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 Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]

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Sun Xian
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MessageSujet: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Mar 21 Oct - 1:25


L'objet bien emballé attendait, à porté de main de sa destinataire. Si elle déballait ce précieux présent, elle découvrirait une jolie boîte noire laquée et peinte à la main. Les images colorées qui avaient été peintes représentaient de nombreux motifs floraux fait d'un coup de pinceau agile et précis. La boîte était elle-même un beau cadeau et une œuvre d'art. Si la chanceuse osait ouvrir celle-ci, elle découvrirait à l'intérieur une magnifique épingle à cheveux suivant la forme à la mode de Soriyeo, toutefois, les talents d'artisanat et la façon dont le précieux métal de base avait été travaillé ressemblait plutôt au travail des meilleurs artisans de l'empire de Miyong, plus précisément sa capitale. La base de l'ornement était fait d'argent de bonne qualité et sertie d'aigues-marines d'un bleu pâle et pur. Le bout sur lequel était posé la décoration majeure représentait un grand papillon bleu, les ailes bleues étant en fait plusieurs petites aigues-marines rapprochées. De ce joli bout pendait trois colonnes de six petites perles chacune. Une autre épingle, plus petite, reposait sous la première. Elle était un peu plus simple, celle-ci n'étant pas la décoration majeure. Le bout était orné d'un petit papillon, rouge, cette fois-ci et il s'agissait de l'unique excentricité de ce deuxième bijou. Au centre de la boîte, séparant les deux ornements se trouvait un petit rouleau impérial, le papier reposant sur de la soie bleue. Si elle se saisissait de la première lettre de la correspondance promise entre le dragon et la renarde céleste, celle-ci pouvait voir des boucles d'oreilles assorties sous le parchemin.

Digne renarde céleste,

Au nom de la mémoire que j'ai de vu, j'ai jugé honorable de ne pas oublier notre promesse de correspondance. Je tiens à m'excuser pour les mésaventures que vous avez désagréablement vécues dans mon pays. Sachez que le coupable de la majorité de vos malheurs sera exécuté en temps et lieux. Mes propos sont plutôt secs, veuillez m'en pardonner, toutefois notre ennemi commun nous a honoré de sa vil traîtrise et en tant que fils du ciel, je ne peux permettre son existence plus longtemps sur les terres de mes ancêtres et les miennes. Si son décès devient mon péché, alors je prierai les dieux pour leur miséricorde.

Je n'étais pas supposé assister à votre départ, mais malgré l'interdiction silencieuse, je ne pu m'empêcher d'observer votre éloignement, dissimulé dans une distance trop grande pour que vous puissiez me voir. Je suis attristé de vous voir me quitter, renarde céleste, car j'ai osé vous considérer comme une proche amie. Que les dieux me pardonne, mais malgré mes vœux de modestie, je n'ai pu m'empêcher de vous offrir ces luxueux présents bien que vous n'aillez besoin de nul artifice pour faire scintiller votre remarquable beauté. Prenez ces présents comme un témoignage de mon affection pour vous et un cadeau d'adieux. Ne craignez pas une déception de ma part si vous n'osez pas les porter. Si vous souhaitez me les rendre ou vous en débarrasser d'une quelconque façon, je ne vous en tiendrez pas rigueur, car vous êtes libre de vos choix, peu importe ce que les autre peuvent penser de votre libre personne.

Certains évènements vous serons peut-être difficiles dans les temps à venir, mais le bonheur est à porté de main, il n'est qu'à vous de le saisir et profiter de celui-ci lorsqu'il se présentera. Je vous inclurai dans mes pensées et dans mes humbles prières.

Bien que l'idée m'embarrasse, j'ose coucher sur ce papier, une requête de ma part que vous pouvez bien me refuser, car peut-être la vérité ou l'un de mes souhaits les plus cher ne se réalisera jamais pour moi. Vous découvrirez un espace n'ayant pas été fermé correctement entre la soie et le papier. Dans cet espace vulgaire, vous trouverez un petit portrait aux traits fortement nébuleux, mes talents d'artiste étant modestes et ma mémoire imprécise, pardonnez moi cette laideur que j'ose apporté sous vos yeux. Sur ce portrait repose l'image d'une femme qui m'est très importante. Ce visage est celui-ci de ma mère. Une femme ayant disparu au cours de ma jeunesse et pour laquelle je possède très peu de souvenirs. Pour faire une histoire courte, celle-ci a été exilé du palais lorsque j'étais jeune, envoyée de force à un temple pour vivre le restant de ses jours. Lorsque je suis revenu à la capitale, de nombreuses années plus tard, j'ai tenté de la retrouver au temple où elle avait supposément été envoyé, elle n'y était plus et les moines habitant l'endroit ne possédaient que très peu d'informations concernant une concubine déchue. J'ai cherché mon empire de fond en comble pour la retrouver, mais celle-ci est encore impossible à trouver. Je ne sais même pas si ma mère est morte aujourd'hui, peut-être est-elle enterrée quelque part, peut-être séjourne-t-elle chez un ami, peut-être s'est-elle mariée ou peut-être repose-t-elle au fond d'une rivière? Malgré ses sombres pensées, je me souviens fort bien que ma mère était curieuse au sujet des autres empires et le royaume de Soriyeo, peut-être a-t-elle trouvé refuge dans un autre pays? Ma mère, de mes souvenirs, était une femme pieuse et vivre dans un temple pour prier le reste de sa vie ne l'aurait pas dérangé, c'est pour cette raison que je la crois survivre au sein d'un temple, dissimulée du monde, quelque part. Si jamais vous passez par un temple et croiser ce visage mal interprété sur papier, je vous en pris, dites lui que son fils désire lui rendre les hommages filiaux qu'elle mérite.

Ma céleste renarde, je vous en pris, prenez soin de vous et de votre peuple. L'avenir est incertain, mais les dieux sont bons pour ceux qui le mérite, même si leurs actions peuvent vous paraître cruelles et insensées.

Votre humble serviteur, votre dragon.


Le message ne comportait aucun sceau, aucun nom concret, mais il ne pouvait y avoir de doute de la part de la destinataire sur l'identité de son correspondant.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Mar 21 Oct - 9:11


Année 1 du douzième cycle, Fin Aeing.

La journée avait été terriblement longue entre son retour a la capitale et par la même au palais, sa confrontation avec le roi, puis avec le conseil. Promouvoir le capitaine Choi Young au grade de commandant, rencontrée les "lunes Rouges" gradés présents dans la capitale. Se plier aux jeux du protocole. Si elle avait tenue, c'était uniquement par la promesse de ce que lui offrirait la soirée, une fois dans l'intimité de ses appartements privés. Sitôt la porte refermée derrière elle et ses serviteurs congédiés, elle s'approcha d'une table basse surplombait d'un miroir et ou était disposé peigne, bijoux et divers artifices de beauté. Elle s'installa confortablement sur quelques coussins moelleux avant de glisser devant elle un objet dont il lui avait été fait présent. Un présent de l'empereur de Miyong que le capitaine Choi Young lui avait remit a mi chemin de leur retour.

Bien qu'elle en ait déjà contempler l'ouvrage délicat après l'avoir déballer de son tissu de soie, elle ne put s’empêcher de glisser quelques doigts appréciateurs sur la surface d'un noir laquais. Elle y posa un regard rêveur, tandis que de sa main elle en dessinait les contours et motifs. En fermant les yeux, elle pouvait presque s'imaginer l'empereur faire de même. Un soupir, un frisson. *Elle sent derrière elle la chaleur enveloppante de sa présence. Ses mains sur ses épaules qui descendent le long de ses bras pour rejoindre ses doigts .. * Elle se secoue, se sermonne. Ouvre les yeux. Écartes ses doigts. " Ce genre de rêveries ne servaient a rien. " se sermonne t'elle. Elle reprend l'inspection du coffret. Bien qu'elle en connaisse son contenu, elle sait qu'il ne lui a pas encore dévoilé tout ses trésors, reste le plus précieux de tous.

Elle caresse d'un doigts les somptueuses épingles qui reposent sur un lit de satin. Ne résiste pas a la tentation de s'en saisir et de les plaquer délicatement sur sa chevelure avant de jeter un regard vers le miroir. Cela était du plus bel effet. Il fallait dire que l'empereur avait fait accomplir pour elle un travail des plus soignés. Une caresse sur les ailes des papillons, un souvenir, un sourire. Pourtant elle se détache, autant elle affectionne a leurs juste valeurs, si ce n'est plus, les présents de l'empereur, autant elle n'a qu'une hâte découvrir le contenu du rouleau qui trône au centre du coffret. Un rouleau impérial contenant les mots de l'empereur. Si elle avait eu espoir qu'il se souvienne de sa promesse d'écrire, jamais elle n'aurait crue qu'il le fasse si vite, alors même qu'elle n'avait pas encore quittée Miyong. C'est sans doute pourquoi son cœur tambourine si vite alors qu'elle entame sa lecture. 

Mais avant cela se dévoile un autre présent, un qui lui était alors resté soigneusement cacher, dissimulait qu'il l'était sous le rouleau impérial. Elle s'en saisit, déposant bientôt au creux de sa main une paire de boucle d’oreilles assorties eux deux somptueuses épingles qu'elle contemplait un peu plus tôt. Elle les caresse puis ne peut s’empêcher de les essayer. Alors qu'elles pendent merveilleusement a ses oreilles, la princesse entame la lecture tant attendue.

Aux premiers mots, un souffle semble portait une voix familière a ses oreilles, "Renarde céleste". Elle porte la main a sa gorge, soupire lourdement, puis poursuit sa lecture. Les sensations qu'elle ressent alors que ses yeux courent sur la délicate écriture de l'empereur ne sont que folies et pourtant elle ne peut s’empêcher de les éprouver. Après avoir lue encore et encore ses mots, elle s'admet avec difficultés que malgré les quelques cycles déjà passés et la distance entre eux, il lui manque toujours plus que de raisons. S’efforcer de croire que ce n'était pas le cas avait été chose facile, en faire une réalité, s'avérerait semble t'il une tache bien plus difficile. C'est d'une main fébrile, dont les premiers mots dénotent d'une écriture un peu tremblante qu'elle rédige sa réponse.


Mon fier dragon,

Avant que je ne réponde a vos mots qui me furent un baume au cœur, je tiens a vous remercier pour vos inestimables cadeaux. Ils sont d'un ravissement sans mesure a mes yeux et sachez que mon seul regret en les contemplant est l'idée que vous ne pourrez peut être jamais juger de leurs effets quand ils se mêleront a ma chevelure. Chose qui arrivera souvent, ayez en la certitude.

Au delà de ses présents fastueux, il me touche infiniment que vous n'ayez pas oublié votre promesse d'écrire. Qu'elle surprise de découvrir vos mots si vite. Je n'en attendais pas tant. Je crains que les miens eux, n'aient tardé a vous parvenir. Il m'est difficile de croire que plus de 3 cycles se sont déjà écoulés depuis mon départ de Miyong et qu'encore au moins 2 se passeront avant que vous ne puissiez lire mes mots. Bien qu'il ne m'ait pas été permit de vous dire cela de façon aussi franche que je l'aurais voulue, les terres de Miyong me manqueront énormément a l'avenir. C'est d'ailleurs déjà le cas. Ses paysages magnifiques, son palais, ses jardins et puis vous. Nos discutions, nos balades et mêmes nos futiles querelles me manquent. Alors que je suis désormais bien a l'abri de votre courroux, permettez moi de vous dire que votre caractère est d'ailleurs tout aussi tempétueux que le mien, il est juste que vous parvenez a le cacher avec plus d'aisance que moi.

Vous n'avez point a vous excuser des quelques désagréments ou mésaventures que j'eu a vivre pendant mon séjour a vos cotés. Vous n'en êtes ni l'auteur, ni le coupable. Je vous pris dont de chasser tout cela de votre mémoire comme moi même je m’efforce de le faire. De plus, si cela peut vous tranquilliser, sachez que j'ai emportée avec moi plus de souvenirs heureux que malheureux. Si quelqu'un ici a des excuses a faire, je crains que ce ne soit moi. Tant par les désagréments que vous on causait ma présence que par mon départ soudain. Veuillez adressé une fois de plus a la princesse CaiCai, toutes mes excuses et ma peine d'avoir fait manquement aux célébrations de son anniversaire.

Si pardon il m'est permit d'espérer obtenir, vous trouverez accompagnant le rouleau porteur de mes mots, quelques présents pour la jeune princesse. Des soieries délicates de Soriyeo, une bourse que j'ai brodée pendant mon interminable voyage retour et a l'intérieur un travail de soufflerie qui je l’espère l'émerveillera. J'aimerais avec votre permission également connaitre la date des célébrations de l'anniversaire de sa jeune sœur afin que le moment venue je puisse lui faire également parvenir quelques présents.

