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 L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)

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Tshona Tchung



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MessageSujet: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Sam 2 Mai - 4:48


Quelques cycles avaient passés depuis le jour ou Tshona Tchung, guerrière des sables des contrées sauvages avait promis sa main au grand Khagan du Tsian, scellant ainsi son retour au palais en tant que princesse impériale. Pendant ce laps de temps, elle n'avait point revue Burkhan, cela avait été probablement mieux ainsi. Il aurait bien inutile de lui rajouter quelques anxiétés supplémentaires. Il ne c'était pourtant pas non plus fait oublié. Quelques jours après qu'ils aient échangés leurs promesses, étaient arrivés a l'auberge qu'elle occupait, servantes, eunuques et escortes, tous ayant l'ordre de satisfaire ses désirs et de la préparer au mieux pour son retour au palais. Si elle avait pensée pouvoir faire son deuil de sa vie passée et des siens dans la douce quiétude de la solitude, il n'en fut rien. 

On l'avait d'abord fait quittée l'auberge en toute discrétion pour la mener dans une résidence noble. A partir de cet instant, plus rien ne fut laisser au hasard. De sa chevelure, a son corps, en passant par sa nouvelle garde robe, rien ne lui fut épargné. C'est la ce qu'il en coûtait pour redevenir une princesse impériale. Elle aurait pu être gênée de recevoir tout ces présents du Khagan, mais elle savait qu'il ne s'agissait la que de tenir le rang qu'il voulait la voir prendre. Entre eux, nulle histoire de sentiments, simplement un but commun. Si les servantes s'émerveillaient des tissus et des bijoux choisis par le Khagan, elle savait qu'il ne fallait y voir qu'un artifice visant a la réussite de ce but commun. Voir cela autrement n'aurait fait que la rendre plus nerveuse encore quand a son retour imminent.

Par chance, ses 13 années loin du Tsian ne lui avaient en rien fait perdre les talents que l'on attendait d'une princesse. Chant, danse, maintient, connaissance du protocole, cela lui fut dont épargné. Elle n'échappa néanmoins pas a un professeur particulier visant a lui apprendre tout ce qu'elle avait loupée de ces 13 dernières années sur le plan stratégique, culturel et économique. Elle dut également étudiée les nouvelles ramifications des clans au pouvoirs et les dissensions qui existaient depuis la mort des siens. De ses cours la, elle n'était point mécontente. Si telle n'était pas la, la formation ordinaire d'une future Khagin, elle voyait en ce geste de Burkhan l'affirmation de ses promesses, a savoir l'avoir auprès de lui pour gouverner et non comme un trophée a exhiber. Si de prime abord, elle avait vécut ce confinement et les soins constant que l'on accordait a sa personne comme un fardeau, elle vint a les regretter quand il lui fut annoncé qu'il était temps pour elle de regagner le palais. L'empereur avait annoncé a tous son retour, rétablissant ainsi son titre, son rang et ses possessions. Son avenir était scellé, si tenter qu'elle ait crue encore qu'il puisse en être autrement.

C'est donc ainsi qu'elle s'était retrouvée prisonnière des coussins moelleux d'un palanquin impérial pour traverser les chemins escarpés qui la menèrent au palais.Elle n'avait jamais raffoler de ce genre de moyen de transport, mais après tant d'année a savouré la liberté que donner une monture, cela lui parut d'autant plus pénible. Cela et sans doute l'absence de son épée qui enfermait dans une mâle lui faisait pour l'heure défaut. Difficile en effet de la cacher sous sa Deel. Néanmoins, ses longues manches avaient le mérite de pouvoir dissimuler quelques armes plus discrètes. Tout au long de sa progression, étaient venus la saluer la populace, les marchands, les soldats et même quelques nobles. Tous louaient avec allégresse le retour de la princesse impériale, le retour d'une Tchung. Tous ignoraient aussi que son retour ne datait pas de ce jour, comme ils devaient ignorés que voila 13 ans son départ avait été volontaire. Son retour l'était également avait t'elle tenté de se convaincre a mesure qu'ils se rapprochaient du palais et que son anxiété grandissait. Néanmoins, elle avait plutôt la désagréable impression d’être l'instrument des dieux, qui malgré tout ses efforts avaient réussis a la ramener vers le destin qu'ils avaient choisis pour elle depuis toujours. 

Quand le palanquin se stoppa, elle retint son souffle. Une seconde plus tard, les rideaux en était écarté et une main ganté se tendait vers elle. Elle n'hésita pas, ne voulant guère montré le moindre signe de faiblesse et y glissa sa paume. Un instant plus tard ses pieds touchaient terre, tandis que Sorian sautait mollement de ses coussins pour la rejoindre. Il avait été décider que la jeune sigre apparaîtrait a ses cotés comme le voulait la tradition d'intronisation d'une princesse. Cérémonie qui normalement avait lieu aux 16 ans des membres de la famille impériale, sauf qu'a cet age, elle était déjà loin du Tsian. L'homme qui l'avait aidé a descendre était d'imposante carrure. Grand, athlétique, les épaules larges. Une longue chevelure d’ébène. Le teint pale et des yeux sombres. Il devait être a peine plus âgé qu'elle et lui semblait étrangement familier, bien qu'elle n'arrive pas a se souvenir de lui avec exactitude. Il s'inclina légèrement avec élégance, sans pour autant se courber totalement, elle en déduisit donc qu'il occupait un rang suffisamment important pour pouvoir se permettre ce genre de privautés que peu avaient. Ce qu'il confirma un instant plus tard en se présentant. " Votre altesse, permettez moi humblement de vous souhaitez la bienvenue au palais. Je suis Taltal Temshang, l'un des commandants de l'armée impériale et votre conseiller personnel. "

Le nom trouva une raisonnance familière a ses oreilles et pas seulement de par le fait qu'il soit celui d'un des Khanat du Tsian et d'une de ses familles dirigeantes. Elle glissa son regard dans le sien, sans pour autant percé a jour ce sentiment qu'elle avait a son contact. " Merci pour votre aimable accueil commandant. Si je puis me permettre une question, qu'est ce qui fait qu'un homme de votre rang et condition, occupant un tel poste, se retrouve a être le simple conseiller d'une princesse. " De craintes qu'il ne se méprenne sur ses paroles, elle ajouta, un sourire aux lèvres. " Pas que de tels dispositions me déplaisent bien au contraire, la curiosité me pousse juste a vous demander ce qui vous a conduit la. "   Il lui adressa un sourire tout en l'invitant d'un geste de la main a gravir a ses cotés l'imposant escalier qui menait aux portes du palais, la rapprochant inexorablement du moment ou elle y pénétrerait. " Votre altesse n'a point besoin de permission pour faire preuve de curiosité avec quiconque ici, votre rang n'a d'égale que celui de notre Khagan et de sa fille. " Elle faillie hochée la tête, mais cela aussi mieux vaudrait s'en abstenir. Si elle n'avait rien oubliée du protocole, redevenir une princesse, devant qui tout le monde courbait l'échine n'était pas chose aisée. " Que votre altesse se rassure, cela ne m'est point une punition si telles sont vos craintes. Pas plus que cette position a vos cotés ne soit une façon de me rétrograder. Je me suis porté volontaire pour être votre conseiller et je suis gré a notre Khagan de me l'avoir accordé. "

Elle lui jeta un regard étonné, prête a lui demander sa permission pour plus de curiosité, quand elle se rappela ses paroles précédentes et le rang qu'elle occupait a nouveau. C'est dont la tête haute et comme si cela lui était un droit légitime quel poursuivit son interrogatoire. " Qu'est ce qui vaut qu'un membre du clan Temshang et haut gradé de l'armé impériale souhaite devenir le conseiller d'une princesse sur le retour ? " Bien que regardant fixement devant elle, elle ne put ignoré dans le ton de Taltal, la pointe de grande respect qui perçait dans ses paroles. En cet instant ou son cœur tambourinait durement dans sa poitrine et ou l'anxiété risquait de la submerger, cela lui apparut d'un grand réconfort. " Pas n'importe qu'elle princesse sur le retour. La première princesse impériale, Tshona Tchung, l'unique descendante de la lignée ancestrale de la famille impériale du Tsian. " Un silence puis il poursuivit. " Mon père était un conseiller et ami proche de notre défunt Khagan, il était pour ainsi dire son régent. " Voila pourquoi ce nom lui était familier, il n'était alors qu'un tout jeune homme et elle une enfant, mais ils s'étaient croisés bon nombres de fois. Elle n'oubliait guère le visage bienveillant de son père ou l'amitié qui le lié a sa famille. Il avait parlé de lui au passé, elle redoutait de comprendre ce que cela voulait dire, mais bien qu'elle en ait le droit, comme il le lui avait rappelé, elle n'osa pas porté la question a ses lèvres. Néanmoins, il dut percevoir son interrogation muette, car il y répondit. " Mon père a péri aux cotés du votre en ce jour tragique qui a meurtri tout le Tsian. "

