses démons millénaires d'apparence humaine avaient la faculté de se transformer en de superbes renards blancs a neufs queues.  Bien que cela ne fut pour sur que parfaite coïncidence, cela eu l'art de la désappointer quelque peu, ça et le regard désormais froid de sa grandeur. Il était décidément d'humeur changeante, constata t'elle, mais son tour se faisant, elle se concentra sur son art. Paupières baissées, yeux fermés, mine et corps détendue, ses doigts tordirent les cordes en quelques sons destinaient a lui dévoiler les accords de l'instrument.

Bientôt une douce mélodie s'éleva dans la salle, des notes apaisantes et bouleversantes se déversant dans les oreilles de chacun alors que ses doigts effectués quelques danses compliquées mais parfaitement maîtrisé. Puis a l'étonnement de tous, sa délicate poésie fut offerte non pas d'une voix claire et posée mais par le biais d'une chanson. Sa voix gracieuse s'élevant bientôt par dessus les notes en un enchantement délicat. Claires et émouvantes, les cordes vocales de sa grâce n'avaient rien a envié aux sons produits par les cordes de son instrument.

Un ciel sans étoiles n'est pas un ciel,
Les étoiles sans la lune ne sont pas les étoiles,
La lune sans le soleil n'est pas la lune.

Le soleil, du jour le maître éphémère,
La lune, de la nuit la maîtresse temporaire.

Leurs attitudes est solitude.
Le chagrin en est la vicissitude. 

Le soleil, est du jour l'astre solitaire
La lune, est de la nuit l'astre solitaire.

Jusqu’à ce que s'en vienne l’éclipse.

A l'instant ou ils se réunissent,
les cieux frémissent,
les étoiles palissent,
s'en viennent les prémices des premiers délices.

Quand le soleil embrasse la lune,
le jour devient nuit,
la nuit devient jour.
Alors ensembles, ils deviennent tout.

Les cieux ne sont rien sans eux, tandis que eux sont tout dans les cieux.

La voix s'éteint, les doigts dans une danse délicate s'inclinent puis se posent, laissant au repos l'instrument, les yeux s'ouvrent et pour la première fois peinent a se heurter a ceux de sa grandeur. Nulles plus grandes témérités qu'osé affronter le jugement de son art. Pourtant le visage se redresse, le regard se pose et les yeux se font face. Une bref seconde ils sont bleus translucides et le sonde jusqu'a l’âme, alors que s'agrippe a leurs êtres la curieuse sensation qui les lis depuis les prémices de leur rencontre. Elle s'agite, les tourmente de ses frissons, puis semble trouver sa place entre eux, tout s'apaise. Les yeux se ferment, puis s'ouvrent dans un clignement rapide, puis plus rien. Le bleu s'est éteint. La nature a reprit ses doigts. L'illusion n'est plus. Nul œil normale n'a pue la contempler.

Le visage de la princesse s'égare en un sourire hésitant, quelque peu ébranlée qu'elle l'est par cet instant, alors qu'autour d'eux les observent des yeux subjugués et des sourires rêveurs. L'attention se fixe sur sa grandeur, bientôt tous attendent sa réaction pour afficher la leur. Alors a nouveau grâce et grandeur se heurtent en une danse de regards lourde d'émotions, la ou le temps se suspend puis en un murmure, quelques paroles s’échappent des lèvres délicates de la princesse, avant qu'elle n'ait pue y prendre garde. " Le renard blanc, aussi insignifiant soit il face a la grandeur du dragon, ne le craint pourtant point. Mais se pourrait t'il que le dragon craigne le renard ? " L'instant glisse, un vent glacial lui souffle sur l'échine, elle se détourne et découvre sur elle le regard de sa majesté impériale. L'impératrice n'a point aimée sa prestation semble t'il, a moins que ce ne soit autre chose, quelque chose de plus subtile qu'elle se refuse encore a voir.

Ps: Métaphore poétique, le ciel représentant le harem, les étoiles, les concubines, la lune, l'impératrice et le soleil représentant l'empereur. Bien entendu la métaphore se basant sur un couple impérial aimant. xD

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Lun 4 Aoû - 6:56


Comme il s'y était attendu, la princesse royale avait accepté le défi. Si elle avait eu quelques hésitations face à l'invitation, elle avait convenablement dissimulées celles-ci et avait docilement rejoint l'empereur qui ne pouvait se défaire de la fascination qu'il ressentait envers cette drôle de femme aux manières excentriques. Pourquoi se sentait-il remarquablement attiré par elle? Oui, elle était une belle femme, mais cela n'était pas ce qui le dérangeait. Ses yeux scrutateurs qui semblaient sonder directement son âme brisée et son passé belliqueux. Lorsqu'il avait mentionner l'arrivée du renard blanc, il avait remarqué un certain trouble chez la jeune femme et il ne comprenait pas réellement. L'avait-elle prise pour une insulte ou y avait-il autre chose caché derrière ce charmant visage aux traits si délicats?

Ses traits durs se radoucirent lorsqu'il la vit se concentrer davantage sur son instrument et le son qu'elle produisait que sa propre personne. La musique le fit se détendre tranquillement comme elle avait toujours su le faire. Un art raffiné et délicat qui le menait loin du sang et des massacres du passé. Il fut surpris d'entendre sa voix s'élever délicatement. Lorsqu'il leva son regard assombrit vers elle, il aperçut ses jolies lèvres se mouvoir avec aisance et des sons harmonieux s'échappaient de celles-ci pour produire de délicates paroles.

Un ciel sans étoiles n'est pas un ciel,
Les étoiles sans la lune ne sont pas les étoiles,
La lune sans le soleil n'est pas la lune.

Il haussa un sourcil, cherchant rapidement la signification sous les jolies métaphores. Son coeur tambourinait presque au rythme de la mesure produite par la princesse. Au bout d'un moment, il comprit et ses sourcils se froncèrent. Il décocha discrètement un regard emplit d'appréhension vers la jeune femme, mais il ne l'arrêta pas. Pour la simple raison qu'il était curieux d'entendre la suite et que cela aurait fait  un peu trop jaser la cour autour de lui. Si empêcher la cour de jaser entre elle était impossible, il pouvait néanmoins faire en sorte qu'ils aillent moins de sujet non officiel à discuter entre eux.

Le soleil, du jour le maître éphémère,
La lune, de la nuit la maîtresse temporaire.

L'empereur osa un regard vers sa table ou l'impératrice observant attentivement l'échange musical. La pâleur malsaine sur son visage déjà poudré de blanc témoignait du trouble que provoquait les mots de la diplomate royale. L'impératrice n'était pas sotte, elle avait comprise les propos cachés sous les jolis mots aussi rapidement que l'empereur. Liu Ma cru voir les yeux de son épouse miroiter de tristesse, mais peut-être s'imaginait-il des choses.

Leurs attitudes est solitude.
Le chagrin en est la vicissitude.

Le soleil, est du jour l'astre solitaire
La lune, est de la nuit l'astre solitaire.
Il avala difficilement sa salive, ses mains devinrent moins et se crispèrent le bois poli de l'instrument. Son œil droit devint douloureux à nouveau. Il ne possédait aucune connaissance utile pouvant expliquer cet étrange phénomène.

Jusqu’à ce que s'en vienne l’éclipse.

A l'instant ou ils se réunissent,
les cieux frémissent,
les étoiles palissent,
s'en viennent les prémices des premiers délices.

Quand le soleil embrasse la lune,
le jour devient nuit,
la nuit devient jour.
Alors ensembles, ils deviennent tout.

Les cieux ne sont rien sans eux, tandis que eux sont tout dans les cieux.

Le silence se fit à la suite d'une dernière note qui tonna tel un mystère qu'il lui restait à découvrir. L'empereur leva les yeux en même temps que la princesse rouvrait doucement les siens. L'échange le secoua brutalement. Fasciner par son regard, il la dévisagea pour ce qui semblait durer des heures. Il cru voir ses yeux s'éclaircirent tel un ciel d'été, mais peut-être s'imaginait des choses. Son poil s'hérissa sur ses bras et il sentit son corps devenir brûlant. Liu Ma n'avait plus aucun doute, cette femme était effectivement le renard blanc de son rêve, mais pourquoi lui avait-elle rendu visage? Pourquoi avait-il contempler sa venue?

Puis, elle parla. Sa voix résonnant tel un cristal précieux à ses oreilles.


«Le renard blanc, aussi insignifiant soit il face a la grandeur du dragon, ne le craint pourtant point. Mais se pourrait t'il que le dragon craigne le renard ?»

Son attention retourna prestement à la princesse de Soriyeo. Heureusement, ces sujets étaient trop préoccupés à commenter entre eux la représentation que d'écouter la conversation qu'avait lancé la princesse. L'empereur se crispa, ses ongles semblaient s'enfoncer dans le bois de l'instrument posé devant lui.

-Le renard est trop rusé pour craindre le dragon et arrive à dissimuler ses véritables intentions, mais le dragon est suffisamment sage pour s'en méfier, rétorqua-t-il nébuleusement.

L'impératrice se leva subitement, puis descendit les marches et l'espace restreint qui la séparait de l'empereur. Tous se levaient en même temps qu'elle alors qu'elle se déplaçait jusqu'à son époux. Yinping s'efforça de sourire, puis s'inclina poliment vers Sa Majesté.

-Votre Majesté, je crains que ce festin n'est irrité mon estomac, j'ose donc retourner à ma résidence avec votre permission, déclara-t-elle en s'inclinant doucement, les yeux tristes et un sourire forcé aux lèvres, mais nul dans la salle aurait pu apercevoir le chagrin qui l'habitait depuis de nombreuses années déjà.

Liu Ma hocha doucement la tête, puis l'invita d'un geste de la main à poursuivre son chemin.

-Reposez vous bien, Votre Altesse, répondit-il simplement.

L'eunuque de l'impératrice s'approcha donc du genre de la pièce et annonça puissamment le départ de la mère de l'empire.

-Départ de l'impératrice! tonna-t-il.

Tout les ministres inclinèrent la tête en même temps et firent le salut cérémoniel en guise d'au revoir.

-Nous envoyons paisiblement l'impératrice! s'écrièrent-ils tous en chœur.

Sous ces derniers mots, le phénix jeta un dernier regard farouche vers la princesse royale pour avoir troublé son corps aussi ouvertement, mais pouvait-elle réellement se permettre de lui en vouloir? Il s'agissait d'une étrangère, ignorante de ce qui se passait vraiment entre le couple impérial ainsi au sein du harem de Sa Majesté. Ses yeux étaient tristes, mais sa dignité aussi ferme qu'une montagne. Yinping inclina doucement la tête vers Sa Grâce, puis marcha d'un pas rapide jusqu'à la sortie. Une fois qu'elle eu disparu de la vue de tous, l'empereur invita la princesse à retourner à sa place et il fit de même. Des eunuques se précipitèrent pour ranger les jolis instruments, puis la musique reprit de plus belle. Les danseuses revinrent distraire les ministres, mais l'empereur n'avait plus la tête à les admirer. Son esprit était ailleurs.

Il toucha à peine aux mets délicieux qui avaient été déposés élégamment devant lui et se força à ne pas regarder dans la direction de la jolie princesse à la table adjacente. Son corps était brûlante d'une fièvre dont il ne connaissait pas la provenance. Il ne sentait pourtant pas malade. Une heure passa et devinant que son humeur n'allait pas s'arranger, il fit signe à Chen Po d'annoncer son départ. Il salua d'une froide politesse la renarde et son capitaine, puis il quitta la salle sous les adieux des ministres dont certaines avaient peine à se tenir debout après tant de vin et de bonne nourriture.

Une demi-heure plus tard, il se retrouvait à nouveau dans les jardins impériaux, accompagné de sa suite, le clair de lune éclaircissant son chemin choisi au hasard au fur et à mesure qu'il avançait parmi la brise nocturne parfumée. Au bout d'un moment, il se tourna vers son eunuque et ordonna à ses gens de rester en arrière, car il désirait être seul. Chen Po se plaignit, mais un regard sombre de la part de l'empereur le remit à sa place. Tous restèrent en arrière alors que le dragon s'aventurait plus profondément parmi les plantes hautes.

Il considéra longuement les fleurs discrètes qui poussaient paresseusement sur les longues tiges, caressant leurs beaux pétales avec son pouce. Une brise fraîche se leva et elle était bien la bienvenue dans la chaleur étouffante de la saison chaude. Le dragon s'approcha d'un pas lent vers une fontaine dans laquelle il plongea ses mains. Il se pencha et les ramena à lui en forme de coupe pour rincer son visage fiévreux. Il ne comprenait pas encore la présence du renard blanc dans son rêve, mais il savait fort bien qu'il y avait un lien avec la princesse.

Apercevant son reflet dans l'eau clair, il retira avec un geste lasse, le cache-œil qui recouvrait la monstruosité qui lui servait d'œil droit. Avec deux doigts, il massa longuement son œil douloureux, puis le rouvrit pour considérer son reflet. Le jaune de son œil droit sembla s'illuminer et il soupira de mécontentement. Si seulement ces ancêtres ne s'étaient pas débarrassés de la majorité des écrits importants concernant cette chose qui faisait parti de lui...

Il entendit un bruissement discret derrière lui et se retourna subitement. Une flèche siffla et lui effleura la joue avant de se planter sèchement dans le tronc d'un pêcher. Il sentit un fluide chaud dégouliner sur sa joue et y porta sa main et constata qu'il saigna. Qui osait s'en prendre à l'empereur!


-Vilains, montrez-vous!

De nouveaux bruissements se firent entendre et il fut assez rapide pour éviter une nouvelle flèche. Sachant qu'ils ne se montreraient pas à lui, il décida qu'il valait mieux les obliger à sortir par eux-mêmes. Il se mit donc à courir dans la direction opposée, se mêlant parmi les beaux branchages et les longues feuilles. Des flèches sifflèrent à nouveau, se plantant et se perdant dans les hautes plantes.