Je regrette de ne pas avoir sue que vous observiez mon départ, j'avoue sans honte que j'aurais aimée pouvoir croiser une dernière fois votre regard sans que ne se porte sur nous bon nombres de visages curieux comme ce fut le cas lors de notre dernière rencontre. Sachez, que je n'ai moi même pas résister a l'envie de vous faire une dernière fois mes adieux. Je me suis en effet rendue a vos appartement avant de rejoindre mon palanquin. Je me suis inclinée devant vos portes, paupières closes, me remémorant chacun des instants que nous avons pus dérober au temps. C'était la mes adieux silencieux. Il m'est inestimable de savoir que vous en avez eu vous aussi a mon égare.

Vous m’êtes un ami précieux qu'il m'a été difficile de quitter. Un ami a qui il semblait si facile de tout confier. C'est pourquoi qu'avant que ne se portent a vos oreilles les nouvelles de par quelques bouches étrangères, je veux vous faire part des dernières péripéties qui furent miennes. Sachez que désormais, le conseil royal de Soriyeo a pour membre une princesse éprise d'affection pour Miyong, qui protégera avec soin l'amitié entre nos peuples. Je pense que vous, vous réjouirez tout comme moi de savoir que le capitaine Choi Young a été promu au rang de commandant. Une promotion qu'il méritait amplement de par son dévouement a ma protection. Une promotion qu'il a reçut de mes mains, grâce au pouvoir que me confère ma nouvelle position de protectrice des "Lunes Rouges." Il y'a tant encore que j'aimerais dire, malheureusement ce genre de mots n'aient point destinés a être coucher sous une plume.

Je terminerais dont par vous dire que recevoir votre requête m'est un grand honneur. Comme toujours, votre modestie transparaît dans vos mots, mais je puis vous assurez que vous avez un coup de pinceau plus qu'agréable a l’œil. Si votre mère a, a un moment ou un autre foulait les terres de Soriyeo, je le découvrirait et si par la grâce des dieux, elle se trouvait encore parmi mon peuple alors je puis vous assurée de mon soutien pour la retrouver et la ramener auprès de vous. Je sais ce que représente le poids de la perte d'une mère, j'aurais moi même tant voulue revoir la mienne. Vous pouvez vous reposer sur moi pour cette demande, je n'y faillerais pas car je ne sais que trop bien ce qu'elle peut représentée.

Veuillez prendre bien garde a vous mon dragon, guidez votre peuple avec bienveillance et miséricorde et ne laissez pas vos ennemis vous portaient a mal. Pour ce qui est des dieux, j'ai parfois la crainte de perdre la foi qui leur est due, tant les épreuves qu'ils dressent sur nos chemins semblent douloureuses et hasardeuses. Je m’efforce pourtant de croire que les dieux ne nous donnent pour épreuves que celles dont nous sommes capables de nous relever, du moins si telle est la leurs volontés.

Bien a vous, votre dévouée renarde céleste.


Après avoir relue ses mots avec soin, la princesse avait nouée le rouleau qui en était porteur, d'un fil d'or. Elle avait ensuite posée délicatement ses lèvres dépourvus de tout artifice dessus et l'avait serré contre son cœur. Au matin ce dernier avait gagné un coffre au lit de soie, sur lequel reposaient déjà les présents pour la princesse CaiCai. Des soieries délicates, une petite bourse brodée avec soin et un petit cheval en verre soufflé. Quelques heures plus tard le coffre était embarqué a bord d'un bateau de commerce faisant voile vers les cotes de Miyong ou il arriverait deux cycles plus tard.


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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Jeu 6 Nov - 20:46


L'empereur de Miyong avait accueilli la lettre avec un enthousiasme jamais aperçu de ses serviteurs auparavant, et ce, même lorsqu'il visitait ses enfants et la concubine impériale, dame Lin Pin. Évidemment, personne ne connaissait la teneur du message et encore moins de qui celui-ci arrivait.  Il n'y avait que Chen Po qui connaissait ce secret. Un secret plutôt simple et sans vilaine conséquence, mais un secret tout de même.

Le fils du ciel délaça le fil d'or qui retenait joliment le rouleau. Il avait attendu cinq cycles pour cette fameuse réponse. Cinq cycles à se demander si le capitaine avait définitivement offert son présent à la princesse. Cinq cycles à patienter pour une réponse qui peut-être n'arriverait jamais de la part de la princesse. Entre temps, il s'était occuper avec les affaires d'états. L'affaire Tankishi, la plupart du temps...


Digne renarde céleste,

Je suis ravi de lire vos mots concernant la position de votre capitaine, ou plutôt dans ce cas-ci, votre nouveau commandant des Lunes Rouges. Il s'agit d'une noble organisation militaire et vu la pureté de votre cœur et votre vertu, je suis certain que votre dévouement à ces soldats est tout à fait légitime. Il est tout à fait à votre honneur d'être leur protectrice, il s'agit d'une responsabilité que vous méritez réellement. J'espère qu'avec ce rang important et votre digne place au sein du conseil, vous serez en mesure de conserver diligemment nos vœux de paix pour nos deux pays.

Au sujet de ma requête, je dois vous admettre que vous êtes la seule personne pour laquelle j'éprouve suffisamment de confiance pour faire pareille demande. Ma mère n'était pas considérée comme une perle pendant son temps au sein du palais impérial. La cour impériale ne m'encouragerait certainement pas à être activement à sa recherche, mais je ne peux m'arrêter tant et aussi longtemps que je ne sais pas ce qu'il lui est arrivé par le passé. Ma mère était une femme humble et pieuse, être exilé à un temple éloigné ne l'aurait pas empêché de vivre confortablement. Je crains que quelque chose soit arrivé sur son chemin ou à sa destination. Les archives ne révèlent rien à son sujet, simplement qu'elle est devenue une femme de l'empereur déchue et qu'elle a été envoyé à un temple pour prier pour le bien de l'empereur et l'empire pour le restant de ses jours, mais son absence me laisse fortement confus. S'il y a l'un de nous qui doit être honoré, cela est bien moi pour votre aimable considération.

Ne mettez jamais en doute la volonté des dieux. Sachez que ce qui ne vous tue pas, ne fait que vous rendre plus forte. Les épreuves affineront votre caractère et vos forces pour le mieux. Si votre cœur et vos pensées ne sont pas sereines, alors priez, même si votre foi est ébranlée, sachez que envoyer vos mots et vos soucis à des puissances au-delà de nous peut être très réconfortant. La religion me fut d'un très grand aide par le passé, peut-être le sera-t-elle pour vous dans vos moments les plus difficiles.

J'ai transmis vos jolis présents à la princesse impériale. Princesse Cai Cai fut incroyablement ravi et sa mère lui a promis qu'elle lui fabriquerait une robe à la mode de Soriyeo. J'espère simplement que ces nouveaux goûts vestimentaires ne feront pas mauvaise impression au sein de la cour impériale. Heureusement, elle quitte rarement la compagnie de sa mère malgré ses envies aventureuses. Je dois partager, toutefois, mes craintes concernant ma plus jeune fille, la princesse Cai Yue, elle me semble être moins active qu'avant et les médecins impériaux n'ont pas été en mesure de déceler un problème.

Je crains ne devoir terminer ce message sur une note peu joyeuse pour vous. Ma céleste renarde, vous avez certainement reçu un message urgent de la cour impériale de Miyong au palais royal de Soriyeo concernant Zhū Tankishi au sujet de sa fuite grâce à une aide extérieure. Une aide qui a été sévèrement punie par mes lois, je vous épargnerai les détails. Mes officiers sont à la recherche de ce criminel sur mes terres et mes frontières sont protégées, mais je souhaite tout de même vous faire la requête d'être prudence. Cet homme est teinté d'une folie imprévisible. Pardonnez moi d'avoir échouer à punir cet individu désagréable.

Votre humble serviteur de Miyong.



L'empereur s'adossa à son siège et soupira. Un certain mécontentement se lisait sur son expression. Il n'arrivait pas à croire que ses gardes avaient échoués à conserver le fils d'ancien ministre derrière les barreaux. Heureusement, celui-ci était en très mauvais état, il n'était certainement pas encore sorti du pays s'il comptait faire cela et son visage était marqué pour le restant de ses jours. Oui, il ne pouvait rester cacher plus longtemps, surtout avec le manque d'alliés et le peuple qui le dénoncerait rapidement pour récupérer la récompense généreuse qu'il avait annoncé. Entre temps, le traître qui avait libérer Tankishi avait été exécuter froidement après avoir été interroger pendant trois jours douloureux.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Jeu 6 Nov - 21:51


Année 1 du douzième cycle, Début Okang.

Prés de 5 cycles, c'est le temps qui avait passé entre le moment ou la première princesse royale de Soriyeo, Sian Nyang, avait répondu a la lettre de l'empereur de Miyong et le moment ou elle avait reçut a nouveau une lettre de lui. Quand l'attente se fait si longue, vous en venez a maudire jours après jours les distances qui vous séparent de l'objet de vos pensées. Maudire et guetter. Par chance, il n'y'avait pas eu qu'a attendre chaque jour de pouvoir lire a nouveau les mots de son cher ami, ses nouvelles fonctions, sa prise de pouvoir récente et son retour a la cour avait fait peser sur la princesse bon nombres de responsabilités qui l'avaient tenues occupées. Néanmoins pas suffisamment occupée pour qu'elle ne se précipite pas sur le courrier tant attendu dés son arrivée.

Elle avait lue la lettre a de nombreuses reprises, se délectant de chaque mots, son cœur se serrant a chaque fois sur ceux portant de funestes nouvelles, avant d'enfin se saisir de sa plume pour coucher a son tour une réponse dans sur rouleau qui serait bientôt cerclé de fil d'or. C'est un sourire lointain et doux sur les lèvres qu'elle se mit a l'ouvrage, heureuse que pour quelques instants, elle puisse se sentir proche de l'empereur. Si elle se convainquait chaque jour un peu plus que sa nostalgie envers Miyong était du a son manque de l'empire, elle ne pouvait pas non plus totalement ignorée que le manque de l'empereur n'y était pas étranger.


A mon fier dragon,

Il m'est plaisir de vous retrouver au travers de vos mots, alors que tant de cycles déjà me séparent des derniers instants passés en votre compagnie. Le temps est parfois bien traître, il m'a semblé se faire bien court pendant qu'ensembles nous passions d'heureux moments et voila qu'alors que je guette vos mots mon ami, il me parait interminable.

Il m'a semblé opportun alors que peser sur mes épaules une nouvelle et lourde tache, d'élever le capitaine, désormais commandant a un rang qu'il méritait amplement de par ses actions. Il m'est d'un soutien sans failles et je dois vous dire qu'en ces temps troubles qui agitent la cour de Soriyeo, cela m'est inestimable. Le pouvoir est ce qu'il est, je ne vous apprends rien. Je pense dont que vous ne serez guère étonné de lire que ma récente prise de pouvoir, entre mon siège au conseil et mon Control sur les "Lunes Rouges" n'a guère eu l'art de plaire a tout le monde.

J'essaie de ne pas me préoccuper de l'aura néfaste qui semble guetter chacune de mes actions, après tout le commandant Choi Young s'inquiète suffisamment pour nous deux. Je veux me consacrée sur l'avenir et sur la tache qui m'a été confier. Je vous remercie d'ailleurs pour vos mots a ce sujet, vos encouragements et votre foi en moi me touchent énormément et m'inspirent a me dépasser d'avantage dans les aspirations que j'ai pour le futur de mon peuple. Croyez bien également que préserver une amitié solide et durable entre nos deux peuples fait partie de mes souhaits et préoccupations a long terme.

Veuillez voir en moi, le meilleur ambassadeur de Miyong. Mon séjour en vos terres fut si agréables que je ne peux m’empêcher de vanter les beautés de vos contrées a toute la cour. Quand aux splendeurs de votre palais, il me suffit de fermer les yeux pour m'en souvenir avec émotions. Chaque pavillon, chaque jardins me rappelant de précieux moments. Ma rappelant votre personne. Ainsi que bien entendu toute votre cour et plus particulièrement vos deux adorables filles. L’espièglerie et le franc parler de votre aînée me manque tandis que la douceur et la réserve de la princesse Cai Yue pousse mon cœur dans les regrets de ne pouvoir a mon bon vouloir croisée son sourire innocent.

Les nouvelles d'elle que j'ai lue de votre main, m'étreignent le cœur de façon douloureuse. Mes mots ne sauraient exprimés avec exactitude l’inquiétude qui est mienne. Je compterais chaque jour jusqu’à l'instant ou je l'espère je pourrais lire de vous quelques nouvelles rassurantes. Si les médecins venaient a découvrir qu'elle souffrait d'un quelconque mal, veuillez me faire demander au plus vite, vous savez que j'ai a ma disposition une médecine que même le meilleur médecin du monde ne saurait lui procurait. Sachez que sur votre demande, je n'hésiterais pas a venir a vous aussi vite que possible. Promettez moi de garder cela dans un coin de votre esprit si le besoin s'en faisait sentir.

