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 Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)

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Sian Nyang
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MessageSujet: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Mar 16 Sep - 11:53



Sian-Nyang posa ses mains a plat sur la balustrade de bois dont le contact lui était devenu si familier qu'il en était presque rassurant. Voila prés d'un cycle maintenant que le ponton ou elle se tenait était devenue son lieu de prédilection quand elle recherchait solitude ... Chose qui lui arrivait fort souvent, de plus en plus souvent a dire vrai. D'autant plus que depuis prés d'un cycle, elle n'avait guère fait plus que croiser l'empereur. Il était occupé ou peut être tentait il de l'éviter, de craintes qu'elle ne l'interroge sur ce qu'il n'avait consenti qu'a avoué a demi-mots. Sachez simplement que nous ne sommes pas si différent l'un de l'autre, Votre Grâce. Une similitude qui m'effraie beaucoup, d'une certaine façon. Les paroles de l'empereur tournaient dans sa tête, telle une danse lancinante et douloureuse. Ce n'était pas tant les questionnement que cela soulevait qui lui portait quelques malaises, mais le fait qu'il n'ait pas éprouvé la confiance nécessaire a s'ouvrir a elle. N'avait elle pas risquée sa vie pour la sienne ? Ne lui avait t'elle pas confiée le plus grand de ses secrets ? Que lui fallait dont pour qu'il s'ouvre a elle ?

Elle soupira de façon lasse, tandis que ses épaules s'affaissaient quelques peu. Elle s'en voulait d'avoir pareilles préoccupations. Des préoccupations inappropriés, comme elle ne manquait pas de s'en convaincre a chaque fois.  Après tout l'empereur et elle ne se connaissaient que depuis 3 cycles, bien que n'étant plus une étrangère pour lui, il était sans doute présomptueux que de s'attendre a ce qu'il la considère comme une amie. N'était ce pourtant pas ainsi qu'elle même le voyait ? Non, s'eut été trop simple et malheureusement a son grand regret, cela ne l'était pas. Rien en ce bas monde ne l'était, du moins pas si tenter que cela touche de prés semblait il. 

Distraite par ses pensées, elle n'entendit qu'au dernier moment les pas se dirigeant vers elle. Une brindille craquant et la ramenant par la même a la réalité. Elle n'y prit pas garde, ses yeux restant dans le vague. Cela devait être le capitaine Choi Young, elle avait fait demandé a ce qu'il la rejoigne ici. Bien que leur enquête sur Tankshi avance au moyens de quelques bourses bien garnies, ils n'avaient rien trouvés pouvant le porter a défaut jusqu'alors. Hors d'ici un peu plus d'un cycle, arriverait la réponse de ses frères, scellant ainsi son destin. Secouant la tête, elle s’apprêtait a se tourner pour faire face a celui qu'elle pensait être le capitaine quand une douleur terrible lui broya le crane. Elle se sentie vaguement sombré dans l'inconscience tandis que deux bras l’empêchait de heurter le sol, puis tout devint noir.

..................

Le capitaine Choi Young arpentait les couloirs du palais impérial d'un pas lourd et déterminé, le regard, noir, froid, inébranlable, presque agressif. Si bien que chaque serviteurs croisant sa route s'éloigna prestement. Quand il parvint enfin aux appartements de l'empereur, il du se heurter a la garde. Ces derniers se refusant a le laisser passer goûtèrent a ses points. S'en suivit grandes esclandres, cris et bruits en tout genre. Après les avoir repousser sans les blesser, sans non plus oublier avoir du quelque peu bousculer l'eunuque en chef de l'empereur et avoir fait sauter la porte de ses gonds, il fit enfin face a l'empereur.

Il s'agenouilla rapidement. " Votre grandeur pardonnez moi cette entrée peu protocolaire, mais il était urgent que je vous parle. " La garde arriva prestement, glissant une lame contre sa nuque. Mais n'en n'ayant visiblement cure, brisant a nouveau toutes les lois du protocole, il leva un regard tourmenté d’inquiétudes sur l'empereur avant de lâcher d'une voix sombre et torturé. " La princesse a disparue. " Restant ainsi a genoux sur le sol, le regard éteint posait sur l'empereur, une lame froide caressant sa peau, il serra entre l'un de ses points fermés, le Binyeo brisé qu'il avait retrouvé a l'endroit de son rendez vous avec la princesse. Il avait failli a son devoir, mais il se jura silencieusement que quiconque ayant posé un doigts sur la princesse, le paierait au centuple quand il l'aurait retrouvé. Car il allait les retrouver. Le contraire ne pouvait être. Si bien qu'il s'en interdit même la simple pensée.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Mer 17 Sep - 7:01


Le fils du ciel déposa sa tasse fumante sur sa table basse, se saisit d'un pinceau, puis se mit à écrire des notes dans un cahier. Le papier était doux et d'excellente qualité, l'encre s'étendait avec facilité. Les caractères devinrent des mots complets et les mots devinrent des phrases. Au bout de quelques minutes, il déposa le pinceau et se relit silencieusement. Il avait finalement le droit à un moment de calme, loin des soucis de la cour impériale, loin des soucis reliés à son harem. L'impératrice avait un grand talent pour éviter que les choses futiles ne parviennent à ses oreilles. Une ancienne impératrice douairière de sa dynastie avec dit un jour: « Quand le harem n'est pas en paix, l'empereur ne peut être en paix». Cela ne pouvait être plus vrai.

Il soupira doucement, puis attrapa sa tasse de thé et bu quelques gorgées pour aider à se détendre. Ensuite, il fit quelques étirements au niveau de sa nuque, de ses épaules, puis ses poignets. Cependant, lorsqu'il déposa sa tasse sur sa coupe, il s'arrêta brusquement en entendant un petit bruit sec, à peine perceptible. Il examina la jolie tasse de porcelaine et aperçu un fissure qui découpait sèchement le joli dessin de chrysanthème peint sur la porcelaine. Au même moment, il entendit de l'agitation à l'extérieur et releva la tête vers les portes. Chen Po se tortillait, se balançant sur un pied puis sur l'autre avant de se diriger vers l'entrée et ouvrir brusquement la porte. Il y eu des cris et il vit Chen Po se faire bousculer par nul autre que le capitaine Choi Young, l'un des compagnons de route de la princesse de Soriyeo. Il le regarda, incrédule. Pour une raison inconnue, son œil droit devint douloureux.

" Votre grandeur pardonnez moi cette entrée peu protocolaire, mais il était urgent que je vous parle. "

L'empereur haussa un sourcil curieux, se demandant bien pourquoi le capitaine venait lui rendre une visite aussi... brusque et flamboyante. Sa garde arriva aussitôt en courant, leurs épées sorties et prêtes à fendre la chair tendre du capitaine.

-Capitaine? dit le souverain en le regardant de manière incrédule.

Le capitaine leva un visage tourmenté vers lui. Sa voix semblait brisée, torturée. Son inquiétude se transmis immédiatement à Liu Ma qui jeta un œil à sa tasse fissurée. Un signe de mauvais présage. Ses doigts se crispèrent sur ses genoux.

"La princesse a disparue."

La tasse se fissura complètement et chaque moitié tomba chacun de son côté, tintant bruyamment contre la coupe et la table basse. Au moins, il l'avait vidé et ne détremperait pas ses notes. L'empereur fronça des sourcils, ses lèvres tremblèrent.

-Comment ça, disparue? questionna-t-il le commentaire en faisant signe à sa garde de se mettre au repos. Ceux-ci obéirent sous rouspéter. La voix du fils du ciel se fit plus sévère. Expliquez vous!

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Mer 17 Sep - 8:31


Pavillon de l'empereur: Choi Young

Les épaules du capitaine s’affaissèrent d'avantage sous les quelques paroles de l'empereur, si bien qu'il ne remarqua pas ou presque que la garde le libérer de l'étreinte de leurs lames. Il observa ce qui dura une seconde ou une éternité, la tasse brisée qui reposait devant l'empereur avant de se résoudre a lâcher les quelques mots qui rendrait cette situation douloureuse on ne peu plus réelle.

La main toujours crispée sur les restes du Binyeo de la princesse, il donna les explications d'une voix cachant mal les terribles craintes qui l'agitaient. " J'avais un rendez vous avec la princesse dans les jardins. Mais quand je suis arrivée a l'endroit convenu, je n'ai rien trouvé ... " Relevant son bras, il l'allongea devant lui avant d'ouvrir son point et dévoilé ainsi ce qui reposait dans sa paume. " Rien si ce n'est cela. " Son regard s'attarda sur le Binyeo brisé puis se reporta sur l'empereur. " C'est a la princesse .. après cette découverte, je me suis rendue au pavillon du ciel clair, elle n'y était pas. Selon les serviteurs, elle devait m'attendre dans les jardins comme il avait été convenu. "

Il adressa un regard soucieux aux gardes avant de poursuivre, mesurant chacun de ses mots avant de les prononcer. " Son altesse n'est pas sortie, nul ne l'a vue passer les portes ... " Une hésitation. " Sa tenue .. noir est toujours dans ses appartements. " Il ne pouvait guère parlé des sorties nocturnes de la princesse devant tant d'étrangers, il devait donc avoir espoir que l'empereur saisirait qu'il parlait la de la tenue qu'utilisait la princesse qu'en elle se camouflait pour ses sorties secrètes. Et donc par la même que si elle avait disparu ce n'était point de son plein gré. Quand a avoir admit avoir fouillé les appartements de son altesse et pire dans ses effets personnels, au vu de la situation il n'en éprouvait ni gène, ni honte.

Il se releva lentement, le regard sombre et brisé mais son corps rigide et droit. La tête inclinée et la main sur son épée, quelques mots déterminés quittèrent ses lèvres. " J'ai failli a mon devoir envers la princesse, puissiez vous me punir et vous saisir de ma vie. " Les mots suivants furent presque un murmure. " J'implore pourtant votre grandeur de me laisser la vie, le temps que je retrouve la princesse. "  Il était tout prêt a accepté la faute qui était sienne, mais il ne pouvait mourir sans la savoir sauve.

.......

Quelque part dans le palais: Sian-Nyang

La princesse eut grand mal a retrouver les chemins de la conscience, sa tête était lourde, son corps endolori. De plus ses yeux et sa gorge lui semblèrent irrités de par la curieuse atmosphère qui régnait autour d'elle. Elle leva une paupière puis l'autre. Cligna a quelques reprises des yeux. Cherchant a bouger le reste de son corps, elle eu vit fait de se rendre compte qu'elle était solidement attachée. Ses mains entourée de corde reposait autour de quelque chose en bois .. Une poutre probablement .. Bien que son cerveau embrumé ne lui permette pas d'en avoir la certitude. Tant bien que mal, alors qu'elle retrouvait doucement pleine conscience, elle tenta d'analyser la situation. Que c'était il passé ? Ou était elle ?

Le crane douloureux, elle se rappela vaguement avoir senti une douleur fulgurante avant de s'écrouler. Avant .. Avant cela, elle avait rendez vous le capitaine Choi Young se remémora t'elle soulagée. Il devait dont déjà être a sa recherche. Plissant les yeux, elle examina le décor alentour, du moins ce qu'elle en voyait. La pièce baignée dans une légère opacité. Le feu ? Non se rassura t'elle rapidement, de l'encens brûlant en grandes quantité, bien que l'odeur lui soit indéfinissable et lui fasse tournée la tète. L'endroit était en piteux état, quelques meubles brisés, des toiles d'araignées et beaucoup de poussière. Pourtant au vu des tapisseries et des restes de mobilier, elle devait surement être encore dans le palais impérial. Un pavillon désaffecté peut être ?

Alors qu'elle poursuivait son inspection se forçant ainsi a ne point retombé dans l'inconscience, elle l'aperçue lui. Un garde impérial. Sa première impression fut le soulagement, mais cela ne dura guère plus qu'une demie seconde, a sa façon cruelle de la regarder, il ne faisait aucun doute qu'il n'était nullement la pour lui apporter quelconque aide. Se maugréant violemment de ne pas y'avoir pensée plus tôt, elle tortilla ses mains dans une tentative veine de se saisir de son bracelet. Veine et pour cause, son poignet se trouvait vide de tout artifice. Devant son évidente confusion, l'homme parti d'un rire cruel avant de s'approcher d'elle sans la quitter des yeux, agitant bientôt sous ses yeux la seule barrière qui la séparait d'ordinaire de son coté Gumiho. " Ne serait ce pas ça que vous cherchez princesse ? " Jouant distraitement avec, il finit par le jeter a bonne distance d'elle. Alors qu'elle fermait les yeux dans une tentative désespérée de se transformer, il agrippa son visage entre deux doigts brutaux, la forçant ainsi a ouvrir les yeux et a poser son regard dans le sien. " Pas la peine d'essayer de vous transformez, vous êtes a ma merci. Plus tôt vous, vous en rendrez compte, mieux ça vaudra. "

N'ayant que faire de ses paroles, elle tenta a nouveau de faire appel a sa nature de Gumiho, mais cette dernière semblait lui rester hors de portée. Impossible cela ne pouvait être, la seule chose entravant ses pouvoirs était son bracelet et il fallait qu'il soit en contact direct avec sa peau. Une lueur d’inquiétude gagnant finalement ses traits et son regard, l'homme parti d'un grand éclat de rire avant de s'écarter. Ce ne fut malheureusement que momentané, il revint rapidement avec en main un des nombreux brûleur d'encens qui les entourait. De prés l'odeur lui était encore plus insupportable. Elle ne put retenir une quinte de toux tandis que ses yeux se chargèrent de larmes piquantes. Pourtant cette gène ne fut rien face a l'horreur qu'elle ressentit quand il lui montra le contenu du récipient.

Ne pouvant empêcher un tremblement nerveux de la saisir, elle contempla un long moment les pierres rougeoyantes de chaleur. Des pierres qu'elle ne connaissait que trop bien. Sa gorge en feu, ses yeux la brûlant, cette fumée oppressante .. Ce n'était pas de l'encens. " Tankishi. " lâcha t'elle durement, il devait être derrière tout ça. L'homme glissa a nouveau ses doigts sous son menton pour l'obliger a le regarder. " Tout doux ma toute belle, il n'y est absolument pour rien. Interdiction formelle de toucher au monstre. " Dévoilant un sourire sadique, il ajouta sur de lui. " Mais quand je vous ramènerais a lui docile et suppliante, il me remerciera. " Docile et suppliante ? Elle se força a rire malgré l'entrave de son corps douloureux. " Jamais. " Si tenter qu'elle ait voulue prononcer d'autres mots, elle en fut empêcher, son souffle subitement coupé sous la gifle magistrale qu'il lui asséna.

Elle dut secouait légèrement sa tête pour reprendre ses esprits. Sa joue était douloureuse et elle sentie rapidement du sang coulait le long de son menton puis dans le creux de sa nuque. Une nouvelle quinte de toux puis il revint a elle un bol en main. Bien que cela soit improbable au vu de la cruauté dont il faisait preuve, il aurait été facile de croire la a un geste de pitié. Croire qu'il lui apportait un peu d'eau. Mais la mixture brunâtre qu'il approcha de ses lèvres et dont l'odeur l'indisposa, la détrompa rapidement. " Ne soyez pas trop sur de vous votre grâce. Voyons comment vous résisterez a ça, après quelques bols vous me supplierez. " Y mettant le peu d'énergie dont elle disposait encore, elle se débâtie tant bien que mal. Visiblement contrarié, l'homme la saisit par la nuque lui tirant violemment les cheveux par la même.  Alors qu'elle tentait de recracher le breuvage, une nouvelle gifle magistrale s’abattit sur elle et cette fois elle perdit conscience. La dernière chose que ses yeux aperçurent avant de se fermer, était l’infâme mixture se portant a nouveau a ses lèvres.