Tout allait bien jusqu'à ce qu'une ombre se manifeste devant lui. Il évita de justesse une épée qui s'élançait dans son ventre, attrapa vivement le poignet de l'assassin et le tourna dans une direction qui aurait été impossible autrement. L'individu n'eu pas le temps de crier, car l'empereur se dépêcha à presser sa main contre sa précieuse gorge. Un mouvement sec et un «crac» dégueulasse ricocha dans le silence nocturne. Un homme à terre, il ne manquait plus que le reste dont il était impossible de deviner la quantité. D'après les lieux et le fait qu'il s'agissait probablement d'une tentative d'assassinat, le dragon pensa qu'ils devaient être une dizaine.

Il attrapa l'arme de l'individu masqué, puis poursuivit sa route d'un pas rapide et prudent. Quand était la dernière fois où il avait réellement combattu un ennemi? Liu Ma s'élança sur un chemin et évita une lame qui cherchait à le surprendre au nouveau de la gorge. Les deux épées s'entrechoquèrent bruyamment. Par la suite, l'empereur fit un bond agile vers l'arrière et riposta avec force. Le sang gicla lorsqu'il ouvrit l'estomac du mystérieux individu, puis planta le bout de sa lame dans sa gorge.

Des pas rapides se dirigèrent alors vers lui et il n'eu d'autre choix que de fuir plus loin. Malheureusement pour lui, il déboucha dans un espace plus ouvert et fut aussitôt encerclé par les vilains. Le plus courageux se jeta sur lui en premier, mais fut rapidement désarmé et égorgé. Le dragon repoussa le corps inerte sur un assassin et profita de cette distraction pour prendre une position défensive. Deux hommes s'élançaient ensuite dans sa direction après s'être jeté un coup d'œil complice. Liu Ma bloqua le premier avec son épée empruntée, évita la lame du second et lui attrapa le poignet avant de le tirer vers lui et lui mettre le coude dans la figure. Un coup de pied bien placé le fit reculer brusquement avant qu'il ne tomba par terre, sonné. Soudainement prit d'un instinct animal assoiffé de sang, il se rapprocha du premier qui peinait toujours contre sa lame, puis dirigea sa main libre avec force à sa gorge. L'empereur déchira avec un peu trop d'aisance la chair tendre. Horrifiés, beaucoup reculèrent prudemment pour repenser à leur stratégie. Distrait brièvement par sa main ensanglantée d'où pendait encore de petits morceaux de peau effilochés et des ongles qui ressemblaient plus à des griffes. L'un des assassins profita de ce bref moment pour tendre son arc et décocher une flèche dans sa direction. Le dragon la reçu directement dans l'épaule. Le choc et la douleur le fit mettre un genou à terre. Il haleta.


L'archer encocha une nouvelle flèche et visa l'empereur, une expression satisfaite dissimulée derrière son masque.

-Le dragon tombe cette nuit!
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Lun 4 Aoû - 13:10


A la mention de ses quelques mots qu'elle n'avait pue taire, elle sentie l'empereur se crisper. Les mots lui avaient échappés bien malgré elle, s'en qu'elle n'y prenne garde. Elle ne savait même pas très bien par quoi ils lui avaient étés motiver. Était ce son allusion au renard et aux quelques rapports qu'elle y avait fait a sa personne ? Probablement. Le dragon était l'empereur bien sur, mais de la a dire qu'il la craignait elle .. Quoi que parfois le regard incertain qu'il posait sur elle, comme en l'instant, avait de quoi permettre le doute, aussi grotesque soit il. Il ne pouvait rien douter de sa nature, cela était certitude,  alors pourquoi un homme tel que l'empereur aurait eut a la craindre ? Grotesque. Pensa t'elle de nouveau.

-Le renard est trop rusé pour craindre le dragon et arrive à dissimuler ses véritables intentions, mais le dragon est suffisamment sage pour s'en méfier.

Elle haussa un sourcil étonné, ses lèvres se tordant en une moue dubitative, son regard a nouveau fixer sur l'empereur. Si elle était le renard évoqué, alors tout ça n'était point compliment. Rusé ... Certes, elle l'était sans doute. Dissimulant ses véritables attentions .. Non, bien sur que non .. Enfin c'est sa nature qu'elle dissimulait, mais cela était par nécessite non par choix. La sagesse du dragon, elle n'en avait jamais douté, mais elle n'avait jamais crue que cette sagesse lui serait une épine, vu que par elle il semblait se méfier de sa personne. Elle en était la a se torturer l'esprit pour savoir ce qu'elle avait pue faire pour causer la méfiance de sa grandeur quand l'impératrice s'en vint a eux. Elle inclina doucement la tête a sa vue.

Elle lui trouva l'air plus mélancolique que froid cette fois, elle se demanda un instant si sa poésie avait pue en être la cause. Cette façon que sa majesté impériale avait de la regarder .. Mais pourtant cette métaphore poétique qu'elle avait utilisée avait été ode au couple impérial, en quoi cela aurait il pu lui déplaire. Elle la regarda dont s'éloigner interrogative alors que tous saluaient son départ. L'empereur proposa qu'ils retournent a leurs places, elle acquiesça d'un léger hochement de tète. Avant même qu'elle n'ait fait l'ébauche d'un mouvement, la main du capitaine Choi Young,  se tendait vers elle pour l'aider a se relever. " Si votre altesse me permet. " D'un sourire, elle glissa sa main dans la sienne, se relevant avec grâce dans un bruissement de tissus pendant que les eunuques se pressaient pour ranger les instruments. Une fois de nouveau assise a la place qui était sienne, elle jeta un bref regard vers l'empereur et le trouva préoccupé, elle fit dont part avec discrétion, de ses quelques inquiétudes au capitaine. " Capitaine, auriez vous trouvé quoi que ce soit d'inconvenant en ma chanson ? " Le capitaine posa très brièvement sa main sur la manche de son Hanfu, visiblement anxieux de la réponse qu'il allait donné. " Rien d’inconvenant dans vos mots votre altesse, une chanson appropriée et belle, une merveille pour les sens .. Je crains néanmoins que les circonstances n'y aient pas étés propices. " Veillant a ce que nul ne les entende, elle baissa encore d'un ton. " Les circonstances ? " Il hocha la tête, le regard grave. " Votre altesse sait que je ne suis point amateur de ragots et de commérages, mais quand les gens parlent, il est parfois difficile de ne pas les entendre. "  Il attendit son consentement puis poursuivit. " Il semblerait que le couple impérial ne soit pas des plus heureux votre altesse, de ce fait vos mots, bien que vous n'en ayez nullement eu l'intention, ont pus réveiller quelques tristesses. " Elle jeta un regard désolé vers l'empereur, ce dernier était en train de prendre congé et la salua d'un regard froid. "Oh" murmura t'elle simplement en réponse aux paroles du capitaine.

Elle était désormais confuse. Confuse et un peu honteuse, mais comment aurait elle pue devinée que quelques soucis existaient entre l'empereur et l'impératrice ? Elle venait a peine d'arriver. De plus, ils n'étaient pas franchement ouvert aux questions au palais. Puis choses étonnantes, bien que friand de ragots et de commérages, personne n'avait jugé utile de faire remonter l'information jusqu'a elle. Bien qu'elle soit contrariée d'avoir possiblement peiner le couple impérial, elle se rappela que l’attitude quelque peu glaciale de l'impératrice datait de bien avant l'incident, tout comme le regard parfois étrange de sa grandeur. Qu'avait elle bien pue faire de plus ? En ayant assez de ses propres pensées, elle prit a son tour congé. Le capitaine eu beau insister pour la raccompagner, elle ne céda pas. Elle lui assura qu'ils se verraient le lendemain quand il aurait prit ses nouveaux quartiers, puis quitta la salle du banquet sans se retourner.

Sur le chemin de son pavillon, elle choisie finalement de ne pas s'y rendre, elle avait grand besoin de solitude et non pas d'une nuée de serviteurs prêts a satisfaire tout ses désirs. Son désir le plus grand, ils ne pouvaient le satisfaire. Elle souhaitait retournée aux temps de l'insouciance, avant que sa vie ne deviennent si compliqué. Les jours heureux .. Bien qu'en y réfléchissant, ils ne l'aient jamais totalement étés. A chaque période de sa vie, il lui avait manqué quelque chose. Mais maintenant il lui manquait tout. Alors qu'elle pénétrait dans un joli jardin, elle reconsidéra son voyage dans les empires, au final rien ne se passait comme prévu. Elle avait simplement fuie, mais bien que cachée, sa nature de Gumiho était toujours la, tout comme sa peine et ses inquiétudes.  La seule chose qui justifiait encore le maintient de sa fuite, était que la solitude se faisait moins pesante parmi des étrangers qu'elle ne l'était avec sa propre famille. Mais cela valait il de subir tout les inconvénients qui découlait de sa fuite ? 

Elle marchait sans but précis, en se demandant si l'heure de rentrer n'était pas venue, quand elle entendit au loin quelques brouhaha. Elle tendit l'oreille. Un affrontement de toute évidence. Ni, une ni deux elle se précipita vers les lieux d'ou elle pensait que venait les bruits et ce bien malgré les pans de son Hanfu l'entrava cruellement dans sa course. Elle se stoppa a l'abri d'un épais buisson pour analyser la situation. Plusieurs personnes étaient la, elle sentait leurs présences. Elle ferma les yeux, huma l'air. L'odeur du sang. Elle plissa les yeux et les repéra bientôt. Suivant l'alignements de leurs arcs et la trajectoire de leurs flèches, elle découvrit avec effrois leurs cibles. L'empereur.

Un instant, elle  pensa a crier, mais s'en retint de justesse. Entre le vent, la distance et le bruit de l'affrontement, il ne l'entendrait sans doute pas. De plus elle en serait repérée et perdrait tout avantage. Le plus silencieusement possible, aux aguets, en ne quittant point la scène des yeux, elle retira son Hanfu qu'elle abandonna dans l'herbe. Elle frissonna légèrement dans la légère tenue blanche qui était désormais le seul rempart entre elle et la petite brise qui soufflait sur les jardins. Elle détacha le Kaiken qui reposait a sa taille, le glissa fermement dans sa main puis s'avança avec précaution. Elle prit a revers l'un des hommes. Tout occupé qu'il était a visé sa grandeur, il ne l'entendit pas arrivé. Une aubaine. D'un coup rapide elle l’assomma, le retenant ensuite tant bien que mal pour le faire glisser au sol sans bruit avant de se saisir de son arc. Elle tourna a nouveau son regard vers l'endroit ou se trouvait l'empereur et découvrit paniquée qu'il ne se trouvait plus dans son champ de vision. Se pressant avec hâte, décochant quelques flèches adroites en chemin afin de réduire le nombre d'ennemis, elle parcourue quelques mètres avant d'apercevoir a nouveau sa grandeur.

Il était a découvert, donnant ligne de tir parfaite a ses assaillants. Ces derniers eurent vite fait de tomber sur lui. Coups d'épée et flèches pleuvaient, l'empereur y résistait tant bien que mal. Elle devait admettre a son soulagement qu'il se défendait avec une force connaissant peu d'égale. Elle savait néanmoins que qu'importe son aisance a protéger sa vie, il ne tiendrait pas longtemps. N'écoutant que l'inquiétude qui grondait en son cœur, elle s'élança pour l'atteindre au plus vite, son cœur manquant un battement quand elle vit une flèche fondre sur lui et l'atteindre a l'épaule.

Le dragon tombe cette nuit!

C'est au moment ou ces quelques mots funestes étaient prononcés qu'elle fondit sur l'empereur, son corps s'interposant lourdement entre une flèche et lui. La flèche la percuta de plein fouet dans le dos, lui arrachant un hurlement de douleur alors qu'elle s’affaissait de tout son long. Sous l'impact de son corps, sa grandeur tomba lourdement au sol. Quelque peu aveugler par sa propre douleur et dans l'urgence de la situation, elle ne pouvait se permettre de prendre le temps de vérifier si il était gravement touché, en tout cas l'avait t'il été suffisamment pour avoir ployé sous la flèche qui lui encombrait l'épaule. De quoi lui causait quelques inquiétudes. Malheureusement elle, n'avait pour l'heure pas le loisir de s'en soucier. Autour d'eux de nouveaux bruissements se faisaient entendre, l'ennemi se rassemblait et s’apprêtait a attaquer en masse. Du sang dégoulinait abondamment de sa blessure, rendant le tissu de son vêtement collant et poisseux, sa vision devenait trouble, se faisant peu a peu floue.  Grimaçante et tremblante de douleur, elle laissa l'empereur au sol, se redressa tant bien que mal tout en arrachant la flèche planté dans son dos. Des larmes glissant sur ses joues, elle était prête a leur faire face.  

Le temps n'était plus aux réflexions, a la crainte ou au questionnement. L'instinct de survie prenant le plein pouvoir sur le reste, elle retira le bracelet qui reposait a son poignet. Il tomba rapidement sur le sol, dans un bruissement délicat, laissant toute liberté a sa nature de reprendre ses droits. Libérée de l'entrave que le bracelet exerçait sur elle, la colère aidante, il ne lui fallut guère longtemps pour se transformer. Son teint d’albâtre se vu parcouru de délicates veines bleutés, elles se mirent a arpenter son cou, son visage, ses mains. Sa chevelure d’ébène devint indisciplinée et faites d'ondulations. Ses ongles devinrent griffes acérées, tandis que ses mains se tordaient en un grondement sinistre. Et tandis que désormais assoiffée de quelques vengeances elle redressait la tête, vint le dernier changement. Son regard. Ce regard d'ordinaire sombre et profond devint en un battement de cil, d'un bleu translucide, lumineux a vous en transpercer l’âme.