Sans vouloir porter quelques qu’offenses que ce soit a votre cour, je me permet de joindre a cette lettre quelques présents issus de la culture de Soriyeo. Peut être cela égaiera t'elle la jeune princesse. Recueil de poésie, étoffes, quelques recettes de douceurs et d'adorables poupées de chiffons que les enfants adorent sur les terres de Soriyeo. Puisse tout cela ramenait plus de vie et de joie chez la jeune princesse. Que vos gens voient cela tel un échange culturel, n'est ce pas le but d'une amitié ? Je partage moi même la culture de Miyong avec les miens en arborant les soieries que je portais en votre palais. Veuillez également remercié la princesse Cai Cai de l’intérêt qu'elle a porté a mes présents. J'espère que sa sœur accueillera les siens avec autant de ravissement.

Concernant votre requête, qu'il m'a été un honneur de recevoir de vous et plus encore alors que je lis vos mots concernant la confiance que vous me portez, comme promis, je me suis mise a l'ouvrage sitôt ma réponse envoyée. Bien que je doive avec regret vous annoncer que je n'ai pas retrouvée sa trace, j'ai quelques éléments qui je le pense, vous rempliront d'espoir. Une femme dont la description correspondait au portrait que vous m'avez fait parvenir a séjourné un grand nombre d'années entre les murs d'un de nos monastères. La description humble et pieuse que vous m'en faite va avec la description que m'on faites des moines l'ayant côtoyés. Ils m'ont appris, que votre mère, si c'est bien d'elle dont il s'agit aurait quitté Soriyeo voila seulement quelques mois. Un départ dans le désir de regagner le berceau de sa vie, l'empire de Miyong. Selon les dernières informations que j'ai pue récolter, elle aurait regagnée le temple de Qiao Xun ou elle aurait déjà séjourné par le passé. J'espère que ces quelques informations vous seront profitables et que bientôt vous connaîtrez le bonheur de la retrouver. Mes prières iront en ce sens.

J'ai en effet était informée il y'a peu de la fuite de Tankishi. Je ne vous en porte point accusations, alors veuillez ne point vous en blâmer. Il semble que les dieux avaient encore quelques projets pour ce sinistre individu vu qu'ils lui ont accordés la grâce d'échapper a ses geôles et a une mort certaine. N'ayez crainte, le commandant fait preuve de mesure de protection démesurées a mon égare, si bien que j'ai due l'envoyer en mission pour m’accorder quelques répits. Tranquillisez votre esprit, je serais a même de me charger de Tankishi si sa folie le menait a Soriyeo.

Il est temps de m'en retourner bien loin de vous en terminant cette lettre. Ayez l'assurance que mes pensées et prières vous accompagnent. Je vous souhaite le meilleur, a vous, a vos proches ainsi qu'a votre empire. Puissent les dieux veillés sur vous et vous bénir de leurs attentions bienveillantes. Égoïstement, je vous avouerais que je prierais également pour que les dieux accordent a nos chemins, le bonheur de se croiser a nouveau.

Bien a vous, votre dévouée renarde céleste.


Elle enroula soigneusement le rouleau, y déposa un baiser, laissant ainsi quelques effluves de son parfum a la mure l'imprégnait. Puis après avoir fait préparer les présents promis pour la jeune princesse, elle fit demander a ce que tout ça partent en partance de Miyong par le premier bateau de commerce qui serait sur le départ. Le tout alla donc rejoindre dans la journée des marchandises embarquant sur un navire marchand qui ferait voile vers Miyong dés le lendemain matin. Partant avec la lettre, voguerait une funeste nouvelle. La première princesse Royale Sian-Nyang avait été victime d'une tentative d'assassinat et  quand était venue le temps de lever l'encre, nul ne savait encore si elle avait survécu.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Jeu 20 Nov - 7:37


S'il y avait bien une chose que les serviteurs et les servantes savaient très bien faire au sein d'un établissement aussi important que le palais impérial, c'était bien l'acte de jaser, de se partager les nouvelles, rumeurs et faits véridiques compris. La servante pour laquelle la princesse aînée de Soriyeo avait risqué sa vie n'avait pas pu se retenir de raconter sa mésaventure et visiblement celle de la princesse à ses collègues et ses plus proches amies. Les collègues parlaient entre eux, les officiers importants apprennent la nouvelle morbide et ces informations privilégiées sortent rapidement des murs du palais pour parvenir aux oreilles curieuses du peuples et ses membres diversifiés. Évidemment, au final, l'information parcoure le territoire jusqu'à ce rendre aux marchands et aux marins friands d'informations exclusives sur la famille royale.


Chen Po congédia le murmure qui était chargé d'apporter les lettres privées de la part de la princesse de Soriyeo à l'eunuque impérial pour que celui-ci puisse ensuite les transmettre au fils du ciel siégeant sur le trône de Miyong. Toutefois, le serviteur, cette fois-ci, était porteur de biens funestes nouvelles et des informations provenant des Murmures de l'empereur n'étaient pas des paroles à prendre à la légère. Ils savaient pertinemment dénicher des informations fiables et des rumeurs dont il fallait être attentif. L'eunuque trépigna sur ses deux pieds, incertain de la façon dont il devait communiquer les faits à son souverain. Le serviteur impérial fit mander la concubine impériale, Zhuge Lin. L'eunuque a qui il avait fait ordonné de porter le message quitta la pièce dans laquelle il se trouvait, puis il alla rejoindre l'empereur dans son bureau avec un beau plateau de thé. Le thé favori du dragon.


L'empereur Sun Liu Ma leva brièvement les yeux vers l'eunuque lorsque celui-ci pénétra dans son bureau accompagné d'un plateau à thé. Il reconnut aussitôt les effluves exquises de son thé préféré. Les douces arômes eut le don de le distraire de son travail une parcelle de seconde avant que ses yeux en retourne au parchemin concernant des villageois qui avaient refusés de payer leurs taxes dans le sud du pays. La loi demandait à ce que tous qui en avaient les moyens doivent payer leurs taxes et remplir les coffres de l'empire. Cependant, l'endroit n'avait pas été choyé par la nature au cours de l'été. Toutefois, il ne pouvait pas retirer les taxes de ce mois-ci, cela ne plairait pas aux autorités. Il devait trouver un compromis ou une solution à ce problème, il n'avait pas besoin que les moins nantis le voient comme un empereur avide d'argent et sans cœur pour son peuple.

-Votre Majesté, je vous ai apporté à boire, déclara Chen Po qui s'approcha prudemment de l'empereur, le plateau tendu et la tête baissée de manière respectueuse. Ne pouvant résister à l'appel de ses papilles, l'empereur se saisit de la tasse fumante avec un sourire ravi, laissant les affaires d'états de côté un bref instant.

-Chen Po, tu sais me mettre de bonne humeur, je ne sais pas pourquoi, mais mes ministres ont eu la brillante idée de tous m'envoyer leurs plaintes cet après-midi.

Chen eut un sourire nerveux. En effet, n'auraient-ils pas pu choisir une meilleure journée? Comme hier, par exemple, ou dans trois mois quand la nouvelle d'une perte horrible aurait eu le temps de faire ses effets. Le serviteur se mordilla la lèvre inférieure avant de reculer lentement avec son plateau qu'il allait déposer sur une petite table sur le côté du bureau près d'une chaise réservée pour les invités. Après cela, Chen Po revint vers Sa Majesté, la lettre de la princesse ballotant sinistrement dans la manche de sa tenue de serviteur. Il ne connaissait toujours pas la meilleure façon de lui rapporter la nouvelle. En fait, avait-il réellement une bonne méthode pour communiquer pareille information? L'honnêteté était bien la seule option.

-Tu as l'air nerveux, Chen Po? remarqua l'empereur en se redressant sur son siège. Des soucis te préoccupent?

L'eunuque sursauta violemment, une main tripotant nerveusement le rouleau porteur de ce qui pouvait peut-être être les derniers mots de la princesse Sian Nyang de Soriyeo pour Sa Majesté. Il se racla la gorge.

-En fait, Votre Majesté, j'ai reçu  la réponse de Sa Grâce, la princesse royale Sian Nyang de Soriyeo, avoua finalement Chen Po qui maudissait que fardeau encore présent sur ses épaules tremblantes. Cependant, peut-être devrais-je revenir plus tard puisque vous avez tant de trav...

Liu Ma bondit presque de son siège et ordonna à ce que l'eunuque lui donne le message. Chen Po tendit le rouleau royal encore porteur des traces de parfum de la princesse de Soriyeo, puis alla se saisir de la théière encore chaude pour servir un peu plus de thé à l'empereur. La tasse de l'empereur était encore à moitié pleine, mais il valait mieux pour tous de l'enivrer avec ses senteurs favorites. L'eunuque impérial observa attentivement son maître qui lisait le contenu de la lettre avec une ferveur qu'il lui voyait rarement. De son côté, Liu Ma lu la lettre à deux reprises avec de se rendre compte de l'attention que lui offrait son serviteur. Au bout de quelques minutes supplémentaires, il commença à s'interroger sur l'intérêt que lui portait soudainement Chen Po et ne put s'empêcher de le lui faire remarquer.

-Qu'y a-t-il, Chen Po? demanda curieusement l'empereur, prêt à une remarque poliment moqueuse de son fidèle subordonné. Un commentaire à faire, peut-être?

Chen Po n'eut pas le temps de répondre que la voix d'un eunuque se fit entendre clairement à l'entrée du bureau.

-Votre Majesté, la concubine impériale, Zhuge Lin, attends dehors.

L'eunuque impérial sursauta, puis il échangea un regard avec un empereur intrigué par la présence de sa concubine qui, habituellement, faisait toujours prévenir à l'avance si elle se présentait ou alors elle l'attendait qu'il demanda lui-même sa présence. Loin d'être naïf, Liu Ma lança une expression emplit de questionnements à son eunuque.

-Cela n'est pas dans ses habitudes de se présenter ainsi sans prévenir, mentionna l'empereur qui jeta un œil aux portes fermées. Et je n'ai pas fait appel à sa présence auprès de moi, peut-être il y a un souci avec mes filles.

Chen Po fit un mouvement pour empêcher l'empereur de se lever subitement. Liu Ma s'arrêta, puis s'adossa à nouveau à son siège, intrigué et partiellement inquiet du comportement qu'affichait l'eunuque. Il fronça des sourcils, demandant silencieusement des explications le plus rapidement possible.

-Je, Votre Majesté, je suis celui ayant fait appel à Zhuge Pin, admit Chen Po qui inclina doucement la tête. Je... Votre Majesté, en ce qui concernant Sa Grâce, la princesse de Soriyeo... je... j'ai entendu certaines choses.

L'empereur redressa la tête et fit tomber le plat de sa main sur son bureau. Il détestait lorsqu'une personne tournait autours du pot. Quelle nouvelle pouvait avoir son eunuque qui l'obligerait à faire appel à une femme de son harem et à paraître aussi nerveux devant lui.

-Je vous en pris, Votre Majesté, tuez-moi! s'exclama alors soudainement l'eunuque impérial qui se jeta par terre et se prosterna en un kowtow parfait à plusieurs reprises, implorant son maître, le fils du ciel,  de lui prendre la vie avant même d'expliquer les raisons de son désarroi. Il débita finalement ses raisons au moment où l'empereur lui ordonna de s'expliquer pour son comportement.


Chen Po fit brusquement refermer les portes du bureau derrière lui. Au même moment où il entendu le déclic commun des portes qui se ferment complètement, on entendu le bruit d'un objet que l'on fracasse dans l'intimité du bureau. La concubine impériale, quant à elle, sursauta vivement sous la violence qui se semblait se produire derrière les barrières qui la séparait de son empereur. Elle lança une expression craintive, inquiète, mais surtout emplit de questionnement vers l'eunuque impérial et se dépêcha aussitôt de se joindre à elle pour lui faire part discrètement des informations qu'il avait tristement appris à son souverain. Secouée par la terrible nouvelle, Lin Pin  porta une main tremblante à sa bouche entrouverte, puis dû s'asseoir sur un banc, ses jambes devenant soudainement faibles sous son poids délicat.

-Cela est terrible, et nous ne savons même pas si la princesse a péri sous cet acte abominable, dit la concubine qui secouait fébrilement la tête, ne voulant pas croire à un pareil évènement, comment... le prend Sa Majesté?