Une fois son bol vide, l'homme la relâcha, essuyant d'un doigts distrait le sang de ses lèvres avant de se relever. " Il me tarde de voir combien de temps vous résisterez a ça princesse. " Bien que ne voulant guère se risquer a la tuer, il rajouta quelques pierres dans les brûleurs puis reprit la tache qu'il entreprenait avant son réveil. Réduisant méticuleusement en poudre quelques pierres sombres parfaitement reconnaissables, afin d'en faire un nouveau breuvage, il jugea qu'il lui valait mieux être prudent. Ne l'avait il pas vue a l'oeuvre cette fameuse nuit ou elle avait sauvée l'empereur ? Dangereuse. Fort de cette conviction, son bol a nouveau remplit, il s'approcha d'elle prés a lui administrer une fois de plus son tonique spécial .. Ignorant sans doute que la ou ce n'était que légère odeur incommodante pour les humains, c'était un véritable poison pour les Gumiho et donc pour elle.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Mer 17 Sep - 21:31


Les épaules du capitaine s'affaissèrent désespérément au moment où le fils du ciel avait ordonné des explications. Son ton impératif inquiéta Chen Po qui se rapprocha pour juger le capitaine de haut. L'eunuque impérial n'était sol et se souciait jour et nuit du bien-être de son souverain et les pensées qui pouvaient bien lui marteler l'esprit. Il avait donc facilement remarquer l'intérêt hors du commun que l'empereur avait ressenti envers la princesse de Soriyeo. Cet intérêt ne se comparait pas à l'affection qu'il avait autrefois eu pour l'impératrice et même la concubine impériale Zhuge Lin. Le trentenaire anticipait avec un peu trop d'enthousiasme ses rencontres avec la diplomate, il souriait plus que ce que la courtoisie de base demandait et son regard était plus attentif que nécessaire.

Les mains du capitaine se crispèrent sur les morceaux du Binyeo de la princesse. Un si joli objet, réduit à néant. L'empereur baissa les yeux sur les restants de l'ornement, les sourcils froncés, de terribles images se défilant dans sa tête sur les malheurs qui aurait pu arriver à sa renarde céleste. Le jeune homme s'expliqua et Liu Ma reçu les mots comme des coups de couteau dans sa poitrine. Sa renarde céleste avait disparu et il n'avait rien pu faire pour empêcher cela. Sian Nyang n'était pas assez insouciante pour ne pas remarquer la perte de ses accessoires, ceux-ci fermement encrés dans ses beaux cheveux soyeux.

"Son altesse n'est pas sortie, nul ne l'a vue passer les portes, il hésita, "Sa tenue .. noire est toujours dans ses appartements."

Les gardes se jetèrent des regards intrigués, mais l'empereur avait très bien compris le sens de ses mots. Si elle avait rendez-vous aujourd'hui durant la journée, elle ne se serait certainement pas faufilée au travers de la nuit précédente pour de quelconques activités nocturnes. Il ne se sentit pas du tout concerné lorsqu'il compris que le capitaine avait fouillé les appartements privés de la princesse de Soriyeo, cela n'était pas important lorsque sa vie était peut-être en danger.

"J'ai failli à mon devoir envers la princesse, puissiez vous me punir et vous saisir de ma vie", admit le subordonné de la princesse avant de poursuivre presque en murmurant, " j'implore pourtant votre grandeur de me laisser la vie, le temps que je retrouve la princesse."

L'empereur prit place à nouveau sur son coussin, prenant une pose dédiée habituellement à la méditation. Il toisa le capitaine avec une certain déception. Évidemment, il ne pouvait pas mettre tout le blâme sur lui. La suite qu'il avait mis à la disposition de la princesse aurait dû l'observer de loin et assurer sa sécurité comme cela était leur travail. Quant à sa renarde céleste, il aurait été temps qu'elle apprenne que même son propre pavillon pouvait être un lieu dangereux.

-En effet, vous commencez à me paraître tel un piètre gardien de Sa Grâce, déclara finalement l'empereur, les mains sur ses genoux. Chen Po, apporte moi ce qui reste de l'ornement de Sa Grâce.

L'eunuque s'exécuta et confisqua les morceaux d'objets précieux des mains du capitaine avant de les apporter, tête baissée, vers Sa Majesté qui les saisit. Il les serra dans ses mains, puis ferma les yeux, intimant ainsi un silence dans la pièce. Avant même que le capitaine Choi Young puisse poser des questions, Chen Po lui fit vivement savoir de se tenir tranquille pendant que l'empereur tendait de retrouver la princesse.

Une fois entouré d'un silence constant et parfaitement concentré sur l'énergie que dégageait le binyeo brisé entre ses doigts, l'esprit du souverain sembla être ailleurs. Il détecta du mouvement à l'extérieur, mais cela était le cadet de ses soucis. Il avait passé assez de temps auprès de la princesse pour reconnaître son aura, mais il n'avait pas assez expérimenté avec ses talents cachés pour retracer directement sa présence, cependant...

-La princesse est encore dans le palais, affirma le dragon en rouvrant subitement les yeux. Il fit signe à Chen Po de se rapprocher et se pencher vers lui pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Chen Po, envois des Murmures à la recherche de la princesse, ils doivent rester discret je ne souhaite pas que la chose soit connu de la cour impériale. De plus, si la princesse est réellement dans le palais, je ne souhaite pas que ces détenteurs, si elle est détenue quelque part, sachent que nous sommes à sa recherche.

L'eunuque impérial hocha vivement de la tête et quitta les appartements de son souverain en trombe afin d'alerter les espions de l'empereur encore présents dans le palais impérial et prêt à exécuter ses ordres n'importe quand. Liu Ma saisit ensuite son mouchoir et emballa soigneusement le binyeo brisé dans celui-ci avant de le ranger dans sa tunique. Il donna des ordres à ses gardes impériaux concernant la recherche et tous se dispersèrent rapidement. Le dragon ne permit pas immédiatement au capitaine de se relever et se retira dans une pièce adjacente de la pièce principale de ses appartements. Il en sorti une dizaine de minute plus tard avec une nouvelle tenue. Il s'agissait habituellement de ses habits d'entraînements militaire. Il regarda le capitaine de haut.

-Mène moi à l'endroit où cette rencontre devait avoir lieu.

Le souverain agrippa son épée. Si un officier de la cour osait l'approcher et lui demander pourquoi il était habillé ainsi, il ne ferait qu'admettre qu'il allait s'entraîner avec le capitaine de la princesse de Soriyeo pour voir lui-même de quoi les soldats de son pays étaient constitués. En chemin, il avait soufflé à Choi Young: « Je laisserai à la princesse le loisir de faire ce qu'elle veut de vous, capitaine... » Ses paroles avaient été froides, mais il annonçait aussi par cela qu'il ne prévoyait pas le tuer d'aussi tôt. Il n'était pas l'un de ses citoyens et s'il devait punir une personne pour avoir échouer à la protection de Sian Nyang, c'était bien lui, l'empereur. La jeune femme était sous sa protection depuis qu'elle avait mise les pieds dans l'empire de Miyong, mais il n'avait pas su la mettre suffisamment en sûreté.

Les minutes s'écoulèrent et ils débouchèrent finalement à l'endroit où la princesse aurait dû rencontrer le capitaine. Un endroit de solitude et de méditation remarqua instantanément  le souverain avant de se rapprocher du ponton et saisir le binyeo, sa main se crispa aussitôt sur l'objet entouré du tissu de son mouchoir. Il ferma momentanément les yeux, se concentrant à nouveau sur l'essence de l'objet. Encore une fois, il ressentit l'aura de sa belle renarde, mais celle-ci s'était affaiblit depuis qu'il avait quitté son pavillon. Ce fait l'inquiéta. Au bout d'un moment, après un grand effort, il pointa dans une direction particulière.

-Mes soldats sont en train de fouiller discrètement le palais afin de la retrouver, mais je crois qu'elle se trouve par là...

Il baissa les yeux sur son mouchoir avant de ranger l'objet dans sa tunique. Liu Ma lança ensuite une expression plutôt sérieuse vers le capitaine. Un plis soucieux s'était formé entre ses sourcils.

-Son aura... est affaiblit, admit l'empereur.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Mer 17 Sep - 23:17


Les mots de l'empereur, que tout autres auraient trouvés dures, ajoutèrent d’avantage de poids a son fardeau, tant lui même les trouver juste. Il avait failli a son devoir. Quand bien même son altesse avait refusait qu'il la suive partout, quand bien même avait t'elle ordonnée qu'il enquête sur Tankishi, il n'en restait pas moins qu'il aurait du être capable de veiller sur elle. Bien conscient de sa faute, il n'en était pas moins vrai qu'une une part de lui même ne pouvait s’empêcher de maudire Miyong, son palais et peut être bien son empereur et plus encore l’inquiétude qu'il semblait lire sur ses traits. Jamais ils n'auraient du mettre les pieds en ces lieux .. Il aurait du empêcher cela, se maugréa t'il avant de se rappeler non sans tendresse, que nul ne pouvait faire changer d'avis la princesse quand ses décisions étaient prises.

Empêtré dans ses propres inquiétudes, il accorda une attention distraite a l'empereur. Suffisamment néanmoins pour s'interroger sur le comportement troublant de ce dernier. D'autant plus quand après un simple contact avec l'ornement brisé de la princesse, il commença a donner des indications sur le lieu ou elle se trouvait. Face a ce spectacle, nulles traces d'étonnement ne vinrent pourtant se peindre sur ses traits. Et pour cause, partageant le secret de la princesse, il avait déjà eu a voir bien plus déroutant que cette étrangeté et savait depuis de nombreuses années que rien n'était impossible en leur monde. De plus, qu'importe les méthodes, si tenter qu'elles puissent leur permettre de retrouver la princesse.

Il avait ensuite attendu que l'empereur daigne lui donner quelques ordres. Luttant tant que bien mal contre l'agitation qui régnait en lui et le commander de partir séance tenante a la recherche de la princesse. Accueillant finalement avec soulagement le fait qu'il lui laisse le loisir de retrouver la princesse plutôt que de se saisir d'abord de sa vie. Néanmoins, il eu pour regret que l'empereur laisse a la princesse le choix de décider de son sort. La voir vivante et capable de cela, serait une source de joie sans mesure, mais il savait également qu'elle le pardonnerait. Hors il ne mériterait nul pardon. C'est d'ailleurs ce qu'il se répéta encore et encore pendant les longues minutes qu'ils passèrent a rechercher la princesse.

Quand l'empereur sembla enfin détecté la présence de la princesse, qu'importe par qu'elle méthode il y parvint. Un soupir de soulagement échappa au capitaine, mais cela était sans compter sur les derniers mots de l'empereur qui éveillèrent en lui une inquiétude menaçant de le submerger. N'écoutant que cela, sans se soucier de si l'empereur pourrait le suivre ou non au vu de son état de faiblesse après ses efforts pour retrouver la princesse, il s'élança dans la direction indiqué. Il chercha quelques instants l'endroit susceptible de cacher la princesse et son ou ses assaillants puis il finit par apercevoir un pavillon en piteux état. S'approchant prudemment et restant sur ses gardes, il y pénétra épée en mains. Il eu grand mal a faire taire le battement des portes délabrés, lui causant quelques tensions, mais cela n'était rien a coté du sentiment d'horreur qui le saisit quand il trouva finalement la princesse.

Elle se trouvait dans une pièce enfumée ou semblait brûler plusieurs encens d'odeur nauséabondes. Il dut plisser les yeux pour l’apercevoir convenablement, elle semblait attachée a une poudre en bois et surtout elle semblait fort faible .. Trop faible. A mesure qu'il s'avançait vers elle, une rage farouche s'emparait de lui. Le responsable paierait au centuple pour cela. Jetant des coups d’œils alertes ici et la, il fut bientôt auprès d'elle. Elle était d'une pâleur extrême, ses paupières étaient closes, son visage meurtri. D'une main peu assurée voir tremblante, il glissa deux doigts sur sa nuque puis soupira lourdement de soulagement. Elle était vivante. Il la détacha prudemment, la retenant tandis que son corps retombait mollement contre lui. Écartant doucement sa chevelure de son visage, il grimaça face a la vue des ecchymoses qui couvraient ses joues et ses lèvres ensanglantées. D'une caresse délicate, il tenta de la faire revenir a elle et constata a quel point elle était bouillante.

Elle ouvrit ses paupières tant bien que mal, peinant visiblement a les garder ouvertes. Il prit sur lui de cacher les inquiétudes grandissantes qu'il éprouvait quand a son état. " Votre altesse, c'est moi .. Le capitaine Choi Young .. M'entendez vous .. Vous êtes sauve .. " Elle agrippa une main faible sur son bras, ses yeux écarquillés, le prévenant ainsi de justesse avant que le coup qui lui était destiné n'atteigne son but. Il repoussa agilement son adversaire, devant pour se faire lâcher abruptement la princesse qui retomba lourdement sur le sol. Il se déchaîna alors sur le pauvre bougre qui s'était mit en tête de l'attaquer. Pendant sa lutte, épée contre épée, il put remarqué que l'empereur les avait rejoint et se trouver désormais auprès de son altesse. Il s'en trouva soulagé et pu se consacrer pleinement sur son combat. Il aurait voulu faire souffrir a son adversaire milles mort pour le punir des mauvais traitements infligés a la princesse, mais bien conscient que les pas résonnant au loin étaient ceux de la garde, il savait qu'il devait en finir au plus vite. Acculant son adversaire dans un coin, il le transperça de sa lame sans un mot, ne consentant a le libéré de l’étreinte de son épée qu'une fois qu'il fut sur de sa mort.

Il savait que l'homme aurait pu leur donner des informations non négligeable, mais il savait aussi qu'il aurait pu être une potentielle menace si tenter qu'il est été au courant de la nature de la princesse. Retirant sa lame d'un coup sec, il laissa le corps sans vie de l'homme s'écroulé au sol. Faisant quelques pas pour regagner le chevet de la princesse ou se trouvait déjà l'empereur, un craquement sous sa botte le fit s'arrêter. Il porta son regard au sol et y découvrit un bracelet ... Un sentiment d’effroi lui glaça l'échine tandis qu'il le ramassait. Ce n'était pas n'importe quel bracelet, c'est celui de la princesse. Impossible. Elle était inconsciente, pire elle était blessée, il l'avait vue de ses yeux .. Ses Ecchymoses, son sang, la chaleur de sa peau. Cela ne pouvait pas être. Et pourtant les pierres qu'il serrait vigoureusement dans son poing étaient bien celles de la princesse. Si son inconscience pouvait expliqué son manque de transformation, il n'expliquait pas que sa nature de Gumiho ne l'ait pas encore soignée. 

Portant un regard torturé sur toute la pièce, il en analysa chaque recoins et comprit bientôt l'horreur de la situation. Soudainement très agité, il enfonça une a une les fenêtres du pavillon afin que l'air passe en même temps qu'il se débarrassait prestement des brûleurs qui enfumaient la pièce. Quand ceci fut fait, il adressa un regard lourd d’inquiétude a l'empereur. Ils n'étaient plus seuls, les gens de sa grandeur étaient arrivés a sa suite. De plus il n'était même pas sur que l'empereur sache quoi que ce soit du secret de la princesse. C'était juste la un des doutes douloureux qui agitaient son esprit depuis de nombreux jours déjà. Pourtant en l'instant, il souhaita ardemment que l'empereur connaisse ce secret. Priant pour cela, il fit roulé une pierre encore incandescente dans sa direction avant de lui montrer d'une main le bracelet de la princesse, tandis que l'autre déversait sur le sol, sous les yeux de tous une poudre foncée, non sans rappeler la couleurs du bracelet de la princesse.