Leurs assaillants s'étaient rapprochés, désormais prêts a fondre sur eux mais semblaient maintenant en proies a quelques hésitations. Elle posa son regard froid sur eux avant que de sa gorge ne s'échappe un son guttural, digne d'un grognement a vous faire frissonner aussi téméraire soyez vous. Un sourire étira ses lèvres dévoilant des incisives pointues. Elle percevait a peine leurs braillements désordonnés tandis qu'elle fondait sur ceux qui étaient maintenant devenus ses proies. Ils résistaient tant bien que mal a ses asseaux, armés de leurs épées, mais sitôt la frappaient ils, sitôt ses blessures se refermaient. Bientôt ils ne furent plus qu'un tas sanguinolent au sol. Pourtant ils respiraient encore, elle s’interdisait les coup de grâce. Son inquiétude pour sa grandeur l’empêchant de perdre totalement pied. Un véritable rempart pour son humanité. Une humanité qui prenait le pas sur sa nature de Gumiho, elle se refusa dont a les tuer. Elle n'était pas un monstre. Se rappela t'elle difficilement dans les brumes de la bestialité que lui commandait sa nature.  Regardant ses mains ensanglantés un bref instant, elle se désintéressa des blesser qui gisaient faiblement au sol, puis alla rejoindre l'empereur. Elle agenouilla prés de lui, posa une main griffue sur son torse. Il se débattit un peu, que ce soit par la douleur ou par sa vue, elle l'ignorait, elle ne voulait pas le savoir, elle se refusait a croiser son regard. Qu'il soit conscient ou non, elle ne pouvait supporter l'idée qu'il pose les yeux sur elle. Elle le maintient donc contre elle avec force. Elle arracha la flèche qui lui meurtrissait l'épaule. Se saisit d'une épée qui traînait non loin, entailla sa propre main en une légère grimace puis avec hâte laissa coulée son sang sur les plaies de sa grandeur. Cela ne dura qu'un bref instant, le temps que l’entaille qu'elle s'était volontairement faite ne se referme. Cela fut néanmoins suffisant, son sang fit son oeuvre. Bientôt l’empereur reprit des couleurs, ses blessures se refermaient, ne laissant derrière elles aucune traces.  

Le soulagement vint et tandis qu'il berçait son cœur de contentement, arriva avec lui l'horrible conscience de la réalité. D'un bond malhabile elle s'écarta, chancelante de par tout les efforts qu'elle avait fournie. L’évanouissement ne tarderait pas, elle le savait, elle ne maîtrisait pas assez la transformation pour ne pas en subir les effets secondaires. Puis guérir des nombreuses blessures qui avaient étés siennes, avait également demander beaucoup de son énergie. A quoi bon donc fuir, elle n'irait pas bien loin .. Pas suffisamment du moins. A quelques pas de sa grandeur, elle retrouva son bracelet. Le désir de ne point s'en saisir était grand, sa nature de gumiho grondant en elle. Elle y résista, la fit taire. Tremblante, elle se saisit du bracelet, le glisse a son poignet. En un instant, elle était a nouveau parfaitement humaine, comme si tout n'avait été qu'illusion, chaque signe de sa transformation se rétractant dans les profondeurs de son être. De ces instants étranges ne reste que le sang qui recouvre ses mains et vêtements, contredisant avec force l'apparence innocente qui est désormais sienne. Craintive, elle lève enfin un regard hésitant vers l'endroit ou elle a laissée l'empereur. Elle ne sait pas ce qu'il a vu, si il fut conscient ou non, mais désormais il est bel et bien debout a la fixer, elle le sent. Elle d'ordinaire si prompte a l'affronter du regard en est pour l'heure incapable. Son regard est fuyant. Le dégoût, la peur, ce sont des choses qu'elle ne supporterait pas de voir en son regard. Il n'est rien pour elle, pourtant en l'instant il lui semble que son jugement est tout.

Non loin se font entendre des pas lourdement armés et des voix inquiètes qui appellent l'empereur, la garde arrivait. L'empereur serait sauf désormais. Son corps s'agite de quelques tremblements, ses jambes commencent a ployer alors elle lâche quelques paroles vides de sens pour tout autre qu'elle. " Votre grandeur m'est finalement un danger que je ne pensais pas avoir a craindre. " Ses paupières se ferment, tout s'obscurcit puis plus rien. Dans les bras de l'inconscience, elle ne sait qu'une chose qu'elle est perdue. Elle a commit la pire des folies. Elle s'est trahie elle même, offrant au yeux du monde sa nature profonde. Tout du moins aux yeux de l’empereur. L'empereur qui désormais détenait sa vie ou plutôt sa liberté, entre ses mains. Puis quand bien même si par une obscure raison, il consentait a la protéger ou si par la grâce des dieux il n'avait rien vu ou si peu, les ennemis qu'elle avait  laissée inconscient au sol finiraient bien par se réveiller et trahir son secret. Elle aurait du les achever .. Trop tard désormais. L'empereur n'était rien pour elle, si ce n'est tout au plus une connaissance et voila qu'elle avait commit la folie de tout lui sacrifier. C'était la, le sens des quelques mots qu'elle lui avait dit avant que l'inconscience ne vienne se saisir d'elle. Il était un danger qu'elle n'avait pas vue venir, comment aurait elle pue prédire que pour le protéger, elle irait jusqu’à se mettre elle même en danger, elle lui avait tout dévoilée sans une hésitation, ne pensant qu'a sa survie et maintenant aux prises d'un repos nécessaire a son corps, elle ne pouvait plus rien pour se protéger elle même. 

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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Lun 4 Aoû - 21:00


-Le dragon tombe cette nuit!

Étrangement, l'empereur n'avait pas peur. Il se contenta de fermer ses paupières et d'inspirer doucement. La blessure à son épaule était douloureuse, mais il avait connu pire sur le champ de bataille et s'en était toujours rétablit. Évidemment, tous n'avaient pas été heureux de le voir couronner empereur de Miyong, mais il avait aussi reçu une quantité incalculable de soutient. Ces plus jeunes frères n'avaient pas non plus daigner se plaindre face à son règne, ils avaient même sembler soulager de voir l'aîné prendre le pouvoir.

Puis, il entendit le son distinct de la corde de l'arc que on lâche, mais la flèche ne pénétra jamais la chair du dragon. Lorsqu'il rouvrit ses yeux, il fut surpris par le cri d'une femme et son corps qui s'affalait sur lui. Par réflexe, il tendit les bras pour la cueillir contre lui, mais sa position peu stable céda sous le poids nouveau et ils tombèrent tout les deux par terre. Le dragon fut choqué de reconnaître le visage de la diplomate royale et glissa une main dans le dos de la jeune femme. Ses yeux s'agrandirent d'horreur en sentant le fluide chaud qui formait une fleur pourpre sur le vêtement léger de la damoiselle. Elle s'était prise une flèche pour lui! L'urgence de la situation dans laquelle ils se trouvaient tout les deux lui fit oublier que son œil droit n'était plus dissimulé et il découvrit, ébahi, l'intense aura qui tournoyait autour de la princesse de Soriyeo. Hypnotisé par l'aura de la princesse qu'il n'avait jamais aperçu auparavant, il resta au sol, la regardant redresser son corps douloureux et tremblant, puis arracher sans hésitation la flèche figée dans son dos. Des larmes coulèrent sur ses joues blanchâtres.

Puis, une scène impressionnante se déroula directement sous ses yeux. Son cœur manqua un battement en observant l'étrange phénomène. La princesse se métamorphosa en une créature digne des légendes. Sa peau était d'une blancheur éclatante, telle la pleine lune qui planait dans le ciel, unique témoin de la sanglante situation. Le dragon vit la chair de la princesse se parcourir de multiples petites veines bleues, ses cheveux se défaire de toute emprise et onduler dans le vide nocturne et ses mains... se tordent de manière animale et ornées de griffes terrifiantes. Cela était un magnifique spectacle.

Ce qui se déroula ensuite résulta en un horrible massacre sanglant. La création qui se mouvait aisément sous ses yeux se prenait des coups d'épées, mais son corps se régénérait presque instantanément. Les bruits d'une bête enragée s'échappaient des lèvres entrouvertes de la princesse et ses griffes fendirent l'air à une vitesse impressionnante. Des cris de douleur et des gémissements plaintif s'ensuivirent et le sang gicla en quantité phénoménale. Lorsque le sol fut recouvert de corps ensanglantée, la créature sembla s'interdire de leur donner un quelconque coup de grâce. La bête s'approcha ensuite de lui et il ne se sentit nullement effrayé par sa présence. Il était plutôt fasciné par cette présente fantastique auprès de lui.

Sun Liu Ma tenta de se mettre à genoux pour faire face à la création, mais celle-ci se pencha sur lui, s'agenouillant doucement et posant sa main griffu et recouverte de sang sur sa blessure. Il s'agita sous la douleur qu'il ressentit et la poigne de la bête se fit plus ferme. La créature arracha la flèche sans prévenir et un gémissement étouffé et parfaitement contrôlé s'échappa d'entre les lèvres de l'empereur. Elle se saisit ensuite de l'épée qui traînait juste à côté de lui et s'entailla vilainement la main pour ensuite faire tomber le sang sur sa plaie. Un miracle se produisit et la douleur devint chose du passé.

Le dragon tenta de trouver quelque chose à dire, mais rien ne semblait vouloir sortir de sa bouche toutefois, la fascinante créature recula prestement sur ses jambes chancelantes. Elle se pencha et se saisit d'un objet qu'il peinait à voir dans la pénombre. Sian Nyang fit glisser l'objet à son poignet, un bijou quelconque? Ensuite, il vit tranquillement son apparence redevenir telle il l'avait connu lors de leur première rencontre. Il s'était levé, près à s'approcher d'elle et oser demander des explications au sujet de tout ce qui venait de se passer. Liu Ma la fixa longuement dans un silence intrigué.

Soudainement, des pas militaires se firent entendre plus loin dans les jardins. Il reconnut aussitôt le clic distinctif des armures des Tigres impériaux. Au même moment, il vit les lèvres de la princesse de Soriyeo s'entrouvrir et son corps ployer sous la fatigue qu'elle devait ressentir en ce moment même. Il fonça rapidement vers elle et la cueillit dans ses bras avant qu'elle ne s'effondre sur le pavé. Il posa ensuite un genoux à terre, gardant le corps épuisé de la princesse contre lui. Le dragon entendit des voix l'appeler avec force.


-Nous sommes ici! tonna-t-il très fort pour que tous puisse l'entendre.

Les pas se dirigèrent immédiatement dans sa direction. Des hommes armés vinrent les entourer. Chen Po débarqua peu après et laissa s'échapper un cri d'horreur devant les multiples corps des assassins et la présence d'un empereur et d'une princesse royale de Soriyeo recouvert de sang. Il était difficile d'identifier s'il s'agissait du leur ou celui de leur assaillants. On chercha à venir en aide à l'empereur, mais il leur ordonna de rester en arrière avant de les rassurer sur son état. Au même moment, Liu Ma remarqua la tenue défaite de la princesse, la transparence du tissu qui la recouvrait et les pans qui s'ouvraient négligemment au niveau de sa gorge et à la naissance de ses...

Il ferma pudiquement les yeux, retira son manteau de soie, puis en recouvrit le corps fatigué de la belle princesse avant de la prendre dans ses bras. Il se tourna brièvement vers les cadavres, puis se tourna vers les Tigres impériaux qui attendaient patiemment ses ordres.


-Débarrassez-vous des corps, s'ils ne sont pas encore décédés, achevez-les, ordonna-t-il impérativement avant de tourner son attention vers Chen Po qui trépignait sur place. Envois un message au capitaine Choi Young et à sa poignée d'hommes et dites lui qu'ils sont autorisés à passer la nuit à la résidence de Sa Grâce.

Il inspira et expira calmement.

-Envois aussi le médecin impérial au pavillon du ciel clair, j'y attendrai avec Sa Grâce la princesse royale.

Les hommes s'agitèrent aussitôt autours de lui. On exécuta les assassins qui respiraient toujours, puis on traîna les corps plus loin. On passa des ordres afin que cette section des jardins impériaux soient fermés au public pour le nettoyage et l'investigation qui allait certainement suivre dans quelques jours. Toutefois, l'un des assassins qui était resté tranquillement dissimulé dans les hautes plantes quitta discrètement la scène du crime et retourna à son maître qui allait certainement se demandé comment s'était déroulé sa tentative d'assassinat.


Le personnel du pavillon du ciel clair s'agitèrent bruyamment en voyant l'empereur débarquer dans la résidence avec le corps inerte de la princesse dans leur bras. Au début, ils pensaient assister à une scène intime entre les deux importants individus, mais lorsque le mauvais état de leurs tenues et le sang qui s'était imprégné à eux apparut sous la lumière des lanternes, ils se figèrent sur place. L'empereur leur ordonna de se calmer et que s'énerver inutilement n'aiderait certainement pas leur maîtresse à se rétablir plus rapidement.

L'empereur se dirigea directement au lit de la princesse et y étendit son corps. Il vérifia ensuite son pouls. Calme et régulier, elle était désormais endormi, mais un homme plus habile saurait lui dire si elle se rétablirait sans trop de mal. Au moment où il pensait à cela, le médecin impérial fit aussitôt son apparition. Il s'inclina respectueusement devant l'empereur et lui ordonna immédiatement de s'atteler à la tâche.



Une heure plus tard, après avoir été rassuré sur l'état de la princesse, l'empereur s'était retiré dans ses quartiers. Il ordonna à ce qu'on lui apporte de quoi se nettoyer, ce que ses serviteurs firent aussitôt. Le dragon nettoya soigneusement ses mains, son visage, son cou, puis enfila rapidement une tenue de nuit. Il ordonna à ce que son bain soit prêt au moment de son réveil dans quelques heures. Chen Po arriva peu après pour lui donner des nouvelles positives de la princesse et l'avertir que la concubine impériale, Zhuge Lin, attendait patiemment à l'extérieur du pavillon de Sa Majesté. Malgré son épuisement et le choc de la découverte qu'il avait fait aujourd'hui, il ordonna à son eunuque de laisser la mère de ses filles le rejoindre.

Il accueillit une concubine effarée qui devait avoir entendu ce qui s'était passé. Zhuge Lin s'enquit de connaître l'état de Sa Majesté, puis celui de Sa Grâce, l'inquiétude animant ses jolis yeux sombres.