Elle stoppa ses pas pour se tourner vers lui. Il fit de même. Bien qu'elle n'aurait sans doute pas due, elle s'autorisa a se montrer compatissante.  " Je partage votre chagrin et votre perte commandant. Sachez combien je regrette que vous ayez eu a porter ce fardeau au même titre que je me dois de porter le mien. " Il s'inclina légèrement, un sourire triste aux lèvres. " La compassion de votre altesse m'honore, je vous pris de recevoir toutes mes condoléances quand a votre perte, quand bien même cela arrive tardivement. " Elle due se retenir pour ne pas rétorqué que pour elle, cela n'arrivait par tardivement, quelques cycles plus tôt, elle ignorait encore tout de la perte des siens. Par chance, il ne semblait guère attendre de réponse, il s'écarta comme pour la laisser passer et c'est la qu'elle aperçut devant elle les imposantes portes du palais, ils étaient arrivés. Elles s'ouvrirent bientôt, la laissant contempler ce palais qui n'avait jamais quitté sa mémoire. Y pénétré par un tunnel secret dans le but de venger les siens était bien différent que d'y pénétrer par la porte principale, tout les regards braqués sur vous. Elle passa une main dans sa longue chevelure d’ébène, fraîchement peignée et plus brillante qu'elle ne l'avait jamais été, uniquement retenue sur les coté de sa tête par deux épingles ornées de perles. Puis elle lissa nerveusement les pans de sa Deel. Faites dans des soieries coûteuses et délicates, elle était faites d'or, de noir et de rouge. Sur le devant de la jupe se trouvait une pièce de tissus rattaché a sa taille et tombant en pic ou était brodé au fil d'or le sigre impérial. Sous le coup de la nervosité, elle put s’empêcher de demander. " Ai je l'air d'une princesse ? "

Il y'avait si longtemps qu'elle ne l'avait plus était, que qu'importe la beauté de ses bijoux ou l'élégance de sa Deel, elle redoutait que ça ne suffise pas et qu'a sa vue l'on crie a l'imposture. De plus, elle en venait a regretter d'avoir refuser les artifices de couleurs visant a orné ses lèvres, ses yeux et son teint, car nul doute que camoufler la pâleur causé par son anxiété aurait été une bonne idée. Taltal posa un regard amusé sur elle, nul doute que lui en sa qualité de proche de la famille impériale n'ignorait rien de sa fuite passée. C'est le sourire aux lèvres qu'il la rassura. " Vous avez l'air impérial, vous êtes une Tchung, vous avez ça dans le sang. En vous regardant nul n'oserait prétendre le contraire. " Son courage renaissant de ces quelques paroles, elle se laissa escorté jusqu’à la salle du trône. De l'autre coté des portes closes, l'attendait Burkhan, probablement entourait de ses gouverneurs et conseillers et d'une brochette de nobles importants. C'était le moment de vérité, l'instant ou elle redevenait véritablement une princesse du Tsian et plus le guerrier des sables qu'elle avait été pendant tant d'années. Par chance, Burkhan n'annoncerait pas leur union ce jour, sans quoi probable qu'elle serait morte d'anxiété. Les contrées sauvages lui apparaissaient telle une promenade de santé a coté du nid de serpent qu'était une cour impériale. En ces lieux, il lui faudrait bien plus qu'une épée pour se protéger. Une épée qu'au demeurant elle n'avait pas sur elle, ce qui la faisait se sentir vulnérable. Chose qu'elle détestait.

" Je ne serais pas loin. " Murmura la voix curieusement lointaine de Taltal, sans doute minimisée par les battements effrénés de son cœur. Il s'éloigna de quelques pas tandis que les portes s'ouvraient et que la voix protocolaire d'un eunuque annonçait son entrée. " Son altesse Tshona Tchung, princesse impériale du Tsian, première griffe du sigre. " C'est sous ces titres pompeux, sous le regard de tous et Sorian trottinant a ses cotés de manière sans doute bien plus impériale qu'elle, qu'elle s'avança vers le trône. Si son cœur battait la chamade et que des picotements nerveux lui traversaient l'échine, elle n'en laissa pourtant rien paraître alors qu'elle s'avançait doucement au centre de la pièce, l'air parfaitement maîtresse d'elle même. Quand elle arriva au terme du long tapis qui avait guidé ses pas, elle s'inclina dans une révérence parfaite, sans pour autant se courber totalement, privilège de son rang retrouvé. Ceci fait, elle se redressa et posa enfin son regard sombre dans celui de Burkhan.

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Burkhan Xaï



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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Dim 3 Mai - 13:47



Depuis qu'il avait obtenu la main de Tshona Tchung, les choses c'étaient accélérées pour Burkhan Xaï. Tout d'abord, quelques jours après la discussion à l'auberge du vieux Naraan, il avait, au cours d'une réunion privée avec ses conseillers, annoncé la présence de la dernière des Tchung dans la Cité Impériale. Aussitôt, une poignée de servantes, d'eunuques et de suivants avaient été dépêchés à l'auberge du vieux Naraan. Puis, sur l'avis d'un de ses conseillers, il fût décidé que l'auberge était un lieux trop fréquenté, et où la princesse risquait d'être reconnue. Aussi, les suivants reçurent l'ordre de déménager leur nouvelle maîtresse dans une nouvelle résidence. Une petite possession de noble, située légèrement à l'extérieur de la ville, fût désigné, et les choses s'effectuèrent sans accroc.

Évidemment, l'annonce du retour de Tshona avait amené la restauration des possessions de sa famille. Et bien sûr, les conseillers du Khagan pressait ce dernier pour qu'il annonce au peuple le retour de la princesse prodigue. Burkhan n'était en rien opposé à cela, mais comme il le répétait à chaque fois que la question était amenée, Il faut laisser le temps à la princesse d'être totalement prête. Pour ce faire, il tenta de n'omettre aucun détail. La vie dans les contrées sauvages, qu'il lui connaissait, n'avait sûrement pas été une vie de luxe et de faste. Ainsi, il fît envoyer moult bijoux et habits de la meilleure facture, et qui ne manquerait pas de faire se pâmer les servantes. Ces dernières devaient en plus de cela s'occuper de l'apparence de la princesse, en toute circonstances. Peu connaisseur dans le domaine, Burkhan laissait Tshona à leurs mains expertes. Il fît également dépêcher un professeur renommé, pour permettre à celle qui deviendrait bientôt sa Khagin, d'étudier en profondeur l'histoire du Tsian depuis qu'elle l'avait quitté. L'accession des Xaï au pouvoir n'ayant pas été le seul remous dans la vie de la noblesse tsianite, il était là plus qu'opportun que Tshona ai connaissance de chaque détail qui lui permettrait de prendre les meilleures décisions, une fois assise sur le trône en compagnie de Burkhan.

Enfin, le jour de l'annonce publique arriva. Deux jours avant l'entrée de la Tchung au palais, Burkhan avait fait diffuser dans toute la cité impériale, ainsi que dans tous les khanats, par le biais d'aigles messagers, la nouvelle du retour au pays de Tshona Tchung, première princesse impériale du Tsian et première griffe du sigre, rétablissant de ce fait, et de manière officielle, les biens et les possessions due à son clan. Burkhan lui-même était un peu nerveux. Il n'était en rien habitué à de telles cérémonies. Et alors qu'il s'attendait à l'effervescence dans les rues, il fût tout de même surpris par son ampleur. C'était de la folie. Face à ces allées animées, noires de monde, le Khagan qui observait de loin aurait pu se croire sur le champ de bataille. C'était une tension différente, mais cette tension qu'il ressentait aujourd'hui, dans ses riches habits, était tout à fait comparable à celle qu'il sentait bouillir en lui, vêtu d'une armure et l'épée à la main.

A la veille du grand jour, néanmoins, le Khagan reçut une visite assez surprenante. Taltal Temshang, l'un des commandants de son armée, s'était présenté face au Khagan. Burkhan connaissait bien Taltal: ils avaient le même âge, et avaient déjà combattu ensemble dans le passé. Burkhan avait rapidement reçu le grade de Commandant en Chef des armées, mais dans la hiérarchie, Taltal était de loin l'élément le plus prometteur. Il avait grimpé les échelons à grande vitesse, profitant de ses talents de meneurs d'hommes, et de certains coup d'éclats stratégiques. Aussi, lorsque Burkhan avait du quitter l'armée pour devenir Khagan, sa dernière décision fût de nommer Temshang comme Commandant. Il avait toute confiance dans cet homme, et c'était d'ailleurs pour cela qu'il avait fait envoyer le capitaine Akhmad, le disciple de Taltal, dans les contrées sauvages pour récupérer Lims. Où était-il, d'ailleurs? Il avait tenté de repousser la cérémonie d'entrée au Palais au maximum, afin d'avoir son frère à ses côtés, mais désormais, il était trop tard. Il espérait, mais Lims ne serait probablement pas de retour à temps. De toute manière, Taltal n'était pas là pour parler de son élève, et de l'avancée de sa mission. Ce qu'il voulait, c'était le poste de conseiller de la princesse. Burkhan s'en était étonné, mais son commandant lui avait expliqué ses raisons. Son père, ancien patriarche du clan Temshang, au pouvoir depuis des temps immémoriaux dans le khanat du même nom, était un proche ami du dernier Khagan Tchung. Il avait même officié en tant que régent. De ce fait, Taltal connaissait déjà Tshona, ce qui était un point primordial, tant la princesse, habituée au désert sans merci des routes arides, pouvait refuser d'accorder sa confiance à autrui. De plus, Taltal partageait avec la Tchung la même douleur, celle d'avoir perdu son père dans l'attentat commandité par Davaa Shnov. Ainsi, avant d'accepter la requête, Burkhan mit les choses aux clairs: Si un jour, un ennemi menace nos terres, pourrais-je toujours compter sur vous? Un sourire assuré, une légère inclinaison, et une réponse positive de la part de Taltal avait scellé son sort. Il serait le conseiller de la princesse, celui chargé de l'accueillir le lendemain, lorsqu'elle arriverait au bas des marches du Palais. Après réflexion, Burkhan avait ris. Bien sûr que Taltal serait présent sur le champ de bataille le moment venu. Après tout, en cas de conflit, il serait lui-même sur le pont. Et à y repenser, Tshona aussi.