Le visage tourmenté, les points serrés, il lâcha finalement d'une voix brisée. " Un médecin votre grandeur... Il faut un médecin ... Elle a été empoisonnée. " Il savait que seul l'empereur comprendrait ses mots, si tenter bien sur qu'il partage avec un lui un certain secret concernant la princesse. Car hormis la curieuse substance qu'il venait de répandre au sol, rien en ces lieux ne laissait pensé a un quelconque poison. Pourtant le doute ne lui était plus permit. Ce n'était pas de l'encens qui avait brûlé dans ses brûleurs, pas plus que cette curieuse poudre n'était le résultat de quelques plantes .. Non tout cela venait d'une seule chose. Celle la même qui d'ordinaire protégeait la princesse de sa nature de Gumiho. Ces pierres semblables a celle qui reposait en l'instant dans sa paume. Elle avait respirée leurs fumées, elle en avait probablement ingurgitée sous la force ... Seuls les dieux savaient qu'elles dramatiques conséquences cela était susceptible d'avoir sur elle. La seule chose évidente étant que ce n'était pas ses blessures qui la gardait dans l'inconscience, mais bel et bien ce qui coulaient en ce moment dans son corps et qui lui était un poison.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Dim 21 Sep - 22:52


La pièce enfumée le rendit inconfortable, la brume pernicieuse lui brûlant son unique œil à découvert. À peine avait-il pénétré l'intérieur qu'il assista à la rage du capitaine s'abattant sur un assaillant. Faisant confiance à ses habilités de soldat, l'empereur alla rejoindre la princesse écroulée sur le sol poussiéreux et sale, certainement porteur de nombreuses maladies. Il toussota doucement, puis s'agenouilla aux côtés de la princesse royale. La diplomate était dans un état qui le fit frôler la folie meurtrière. Ses doigts se crispèrent sur les épaules frêles de la jeune femme. Il essuya du mieux qu'il pu le sang qui pendait à ses lèvres avec son pouce moite. Un bruit qu'il connaissait fort bien lui parvint aux oreilles et il tourna la tête vers les deux combattants alors que l'un d'eux se faisait empaler sur une épée. Le sang gicla, puis dégoulina le long de l'épée du capitane. Des gouttes tombèrent vers le sol dans un «plac» distinct et lugubre. La mort empesta immédiatement les lieux. Le souverain ne pu s'empêcher de froncer les sourcils, car même si l'individu était d'une cruauté punissable des cieux et qu'il avait déshonorer la princesse par ses crimes envers elle, il aurait tout de même pu être porteur d'informations intéressantes. Enfin, ce qui était fait, était fait, il ne pouvait changer le passé.

Le capitaine se fit soudainement à briser les fenêtres du pavillon abandonné, l'air se mit aussitôt à mieux circuler dans les nombreuses pièces environnantes. Il respira mieux et il ne semblait pas être le seul à être soulagé, car il ressentit immédiatement une différence dans l'aura de la princesse qu'il tenait dans ses bras. Celui-ci revint rapidement, il fit rouler vers lui une pierre encore chaude vers lui, ce qui attira son attention. Ses gardes arrivèrent prestement, mains prêtes à dégainer, mais ils se calmèrent aussitôt en voyant le manque d'adversaire sur les lieux et le cadavre qui traînait au fond de la pièce. Chen Po accourra aux côtés de Sa Majesté peu de temps après alors que Liu Ma observait la poudre foncée que déversait le capitaine et dévoilait le bracelet brisé de sa renarde céleste. L'empereur, par réflexe, serra davantage sa renarde contre lui, ses doigts se crispant sur elle en un geste exagérément protecteur.

"Un médecin votre grandeur... Il faut un médecin ... Elle a été empoisonnée."

Liu Ma déglutit, ses sens alertés par les terribles mots du capitaine. Il ordonna à Chen Po de se saisir de la princesse immédiatement et de la porter à ses appartements. Lorsque l'eunuque impérial se saisit de sa renarde pour accourir hors de l'établissement délabré, il envoya ses gardes accompagner l'eunuque dans sa course. Il en garda un seul auprès de lui et lui demander d'aller quérir son propre médecin impérial. Le garde n'omit aucune objection, puis parti subitement. Le souverain resta sur place un moment, un silence pesant s'ensuivit entre le souverain et le capitaine. Après quelques minutes, il se tourna lentement vers le serviteur de sa princesse et le toisa. Une violence se lit dans son regard et il pointa le capitaine du doigt.

-S'il arrive quoique ce soit à ma renarde, sois certain que ta mort sera lente et pénible, déclara-t-il sombrement avant de se détourner sèchement pour sortir hors de cet établissement maudit et accourir aux côtés de la princesse de Soriyeo, la rage au coeur.


Le médecin impérial, affublé de ses deux assistants habituels retira son aiguille d'argent du doigt de la princesse de Soriyeo et attendit quelques instants. Malgré le témoignage du capitaine affirmant que la jeune femme avait été empoisonné, tout les ces tests médicaux avaient affirmé le contraire. Il déposa l'aiguille sur un plateau porté par l'un de ses assistants, ils étaient attentifs à ses actions, car ils allaient probablement être les futurs médecins impériaux de la famille impériale. Peu après, il s'empressa de prendre son pouls. Celui-ci était faible, son rythme allait et venait pour le pire. Le médecin afficha une expression inquiète, puis se tourna ensuite vers son empereur, agenouillé, il s'inclina respectueusement avant de donner son verdict.

-Votre Majesté, malgré les dires du capitaine concernant un empoisonnement, je crains que cela ne soit faux selon mon examen, admit le médecin humblement, toutefois, puisqu'il ne s'agit pas d'un empoisonnement, je ne vois qu'une unique possibilité étant celle d'une réaction allergique à l'encens que faisait brûler le malfaiteur dans le pavillon abandonné.

Liu Ma s'approcha davantage pour observer le visage blafard. Les plaies et ses blessures n'avaient pas encore été traitées, mais même si ses blessures le dérangeait, elles n'étaient que futilités à côté de son inconscience et son pouls affaiblit. Il hocha la tête vers le médecin.

-Fort bien, que comptes-tu faire maintenant concernant sa situation? s'enquit froidement le monarque dont le visage était imprégné d'une fermeté qui ne permettrait aucun échec quant à la santé de sa renarde.

Le médecin s'inclina très pas.

-Les symptômes de Sa Grâce sont très curieux, j'aurai tendance à dire qu'il s'agissait en effet d'un empoisonnement, cependant mes tests affirment le contraire, cela ne m'empêchera pas de préparer de la médecine apte à soulager ses symptômes, son expression devient plus dure, Votre Majesté, si la princesse ne se réveille pas le plus tôt possible... je crains que sa santé ne fera que se détériorer... pour le pire.

L'ambiance de la pièce se fit immédiatement plus lourde. La température augmenta étrangement et Liu Ma toisa le médecin avec une froideur assassine. Il prit un moment pour se calmer davantage, sachant que même le meilleur des médecins de l'empire ne pouvait sauver tout le monde et que les dieux reprenaient les vies selon leurs caprices. Sa propre rationalité le blessa, mais il ne montra rien.

-Alors, il est de votre devoir de faire en sorte que cela ne se produit pas, déclara sombrement l'empereur en faisant signe à un garde de s'approcher. Faites une liste de tout les serviteurs sous les ordres de la princesse et que ceux-ci soient enfermés dans ce pavillon, nul de doit sortir d'ici, car ils seront questionnés. Le capitaine Choi Young de Soriyeo et au service de Sa Grâce sera en charge de l'interrogation, j'assisterais si cela est nécessaire.

Et si ses pulsions meurtrières finissaient pas se dissiper. Il ne serait plus qu'il s'adonne à des actes violents envers des personnes certainement innocentes face à l'état de sa renarde céleste. Ses sourcils se froncèrent et il permit au médecin de se lever. Celui-ci dit qu'il alla préparer la médecine de la princesse avec ses assistants et ordonna à ce que des servantes nettoient le corps de Sa Grâce et rafraîchissent son visage enflé à cause de ses ecchymoses et de ce qu'il pensait être qu'une grave réaction allergique. Il affirma ensuite qu'il reviendrait avec un onguent et une médecine apte à lui donner des forces.

Il salua solennellement l'empereur avant de sortir rapidement du pavillon du ciel clair. Chen Po s'approcha prudemment de son souverain et demanda s'il allait bien. Sa première réponse fut un sourire lasse et une expression très inquiète que Liu Ma effaça rapidement de son visage. Il devait conserver son sang-froid et ne dévoiler aucune faiblesse à son entourage, ses ennemis et ceux de la princesse pouvaient être n'importe où.

-Ordonne à ce que des gardes soient postés autour du pavillon du ciel clair, puis autour des résidences de mes femmes, juste au cas où la princesse n'était pas l'unique cible concernant ces actions de traîtres, souffla Sun Liu Ma, son regard ne quittant pas celui de la princesse. Que mes filles quittent leur pavillon d'enfant et restent auprès de leur mère en tout temps, je ne pourrais supporter que quelque chose leur arrive.

Chen Po hocha attentivement la tête, puis disparu afin d'aller donner les ordres de son empereur. Peu de temps après, des servantes arrivèrent têtes baissées, visiblement intimidé par la présence de l'empereur sur les lieux et celle du capitaine. Par pudeur, l'empereur sorti du pavillon, accompagné du capitaine, afin de laisser les jeunes filles s'occuper du corps de la princesse.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Dim 21 Sep - 23:52


S'il arrive quoique ce soit à ma renarde, sois certain que ta mort sera lente et pénible.

Bien que ces quelques mots furent bref et prononcés de longues minutes auparavant, le capitaine ne parvenait pas a les oublier. Chacun tournant en son esprit de façon inlassable, telle une danse dangereusement agaçante. La menace de l'empereur n'était rien, elle en serait même un soulagement si la princesse venait a quitter ce monde. Non, le terme qui avait grincé douloureusement a ses oreilles était celui que l'empereur avait employé pour parler de son altesse. " Ma renarde " avait il dit. Bien qu'il sache n'avoir nul droit de ressentir cela, la jalousie était une émotion traîtresse qu'il n'avait pu empêcher de s'emparer de lui. Néanmoins suffisamment lucide pour prendre d'avantage a cœur le bien être de la princesse, que ses quelques préoccupations égoïstes, il était soulagé de détecter en ces quelques mots, l'évidence que l'empereur connaissait lui aussi le secret de son altesse.

En d'autres circonstances, il aurait pour sur prit la nouvelle d'une autre façon, mais pour l'heure il estimait bénédiction que l'empereur ne soit pas ignorant de sa condition. Cela permettrait a ce que toutes les précautions, tant a sa guérison, qu'a son état, soient prises. Le dos au mur, la visage crispé, les yeux inquiets, il attendait sans mot dire le verdict du médecin impérial, tout en serrant entre ses droits le bracelet de la princesse. Le fait qu'il ne soit toujours pas au poignet de son altesse mais qu'elle reste inconsciente et couverte de bleus, ne faisait qu'ajouter quelques poids supplémentaires a ses inquiétudes. La seule explication restait celle qu'il avait craint. Elle avait été empoisonnée, par un poison nuisible a elle seule ou a tout autre ayant la même appartenance qu'elle aux Gumiho. Ces pierres qui d'ordinaire la protéger d'une transformation et qui aujourd'hui avaient étés utiliser telle une arme contre elle.

A ce simple souvenir, il eut grand mal a ne pas déversé la colère qui était sienne contre l'un des murs du pavillon du ciel clair. Mais ayant conscience de ne point être seul, il se maîtrisa tant bien que mal. L'important était que le coupable de tout cela ait payé. Il n'était plus qu'un corps sans vie qui jamais plus ne pourrait nuire a la princesse de quelque façons que ce soit. Le tuer avait été un mal pour un bien, il en avait conscience. Il y avait perdu de possibles informations, mais comment aurait il pu permettre a cet homme d'ouvrir la bouche et de par la même possiblement mettre en danger son altesse ? Non, il ne regrettait rien, trancha t'il tandis que les paroles du médecin venaient mettre fin a ses lugubres pensées.

Pas empoisonnée, réaction allergique .. Voila exactement le genre de balivernes qu'il s'était attendue a entendre. Pourtant nul ne pouvait en vouloir au médecin, pas même lui et cela il en avait bien conscience. Aucune trace de poison bien sur .. Du moins pour tout être humain. Les paroles suivantes l’inquiétèrent au plus haut point, bien qu'il ne broncha pas. L'état de son altesse était aussi préoccupant que ça en avait l'air, si ce n'est plus. Qu'adviendrait il si sa nature de Gumiho ne reprenait pas le dessus ? Si elle restait inconsciente ? La voir si fragile alors qu'il avait toujours vue en elle la capacité de survivre a toute chose grâce a sa nature, le déstabilisait plus qu'il ne voulait se l'admettre. La seule chose dont il soit véritablement certain pour l'heure étant qu'elle pouvait pas mourir .. Cela n'avait rien d'une quelconque espérance ou d'une foi inébranlable en quoi que ce soit, il était juste qu'il ne pourrait le supporter.

Le capitaine fut soulagé quand aux mot de l'empereur sur les gens au service de la princesse, mais aussi sur leurs interrogatoires. Il y'avait forcément un traître parmi eux, par deux fois des menaces avaient trouvés son altesse alors qu'ils n'auraient pas du pouvoir la localiser, cela n'était pas une coïncidence. De plus, que l'empereur lui accorde le droit de mener l'interrogatoire signifiait qu'il avait encore une certaine confiance en ses compétences malgré les griefs qu'il lui avait adressé en ce funeste jour. Il tacherait d'en être digne. S'accordant un dernier bref regard sur la princesse, il quitta le pavillon du ciel clair a la suite de l'empereur. Une fois a l'abri de toutes oreilles indiscrètes, il prit la parole. " Votre grandeur, je pense maintenant avec certitude que vous n’êtes pas sans ignoré la particularité de son altesse. " Il tendit la main paume ouverte, dévoilant ainsi le bracelet de la princesse. " Sans ses pierres pour entravées sa nature, elle ne devrait pas être dans cet état. " Bien que certain que l'empereur n'était pas ignorant de cela, il ne savait dans quelles mesures exactes il avait connaissance de ce secret, voila pourquoi il parlait a demi mots. " Bien que ceci soit d'ordinaire un frein a ce qu'elle est, pouvant l'affaiblir au besoin, jusqu'alors nous n'avions jamais suspectés que cela puisse s’avérer une arme redoutable, transformée de la sorte. "

Il parlait la de l'encens extrait des pierres, mais aussi de la mixture que l'on avait fait ingurgitée de force a la princesse, se révélant un poison puissant sur elle. Le regard inquiet, il murmura presque. " Je crains a ce qu'il adviendra si sa nature ne reprend pas rapidement ses droits .. Mais je crains a ce qu'il adviendra quand elle le fera. " Il porta un regard sombre vers le pavillon clair tandis que son visage se tordait en quelques plis soucieux. " Nous ne pouvons lui remettre son bracelet pour l'heure. Qui sait qu'elles propriétés désastreuses cela pourraient avoir sur sa santé. De plus sitôt son organisme ayant chassé le poison, elle aura besoin que sa nature soit libre de la remettre sur pied. Mais de ce fait qu'adviendra t'il, si quand elle reprend conscience, elle n'est pas elle même ? " Il entendait par la que la princesse pourrait reprendre conscience sous sa forme de Gumiho et que toute personne dans les parages découvrant son secret deviendrait une menace. Pourtant il savait aussi qu'en sa condition, ils ne pouvaient ordonnés a ce qu'elle soit laissée seule. Cela serait dangereux et porterait a des questions gênantes. Il soupira lourdement. Il avait sauvé la princesse d'un danger, mais il semblait que ce ne soit que pour la mettre dans les bras d'un autre.

S’efforçant de ne point se laisser submerger par ses inquiétudes, il enchaîna. " Je m'en vais de ce pas m'enquérir de la tache que vous avez bien voulu m’accorder. Mené et procédé a l'interrogatoire des gens liés au service de la princesse. Pour sa sécurité, plus tôt le traître sera dévoilé mieux ça vaudra. Je vous serais gré de me transmettre un quelconque changement dans l'état de son altesse. " Tournant a nouveau son regard su le pavillon, il ajouta. " Je pense qu'il me vaut mieux pour l'heure taire cet incident a Soriyeo. Pour le bien des relations entre Miyong et notre royaume et aussi par ce que je sais que c'est ce qu'elle voudrait."

..........

A l'intérieur du pavillon, tandis que l'on s'occupait de laver avec soin le corps de la princesse, soignant et nettoyant par la même ses plaies, nul ne se doutait de la lutte intérieure qui se déroulait en elle. Sa nature de Gumiho luttant pour se libérer de l'étreinte neutralisante des pierres, qui pour l'heure était en même temps un poison coulant dans ses veines et amoindrissant a chaque instant ses forces. Un gémissement, son corps tremblotant, le front moite de fièvre, la princesse semblait s'enfoncée un peu plus dans l'inconscience tandis que sa nature profonde luttait pour remonter a la surface sans y parvenir.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Lun 22 Sep - 8:43


"Votre grandeur, je pense maintenant avec certitude que vous n’êtes pas sans ignoré la particularité de son altesse."