-Tout va bien, Lin Pin, la rassura-t-il en la pressant doucement contre son torse, repensant à la blessure qu'il avait eu plus tôt, mais qui avait subitement disparu sous le sang de la créature. Sa Grâce se rétablira très rapidement, la peur l'a seulement épuisée.

Le renard blanc allait fort bien en effet et la princesse avait osé lui dévoilé ce grand secret. Sa présence mythique semblait aussi expliquer l'inconfort et les sensations étranges qu'il avait ressentit depuis le premier instant où il avait posé ses yeux sur elle.

-Lin Pin, déclara-t-il, laissant le temps à la jeune femme de lever les yeux vers lui, je compte sur vous pour veiller sur la princesse.

Surprise par une telle demande, elle acquiesça en silence. Lin resta dans ses bras pendant un court instant, puis devinant qu'il devait être fatigué par les évènements précédents, elle prit congé de Sa Majesté, lui souhaitant une bonne nuit avant de se diriger gracieusement vers le pavillon des femmes accompagnée de sa suite. Une pensée la traversa: que faisait donc Sa Majesté seul avec la princesse lorsqu'ils avaient été attaqués? En effet, elle avait apprit cela après avoir posé quelques questions et Chen Po avait accidentellement partager ses quelques informations.
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Lun 4 Aoû - 22:10


Le capitaine Choi Young venait a peine de regagner ses appartements quand un eunuque a l'air effaré, se précipita vers lui. Il le regarda attendant patiemment la suite, visiblement le pauvre bougre était des plus secouer. Craignant un quelconque problème avec l'un de ses hommes, il le pressa quelque peu. " Y'a t'il quelque chose dont vous souhaitiez vous entretenir avec moi ? "  L'eunuque, le regard fuyant, s'agitant nerveusement sur ses jambes consenti enfin a parler. " C'est sa grâce .. " A ses mots le regard du capitaine se fit plus menaçant, glaçant sur place le pauvre eunuque qui sembla se tasser sur lui même. Désormais rongé par l’inquiétude, Choi Young se saisit de lui par les épaules et le força a se concentrer sur lui. " Qui y'a t'il avec sa grâce .. Parle, lui est il arrivé malheur ? " " Elle a été attaquer ... " Craintif de la lueur dangereuse qu'il vit apparaître dans le regard du capitaine, il ajouta précipitamment en bafouillant. " Elle va bien .. Enfin .. le .. le médecin impérial est prés d'elle. " Ou " grogna le capitaine en relâchant brusquement l'eunuque qui failli en perdre l'équilibre. " Elle a été reconduite a son pavillon, l'emp.. " Trop tard, les mots a peine sorti de sa bouche, le capitaine s'était élancé vers la sortie. Au vu de son regard tendu, l'eunuque en vint a plaindre quiconque aurait le malheur de faire barrage entre lui et sa grâce. Il y'avait des soirs comme celui ci ou il était dangereux d’être eunuque.

Se hâtant vers le pavillon du ciel clair, le capitaine ne faisait que se maudire encore et encore. Jamais il n'aurait du laisser la princesse regagnait seule ses appartements, qu'importe qu'elle le lui ait ordonner. Tout ce voyage avait été une mauvaise idée, il l'avait désapprouvé dés le début et pas seulement par ce qu'il connaissait les objectifs des frères de son altesse visant a la marier. Non, il avait eu un mauvais pressentiment depuis le début. Quand il arriva enfin au pavillon, des ordres avaient étés donner pour le laisser y pénétrer, une chance sans quoi au vu de l'état dans lequel il se trouvait, la situation aurait été mauvaise, très mauvaise .. Tout du moins pour quiconque se serait dresser entre lui et elle. On l'informa que le médecin mais également l'empereur venait de partir et que son altesse se reposait. Bien que curieux des détails exactes de tout cela, y compris de l'implication de sa grandeur dans les faits, il alla d'abord néanmoins s'assurer de l'état de la princesse et ce au grand dam des serviteurs et eunuques qui ne purent l’empêcher de pénétrer dans sa chambre. Il s'approcha doucement, prenant bien soin de ne pas la réveiller. Son regard était paisible, elle ne semblait pas blesser, il en éprouva un sentiment d'apaisement instantané. Il caressa délicatement une mèche de cheveux égarée sur sa joue, se retenant de justesse de lui prendre la main se rappelant avec mélancolie qu'elle était tout et que lui n'était rien.

Il la quitta dont a regret, allant chercher quelques détails sur la nature exacte de l'attaque qu'elle avait subit. Dans la pièce a coté, les ragots semblaient allés bon train mais tous se turent a sa vue. " Que s'est il passé ? " Gronda t'il presque. La voix bien que menaçante était maîtrisé, le regard calme et posé. Il n'en était pas a son premier interrogatoire. Il ne doutait pas qu'ils lui diraient tout ce qu'il souhaitait savoir, d'ailleurs il ne fallut pas les pousser bien fort pour cela. C'était pour eux, un nouveau sujet de discutions des plus passionnants. " Sa grâce et sa grandeur, ont étés attaquer dans les jardins impériaux. " Il leva un sourcil étonné, se contenant difficilement. " Elle était avec l'empereur. " Quelques rougeurs vinrent colorés les teints alors que les murmures reprenaient de plus d'elle, l'eunuque lui répondant ayant lui même bien des difficultés a resté concentrer lui sembla t'il. " C'est l'empereur qui la ramenait capitaine, ils devaient sans doute se promenaient dans les jardins quand les assassins ont surgit .. Nous n'avons que peu de détails de tout cela. " Peu de détails, mais visiblement suffisamment pour en tirer quelques ragots. N'ayant que faire de tout cela, il les laissa a leurs bavardages pour regagner la chambre de la princesse. Il s'installa devant la porte et bien malgré lui il eu a subir les quelques discutions des serviteurs.

Des phrases perçue ici et la, mais chacune le mettant un peu plus en colère. " Vous avez vu la façon dont l'empereur la porter ? " ... " C'était si romantique. " .. " Il avait l'air si inquiet pour elle " ... " N'était t'elle pas peu vêtue pour une ballade dans les jardins ? " ...  " Vous pensez que l'empereur et sa grâce  .. " Un bruit brusque vint faire taire toute conversation. A bout de patience, le capitaine avait abattue son poing rageusement sur le sol. Les serviteurs bien que n'en sachant rien se dispersèrent et le reste de la nuit fut calme. Du moins pour eux, accablé par tout ce qu'il avait entendu, le capitaine se tortura l'esprit jusqu'au petit matin tout en maudissant l'empereur. Si il avait osé ....

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Sian Nyang remua d'abord faiblement entre les draps, son corps se mouvant avec délice contre la douceur du satin tandis que ses yeux tardaient a s'ouvrir, bien que son visage inondait par les premiers rayons du soleil lui commandait de le faire. Ses paupières lourdes s’agitèrent, elle s'étira doucement, un délicat sourire aux lèvres.  Puis pleinement éveillée, la mémoire lui revint. Elle se redressa d'un bon alors que les images de la veille lui revenaient en mémoire, libérant grandes inquiétudes en elle. Elle calma tant bien que mal les battements effrénés de son cœur en constatant qu'elle était dans la chambre qu'elle occupait au pavillon du palais impérial et non dans un quelconque cachot, ses mains n'étaient pas entravés. Tout allait bien essaya t'elle de se convaincre.

Tout allait bien en apparence tout du moins, elle se rappelait désormais de tout les détails et peiner a croire que l'empereur n'ait rien vu. Mais si tel n'était pas le cas, que faisait elle tranquillement dans son lit plutôt que dans l'humidité d'un cachot ou pire encore ? Puis elle se rappela les assassins, certains vivaient encore, elle avait épargnée leurs vies, tellement désireuse de ne point être un monstre. Sensiblerie qui la mettait dans une bien délicate situation. Elle se leva en hâte, renversa par mégarde un vase qui s’écrasa au sol dans une bruit assourdissant entraînant l'arrivée moins d'une seconde plus tard du capitaine Choi Young. A sa mine, elle en déduisit qu'il n'avait probablement pas fermé l’œil de la nuit et vu la rapidité de son arrivée, probable encore qu'il l'avait passé a garder sa porte. Il la détailla longuement le regard anxieux, puis prenant conscience qu'elle allait bien et par la même de la tenue qu'elle portait, il se détourna quelque peu gêné. " Pardonnez moi votre altesse, ayant entendu du bruit, j'ai crains que vous ne courriez quelques dangers. " Elle alla se saisir prestement d'un peignoir de satin puis lui accorda ensuite toute son attention. " Pardonnez moi de vous avoir causer quelques frayeurs capitaine, je vais parfaitement bien, soyez rassuré. " C'était la pure vérité, quelques heures de repos avait eu raison de toutes ses faiblesses, elle était en pleine forme, libre qui plus est, bien qu'elle ne s'expliquait pas ce dernier point.

Le capitaine acquiesça a cela d'un léger mouvement de tête, sourire aux lèvres, bien qu'il lui sembla qu'il fuyait son regard. " Que votre altesse me pardonne mes quelques curiosités mais vous nous avez fait grandes frayeurs cette nuit. " D'un signe de la main, elle l'invita a s'asseoir et donc a poursuivre. " Que faisiez vous ave .. On m'a dit que vous vous trouviez dans les jardins quand c'est arrivé, je vous pensais a l'abris dans votre pavillon. " Si elle avait devinée la première tournure qu'allait prendre sa question, elle n'en laissa rien paraître. Visiblement il n'obtiendrait pas ce genre de réponse et il savait que ce serait inconvenant d’insister. " L'attaque est en effet survenue dans les jardins. " Elle semblait pesée ses mots, imitant parfaitement quelques amnésies, pourtant chaque minute de la veille était gravée en sa mémoire, elle ignorait juste qu'elles informations pouvaient êtres dites ou non. Elle ne savait après tout rien de ce qu'avait dit l'empereur, elle ne pouvait pas prendre le risque de se trahir, pourtant bien malgré elle, elle ne put d'avantage résistait aux quelques inquiétudes qui enserraient son cœur. " Est ce que sa grandeur se porte bien ? " Les épaules du capitaine s’affaissèrent, si bien qu'elle en vit a craindre la réponse. " On m'a dit qu'il n'avait pas été blesser. " Un soupir de soulagement lui échappa. Pas blesser. Son sang avait dont fait son oeuvre, tout ce que sa mère lui avait écrit dans sa dernière lettre était réel. Si pour l'heure c'était une bénédiction, cela souleva aussi bon nombres de questions.

Voyant l'air préoccupé du capitaine, elle mit ça sur le compte de son manque de sommeil et l'encouragea a aller se coucher. Il résista un bon moment mais elle ne lui laissa guère le choix, allant jusqu’à prétexter qu'elle même devait s’offrir encore quelques repos. Une fois qu'elle fut sur qu'il dormait paisiblement dans une des chambres du pavillon, elle pue laisser libre cours a ses quelques inquiétudes. Il lui fallait parlé a l'empereur au plus vite. Elle demanda a ce qu'on lui prépare un bain rapide, toute anxieuse qu'elle était elle ne remarqua rien ou si peu des regards et des murmures qui se faisaient dans son dos. Elle nota néanmoins que chaque serviteurs semblaient rayonnés de bonheur, chose étonnante vu les circonstances. Sitôt propre et libérée de toutes traces des combats de la veille, elle enfila le Hanfu de satin jaune offert par le gouverneur, ayant quelques regrets en pensant au présent de sa grandeur qu'elle avait due abandonner quelque part dans les jardins. Malheureusement, elle ne pouvait guère envoyé quiconque le récupérait. Que penseraient ils dont si les serviteurs venaient a le découvrir dans l'herbe, en parfait état, telle la preuve évidente qu'elle s'était dévétie avant que s'en viennent les combats. Quelques peu mortifiée par ses pensées, elle les chassa rapidement, brossant sa chevelure avec soin. Elle la laissa libre dans son dos. Pour compléter son Hanfu simple, nul ornements, ni bijoux.

Une fois prête, elle se hâta vers le pavillon de sa grandeur, le capitaine serait sans doute quelque peu fâché qu'elle soit partie sans son escorte mais pour l'heure, elle avait bien d'autres préoccupations. Elle fit un détour par les jardins, tout y avait été soigneusement nettoyer, il n'y restait pas la moindre trace d'affrontement. Elle pourtant n'en avait rien oublier, elle ferma les yeux un instant se remémorant chaque seconde. L'attaque, ses craintes pour l'empereur, sa transformation, ce qu'elle avait fait a ses hommes .. Ils étaient des assassins certes, mais si il n'y avait pas eu ses inquiétudes pour l'empereur, maintenant un semblant d'humanité en elle, elle les aurait massacré tel un animal. Sa main se crispa sur son poignet, la ou reposait son bracelet, alors qu'elle luttait pour chasser tout cela de son esprit. Après avoir cherchée en vain le Hanfu offert par sa grandeur, elle reprit son chemin. Quelques minutes plus tard, elle se faisait annoncée a l'empereur.

" Votre grandeur, sa grâce la princesse royale de Soriyeo demande audience. "

Nerveuse, elle attendit sans bouger que l'empereur autorise sa visite en ses appartements. Il était trop tard pour reculer, elle devait savoir ce qu'il avait vu, ce qu'il savait et ce qu'il comptait faire de toutes ses informations. C'était elle qui s'était mise volontairement en pareille situation, ignorant toute prudence pour lui venir en aide, quoi qu'il arrive, elle se devait d'en assumer la pleine responsabilité.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Mar 5 Aoû - 1:12


-Qu'avez-vous dit! s'exclama l'impératrice qui bondit hors de son lit aussitôt qu'elle entendit les nouvelles concernant l'empereur et la princesse de Soriyeo. Elle était l'impératrice, la première et légitime épouse de Sa Majesté et ses serviteurs inutiles n'avaient pas osé lui fournir les nouvelles aux sujet de l'attaque nocturne! Gifle-toi, pauvre sotte!