-Plutôt... bien, évoqua faiblement Chen Po avant de subitement entrer sa tête dans ses épaules en entendant un autre bruit violent venant de la pièce d'à côté. Cela devait être la théière qui devait y être passé aussi. Je crains vous avoir inviter pour rien, Zhuge Pin, Sa Majesté ne désire voir personne en ce moment, pardonnez-moi.

La jeune femme lui sourit aimablement. S'il y avait un individu qui subissait en premier les humeurs de l'empereur, bonnes comme mauvaises, Chen Po était bien cette personne. Elle inclina doucement la tête.

-Ne vous excusez pas, eunuque impérial Chen Po, je désire rester ici jusqu'à ce que Sa Majesté se soit calmé par lui-même, j'entrerai à ce moment-là, mes filles sont avec leurs nourrices attitrées, tout ira bien.

Elle leva un regard inquiet vers les portes du bureau. Oui, tout irait bien. Oui, car il le fallait. Lin avait parfaitement aperçu l'affection que semblait éprouvé son compagnon d'oreiller pour la princesse aînée de Soriyeo. Une lueur assez intense pour attiser la jalousie étouffée de l'impératrice elle-même. Il avait partagé innocemment son intérêt pour la jeune femme durant quelques conversations, mais elle savait fort bien que cet intérêt de sa part allait bien au-delà de l'amitié. Une femme sentait bien ce genre de chose. Ce talent ne l'avait pas exclus.  


L'empereur de Miyong, après s'être légèrement calmé, retourna s'asseoir à son siège, puis débuta la lettre qu'il souhaitait remettre à la princesse de Soriyeo. Une femme aussi futée - et loin d'être ordinaire - qu'elle ne pouvait s'être laissé avoir par une tentative d'assassinat. Elle avait des ressources, des gardes et un sang hors du commun. Pourtant, l'image d'elle en train de se noyer dans son propre sang, la gorge ouverte n'avait rien pour lui plaire ou le rassurer quant au destin de sa céleste renarde. Il attrapa sa plume aux poils fins, allongea le papier blanchâtre sur son bureau, puis se mit à écrire. Sa main tremble et il ne remarqua pas les tâches noires tombées sur le papier, un beau signe de son angoisse.

Ma chère renarde.

Je ne peux que prier pour que ce message parvienne à vous et que vos yeux affables puissent parcourir ses mots qui me brisent peu à peu durant mon écriture. On a apporté à mes oreilles de malheureuses nouvelles à votre sujet, mais je peux croire que vous aillez osé vous retirer de votre vie terrestre aussi facilement ou sans un combat. Pour l'instant, je ne sais point si vous êtes saine et sauf ou bien aussi froide que le givre qui commence à s'infiltrer sur mes pavés au cours des matins devenant plus frais. Mes inquiétudes concernant l'affaire Tankishi me bousculait déjà, et maintenant je dois craindre pour votre sûreté chez vous et craindre vos propres sujets. Votre sort ne peut être semblable à celui de ma pauvre mère biologique. D'ici quelques jours, je devrais recevoir, par de quelconques moyens, des nouvelles concernant votre état. En espérant que mes peurs ne peuvent être fondées.

[Quelques tâches noires supplémentaires. L'empereur prit une grande inspiration et décida de poursuivre sa lettre sur une note plus anodine, comme s'il n'y avait pas eu de mauvaise nouvelle, comme s'il lui répondait tel il le faisait habituellement.]

Je tiens à vous remercier, Votre Grâce, pour ces délicats présents, j'espère qu'ils seront en mesure d'égailler ma jeune fille et lui donner un sourire qui je trouve très tardif encore aujourd'hui. Du côté de la princesse Cai Cai, la pauvre jeune fille s'est échappée de l'attention de ses nourrices pendant une bref minute et a trouvé le moyen de tombé du haut des quelques marches de pierres qui mènent plus bas dans les jardins impériaux, près de l'un de nos étangs. Les paumes de ses mains, ses genoux et son menton ont été abîmés par sa chute, certes, mais rien que nos médecins ne puissent soigner et elle ne devrait pas avoir de cicatrices par la suite. Ne me pensez pas sadique, mais j'espère que cet évènement lui servira de leçon. Les enfants apprennent parfois de la manière la plus dure, mais ils se souviennent ensuite de la leçon, je parle d'expérience personnelle.

Vos informations concernant cette mystérieuse femme qui pourrait être la mère de mon enfance me touche énormément et je ne m'attarderai pas a les utiliser pour faire mes propres recherches. Nul remerciement ne peut vous démontrer à quel point ma gratitude est vaste, ma céleste renarde, vous êtes une déesse tombée du ciel et votre bonté ne peut être que divine. En ce qui concerna Tankishi, je tiens à répéter que mes hommes sont toujours à sa recherche sur les terres de Miyong ainsi que sur les territoires neutres. Nous finirons par rattraper ce mécréant et il sera exécuter pour ses crimes.

Mes pensées vous accompagnent, où que vous soyez. Que les dieux vous préserve de toute méchanceté et qu'ils vous guide sur la voie de la vertu.

Votre dragon.


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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Sam 10 Jan - 0:36


Année 1 du douzième cycle, Début Naaok.

Malgré les récents événements, comprenant une tentative d'assassinat envers sa personne et l'arrivée en Soriyeo de Tankishi Guan, la première princesse royale Sian-Nyang avait guettée avec impatience l'arrivée d'un certaine rouleau. Un rouleau qui comme toujours ne ferait pas que répondre au sien, mais bel et bien aux prières secrètes, auxquelles elle s’interdisait de penser, mais qu'elle ne pouvait s’empêcher de formuler dans les profondeurs les plus secrètes de son cœur.

Si elle s'était bien entendue douter que les nouvelles de la tentative d'assassinat envers sa personne feraient rapidement le tour des empires, elle n'avait en aucune façon émit l’hypothèse que la nouvelle de sa survie ne parviendrait pas en même temps que celle de la dite tentative d'assassinat. Ce fut visiblement son erreur. Dés qu'elle eut dépliée le rouleau tant attendue, elle remarqua immédiatement que son cher dragon se faisait fébrile de par les quelques taches d'encres qui venaient noircir ici et la la blancheur de ce document chéri. La cause la déstabilisa au plus au point, vu qu'elle dut rapidement se rendre a l'évidence. Elle était la cause des tourments qui agitaient l'empereur. Les horribles méfaits portés a son encontre avaient bien gagnés les contrées de Miyong, mais visiblement pas celle de sa survie .. Du moins pas a temps, semblait t'il. Elle espérait que depuis lors, l'empereur avait pu être rassurer quand a son état.

Malgré cet espoir plus que probable, elle se hâta de se saisir d'une plume et d'un rouleau afin d'elle même rendre nouvelle de sa survie a celui qui était devenu son plus cher ami. Sa hâte a le sortir de ses inquiétudes du d'ailleurs se ressentir dans son écriture et sans doute avec cela, la fébrilité qui l'agitait quand a l'idée de pouvoir a nouveau coucher sur le papier, ses  quelques mots qu'elle aurait tant aimée lui dire en face ... Quoi que certains ne trouvèrent pas leurs chemins jusqu’à sa plume. Il y'a des choses que le cœur ressent que la raison se soit d'ignorer.


A mon fier dragon,

Mon ami, c'est le cœur tourmenté et la plume en hâte que je répond au rouleau de votre main, qui vient tout juste de me parvenir. La culpabilité étreint mon cœur d'une atroce façon a l'idée que ma personne ait pue vous causer quelques inquiétudes. Croyez bien que je vous aurais écris plus tôt si j'avais pue me douter des tourments, qui seraient votre, a l'annonce des funestes nouvelles qui vous sont arrivés de Soriyeo voila quelques cycles.

Il a été de mon erreur, de croire qu'en même temps que ces fâcheuses informations quand a la tentative d'assassinat orchestrée contre ma personne, vous recevriez également celle de ma survie. Tout s'est passé si vite, mettant la cours dans un tel chaos et le peuple dans un grand émois, que j'imagine que par malheur et par la drôle ironie de l'univers, le bateau vous apportant de mes nouvelles a du loupé d'un battement de cœur, celles qui auraient sues apaiser vos craintes. Saurez vous me pardonner, moi qui bien malgré moi ai fait peser sur vos épaules, déjà lourdes du fardeau du pouvoir, de tels soucis futiles ? C'est la mon espoir sincère.

Sachez qu'a l'avenir, je ne manquerais pas de veiller a vous faire informer par départ de bateau immédiat de ma survie. Bien que je ne souhaite en rien que ce genre d'incident se reproduise a l'avenir. Mais je manque a tout mes devoirs, comme vous l'aurez compris de par mes mots mais aussi de par des nouvelles qui vous sont arrivées depuis longtemps je l'espère, je me porte bien. Il s'en eut fallut de peu je vous l'avoue. Qu'elle folie d'avoir envoyer au loin le commandant Choi Young dans un besoin de liberté. Par la grâce des dieux, il est revenu a temps pour me libérer de l'emprise d'un certain bijou, permettant ainsi ma guérison complète.

L'auteur de l'acte qui aurait pu me coûter la vie n'a point encore été retrouver et ce malgré les efforts de nombreuses escouades de "Lunes Rouges", il semble bien que comme moi et le commandant Choi Young le pensions, mon assassin soit sous la protection d'un éminent noble. Probablement un soutien important de mon frère et roi, qui ne voit sans doute pas d'un bon œil ma prise de pouvoir récente. Néanmoins, je veux croire que mon frère reste étranger a tout cela. Qu'importe nos relations, nous partageons le même sang et je sais, du moins je m'y accroche avec force, qu'il comprend que je ne lui suis en rien hostile. Nous désirons après tout, tout deux œuvrer pour le bien de notre peuple. 

En plus des nouvelles de ma santé, qui hormis les sombres soucis politiques qui obscurcissent mes pensées, est au mieux, ce qui je l’espère fera votre plaisir. Je peux également vous soulager d'un autre objet de votre inquiétude. Tankishi. Si ce n'est déjà fait, vous pouvez informé vos hommes qu'il est temps de lâcher prise. En effet ce traître a votre grandeur, s'est montré a Soriyeo et a ma personne qui plus est, dont a mon grand regret, il ne semble pas libéré de l'obsession. Ses intentions a mon égare semblent toujours êtres les mêmes. Il m'est apparu en de brèves occasions pour disparaître tout aussi vite. Bien qu'il ne m'ait guère été hostile, je reste sur mes gardes, il en sait trop sur ma personne, pour mon bien comme pour le sien. Le commandant Choi Young est sur ses traces, nul doute qu'il le conduira sous peu a la lumière de la justice, a moins que comme je le crois, Tankshi ne revienne a nouveau a moi de manière volontaire et fort malvenue.

Mais assez parler de toutes ces choses désagréables, il me tarde d'avoir de vos nouvelles ainsi que de celles de vos filles et de leur mère. De plus, bien que je n'apporte que peu de crédit au racontars des marchands, il se dit que l'impératrice votre épouse serait souffrante. Rien de grave je l'espère. Je la porterai dans mes prières, tout comme je suis sur que les dieux eux mêmes le font. Comment se porte la jeune princesse Cai Cai ? S'est elle bien remise de sa chute ? Qu'en est il de son humeur et de sa santé ? Il ne se passe pas un jour sans que je pense a elle, en espérant que depuis mon dernier rouleau, les choses soient allés pour le meilleur. Il me tarde de lire vos mots a ce propos, qui je l'espère iront dans le sens de mes espoirs.

Je me permets également une marque de curiosité, que je l'espère votre grandeur me pardonnera. Les informations que j'ai collectée quand a cette mystérieuse femme qui aurait pue être votre mère ont elles portées leurs fruits ? Avez vous enfin pu la retrouver et combler en vous le manque causer par votre impuissance a exercer votre désir filial envers elle ? Je le souhaite très sincèrement. J'ai d’ailleurs continuée a faire de plus amples recherches, mais toutes m'ont ramenées au même point, en Miyong.  De ce fait, je veux croire que vous êtes désormais réunis ou que vous le serez bientôt.

C'est sur ces espérances que je vais m'obliger par ma plume a vous délaisser alors que j'aurais encore tant d'autres choses a vous dire. Vous me manquez mon ami, tout comme nos discutions. Tout comme votre bel empire, bien plus que je ne l'aurais crue .. Voila que ma plume s'égare a nouveau sous les injonctions téméraires de mon cœur, mais il est temps de vous laisser, moi qui est déjà de par trop de manières, abusée de votre temps et de vos pensées. Bien qu'il me soit plaisant de croire, dans les moments ou ma solitude se fait trop présente, que votre grandeur pense a moi autant que je pense a lui ...

Prenez bien soin de vous mon dragon. Ne laissez personne arrachez le feu céleste qui brûle en vous. Puisse ce rouleau, vous trouvez en parfaite santé vous et les vôtres, a son arrivée. En attendant mes pensées et mes prières ne vous quittent pas. Que les dieux veuillent bien m'accorder, votre bonne santé et la prospérité de votre empire.