Liu Ma ferma doucement les yeux, puis lui offrit qu'un uniquement de tête pour confirmer ses dires. Oui, il savait pour la seconde nature qui résidait à l'intérieur de la princesse. La découverte avait été un accident, certes, mais il n'avait jamais regretté cette rencontre divine sous les étoiles alors qu'il se baladait tranquillement dans ses jardins avant de se faire attaquer par des assassins assoiffés de sang. Son sang. Cette pensée l'horripila, car il détesta le fait que ces Murmures n'avaient toujours pas trouvé des informations concernant cette attaque et ceux l'ayant planifié. Personne ne pouvait fuir d'un acte aussi sévère de trahison envers son empereur. Une tentative d'assassinat, personne ne pouvait s'en sortir!

"Bien que ceci soit d'ordinaire un frein a ce qu'elle est, pouvant l'affaiblir au besoin, jusqu'alors nous n'avions jamais suspectés que cela puisse s’avérer une arme redoutable, transformée de la sorte."

Le souverain rouvrit subitement les yeux, mais son regard restait dans le loin, ses yeux vitreux et fatigués des évènements de la journée. Quand il avait utilisé ses talents uniques, il s'était épuisé à le faire du mieux qu'il le pouvait. Il n'avait rien expliqué de cela à qui que ce soit et il était heureux que le capitaine n'avait pas osé poser des questions qu'il aurait jugé impertinente. Ses secrets, il les laissait à l'imagination du capitaine.

-Cela ne me surprend guère, hélas, avoua finalement le monarque dont les sourcils s'étaient froncés par les nombreux soucis qui l'habitaient. Il y a une raison pour laquelle cet objet permet de restreindre la nature cachée de Sa Grâce. Déjà, pour restreindre l'esprit renard qui sommeille en elle, le bracelet agit déjà comme une barrière contre l'esprit, une personne assez intelligente en a simplement fait une arme plus forte... en mesure de la détruire de l'intérieur.

Évidemment, il ne m'était pas la faute sur qui que ce soit, mais rien ne l'empêchait de réfléchir sur la question. En quelque sorte, le bracelet agissait déjà comme un poison sur la princesse, mais sa faible quantité et la façon dont la pierre était utilisée restait inoffensif à long-terme chez la princesse royale. Toutefois, une fois ingérer de manière aussi cruelle, cela devenait une toute autre histoire. Il était peut-être temps que la princesse apprenne à contrôler ses transformations et cette seconde nature. Il soupira. Liu Ma n'avait aucun droit de lui dire ou penser pareille chose alors qu'il ne l'avait jamais fait pour lui-même. Toutefois, alors qu'elle possédait une lettre de sa mère lui expliquant une partie de sa nature, lui, ne possédait à peu près rien.

Le capitaine reprit la parole, puis ses dires l'inquiéta davantage. Le poison avait en effet éteint toute présence de l'esprit renard qu'il y avait en elle. Cette même nature lui aurait permis de se rétablir rapidement et  de soigner ses blessures, mais cela était désormais impossible et pour une durée inconnue.

" Nous ne pouvons lui remettre son bracelet pour l'heure. Qui sait qu'elles propriétés désastreuses cela pourraient avoir sur sa santé. De plus sitôt son organisme ayant chassé le poison, elle aura besoin que sa nature soit libre de la remettre sur pied. Mais de ce fait qu'adviendra t'il, si quand elle reprend conscience, elle n'est pas elle même ? "

Le trentenaire se tourna vers le capitaine et l'observa de manière hautaine. Il le jugea sans pudeur de la tête aux pieds, encore déçu et frustré que celui-ci n'avait pas été apte à protéger davantage sa princesse. Malheureusement, connaissant le besoin d'indépendance de sa renarde céleste, il savait que la faute ne reposait pas complètement sur Choi Young. Ils étaient tous coupables, d'une façon ou d'une autre.

-La seconde nature de la princesse est une partie d'elle-même, que vous le voulez ou non, il s'agit de la même personne face à soi, les yeux bleus ou pas, commenta le souverain en jetant œil distrait aux portes fermés derrière lui. Il est de votre devoir d'accepter qui s'éveillera en premier, tout comme il s'agit du mien. J'ai des gens de confiance autour de moi, ils s'assureront de la surveillance de la princesse.

Il pensait en autre à Chen Po et à Zhuge Pin, mais cela restait à voir. Choi Young était aussi une personne de confiance, techniquement, malgré son échec à protéger sa renarde céleste. Peu après, le capitaine lui dit qu'il allait se mettre au travail. Le souverain hocha doucement la tête, mais il pensa nécessaire de préciser.

-Si cela est nécessaire, je vous autorise d'utiliser la torture, certains de mes gardes et de mes servantes vous accompagneront durant votre tache.

Il ajouta ensuite qu'il valait mieux taire l'incident à Soriyeo et il ferma les yeux. La dernière chose qu'il avait besoin, c'est que le peuple de Soriyeo pense que son pays avait attenter à la vie de leur princesse aînée. Ces liens étaient encore fragiles et les frères de sa renarde était très capricieux et difficiles à satisfaire malgré le peu d'affection qu'ils semblaient posséder envers leur sœur. Si peu d'affection qu'ils pensaient l'envoyer en épousailles avec le premier riche apportant une demande.

-Je ferai de mon mieux pour taire les rumeurs, mais nous avons à espérer que la princesse se réveille le plus tôt possible.



L'agonie de la jeune femme durait depuis deux jours. Pendant ce temps, l'empereur avait utilisé toute les excuses possibles pour jeter un coup d'œil à la princesse royale. Sa Grâce gardait malheureusement les yeux fermés. Au final, il avait ordonné à ce que Chen Po, Zhuge Pin et le capitaine Choi Young lorsqu'il n'interrogeait pas le personnel de la princesse, prennent chacun leur tour pour surveiller Sian Nyang. La princesse avait eu de terribles montées de fièvre et à plusieurs reprises, il avait craint pour sa vie. Il se sentait si impuissant.

Le soleil s'était couchée à l'horizon depuis une heure et l'empereur se permis une sortie hors de son pavillon. Il se dirigea immédiatement vers le palais des femmes et évidemment, sa destination finale fut le pavillon du ciel clair. Il passa au travers de sa garde sans problème et fut accueilli par Zhuge Pin qui s'apprêtait à donner la préparation médicinale du médecin impérial à Sa Grâce. Celle-ci déposa le bol fumant et sa cuillère en coupe de côté et se leva immédiatement pour s'agenouiller respectueusement devant Sa Majesté, mais il l'arrêta avant qu'elle n'ai eu le temps de fléchir les genoux.

-Comment va-t-elle? s'enquit l'empereur en aidant la concubine impériale à se relever. Ses symptômes sont mieux?

Lin lui sourit aimablement, puis posa délicatement sa main sur son torse pour lui intimer de se calmer avant de lui caresser gentiment la joue. Son expression était neutre, signifiant qu'elle n'était pas porteuse de bonnes ou de mauvaises nouvelles.

-Sa Grâce est toujours dans le même état, je m'apprêtais à lui donner sa médecine, la renseigna la mère de ses deux filles. Peut-être... souhaitez-vous le faire, Votre Majesté? demanda-t-elle ensuite en regardant le corps inerte derrière elle.

Les joues de l'empereur rosirent légèrement et il regarda ailleurs.

-Cela ne serait pas convenable, Lin Pin, je... je ne devrais même pas ici, il fit un pas vers l'arrière au même moment où il prononçait ses mots, mais la concubine l'en empêcha en saisissant son bras et le pressant contre elle.

Son sourire se fit un peu moqueur. Elle avait compris que la princesse avait capter un certain intérêt chez l'empereur. Elle ne connaissait pas la teneur de son intérêt et où ses sentiments se trouvaient, mais voir son époux se comporter ainsi l'amusait et elle savait qu'il se souciait réellement du bien-être de la princesse.

-Je dois m'absenter un moment, quelqu'un doit bien lui donner sa médecine, déclara la jeune femme avant de se diriger vers la sortie sans écouter les protestations de Liu Ma qui se racla la gorge lorsque celle-ci passa finalement dans le large cadre de porte. Il n'arrivait pas à croire qu'elle partait comme ça. Il aurait pu se fâcher et lui ordonner de revenir mais...

Il se tourna et se dirigea vers le lit de la princesse. Il s'assit sur le bord du lit et saisit le bol de médecine. Tranquillement, mais sûrement, il fit couler le fluide verdâtre dans la bouche de sa renarde, puis lui essuya la bouche avec un mouchoir qui traînait non loin. Ensuite, il l'observa silencieusement, se souciant de son bien-être. Il mit de côté la bienséance et déposa sa main fraîche sur son front chaud. Il lui caressa ensuite la joue délicatement, du bout des doigts. Il lui frôla les lèvres, puis le menton, cherchant un simple mouvement dans son visage qui aurait pu indiquer un quelconque réveil.

-Il y a de nombreuses années de cela, j'ai perdu une femme qui m'était très chère, murmura tristement le souverain en levant les yeux vers une fenêtre où trônait un joli vase contenant de magnifiques fleurs. Ma mère était la seule personne qui osait m'aimer malgré mon statut, malgré ce que j'étais vraiment... vous savez, mon père ne l'aimait pas et donc il ne m'aimait pas plus.

Il ferma les yeux et soupira, lasse.

-Ma mère était d'une classe inférieure, presque une esclave, elle n'avait pas la faveur de l'empereur et était enfermée dans un pavillon délabré, on ne lui offrait que le strict nécessaire pour survivre les saisons, souffla-t-il ensuite. Elle a reçu une place au sein du harem simplement car elle était devenu enceinte de son premier contact avec le précédent empereur et elle a réussi à survivre, car cet enfant était un garçon.

Elle avait mis au monde un garçon, un prince impérial, certes, mais cela l'avait à peine à vivre une vie confortable. Dès qu'on l'avait considéré assez vieux pour pouvoir vivre sans sa mère, celle-ci avait été déchue et on l'avait envoyé vivre dans un temple dont le nom lui était resté inconnu pendant de nombreuses années. Plusieurs années plus tard, alors qu'il se permettait d'aller finalement à sa recherche, elle n'était pas au temple inscrit dans les archives. Sa mère s'était volatilisée. Elle pourrait être vivante aujourd'hui ou alors morte telle une chienne au bord de la route. Il n'en avait aucune idée.

-Je n'ai pas envie de te perdre, ma renarde, murmura-t-il doucement avant de baisser son regard vers elle. Il faillit presque sursauter lorsqu'il vit ses yeux grands ouverts, mais pas n'importe lesquels.

Ses grands yeux étaient d'un bleu étincelant et observèrent le plafond de son lit sans réellement le voir. Des veines bleuâtres s'agitèrent sous sa peau blafarde et Liu Ma regarda attentivement le spectacle, sa gorge nouée. Il lui attrapa les mains, celles-ci, autrefois glacées, semblaient reprendre un semblant de chaleur. Alerté par cet éveil non anticipé, il se leva, gardant ses mains dans les siennes.

-Sian Nyang, répéta plusieurs fois le souverain en lui frôlant le visage de la main. Il fronça des sourcils lorsqu'il comprit finalement que sa nature de Gumiho semblait reprendre le dessus sur elle. Les instincts meurtriers de la bête feraient surface. Après avoir été restreint trop longtemps dans une cage, affaiblit en léchant ses plaies, le renard ne chercherait qu'à se défaire de ses chaînes et prendre le contrôle.

Le reste se déroula au ralenti. Il ne comprit pas la pulsion qui s'empara de lui, mais une étrange force prit le contrôle et il retira le cache-œil qui dissimulait une partie de son visage. Il encadra ensuite le beau visage de la princesse avec ses mains et plongea son regard dans le sien. Il déglutit, que faisait-il? Il était en train de la tuer assurément. Soudainement, il se revit en rêve, assit confortablement alors qu'un renard blanc s'approcha de lui, le regard ferme, mais la voix douloureuse. Une voix de femme, la voix de Sian Nyang. La voix de l'empereur tonna, mais sonnait différemment. Elle semblait être plus grave, plus mystérieuse. Son aura enveloppa celle du renard.

-Cesse de combattre, renarde céleste, car tu n'es pas un démon, lui souffla tranquillement le souverain. Accepte ta nature, car elle est une partie de toi, calme toi renard car tu n'es dorénavant plus en danger, ton hôte est en sécurité.

Ses mains se crispèrent sur ses frêles épaules et il la souleva soudainement pour la presser contre son torse. Ses lèvres s'approchaient de son oreille.

-Sois tranquille, un dragon veille sur toi, lui souffla-t-il doucement. Son œil commençant à être douloureux, il le ferma, gardant cependant la princesse contre lui pendant un moment. Il entendit alors des pas dans son dos et alarmé, il déposa doucement la tête de la princesse sur son oreiller. Il replaça rapidement son cache-œil, mais resta assit au bord du lit. Il était empereur, il pouvait bien s'asseoir où il le voulait.


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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Lun 22 Sep - 10:09


Une inconscience n'est pas toujours ce que a quoi tout a chacun s'attendrait. Le terme se trouvant sans doute mal choisi, car bien qu'en dehors d'une absence de conscience de l'extérieur, les tumultes intérieurs eux semblent bien réels. D'autant plus quand ils vous sont causés par un poison pouvant s'avérer fatal et que votre double nature complexe mène une bataille difficile contre lui. Front moite et sueur étaient le résultat de la fièvre. Douleurs et légères grimaces, résultat des bleus et contusions. Tremblements et frissons, eux, étaient le mélange délicat que lui infligeaient poison et cauchemars en son être. 

Sian Nyang passait de pensées d'un noir sans fond, d'un vide terrifiant a des images floues, incertaines, effrayantes. Tantôt humaine, tantôt Gumiho, jamais la moindre échappatoire. Des pierres meurtrissants sa chaire. La nature se révélant aux yeux du monde. Des cris, les siens, ceux de ses bourreaux, un peuple effrayé et en colère demandant a ce que périsse le monstre qu'elle était. Tankishi et son sourire cruel tendant vers elle une main dont elle ne voulait pas. Le capitaine Choi Young ne parvenant pas a fondre la foule pour la rejoindre. Dans cet abyme ses yeux cherchent encore et encore la présence que réclame son cœur. Ses yeux ne trouvent pas laissant son esprit dans une tourmente plus grande encore. 

Pourtant dans les tréfonds de son inconscience alors qu'elle se perd en un nouveau songe terrifiant, une voix se fait entendre, résonnant a ses oreilles telle la clé libératrice de sa prison. " Je n'ai pas envie de te perdre, ma renarde. " Un Frisson délicieux. Son cœur tambourine. Un battement de cil, un autre et les yeux s'ouvrent sur un bleu translucide. Elle le voit et pourtant elle doute de sa présence, doutant elle même de la sienne. Tout reste confus et incertain. Un océan de flou refusant de s'ouvrir a sa pleine conscience. Un grognement .. il vient d'elle a t'elle vaguement conscience .. Elle n'est pas vraiment la. Elle est toujours prisonnière entre conscience et inconscience, ce n'est pas elle qui a ouvert les yeux, c'est sa nature de Gumiho. A moins que tout ceci ne soit qu'un rêve de plus ? 

Oui, un rêve et non pas un cauchemar cette fois, car il est la et puis il y'a cette délicieuse sensation qui coure dans ses veines, comme si il y'avait contact entre eux. N'est ce pas ses mains qu'elle sent sur les siennes ? Le regard bleu translucide le dévisage, le regardant sans pourtant réellement le voir. La Gumiho en elle veut se libérer de ses chaines. Est ce un cauchemar finalement ? Le pire de tous ? Va t'elle se voir faire du mal a celui qu'elle se refuse de chérir, bien qu'elle sache inconsciemment que cela lui soit impossible .. Trop tard pour cela, murmure une petite voix qu'elle n’écoute pas. Elle entend a nouveau sa voix, il prononce son nom .. Encore et encore .. Une caresse a ses oreilles. Elle frissonne a nouveau. Puis subitement elle le sent partout autour d'elle, il a ses mains sur son visage et pose son regard dans le sien. Un regard entier et sans nulles barrières, le dévoilant enfin tel qu'il est. La Gumiho gronde légèrement sous le coup de la menace qu'elle ressent, mais la princesse n'a pas peur. Il ne lui fera pas de mal. Certitude qui brise jusque les tréfonds de son inconscience. Elle le contemple. Lui et cette merveille qu'il cache aux yeux du monde. 