Enfin, le grand jour était venu. La ville entière était en ébullition. Tous voulaient apercevoir le palanquin impérial dans lequel se trouvait Tshona Tchung. Beaucoup avaient crié au miracle. 13 années s'étaient écoulés depuis la disparition de la première princesse impériale, et la voici qui était de retour, quatre ans après le massacre des siens. Au loin, depuis le Palais, on pouvait deviner la progression du palanquin, rendue compliqué par la masse de badauds qui s'agglutinait autour de la princesse. Burkhan s'en amusait, mais il était nerveux. S'abandonnant à la vue que lui offrait ses appartements, il rejoignit la salle du trône. Il portait un Deel fait de riches tissus, sur lequel avait été brodé l'emblème du Tsian, sur le cœur, et les armoiries de son clan, sur la manche droite. Assise à côté de lui, Alia assistait là à sa première cérémonie officielle. Burkhan avait tenu à ce qu'elle soit présente, afin qu'elle ai un premier contact avec celle qui serait bientôt sa "nouvelle mère". A l'idée de la rencontrer pour la première fois, sa fille avait eu l'air très excité, mais à présent que le moment approchait, le Khagan sentait la nervosité hanter sa fille. D'un sourire assuré, et en posant sa main sur l'épaule de la princesse, il parvint à la rassurer un tant soit peut.

Enfin, le palanquin était arrivé à destination. Pourtant, la ferveur de la foule ne se calmait pas. Dans la salle du trône, tout le monde cherchait à se trouver la meilleure des places. Les nobles tsianites logeant à la cité impériale avaient fait le déplacement, et les khans, à défaut de se déplacer eux-mêmes, avaient envoyés leur fils, ou au moins un représentant d'envergure. Finalement, l'annonce retentit: Son altesse Tshona Tchung, princesse impériale du Tsian, première griffe du sigre. Les grandes portes de la salle du trône s'ouvrirent lentement, laissant apparaître la Tchung. Flanquée de son bébé sigre, celle-ci s'avançait d'un pas maîtrisé, calme. Burkhan s'était levé de son trône, Alia l'avait imité. Lorsque la Tchung parut devant lui, elle fit la révérence, et Alia s'inclina également devant la princesse. Le Khagan se contenta d'incliner la tête, avant de prendre la parole: Béni sois ce jour, où les dieux dans leur plus grande mansuétude, on rendu au peuple du Tsian son joyau le plus précieux. Princesse, c'est avec la plus grande joie que je vous rencontre aujourd'hui. Quelques murmures approbateurs sifflèrent brièvement dans la grande salle du trône, alors qu'à l'extérieur le brouhaha ne s'estompait pas. C'était jour de fête pour la foule. Cela donnait le sourire à Burkhan. Tout était parfait. Enfin presque, car malheureusement, Lims manquait toujours à l'appel.
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Tshona Tchung



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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Lun 4 Mai - 21:37


Tous s'étaient inclinés, se courbant bien bas sur son passage. Ce qui lui avait évité quelques instants, le poids de leurs regards avides de curiosité. Désormais, alors que l'empereur avait parlé, tous étaient libres de se redresser et de la scruter. Ce qu'ils firent, certains avec bienveillance, d'autres avec ce qui ce qualifierait aisément d'inquiétude voir de méfiance ou d'autres encore, le regard franchement peu amical. Tshona s’efforçait de ne rien dévoiler de son trouble, droite, le regard fixe, rien ne trahissant l'émoi qu'elle ressentait en présence du lourd poids présent sur ses épaules. Poids représentant un fardeau qu'elle pensait avoir laissé derrière elle pour toujours voila bien des années. Elle adressa un sourire a l'empereur, il lui déplaisait de feindre une première rencontre, mais tout cela était affaire de politique et mieux valait que tous ignorent les détails de son retour. " Que les dieux bénissent votre grandeur de bien vouloir m’accueillir avec  tant de bonté sur ce sol qui fut le berceau de ma naissance. Nuls mots ne sauraient traduire l'émoi que je ressens a fouler a nouveau de mes pas le sol de notre empire. " Cela au moins était une vérité, passé le temps de la colère, de la peine, des regrets et même de la honte et de la culpabilité, retrouvait cet empire qui était aujourd'hui les seuls vestiges restant de sa vie auprès des siens, n'était pas sans lui créer une intense émotion. Cela et le fait d'honorer son père en reprenant le rang et le titre qu'il aurait toujours voulut lui voir porter. En son sourire a Burkhan, elle envoyait aussi une prière silencieuse aux dieux, espérant qu'en ce jour son père pouvait voir et bénir le choix qui avait été sien.

Se détournant a peine de Burkhan, qui devait t'elle se l'avouer avait fière allure en tenue d'apparat, elle remarqua a ses cotés, une fillette aux allures princières. Alia probablement en conclut t'elle. Elle lui adressa un doux sourire puis s'inclina devant elle en une charmante révérence, cela n'était pas protocolaire elle le savait. En tant que princesse la plus âgée de l'empire, elle n'avait a s'incliner que devant le Khagan. Mais qu'importe les murmures qui parcoururent l’assemblée, ne comptait pour l'heure qu'une seule chose, faire bonne impression a l'adorable fillette qui ferait bientôt partie intégrante de sa vie, bien que tous l'ignorent encore. Mais espérait elle du moins que Burkhan ait tenu parole et qu'il ai mit sa fille au courant de ses intentions. " Je suppose que vous devez être la princesse Alia. Les murmures que j'ai entendue a votre égare n'étaient dont pas que pure flatterie, les dieux vous ont dotés d'une délicate et lumineuse beauté. " Elle se détourna ensuite avec grâce pour contempler nobles, ministres et conseillers qui se pressaient sur les cotés de la salle. Sa voix s'éleva mélodieuse, maîtrisé et volontaire, sans pour autant reniée une certaine intonation de douceur. " Que les dieux soient remerciés de me permettre de pouvoir aujourd'hui me présenter sous vos yeux. J'espère que mon retour au Tsian sera le symbole d'un avenir prospère pour nos terres et notre peuple. "  

Elle laissa son regard glissé sur chacun d'eux, constatant par la même l'absence de Lim's, fait outre mesure guère inquiétant vu que l'aller retour pour les contrés sauvages n'était pas une promenade d'agréments, comme elle le savait par expérience. Néanmoins, cela avait le mérite de la rassurer quand a une autre des promesses du Khagan. Il avait promis qu'elle aurait le temps de s'adapter avant qu'ils n'annoncent leur promesse d'engagement, et l'absence de Lim's en ce jour alors qu'il avait déclaré le vouloir a ses cotés pour cet événement, venait confirmé ses mots. Elle s'en voulait de nourrir pareils doutes sur Burkhan, mais comment pourrait il en être autrement alors qu'ils restaient de parfaits étrangers l'un pour l'autre et ce qu'importe leur même volonté d'unir le Tsian. Alors que tous s'inclinaient face a ses mots, chacun fut invité a venir présenter ses hommages a la princesse impériale fraîchement de retour. Un a un, ils s’inclinèrent en des révérences parfaites, lui adressant des paroles, cérémonieuses et respectueuses. Certains ayant même fait porté a son attention quelques présents tel que des étoffes, des bijoux ou des œuvres d'art. Sous leurs flots, semblant incessants, elle sentait dans son dos le regard de Burkhan. Si d'ordinaire, elle n'avait que peu faire du regard des hommes sur sa personne, les choses étaient cette fois loin d’être aussi simple. Qu'importe la teneur de son regard, elle ne pouvait ignorait qu'elle devrait le prendre en considération. D'une contrairement a beaucoup des hommes croisaient ces dernières années, il la savait femme. De deux, ils étaient désormais intimement liés, quelque soit les conditions privés de leur union. Et pour finir le dernier point et pas des membres, il l'avait embrassé.

