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 Qu'est-ce que le renard souffle au dragon ? (Correspondance PV.)

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Sian Nyang
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MessageSujet: Qu'est-ce que le renard souffle au dragon ? (Correspondance PV.)   Mar 1 Mai - 16:07



Année 2 du douzième cycle, Mi Masok.


Assise a sa table de travail, plume en mains et parchemin devant elle, la première princesse royale de Soriyeo, Sian Nyang, laissait courir les mots sous ses doigts. Un doux sourire flottant sur ses lèvres, elle se faisait joie d'écrire a son dragon. Voila déjà plus de deux cycles qu'ils s'étaient dit au-revoir et le manque de sa personne a ses cotés commençait a cruellement se faire sentir. Si elle était sans nul doute désireuse de partager quelques correspondances avec lui, il était surtout important qu'elle lui transmettre d'importantes informations, notamment la venue prochaine de son frère, le roi, en Miyong. Elle qui d'ordinaire savourait toujours chacune des lettres, qu'elle avait eut a lui écrire, était quelque peu craintive de la façon dont il pusse prendre la tournure de celle ci. Lui en voudrait-il d'avoir dévoiler leurs projets ? Comprendrait-il qu'elle n'avait guère eut le choix ? C'était a espérer, de la ou elle était elle ne pouvait guère rien faire de plus. Elle attendrait dont sa réponse l'esprit et le cœur emprunt d’inquiétudes.


A mon cher dragon,


A peine quelques cycles nous séparent désormais de la dernière étreinte qui fut notre et pourtant le manque de votre grandeur se fait cruel, enserrant mon cœur en un étau glacé. Les souvenirs se mêlent en mon esprit, me rappelant a quel point votre présence a mes cotés me rend la vie plus belle, plus tendre et plus désirable. Loin de vous, j'ai l'impression de dépérir, comme si mon etre incomplet n'avait de cesse que de chercher a retrouver ce qui lui manque, vous, la parfaite moitié que vous lui représenter. Pardonnez les divagations d'une femme en émoi et qui en oublie d'en venir a l'essentiel.

Malgré ce que vous pourriez avoir craint, si certaines nouvelles vous sont parvenues jusqu'en Miyong, que votre grandeur se tranquillise je m'en suis retournée saine et sauve sur mes terres. Si mon retour en Soriyeo ne sait pas fait sans encombres et au prix de quelques aventures dont je me serais aisément passée, l'important est que je pusse gagner le chevet de mon frère suffisamment tot pour lui éviter le pire. Il est désormais au mieux de sa forme, comme vous pourrez d'ailleurs vous meme le constater d'ici a quelques cycles. En effet si je prends plume ce jour, ce n'est pas seulement pour vous rassurer sur ma personne, sur la santé de mon roi ou pour vous livrer les quelques épanchements d'un cœur esseulé, mais aussi pour vous informer de la visite prochaine sur vos terres d'un illustre visiteur en la personne de mon aîné.  

Sa majesté m'a fait mander de vous prévenir quand a son imminente venue en vos contrées. A l'instant ou vous lirez ces mots, lui et sa délégation auront déjà pris la route des empires. Ici l'on prépare activement son départ prochain. Il devrait foulé votre belle cité d'ici a deux cycles après que mon dragon n'ait put lire mes mots. Je conçois votre étonnement face a l'annonce de cette visite. Ici aussi cela a créer un émoi palpable et pour cause, depuis sa prise de pouvoir jamais encore mon frère n'avait quitté Soriyeo. Il est estime qu'il est temps pour vous de vous rencontrer et de parler de l'avenir, sans qu'un ambassadeur n'ait a relayer vos mots. J'aurais aimée etre a ses cotés, mais ma présence est requise en mon royaume ou j'exercerais la régence en son absence.

Voila qui m'en amène a vous faire un aveux, dont je l'espère vous ne prendrait pas ombrages. Je crains que les quelques maux ayant habités mon frère ne l'aient affublés de quelques folies. Il a décidé de faire de moi son successeur sur le trône royal, un respect des vœux de notre père. Il juge nos frère trop jeunes et craint qu'en plus de ne pas etre prêt a régner, ils pussent en venir a se battre pour le pouvoir. J'ai eu beau m'essayer a le tranquilliser, lui assurant que le pire était derrière lui et que sa propre descendance pourrait un jour gagner le trône quand en viendrait le moment, son choix semble arrêter, comme si il craignait que sa mort ne survienne prématurément. De ce fait, et j'espère que vous me le pardonnerez, j'ai due l'informer des nos promesses échangées.