Un voile opaque et blanc se dessinent entre eux, elle entend sa voix, mais elle est bien trop lointaine pour qu'elle saisisse ses paroles. Elle pose une main délicate sur la joue de l'empereur, puis en une caresse subtile, remonte d'un doigt léger jusqu'a son œil étrangement magnifique avant d'en dessiner les contours. Sa main se perd ensuite dans la douce chevelure de l'empereur, alors que leurs regards s'accrochent inlassablement .. Du moins le croit t'elle, car au delà des barrières de l'inconscience, la renarde céleste ne bougeait pas, son corps restait inerte entre les bras de l'empereur, seul son regard translucide semblait animé. Dans son songe, car il ne faisait plus aucune doute que s'en était un, l'empereur la pressa contre lui. Elle se laissa allée bienheureuse a ce délicieux contact, glissant ses doigts le long du dos de l'empereur en des caresses d'une intimité qu'ils ne partageraient jamais. Bientôt tout son être s'apaisa et ses yeux se refermèrent la laissant ainsi échappée bien malgré elle a ce songe saisissant. 

Quand la pauvre servante pénétra dans les appartements de sa grâce, elle ne s’attendait pas a y trouver l'empereur, tranquillement installé a son chevet, assit sur son lit qui plus est. Si bien qu'elle s'en trouva des plus mortifiés, a tel point d'ailleurs qu'elle faillie en faire tomber le bouquet qu'elle tenait entre ses mains tremblantes. Au bout d'une seconde, du moins espérait t'elle que a n'avait pas duré plus longtemps, elle s'inclina respectueusement. " Votre grandeur, pardonnez moi, je ne savais pas que vous étiez la .. J'ai vue la concubine Zhuge pin partir et .. " Bafouilla t'elle vaguement avant de se reprendre. " Ce sont des fleurs apportées par le capitaine Choi Young, il en apporte chaque jour afin que quand sa grâce ouvrira les yeux, elle est une belle vision. " Consciente de parler trop, elle se hâta vers une petite table ou elle prit soin de mettre ses fleurs dans un vase d'eau d'ou elle en retira quelques unes moins fraîches, prenant ensuite rapidement congé après une révérence parfaite. Quand a se demander si elle était pressée de quitter l'empereur ou d'aller raconter ce qu'elle avait vue, la était une bonne question. Un peu des deux probablement. 

Sur le lit, la princesse s'agita, un faible gémissement, ses doigts tremblotant puis enfin ses paupières lourdes s'ouvrant difficilement. Point de veines bleutés, point de griffes acérées. Point de voix gutturale et métallique. Pourtant le regard bleu translucide est la. Bien qu'elle n'en ait pas conscience. D'abord tout est trop lumineux, trop blanc, trop clair .. La lumière qui baigne la pièce agresse son regard de façon douloureuse. Elle cligne des yeux, une fois, deux fois .. Ses mains s'agitent puis rencontrent quelque chose .. Quelque chose de vivant. Ses yeux s'ouvrent d'un coup puis tout se fait plus réel, elle aperçoit l'empereur. " Votre grandeur. " murmure t'elle dans un souffle incertain. Était ce un songe ? Que faisait il la ? Et elle ? Sentant une migraine grondait en elle, elle porta une main vers ses tempes, son geste s’arrêtant brusquement quand ses yeux se posèrent sur son poignet et l’absence de bracelet. Il n'en fallut guère plus pour que quelques veines bleutés viennent courir sur sa peau sous le coup des quelques émotions qui la happèrent brutalement, mais encore affaiblit par le poison ce fut tout.

Elle se redressa tant bien que mal, éloignant par la même ses couvertures, dévoilant ainsi la simple et fine tenue blanche qu'elle portait, tandis que ses cheveux libres de toutes attaches, venaient cascader sur ses épaules nues. Mais pour l'heure la n'était pas ses préoccupations. Posant un regard incertain sur sa grandeur, elle murmura. " Mon bracelet. " Qu'était il arrivé ? Ou était son bracelet ? Pourquoi ne le portait elle pas ? Des questions sans réponses. Elle eut beau creuser son esprit douloureux, rien n'y faisait, mémoire ne lui revenait pas. Puis qu'elles étaient ses douleurs qui l'agitaient de part et d'autres alors la même que ne subsistait sur son corps aucune barrières entre elle et sa nature de Gumiho. Elle porta un doigts a ses lèvres, les caressant délicatement pour y découvrir une entaille profonde encore légèrement douloureuse. Cela ne se pouvait pas. Le visage torturé de questions muettes, elle les porta a voix haute en une seule. " Que s'est il passé ? " La migraine battant a ses tempes et milles questions agitant son être, elle fut soulagée de constater que les veines bleutés avaient disparues de sa peau, sans se douter que son regard, celui la même qu'elle portait en l'instant sur l'empereur, restait d'un bleu translucide.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Jeu 25 Sep - 21:55


Qu'arrive-t-il lorsqu'un dragon descend de son paisible nuage pour aller à la rencontre de la renarde rusée et sauvage? Ils se regardent, incapables de se délaisser des yeux, leurs cœurs tambourinant à un rythme effréné. Le dragon, souverain du ciel, sage gardien des eaux, ne peut empêcher son entichement grandissant pour cette créature terrestre, vagabonde, gardienne des forêts. Sa main blafarde glissa sur son dos, frôlant son corps sacré de ses doigts frêles. L'empereur sentit ses ongles finement taillés agripper le tissu soyeux de sa tenue à quelques reprises et ses doigts se crispèrent sur le corps encore malade de sa céleste renarde. Il soupira contre la chair tendre de son cou. Peu après, son corps était devenu étonnamment mou, mais il n'avait pas à s'inquiéter, elle était toujours vivante et ses yeux s'étaient simplement refermés pour des songes qu'il espérait plus agréables.

L'empereur accueillit la présence dérangeante de la servante avec une expression agacée. Il conserva un maintien digne et hautain et l'observa dans tout ses faits et gestes. Ainsi, elle apportait des fleurs fraîches pour sa renarde. Une jolie pensée ne pouvait-il pas s'empêcher de penser en songeant au capitaine et à la façon dont il avait tendance à regarder céleste, ou à la lueur qui brillait dans son regard chaque fois qu'il parlait de la princesse aînée de Soriyeo. La servante bafouilla des excuses peu importantes et il aurait souhaité qu'elle se taise. Elle parlait pour ne rien dire et sa présence était impertinente. Elle sembla comprendre son avertissement silencieux, car elle s'empressa de compléter sa besogne et repartir vers la sortie où Chen Po apparut soudainement.

La princesse s'agita près de lui et Liu Ma tourna la tête vers elle. Un faible gémissement fuit ses lèvres pâles, puis ses yeux clignèrent à plusieurs reprises. Peu de temps après, ses yeux s'ouvrirent finalement, d'un bleu très clair, digne d'un ciel d'été et se posa directement sur lui. Les joues du souverain rosirent légèrement et il s'éloigna immédiatement du lit, se levant prestement et manquer de trébucher dans ses propres chaussures.

-Votre Grâce, lui répondit-il en se raclant la gorge.

La jeune femme fut assaillit d'une migraine, mais il cessa ses mouvements lorsqu'elle remarqua son bracelet manquant. Les veines bleuâtres qui étaient apparues sous sa chair blafarde quelques minutes plus tôt réapparurent, mais avec moins de violence. L'empereur se saisit de son mouchoir et épongea les quelques gouttes de sueur qui perlaient encore sur le front de sa renarde. Un geste peu courtois envers une princesse, mais il désirait tant prendre soin d'elle.

Il recula prestement lorsqu'elle se redressa péniblement, chassant par la même occasion les couvertures de son corps affaiblit. Ses cheveux, non coiffés tombèrent sur ses épaules. Une étonnante sensualité se dégageait de son apparence peu soignée. Le manque de maquillage et d'apparat de la princesse ne le dégoûta pas. Le manque d'artifice était tout à son honneur, car sa beauté venait d'autre chose que de sa prison de chair. Remarquant finalement la façon dont il la regardait, il recula et se détourna pudiquement. Il n'avait pas la permission de l'observer ainsi, à son insu, alors qu'elle portait si peu de vêtements sur elle. Devant lui se tenait Chen Po qui retenait de force un sourire moqueur face au tableau auquel il assistait. L'empereur fronça les sourcils en guise d'avertissement, l'intimant au silence.

"Que s'est il passé ?"

Sa voix le fit frissonner. Si douce malgré le questionnement dont était teinté le ton de sa voix. Chen Po réagit avant que l'empereur ne puisse le faire et s'approcher du lit, tête baissée, ses mains dissimulées dans les manches de son uniforme. Il fit une révérence vers Sa Grâce, puis se releva. Ses yeux restèrent rivés vers le sol alors que sa bouche se mettait à se mouvoir.

-Votre Grâce, vous avez été attaqué deux jours plus tôt! s'exclama le serviteur sous le regard réprobateur du souverain qui gardé la tête de l'autre côté avant d'offrir un peu plus d'intimité à la princesse.  Cela sont donc les yeux dont Sa Majesté parlait plus tôt...

Oui, l'eunuque impérial avait remarqué le regard clair et translucide de la jeune femme, mais il avait été prévenu à l'avance. Il connaissait plus ou moins le secret de son souverain et il avait assisté à plus d'un évènement étrange dans sa vie, la présence d'une femme atteinte d'un esprit renard ne le surprenait pas, enfin si, quand même un peu. Entre une renarde et un dragon, il ne savait pas ce qui était en mesure de le terrifier le plus. La voix de Liu Ma se fit entendre, ferme, mais toujours bienveillante.

-Ne vous en faites pas, Chen Po est digne de confiance, commenta l'empereur en osant regarder un peu derrière lui. Le regard de sa renarde céleste le captiva un instant et il dû se faire violence pour poser ses yeux ailleurs. Princesse je...

Chen Po lui coupa cependant la parole, mais sans vilaine pensée, ça il le savait fort bien.

-Sa Majesté est arrivé à votre secours, Votre Grâce, accompagné du capitaine Choi Young, vous étiez séquestrée dans un vieux pavillon délabré dans le palais des femmes, poursuivit l'eunuque qui ne se gênait pas de raconter l'histoire à la princesse, il lui devait bien cela. Vous... avez été empoisonné, Votre Majesté, quoique... pour le médecin impérial, celui-ci consent à dire que c'était plutôt une réaction allergique à la substance que faisait brûler le traître durant votre séquestration.

L'empereur toussota brusquement pour faire remarquer sa présence, puis alla s'asseoir sur un banc non loin de la chambre de la princesse, dos à elle. Ses doigts se crispèrent sur ses genoux alors qu'il revoyait sa renarde inconsciente, attachée de manière vulgaire à une vieille poutre poussiéreuse, porteuse d'innombrables maladies. Son corps était inerte, elle ne bougeait pas, son visage était gonflé dû à la violence de ce traître qui avait osé déposer ses mains sales sur son corps sacré. La pièce empestait une odeur qui avait réussi à lui donner la nausée, il ne pouvait imaginé la tourmente que celle-ci avait dû créer chez la détentrice de l'esprit renard. Il se souvint de son précieux sang qui pendait à sa lèvre meurtrie. Sa colère alourdit l'ambiance de la chambre, mais cela ne le dérangea pas.

-Votre bracelet, Votre Grâce, une personne aux intentions traîtresses s'en est servi contre vous tel un poison, déclara l'empereur de manière presque sinistre. Je ne crois pas que cela vous soit arrivé auparavant ou même qu'une personne penserait à une telle chose...

Ses sourcils se froncèrent.

-Étrangement, cela signifie qu'une personne aux vilaines intentions connaît votre nature cachée et l'utilisation de ce bracelet simple que vous chérissez tant. Je dois admettre que notre ennemi est un bon penseur, même si ces pensées résultent à faire du mal à autrui, il soupira, je crois que vous vous êtes éveillée à un moment ou un autre et que vous avez tenté de vous défendre...

Il repensa aux quelques ecchymoses sur son visage et ses mains, des parcelles de peau visibles, mais il ne savait pas ce qui se cachait sous la faible barrière de ses quelques vêtements. Seuls les servantes étaient au courant et le médecin impérial, bien que celui-ci ne pu les examiner lui-même, le protocole l'en empêchant.

-Chen Po, va quérir le capitaine Choi Young, celui-ci voudra certainement voir de ses propres yeux que la princesse est éveillée, saine et sauve, ordonna impérativement le monarque en fermant momentanément les yeux. Va ensuite chercher le médecin impérial, dis lui d'apporter une concoction médicinale pour les migraines, je crois que Sa Grâce en a bien besoin. Ensuite, je crois qu'il serait juste d'apporter à notre invitée de quoi grignoter.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Jeu 25 Sep - 22:58


Quand Chen Po, l'eunuque en chef de l'empereur s'approcha pour répondre a ses quelques interrogations, elle faillie presque sursauté tant son apparition soudaine l'étonna. Cet homme la était passé maître dans l'art de se faire discret et de se fondre dans le décor. Sa position oblige. Elle le contempla, toujours totalement inconsciente de la couleur qu'avaient prit ses yeux, se concentrant sur ses paroles, essayant par la même de raviver quelques souvenirs en elle. Une attaque ... Elle n'eut guère le temps de creuser cela a la recherche de quelques bribes de mémoire, l'eunuque coupant court a toute forme de pensée en parlant de son regard. Elle cligna brièvement des yeux .. Une fois, peut être deux fois. Puis la lucidité se fit, elle ne portait pas son bracelet, sa nature de Gumiho pouvait transparaître a tout instant et cela était visiblement le cas, restait a savoir dans qu'elles mesures.

Alors qu'elle inspectait discrètement ses mains a la recherche de quelques veines bleutés, l'empereur prit la parole, mettant ainsi un terme aux quelques inquiétudes qui s'éveillaient en elle. Une personne de plus connaissant son secret, reflétait d'un risque encore plus grand pour sa sécurité. Elle posa son regard dans celui de sa grandeur, sans doute avec trop d'intensité car ce dernier se détourna sans même finir une phrase pourtant commencée. Elle ne s'en étonna pas vraiment, a dire vrai pas plus que du fait que l'eunuque poursuive lui même la discutions. Elle était bien trop préoccupée par le fait de n'avoir aucune emprise sur sa nature de Gumiho. En l'instant elle était un danger tant pour les autres que pour elle même. A tout instant, elle pouvait s'exposer aux yeux du monde. D'ailleurs n'était elle pas déjà en train de le faire. Mal a l'aise a l'idée de ce que l'eunuque pouvait désormais voir en elle, chose lui étant peu coutumière, elle évita son regard.  