Une petite bouffée de colère ainsi qu'une certaine gêne naquit en elle au souvenir de cet instant. Elle espéra que nulles traces n'en étaient visibles sur son visage. Elle ne comprenait toujours pas son geste, ni pourquoi il l'avait eu et surtout envers elle ? Avait il pour coutume d'embrasser ainsi parfaites étrangères, elle se rappelait vaguement de lui avoir conseiller de garder pareilles pratiques pour son harem. Au vu de leur nouvelle situation, cela était quelque peu mortifiant, tout comme le fait de penser a son harem d'ailleurs. Cela ne la regardait absolument pas. Se rappela t'elle, comme le stipulait l'arrangement de leur union, bien que cela ne soit qu'une promesse échangée a l'abri des regards. Qu'adviendrait il si Burkhan venait a brisé cette parole ci ? Il était le grand Khagan de l'empire, elle serait Khagin, ils seraient unis, les lois du Tsian .. Elle se sermonna intérieurement, il n'était plus temps d'avoir ce genre de doutes et surtout pas présentement. Elle se concentra dont sur la cérémonie d'hommage qui finalement lui était une distraction bienvenue. Quand celle ci arriva a son terme, un eunuque annonça avec bienséance que la salle du banquet était a disposition et que le repas était prêt a être servit.

Tous s’écartèrent, elle y compris. Comme le voulait le protocole, c'était au grand Khagan d'ouvrir le chemin en toute circonstances. En tant que princesse impériale, elle avait le privilège de marcher juste derrière lui ou a ses cotés si il lui en offrait l'honneur. Elle resta donc sur le coté, attendant ses souhaits tandis que tous s'inclinait devant Burkhan. Il n'était pas simple de se mettre ainsi en retrait face a un homme, qu'importe son rang et son statut, pas après 13 années de liberté. Pourtant l'heure n'était pas aux éclats, nul doute que si beaucoup verraient son retour d'un bon œil, d'autres y verraient une menace. Nu besoin le jour même de son entrée au palais, d'ajouter a leurs paranoïa, en montrant qu'elle était bien plus qu'une princesse docile ou un ornement du pouvoir. Chaque chose en son temps. Puis franchement il lui fallait avouée que voir l'attention de tous détourné de elle a lui, lui procurait un certain soulagement. Sa tenue toute aussi magnifique qu'elle soit et son contact tout aussi agréable qu'il puisse être, il n'en était pas moins que habituée a des tenues larges et prédestinés aux hommes, elle se sentait ainsi vêtue, comme prisonnière d'une prison qui a chacun de ses gestes, moulés son corps de façon bien trop étroite a son gout.

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Burkhan Xaï



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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Lun 4 Mai - 22:41



L'entrée dans la salle du trône de Tshona Tchung s'était effectuée avec calme et maîtrise. La Princesse semblait à l'aise, sereine, dans son élément. Sous son visage neutre, l'était-elle vraiment? Burkhan en doutait, lui-même restant parfaitement concentré malgré la nervosité qu'il ressentait. Comme le voulait la coutume, il avait pris la parole le premier. Accueillant la Tchung sur ses terres, feignant de ne l'avoir jamais rencontré. C'était mieux ainsi, il était encore trop tôt pour annoncer leurs fiançailles. Cela se ferait prochainement, un autre jour, lorsque l'occasion propice se présentera. De tous côtés, les représentants de la noblesse tsianites s'inclinaient devant leur futur souveraine, bien qu'ils n'en aient pas conscience. Mais Burkhan avait l'oreille alerte, et s'il n'entendait pas ce qui se disait, il distinguait sans peine les murmures qui parcouraient la salle du trône. Si Lims avait été là, il aurait sans doute été capable de lui en apprendre plus, à la volée. Mais il était absent.

La réponse de Tshona faisait écho à ses propres paroles: de circonstances, sans fioritures, elle l'accompagnait dans leur petit jeu tacite, et agissait comme si elle paraissait pour la première fois devant le Khagan. Burkhan se contenta de hocher la tête, avec un sourire bienveillant. C'est alors que la Princesse s'autorisa une légère entorse au protocole, en s'inclinant à nouveau, cette fois devant celle qui partageait son titre: Alia. S'adressant à cette dernière, le compliment qu'elle fit mis du baume au cœur du Khagan. S'inclinant en retour, sa fille répondit: Merci madam... Princesse. Vous êtes très belle aussi. Burkhan sourit de ces mots. Le temps d'un instant, il avait craint que sa fille n'emploie le mot "maman". Heureusement, ce n'avait pas été le cas, et la petite préservait de ce fait le secret dont elle était la seule à connaître l'existence, avec Lims. Le sourire du Khagan devint bienveillant, face à la tournure de phrase de sa fille. Si les actions de la Tchung avait provoqué une intensification des murmures dans la salle, les mots d'Alia avait lancé un élan de tendresse. Cette petite était décidément brillante, se disait-il.

Toujours debout, légèrement surélevé par rapport à l'assistance, il observa celle qui deviendrait bientôt sa Khagin s'adresser aux nobles. Là encore, le ton était parfaitement maîtrisé, et aucun travers n'était à déplorer. Certes, certains, notamment les représentants des khans, voyaient d'un mauvais œil ce retour inattendu, mais face au contexte, et au talent de la Tchung à manier les mots, ils ne pouvaient rien faire. Si ce n'est tenter un coup d'éclat similaire à celui initié par Davaa Shnov quatre ans plus tôt. Alors qu'un à un, chacun dans la salle s'approchait de la Princesse retrouvée afin de lui transmettre ses respects, et dans certains cas, quelques présents, Burkhan lui, surveillait ses sujets d'un œil alerte. Tout perdre à cause d'un quelconque individu avide de pouvoir n'était pas dans ses projets. Et là encore, il en revenait à regretter l'absence de son frère. Lims avait un don pour apercevoir les combines douteuses des nobles, et auraient été d'une grande aide. Heureusement, rien ne vint troubler la cérémonie.

De temps à autre, néanmoins, Burkhan s'autorisait un regard pour Tshona. Elle semblait à l'aise, cela il l'avait déjà vu. Il était pour le moins impressionné par cette maîtrise, surtout après treize années passées loin de ses terres, et parfois dans des conditions pour le moins triviales. Et elle était belle. Il devait l'avouer, elle était belle, la Tchung, après être passée entre les mains expertes des servantes du Palais. Elle l'était déjà auparavant, lorsqu'il l'avait rencontré au saut du lit, quelque cycles plus tôt, mais elle l'était plus encore à ce moment même. Mais chaque fois qu'il en venait à ces pensées, le Khagan se sermonnait. Ce n'était pas là ce à quoi il devait penser. Le bien de son peuple, voilà quel devait être son objectif. Leur objectif. Et puis, s'égarer dans cette forme de contemplation lui rappelait inévitablement la claque qu'il avait reçu. Le message avait été limpide.

Une fois la rencontre entre Tshona et les nobles achevée, un servant apparut, indiquant que le banquet avait été dressé dans une salle adjacente. Dès lors, tout le monde s'écarta, offrant un couloir de marche au Khagan, de son trône jusqu'à la grande porte. Il était de coutume que le Khagan ouvre la marche, quelle que soit l'occasion. Prenant docilement sa fille par la main, il commença à s'avancer, perçant la foule. Arrivé à la hauteur de Tshona, il lui adressa un sourire amical, avant de tendre sa main libre vers elle, demandant: Me feriez-vous l'honneur de marcher à mes côtés, Princesse?

C'est alors qu'à mi-chemin entre le trône et la porte, un homme se montra soudainement. Un soldat, encore en armure, essoufflé, suant à grosse gouttes, avait fait irruption dans la grande salle. S'écroulant dans un mélange de révérence et de fatigue extrême, il lui fallut une seconde pour relever la tête, et le sang de Burkhan ne fit qu'un tour: il s'agissait là du Capitaine Akhmad, l'homme qui avait été chargé de la mission de sauvetage de Lims. Sans que le Khagan ne puisse ouvrir la bouche, le capitaine annonça, la voix entrecoupé de spasmes, alors qu'il cherchait son souffle: Mon Khagan, je vous informe que la mission de sauvetage à été un succès. Cependant, votre frère Lims à été gravement blessé, et a été amené à l'infirmerie impériale, où il est actuellement traité d'urgence pour ses multiples blessures.

Le visage de Burkhan se figea en une figure d'effroi. Son frère, aux portes de la mort, gravement blessé. Il ne lui fallut qu'une seconde pour prendre sa décision. Usant de ladite seconde, il fixa Tshona avec toute l'intensité dont son regard était capable. Il était bien désolé de voir la cérémonie d'introduction de la princesse entachée de la sorte, mais c'était une situation exceptionnelle. Désormais, c'était à l'appréciation de la Princesse de le suivre pour apporter son aide, ou de rester avec le reste de la noblesse. Dans son court regard, il avait tenté de transmettre toute la détresse dans laquelle il se trouvait. Et à présent, envoyant valser toutes les coutumes, il entraînait Alia à sa suite et se précipitait vers l'infirmerie impériale.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Mar 5 Mai - 22:33


Elle acquiesça d'un signe de tête a la demande du Khagan de marcher a ses cotés. Il était difficile d'ignorer les nombreux regards qui suivaient leurs progression, certains avaient ils déjà en tête, ce qu'elle et Burkhan taisaient encore a tous ? Probable que oui, après tout tel était la, la politique, se jouant toujours a coup d'alliances. Tandis qu'ils étaient désormais a mi chemin des portes de la salle du trône et que les suivaient a distance respectable les premiers ministres et conseillers du Khagan, un soldat, en bien piètre état fit irruption dans la salle sans aucune annonce protocolaire préalable. Des murmures indignés s’élevèrent de toutes part face a ce comportement, mais ils furent bien vite étouffés par ce que l'homme avait a dire. Le prince Lim's était de retour, mais il était également grièvement blessé selon les mots de l'homme. Contre toute attente, le regard de Burkhan se glissa dans le sien avec une urgence qu'elle ne connaissait que trop bien. Celle d'un homme désespéré a l'idée de perdre l'un des siens.