La servante se laisse choir brusquement sur les genoux et implora le pardon à la mère de la nation. Sous l'ordre impérial, elle se mit à se gifler elle-même aussi fort qu'elle le pouvait. Entre temps, Guan Yinping avait ordonné à ce que l'on lui apporte ses vêtements. Elle retira prestement sa tenue de nuit, enfila de nouveau dessous, puis le hanfu qu'une servante lui tendit, tête inclinée docilement vers le bas. L'impératrice laissa ses autres servantes la vêtir, puis elle prit s'agenouilla sur un coussin de satin, face à un miroir pour que l'on puisse la coiffer. Que s'était-il donc passé la nuit dernière?  


L'empereur avait très peu dormi et lorsqu'il avait finalement sombré dans le sommeil, il avait été hanté par un renard blanc qui le fixait intensément et qui sembler l'accuser de quelque chose alors qu'aucune mesure n'avait encore été prise à son égard. L'animal s'était ensuite volatilisé sous forme de brume et lorsque celle-ci se dispersa, une femme était là, à le contempler avec de grands yeux clairs. Il reconnut aussitôt la princesse de Soriyeo et il s'était réveillé à ce moment-là.

Le dragon fixa longuement le plafond de son lit sans réellement le voir, méditant sur ce nouveau rêve et sur les évènements de la nuit passée. Lorsqu'il se leva finalement, un eunuque annonça qu'il se leva et une file de servantes pénétrèrent aussitôt dans l'intimité de sa chambre, tête baissée, chacune portant des bols d'eau chaude de diverses grandeurs. Il fit un brin toilette, puis Chen Po fit son entrée pour l'avertir que son bain était prêt. Il sortit et se dirigea vers une chambre adjacente au pavillon du repos céleste qui servait de salle d'eau. Il se déshabilla et se laisser glisser dans l'eau tiède. L'empereur détendit ses muscles, puis ferma les yeux. Quelques minutes s'écoulèrent avant qu'il ne sorte de la baignoire de bois pour retourner à ses appartements. Il ordonna qu'on le laisse tranquille, souhaitant se coiffer lui-même. Il peigna longuement ses cheveux de jais en s'observant dans un miroir rond. Il utilisa une mince cordelette rouge dont il se servit pour nouer ses longs cheveux sur sa nuque. Il s'agissait d'une coiffure peu officielle, mais il n'avait pas besoin d'être sophistiquée puisqu'il n'avait aucune rencontre avec la cour aujourd'hui. Il serait donc tranquille à réviser des rouleaux impériaux... ou à penser à la veille.

Une servante avait installé son petit-déjeuner sur sa table et il s'y installa sans trop d'appétit. Il tendait paresseusement ses mains vers les baguettes lorsqu'une voix se fit entendre à l'entrée.


«Votre grandeur, sa grâce la princesse royale de Soriyeo demande audience.»

Sa main resta suspendu en l'air un moment, puis il la plongea dans la manche de son hanfu d'où il sortit un cache-œil simplement décoré. Il l'enfila d'un geste devenu plutôt habile par l'habitude, força un expression solennelle sur son visage.

-Laissez Sa Grâce entrer! ordonna-t-il d'une voix forte.

L'eunuque se tourna vers la princesse royale et lui fit signe de pénétrer dans le pavillon du repos céleste. Quand le dragon la vit finalement arriver dans sa résidence, il redressa noblement l'échine et l'accueillit d'un simple salut de la tête, il lui donna ensuite la permission de s'approcher d'un signe de la main.

-Bienvenue, Votre Grâce, dit-il pour l'accueillir chez lui. J'espère que votre sommeil fut réparateur?

Certainement plus que le sien. Il attrapa ses baguettes, puis prit son bol de nouilles froides en main. Il prit une bouchée en tournant pudiquement sa tête vers la gauche, puis redéposa le récipient sur la table. Non, il n'avait pas du tout d'appétit.

-Chen Po, tonna-t-il et il poursuivit lorsqu'il entendit la voix de son serviteur derrière la porte d'entrée. Apporte un deuxième couvert pour Sa Grâce.

Le fidèle eunuque lança les ordres à un eunuque de rang inférieur qui se dirigea vers la cuisine privée de l'empereur pour se saisir d'un deuxième plateau sur lequel traînait trois bols servant à manger et une paire de baguettes argentées. Il donna le tout à Chen Po qui lui s'autorisa à pénétrer dans l'antre du dragon. Il apporta le plateau qui servait aussi de table basse et le déposa près de l'empereur en silence avant de retourner attendre à l'extérieur.

-Approchez vous, Votre Grâce, ordonna impérativement l'empereur qui n'accepterait pas un refus de sa part. Par votre apparence, vous me donnez la forte impression d'avoir été pressée à me voir?

En d'autre circonstances et puisqu'ils étaient dans le privé, il se serait peut-être autorisé un sourire narquois, mais ses yeux, bien qu'amicaux, étaient tout de même emplit d'une certaine froideur et le reste de son visage affichait une expression des plus sérieuses. L'empereur tendit le bras vers une théière et pencha celle-ci vers la tasse apportée pour Sa Grâce. Il y versa un thé clair ayant été mélangé avec un peu de lait.

-Servez vous.

Son apparence pouvait être synonyme d'empressement, mais aussi d'humilité. La modestie dont faisait preuve les gens ayant quelque chose à se faire pardonner, ou une faveur à demander.
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Mar 5 Aoû - 1:51


L'attente ne fut pas bien longue, pourtant elle lui sembla durée toute une éternité. Était ce de par le silence pesant qui régnait devant les appartements de l'empereur ou par les quelques inquiétudes qui agitaient grandement son être. Qu'importe en était la raison, quand l'eunuque vint lui annonçait que sa grandeur allait la recevoir. Elle prit sur elle même de s'imposer calme et maîtrise de ses sentiments. Il était probable qu'il connaisse désormais son secret, il était dont en position de force, mais il était hors question de le lui laisser apparaître d'une quelconque façon.

C'est dont le visage déterminé et égale a elle même qu'elle s'avança pour faire face au dragon. La démarche gracieuse, le regard ferme qui ne le quittait pas, s'accrochant au sien avec la même audace qu'a l'ordinaire, y compris quand elle s'inclina dans une révérence parfaite. Rien en son apparence ne laissant se dévoiler le tumulte intérieur qui la secouer. Avec sa permission, un simple signe de la main, elle s'approcha pour lui faire face. Il lui apparaissait bien plus simplement que les précédentes fois ou ils avaient eu a se croiser, tout comme elle a bien y réfléchir.

-Bienvenue, Votre Grâce. J'espère que votre sommeil fut réparateur?

Elle accueillie la question d'un délicat sourire, une fois encore se refusant a trahir les quelques émois que le revoir après la veille, lui causer, bien qu'elle s'étonna de son accueil quelque peu détaché. " Votre grandeur est fort aimable de se soucier de ma santé. Je me sens parfaitement bien, j'eu simplement été affaiblie par quelques fatigues. Rien qu'une bonne nuit de sommeil n'ait pue régler. " Nuls mensonges la dedans se félicita t'elle. " Comment se porte votre grandeur ? Avez vous bien dormi ? " Après que j'ai due vous causer grandes frayeurs et que j'ai accessoirement sauvée votre vie. Mais ces mots la, elle ne les porta pas a haute voix, l’honnêteté et la franchise avaient leurs limites, surtout en pareille circonstance. Bientôt, il l'invita a se joindre a son repas. Elle n'était nullement en appétit, mais sa demande ressemblant plus a un ordre qu'a une requête, elle alla s'asseoir prés de lui, nullement désireuse de le contrarier plus qu'il ne semblait l’être. Elle tenta vainement de ne pas s'agacer de cela, mais c'était peine perdue. De quoi était il en colère par les dieux ? Elle lui avait sauvée la vie. Qu'il la craigne, qu'il la traite de monstre, qu'il l'enferme, qu'il lui fasse subir torture, passe encore mais pourquoi la protéger pour ensuite lui afficher ce masque de froideur. Attendait il d'elle qu'elle se soit présenter a lui sans ombres ni secret. " Votre grandeur, Sian Nyang, princesse de Soriyeo, fille de roi et d'une Gumiho." Si la situation n'était pas si grave, probable que l'image lui aurait apportée quelques sourires. Non, elle ne se sentait coupable de rien, lui même devait bien avoir quelques secrets. Puis contrairement a ce que laisser croire la nuit dernière, ils n'étaient rien l'un pour l'autre. Comment pourrait il avoir la prétention de croire qu'elle aurait due se dévoiler a lui ?  

Par votre apparence, vous me donnez la forte impression d'avoir été pressée à me voir?

Elle haussa un sourcil étonnée, essayait il dont de la vexer maintenant ?Humm c'était parfaitement imité et plutôt réussi du t'elle s'avouer. Certes sa tenue était simple et elle n'avait pour l'heure rien d'une vitrine de pierres précieuses, mais son Hanfu tout comme sa coiffure était des plus respectables. Se rappelant qu'après tout, tout cela était de sa faute. La situation précise venant de sa sensiblerie a avoir voulue le sauver au point de se dévoiler, elle se refusa a perdre son calme et lui répondit aimablement. " Au risque que sa grandeur n'en prenne ombrage, de par quelques mésaventures sur les routes arides, ma garde de robe se voit quelque peu amoindries. Hors il aurait été d'assez mauvais gout de porter des ornements fastidieux avec un vêtement si simple. " Point de mensonges une fois encore, simplement une demie vérité. Certes, elle avait été presser de le voir, mais sa tenue ne pouvait en rien en faire office de preuve et cela était tout aussi bien.

Il lui intima ensuite de se servir, ce dont elle n'avait guère envie, son estomac étant nouée par les possibles menaces pesant au dessus de sa tête. Mais ne devant rien en laisser paraître, elle s'exécuta, portant ensuite une tasse de thé a ses lèvres, sans se départir de son sourire aimable, bien qu'elle commença a se lasser de ses faux semblants. N'allait il dont vraiment rien lui dire sur la veille ? Fort bien cela été ennuyeux, mais elle allait dont devoir elle même en venir au faits. Accrochant son regard au sien de façon presque brutale, elle lâcha quelque peu moins aimable: " Votre soudaine froideur a mon égare est elle due au fait que vous vous sentiez redevable par le fait que j'ai sauvée votre vie ou aux moyens que j'ai du employer pour le faire ? " Directe, clair, sans faux semblant. Elle ne pouvait être plus honnête. Restait a obtenir une réaction de sa grandeur, qu'elle soit bonne ou mauvaise d'ailleurs, tout cela n'avait que trop duré. Si il comptait lui faire payé ce qu'elle était, qu'il le fasse. Si il voulait lui reprocher d'avoir tue sa nature alors qu'il le dise ouvertement mais s'en était assez de ces banalités et de ces silences pesants. Bien malgré elle, ses doigts agrippèrent son bracelet, comme elle le faisait toujours dés qu'une intense émotion l’habitait.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Mar 5 Aoû - 4:30


Son visage était ferme, si elle ressentait un quelconque trouble, elle s'efforçait visiblement à ne rien dévoiler. Pourtant, ils savaient tout les deux ce qui était arrivé la nuit dernière. Ses yeux sombres se fixaient aux siens avec toute la témérité dont une femme pouvait être capable. Il n'avait point sourcillé sous son attention et était resté de marbre. La princesse semblait déterminée à avoir une conversation avec lui et il n'était que juste de lui répondre puisqu'il avait accepté son audience.

« Votre grandeur est fort aimable de se soucier de ma santé. Je me sens parfaitement bien, j'eu simplement été affaiblie par quelques fatigues. Rien qu'une bonne nuit de sommeil n'ait pue régler. »

Ha! Quelques fatigues, oui. Elle se jouait de lui, la princesse savait fort qu'il était au courant de sa nature mythique et du pouvoir qui l'habitait. Sa méditation nocturne lui avait révéler bien des choses le concernant. L'inconfort qu'il avait ressentit dès le moment où ses yeux s'étaient posés sur elle pour la première fois était le résultat du mystère qui sommeillait en eux. Oui, ils n'étaient pas aussi différents.

«Comment se porte votre grandeur ? Avez vous bien dormi ?»

Il avait saisit sa tasse de thé pour prendre quelques chaudes gorgées. S'il avait bien dormi? Cela était une bonne question. Les circonstances de leur rencontre dans les jardins impériaux avaient de quoi le faire réfléchir toute une nuit, mais au bout de quelques heures pénibles, il avait finit par trouver le repos, seulement pour être à nouveau hanter par son étrange présence.

-Ni bien ni mal, un sommeil normal, rétorqua l'homme en savourant à nouveau quelques gorgées de thé fort bien méritées. Une nouvelle cicatrice pour ma collection, cependant, lançait-il finalement sous un ton plus enjoué en pensant à la ligne très pâle qui couvrait la chair de son épaule gauche.

D'après le moment d'hésitation qu'il avait aperçu dans son regard lorsqu'il l'invita à se joindre à lui pour son repas, il avait deviné que appétit n'était pas plus grand que le sien, mais il n'avait fait aucun commentaire. L'appétit viendrait, avec le temps. Il était difficile de ne pas succomber à la tentation des mets succulents provenant des cuisines impériales. Lorsqu'il commenta sur son apparence plutôt modeste, il vit immédiatement la vexation dans ses yeux. Ah, elle était donc plus susceptible qu'elle ne le paraissait? D'après ce qu'il avait aperçu la nuit dernière, il aurait cru que son apparence, malgré son titre de princesse, était le cadet de ses soucis.

«Au risque que sa grandeur n'en prenne ombrage, de par quelques mésaventures sur les routes arides, ma garde de robe se voit quelque peu amoindries. Hors il aurait été d'assez mauvais gout de porter des ornements fastidieux avec un vêtement si simple.»

Un rictus se forma à la commissure de ses lèvres. Il tourna ensuite son regard vers la jeune femme et admira la blancheur de sa peau et la lueur d'agacement dans ses yeux. Était-il donc le seul à se sentir très calme malgré les évènements de la veille? Ses yeux s'arrêtèrent sur les lèvres pâles de la diplomate dont il en contempla la texture et la forme élégante.