Par chance, les paroles de Chen Po furent une distraction bienvenue face a son trouble. Ses mots semblèrent ravivés quelques souvenirs en elle. Malgré la migraine qui lui tambourinait les temps, elle plissa les yeux pour se concentrer. Bientôt quelques images affluèrent .. Des images désagréables, dont mieux aurait il valu peut être ne pas se souvenir. " Je me souviens être allée dans les jardins, j'avais rendez vous avec le capitaine .. J'ai entendue des bruit de pas, mais avant que je n'ai eu le temps de me retourner, une vive douleur s'est faite ressentir sur mon crane puis ce fut le trou noir. " Les souvenirs suivants étaient un enchevêtrement sans queue ni tête, néanmoins elle en déduisait l'essentiel. Séquestrée, empoisonnée, frappée ... Elle glissa un doigts vers sa lèvre qu'elle trouva fendue, puis un peu plus haut, elle caressa l'évident gonflement de sa pommette. Elle ne devait guère être agréable a l’œil. Prenant soudain conscience de son apparence et pas seulement du a ses bleus et autres blessures, mais surtout de par le fait que ses cheveux étaient défais et que sa tenue en révélait plus qu'elle ne devrait, elle remonta un peu ses couvertures sur elle même et ajusta ses cheveux de telle sorte qu'ils la couvrent au mieux. Cherchant le regard de l'empereur, elle le trouva a toussoter avant qu'il ne s'éloigne prestement pour lui tourner le dos. Était elle dont si affreuse que cela ? Chamboulée par ses souvenirs, quelque peu mortifiée par la présente situation, elle murmura néanmoins. " Je remercie votre grandeur des efforts qu'il a du déployer pour me retrouver. Vous me voyez navré des inquiétudes que ma disparition a du causer. "

Inquiète de savoir si les nouvelles de sa disparition avaient atteint Soriyeo, elle n'eut pourtant guère le temps de porter cela a voix haute. L’empereur prenant a nouveau la parole, les mots qu'il prononça permettant de combler les blancs qui subsistaient encore en son esprit. " La vision qu'a votre grandeur des événements est assez proche de la réalité. " Elle ferma les yeux un bref instant, tachant de remettre de l'ordre dans ses pensées. " Lorsque je me suis éveillée, j'étais entravée a ce que je pensais être une poutre. La pièce était enfumée de ce que j'ai d'abord prit a tort pour de l'encens, mes yeux et ma gorge en supportaient difficilement les effets. " Elle grimaça en pensant a son agresseur en train de la maltraiter, mais elle préféra ignorée ces quelques souvenirs. " Il semble en effet que mes ennemis aient trouvés point faible a exploiter .. Cela n'est pas une nouveauté je le crains, le pire restant qu'ils aient trouvés moyen de le faire a échelle plus dangereuse. " Elle glissa brièvement son regard vers son poignet nue, voila que ce qui d'ordinaire la préservait de toutes menaces liés a sa condition de Gumiho se faisait menace a son tour. Ainsi dont ces pierres servant a maintenir la nature de Gumiho prisonnière, neutralisant par la même les pouvoirs qui en découlaient, pouvaient aussi s'avérer possiblement mortelles, si tenter qu'elles soient ingurgitées .. Elle sembla réfléchir un instant puis des paroles de son agresseur lui revinrent en tête avant qu'elle ne déclare presque avec soulagement. " Je ne pense pas qu'il connaissait le danger extrême que représentait les pierres de la façon dont il me les administrer. Il ne souhaitait pas ma mort, il voulait  ... " Elle butta sur les derniers mots, un frisson lui parcourant l'échine alors que de nouveau quelques veines bleutés venaient s'agitaient sur sa nuque, remontant discrètement sur son menton. " me soumettre. " Se rendant compte que sa nature de Gumiho grondait en elle, cherchant a prendre par la même le Control, elle fut soulagée que l'empereur envoie Chen Po quérir le capitaine Choi Young.

Inspirant profondément, elle fit des efforts épuisants pour reprendre pleine mesure sur son corps. Elle n'y parvint que quand elle posa son regard sur l'empereur. Curieusement le contempler l'apaisa et bientôt les veines bleutés disparurent a nouveau. Seul restait le regard bleu translucide. S’efforçant de ne point paraître aussi mal en point qu'elle l'était a cause des efforts fournit, elle lâcha les premières choses qui lui vinrent en tête. " Le capitaine a du se faire beaucoup de soucis et se blâmer plus que de raisons .. " Un sourire amical détendue ses traits. " Il a l'insupportable manie de s'accuser de tout les maux et ce quand même il n'y est pour rien. Je devrais le réprimander pour cela. " Son regard se faisant plus soucieux, elle ajouta. " J'ose espérée que Soriyeo n'a pas été prévenue de ces quelques incidents, je ne saurais supportée l'idée que ma faiblesse est conduit a un différent entre nos peuples. " Qu'elle bien piètre diplomate faisait elle. Bien qu'elle sache ne possédait ce titre que par façade. Titre accordé par ses frères dans le but évident de la voir partir pour les empires sereine et non inquiète de devoir s'y marié, il n'en restait pas moins qu'elle n'aurait pas supportée d’être l'instigatrice d'un incident diplomatique entre Soriyeo et Miyong.

Le fait d’être ainsi allongée commençant a sérieusement lui peser, elle envisagea de faire quelques pas. Néanmoins au vu de sa tenue, cela aurait été des plus inappropriés. Elle jeta un coup d’œil dans la pièce, a, a peine quelques pas de la se trouvait l'un de ses Hanfu de soie fine. Un de ceux qu'elle portait au matin après son réveil. Un coup d’œil sur le coté, l'empereur lui tournait toujours le dos. Que risquait t'elle dont ? Puis ne valait t'il pas mieux qu'elle se couvre au plis vite de façon décente ? Cette dernière pensée primant sur ses quelques craintes, elle se hissa dont discrètement hors de son lit, faisant le moins de bruit possible, ignorant la tête qui lui tournait pour se diriger vers son Hanfu. Alors qu'elle y était enfin, se saisissant de la délicate soierie entre ses mains, elle sentie une sensation familière la faire frissonner. Elle tourna le regard et se rendit compte, non sans que le rouge ne lui monte aux joues, que l'empereur avait quitté sa place et ne lui tournait plus le dos. L'avait il entendue se lever ou s'était il simplement tournait vers elle pour s’inquire de sa santé ou de ses besoins. Qu'importe, il n'en restait pas moins que pour l'heure, il avait le regard posé sur elle. Son propre regard accroché a celui de l'empereur, elle était tout bonnement incapable d'esquiver un pas de plus. Passé ce moment de stupeur qui avait bien pue duré quelques instants, elle revint enfin subitement a pleine conscience de la situation. Presque avec affolement, elle voulut dont rapidement enfilée la pièce de fin tissu qu'elle serrait entre ses mains, mais ce mouvement un peu trop rapide eut pour effet de faire trébucher son corps épuisé ..

Contre toute attente, elle ne heurta pas le sol. Au lieu de la morsure froide des pavés, elle sentie deux bras puissants s'enroulés autour de sa taille, l’empêchant ainsi de s’effondrer. Elle leva un regard timide vers son sauveur, ce qui eu pour effet que son visage rencontre la grande proximité de celui de l'empereur. Il la dominait de toute sa taille, sa présence l'encerclant totalement, tandis que son corps mou se reposait entièrement ou presque sur lui. Incapable de détourné son regard, elle sentie quelques frissons parcourir tout son corps .. Des frissons qui n'avaient rien de désagréable, se serait t'elle dit si elle avait eu l'audace de se l'avouer .. Tandis que la température de la pièce sembla montée de plusieurs degrés. Son pouls s'agitant, son cœur tambourinant contre sa poitrine, les veines bleutés furent a nouveau bientôt la, dansant frénétiquement sur sa peau, preuve manifeste qu'une émotion de grande intensité la saisissait. Le temps semblant s’être arrêté, ni l'un ni l'autre ne semblant pouvoir émettre un mouvement, prisonniers dans une étreinte qu’elle n'était pas sur de vouloir rompre, elle murmura simplement d'une voix étrangement rauque. " Votre grandeur .. " Ayant une conscience presque douloureuse du corps contre lequel elle se presser et de la proximité des lèvres de l'empereur, proximité qu'elle trouvait curieusement grandissante, elle humecta lentement ses lèvres en un geste nerveux et inconscient. Ses bras jusqu'alors ballant remontèrent lentement, pour finalement se poser sur ceux de sa grandeur, ses mains s'agrippant bientôt timidement sur les manches de son Hanfu. La manœuvre n'ayant bien entendu que pour but de stabiliser son corps et s’éviter un nouveau malaise. Enlacés de la sorte et au vu des regards échangés et de la tension palpable qui régnait dans la pièce, il aurait été facile a tout œil extérieur de croire voir la, l'étreinte d'un couple d'amant .. Était ce pour cela que  Chen Po et le capitaine Choi Young, tout juste arrivés, les contempler depuis la porte, leurs visages exprimant des émotions évidentes. Ravissement pour l'un. Contrariété, stupéfaction, voir colère pour l'autre.

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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Sam 27 Sep - 21:58


"Je me souviens être allée dans les jardins, j'avais rendez vous avec le capitaine .. J'ai entendue des bruit de pas, mais avant que je n'ai eu le temps de me retourner, une vive douleur s'est faite ressentir sur mon crane puis ce fut le trou noir."

La suite, Liu Ma pouvait le voir clairement dans sa tête. Il  imagina sa renarde, en plein moment de solitide, appréhender patiemment la venue du capitaien Choi Young, mais celui-ci n'arriva jamais ou du moins, il arriva trop tard ou alors la princesse était arrivée trop tôt. Cela n'avait pas d'importance, car un traître sans était pris à elle. Ne l'avait-il pas dit que faire du mal à la princesse de Soriyeo, c'était faire du mal à l'empereur? On l'avait attaqué indirectement, si cela était prévu ou pas, il ne s'en souciait pas, le mal était déjà fait et sa colère s'abattrait terriblement. Heureusement, elle ne semblait pas trop souffrir d'effets secondaires après avoir reçu un si horrible coup à la tête, hormis une vilaine migraine, mais cela était normal.

"Je remercie votre grandeur des efforts qu'il a du déployer pour me retrouver. Vous me voyez navré des inquiétudes que ma disparition a du causer."

Il avait secoué simplement la tête à cette mention. Des efforts, pas tant que cela. Ses dons innés l'avaient aidé grandement dans leurs recherches, une situation dont il espérait le capitaine capable de taire, car ce genre de détails n'était pas pertinents à partager ou du moins, pas pour l'empereur qui ne faisait jamais étalage de ses talents cachés. Si on pouvait appelé cela un talent...

Le reste de la conversation, ensuite, ressembla plutôt à un casse-tête que l'on essayait de remettre en place. La princesse lui récita ce dont elle se souvenait et les images assaillirent rapidement le souverain qui voyait entièrement la scène se dérouler devant ses yeux. La douleur passée de sa renarde devint la sienne, il se sentit étouffer par l'encens empoisonné inexistant. Il tiqua lorsque Sian Nyang affirma que les desseins du traître était plutôt de la soumettre plus qu'autre chose. Un sourire amer s'était peint sur ses lèvres crispées.

-Sot est celui qui veut dompter un esprit renard, commenta Liu Ma qui hocha doucement la tête sous ses propres mots. Le renard était un animal sauvage et rusé qui ne restait pas en compagnie des humains qui n'en étaient pas dignes. Hors de tout doute, cet individu était indigne de l'intérêt de sa renarde. On ne gardait pas un esprit au libre dans une cage. Le traître l'avait appris à ses dépends, bien fait pour lui.

Pour une raison qu'il ignorait, il ressentait un certain dédain à la mention du capitaine, qu'il continuait de penser coupable des mésaventures de sa princesse. Il s'agissait de sa faute, lui qui ne savait pas prendre soin de la princesse comme il se devait. Cependant, celui-ci avait mis son orgueil à la Soriyeo du côté et s'était rapidement présenté, bien que cela fut de manière brusque, devint l'empereur pour quérir son aide. S'il ne l'avait pas fait, Liu Ma ne pouvait imaginer les rumeurs et les conflits que cela aurait pu créer. Malgré son échec, le capitaine avait conservé sa tête sur ses épaules.

-Vous devrez plutôt le réprimander pour avoir échouer dans son rôle de protecteur, Votre Grâce, répliqua le trentenaire un peu trop amèrement. Il baissa doucement la tête, honteux de sa propre froideur envers le capitaine. Si Soriyeo a entendu quoique ce soit, nous serons en mesure de détourner le sujet en disant qu'ils s'agissait de vulgaires rumeurs, tant et aussi longtemps que vous vous rétablissez convenablement.

Il y eut ensuite un moment de silence qu'il ne cru pas nécessaire de remplir. Liu Ma observa le mur près de lui, sans porter un réel intérêt à celui-ci. Son regard s'arrêta un moment sur les fleurs fraîches qu'avait apporté la servante quelques minutes plus tôt. Leurs douces effluves avaient déjà commencées à imprégner la pièce de leurs présences. Il sourit bêtement, aucun parfum ne pouvait vaincre le parfum naturel de sa renarde, une odeur qu'il avait appris à reconnaître avec un certain désarroi. Une odeur qui se manifestait clairement dans la pièce.

Il entendit le bruissement distinct de la soie qui s'agite et tourna la tête derrière lui, curieux de la provenance de ce son soudain. Par réflexe, son corps se leva par lui-même, surpris de voir non loin de lui sa princesse hors de son lit. La pauvre, elle semblait avoir souhaité simplement se vêtir plus convenablement ce qui en soi n'était pas réellement une mauvaise chose. Ses épaules partiellement dénudées par ses mouvements le rendit mal à l'aise et confus, mais il n'arrivait pas à détacher son regard mâle de son apparence divine. La jeune femme s'agita et sans prévenir, il aperçu ses jambes fléchirent brusquement sous son poids. Avec une vitesse surprenante, l'empereur combla les quelques pas qui les séparaient et la cueillit fermement dans ses bras comme il l'avait fait quelques semaines plus tôt, après avoir été attaqué dans les jardins, après avoir découvert son secret.

La barrière de tissus était trop mince, la chaleur de sa peau de pêche le surpris plus que prévu et ses doigts se crispèrent sur le maigre coton qui couvrait le corps sacré de la princesse. L'empereur déglutit, ses doigts semblèrent brûler. Il ne contrôla pas les pulsions qui prirent possession de ses gestes et la serra davantage contre son torse. Le fils du ciel remercia l'invention du hanfu dont il était habillée et qui comportait plusieurs couches de vêtements. Ainsi, il ne pouvait sentir davantage son corps frêle et gracieux contre lui et il pouvait encore moins entendre son corps qui battait plus rapidement. Des veines bleutées se mirent à danser sous son visage pâle et il fut émerveillé par cet intéressant spectacle. Son œil reptilien devint douloureux.

" Votre grandeur .. " murmura la jeune femme d'une voix délectable qui le ramena de force à la réalité.

Son cœur tambourinait trop fort contre sa poitrine, le souverain ne comprenait pas trop ce phénomène particulier. Il n'avait jamais senti une aussi terrible gêne envers une autre femme et encore moins partager une étreinte aussi intime. Même pas pour Guan Yinping pour laquelle il avait cru posséder de beaux sentiments. Les mains de la jeune femme glissèrent sur ses bras et un doux frisson le parcourut. Ses lèvres étaient proches de les siennes, mais il se devait de se séparer d'elle, cela était dangereux, peu courtois, inconvenable, insultant pour elle! Il sentit alors la douleur au niveau de son pied.

-Votre Grâce, murmura-t-il en la pressant délicatement contre lui et en plongeant son regard en partie dissimulé dans le sien. Vous... m'écrasez le pied...

Il entendit un hoquet d'étonnement et tourna vivement la tête vers l'entrée du pavillon où se trouvait un Chen Po un peu trop content, les mains jointes ensembles prêt à prier pour un quelconque miracle et un capitaine visiblement mécontent. La réaction du monarque fut instantanée et plus immature que prévue. Il lança un regard emplit de sous-entendus au capitaine en serrant la princesse une dernière fois de manière intime, sa main dans le bas de son dos avant de la repousser, faisant semblant d'être choqué.

-Tu es rapide Chen Po, toujours un aussi bon serviteur.

Le sourire de l'eunuque était niais. Le capitaine, lui, ne souriait pas. Le dragon ordonna à son serviteur d'accompagner la princesse à son lit afin que celle-ci puisse se vêtir comme elle le souhaite et s'asseoir sur son matelas. Son cœur, pourtant, ne cessa pas de battre aussi fort pour autant...


L'empereur, obligé par la courtoisie, échangea quelques mots avec le capitaine concernant la situation avec la princesse, il le rassura que celle-ci ne semblait pas être atteint d'important effets secondaires dû à son coup à la tête. Peu de temps après, il avait salua respectueusement Sa Grâce -et moins respectueusement- le capitaine, puis avait quitté silencieusement le pavillon du ciel clair et le palais des femmes. Sur sa route, il rencontra le médecin impérial, affublé de ses deux assistants, qui étaient déjà en route pour rejoindre la princesse et vérifier son état de santé. L'un de ses assistants détenait un plateau sur lequel reposait un bol fumant. D'après les effluves qui s'en dégageait, il devina immédiatement la présence d'ingrédients permettant au soulagement de migraines.

-Votre Majesté... ce qui s'est passé dans le pavillon du ciel clair...

Liu Ma s'arrêta brusquement et lança un regard emplit de menaces vers son eunuque.

-Que s'est-il passé dans le pavillon du ciel clair? s'enquit-il froidement, son ton ne permettant pas la a vérité de sortir de la bouche de Chen Po qui pourtant ne sourcilla pas sous la réaction de son maître.