Bien a vous, votre dévouée renarde céleste.


Comme il était devenu de coutume, le rouleau prit la mer par le premier bateau marchand en partance pour Miyong. Sous le bon vouloir de flots cléments, il parvint a la cours impériale vers la Mi Naaok

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Mar 13 Jan - 22:33


Chen Po s'inclina respectueusement devant le père de la nation et lui tendit solennellement le rouleau royal qu'il avait en main. C'est avec une hâte retenue que l'empereur de Miyong saisit la précieuse lettre d'une main tremblante. Un nouvel échange avec la princesse royale de Soriyeo indiquait que les dernières nouvelles à son sujet étaient belles et bien fondées. Sa renarde céleste était vivante et suffisamment bien portante pour être en mesure de lui écrire à nouveau. Il fit glisser sa main sur le rouleau, puis jeta un coup d'oeil sur le calendrier qui traînait toujours sur son bureau. La mi-naaok était arrivée.

Il lu le message à deux reprises, se délectant de la calligraphie de la princesse et de ces jolis mots. Son art du langage lui plaisait les yeux et le divertissait en plus d'apaiser ses sombres craintes. Sun Liu Ma désirait, à chaque lecture, de la revoir auprès de lui et marcher dans les jardins impériaux de son palais en sa bonne compagnie.

Le fils des cieux congédia Chen Po, celui-ci ferma les portes du bureau derrière lui avec un sourire rêveur aux lèvres. La bonne humeur de l'empereur annonçait une excellente journée pour tout le personnel du palais impérial et indiquait certainement que celui-ci daignerait rendre visite à son harem au cours de la soirée. L'eunuque impérial ferait certain d'en glisser un mot à son maître et tenterait aussi de le guider vers l'une des concubines qu'il n'avait pas visité depuis longtemps. Il n'avait rien contre Zhuge Lin, il adorait cette femme même! Cependant, son empereur avait plus de chance de concevoir s'il rendait visite à une autre. La concubine impériale lui avait déjà donné deux filles et rien de garantissait une troisième grossesse de sa part. Yurao Daying était la plus jeune du harem et certainement la plus apte à concevoir la vie avec Sa Majesté. Par le passé, l'empereur s'est toujours plu en sa compagnie joviale, mais il avait toujours dédaigné partager son lit avec celle-ci, car il la considérait trop jeune à l'époque. Des années s'étaient écoulées depuis sa venue sur le trône et Yurao avait bien vieilli. Oui, Chen Po lui parlerait de Yurao en temps et lieux.

Derrière les larges portes fidèlement gardées par deux eunuques à l'expression impassible, l'empereur relisait encore une fois la lettre de sa renarde, puis prépara les outils et le matériaux nécessaire pour sa réponse de manière posée. Pour sa propre réponse, il s'appliquerait encore plus que la dernière fois.


À ma dévouée céleste renarde,

Quelques jours après l'arrivée de ces sombres informations concernant votre bien-être, j'ai en effet reçu des nouvelles beaucoup plus positives. Toutefois, cet homme doit admettre qu'il fut tourmenté jusqu'à ce qu'il puisse à nouveau se distraire de vos lignes si joliment écrites. Magnifique renarde, il n'y a rien dans ce monde capricieux que je dois ou désire vous pardonnez. La crainte de votre sûreté n'est point un souci futile à mes yeux. Vous savoir aussi loin de moi en cette période de l'année me pèse lourdement sur le cœur, mais je me dois de rationnaliser mes pensées quant à la distance qui nous sépare. Que faire lorsque le souvenir de vous enivre mon esprit?

J'espère en effet que pareille expérience de ne reproduira plus, car si tel est le cas, je prendrai moi-même la route ou la mer pour aller vous cherchez et vous retirez de ce pays où votre frère croit qu'il est inutile de mettre plus d'effort dans votre protection. Quand je pense à mes propres sœurs, je considère cette situation révoltante.

[Il regard silencieusement les derniers mots qu'il venait d'écrire. L'empereur n'avait jamais réellement conversé avec la princesse au sujet de sa propre famille, hormis au sujet de ses filles et peut-être mentionner une chose ou deux concernant l'une de ses soeurs.]

En ce qui concerne vos doutes au sujet de cet assassin, il ne devait certainement pas travailler seul. L'assassin, même le plus doué, ne peut facilement pénétrer dans l'enceinte d'un palais sans une aide provenant de l'intérieur, peut-être que ce criminel ce cache aussi sous vos yeux. Les gens hauts placés désirant vous voir périr doivent le garder en réserve ou alors il a déjà quitté le pays. Soyez néanmoins prudente, si l'individu ayant orchestrer ce complot envers votre royale personne est toujours aussi confiant, il tentera à nouveau de vous avoir et cette fois-ci, il fera encore mieux que la dernière fois. Malgré votre besoin de liberté, je vous conseille de garder le capitaine Choi Young auprès de vous lors de vos sorties et garder vos portes et fenêtres soigneusement verrouillées. Évidemment, la présence de garde à vos portes ne devrait pas être refusée.

Il me peine de savoir que Tankishi a su sortir de l'empire de Miyong sans être rattrapé par ma police militaire. Celui-ci doit avoir reçu davantage d'aide provenant de l'extérieur et cela ne m'étonnerait pas qu'il conserve des alliés hors de mon empire. Soyez prudence, chère renarde, cela ne m'étonnerait pas qu'il tente de s'allier davantage avec vos ennemis au sein de la cour royale de Soriyeo pour vous causer du tort. Que votre vigilance ne soit pas heurté par la violence de ceux que vous croyez être vos amis et veillez à conserver une amitié, même de parure, avec le roi. Lorsque vous appréhenderez le traître Tankishi vivant, vous pourrez toujours le renvoyer à mon empire, je veillerai moi-même, cette fois-ci, à le voir puni pour ces nombreux crimes, envers la royauté de Soriyeo et moi-même.

Je vois que même mon empire n'est pas protégé contre les rumeurs qui circulent jusqu'au-delà de mes frontières. Aux dernières nouvelles, la mère de la nation se porte bien et veille soigneusement au bon fonctionnement du palais interne. Les gens jasent à son sujet, car elle évite de se promener à l'extérieur de son pavillon à ce temps-ci de l'année. L'impératrice supporte très peu le temps frai et les rumeurs au sujet de sa santé sont aussi causées par des raisons qui ne sont point pertinentes pour vous.

[Il avait écrit ces mots sans aucune méchanceté, mais il y avait certaines choses que même sa renarde ne pouvait se permettre de savoir ou lui de partager aussi aisément. De plus, entre de mauvaises mains, les informations que contenait sa lettre pouvaient causer plus de mal que de bien.]

La princesse Cai Cai a bien guérie à la suite de sa chute, mais cela n'empêche toujours pas cette vilaine fille à courir un peu partout au travers des palais. L'impératrice voit cette énergie d'un mauvais œil, mais je considère qu'il est bon pour mon enfant d'exécuter de l'activité physique. Elle est encore jeune et de plus, il est mieux pour la princesse de dépenser toute cette énergie au cours de la journée et ainsi mieux dormir le soir venu. Cela laisse suffisamment d'espace et de tranquillité à Zhuge Lin au cours de ces soirées. Dernièrement, notre amie commune s'est avérée plutôt épuisée. Elle affirme que tout va bien et qu'elle n'a qu'attraper froid en passant trop de temps dehors, mais il s'agit effectivement d'une situation qui me préoccupe pour l'instant. Je fais cependant confiance à Zhuge Lin et si elle dit qu'elle va bien, alors je m'efforce de la croire. Quand à la princesse Cai Yue, elle est toujours aussi silencieuse, mais sa santé ne semble pas être en danger selon les divers médecins impériaux lui ayant rendu visite. Je suppose que je dois simplement accepter le fait qu'elle soit une enfant très sage et timide. Le temps m'indiquera la voie à suivre à son sujet.

Les informations que vous avez partager concernant cette mystérieuse femme qui pourrait être la clé à ma longue quête me sont fortement précieuses, mais il semblerait que cette personne ne se soit jamais rendue à destination ou alors elle est douée pour se dissimuler parmi les gens habitant l'endroit. Mes recherches se poursuivent donc de mon côté, mais j'ai espoir qu'un jour ou l'autre, j'apprendrai la vérité au sujet de ma mère. Une source me conduirait peut-être vers un autre temple. Mon désir est de m'y rendre moi-même, mais mes fonctions m'obligent à rester encore à mon palais où des évènements diplomatiques me demande.

J'ai pour espoir qu'un beau jour, vos pas vous mèneront à nouveau sur les pavés de mon palais. Votre présence me manque plus que je ne l'aurais cru et dame Zhuge Pin s'inquiète énormément à votre sujet. Votre arrivée dans ma vie fut une brise fraîche, elle s'est manifestée soudainement, puis est repartie trop vite. Que le vent vous ramène à moi, ma renarde, je vous attendrai patiemment. En attendant pareil évènement, je consens à me satisfaire que des mots que le fleuve m'apportera de votre part.

Que les dieux vous guide et vous protège, renarde céleste, Votre humble serviteur.


L'empereur de Miyong finalisa sa lettre et laissa l'encre sécher, impatiemment d'envoyer sa réponse le plus rapidement possible. Alors qu'il fixait l'encre encore humide, Chen Po fit son entrée dans la pièce, portant un plateau dans ses bras. Une maigre collation pour assouvir le creux de Sa Majesté accompagné d'un modeste thé pour une bonne digestion. Lorsque l'eunuque plaça la collation ainsi que la tasse de thé fumante sur l'espace encore libre du bureau, Sun Liu Ma se décida à parler.

-Chen Po, qu'est-il arrivé au luxueux rouleau de soie reçu dernièrement de la part de la province de Tsi Laï Mung? s'enquit soudainement le fils des cieux en saisissant une bouchée sucrée avant de la rincer avec une gorgée de thé chaud. Tu sais, celui bleu clair maculé de motifs de cerisiers en fleur.

L'eunuque leva un sourcil curieux face à la question, puis se mit à réfléchir.

-Il se trouve toujours dans vos effets personnels, Votre Majesté, j'ai cru comprendre que vous désiriez l'offrir en cadeau à une femme méritante, rétorqua l'eunuque en hochant doucement la tête. Avez-vous trouvé une heureuse élue, Votre Majesté?

Les deux hommes s'échangèrent un sourire complice, puis une fois l'encre séchée, l'empereur offrit le rouleau délicat à son ami et confident.

-Envois ce rouleau à qui de droit et ajoute la soie d'un bleu clair avec celui-ci, utilise les meilleurs moyens possibles afin que celle-ci soit bien conservée au cours du trajet, il ne faudrait pas qu'un matériel aussi précieux soit abîmé par la folie humaine, n'est-ce pas?

Chen Po hocha joyeusement la tête, puis dissimula le rouleau dans la manche ample de son uniforme d'eunuque impérial. Il prit ensuite congé de Sa Majesté et se rendit à la trésorerie personnelle de celui-ci afin de quérir la soie désirée. Oui, aujourd'hui était une bonne journée pour l'empereur de Miyong!

Il ignorait cependant qu'une silhouette féminine l'épiait discrètement lorsqu'il sorti de la trésorerie...

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Mer 14 Jan - 1:13


Année 1 du douzième cycle, début Daeing.

Tandis que la première année du douzième cycle toucherait bientôt a sa fin, le mois de Daeing venait de débuter, amenant avec lui les premières neiges tenant au sol. Le royaume de Soriyeo recouvert de son épais manteau blanc se préparait avec allégresse aux fêtes des lanternes, qui pourtant ne seraient pas célébrés avant près de deux mois. Les préparatifs avaient cours jusqu'au palais royal qui voyait défilé en son sein a cette époque, haute noblesse et marchands prestigieux. Que de choses pour se réjouir dont, pourtant le regard brillant de la première princesse royale, sa mine rosie et son cœur en hâte, ne devaient rien a cela.

Les motifs de son humeur, si légère qu'elle se serait crue capable de flotter, étaient du a l'arrivée moins d'une heure plus tôt, d'un rouleau et d'un présent. Le tout en provenance de Miyong. Comme a chaque fois, quand on lui annonçait un rouleau en provenance de l'empire, son cœur se mettait en fête se permettant de ressentir ce qu'elle s'interdisait d'ordinaire. Mais ce n'était pourtant rien en comparaison de ce qu'elle avait ressentie en lisant les mots de l'empereur. Des mots qui résonnaient encore en elle, inlassablement et pour son plus grand bonheur. Jamais même dans les pensées que son cœur se permettait d'avoir, mais qu'elle taisait a sa raison, elle n'aurait espérée que l'empereur puisse partager le même genre de sentiments qui l'habitait depuis qu'ils s'étaient quittés. Et pourtant n'était ce pas ce que suggéré ses mots ? Tandis que ses yeux parcouraient a nouveau le rouleau, avide de se délecter encore et encore des paroles de son "cher ami", ses mains glissèrent sur l'étoffe de soie posée devant elle.