Alors qu'il se détournait finalement, s'éloignant rapidement, entraînant Alia a sa suite, elle ressentie tout le poids de son deuil récent. C'est sans doute ce qui guida ses pas, tandis qu'elle se précipitait a leur suite vers l'infirmerie impériale. Ce qu'elle vivait, elle ne le souhaitait a personne, elle veillerait dont a l'évité a Burkhan, du moins si les dieux voulaient bien lui en donner les moyens. Le trajet jusqu'a l'infirmerie impériale se déroula dans un silence pesant, seulement rompu par le frottement des étoffes de leurs tenues, quelque peu malmenés par leurs progressions rapide. A aucun moment le Khagan ne lui avait adressé un regard, peut être même ignorait t'il qu'elle l'avait suivit. Quand ils arrivèrent a destination, elle hésita une fraction de seconde. Ce demandant si tel était réellement sa place, si il avait fallut voir en le regard de Burkhan une prière muette ou si bien au contraire, elle se devait de rester a l'écart. Soupirant et bien décidé a ne guère perdre de temps en ce genre de doutes stériles, elle entra a son tour dans la pièce. Bien qu'elle due se frayer un passage pour apercevoir l'objet de toute l'attention, ce qu'elle vit lui glaça le sang. Lim's gisait blanc, inconscient et couvert de blessures sur un lit de fortune.

A distance, elle apercevait son torse se soulevait difficilement, signe d'une respiration laborieuse. Elle discernait également les intenses cernes noirs qui bordaient ses yeux et son front visiblement fiévreux. Pourtant même sans cela, elle aurait sue que son état était grave. Il y'avait l'odeur. Une odeur nauséabonde, signe évident d'une importante infection. Quelque soient les manières dont il avait été soigné, un voyage dans les contrées sauvages avec des plaies ouvertes était sans nul doute un chemin rapide vers une mort lente et douloureuse. Alors qu'elle analysait minutieusement la situation du peu d'informations qu'elle pouvait récoltée de sa position, elle prit soudainement conscience que l'un des médecins aux chevet de Lim's s'approchait de son bras, une lame en main. Grands dieux, elle savait ce qu'il allait faire et ça allait le tuer. Sans guère plus y réfléchir, elle fonça sur lui, le bousculant au passage pour le privé de sa lame. Un silence s'en suivit, ou tous la dévisagèrent dubitatif, les quelques soldats allant jusqu'a posé une main craintive sur leurs lames. Elle leur adressa un soupire agacée avant de déclarer d'une intonation qui en révélait autant. " Que croyez vous dont ? Que je vais me servir de ça pour tuer votre Khagan ? " Elle désigna la lame de façon dédaigneuse puis elle la lâcha sans préambule sur le sol, avant de reporter toute son attention sur Lim's en marmonnant. " Si je l'avais voulue mort, je n'aurais pas choisie une arme aussi dérisoire pour y parvenir. "

Se moquant bien des murmures d’effrois que ses paroles avaient susciter, elle glissa une main délicate sur le front de Lim's. Comme elle l'avait craint, il était brûlant de fièvre. Elle commença a tâter son torse dénudé a la recherche de la blessure infectée, tandis qu'autour d'elle pestait divers mots tel que " Impudente, outrage, contraire au protocole, indécent " Grand bien leur fasse, pour sa part elle essayait de sauver Lim's. Pourtant quand le mot "Saignée" sorti de la bouche d'un des médecins, elle se redressa le regard colérique, si bien que les infirmiers au chevet de Lim's reculèrent. " Une saignée, avez vous dont perdu l'esprit. Il n'a déjà que perdu trop de sang, si vous lui en prenait d'avantage, il mourra dans l'heure qui vient. " Les médecins se mirent tous a protester en même temps, clamant que c'était la le meilleur moyen de calmer l'infection qui se propageaient dans son corps. Par les dieux au moins avaient ils remarqués qu'il souffrait d'une infection, pensa t'elle en s'avouant qu'elle était néanmoins de mauvaise foi. Mais qu'importe les vertus d'une saignée, cela restait une pratique barbare avec un faible pourcentage de réussite. Quand l'un des médecins fit mine de s'approcher a nouveau de Lim's, une lame en main, elle s'interposa. " Je jure que si vous saignez cet homme, je vous ferais coupée la tête. " Le pauvre bougre s'écarta le visage épouvanté, tandis qu'un silence stupéfait venait étreindre la pièce de façon oppressante.

Elle jeta un coup d’œil a Lim's, il se débattait mollement dans son inconscience, en plein délire probablement. L'heure n'était plus a tergiverser, il fallait intervenir et vite. Elle s'approcha de Burkhan et glissa un regard grave dans le sien. " Si vous m'en donner l'occasion, je peux le sauvé. Mais si vous les laissez le saigner, il mourra. Vous devez me faire confiance. " Bien conscience qu'elle demandait beaucoup surtout au vu de sa relation avec le frère du Khagan, elle glissa une main sur son épaule tout en murmurant. " Faites moi confiance, comme j'ai choisie de vous faire confiance. " Sans attendre sa réponse elle se détourna pour se précipiter en dehors de la pièce, elle avait besoin de son matériel et de plantes. Elle espérant qu'en son absence, Burkhan prendrait la meilleure décision, sans quoi elle ne pourrait plus rien pour Lim's. Devant elle, deux soldats bloquaient le chemin. Sans sourciller, elle lâcha d'un ton volontaire. " Laissez moi passé. " Il s’écartèrent, de par ses mots ou d'un regard de leur Khagan, qu'importe l'important c'est qu'elle pouvait désormais passée. Dans un bruissement de tissu, elle s'éloigna en courant sous l’œil et les exclamations offusquaient de tous ou presque. Pour les impressions d'un premier jour au palais, elle avait sans doute lamentablement échouée, mais elle s'en moquait bien. Elle se précipita rapidement en dehors du palais jusqu'au palanquin qui l'avait amené et aux chariots qui avaient suivit. Ces derniers avaient étés vider de ses effets, par chance son matériel et ses herbes étaient toujours dans le palanquin.

Un soupir de soulagement puis serrant le tout contre son cœur, elle reprit la direction du palais dans une course effrénée. Tous s’écartèrent sur son chemin, certains lui jetant des regards curieux, d'autres interloqués, voir certains totalement désapprobateurs et abasourdis. Quand elle parvint a nouveau jusqu’à l'infirmerie, elle était a bout de souffle. Elle percevait nettement les bribes d'une discutions mouvementée. A son entrée, tous se turent pour la fixer. Cherchant a accrocher le regard du Khagan, elle déclara simplement. " Dites moi maintenant si vous me faites confiance ou non. Je peux le sauver si vous m'en donnez la permission, dans le cas contraire mes pas s'en retourneront de la ou ils sont venus car je ne vous laisserais pas me demander de le regarder mourir. " Les paroles bien que sincères étaient abruptes, ce qui choqua une fois de plus l'assistance, peut être Burkhan pensa t'il qu'il aurait finalement dut la soumettre a quelques leçons de protocole, mais elle s'en moquait bien. L'heure n'était pas a la douceur ou aux faux semblant, il avait besoin d'entendre la vérité telle qu'elle. " Si vous les laissez le saigner, il mourra. Si vous les empêcher, il mourra aussi. " Elle glissa a nouveau son regard dans le sien. Un regard déterminé. Elle ne le laisserait pas mourir sans démené pour sauver sa vie, il devait le voir dans ses yeux, néanmoins elle crut bon de porter cela a voix haute. " Entre leurs mains, il mourra, si vous me laissez utilisé mon savoir faire, je vous offre une chance de le sauver. " Pas de fausses promesses, il n'avait pas besoin de cela. Autour d'eux, une multitude de plaintes et de protestations s'éleva. Elle ne bougea pas, se tenant prête a intervenir dés l'autorisation de Burkhan. Lui seul pouvait désormais décidé de la mort ou de la survit de son frère. Elle ne lui enviait pas ce choix. Pourtant mieux valait qu'il se presse a le faire, sans quoi les dieux choisiraient a sa place et il serait alors trop tard, tant pour elle que pour les médecins impériaux. Impuissante, le regard décidé, son cœur tambourinant dans sa poitrine, elle attendait qu'il fasse son choix.

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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Mer 6 Mai - 0:34



L'entrée en scène du Capitaine Akhmad avait tout changé. A partir du moment où le terme "gravement blessé" avait été employé, la cérémonie d'introduction de la Princesse Tchung avait cessé, pour laisser place à une situation de crise, presque sans précédent dans le règne du Khagan. Il s'était précipité vers l'infirmerie, entraînant Alia à sa suite. Il courrait, sans regarder derrière lui, et avait même hissé sa fille sur son dos pendant sa course, car ses petites jambes ne lui permettaient pas de suivre l'allure. Derrière lui, d'autres bruits de pas. Tshona avait donc choisie de suivre. Plus loin derrière, Burkhan pouvait également distinguer une cohue. Les nobles, ces rapaces, n'auraient manqués pour rien au monde la vue du Prince Lims. Certains par pure curiosité, d'autre avec le souhait secret de le voir mourir, à charge de revanche pour avoir révéler leurs agissements douteux.