Il inclina poliment la tête.

-Rien, Votre Majesté.

Il avait dit les mots que voulait entendre le dragon, mais pas l'expression désirée, son sourire niais et un peu trop satisfait flottant de manière agaçante sur ses lèvres.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Sam 27 Sep - 23:10


-Votre Grâce. Vous... m'écrasez le pied...

Probable qu'elle se serait répandue en excuses, du moins si elle ne s'était pas trouvée mortifiée, et se serait prestement reculée si elle n'avez pas aperçue dans le même temps la présence de Chen Po et du capitaine Choi Young. Ce dernier d'ailleurs la fixait d'un regard qu'elle ne comprenait pas. Il semblait en colère et aussi a bien y regarder, blessé. Se méprenait il sur la situation ? Il fallait dire que l'étreinte qu'elle avait partagée avec l'empereur .. Elle déglutie péniblement, s’efforçant de ne pas rougir. Chose d'autant plus difficile que l'empereur l’attira subitement un peu plus contre lui, une main glissée dans le creux de son dos, dans un geste si rapide qu'elle se demanda si elle ne l'avait pas rêver avant de la repousser tout aussi vite. Elle rendit alors grâce aux dieux de ne pas défaillir, tant la morsure glaciale de l'absence du corps de l'empereur contre le sien se fit cruellement et violemment ressentir. Serrant son hanfu entre ses doigts, elle évita le regard du capitaine et de Chen Po pour se diriger vers son lit. Sur demande de l'empereur, l'eunuque la rejoignit rapidement mais elle refusa son assistance, trop consciente des battements  effrénés de son cœur et des frissons qui continuaient de courir sur son corps. Ce dernier se contenta dont de veiller a ce que nul malaise ne l'agite pendant qu'elle se vétissait de façon plus convenable.

L'empereur avait ensuite rapidement pris congé , entraînant Chen Po a sa suite. Alors que le capitaine prenait place sur une chaise non loin d'elle, le front soucieux et le regard sombre, elle entendit bien malgré elle la voix de l'empereur lui parvenir depuis l’extérieur .. Maudit sens de Gumiho sur-développé, maugréa t'elle silencieusement. Chen Po avait raison, il ne s'était rien passé, absolument rien .. Qu'importe que son corps en tremble encore et que la chaleur du corps de l’empereur contre le sien hante ses pensées .. Il ne s'était rien passé. Rien. C'est ce sur quoi elle se concentra tandis qu'elle s’efforçait d'apaiser l'humeur visiblement sombre du capitaine. " Quel est ce regard soucieux capitaine ? Veuillez oublié vos inquiétudes, ne suis je pas sauve. " Il inclina la tête, le regard chargé de culpabilité. " Que votre altesse pardonne mon terrible manquement a mes devoirs, je n'ai pas sue vous protéger. "   Elle soupira tandis qu'un sourire amical se dessinait sur ses traits. " Capitaine, parfois votre sens du dévouement et de l'honneur est épuisant. Si vous n'étiez pas auprès de moi, c'est par ce que vous exécutiez mes ordres. Auriez vous dont du me désobéir pour assuré ma protection ? N'est ce pas la aussi contre votre code d'honneur ? " Sa manœuvre pour le dérider ne sembla pas prendre, le visage du capitaine restant fermé. " Votre altesse a bien trop de générosité et de miséricorde a mon égare, nul excuses ne sauraient suffire a pardonner mon manquement a mes devoirs envers vous. Il est de votre bon plaisir que de prendre ma vie. Croyez bien que si l'empereur avait accédé a ma demande d'y mettre un terme, je n'aurais pas la honte de paraître a nouveau devant vous. "

La princesse fit un bon sous l'émoi que lui causèrent les paroles du capitaine et elle haussa la voix de telle manière, que le capitaine redressa la tête pour croiser son regard. " Qu'avez vous dit ? " " Je dis votre altesse que j'ai offert a l'empereur de prendre ma vie en réparation de mon erreur, mais il s'y ait refusé, laissant la punition de mes actes a vos soins. " Elle posa sur le capitaine un regard tant contrarié que blesser, voir quelque peu colérique. " Vous me décevez capitaine et pas pour ce que vous semblez croire, comment avez vous pu penser ne serait ce qu'un instant que je vous pardonnerais a vous ou a l'empereur pareille chose si elle avait du advenir ? " Le capitaine voulut parlé mais elle l’interrompit d'un geste de la main, tandis que de furieuses veines bleutés parcouraient ses mains, sa nuque et son visage. " Comme vous pouvez le constater, je n'ai nulles maîtrises sur ma nature en l'instant alors mieux vaudrait pour votre bien être et le mien que vous évitiez de me contrarier. Je vous saurais dont gré de me promettre qu'a l'avenir vous ne laisserez nul autre que moi décider de votre vie ou de votre mort. Prenez cela pour un ordre. Suis je claire capitaine ? " Bien que son regard soit toujours soucieux, un fin sourire vint étiré les traits du capitaine. " Commandez et j'obéis votre altesse. Considérez que vous avez ma parole " Voyant qu'il semblait hésitant a poursuivre, elle posa son regard sur lui avant de reprendre la parole d'une voix plus douce. " Y'a t'il quoi que soit d'autre qui soit motif a vous rendre soucieux ? " Il hocha doucement la tête, l'air quelque peu gêner, elle l'incita dont a poursuive. " Vous savez qu'il n'y'a nuls secrets entre nous, je vous écoute. "  

Prenant visiblement sur lui, il se lança, d'une voix chargée d’inquiétude. " Quand l'eunuque de l'empereur et moi même sommes arrivés, vos yeux étaient tels qu'ils sont maintenant, d'un bleu translucide et sur votre peau courraient les mêmes veines bleutés qu'actuellement. " Bien sur, il avait les craintes qu'elle même avait ressentie précédemment. " Tranquillisez vous a ce sujet, l'empereur m'a assuré que Chen Po était quelqu'un de confiance... Et avant que vous n'ajoutiez quoi que ce soit, je sais bien que plus grands nombres de personnes connaîtront mon secret, plus je serais en danger, mais je pense que pour l'heure nous avons de bien plus importantes préoccupations. " La discutions tourna sur Tankishi, la réponse de ses frères qui ne tarderait plus, l'avancée de leurs enquêtes puis au bout de quelques minutes, bien conscient que le médecin attendait toujours dans la pièce voisine depuis son arrivée quelques instants après le départ de l'empereur, le capitaine prit congé. Néanmoins elle l’arrêta avant qu'il n'atteigne la porte. " Capitaine une dernière chose, savez vous ce qu'il est advenu de mon bracelet ? " Les pierres avaient beau eu êtres un poison pour elle, il n'en restait pas moins qu'elles restaient son seul rempart contre sa nature de Gumiho. Le capitaine lui adressa un sourire avant de glisser une main dans une petite bourse de velours pendue a sa ceinture, la ressortant quelques secondes plus tard, le bracelet serrait entre ses doigts. " Je pense qu'il vaut mieux pour l'heure que votre altesse s'en tienne éloignée .. Au moins jusqu'a ce que les effets du poison aient totalement disparue et que vous soyez pleinement remise. " Elle acquiesça a cela d'un hochement de tête. " Je le sais en sécurité avec vous, me voila rassurée, c'est tout ce que je désirais. "

Le capitaine glissa a nouveau le bracelet dans la bourse, s'inclina respectueusement puis se dirigea vers la porte, mais alors qu'il allait sortir, il sembla hésité, la contempla longuement avant de prononcer quelques mots d'une voix grave dans ce qui fut presque un murmure. " Vous devriez prendre garde a l'empereur .. le regard qu'il pose sur vous évoque bien plus qu'un simple intérêt amical. " Son visage semblant a nouveau contrarié, il ne lui laissa guère le temps de saisir le sens de ses paroles avant de disparaître. Elle dut dont prendre sur elle pour cacher l'émoi que ses paroles avaient causés tandis que le médecin la rejoignait. Sitôt sa médecine prise et le médecin ayant prit connaissance de son état, il prit respectueusement congé la laissant seule avec des questions tout a fait inapproprié, la faute au capitaine Choi Young et a ses idées Saugrenues.

Elle eu beau se sermonner encore et encore, ses pensées revinrent inlassablement vers les paroles du capitaine, vers l'empereur, vers leur étreinte, vers le trouble inavouable qu'elle avait ressentie et vers tout ces instants partagés avec lui. Instants qu'elle ne pouvait oubliée, quand bien même elle l'aurait désirée, ce qui n'était pas le cas. En proie a de grands tumultes, ses sens de Gumiho prenant sans mal le dessus a de nombreuses reprises, mais par chance amoindrie par les effets encore présent du poison, c'est en pensant a l'empereur qu'a la nuit tombée, elle accueillie finalement l’épuisement avec bienveillance, soulagée de pouvoir échapper a tout ses questionnements, en se laissant bercée par le sommeil.

***

Tout était lumineux et coloré comme se veulent les plus beaux songes. Elle arpentait un jardin, ses pieds étaient nus, ses cheveux défaits. Curieusement elle portait la tenue blanche qu'elle avait sur elle quand les chemins de l'inconscience étaient venus s'emparés d'elle. Elle sentait une autre présence, d'autres yeux qui contemplaient la scène mais elle n'y attacha guère d'importance, car un petit garçon surgit rapidement sous ses yeux, accaparant toute son attention, vêtu de bleu et d'or, il ne devait guère avoir plus de 4 ou 5 ans.  Il jouait gaiement avec un ballon, elle semblait lui être invisible et le regretta terriblement, tant a sa vue, une forte bouffée de tendresse était venue gonflée son cœur. Il fit un sourire, mais il n'était pas pour elle, elle suivit le chemin de son regard et fut stupéfaite de bientôt se contempler elle même. Ou plutôt une autre version d'elle même.

Cette version la était coiffée avec soin, vêtue d'un Hanfu aux couleurs impériale de Miyong et totalement enceinte au vu de l'imposant ventre rond qu'elle caressait avec tendresse. Elle semblait contemplée avec adoration le spectacle qui s'offrait a elle, la vue du petit garçon sans doute. Sian Nyang délaissa l'image dérangeante de son double pour se tourner a nouveau vers le petit garçon, ce dernier avait fait roulé son ballon et courrait derrière. Le ballon parvint bientôt au pied d'un homme .. Un homme qui se trouva être l'empereur. Elle inspira profondément, cherchant a capter son regard mais lui non plus ne semblait pas la voir. Il ramassa le ballon avant de se saisir de l'enfant le plus naturellement du monde. Tête contre tête, les mains de l'enfant caressant son visage, ils offraient un spectacle bouleversant de tendresse, ce qui lui causa un trouble qu'elle ne s'expliquait pas.

 

Bientôt l'empereur posa l'enfant a terre pour se diriger tout sourire vers elle, l'autre elle, celle qui portait les couleurs impériales de Miyong, sans qu'elle n'en comprenne le sens. A l'approche de l'empereur, son sourire sembla s’agrandir. Jamais elle n'aurait osée adresser pareil sourire a l'empereur .. Ce sourire semblait intime. Intime, c'est ce qu'ils semblaient êtres. Elle manqua de défaillir et sentie le rouge lui montait au joue quand l'empereur se glissa derrière l'autre version d'elle même, il passa un bras autour de son cou, posa sa tête dans le creux de son épaule tandis qu'une main venait se glissait sur le ventre arrondi pour le caresser tendrement comme elle s'était vu le faire un peu plus tôt. Elle aurait aimée détourner le regard, mais elle ne pouvait pas, comme hypnotisée par la scène. L'empereur déposa un délicat baiser sur sa joue .. Enfin pas la sienne se sermonna t'elle tandis que son cœur manquait un battement et qu'elle déglutissait avec peine. Alors que le couple .. Car c'est a l'évidence ce qu'ils formaient, entamait une discutions complice, elle ne put s’empêcher de tendre l'oreille. " Que me vaut ce baiser votre grandeur, pas que je m'en plaigne. ? " " Considérez cela comme un piètre gage de mon éternelle reconnaissance. "  " Qu'ai je dont fait pour la méritée ? " " Vous m'avez donnée plus que je n'aurais espéré ma renarde céleste .. Plus que je n'aurais espéré. "  " Notre bonheur parfois me fait peur. Je crains qu'il ne soit pas permit d’être aussi heureux et qu'un jour les dieux viennent nous reprendre tout cela et ne m'emmène loin de vous. "  " Qu'ils le fasse si telle est leur volonté, qu'importe. "  " Ne craigniez dont vous pas d’être séparé de moi ? " " Nullement, car je sais que toujours et quoi qu'il arrive, je trouverais moyen de vous ramener a moi ma renarde céleste .. Toujours. "

Les contemplant dans une étreinte d'un amour comme elle n'en avait jamais rêvait, Sian Nyang ne put s’empêcher de sourire tandis que ses yeux se faisaient porteur de quelques larmes. Elle prit sur elle de ne pas trop s'émouvoir de cela quand elle s'aperçut que le couple enlacé portait un regard émerveillé vers le petit garçon qui venait a eux. Alors qu'elle suivait leurs regards, elle sentie a nouveau cette curieuse présence, accompagnée de cette même sensation qui lui soufflait qu'elle n'était pas seule a contempler cette scène. Son regard fouilla les alentours et c'est la qu'elle le vit, a l'autre bout du jardin, vêtu de blanc tout comme elle ..

L'empereur, mais pas celui qui serrait amoureusement contre lui une elle même enceinte. Non. Une autre version de lui même. Quand elle croisa son regard, sa stupéfaction fut telle qu'elle se réveilla en sursaut. De retour a la réalité, elle sentie une larme glissée le long de sa joue. Son corps avouant ce qu'elle même refusait d'avouer, elle regrettait d'avoir quitté ce songe .. Elle regrettait qu'il ne soit qu'un songe .. Pire que cela, elle regrettait de n'avoir était que la simple spectatrice de ce songe. Que n'aurait t'elle pas donnée pour sentir l'étreinte de l'empereur ? Ses lévres sur sa peau ? De crainte de se perdre en pensées et en sentiments qu'elle n'avait nuls droit de ressentir, elle se leva prestement pour aller se glisser contre l'une des fenêtres. Quand elle croisa son regard, elle grimaça. Ses yeux étaient toujours de ce bleu translucide propre a sa nature de Gumiho, tandis que de nombreuses veines bleutés parcouraient sa peau de part et d'autres .. Preuve évidente que les émotions ressenties dans ce songe avaient étés intenses .. Elle n'avait pourtant nul besoin de cela pour le savoir, son cœur tambourinant encore durement contre sa poitrine et les frissons qu'elle ressentait en repensant a ce qu'elle avait vue, étant des preuves plus que suffisantes. Elle soupira lourdement avant d'essuyer ses yeux encore humides des suites de ce curieux songe, curieux mais aussi cruellement merveilleux.

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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Lun 29 Sep - 20:41


L'empereur s'allongea sur son lit alors que Chen Po soufflait sur les dernières lanternes intérieures. Les ténèbres envahirent rapidement la longue pièce et l'eunuque impérial ferma soigneusement les courtines de soie devant le lit finement travaillé, puis les trois autres paires de rideaux qui dissimulèrent la vue du lit de l'empereur lorsque l'on entrait dans la longue pièce. Le sommeil vint rapidement contrairement à ses craintes d'un repos tourmenté, puis le fils du ciel ferma doucement les paupières et se laissa emporter par un sommeil réparateur et mérité. Le rêve arriva peu après avoir atteint un certain niveau de l'inconscience.

Sun Liu Ma cligna plusieurs fois des paupières, confus de l'endroit où il se trouvait. L'environnement était étrangement coloré, plus qu'à la normal. Étais-ce les cieux promis aux gens vertueux? Le ciel était lumineux tel une journée d'été et un grand soleil chaud surplombait sa tête décoiffée. Ses pieds nus se déplacèrent sur les pavés brûlants, mais l'empereur n'avait pas mal. En fait, il se rendait compte qu'il ressentait à peine ce qu'il touchait, que cela fut avec ses pieds ou le bout de ses doigts effleurant les fleurs odorantes placées merveilleusement bien autour de lui. Un papillon passa soudainement sous ses yeux et il eut un mouvement de recul. «Encore lui!» songea le dragon en fronçant des sourcils. Par curiosité, il décida de le suivre, se faufilant dans son sillage. Le bel insecte s'interrompit alors un instant, puis pris une nouvelle direction avant de disparaître subitement en une poussière dorée et étincelante. Celle-ci se percuta aux yeux du souverain qui se dépêcha de frotter son regard aveuglé. Lorsqu'il rouvrit les yeux, son cœur cessa de battre l'espace d'un instant.