Une pièce de qualité a la texture incomparable et d'une couleur exceptionnelle. Si elle rêvait de l'instant ou elle pourrait la revêtir, ce n'était rien en comparaison de son impatience a l'idée de l'empereur la contemplant dans son présent. Alors qu'elle essayait tant bien que mal de maîtriser les battements de son cœur pour pouvoir a son tour poser ce que son être lui crier de dévoiler sur papier, elle fut interrompue par un coup discret a la porte. Elle délaissa a regret l'étoffe soyeuse et le rouleau pour faire entré son visiteur. Elle fut surprise de découvrir qu'il s'agissait de l'eunuque en chef du roi. Ce dernier après s’être incliné respectueusement la regarda l’œil soucieux. " Que votre altesse me pardonne cette arrivée impromptue, mais le roi vous fait mander en salle du conseil. " La princesse haussa un sourcil étonné. " En salle du conseil dites vous, y'aurait il une urgence ou quelconque situation de crise ? " C'était la les deux seuls motifs en dehors d'une réunion du conseil ou cette salle était utilisée. L'eunuque baissa le regard, se dandinant légèrement sur lui même. Il avait l'air visiblement mal a l'aise. Ce qui n'augurait rien de bon. " Rien de la sorte votre altesse, il est juste qu'une réunion du conseil s'y tien et que ... "   Sian Nyang se leva brusquement, scrutant le pauvre eunuque qui a mesure de la conversation semblait se ratatiner sur lui même. " Comment se fait il que je n'ai pas été informée de cette réunion en tant que membre du conseil ? " Cette fois le pauvre eunuque bien qu'ayant viré cramoisie, se redressa fièrement, débitant rapidement quelques paroles d'un air hautain mais fort respectueux. " Il s'agit la de l'office de vos jeunes frères et quelques membres du cabinet de sa majesté. Le roi m'a fait mandé pour que je puisse vous prévenir. "

Cette dernière information était fort appréciable, son frère tout roi qu'il était, été également un homme d'honneur, en ce sens il ne l'aurait jamais éloigné volontairement d'une réunion du conseil ou elle avait désormais place de plein droit et ce a plus d'un titre. Néanmoins le fait que la dite réunion soit de l'initiative de ses deux autres frères et de certains membres du cabinet du roi sans que l'on ait jugé bon de l'y convier la tourmentait quelques peu. Après quelques politesses d'usage, elle congédia l'eunuque puis se hâta vers le pavillon royal, non sans avoir pris au préalable le temps de ranger soigneusement et a l'abris le précieux présent de l'empereur de Miyong et son rouleau. Tout le chemin, le regret de n'avoir pu lui répondre comprima son cœur, mais qu'importe elle savait que le moment venu, sa joie serait toujours intacte .. Quelques heures de plus ne changeraient rien a son allégresse. Du moins le croyait t'elle alors.

Lorsqu'elle pénétra dans la salle du conseil, l'ambiance sembla se charger, ses soutiens la regarder l'air anxieux, quand aux autres, ils n'auraient pas pu lui êtres plus hostiles. Le seul a l’accueillir le regard bienveillant et visiblement soulagé, fut le roi, ce qui ne fut pas sans provoquer l'étonnement de la princesse. Qu'est ce qui se tramait dont en ces lieux ? Alors qu'elle prenait place dans son siège, a la droite du roi, son frère cadet pris la parole sans même daigné lui accorder un regard. " Il me semble que ce genre de questions ne nécessite guerre la présence d'une femme. " Avant qu'elle ne rétorque quoi que ce soit, le roi se leva et prit la parole. " Je vous rappelle mon frère que notre sœur est votre aînée, la première princesse royale de Soriyeo. A ce titre, elle mérite votre respect, de plus par vote elle a sa place dans ce conseil avec autant de légitimé que la votre, je vous prierais de ne pas l'oublier quand vous vous adressez a elle. " Le roi prit a nouveau place avant de poursuivre, cette fois en ne quittant pas sa sœur du regard, comme si il eu voulut épié la moindre parcelle de réaction qu'elle aurait a ses mots. Ce qui eut pour effet immédiat d'enserrer son cœur dans un étau. Elle n'aurait sue dire pourquoi, mais elle avait l'horrible sensation que sa journée qui avait si bien commencée allait prendre une tournure radicalement différente. Mais elle ne s'imaginait pas alors a quel point.

Comme si il avait voulut faire grand effet, le roi patienta un bref instant puis il enchaîna. " De plus vu que cette réunion a pour but de discuter de nos relations avec Miyong et qu'elle est notre dernière ambassadrice a s'y être rendue, il me semble sa place toute désignée a nos cotés. " L'étau se serra de plus belle. Son frère ne la quittait pas des yeux, quoi qu'il dise, elle sentait qu'il comptait sur sa réaction pour élucider un mystère. " Mon frère, étant donné que l'empereur a refusé sa main, je doute que sa voix soit pertinente sur le sujet. "  Cette fois son cœur n'était plus enserré dans un étau, non il avait cessé de battre. Du moins l'aurait t'elle préférait, ainsi elle n'aurait pas eu a entendre la suite. " Bien que l'union désirée entre notre sœur et l'empereur n'ait pas aboutie, il me semble qu'elle a tissée avec de lui de forts liens .. D'amitié. " Le roi insista curieusement sur ces derniers mots, si bien qu'avant même qu'il ne lui fasse sa demande, le sang de la princesse se glaça. " A ce titre ma sœur, je me suis dit que nul autre que vous même, ne saurez mieux a même de proposer a l'empereur une alliance avec notre famille. " Chaque mot qu'il prononçait la mettait au supplice, pourtant elle teint bon, souriante, le regard fixe. Elle savait désormais ce qu'il cherchait. Le roi ne lui voulait peut être pas de mal, mais elle n'en restait pas moins une menace a son trône, il avait du la faire surveiller, il n'était pas ignorant quand aux lettres en provenance de Miyong qui lui arrivaient régulièrement. " La situation actuelle des empires, a savoir le Tsian qui nous tient sous le joug de ses demandes de tributs et un Kyang qui semble plus instable que jamais, il nous faut consolider nos liens avec Miyong. Pour cela quoi de plus solide qu'une union entre famille royale et impériale. "

L'espace d'une seconde, il eut l'air de regretter les mots qu'il allait prononcé, mais il était roi, il ne faisait pas dans la sensiblerie, il alla dont au bout des choses, heurtant par la même sévèrement les sentiments de sa sœur. " Bien que vous n'ayez pas eu l'art de lui plaire en tant qu'épouse, peut être serait il favorable a l'idée de s'unir a une des autres princesses de la famille royale.  Qui mieux que vous ma sœur pour lui vanter les charmes et mérites de nos sœurs ? Accepteriez vous de lui écrire en ce sens ? Après tout plus qu'une princesse de Soriyeo, vous êtes membre du conseil et diplomate royale. " La princesse se leva, sans aucune trace d'émotion, un sourire neutre s'étirant sur ses traits. Son regard se posa dans celui de son frère et roi. Elle y lut détermination et regrets, ce qu'il devait également lire en elle. Elle savait qu'elle réponse il s'attendait a obtenir. Il se trompait. Bien que cela lui soit d'une douleur inconcevable, brisant chaque fibre de son être et réduisant son cœur en un millier d'éclat, elle prononça de mots contraires a ceux que lui hurler son cœur. " Il me sera un honneur de m'acquitter de cette tache votre majesté. Je ne vous en garantis pas la réussite, car je ne saurais dire si l'empereur désire agrandir son harem, mais sachez que je vais lui écrire dés ce jour afin de lui soumettre votre bienveillante proposition, nul doute qu'il la recevra avec toute la courtoisie et l'attention qu'elle mérite. "

Le roi lui adressa un regard intrigué, pourtant un soupçon de regret y percer également. Non, elle ne lui abandonnerait pas le royaume. Dusse t'elle renoncée a ce que son cœur lui soufflait être son plus cher désir. Et pour cause, il avait raison, qu'importe les rouleaux échangés, qu'importe les mots de l'empereur, qu'importe son allégresse a les lire, ou qu'importe les sentiments qu'elle s’efforçait de taire. L'empereur n'avait jamais manifesté quelconque envie de l'épouser, pas même pour la sauver d'une union avec Tankishi. Autour d'eux, le silence c'était fait. Ses soutiens la regarder avec soulagement, tandis que ceux du roi, y compris ses frères semblaient peu ravis a l'idée que pareille tache lui soit soit confiée. Le roi quoi que quelque peu désappointé par le choix de la princesse lui donna quelques détails quand a la "mission" dont elle s'était vue charger puis le conseil fut libre de prendre congé. Elle fut la première a sortir, digne, droite. Elle se rendit rapidement dans ses appartement, s'installa a sa table de travail ou elle sortie consciencieusement son matériel d'écriture, mais la première chose a ternir la blancheur de la lettre ne fut pas noire et d'encre, ce fut la transparence d'une larme qui heurta douloureusement le rouleau après avoir tracée un sillon brûlant sur les joues de la princesse.  

Dire qu'une heure plus tôt, le cœur emplie d'allégresse, elle se faisait une joie et une hâte de répondre a son dragon, et voila que désormais c'était le cœur lourd et la main hésitante qu'elle devait se résoudre a le faire. Ce qui expliqua sans doute le nombre de rouleau qui termina au sol tandis qu'elle se devait de recommencer encore et encore jusqu’à un résultat satisfaisant, du moins pour la circonstance mais certainement pas pour elle.



A mon fier dragon,
A mon cher ami,
A sa grandeur Sun Liu Ma, empereur de Miyong et notre ami.

Vous n'imaginez pas l'allégresse qui est mienne tandis que je réponds a vos mots, qui a mon cœur ont étés pareil a un rayon de soleil après un hiver rigoureux. Ils ont étés pour moi le reflet de ce que moi même je me refuse si souvent a vous écrire ...

J'ai reçue vos mots et votre présent avec une grande joie. Recevez tout mes remerciements quand a cela, il me sera honneur que de porter la soie délicate que vous m'avez fait parvenir. Elle est un plaisir pour les yeux et le toucher. Mon seul regret et il est bien égoïste je vous l'avoue, c'est que vous ne puissiez me contempler dans cette magnifique parure, j'aurais tant aimée lire dans votre regard ..

Savoir que vous vous inquiétez pour moi, emplit mon cœur de plus d'émois que je ne devrais le permettre .. Vos inquiétudes et votre bienveillance a mon égare me touchent sont le reflet de la grande bonté de votre grandeur et il me touche que vous me jugiez digne de les recevoir tout comme il m'est devoir de vous remercier de ne guère m'avoir tenue rigueur des soucis que je vous ai causée bien malgré moi.

Sauriez vous imaginé a quel point votre amitié m'est précieuse mon dragon alors même que j'en viens a souhaiter que ma vie puisse a nouveau être en danger, dans le seul désir de vous voir venir a moi pour me ramener en ces terres qui me manquent tant, mais ce n'est encore rien comparé au manque que j'ai de vous.

Vos intentions a mon égare sont fort louables, mais nous savons tout deux que les responsabilités qui pèsent sur vos épaules ne vous permettraient pas de venir m'arracher aux possibles menaces qui pourraient pesées sur ma personne en Soriyeo. De plus, cette charge ne vous incombe en rien et croyez bien que mes frères veillent pleinement a mon bien être et se soucient au plus haut point de ma sécurité et de mon bonheur. De plus le roi renouvelle chaque jour sa confiance en moi en me permettant de régler en son nom d'importantes affaires. Dont l'une dont j'aimerais vous faire part ...

Vous me connaissez mon dragon, vous vous doutez bien qu'il m'est difficile de renoncer a toutes libertés. J'ai besoin de quelques intimités. Toutes femmes a ses secrets qu'elle se doit de protéger. Croyez bien que toutes les précautions seront prises tant que mon assassin n'aura pas été débusqué et soumit a la loi des dieux. De plus le commandant Choi Young se fait honneur de ne plus me laisser sans surveillance. Cette tentative d'assassinat et son absence en ces circonstances, bien que cela ait été de mon fait ont eut l'art de le rendre surprotecteur et quelque peu trop nerveux a mon gout. Je suis dont comme vous le voyez entre de bonnes mains, votre grandeur peut se concentrer tout a loisir sur des questions bien plus importantes que la sécurité de ma personne. Et ce malgré le fait que vous savoir soucieux de mon bien être m'émoi avec force...