Au jour d'aujourd'hui, je ne peux prétendre savoir quels sont vos souhaits bien sur, ni meme si vous avez fait quelques avancées en ce domaine auprès des vôtres. Mais je me devais d'informer mon frère quand au fait que c'est une possible impératrice de Miyong qu'il voulait investir en tant que successeur officiel du trône de notre royaume. Comme votre grandeur peut s'en doute se l'imaginer, cette nouvelle lui a causer quelques fortes émotions. De par le fait que ma main ne lui eut pas d'abord été demander, mais également par ce que votre grandeur eut a la refuser par une fois déjà. Croyez bien que je n'ai pas voulue vous créer le moindre tort, mais en la situation qui était mienne je n'avais d'autres choix que lui confier les projets qui sont nôtres ... Du moins qui l'étaient lors de notre dernière entrevue. Laissez moi vous tranquilliser quand au fait que nul autre que lui n'en a été informer, je sais qu'il ne l'ébruitera pas. Hors si vous n'avez pas eut encore l'occasion d'en discuter avec vos gens ou que vous n'en ayez plus le désir, sachez que lui meme ne trahira pas ce secret qui est notre.

Si votre souhait est toujours de faire de moi votre impératrice, j'aimerais pouvoir vous assurer de ses consentements et bénédictions mais je crains de rien pouvoir faire de tel. Je vous pris de ne pas voir en mes mots quelconque offense, je n'accuse en rien votre grandeur de vouloir revenir sur sa parole, mais les circonstance de notre dernière rencontre font que votre illustre personne pouvait s’être laisser égarer de par son deuil récent et de par le réconfort que ma personne lui apporter alors. Sachez que je ne vous impose rien et que vous n'avez nulles obligations de vous sentir quelques devoirs envers moi. Quoi qu'il arrive a l'avenir, quelque fussent vos choix ou sentiments envers ma personne, je resterais toujours votre dévouée et fidèle amie. Acceptez aussi l'assurance que mes sentiments, eux, restent les mêmes, inchangés et éternels. Mon désir d’être votre n'ayant pas faiblit et mon cœur ne réclamant nul autre que vous.

Il va me falloir vous laisser, je sais fort bien que d'autres affaires réclament votre attention, y compris le venue prochaine de mon frère, je ne voudrais dont pas abusée de votre précieux temps. Permettez néanmoins que je conclus mes mots par une demande, qui pourrait vous paraître étrange mais, qui revêt d'une grande importance pour moi. Si le roi fait mention d'une servante que j'ai ramenée avec moi de Miyong, n'en soyez pas étonnée, je promets de tout vous expliquer dés que nos échanges ne seront plus dépendants d'une correspondance possiblement accessible a d'autres yeux que les nôtres. Que les dieux vous gardent mon dragon, puissent t'ils prendre grand soin de votre personne, vos gens et vos terres, en l'attente du moment ou nous pourrons nous retrouver. Je compterais les jours qui nous sépare de cet instant, bénie, avec l'empressement de vous retrouver et luttant contre le déchirement que me procure votre absence.

Avec toute mon affection, votre renarde, toujours.




Sian Nyang, après avoir relue avec soin ses mots; les emprisonna dans un rouleau. Une fois son sceau imposé, il prit chemin de l'empire de Miyong de par le premier bateau en partance vers l'empire. L'accompagnant, se trouver un coffre renfermant quelques présents pour les jeunes princesses impériales. Des poupées en délicates porcelaines, des livres d'histoires agrémentées d'esquisses colorées, quelques soieries et des douceurs de la cuisine traditionnelle du royaume de Soriyeo. Le tout parvenant a destination un peu moins de deux cycles plus tard, a la fin du mois de Masok.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le renard souffle au dragon ? (Correspondance PV.)   Lun 7 Mai - 3:20


Correspondance


♥️


L’empereur se prélassait paresseusement dans ses propres quartiers, en proie à une soudaine fatigue. Ils étaient plusieurs à lui reprocher l’ascension prochaine et soudaine, sans consultation, de Shu Taifei, une ancienne concubine de haut rang ayant servi son père par le passé. La dame, d’un certain âge, mais pas si vieille que cela, ne lui avait pas refuser son étonnante requête après l’avoir convaincu qu’il lui permettrait de voir son fils si elle remettait les pieds dans la cité interdite pour servir sa nation ainsi que son empereur. Le titre de Taihou était vacant depuis des lustres. En fait, cette position était libre depuis le massacre sanglant qu’il avait créé une fois arrivé sur le trône. Il se souvint de l’exécution hâtive de la mère de son frère à la suite du décès de celui-ci.

Il n’avait perdu aucune seconde pour prôner sa légitimité sur le trône et faire taire tous ceux qui osaient protester. Heureusement ou malheureusement, ils n’auraient pu protester bien longtemps considérant qu’il était le prochain sur la liste des héritiers du trône et que son frère n’avait aucun enfant à son nom.

Chen Po arriva hâtivement dans les appartements de l’empereur, un sourire excité pendant à ses lèvres. Il lui annonça l’arrivée tant attendue d’une missive venant de sa renarde lointaine. La paresse quitta aussitôt les membres du dragon qui se sentit soudainement ravivé d’énergie. Il reprocha silencieusement l’expression moqueuse de l’eunuque avant de se saisir de l’importante lettre.


À ma fidèle renarde,

C’est le souvenir de votre personne qui m’est devenu essentiel tel le soleil pour les fleurs et la lune pour le mélancolique poète. Votre image est une empreinte permanente dans mon esprit sauvage, votre sourire est d’une radiance qui panse les maux de mon âme et votre esprit manque au mien.