-La modestie est une beauté dont peu de gens portent attention, souffla-t-il doucement en reposant sa tasse sur la table basse. Il eut une pensée pour Zhuge Lin qui était le parfait exemple de la dame modeste malgré ses origines nobles.

Les lèvres finirent par trembler et se mouvoir. Son regard s'accrocha brusquement au sien et il l'affronta sans rechigner. Il n'avait pas eu peur d'elle sous sa forme mythique, il était encore moins effrayé par son apparence humaine.

«Votre soudaine froideur a mon égare est elle due au fait que vous vous sentiez redevable par le fait que j'ai sauvée votre vie ou aux moyens que j'ai du employer pour le faire ? »

Voilà, elle s'était jetée la première. Son expression demeura stoïque, puis il se détourna elle pour fixer la porte d'entrée sans vraiment la voir. Il prit délicatement sa tasse dans sa main, la soupesa, puis se délecta d'une nouvelle gorgée. Il ferma les yeux un instant pour la savourer, puis la délaissa sur la table basse d'un geste gracieux.

-Votre Grâce, ne connaissez-vous donc pas les dires affirmant qu'il faut toujours déjeuner avant de s'atteler aux choses importantes? commenta-t-il en saisissant quelques mets de ces plats pour les mettre dans son bol prévu à cet effet.

Du bout de ses baguettes, il harponna une boulette pâteuse qu'il trempa dans un fluide salé qui traînait juste à côté et le porta à ses lèvres. Ah, c'était du bœuf que l'on avait mis à l'intérieur, quel délice! Le même manège se produisit à trois reprises avant que finalement, il ne déposa ses baguettes, s'essuie la bouche avec un bout de tissu en coton placé juste à côté. Pour faire descendre le tout, il se servit plus de thé et prit une nouvelle gorgée. Après cela, il se décida finalement à parler.

-Ma froideur est une partie de moi-même, Votre Grâce, veuillez m'excuser si cela vous a offensé, dit-il finalement. Vous avez rendu un service à l'empire, la nuit dernière, ainsi qu'à moi-même par la même occasion. Je vous remercie humblement, Votre Grâce. Quant à vos moyens...

Les moyens employés l'avaient fasciné, émerveillé! Toutefois, était-il convenable de partager ce genre de détails avec elle? Quand elle s'était effondrée sous ses yeux, il s'était dépêché à la cueillir dans ses bras. Par mégarde, il l'avait serré contre son torse une femme aux manières franches, mais dont le cœur et les sentiments étaient bon. Le dragon se méfiait, certes, mais il n'avait à craindre de cette pâle créature. Par parce qu'elle était une princesse, pas parce qu'elle était une femme, mais car son âme était pure et d'une divine bonté.

Il fixa son regard sur elle et la contempla sans se retenir, la sondant, l'admirant. La sensation qu'il avait pris pour de l'inconfort précédemment n'était plus. Maintenant, l'empereur ressentait une tranquillité d'esprit incomparable.


-Tout individu sain d'esprit recherche la survie avant tout, remarqua l'empereur, son regard toujours posé sur elle aussi intensément. Les moyens importent peu.

Il ferma ses yeux, se remémorant la nuit précédente comme s'il y était toujours. Il vécu le moment à nouveau tel un spectateur diligent. Liu Ma se concentra sur l'apparition d'un renard qui s'était pris une flèche pour lui et l'avait soigné de ses blessures.

-La nuit dernière, j'ai aperçu un renard, commenta le dragon sous un ton calme et rêveur. C'était une formidable créature, la plus magnifique d'entre toutes. Ses yeux brillaient sous le clair de lune...

Il rouvrit subitement ses yeux et considéra longuement la princesse. Apercevant son mouvement sous la manche de sa tenue, il leva la main et fonça soudainement pour saisir son poignet porteur de ce fameux bracelet qu'il n'avait qu'entraperçu quelques heures auparavant. Le dragon fit glisser la renarde jusqu'à lui, ils étaient tout près et la sensation de bien être qu'il ressentait se fit plus forte. Sans pudeur, il attira la main de la jeune femme jusqu'à lui, dévêtit un peu son poignet et y découvrit le fameux colifichet. Un fin cordon noir orné de petites pierres bleutée plutôt sombres qui avaient peu de valeur aux yeux d'un joaillier ou d'un fin connaisseur. La valeur de l'objet, cependant, devait plutôt être sentimentale pour la jeune femme. Il osa y toucher avec le bout de son doigt.

-Votre secret sera le mien, princesse Sian Nyang du royaume de Soriyeo, admit-il en admirant le colifichet, caressant les pierres d'un bleu profond avec son pouce.

Ses yeux devinrent mélancolique. Pendant un instant, il désira aussi dévoiler son étrange nature à la princesse, mais la crainte d'imposer un pouvoir qu'il ne contrôlait pas sur elle était trop forte et il ne pouvait supporter de lui faire vivre quelque chose d'aussi horrible.

-Je vous envie, princesse, car vous savez ce que vous êtes...qui vous êtes, lui fit-il remarquer mystérieusement sans s'expliquer.

Des pas précipités se firent entendre à l'entrée. Il entendit des voix fortes et il reconnut aussitôt la voix autoritaire de l'impératrice qui ne laissa pas le temps à Chen Po d'annoncer sa venue. Elle rentra donc brusquement sous les yeux ahuris de l'eunuque en chef qui observa la scène entre ses doigts tremblants.

-Votre Majest...! s'exclama l'impératrice avant de se figer abruptement, les yeux grands ouverts sous le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Son cœur manqua un battement et elle hoqueta de surprise.

Au centre de la pièce, à l'endroit où déjeunait habituellement l'empereur se trouvait son époux trop près de la princesse royale. Leurs corps se touchaient à peine, mais ils étaient tout de même très près. Toutefois, ce qui la choqua le plus fut la façon dont le poignet de la princesse était dévoilé à Sa Majesté et la façon dont l'empereur la touchait. Quelle intimité! Elle déglutit péniblement avant de s'approcher dignement. Même si le moment semblait avoir durer une éternité, l'empereur lâcha immédiatement le poignet de la princesse lorsqu'ils furent surpris par le phénix qui conservait son calme le mieux qu'elle le pouvait.

Liu Ma s'éloigna un peu de la princesse et afficha un air tout aussi digne et détaché que l'impératrice. Il fronça des sourcils à sa vue.


-Que me vaut cette visite matinale, Votre Altesse? demanda-t-il à l'impératrice confuse. Ne vous a-t-on pas dit que je recevais déjà une audience?

Son ton était calme, mais sentencieux. L'impératrice ne s'était pas comportée de façon honorable et vertueuse et s'était permise d'entrer dans la résidence de l'empereur sans prévenir ou se faire annoncer à l'avance. En d'autre circonstances, cela l'aurait peut-être peu déranger, mais la présence de Sian Nyang changeait tout cela.

-Pardonnez moi Votre Majesté, implora finalement la dame qui inclina doucement la tête pour saluer normalement la princesse de Soriyeo. Je ne vous aurais pas cru debout aussi tôt, Votre Grâce?

Elle força un sourire humble.

-J'ai entendu parler d'une attaque la nuit dernière dans les jardins impériaux, comment allez-vous, Votre Majesté?

Liu Ma inspira et expira doucement. Il n'était pas d'humeur à discuter avec l'impératrice de ce genre de chose. Il était celui qui avait ordonné à ses serviteurs de ne pas informer son épouse des évènements avant son levé le lendemain matin.

-Oui, mais comme vous pouvez le constater, Impératrice, nous allons fort bien, déclara l'empereur un peu sèchement. La princesse Sian Nyang m'est rapidement venue en aide.

Il n'ajouta aucun détail supplémentaire, car cela suffisait amplement. Il s'agirait des informations officielles qui seraient partagés avec la cour et s'il devait y avoir des commérages, alors que les gens jasent! La princesse lui était venue en aide, cela n'était que la pure vérité et accusé de trahison soit celui qui osait dire le contraire!

L'impératrice baissa doucement la tête, une expression un peu triste trônait sur son visage poudré.


-Je vois, pardonnez mon intrusion alors, Votre Majesté, Votre Grâce.
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Mar 5 Aoû - 10:40


Il se jouait d'elle, purement et simplement pensa t'elle alors qu'il se servait quelques nourritures plutôt que lui donner réponse. Le moins qu'il faille dire, c'est que sa transformation ne semblait pas l'avoir choqué outre mesure. Un bien, un mal, difficile a dire de par son peu d'éloquence sur le sujet. Au moins avait il lâché quelques mots sur une cicatrice, son sang avait semble t'il quelques lacunes sur autrui, a moins que trop épuisée qu'elle l'avait été, il eut été moins efficace. Si sa curiosité l’aurait bien volontiers pousser a demander a voir la dite cicatrice, pudeur et bienséance l’empêchèrent néanmoins de porter ses mots a haute voix. Et heureusement, voila qu'elle se trouvait déjà gênée d'avoir quelques pensées de sa grandeur torse nu, qu'adviendrait il si il accédait a sa demande .. Se secouant mentalement, elle repoussa quelques images malvenues avant de ne céder a quelques rougeurs coupables.

-Ma froideur est une partie de moi-même, Votre Grâce, veuillez m'excuser si cela vous a offensé. Vous avez rendu un service à l'empire, la nuit dernière, ainsi qu'à moi-même par la même occasion. Je vous remercie humblement, Votre Grâce. Quant à vos moyens...

Un léger soupir de soulagement lui échappa tandis qu'elle le fixait. Ses premiers mots étaient encourageant, si bien qu'une partie du poids que son cœur portait depuis la veille se dissipa. Que votre grandeur me pardonne, mais pour ma part je ne vous avais pas trouvée froid jusqu'alors. Nulles offenses ne m'a été faite. Je vous pris d'excuser mon tempérament parfois quelque peu tempétueux, il est juste que votre silence avait quelques raisons de me rendre anxieuse. Elle chercha son regard, s'y accrocha alors qu'un délicat sourire venait fleurir sur ses lèvres. Quand au moyen, croyez bien que si j'avais eu tout autre choix, je ne vous aurais pas imposer le spectacle de cette partie de moi même. Alors qu'elle allait détournée ses yeux, sous le coup de quelques hontes mal dissimulables, a son grand étonnement, le regard qu'il avait sur elle en l'instant se fit admiratif et .. Insistant. Elle remua légèrement quelque peu mal a l'aise sans pour autant parvenir a rompre le lien entre eux. La sensation qui les lier depuis les prémices de leur rencontre roulait doucement sur sa peau, dans ses veines. Glissant dans tout son être, chaude, apaisante, elle n'avait plus rien de la sensation glaciale et dérangeante des débuts. Elle devenait une habitude .. Une habitude dérangeante .. Dérangeante et enivrante, fallait il avoué.

-Tout individu sain d'esprit recherche la survie avant tout. Les moyens importent peu.

Elle hocha doucement la tête, presque distraitement, perturber par le regard insistant qui ne la quittait pas et par les sensations qu'il faisait naître en elle. Il semblait sondé son être pour en comprendre tout les mystères, faisant tomber une a une les barrière qu'elle avait érigée. Se faisant avec une aisance déconcertante, qui la laissait a fleur de peau.

-La nuit dernière, j'ai aperçu un renard. C'était une formidable créature, la plus magnifique d'entre toutes. Ses yeux brillaient sous le clair de lune...

Elle frissonna sous la caresse de ses mots. Elle avait pensée que l'avoir vue dans sa nature de Gumiho l'aurait effrayé ou tout du moins dégoutté, elle ne lui en aurait pas tenu rigueur. N'était elle pas un monstre aux yeux du monde ?  Toujours est il qu'elle ne s'était pas attendu a recevoir ses compliments, elle ne l'aurait jamais même espérée, puis il y'avait ce regard émerveiller qu'il posait sur elle comme si ce qu'il avait vue de son être était de toute beauté ...  De quoi totalement la déstabiliser si bien que tout courage ou témérité semblèrent pour l'heure l'avoir quitter. A tel point, que quand il s'approcha subitement d'elle, elle n’esquissa aucun mouvement de recul. Quand d'un geste  agile, il la fit glisser vers lui pour se saisir de son poignet, elle n'était plus que poupée de chiffon entre ses doigts. Sa raison avait beau lui dire de s'éloigner au plus vite, son corps lui chantait une autre musique. Elle n'était plus que l'instrument des étranges sensations qui l'habitaient. Des sensations dont il était le coupable. Le contact de la main de l'empereur sur sa peau était chaud, faisant battre son pouls plus que de raisons. Ce qui devint pire quand il souleva délicatement la manche de son Hanfu dévoilant ainsi son bracelet ou ses doigts allèrent bientôt s'égarés, la mettant par la même au supplice. Avait il seulement conscience de la dérangeante intimité qu'il venait de faire naître entre eux ?