Il en va de même pour Tankishi. Nous saurons nous occuper de lui en Soriyeo, a moins bien entendu que vous ne teniez a ce qu'il soit renvoyé en Miyong, car après tout il est a votre grandeur et a son peuple qu'il a fait le plus de mal. Pour l'heure, il reste introuvable. Je ne saurais dire si il s'agit la d'une bonne ou d'une mauvaise nouvelle. L'avenir nous le dira. Un avenir ou je le crains fort, vos préoccupations n'auront plus rien avoir avec mon bien être, moi qui pourtant me sens bien incapable de ne plus me soucier de vous ..

Mon soulagement quand aux nouvelles de l'impératrice est sans mesures, veuillez me pardonner de m’être laisser étourdir par quelques rumeurs malvenues. Mon inquiétude a prit le pas sur toute logique, il m'est plaisant de constater que les rumeurs une fois de plus n'étaient que cela. Il est de notre fardeau que les envieux et les curieux se délectent des vies que nous menons de par nos statuts royaux et impériaux. En parlant de rumeurs, peut être qu'une viendra bientôt a vos oreilles, quand a une éventuelle alliance entre nos deux familles ..

Les nouvelles que vous me donnez des vôtres sont tant un baume sur mon cœur que matière a me faire quelques soucis. S'il m'est un grand soulagement de savoir que vos filles se portent bien, je vous avouerais être inquiète pour Zhuge Lin. Je n'oublie pas sa joie de vivre, sa pétillance. Veuillez prendre grand soin d'elle et lui dire comme je regrette de ne pas pouvoir être a ses cotés en ces temps qui lui sont de grande fatigue .. Tout comme je regrette de ne pas être auprès de vous pour vous épauler dans vos moment de doutes, vous soutenir dans les épreuves ou encore vous voir vous émerveiller devant vos filles. Elles me manquent, Miyong me manque et plus encore votre présence a mes cotés et nos discutions. Je suis sur que la princesse Cai Yue se dévoilera en temps et en heure. Ma plus jeune sœur, la princesse Sian Chio était elle même une enfant discrète, fort silencieuse et d'une timidité presque maladive et pourtant elle est aujourd'hui une jeune femme accomplie.  Votre grandeur apprécierez sans doute de la rencontrer, sa beauté n'a d'égale que son intelligence et elle serait sans doute pour vous, une femme digne d’intérêt, une épouse de qualité, ce que je n'ai pas sue être a vos yeux ..

J'aurais aimée lire de meilleures nouvelles quand aux informations que je vous avais délivrée sur celle qui pourrait être votre mère. Sachez que je compatis a votre peine et ne comprend que trop bien le poids du devoir qui vous retiens et vous empêche de partir a sa recherche.  Le poids de ne pouvoir être avec l’être aimé étreint mon propre cœur plus que je ne saurais le dire .. Puissiez vous néanmoins bientôt obtenir d'avantage d'informations. Je prierais pour que les dieux vous accordent a tout deux des retrouvailles mérités dans cette vie et dans une autre.

Vous ne saurez probablement jamais a quel point votre désir de me revoir m'est d'un bonheur sans limite et a quel point je le partage. Si seulement cela m'était permis, je gagnerais le premier bateau en partance pour Miyong et laisserait les flots me ramenaient a vous mon dragon. Je pourrais alors satisfaire ce manque de vous, qui chaque jour qui passe se fait plus grand et qui semble un peu plus comprimé mon cœur a chaque instant passé loin de vous, au point que j'en viens a avoir la crainte de le voir exploser si il ne m'est pas permis de bientôt avoir le loisir et l'immense joie de votre présence a mes cotés. Je ne sais guère quand mes pas pourront a nouveau se satisfaire d'une visite en vos belles contrées, sachez néanmoins que je saisie votre invitation pour vous faire la proposition de voire venir entre votre palais mes sœurs ..

Les quelques derniers mots que je vous écris en ce jour seront plus protocolaire que d'ordinaire puisque je me vois investie d'une mission en tant qu'ambassadrice et diplomate royale. Une mission qui m'a été confiée par le roi. Il me semble que c'est la chose la plus dure que j'eu jamais a faire. Ne devrais je pas me réjouir pour vous, pour mes sœurs, pour nos peuples. Au lieu de ça je ne ressent que cette jalousie destructrice qui me ronge le cœur a l'idée que s'eut pu être moi si vous l'aviez voulu. Dans le but de consolider les accords, la paix et l'alliance entre Soriyeo et Miyong, la famille royale propose a votre grandeur la main de l'une de mes sœurs.

Elles sont belles, gracieuses, parfaitement instruites et formées au protocole. En bonne santé et en age d'enfanter. Lisez vous ces mots, il me révolte de devoir ainsi vous les vendre. Elles sont mes sœurs et vous vous êtes pour moi .. Le roi se propose par mon assistance de faire venir en votre empire un émissaire ou ambassadeur de votre choix qui sera mandaté pour vous apporter leurs portraits mais aussi afin que vous puissiez prendre connaissance de leurs tempéraments et de leurs qualités. Ainsi si l'une d'elle venait a retenir l'attention de votre grandeur, il serait convenu d'une visite ou vous pourriez faire plus ample connaissance et peut être sceller par une union les relations de nos deux familles.

Il est bien entendu tout au loisir de votre grandeur de refuser cette proposition, je ne saurais vous tenir rigueur de ne pas désiré prendre une de mes sœurs pour épouse, bien au contraire .. Le roi, le conseil et le peuple de Soriyeo attendront impatiemment votre réponse quand a cette possible alliance qui pourrait apportée énormément tant a nos familles qu'a nos peuples. Vous trouverez joint a mon rouleau, une proposition de contrat ainsi que les bénéfices et avantages que Miyong pourrait y percevoir. Je vous serais gré mon ami d'accorder tout votre attention a cette demande. Malgré le fait qu'en être l'instigatrice me soit la chose la plus douloureuse qui soit.

Veuillez prendre bien soin de vous et des vôtres. Puissent les dieux vous accorder longue vie. Mes prières et mes pensées vous accompagnent vous et les vôtres. Mes prières qui ne demandent que mon retour vers vous et mes pensées qui ne sont occupées que par ce même désir.

Votre amie dévouée.


Sian Nyang due relire un nombre incalculable de fois le rouleau, sans compter le nombre de fois ou elle du le réécrire avant de consentir a enfin lui faire gagner le port. Ces mots étaient les plus dures qu'il lui ai jamais fallut écrire. Tant par leur contenu que par l'éloignement et la réserve qu'elle avait due s'imposer pour les écrire. Comment aurait t'elle pue se montrer sincère et démonstrative envers celui qui peut être deviendrait l'époux d'une de ses sœurs. Elle n'en n'avait pas le droit, qu'importe a quel point cela lui était cruel et douloureux.

Le rouleau partie donc, voguant sur les flots pendant prés de deux cycles en compagnie d'un pré contrat quand a une union entre Soriyeo et Miyong. De l'allégresse et du bonheur ressentie a la lecture des mots de l'empereur, il ne restait rien, si ce n'est les relire encore et encore, tandis que submerger de regrets et de peine, la princesse serrait contre son cœur une étoffe soyeuse qui serait peut être bien le dernier cadeau de celui que bien malgré elle, avait commencée a aimer et que maintenant elle se devait d'oublier. Le cœur et la raison étaient souvent ennemis mais curieusement c'est quand la douleur s'en venait a vous accabler, qu'ils tombaient d'accord, vous forçant a vous avouer ce que vous auriez préférer continuer de vous taire. Un amour qui ne pouvait être.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Ven 23 Jan - 7:12


Quelques temps durant la mi-daeing.

Une fois rendu au cinquième paragraphe de la lettre, l'empereur de Miyong cessa sa lecture et posa doucement le rouleau sur son bureau sous le regard intrigué de son eunuque impérial. Inquiet, Chen Po demanda à son maître si celui allait bien et si la lettre de sa bien-aimée - bien qu'il n'eut pas désigné la princesse ainsi face au fils des cieux - contenait de mauvaises nouvelles la concernant. Les doigts crispés sur le bord de son bureau, Liu M secoua doucement la tête comme unique réponse. De mauvaises nouvelles, non, pas encore. Cependant, il ne pouvait s'empêcher de détecter une certaine froideur au travers des mots de sa belle renarde. « À sa Grandeur, Sun Liu Ma, empereur de Miyong et notre ami » répéta-t-il intérieurement en fronçant des sourcils. Elle avait définitivement écrit « notre ami » et le « notre » avait fait tiquer l'empereur. Si ce message n'avait pas été dicter par une autre personne, alors celle-ci écrivait selon les ordres d'autrui. Son frère, le roi de Soriyeo, assurément. Toutefois, cela l'énervait un peu que le souverain voisin lui fasse parvenir un message par l'entremise de sa royale sœur.  Lorsqu'il reprit sa lecture, il comprit aussitôt le pourquoi du comment avec un sombre regard.

Une fois qu'il eut parcourut l'entièreté de la lettre au complet à deux reprises, il reposa le rouleau à nouveau devant lui, posa ses coudes sur le bureau, croisa les mains et apposa son menton pensif sur le dos de ses mains jointes. Il ferma brièvement les yeux et laissa s'échapper un soupir lasse.

Il rouvrit les yeux sur les formalités et le fameux contrat dont avait parlé la première princesse royale de Soriyeo au courant de sa dernière lettre. Il n'avait toujours pas ouvert ceux-ci. Il savait très bien ce que ces documents contiendraient, cela faisait bien longtemps que le royaume de Soriyeo lui tendait les mains de ses femmes royales. Toutefois, l'empereur ne pouvait cesser de penser que le roi le prenait pour un idiot. Le fonctionnement de son harem n'était pas aussi simple que les étrangers pouvaient penser. Il y avait un code, des protocoles à suivre! Il ne possédait officiellement qu'une seule épouse légitime et il s'agissait de l'impératrice. Afin de conclure une alliance efficace avec un royaume voisin, c'était cette place qu'il devrait offrir à la nouvelle venue. Il n'allait certainement pas divorcé l'impératrice ou la faire assassiner pour un mariage avec une femme de Soriyeo, même si un tel engagement consoliderait de puissants liens et apporterait une certaine sécurité auprès du royaume de Soriyeo, bien qu'il ne fut pas spécialement intimidé par celui-ci.

Il se massa paresseusement les tempes. Une nouvelle demande officielle du roi ne devrait pas tarder à arriver et avec cela, il devrait en discuter ouvertement avec les membres de son conseil et les divers ministres qui l'aident à gouverner son pays. Comme eux, il voyait un bel avenir en une alliance maritale avec le royaume de Soriyeo, mais la place n'était pas disponible. La place de concubine de bas rang ne ferait certainement pas reculer une armée de Soriyeo s'ils venaient à s'en prendre à lui. Même s'il prenait une princesse de Soriyeo dans sa vie, celle-ci n'aurait pas un haut rang dans le harem, et ce, malgré son rang en Soriyeo.

Au bout de quelques minutes de réflexion, il décida de prendre son pinceau aux poils fins afin d'écrire une réponse formelle. Elle s'était adressé à lui comme on discute respectueusement avec un étranger important, alors il ferait de même. De toute façon, il ne pouvait garantir que cette lettre ne finirait pas entre les mains d'un autre. Son frère désirerait certainement parcourir lui-même la réponse qu'il aurait écrite. Une sage décision. Tant qu'il ne s'apercevait pas des lettres précédentes...


À Sa Grâce, la première princesse royale de Soriyeo.

Certains biens ne peuvent qu'être apprécier pleinement par les gens d'un statut supérieur, considérer ma générosité comme un cadeau envers votre cour. Le bien de Votre Grâce est aussi le bien de mon empire. Si tristesse touche nos alliés, alors il est aussi de mon devoir de prier pour la sécurité ainsi qu'à la bonne entente de mes voisins. Il n'y a plus qu'à espérer que vous vous retrouvez aux bons soins des vôtres et que les mécréants qui vous veulent du mal se retrouvent devant la justice. On ne s'attaque pas aux élus des cieux.

[ Il préféra de pas trop s'attarder sur sa lettre et aller droit au but. Sa renarde désirait parler affaires et politiques, il lui répondrait donc sur le même ton!]

Mes respects vont au roi de Soriyeo et à votre famille, je m'abstiendrai donc d'écrire des futilités et partagerai donc ma réponse avec vous quant à l'humble demande de Sa Majesté, le fils des cieux de Soriyeo. Toutefois, de telles demandes ne peuvent s'effectuer aussi aisément sur papier et j'attendrai donc la venue d'une ambassadrice dont j'ai apprécié la vertueuse présence à mes côtés et son escorte politique. Il m'est inutile de rencontrer une promise, son portrait, ses informations et ses dates suffiront amplement aux moines et aux astrologues impériaux pour savoir si vos femmes conviennent à mon destin.