Je suis rassurée quant à vous savoir saine et sauve. Je ne pouvais me laisser aller à des inquiétudes fondées que sur de vulgaires rumeurs. Vos mots sont une bénédiction et reflète une vérité que je portais toujours dans mon cœur.  Ma mie, vous êtes porteuse d’une impressionnante nouvelle. Jamais je n’aurais cru en cette vie me retrouver face à face au roi de votre royaume à moins qu’une catastrophe n’atteigne mon empire ou vos terres voisines. En écrivant ces mots, je donne déjà des ordres au ministère des rituels afin de préparer l’arrivée de votre illustre roi. S’il est si enclin à venir visiter en personne plutôt que de laisser faire un ambassadeur, je ne peux assumer qu’il soit au mieux de sa forme.

Cette égoïste personne ose espérer que vous ne prendrez point trop de goût à cette régence soudaine de votre royaume. Ce dragon serait bien triste de vous voir désirer demeurer en ces contrées lointaines pour prendre ce qu’il vous revient de plein droit. Je suis attristé de lire les sombres pensées que porte votre roi envers ces propres frères. Hélas, les fratricides sont des évènements communs quand le trône est concerné. Tout les empires y ont goûtés, qu’ils soient écris dans notre histoire ou pas.

En ce qui concerne nos belles promesses, je ne peux mépriser votre choix. Je suis certains que les circonstances ne pouvaient permettre autrement bien que j’aurais préféré remplir les papiers officiels à une telle entente entre nos deux nations. En ce sens, je dois être honnête avec vous, ma renarde. Mes courtisans sont divisés quant à l’arrivée d’une impératrice provenant de Soriyeo sur le trône de phénix. En tant qu’homme éduqué et rationnel, je tente de comprendre et entendre tout les propos et les arguments des miens et je sais fort malheureusement que je ne peux devenir l’homme qui est allé contre tous pour l’amour d’une dame. Si je provoquais une telle action, cela ne jouerait point non plus en votre faveur, mais j’ai fait appel à l’aide d’une personne qui pourra faire fléchir élégamment mes courtisans. Je ne peux vous en dire plus, ma mie, de peur que des yeux malveillants ne se posent sur mes paroles pour vous, mais n’ayez crainte, j’ai plus de contrôle sur la situation que ce que pensions tout les deux lors de votre départ hâtif.

Ce dragon comprend les propos dévoués et craintifs que vous me partagez. Ma renarde, je ne suis point un homme frivole, je sais fort bien ce que pareille folie peut créer chez un monarque. Je vous assure de mon affection toute dévouée à votre personne. Je ne mentirai point sur le deuil qui pèse toujours dans mon esprit et qui pose sur mes épaules une cape bien froide. En mon cœur, je me suis tristement responsable du trépas de mon impératrice. Mon unique consolation est de la savoir loin de cet égoïste être que je suis et en la compagnie de notre fils qu’elle pourra enfin avoir dans ses bras.

Je note l’existence intéressante de cette servante dont vous me parlez et si des questions me sont posées, je serai l’acteur de vos sombres complots. J’espère cependant que vous pourrez m’expliquer cette étrange histoire lors de notre prochaine rencontre. Il me tarde de connaître l’histoire d’une servante qui vous pousse à inventer une telle histoire.

Ma mie, j’entends finalement les gouttelettes d’eau qui ruissèlent du haut des toits et des glaces qui s’y sont formés pendant l’hiver. Le printemps est à nos portes, ici en Miyong. Mon cœur se porte bien à l’idée que le soleil revienne frôler mes terres de ces chauds rayons. J’espère que vos pas vous mèneront à nouveau à moi, parmi les fleurs ou en plein cœur de l’été.



Que les dieux vous préserve, Votre dévoué dragon.


L’empereur laissa le temps à l’encre de sécher et admira les cadeaux envoyés par la princesse de Soriyeo. Il sourit en voyant les poupées, sachant qu’elles plairaient à ces délicates filles. Si sa renarde faisait déjà preuve d’autant de gentillesse envers ses enfants, il savait que son choix était bien porté.

Il agrippa un éventail qu’il tenait près de lui. En pensant à sa renarde, il y avait peint les images de deux canards mandarins*, un mâle et une femelle, se prélassant dans une étendue d’eau quelconque. Soudainement inspiré, il reprit possession de son pinceau et inscrit quelques vers pour la princesse qui lui avait ravit son cœur.

L’air hivernal est clair,
La lune hivernale est lumineuse
Les derniers flocons se rassemblent puis se dispersent
Le corbeau se perche, puis s’envole à nouveau
Nous pensons mutuellement à l’autre – Quant allons-vous nous revoir ?
En cette heure, en cette nuit, mes sentiments vous sont portés par la dernière brise d’hiver.*

Une fois l'encre séchée, il prépara un messager ainsi qu'un cheval rapide et robuste. Il envoya ainsi sa réponse à la princesse de Soriyeo ainsi que son éventail porteur de ces plus tendres sentiments.

Spoiler:
 




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