Arrivé devant l'infirmerie, Burkhan entra à la volée, surprenant les médecins dans la pièce. Une seconde plus tard, Tshona entrait à son tour. Mais le Khagan n'avait d'yeux que pour son frère. Allongé sur un lit de camp, blanc comme un linge, suant à grosses gouttes, tremblant, les yeux cernés comme s'il venait de passer une année sans dormir, d'imposant bandages fait à la va-vite recouvrant plusieurs partie de son corps, le visage tuméfié... Lims aurait inspiré de la pitié même au plus vil des démons. Déjà quelques nobles se pressaient aux portes, espérant apercevoir le Prince. Mais le Khagan n'y prêtait aucunement attention: Tshona venait littéralement de bondir sur un médecin, alors que ce dernier s'apprêtait à administrer une saignée. Face à la cacophonie de chuchotements qui parvenait à ses oreilles, Burkhan leva la main pour réclamer le silence. Évidemment que la Princesse n'avait pas l'intention de le tuer. Quand bien même cela aurait été le cas, une petite lame comme celle du médecin aurait été bien inutile, et même, il avait toujours son précieux Kusarigama sur lui.

Manifestement, pour la Tchung, une saignée était la pire chose à faire, et causerait la mort de Lims dans l'heure. Les médecins avaient beau protester, la Princesse rejetait chaque argument possible. Le Prince était infecté, mais une saignée n'était pas la solution, selon elle. Burkhan ne savait que penser. D'un côté, il y avait les médecins impériaux, ses médecins, en qui il avait toute confiance. Mais de l'autre, c'était Tshona Tchung, celle qui avait déjà sauvé son frère une fois, dans les contrées sauvages. Le choix était compliqué à faire, surtout qu'il ne savait pas dans quel état Lims se trouvait. Son état était-il critique ou désespéré? Un seul homme au Palais avait la réponse. Capitaine Akhmad! Cria le Khagan. Si vous êtes là, venez immédiatement. Sinon, que quelqu'un le trouve dans les deux minutes! En attendant, personne ne bouge!

La Tchung bougea... pour aller chercher ses affaires de soins. Juste avant de partir, elle le somma de lui faire confiance, qu'elle pouvait le sauver. Burkhan avait beau savoir qu'elle était une guérisseuse reconnue à Soriyeo, il était compliqué pour lui de désavouer ses propres médecins au profit d'une Princesse dont le retour était encore inconnu de tous deux jours plus tôt. Mais il n'avait pas le choix: il savait bien que seule Tshona pouvait sauver Lims. C'est à ce moment que le Capitaine arriva. C'était Taltal Temshang qui était allé le chercher. Et alors qu'Akhmad rampait au devant de Burkhan, se confondant en excuses, le Khagan le saisit par le col et le remis sur pied. L'heure n'est plus aux excuses, Capitaine. gronda-il. L'heure est au explication. Que s'est-il passé là-bas? Akhmad tremblait de tout son être. Derrière eux, les murmures des nobles, qui dissertaient de l'attitude de la Tchung, du comportement du Capitaine, bref, de tous les événements récents, se faisaient oppressants. Silence! clama fermement Burkhan sans même se retourner. Puis, ajoutant d'une voix plus calme. Laissez le Capitaine parler. Ledit Capitaine déglutit péniblement, avant de retrouver l'usage de la parole: Après un cycle de recherche, mon escadron et moi-même sommes tombés sur le Prince alors qu'il subissait l'assaut d'un groupe de bandit. Après avoir éliminé la menace, nous avons découvert l'étendue de ses blessures. Quelle sont-elles? demanda impatiemment Burkhan. Sur le terrain, après une brève observation, nous avons recensé plusieurs côtes brisées, un bras cassé, deux coups de poignards "bénins" à la clavicule et à la cuisse, de nombreux bleus probablement causé par un passage à tabac. Mais les plus inquiétant concernait la plaie en forme de croix qu'il a sur le torse, ainsi que celle sur son flanc gauche, que nous avons bandé en urgence. Il avait perdu beaucoup de sang, quand nous l'avons retrouvé. A partir de là, nous sommes rentré aussi vite que nous le pouvions.

Burkhan hocha la tête, d'un air interdit. Des bandits s'en étaient pris à son frère, et maintenant, il était dans un état plus qu'alarmant. De leurs côtés, les médecins s'entêtaient. Ils ne juraient que par la saignée. Face aux recommandations de Tshona, couplé au témoignages du Capitaine, il apparaissait évident que cette option n'était pas envisageable. Le premier qui tente de faire perdre une goutte de sang supplémentaire à mon frère mourra de ma main dans des circonstances que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi. Suis-je clair? gronda de nouveau Burkhan, dont le ton grave, couplé à une crispation extrême, effraya les infirmiers, qui reculèrent de quelques pas, sans arrêter de protester. En plus des médecins, les nobles s'étaient remis à parler derrière lui, donnant leurs avis sur la marche à suivre. Ce fût le moment choisi par Tshona pour réapparaître. Cela causa brièvement le silence, le temps pour elle de demander l'appui du Khagan. Elle ne promettait pas de le sauver, mais elle avait une chance. Cela suffit à faire repartir l'immonde brouhaha: les médecins protestaient, les nobles traitaient la Princesse d'arrogante, et d'autres noms bien moins impériaux. Et au milieu de cela, Burkhan, qui devait prendre une décision. En fait, c'était déjà fait. Il avait un temps songé aux conséquences diplomatiques et politiques de ses actes, mais face à l'urgence, ces songes n'avaient pas lieux d'être. Tout comme les conversations entre petits nobles étaient inopportunes à l'instant même. SILENCE! Hurla le Khagan, à bout de nerfs. Pendant un instant, il avait semblé que le temps s'était arrêté. Plus un bruit n'était perceptible. D'un ton plus calme, Burkhan repris: Que tout ceux qui n'ont pas leur place ici quittent les lieux immédiatement. Quelques murmures traversèrent les rangs, le Khagan y coupa court. Silence! Les seuls autorisés à rester dans cette pièce sont les médecins, la Princesse Impériale Tshona Tchung, la Princesse Impériale Alia Xaï, le Capitaine Akhmad, et le Commandant Temshang. Tous les autres: dehors. Face à l'ordre on ne peut plus clair de leur Khagan, les concernés se mirent en branle. Cependant, Burkhan n'attendit pas qu'ils soient tous partis pour poursuivre: A partir de maintenant, Princesse, le sort de mon frère est entre vos mains. Médecins, infirmiers, jusqu'à ce que mon frère le Prince soit tiré d'affaire, ou succombe à ses blessures, vous êtes sous les ordres de la Princesse, et ses demandes ont valeurs de loi. Capitaine, vous restez, et donnerez toutes les informations que la Princesse demande. Commandant, en tant que conseiller personnel de la Princesse, et mentor du Capitaine, je vous souhaite également parmi nous. Votre calme en toutes circonstances est communicatif à nous tous.

Observant la scène, voyant Tshona s'activer, Burkhan ne sentit pas tout de suite qu'Alia tirait sur sa manche. Lorsqu'il tourna la tête vers sa fille, il vit ses joues inondés de larmes. Est-ce qu'oncle Lims va mourir? demanda-elle en sanglotant. Burkhan baissa les yeux. Il aurait voulut répondre "non", rassurer sa fille. Mais lui-même était terrifié à l'idée de perdre son frère. A présent, il pleurait à son tour, tout en serrant Alia dans ses bras: Je ne sais pas, ma chérie. Je l'espère de tout cœur.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Mer 6 Mai - 8:54


Quand Burkhan, dans ce qu'elle attribua a un coup de nerfs du aux événement, ordonna le silence, elle ne sourcilla pas. Il n'était pas le premier homme de pouvoir qu'elle croisait. Elle attendit simplement ses paroles suivantes, elle crut un instant qu'il avait fait le choix de laisser leurs chances aux médecins, mais il n'en fut rien. Il lui donna pleins pouvoirs pour soigner son frère, en même temps que ses paroles, elle s’aperçut de la présence de Taltal Temshang, se rappelant qu'il lui avait promis de ne pas être loin. Visiblement l'homme tenait ses promesses quelques soient les circonstances. Les médecins sous le coup des nouveaux ordres de leurs Khagan eurent l'air aussi désœuvrés que mécontents. Elle n'avait que faire de leurs états d’âme pour l'heure. Elle les chassa dont de la pièce, ne gardant auprès d'elle que deux infirmiers et une servante. Après avoir pris des informations auprès du capitaine Akhmad, elle s'affaira rapidement autour de Lim's, installant son nécessaire sur une petite table jouxtant le lit qu'il occupait. Faisant demander a ce que soit préparer une infusion avec ses plantes, elle en avait mit d'autres a brûler, embuant bientôt la pièce d'odeurs a la fois fleurales et médicinales. Elle chargea ensuite la servante de rafraîchir régulièrement  le front de Lim's en attendant qu'elle puisse lui faire boire son infusion contre la fièvre. 