[ Elle comprendrait certainement ce qu'il sous-entendait par l'ambassadrice dont il avait apprécié la présence. ]

Au plaisir d'apercevoir les visages des princesses de Soriyeo et de conclure une robuste alliance entre nos deux peuples. Que les dieux protègent la famille royale de Soriyeo.

Empereur de Miyong, le fils des cieux.


L'empereur attendit que l'encre sèche, se relit une dernière et décida ensuite de donner le message à Chen Po. L'eunuque regarda silencieusement le message, curieux de son contenu. D'après la tête de son souverain et la taille du message, il devina que celui-ci de devait pas être particulièrement fier. Toutefois, le serviteur salua tout de même le dragon de Miyong et se retira, prêt à envoyer la précieuse lettre à sa destinataire.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Ven 23 Jan - 9:52


Année 1 du douzième cycle, début Eternok.

Un rouleau arriva a la Mi Daeing. Il venait de Myong. Il venait de l'empereur. Pourtant contrairement a ses habitudes, la première princesse royale Sian Nyang ne l'avait pas attendue avec impatience. Elle l'avait plutôt redoutée, craignant la réponse qu'il contiendrait. Peut être même aurait t'elle voulue qu'il n'arrive jamais. Non, qu'importe la douleur éprouvée ou ce qu'elle découvrirait dans les mots de l'empereur, mieux valait une réponse non souhaitée plutôt que de ne jamais plus pouvoir lire ses mots. C'est la, la conclusion a laquelle elle arriva, quand plusieurs heures après son arrivée au palais, elle se décida enfin a briser le cachet du rouleau et a le lire.

C'est retenant son souffle et le cœur tambourinant durement dans sa poitrine qu'elle entama sa lecture. Le ton était froid, protocolaire, politique, plus encore que le sien. Il existait un tel gouffre entre ce rouleau et le précédent que lui avait écrit l'empereur, qu'elle ne put empêcher ses yeux de briller de quelques larmes. Ainsi dont les dés en étaient jetés. Elle allait revoir Myong, elle allait revoir l'empereur, un désir qui la tourmentait jusque dans les tréfonds de son être depuis de nombreux cycles, mais pourquoi fallut il que ce fut en de si cruelles circonstances.

Cette invitation a demi mot qu'il lui avait faite, elle l'avait comprise, elle l'avait espérée, mais pas en ces conditions. Pas pour se voir devoir offrir a cet homme, qui comptait pour elle plus qu'elle ne l'aurait du le permettre, une de ses sœurs en mariage.  S'était elle méprise sur ses mots, ne voyait il dont en elle rien de plus qu'une amie fidèle de Soriyeo, a même de le conseiller dans pareille situation. L'idée lui était intolérable et pourtant elle se refusait a croire que son cher Dragon est pue la faire demander pour pareil mission si il avait eu conscience de ce qu'elle ressentait pour lui. Fort bien, elle était princesse, diplomate et ambassadrice avant toute chose, comme lui était empereur. Elle ferait ce qu'il attendait d'elle. Elle se rendrait en Miyong, mais sans cette allégresse qu'elle avait pensée éprouver quand l'occasion arriverait. Les dieux avaient parfois de bien cruels desseins.  

Une fois sa décision prise, le reste fut assez flou. Une discutions avec le roi qui sembla étonné mais visiblement satisfait. Il la laissa partir comme on laisse partir quelqu'un que l'on ne reverra pas avant longtemps, tout en l'abreuvant de quelques paroles mystérieuses quand au fait que l'avenir lui donnerait rapidement tort ou raison. Il y'eut également une réunion du conseil, des recommandations, des demandes, du soulagement, de la crainte puis les préparatifs. Elle fit tout cela dans la hâte et en même temps  avec plus de lenteur que nécessaire, comme si esprit et cœur n'arrivaient pas a se mettre d'accord. Elle désirait revoir l'empereur, croiser son regard, sentir son souffle prés d'elle, ses bras se posaient délicatement .. Elle désirait des choses qui n'arriveraient pas, qui n'auraient d'ailleurs jamais dus arriver. Qu'importe ce qu'elle désirait, ce qui primait sur le reste, c'est ce qu'elle redoutait. Ces faits la étaient réels, tangibles et d'autant plus douloureux. Oui, elle repartait pour Miyong mais pour unir une de ses sœurs a celui qu'elle rejoignait chaque nuit en rêves.

Un rouleau partit avant elle. Comme de coutume, le jour ou celui en provenance de Miyong était arrivé. Mais cette fois le rouleau n'avait pas été de sa main, elle n'en avait pas eu le courage. Une lâcheté dont elle se réprimander sévèrement en pensées. Mais n'était ce déjà pas suffisant de devoir retourner en Miyong en ces conditions. N' aurait est ce pas été trop demander qu'elle doive en plus écrire de manière impersonnelle l'annonce de sa venue .. Non le précédent rouleau lui avait trop coûté, son voyage lui coûterait plus encore., autant se préserver autant qu'elle le pouvait. Puis il était de manière fort adéquate que ce soit le bureau du protocole qui annonce sa venue, après tout elle y allait en tant qu'ambassadrice et avec une mission royale. Protocolaire et diplomatique, n'est pas dont ainsi qu'auraient dus rester leurs relations ? Pourtant malgré les douleurs a venir, elle ne regrettait rien.




A sa grandeur Sun Liu Ma, Empereur du Miyong, fils des cieux.

Votre grandeur, a votre illustre demande,  la première princesse royale Sian Nyang gagnera les terres de Miyong d'ici la fin Eternok en tant qu' Ambassadrice de Soriyeo. Nous espérons que cette visite saura apportée a nos deux peuples une alliance fructueuse.

Notre roi, la cour de Soriyeo et son peuple vous remercie de l’intérêt apporté a son humble proposition. Il est de l'espoir de tous que la première princesse royale Sian Nyang revienne a nous avec d'heureuses nouvelles pour l'avenir commun de nos terres. Veuillez la recevoir non comme une diplomate, mais comme une amie, car c'est la ce que le roi espère voir éclore de sa proposition. Une amitié durable et sincère entre nos peuples, nos terres.

Recevez toutes nos prières quand a votre bien être, celui de votre empire et de votre peuple. Puissent les dieux vous êtres favorables et se montrer avec vous, clément en touches choses.

(Le rouleau signé de manière protocolaire et portant le sceau royal de Soriyeo était également accompagné de quelques lignes énigmatiques, d'une écriture élégante, venant de la main du roi. )

Si homme peu avisé aurait pu prendre ombrage que vous refusiez en mariage l'illustre première princesse royale de sa famille, il n'en fut rien pour moi. En tant qu'homme et homme de pouvoir qui plus est, je ne vois qu'une raison qui puisse pousser un homme a refuser la main de ma sœur. Un raison qui vous honore, c'est dont le cœur léger que je la renvoi a vous en sachant que vous veillerez sur elle avec toute l'attention qu'elle mérite.

Néanmoins, permettez moi d'égale a égale de vous rappeler que tout comme nous restons hommes malgré nos fonctions, elle n'en reste pas moins femme malgré la sienne. Si j'ai due me résoudre a prendre certaines décisions en tant que roi, elle fera son devoir pour les mêmes raisons et ce quoi qu'il lui en coûte. Si je ne peux la préserver de cela en tant que frère, en tant que roi, je vous serais gré que vous la préserviez de plus de peine. Le cœur a ses raisons que la raison ignore ne dit on pas ?

Votre ami, Sian ...., roi de Soriyeo.



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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   Jeu 29 Jan - 20:38


Le temps était particulièrement nuageux depuis le dernier cycle. Un temps qui se jumelait bien avec l'humour sombre et l'expression cynique qui ne quittait pas le visage de Sa Majesté de Miyong. Son cœur s'était refroidit et la seule personne qui avait réussi à mener un sourire à ses lèvres avait  été Zhuge Pin, accompagnée de ses deux seules filles. Au cours d'une nuit, il était resté longuement éveillé aux côtés de la concubine impériale, fixant le plafond de son lit sans le voir. Il tentait désespérément de faire le point dans sa vie et résumer les tâches qui lui incombaient depuis son ascension au trône du dragon de Miyong. Plusieurs questions demeuraient même après trente ans d'existence. Le sort de sa mère biologique, la malédiction qui possédait son œil droit et sa progéniture manquante. Cette nuit-là, il avait eu un sommeil drôlement agité. Le ciel menaçait de tomber un peu plus à chaque jour et la température faiblissait étonnamment vite, annonçant l'arrivée d'un hiver rigoureux. Il veillerait à ce que les siens possédaient suffisamment de charbon purifié et de bois pour se réchauffer aisément au cours de la saison froide, parfois surnommée la saison grise par le peuple.


Quelques jours plus tard, il reçu le message du roi de Soriyeo. Personnellement, il ne s'attendait pas à une nouvelle lettre de la part de la princesse royale, mais une partie de lui-même avait tout de même espéré un dernier mot. Cela n'avait plus réellement d'importance puisqu'il la reverrait bientôt afin de conclure le marchandisage de l'une de ses sœurs. Il était certain que cette action devait horripiler sa renarde, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Son frère était au pouvoir et malgré la force de son esprit, elle restait une femme.  

À cette réflexion, il se passa une main dans les cheveux et se rinça la bouche d'une dernière gorgée de thé parfumé. Les traits alourdit par une fatigue lancinante, il décida ensuite de se remettre au travail. Ses problèmes pouvaient attendre, mais ceux du peuple ne pouvaient pas. Il avait plusieurs préparations à terminer pour l'arrivée de l'hiver. Son objectif était de préserver la vie autant que possible au cours de la saison hivernale et éviter le plus de perte possible. Les temples travaillaient fort à héberger et guider les plus malheureux et les provinces de Miyong possédaient beaucoup de camps veillant à offrir soins et nourriture nécessaires à ceux dans le besoin, toutefois, ces endroits demandaient des fonds et malgré son envie d'aider, l'empereur savait qu'il ne pouvait vider entièrement les coffres impériaux pour s'occuper d'autrui. Heureusement, les techniques d'aménagement et le meilleur contrôle des taxes aidaient beaucoup en ce sens.


Un cycle plus tard, l'empereur de Miyong se retrouvait parmi ses deux filles. La princesse Cai Cai s'amusait à distraire ses parents avec ses habilités débutantes sur un guqin pendant que sa jeune sœur, la princesse Cai Yue restait sagement sur les genoux de son père à jouer silencieusement avec une poupée confectionnée par la concubine impériale, Zhuge Lin. Certains enfants étaient moins agités que d'autre s'évertuait à penser le dragon, mais cela l'embêtait que Cai Yue n'était pas directement porté à la communication. Toutefois, elle souriait plus régulièrement lui avait déclaré Lin un peu plus tôt dans la journée.

-J'ai entendu dire qu'une escorte en provenance du royaume de Soriyeo ne tarderait pas à rejoindre le palais, lui souffla discrètement la concubine afin de ne pas déranger la pratique de sa fille aînée. La saison froide s'approche, je crains que cette année, les tombées de neige seront énormes, il serait sage de les garder parmi nous au cours de l'hiver. Les routes sont dangereuses peuvent être dangereuses.

L'empereur caressa doucement la tête de Cai Yue, puis hocha silencieusement la tête au commentaire de la jeune femme. En effet, il ne pourrait se permettre de laisser une personne aussi importante que la princesse de Soriyeo repartir pour son pays pendant les grosses tombées de neige. C'était dangereux et il valait mieux pour sa santé de demeurer entre les murs du palais, au chaud et en sécurité. Le vent avait tendance à être sec et porteur de maladie pendant la saison grise.

-Votre Majesté, il y a une chose que je souhaiterais discuter avec vous, dit Zhuge Pin d'une voix hésitante avant d'être soudainement interrompue par de l'agitation provenant de l'extérieur. Il semblerait qu'une voix accourait dans leur direction. La princesse Cai Cai cessa aussitôt de jouer et tourna la tête vers l'entrée.

Un eunuque apparut alors à l'intérieur, essoufflée, puis se laissa choir à genoux afin de saluer respectueusement l'empereur. Apercevant l'expression horrifié sur le serviteur qu'il reconnut être au service de l'impératrice, Liu Ma confia la princesse Cai Yue à sa mère doucement avant de redresser l'échine. Il lui ordonna de se calmer, de reprendre son souffle puis de lui dire ce qu'il n'allait pas.

-V-Votre Majesté! L'eunuque s'inclina très bas, son menton touchait presque le plancher. S-Sa Grandeur, l'impératrice, s'est effondrée!

[Conclusion de ce rp]

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]   

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Qu'est-ce que le dragon souffle au renard? [Correspondance PV]
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