-Votre secret sera le mien, princesse Sian Nyang du royaume de Soriyeo

Paroles sommes toutes banales et pourtant enchanteresses. Cette façon qu'il avait de prononcer son nom alors que sa main retenait toujours son poignet ... " S'en était trop, il fallait que ça cesse avant qu'ils ne s'égarent d’avantage." Le regard trouble mais néanmoins toujours accroché au sien, elle s’efforça de se soustraire a l'emprise qu'il semblait exercé sur elle pour lui parler d'une voix la plus claire possible. " Votre grandeur devrait prendre garde a ne pas jouer avec le feu ... " La voix était caressante, bien plus qu'elle ne l'aurait voulue. Légèrement rauque aussi, constata t'elle. Quelque peu confuse de l’ambiguïté de ses mots, elle s'empressa d'ajouter comme pour évitée toute malencontreuse mauvaise interprétation. " Ce bracelet me sera peut être un jour, une babiole, un souvenir, une sensiblerie mais il est aujourd'hui trésor inestimable. Il est le seul rempart existant entre ce que vous voyez de moi en l'instant et la facette que vous avez découvert hier ... "

-Je vous envie, princesse, car vous savez ce que vous êtes...qui vous êtes

Elle lui trouva soudain le regard mélancolique, si bien que malgré elle, sa seconde main, celle libre de tout mouvement vint se poser en une subtile caresse sur la main de l'empereur, qui la retenait prisonnière. Le geste bien que non prémédité et probablement bien inconscient de sa part, était d'une tendresse infinie. L'air sembla se raréfié tandis que quelques sensations venaient la faire frisonner, pourtant elle n'avait pas froid, bien au contraire. Qu'elle folie commettait elle la, qu'elle magie était a l'oeuvre ? " Je crains qu'il n'y' ai rien a m'envier votre grâce, il y'a encore quelques cycles de cela, j'étais parfaitement ignorante de ma nature et tout ce qu'il me reste pour en comprendre la signification et les implications qui en découlent réside en une lettre de ma mère .. La dernière qu'elle m'est écrite. " Le regard se fit triste, sa main s'accrochant légèrement a celle de l'empereur dans la recherche de quelques réconforts, geste naturel dont elle ne prit guère conscience. Autour d'eux, le temps semblait avoir suspendu sa course, accrochés l'un a l'autre en une "étreinte" anodine, le regard qui les lier lui n'avait rien de la neutralité innocente qui les unissait par les gestes. Les regards étaient brûlants, se cherchant encore et encore. " Votre grandeur ... " murmura t'elle dans un soupire alors que subitement la porte venait a s'ouvrir.

-Votre Majest...!

L'impératrice. La réalité reprenant subitement ses droits de par la simple apparition de cette dernière, Sian Nyang s'éloigna de l'empereur en même temps que ce dernier lui lâchait le poignet, un froid intense s'emparant immédiatement d'elle. Elle se redressa avec grâce et élégance, maudissant ses quelques troubles passés et le comportement indigne qui en avait suivit, si bien qu'elle s'en trouva mortifiée, bien qu'elle s'essaya a ne rien en laisser paraître. Se contentant d’observer l'échange du couple impérial pendant qu'elle peinait a reprendre toute maîtrise sur ses sentiments. Par les dieux que venait il de se passer. Elle pria pour ne point se faire rougissante alors qu'elle repensait a la scène dans laquelle venait de les surprendre l'impératrice. Rien de bien intime .. essayait t'elle de se convaincre. Alors pourquoi se sentait t'elle si coupable ? Pourquoi son cœur tambourinait si fort dans sa poitrine ? Pourquoi son corps regrettait la douce chaleur que lui apportait la proximité de l'empereur. Se maudissant intérieurement encore et encore, elle se fit l’effet d'une gamine ayant encore quelques illusions sur l'amour. Certes jamais aucun homme ne s'était permit pareille proximité, mais de la a ce qu'elle en perde tout ses moyens .. Tout ça était la faute du curieux lien qui les unissait, du moins valait t'il mieux s'en convaincre. C'était la une vérité probablement moins dérangeante que se pourrait être la réalité.

Quand elle reprit suffisamment contenance pour s’intéresser a ce qui se passait sous ses yeux, elle se rendit subitement compte que sa majesté impériale avait prit congé, l'avait elle seulement salué ? Faisant quelques pas, bien entendue pas dans le but de s'éloigner de sa grandeur, bien sur que non, pure coïncidence qu'elle en soit désormais a bonne distance, elle accrocha a nouveau son regard au sien. Par chance bien que le trouble palpable qui les agitaient a chaque fois que leurs regards se croisaient soit toujours la, cette distance respectable entre eux suffisait a ce qu'elle reprenne pleine mesure sur ses sentiments. " Il semble que l'impératrice ne me porte pas vraiment en son cœur .. " lâcha t'elle distraitement. " Peut être devrais songé a écourter ma visite. " Bien sur ces quelques paroles n'avaient rien avoir avec la scène s'étant déroulée plus tôt et les quelques sensations qu'elle avait ressentie "entre ses bras", elle ne le fuyait pas, elle ne se fuyait pas elle même, du moins mettait elle tout son énergie a tenter de s'en convaincre. " Je ne voudrais pas être la source d'une quelconque gêne pour vous. " A mesure qu'elle parlait, la réalité la frappait de plein fouet, comment avait elle pue se laisser allée a tant de légèretés, elle qui d'ordinaire mettait bonne distance avec ce genre de comportement ?

Comment avaient ils pus êtres surpris en position si inconvenante et par l'impératrice qui plus est .. Sa femme .. L'une de ses femmes, a dire vrai et pour ne rien arranger a ses préoccupations. Elle secoua doucement la tête pour elle même. " Nous devrions nous dire adieu avant que les choses ne se compliquent ... "  Si tenter qu'il ne soit pas déjà trop tard pour cela. Soudain gênée de par ses propres paroles, si ce n'est de par ses propres pensées, elle prit sur elle de détourner la conversation mais cela était peine perdue, l'esprit était retord, ses mots en étaient l'instrument docile. " Le regard de l'impératrice était triste votre grandeur .. Je crains d’être la cause de cette tristesse. J'ai fais preuve de bien trop de légèretés. Qu'a t'elle du ressentir ... " Son regard se perdant dans le vide, elle poursuivit bien malgré elle, trop désireuse de ne plus penser a ces quelque instants partagés entre eux, sans se rendre compte que ses mots ne faisaient que pousser plus loin leurs intimités. " Votre grandeur peut il imaginé ce que l'on ressent a devoir partager l’être aimé ? " Elle secoua a nouveau la tête, l'air soudain terriblement lasse, comme si d'un grand coup la réalité venait de se heurter a quelques illusions. " Non, votre grandeur n'en a pas idée .. Ce sentiment doit vous être étranger. Votre grandeur n'a point de jalousie a avoir, votre grandeur ne partage rien, c'est lui que l'on se partage. " Ses yeux se reportèrent enfin dans les siens, tout aussi sérieux que mélancolique. De par ses quelques mots, elle prenait la douloureuse conscience qu'il serait folie de s'attacher a lui et ce qu'importe le curieux lien qui les unissait, se plaisant a les pousser l'un vers l'autre. Il était l'empereur de Miyong, selon ses coutumes, ses mœurs, son mode de vie, plusieurs femmes étaient siennes, lui n'appartenait a aucune. Elle était de Soriyeo, ses modèles étaient l'amour et la fidélité. Rien qu'a l'idée de partager l’être aimé, son être se tordait de sensations déplaisantes .. Ils n'appartenaient pas au même monde, les quelques égarement passés ne devraient jamais se reproduire, dusse t'elle interrompre prématurément son voyage pour s'en préserver. Bien que pour l'heure cette pensée lui soit intolérable. Comment en était elle arrivait la ? Non contente d'avoir tout risquer pour sauver sa vie, voila que son cœur semblait prêt a s'égarer en quelques sentiments inavouables. Elle ne pouvait se le permettre. 

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Mar 5 Aoû - 19:43


L'empereur haussa un sourcil lorsque la princesse mentionna sa mère. D'après ses paroles, il devina que sa mère était décédé et il lui décocha une expression sincère. Liu Ma avait perdu sa mère, lui aussi, mais le plus dur était de ne pas savoir si elle était toujours vivante, quelque part dans le monde. Si elle était vivante, vivait-elle une vie confortable? Mangeait-il à sa faim? Les gens la traitaient-il correctement? Si elle n'avait pas été aimé de son père et apprécié par la cour impériale, elle restait la mère du présent empereur, c'est-à-dire lui. Il avait frissonné en sentant la main de la princesse sur la sienne, un contact purement innocent, mais qui faisait naître en lui un étrange besoin de la presser contre lui. Par pudeur, il s'en retint et cela avait été une excellente idée avec l'impératrice qui débarqua furieusement sans prévenir son arrivée à l'avance.

Ils s'étaient éloignés l'un de l'autre en même temps et rapidement, mais l'impératrice avait déjà tout vu. Liu Ma n'apprécia pas les regards discrets, mais accusateurs de son épouse. Il était l'empereur, il était en droit de faire ce qu'il voulait et de prendre son petit-déjeuner avec qui il le désirait. Les deux individus avaient simplement partagé une conversation anodine et bien que certains gestes furent peut-être déplacés, il n'avait pas l'impression d'avoir causé du tort à autrui. C'est donc avec une expression sentencieuse qu'il avait accueillit l'impératrice qui de toute évidence ne savait plus où se mettre à la suite de sa vilaine intrusion.


«Il semble que l'impératrice ne me porte pas vraiment en son cœur » lâcha subitement la princesse de façon distraite », peut être devrais-je songer à écourter ma visite.

Sun Liu Ma haussa aussitôt un sourcil. Non, il ne désirait pas qu'elle le quitte aussi tôt alors qu'il venait tout juste d'apprendre sa véritable nature. Il voulait qu'elle reste auprès de lui et discuter avec cette femme franche aux manières qui lui paraissaient encore parfois comme étrangères. Depuis tant d'années, elle semblait être la seule à pouvoir lui venir en aie au sujet de sa propre nature, le pouvoir qui l'habitait et qu'il pouvait à peine contrôler.

«Je ne voudrais pas être la source d'une quelconque gêne pour vous.»

Il ferma les yeux un instant, puis les rouvrit. Non, cette jeune femme n'était pas une gêne. L'impératrice s'en remettrait, elle le devait pour la cour impériale, le harem et sa propre sécurité. Au cours des derniers mois, elle s'était permise quelques crises qu'il avait ignoré le plus possible.

-Vous n'êtes source d'aucune gêne, Votre Grâce, lui répondit-il avec un sourire sincère. Ne craignez rien au sujet de l'impératrice, princesse, il n'est pas dans ses habitudes de déranger ainsi.

La jeune femme semblait troublée et il ne comprenait pas pourquoi. Oui, il s'était permis quelques écarts envers elle, mais ces gestes avaient été emplit d'une innocence purement amicale. Elle déclara ensuite qu'il valait mieux pour eux de se faire leur adieux avant que les choses ne se compliquent. De quoi cette femme avait-elle peur? Qu'est-ce qu'elle craignait? Les rumeurs et les bavardages indignes de la cour et du personnel? Oui, il était bien au courant des rumeurs qui s'étaient mises à circuler depuis l'attaque, Chen Po était aussi très doué pour mettre au silence quiconque osait parler en mal de l'empereur ou de son invité.

«Le regard de l'impératrice était triste votre grandeur .. Je crains d’être la cause de cette tristesse. J'ai fais preuve de bien trop de légèretés. Qu'a t'elle du ressentir ...»

Il haussa un sourcil sous cette déclaration. La tristesse de l'impératrice n'était pas chose nouvelle. Sa mélancolie lancinante était apparue au moment de la perte de leur fils. Si lui avait survécu plus ou moins à son deuil, l'impératrice, quant à elle, ne s'en remettait pas. Il soupira, pensant que ce genre de perte était toujours plus difficile pour la mère.

«Votre grandeur peut il imaginé ce que l'on ressent a devoir partager l’être aimé ?»

Le dragon jeta soudainement son regard sur la princesse de Soriyeo. Si elle avait tenté de capter son attention, elle avait très bien réussi. Non, il ne savait pas tout à fait comment devait se sentir une personne lorsque celle-ci devait partager un être aimé. Toutefois, il avait tout fait pour ne pas créer des jalousies et de l'amertume inutile dans le harem. S'il avait pu décidé autrement, il n'aurait conservé qu'une impératrice, mais les règles et la cour impériale dictait autre chose. De plus, il devait agrandir la famille impériale, il s'agissait de l'un de ses devoirs en tant qu'empereur. Cependant, les dieux s'acharnèrent à lui arracher ses enfants.

«Non, votre grandeur n'en a pas idée .. Ce sentiment doit vous être étranger. Votre grandeur n'a point de jalousie a avoir, votre grandeur ne partage rien, c'est lui que l'on se partage.»

Sa main s'abattit froidement sur la table, faisant trembler furieusement la vaisselle de porcelaine. L'ambiance se fit plus brûlante, il semblait que la température de la pièce avait cruellement augmentée, mais il ne la ressentait pas.

-Vous allez trop loin, princesse, affirma l'empereur sous un ton froid et sentencieux, le regard qui fixait le vide. Une femme jalouse, si elle est vertueuse, ne se laissera pas pervertir par ce futile sentiment. Vous avez vos coutumes et nous avons les nôtre ici et il vaudrait mieux pour vous de les accepter tant que vous êtes sous mon toit, mais cela vous semblez l'avoir parfaitement compris.

L'atmosphère s'était fait plus lourd et il se sentait énervé par les paroles insensées de la diplomate royale. Il se saisit de sa tasse afin de prendre une gorgée, il était froid. Il déposa bruyamment la tasse sur la table, manquant presque de la brisée sous sa poigne solide. Il allait congédier la princesse lorsque Chen Po se fit entendre.

-Tout va bien, Votre Majesté? s'enquit l'eunuque derrière la porte d'une voix plutôt inquiète.

L'empereur soupira.

-Tout va très bien Chen Po, envois quérir Zhuge Lin Pin pour moi, il se tourna ensuite vers la princesse royale, lui décochant une expression aussi lasse que la sienne avec un brin de regret dans ses yeux glacés, vous pouvez partir maintenant, Votre Grâce, je crains que notre entretien ne soit terminé.
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Mar 5 Aoû - 20:27


Il lui avait dit qu'elle n'était cause d'aucune gêne, que l'impératrice s'en remettrait. Des paroles visant a l'apaiser et qui eurent effet contraire. Ne se souciait dont il pas de ce que pouvez ressentir son impératrice ? Cela eu l'art de la mettre mal a l'aise. Elle avait du mal a percevoir de lui sa nature profonde, tant ses humeurs étaient changeantes. Tantôt il soufflait le chaud, tantôt il soufflait le froid. Intéressée puis distant. Le pouvoir impérial avait il quelques effets néfastes sur sa personnalité ou était il ainsi depuis toujours ? Elle se plu a l'imaginer autrement qu'en empereur, l'espace d'une bref seconde tout du moins. Elle ne se permit guère plus, a quoi bon, tout ça n'était que chimère. Ils étaient ce qu'ils étaient et rien ne saurait changer cela.