Toute concentrée qu'elle était sur son patient, elle en oublia tout ce qui lui était extérieur pendant de longues minutes, mais quand elle découvrit l'origine de l'infection et compris ce qu'elle allait devoir faire pour le sauver, elle n'eut d'autres choix que de souvenir de la présence de Burkhan et de sa fille. Elle se retourna vers eux, le visage aussi serein que possible. Elle glissa un regard doux vers la fillette pour ensuite accrochée celui du Khagan. " Que votre grandeur m'excuse, mais je vais devoir vous demander a tous de sortir. " Si elle y mettait ainsi les formes alors qu'ils étaient en aussi petit comité, il devait se douter que ce qu'elle demandait la n'était pas anodin, pourtant elle crut bon d'insister, se doutant qu'il aurait grand mal a quitter son frère au vu de son état. " La procédure est délicate, il est grandement affaiblie, le moindre microbe pourrait le terrasser. " Elle jeta ensuite un coup d’œil a la fillette, sa place n'était pas ici. Pas avec ce qu'elle apprêtait a faire, néanmoins elle n'avait pas encore une place assez importante dans sa vie pour se permettre ce genre de remarques, elle détourna dont cela avec tact. " Il y'aura encore de longues heures avant que ce ne soit fini et plus encore avant que Lim's ne reprenne conscience. Vous devriez emmenés la princesse se reposer. " L'im's lâcha un nouveau gémissement dans son sommeil, le temps pressait. " Je vous ferais prévenir si quoi que ce soit se passe. " Glissant a nouveau un regard dans le sien, elle ajouta: " Vous avez choisi de me faire confiance, je ne peux lui sauver la vie que si vous le faites jusqu'au bout. "

Un nouveau regard vers la fillette, stipulant clairement que ce qu'elle devait faire n'était pas pour les yeux d'une si jeune enfant. Elle espérait qu'il le comprendrait, tout comme elle espérait qu'il accompagnerait sa fille, mais au vu de son affection pour elle, cela lui sembla une évidence. Une seconde aux allures d'éternité passa sans que le Khagan ne dise rien, puis l'air finalement résigné, il acquiesça. Soulagée, elle se détourna les laissant quitté la pièce, demandant a tous de faire de même, hormis le petit personnel garder a ses cotés. Toute confiance qu'avait le Khagan en elle, il aurait été prématurer qu'il la voit au chevet de son frère, une lame en mains et prête a lui ouvrir l'abdomen. Elle inspira profondément, se saisissant d'un de ses instruments puis jeta un regard a Lim's. " Tenez bon, par les dieux, pour votre frère, pour Alia, tenez bon. " D'une main assurée, elle glissa sa lame entre les points de suture frais qui ornaient l'imposante blessure sur son torse. Une fois a nouveau ouverte, elle en pressa avec force mais prudence les contours, afin d'en faire sortir une matière poisseuse et nauséabonde, tout en veillant a ce que la perte de sang ne soit pas trop conséquente. Se faisant son torse se dégonfla doucement, tandis que la pièce elle se chargeait d'une odeur lourde et désagréable. Par chance les plantes qu'elle avait mit a brûler, atténuées quelques peu cela. Hors de question d'ouvrir une fenêtre alors que le prince gisait inconscient, une plaie ouverte a la merci du moindre microbe.

De longues heures passèrent avant que tout le pu accumulé dans la blessure de Lim's ne quitte son corps. Elle en avait profité pour s'occuper de sa fièvre et de ses blessures secondaires. Tout le long, toujours brûlant et d'une respiration lente, il n'avait fait que gémir et déliré. Autour d'eux, la servante, entre deux supplications a la princesse qu'elle intimait de prendre du repos, de faire attention a sa Deel qui s'imbibait de sang ou a pester que ce n'était pas la, la place d'une princesse, s'occupait de glisser un linge humide sur son visage et ses épaules. Malgré cela, la température de son corps restait élevée et ce malgré les breuvages que les infirmiers lui avaient fait boire. Malgré sa fatigue, elle prépara elle même un autre, quand il fut prêt et alors qu'elle s’apprêtait de demander a la servante de lui faire prendre, Lim's fut prit de convulsion. Elle demanda dans l'urgence aux infirmiers de le maintenir fermement, puis sous le hoquet stupéfait de la servante elle se glissa derrière lui pour qu'il repose contre elle, ceci fait, elle glissa une petite branche de bambou entre ses dents veillant ainsi a ce qu'il n'avale pas sa langue. " Lim's, je suis sur que vous m'entendez. Vous ne pouvez pas abandonné votre frère, vous ne pouvez pas abandonné Alia. Ils comptent sur vous. Il faut vous battre. Il faut tenir bon, pour eux. " Le corps de Lim's restait secouait de secousses tandis qu'elle le berçait par main apaisante caressant ses cheveux. " Vous devez vivre, vous me devez bien ça non ? "

Aux yeux du petit comité qui l'entourait, elle devait parlée la du temps passé a son chevet, a soigné sa blessure. La vérité était toute autre, mais mieux valait qu'ils en ignorent tout. Elle murmura donc de façon a ce que seuls Lim's l'entende. " Permettez moi de vous sauver la vie une seconde fois ainsi je pourrais a nouveau vous maudire pour votre comportement sans m'en sentir coupable. Ne me faites pas l'affront supplémentaire de mourir c'est compris ? " Dans son délire, il prononça qu'elle paroles qu'elle n'arriva pas a comprendre, puis au bout d'un moment qui lui sembla une éternité, son corps cessa de trembler et ses membres de s'agiter. Elle le reposa délicatement sur les oreillers, tâtant son pouls avec angoisse avant qu'un sourire ne transperce ses traits figés, il vivait. Elle toucha son front, la fièvre était passé, quand a son abdomen, il n'était plus gonflé a la palpation. Elle soupira de soulagement, tandis que dans un dernier effort, elle prenait soin de recoudre sa plaie et de la bander avec soin. Légèrement vacillante, elle se redressa, glissant une main rapide et délicate sur la joue de Lim's. " Merci d'avoir tenu bon. " Elle s'éloigna ensuite, priant aux infirmiers de veiller a ce que la fièvre ne remonte pas et de la prévenir au moindre changement, demandant par la même a la servante de changer ses draps et vêtements souillés.

En traversant l'infirmerie, elle prit conscience que bien plus d'heures qu'elle ne l'avait crue avaient passées. La nuit était venue et était sur le point de reparti, alors que dans le ciel, l'aube pointait discrètement. Non consciente de sa piètre allure, elle quitta l'infirmerie pour transmettre les nouvelles de Lim's. Sa Deel était froissée, tachée de sang par endroits. Ses cheveux défaits, ramenés négligemment sur sa nuque par un bout de linge faisant office d'attache, s'en échappés de part et d'autres. Son visage était encore plus pale que d'ordinaire, ses yeux étaient cerclés de cernes apparentes, trahissant une fatigue certaine. Puis résultat d'une main passée sur son front dans un moment de lassitude, des traces de sang de couleur plus ou moins passée, en altérait la blancheur. C'est la le tableau qu'elle donnait d'elle même, quand elle découvrit non sans surprises, Burkhan et Taltal Temshang l’attendant dans le couloir menant a l'infirmerie. Au vu de leurs mines, ils avaient dus passer de longues heures a l'attendre, voir la nuit entière. Si tel était le cas, elle se doutait bien que le commandant avait dut avoir maintes fois a retenir son Khagan pour ne pas qu'il pénètre dans l'infirmerie, ive de son inquiétude. De cela elle lui était gré. Ce qui l'étonnait, c'est que les nombreuses fois ou elle avait envoyée les infirmiers donnaient des nouvelles, jamais ils ne l'avaient prévenus de la présence de Burkhan.

Elle en déduisit que c'était peut être la son souhait, a son approche les deux hommes relevèrent la tête. Elle lut en plus d'une fatigue évidente, une profonde inquiétude sur les traits du Khagan. Oubliant même d'incliner la tête en signe de révérence alors pourtant que Taltal se courbait a sa vue, elle s'empressa de le rassurer.  " Votre frère va s'en sortir. Le pire est derrière lui. Il lui faudra certes un grand repos et une surveillance encore accrue pour quelques heures, mais il ira bien. " Malgré sa fatigue, elle s’efforça de sourire. " Il ne devrait plus tarder a reprendre conscience, vous pouvez maintenant vous rendre a son chevet. " Elle s'écarta pour le laisser passé, nul doute qu'il devait être fort désireux de retrouver son frère. Elle ne put s’empêcher de penser que si sa vie au palais ressemblait a ce premier jour, elle n'aurait pas craindre l'ennuis de ses souvenirs. Lim's hors de danger, elle se permit de sourire de cette pensée. Certains verraient en ses débuts au palais, un cuisant échec, il y'avait tant de choses qu'il serait possible de lui reprocher quand a ce jour, mais pour sa part, elle n'en retiendrait que la victoire de Lim's. Il avait tenu bon, lui permettant ainsi de sauver sa vie et quoi que soit leurs relations, c'était un intense soulagement. Encore aux prises de son deuil, elle n'aurait pas supportée de voir Burkhan et Alia y faire face a leur tour.