Un peu plus loin, un petit garçon s'amusait joyeusement avec un ballon. Ses grands yeux brillaient gaiement et il courrait un peu partout, faisant rouler son ballon, le rattrapant et parfois le faisant bondir gentiment contre les murets décoratifs de son palais. Liu Ma eut un mouvement de recul, oui, même si les lieux étaient relativement différents, il reconnut enfin le palais impérial, sa maison et son sanctuaire. Puis, il le vit ou plutôt il se vit arrivé avec sa démarche fière et princière habituelle, frôlant le pas militaire. Le ballon roula aux pieds de son double et celui-ci se saisit rapidement de l'enfant portant des couleurs impériales. Le tendre échange qui se produit ensuite lui fit autant de mal que de bien et il ressentit immédiatement un lien entre un père et sa progéniture. Toutefois, Liu Ma n'avait pas de fils, les dieux s'évertuaient à lui interdire cette joie ou simplement d'autre enfants.

Son image déposa ensuite l'enfant doucement sur le sol et se dirigea vers une silhouette au ventre rebondi. L'empereur plissa des yeux et reconnut immédiatement la princesse Sian Nyang de Soriyeo malgré son ventre visiblement lourd de vie, sa tenue... portant les couleurs et les symboles de la famille impériale. Sa coiffure était recherchée et une large épingle arborant un grand phénix enlaçant un grand rubis entre ses ailes dorées. Le phénix qui veille sur le fils du ciel, le dragon de l'empire. La jeune femme lui lance un merveilleux sourire, une main sur son ventre rond. Liu Ma aurait tant souhaité échangé sa place avec son double et caresser cette rondeur distincte des femmes et en ressentir la vie qui y battait. L'étreinte que partagea ensuite les deux protagonistes de son rêve l'ému plus qu'il ne le fallait et Liu Ma ressentit le besoin de fuir cette tendre image. Habituellement, à la distance où il se trouvait, il n'aurait pas dû entendre les mots échangés, mais il les entendit fort bien et cela le rendit davantage confus.

" Ne craigniez dont vous pas d’être séparé de moi ? "

L'empereur déglutit, attendant la suite à cette remarque sous-entendant bien des choses auxquelles il ne voulait pas penser.

"Nullement, car je sais que toujours et quoi qu'il arrive, je trouverais moyen de vous ramener a moi ma renarde céleste .. Toujours."

Le regard du fils du ciel devint vitreux, ses yeux brillant d'une étrange lueur. Un sentiment de paix l'envahit et ses traits s'adoucirent bizarrement face à la douce scène. Jamais il n'aurait pensé prononcer ce genre de mot pour une femme, même si ce n'était pas techniquement lui, mais visiblement une illusion. Ce qu'il ressentait pour sa renarde céleste dépassait largement l'intérêt qu'il avait eu autrefois pour l'impératrice ou Zhuge Lin, la fille de l'homme qu'il avait considéré comme son tuteur une grande partie de sa vie avant sa mort honorable sur le champ de bataille.

Il tourna la tête et ses yeux s'agrandirent de stupeur lorsqu'il croisa le regard d'une personne fortement reconnaissable. Il déglutit en reconnaissant Sian Nyang, dans sa tenue de nuit, semblable à la sienne. Il aperçu deux papillons planer autour d'elle en une magnifique harmonia et tout devint noir.

L'empereur rouvrit les yeux et cligna plusieurs fois des paupières. Il reconnut la texture de son lit et ses douces couvertures de soie. La tête sur l'oreiller, il contempla silencieusement le plafond sans le voir en proie à de forts dilemmes. Son rêve avait été assez étrange et il se souvenait de chaque scènes, chacun de ses pas et tout les objets sur lesquels il avait posé les yeux. Doucement, il apporta sa main chaude sur son torse, là où tambourinait vivement son cœur. Un soupir lasse s'échappa d'entre ses lèvres et il referma les yeux. S'il s'était endormi aisément quelques heures plus tôt, il eu du mal à dormir pour le restant de la nuit. Sa dernière pensée fut pour la princesse de Soriyeo qu'il imagina dormir paisiblement... dans son lit.


Au matin, le dragon se leva sans bavarder malgré les inquiétudes de Chen Po face aux marques de fatigue qu'il voyait sur les traits du visage de son souverain. Le petit-déjeuner frugal et l'empereur mangea très peu grâce à un manque d'appétit causé par le rêve qu'il avait eu précédemment dans le dernier cycle. Il semblait encore entendre le battement de son cœur marteler ses tempes.

Une heure après son réveil, il se déplaça jusqu'au temple du palais où il débuta ses prières habituelles et démonter à quel point il était un exemple d'amour filial même si ces sentiments pour son père biologique étaient aussi fades qu'une journée d'hiver. Un jour, peut-être bien, arriverait-il à lui pardonner son manque d'amour et d'attention paternel. Le fils du ciel fit brûler quelques tiges d'encens et fit ses prosternations, face aux dieux et à ses honorables ancêtres. Il se leva ensuite, joignit ses mains, paumes contre paumes, puis termina ses prières. Chen Po vint le rejoindre à pas de loup.

-Votre Majesté, la princesse Sian Nyang de Soriyeo souhaiterait un audience avec vous, l'informa l'eunuque impérial, tête baissée.

Les yeux fermés, l'empereur finalisa ses prières, fit à nouveau ses trois prosternations, puis s'éloigna de l'autel dédiés aux divinités et à ses ancêtres. Il quitta le temple et retourna à son pavillon, dans le bureau où il recevait généralement des invités pour des audiences privées, ou pas. Une fois arrivé, il s'installa après avoir étrangement vérifié si ses cheveux et sa tenue étaient bien placés, puis prit place sur son siège. Il ordonna à Chen Po d'autoriser Sa Grâce à entrer, ce qu'elle fit sans tarder aussitôt recevant la permission de se joindre au fils du ciel.

Il l'accueillit avec un sourire agréable et l'invita à s'asseoir avant même qu'elle puisse faire sa révérence devant lui. L'empereur ne voulait pas perdre de temps avec les protocoles d'usage avec une femme qu'il considérait comme son amie et une amie de l'empereur pouvait bien se permettre quelques écarts avec sa permission.

-Votre Grâce, par votre apparence, je peux déjà voir que vous allez mieux, remarqua le souverain avant d'ordonner à Chen Po d'envoyer une servante leur chercher du thé. Le médecin impérial m'a aussi affirmer que votre santé allait vers le mieux. Vous m'en voyez ravi.

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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Lun 29 Sep - 21:53


Parvenir a trouver le sommeil les nuits suivant son songe aussi troublant que magnifique, n'avait pas été chose aisée. A tel point que les médecins avaient finis par lui prescrire quelques médecines pour qu'elle dorme un peu. Elle n'était pas vraiment adepte de ces choses mais pour le bien de son secret, elle devait se remettre au plus vite afin de ne plus avoir a craindre de se dévoiler bien malgré elle. Un cycle plus tard, les médications avaient portées leurs fruits, nulles traces de poison ne subsistait en son organisme, elle avait de nouveau parfaite maîtrise de sa nature de Gumiho et un bracelet familier pendait a son poignet.  Sur son corps, plus rien ne rappelait les tristes événements qui avaient marqués sa chair eu t'elle le plaisir de constater alors qu'elle enfilait une tenue faites de soieries Fushia et or, alliance des modes vestimentaire de Soriyeo et de Miyong comme elle avait prit habitude de le faire depuis son arrivée.  Ses cheveux, libres, de toute attache reposait docilement de chaque coté de sa tête, tombant le long de ses épaules, des ornements délicats et scintillants reposant au dessus de ses oreilles.

Elle prenait le thé, son favori, extrait des mures sauvages des forets de Soriyeo quand une visite lui fut annoncée. Un messager royal en provenance de Soriyeo, un homme loyal que la cour employait souvent et qui avait servit son père et elle même avant de devenir le messager du nouveau roi, son frère. Elle ne le fit guère attendre et demanda prestement a ce qu'on le mène a elle. Bien que fort désireuse d'avoir des nouvelles de Soriyeo, une crainte résonnait en elle, lui grondant de fuir pendant qu'il était encore temps, bien qu'elle sache qu'il soit trop tard pour cela. Au delà de l'instinct et des appréhensions, elle n'ignorait surtout pas que la réponse de ses frères quand a une certaine demande en mariage devrait gagné Miyong d'un instant a l'autre ... Le messager s'inclina respectueusement et tandis qu'elle le priait de se relever, elle eut le loisir de se rendre compte, qu'entre ses mains ne reposait nul message. Elle avait vue juste, il n'était pas la pour elle, si message il avait eu a délivré, c'était visiblement chose faite. Ignorant pourtant cette évidence, elle prit sur elle de demander d'une voix confiante. " Qu'est ce qui vous amène si loin de Soriyeo ? Auriez vous quelques nouvelles urgentes pour moi. ? "

Le messager posa un genoux a terre tandis que son visage se couvait de quelque chose ressemblant fort a une compassion mêlée de remords. Les nouvelles n'étaient pas bonnes et elle n'avait pas besoin de voir l'expression du messager pour le devinait, son cœur tambourinant durement dans sa poitrine était chose suffisante. Elle ferma ses poings pour s'éviter quelques tremblements tandis qu'elle le suppliait intérieurement de ne rien dire, mais bien sur il ne put obéir a ses supplications muettes. C'est d'une voix grave et solennelle qu'il lui répondit. " Que votre grandeur ma pardonne mon impudence et les manquements a mon devoir, mais si je suis ici ce n'est point pour partager avec votre altesse des nouvelles qui lui seraient destinés .. Je trahis le sceau du secret que m’alloue mon statut de messager pour vous faire part d'une missive que j'ai livré voila quelques instants a un seigneur de Miyong, Tankshi Guan. " Silence, gronda t'elle intérieurement sans que ce mot ne parvienne pourtant a franchir la barrière de ses lèvres, la condamnant a écouter de la bouche du messager une cruelle vérité qu'elle ne connaissait déjà que trop bien. " Si je suis la aujourd'hui, brisant mes serments, c'est pour vous remercié de toute la bonté dont vous et votre père avaient fait preuve a mon égare et a celui de ma famille. " Il inspira lourdement avant de lâcher dans un souffle. " Je ne sais si cela fera votre bonheur ou vous causera quelques tourmentes, mais sachez que votre main a été accorder a Tankishi Guan par décret de sa majesté royale de Soriyeo, votre frère. "

Après ça, tout était curieusement flou, elle se souvenait vaguement l'avoir remercié, le visage dénudé de toute expression, la voix neutre. Elle l'avait saluer aussi se souvenait t'elle vaguement avant de l'avoir inviter a se restaurer et a se reposer avant de reprendre la route. Une fois seule, elle s'était simplement laissée choir sur le sol en un bruissement de tissus délicat, le chant de sa tourmente. Le sol était froid et pourtant elle n'en ressentait pas la morsure, qu'importe le nombre de minutes possiblement grand qu'elle avait passée a terre. Les yeux perdus dans le vide, elle n'avait conscience de rien .. Ou du moins l'aurait t'elle ardemment désirait. Elle avait conscience d'une chose, d'une seule et elle le regrettait amèrement car la seule chose dont elle avait conscience, n'était que l'objet de sa désolation, de sa colère et d'une triste résignation. Ainsi c'était dont la les chemins que son destin avaient choisis pour elle ? Devenir l'épouse de Tankishi, subir ce mariage, subir ... Son esprit se révolta a toutes autres pensées de cet ordre, lui commandant que jamais elle ne pourrait acceptée cela et qu'il lui fallait fuir, maintenant, dans l'instant, avant qu'il ne soit trop tard. Mais c'était déjà trop tard. Ce n'était pas la quelques sombres pensées, résultant d'un manque de foi en l'avenir ou d'un pessimisme mal venu, c'était la un fait.

Fuir, quelques cycles plus tôt, elle l'aurait fait sans une once d'hésitations. N'était ce pas la le plan d'origine, gagner les empires puis le moment venu, sa liberté ? Mais depuis tout avait changer. Il y'avait eu Tankishi, il y'avait eu de bouleversantes révélations. Qu'adviendrait il d'ailleurs si celui qui était désormais son futur époux venait a les découvrir. Non, se sermonna t'elle, une chose a la fois, a chaque jour suffirait sa peine. Pour l'heure la seule chose dont elle devait se préoccuper était de tenir bon, de ne pas faiblir, de ne pas plier. Etre forte. Elle ne pouvait abandonnée son peuple, pas plus qu'elle ne pouvait se résoudre a laisser Tankishi et sa soif de pouvoir poursuive leurs œuvres destructrices .. Elle l’arrêterait quoi qu'il lui en coûte. Inspirant profondément, elle serra les poings avant de se lever. Elle remit d l'ordre dans sa tenue tel un automate puis elle fit ensuite mander a ce que l'on prépare son escorte. Elle avait une visite a rendre. Curieusement cela lui sembla plus difficile encore que devoir se résoudre a épouser Tankishi. Elle devait parlée a l'empereur.

C'est le visage éteint et sans que nul mots ne quittent ses lèvres qu'elle se dirigea vers le palais impérial, quand elle fut enfin au pavillon qui était sa destination, elle attendit patiemment q'on l'annonce et quand vint le moment de pénétrer dans les appartement de l'empereur, c'est le visage neutre et le corps raide qu'elle s'avança vers lui. Elle attendit qu'il prenne la parole avant de lever son regard vers lui, contempler son sourire la fit curieusement atrocement souffrir .. D'une de ses douleurs que vous aimeriez ne pas comprendre, en sachant pertinement que cla rimerait a vous mentir a vous même. Son cœur connaissait déjà les mots qui seraient sien sans qu'elle n'ait a les prononcer. Elle resta debout, puis le fixa un court instant avant de s'autoriser quelques paroles légères avant que ne viennent celles qui changeraient le cours de son destin de façon irrémédiable. " Votre grandeur peut en effet se tranquilliser, ma santé est au mieux. " Dommage qu'il n'en soit pas de même pour son cœur et son esprit tourmenté. Le regard mélancolique, elle posa son regard dans le sien tendit que ses lèvres remuaient en des mots qu'elle regrettait de devoir dire. " Veuillez pardonné cette visite impromptue, mais il m'a semblait important de vous faire de mon prochain départ. Il semble finalement que je puisse sous peu rejoindre Soriyeo en compagnie de celui qui sera bientôt mon époux. " C'est le regard fuyant qu'elle prononça les quelques paroles douloureuses que son cœur refusaient d'admettre mais que sa raison la contraigner a porter a voix haute. " Il m'a été apprit que le seigneur Guan avait en sa possession le décret royal de Soriyeo consentant a notre union. J'imagine qu'il sera bientôt la pour demander votre bénédiction a titre obsolète et dans le but de capter l'attention et l'admiration de votre cour. " 
Le ton était calme, neutre, sans émotions, protocolaire. Rien ne laissait trahir le tumulte qui faisait rage en elle et pour cause elle se l’interdisait, de craintes de ne voir force et courage l'abandonnaient. Chose qu'elle ne pouvait se permettre alors qu'elle allait s'engager dans le plus périlleux des combats qu'elle ait eu a affronter. Elle ferma brièvement ses paupières pour les rouvrir rapidement avant de poser sur l'empereur un regard chargé de regrets, les regrets de tout ce qui ne serait jamais, de tout ce qu'elle ne s'était même jamais autorisée a faire exister en son esprit. Un regard lourd de ses paroles qui ne seraient jamais prononcées et ce qu'importe son cœur qui désormais telle une punition douloureuse et éternelle viendrait  les lui murmurait inlassablement probablement jusqu’à la fin de ses jours, car c'est seulement dans ce moment tragique que pourraient prendre fin ses regrets de ce qui de toute façon n'aurait jamais pu être.

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