Elle sursauta légèrement quand il abattit sa main de façon brutale sur la table, quelque peu surprise d’être ainsi arrachée a ses pensées, elle n'en baissa pourtant point le regard. Le défiant presque. Il ne lui faisait pas peur et pour cause, il savait de quoi elle était capable. Bien sur, jamais elle ne ferait de mal a autrui de façon volontaire et gratuite, mais de par ce qu'elle était, il était incapable de lui imposer quelconque frayeur physique, du moins pas de ce genre la, son geste aussi brutal fut il.

-Vous allez trop loin, princesse. Une femme jalouse, si elle est vertueuse, ne se laissera pas pervertir par ce futile sentiment. Vous avez vos coutumes et nous avons les nôtre ici et il vaudrait mieux pour vous de les accepter tant que vous êtes sous mon toit, mais cela vous semblez l'avoir parfaitement compris.

Balivernes pensa t'elle et elle faillie bien le lui jeter au visage. Mais son eunuque en chef vint perturber ses plans. Ainsi dont c'était la l'excuse que se donner l'empereur pour avoir bonne conscience. Les femmes vertueuses n'étaient pas jalouses. Futile sentiment, perversion ? C'était leurs coutumes qui étaient perversion. Ses yeux étincelaient, son visage se faisait glaciale et plus l'ombre d'un sourire ne venait adoucir la ligne de ses lèvres. C'était lui qui était allé trop loin. 

Vous pouvez partir maintenant, Votre Grâce, je crains que notre entretien ne soit terminé.

Elle resta la a le fixer sans bouger pendant un bref instant, puis elle se rapprocha finalement de lui, agrippant son regard au sien jusqu’à ce qu'il daigne lui faire face. "En effet notre entretien est terminé, je dirais même que c'est bien plus que cela qui est terminé. Mais avant il serait bon que votre grandeur comprenne aussi certaines choses. Je ne suis pas une de vos concubines, je suis la princesse royale de Soriyeo et tout empereur que vous étés, je n'ai point d'ordre a recevoir de vous, pas plus que je ne suis tenue d’apparaître ou de disparaître a votre bon vouloir. " Elle eut la témérité de glisser un doigts sur son torse tandis que ses yeux le fixait toujours avec tout autant de colère que de déception. 

" N'en déplaise a votre grandeur avant de vous libérer de ma présence qui vous semble déplaisante, je vais me permettre de contredire vos quelques ignorances. Les femmes vertueuses ne sont pas jalouses ? " Un sourire désabusé et cruellement amusé se porta a ses lèvres pendant qu'elle poursuivait, se moquant bien que ses paroles lui plaisent ou non. " Si une femme vous aime sincèrement votre grandeur, bien sur qu'elle vous sera respectueuse, bien sur qu'elle ne fera pas étalage de ses sentiments. D'ailleurs aurait t'elle le choix ? Au vu de vos mots, grands dieux non, qu'elle générosité votre grandeur. " Elle s'écarte enfin de quelques pas, fixant le vague. "Mais sachez qu' au delà du devoir et du protocole, elle aura forcément une jalousie enfuit dans son cœur. " 

Son regard remonte insolemment vers le sien. "Si votre grandeur aimait l'une d'elle d'un amour profond, véritable, pourriez vous imaginé ce que ce serait qu'un autre homme embrasse les lèvres que vous chérissez. " Elle s'approcha a nouveau d'un pas. " Caresse la peau que vous adorez ? " Un pas de plus, lent, subtile. Une infime distance les sépare désormais. "Que ressentiriez vous alors ? L'endureriez vous sans aucune jalousie ? " Un pas de plus, si bien que leurs souffles se mêlent. A aucun moment, son regard ne dévie du sien.  "Ne vous tourmenteriez pas vous chaque nuit qu'elle passerait dans les bras d'un autre ? " Une main gracieuse, sans tremblements, directe et audacieuse se glisse a l'endroit ou bat son cœur. " Ne ressentiriez vous vraiment rien ici ? " Son regard s'adoucie un bref instant alors que la chaleur de leurs corps, si prés l'un de l'autre devient dérangeante. "Concubines, épouses, impératrice, elles sont votre de manière exclusive, votre esprit est tranquille de toutes les vicissitudes de la jalousie, mais pour elles qui ne peuvent prétendre a cela sur votre grandeur, parfois pensez vous a ce qu'elles en ressentent ?  "

Les paroles précédentes lui reviennent en mémoire tout comme le fait qu'il se soit donner le droit de la congédier sans manière et avec brutalité. Elle glisse littéralement sur le coté, leurs visages s’effleurant a peine alors qu'elle met un terme a la tension de ces quelques instants. La tête haute, le regard détaché, elle murmure. " J'oubliais c'est la sentiments futiles n'est ce pas ? Vous vous pensez vertueux de ne point les ressentir? Laissez moi vous dire que si vous ne les ressentez pas c'est que votre grandeur est froide comme la glace, pardonnez moi d'avoir eu la bêtise de croire que tout empereur que vous êtes, vous en restiez un homme. " Un pas, puis un autre, elle lui tourne le dos, elle se dirige vers la porte, se permettant de partir sans lui laisser quelques possibilités de réponses, sur le départ elle lâche quelques paroles chargés de bien plus de regrets que de colère, peut être peut il même percevoir quelques tristesses. " Si votre grandeur veut bien se donner la peine de faire préparer mon départ, je lui en serais gré .. N'ayez crainte, je veillerais a ce qu'il vous soit fait envoyé un diplomate plus .. docile .. a l'avenir. " Elle était maintenant devant les portes, la main délicatement posé sur le bois, ceci était un adieu, bien qu'elle l'eut préférait autrement.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sous le regard du dragon. ( PV)    Mer 6 Aoû - 0:12


Son corps se rapprocha du sien et l'empereur eut un moment de recul. Sa présence le força cependant à baisser les yeux vers elle. Il n'apprécia pas la façon dont elle le regardait aussi intensément. Ce genre de regard n'était pas celui d'une diplomate et cela le perturbait. Ne lui avait-on pas enseigné qu'il n'était pas bien vu de fixer un homme dans les yeux avec telle intensité et surtout lorsqu'il s'agissait de l'empereur lui-même.  Son expression était glaciale et elle semblait prête à se jeter à sa gorge.

«En effet notre entretien est terminé, je dirais même que c'est bien plus que cela qui est terminé. Mais avant il serait bon que votre grandeur comprenne aussi certaines choses. Je ne suis pas une de vos concubines, je suis la princesse royale de Soriyeo et tout empereur que vous étés, je n'ai point d'ordre a recevoir de vous, pas plus que je ne suis tenue d’apparaître ou de disparaître a votre bon vouloir.»

Quelle impertinente! Le dragon ne sourcilla pas sous la franchise de la princesse. Il ne comprenait son obsession à se mêler de ce qui ne la regardait pas et à vouloir imposer sa façon de penser avec une telle agressivité. La diplomate - si on pouvait appeler cela une diplomate - leva un doigt et osa le poser sur lui. Comment osait-elle toucher au corps de Sa Majesté! Il déglutit, il ne comprenait pas la manière dont elle se comportait.

- Vous oubliez un détail, Votre Grâce, vous êtes chez moi et il n'est que bienséance que de vous soumettre à l'autorité de votre hôte! rétorqua-t-il en la toisant. Depuis votre arrivée ici, je vous ai traité avec le respect qu'une femme de votre rang méritait et voilà la façon dont vous me remercier!

La princesse de Soriyeo lui fit ensuite davantage la leçon, ce qui le frustra davantage. Cette femme ne connaissait pas sa place et ne savait pas se taire. Il sentit la chaleur lui monter aux joues, mais il ne dévoila rien. Il ne servait à rien de se fâcher pour les propos impertinents d'une princesse qui se pensait au-dessus de son autorité impériale dans son propre palais.

«Si une femme vous aime sincèrement votre grandeur, bien sur qu'elle vous sera respectueuse, bien sur qu'elle ne fera pas étalage de ses sentiments. D'ailleurs aurait t'elle le choix ? Au vu de vos mots, grands dieux non, qu'elle générosité votre grandeur», le sermonna-t-elle en s'écartant finalement de lui pour ensuite ajouter impertinemment,  «Mais sachez qu'au delà du devoir et du protocole, elle aura forcément une jalousie enfouit dans son cœur.»

Elle ne s'arrêta pas là et comptait visiblement à poursuivre ses insultes en levant son visage insolent vers lui. La princesse s'approcha à nouveau de lui, il la laissa faire. Même si elle était présentement fort déplaisante, son insolence était aussi tout à fait fascinante. Est-ce que toute les femmes de Soriyeo parlaient ainsi? Les mots suivant, pourtant, lui firent plus mal qu'il ne l'aurait prévu.

«Concubines, épouses, impératrice, elles sont votre de manière exclusive, votre esprit est tranquille de toutes les vicissitudes de la jalousie, mais pour elles qui ne peuvent prétendre a cela sur votre grandeur, parfois pensez vous a ce qu'elles en ressentent ?»

Le dragon lui avait donc aussitôt saisit la main qu'elle avait posé délicatement sur sa poitrine, là ou battait frénétiquement son cœur meurtri. Il lui tordit le poignet de manière à ce qu'elle reste prisonnière de sa poigne ferme et chaude. Sa présence le dérangeait, il le savait très et ses mots le piquait au vif, mais il s'efforçait de se composer un visage de marbre. Cette insolente ne comprenait rien à son empire et à leur coutumes et se permettait de les juger sans même tenter de comprendre le pourquoi du comment.

Elle se leva ensuite, lui laissant pour seule compagnie les dernières effluves de son discret parfum. La diplomate s'arrêta devant la porte, lui lança quelques phrases bien choisies insinuant qu'il n'était pas un homme. Effectivement, peut-être n'était-il plus que l'ombre de ce qu'il avait déjà été autrefois. Ce fut la première fois depuis le début de son insolent discours qu'il baissa tristement les yeux. L'expression qu'affichait la princesse n'était pas plus enjoué que le sien et elle semblait même avoir la lueur de certains regrets dans ses yeux. Allaient-ils réellement se quitter sur une note aussi triste?


«Si votre grandeur veut bien se donner la peine de faire préparer mon départ, je lui en serais gré .. N'ayez crainte, je veillerais a ce qu'il vous soit fait envoyé un diplomate plus... docile... à l'avenir.»

Il redressa la tête pour ne voir que son dos. Sur une pensée impulsive, il se leva et brisa la distance qui le séparait de la princesse. Il lui saisit brusquement la main et la fit tourner vers lui pour qu'elle lui fasse face. Le dragon ne lâcha pourtant pas sa main, en fait il la caressait doucement de son pouce. Il posa ensuite sa main gauche sur le dos de sa main, l'emprisonnant tendrement. Liu Ma baissa docilement les yeux vers elle.

-Vous parlez comme si j'étais entouré que de femmes malheureuses, Votre Grâce, souffla-t-il d'une voix très calme. Je ne crois pas avoir à m'expliquer à vous sur ce sujet, ces femmes me servent, mais elles restent sous la juridiction de l'impératrice. Plutôt que de m'accuser et juger le fonctionnement de l'empire, avez-vous simplement pensé à discuter avec ses femmes qui vous peinent tant?

Il n'était peut-être pas amoureux d'aucune d'entre elle, mais il les traitait avec toute les attentions qu'elles méritaient lorsqu'il était en présence de l'une de ses femmes. Il faisait même un effort pour l'impératrice lorsque cela était humainement possible.

-Vous dites que je ne connais pas la jalousie, que je ne l'ai jamais connu? dit-il en levant les yeux vers le plafond, prenant une grande inspiration. Que ressens un fils indigne lorsque son père ne porte même pas son regard jusqu'à lui, mais cajole ses jeunes frères sous ses yeux mouillés. Que ressens un fils qui voit ses frères courir jusqu'à leurs mères, adorées par son père alors qu'on lui interdit de voir la sienne que tous fuient comme la peste.

Il baissa à nouveau son regard vers la princesse royale, ses yeux étaient vitreux et assombrit par une émotion à laquelle il ne s'était pas laissé aller depuis fort longtemps. Il cligna des paupières à quelques reprises, regardant pudiquement ailleurs.

-Mon manque de piété familial m'a éloigné de la voie de la vertu, aujourd'hui, les dieux s'acharnent à m'arracher mes enfants. Moi qui n'ai pas aimé mes parents, je ne mérite pas l'amour d'une progéniture.

Il y eu un long silence qui le rendit inconfortable. Confier ce genre de chose à une parfaite étrangère était nouveau pour lui et il espérait que la princesse garderait ces brefs confidences pour elle-même. Cela déplairait fortement à la cour impériale que l'empereur ce permette ce faible écart et pense toujours à sa mère qui n'a jamais su conserver les faveurs du précédent empereur.

-Votre Majesté, ici Zhuge Lin, pour vous servir, annonça la voix gracieuse d'une femme à quelques pas derrière la porte. Il reconnut aussitôt le ton doucereux de sa concubine impériale et s'éloigna aussitôt de la princesse.

Il se racla la gorge.

-Votre Grâce ferait l'honneur de mon empire si elle visitait notre belle cité avant son départ, déclara-t-il doucement avant de lui faire signe qu'elle pouvait quitter. Entre, Lin Pin.

La jeune femme vêtue cette fois-ci d'un joli et simple hanfu de couleur lilas entra lorsqu'on lui ouvrit les deux grandes portes. Surprise d'apercevoir la princesse royale, elle s'inclina aussitôt respectueusement devant elle. Lin inclina ensuite la tête vers l'empereur en lui adressant un charmant sourire. L'affection qu'elle portait pour cet homme se lisant dans ses yeux enjoués.

-Votre Grâce, Votre Majesté, les salua-t-elle poliment.
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