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Burkhan Xaï



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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Jeu 7 Mai - 0:37



Tout le monde avait fini par sortir. Le cauchemar que vivait Burkhan Xaï était des plus déplaisants, et il ne semblait pas prêt de s'arrêter. Quand il avait donné raison à la Tchung, il l'avait fixé d'un air résolu. Il lui confiait la vie de son frère, ni plus ni moins, et malgré tout son talent de guérisseuse, il n'était pas sûr qu'elle parvienne à le sauver, d'autant plus qu'elle devait composer avec des médecins blessés dans leur orgueil, qui traîneraient peut-être les pieds pour exécuter ses ordres. Et cela pouvait avoir des conséquences désastreuses. Mais Tshona n'avait pas besoin d'eux, et elle congédia la majorité d'entre eux, ne conservant que deux infirmiers et une servante. Alors que le dernier médecin fermait la porte derrière lui, le Khagan annonça: Si plus de personnel vous est nécessaire, le commandant et moi-même nous chargerons d'aller quérir l'aide demandée. Il était pourtant le Khagan, ce n'était pas à lui de faire ça. Il aurait pu demander cela à n'importe qui, sans que personne n'y trouve à redire. Mais si jamais Tshona le demandait, il se déplacerait lui-même. Au moins cela lui donnera-il l'illusion de se rendre utile. Car dans la situation actuelle, Burkhan était spectateur, un simple témoin oculaire, passif, sans pouvoir sur le dénouement de la situation. Et il avait beau être le Khagan, tout son pouvoir ne pouvait rien pour sauver Lims. Tshona, avec ses connaissances et ses capacités, avait dans le cas présent bien plus de pouvoir que quiconque. Et malgré ses relations tendues avec le Prince, elle mettait tout en œuvre pour le sauver.

Elle avait mis quelques feuilles à brûler, préparé une infusion avec d'autres. Elle avait mis du linge humide sur le front fiévreux de Lims. Intérieurement, Burkhan avait fustigé ses propres médecins. Même lui, sans réelles connaissances médicales, savait que c'était la première chose à faire en cas de forte fièvre. En retrait, serrant la main de sa fille dans la sienne, trouvant quelque réconfort face au calme olympien du commandant Temshang, Burkhan observait. Plusieurs minutes s'écoulèrent, avant que soudainement, la Tchung ne demande à tous de quitter l'infirmerie. Interdit, Burkhan hésita. Non seulement elle lui demandait de quitter le chevet de son frère, mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était qu'elle y avait mis les formes, malgré l'urgence de la situation. Que se passait-il? Voulait-elle le protéger, l'éloigner alors que son frère était tout proche d'expirer son dernier souffle? Elle se justifia par la délicatesse de la procédure, et cela le rassura légèrement. Elle suggérait d'emmener la princesse loin de la scène, et il comprit totalement. Ce que la Tchung allait faire, Alia ne devait pas le voir. Lui-même n'était pas sur de vouloir assister à ce qui allait suivre. Un temps hésitant, Burkhan finit par acquiescer, et montra l'exemple en sortant le premier. Avant cela, néanmoins, il fixa à nouveau celle qui serait bientôt sa Khagin, et lui dit: Faites tout ce que vous pouvez.

Une fois dehors, trois servants vinrent immédiatement aux nouvelles. Le Khagan en renvoya deux, n'en gardant qu'un, celui qu'il connaissait le mieux, et le chargeant d'une mission: Pourriez-vous ramener la Princesse à ses appartements? Un peu de sommeil lui serait réparateur. Puis s'adressant à sa fille, il ajouta: Mais avant cela, j'aimerais que tu passes au Temple du Palais, et que tu y prie pour nous deux. Peux-tu faire cela pour moi? La petite sanglotait toujours, mais elle acquiesça. J'enverrai quelqu'un te chercher à la seconde ou oncle Lims ouvrira les yeux. Ajouta Burkhan alors que sa fille se détournait. Laissé seul avec le Commandant Temshang, il s'assit, s'adossant à un mur. Derrière ce mur, pensait-il, Tshona Tchung se démenait pour garder Lims de ce côté du monde. Le Commandant restait debout, s'adossant seulement au mur opposé. A présent, il n'avait plus rien d'autre à faire que d'attendre. Temshang restait silencieux, le visage calme, en toute circonstances. Burkhan, qui avait quelque peu perdu son sang-froid depuis l'annonce du retour de son frère, admirait la sérénité du gradé. Ne vous déridez-vous jamais, Commandant? demanda-il soudainement. S'arrachant à sa torpeur, Temshang répondit, avec son calme caractéristique: Je tente en toute occasion de conserver mon calme, mon Khagan. Vous en avez loué l'aspect communicatif, ce qui me pousse à croire qu'il n'est pas inopportun dans la situation actuelle. Burkhan renversa légèrement la tête, fermant les yeux. Ce début de conversation l'aidait quelque peu à patienter. Votre père est mort ce jour-là. se remémora-il, nommant un jour si tristement célèbre qu'il n'était même plus nécessaire de le nommer.. Où vous trouviez-vous? J'étais dans les steppes, avec l'escadron du vieux Commandant, en train de chasser une troupe de bandits nomades. Je n'ai appris son décès qu'à mon retour au Palais. Et comment vous l'avez surmonté? Temshang hésita un instant, semblant se remémorer ses actes d'alors. J'ai été voir Shnov. Dans les geôles de Quingol. Je lui ai parlé quelque minutes. Et puis j'ai déversé mon chagrin dans l'entraînement et le combat. Burkhan acquiesça. Vous devriez partager cette anecdote avec la Princesse. Peut-être que cela pourra lui être utile.

La conversation continua quelques minutes, mais ne s'éternisa pas. Les deux hommes, qui pourtant se connaissaient fort bien, n'avaient rien à se dire, et se contentait d'attendre. Les minutes semblaient des heures, et les heures paraissaient des jours entiers. Et ils avait attendus plusieurs heures. De temps à autre, la servante que Tshona avait gardé sortait, pour leur dire que le combat entre Lims et la mort continuait, que Tshona ne s'accordait aucun repos, dans le but de réussir. Chaque fois, Burkhan la congédiait rapidement, la sommant de retourner sauver son frère, plutôt que de lui livrer des informations qui ne signifiait rien. La servante parut une fois, deux fois, trois fois. A la quatrième fois, Burkhan perdit son sang-froid une fois de plus et tenta d'entrer en force dans l'infirmerie, mais Taltal Temshang fut le plus réactif, et lui barra le chemin. Les nerfs à vif, les yeux humides, épuisé par une nuit de tension, passée dans l'attente, le Khagan se résigna, non sans décocher un coup de poing qui fit trembler le mur un instant. Mais il se rassit, et continua à attendre.

Lorsque enfin Tshona Tchung apparut hors de l'infirmerie, Burkhan se releva d'un bond, malgré la fatigue. Aucun d'eux deux n'avait quelque chose d'impérial sur le moment. Lui, mangé par le stress, crispé comme rarement il l'avait été, serrant sa sphère de cuir jusqu'à la rendre carrée, quelque peu débraillé, car il avait retiré sa Deel, avant de la remettre quand la nuit était tombée. Elle, la Deel imbibée de sang, les cheveux décoiffés, du sang sur le visage, et des cernes sous les yeux. Tous deux étaient épuisés, cela se voyait. Seul Temshang semblait encore en forme. Lorsque la Tchung annonça que son frère allait survivre, le Khagan poussa un interminable soupir de soulagement. Elle n'entra pas dans les détails concernant ce qu'elle avait du faire, et il lui en fut gré. Elle lui annonça qu'il pouvait sans risques se rendre à son chevet, ce qu'il fit. Prenant un siège, il s'assit près de Lims, et le regarda. Il avait l'air plus apaisé. Ses plaies avaient été soignées et bandées avec soin. Tshona avait fait les choses de la meilleure de manière. Libéré d'une grande dose de stress, le Khagan, lui, ne tarda pas à s'assoupir.

Lorsqu'il se réveilla, Lims n'avait pas bougé. Le linge sur son front avait sûrement été changé, mais hormis cela, rien n'avait été modifié. Sauf que le Prince avait les yeux entrouverts. La lumière d'un soleil déjà haut dans le ciel perçait aux fenêtres. D'une voix rauque, Lims souffla, tout en tâtant ses bandages au ventre. Mon frère... regarde... nous sommes frères de cicatrices maintenant. Les larmes aux yeux, Burkhan rit. Passant sa main dans les cheveux de son frère, il chuchota: Nous avons toujours été bien plus que des frères. Puis appelant une servante, il ajouta: Allez chercher Alia, je vous prie. Reportant son attention sur Lims, le Khagan eu un sourire bienveillant. Il restait des questions à poser. Les premiers pas de la Tchung au Palais avaient été des plus chaotiques. Mais pour l'heure, rien d'autre n'avait d'importance que de savoir que son frère était en vie.
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Tshona Tchung



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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Jeu 7 Mai - 3:02


Une fois qu'elle eut annoncée a Burkhan qu'il pouvait se rendre auprès de son frère, ce dernier ne se fit pas prier. Sans une parole, ni même un regard de plus, il se précipita a son chevet, ce dont elle ne pouvait guère lui vouloir. D'un sourire lasse, elle contempla un instant les portes de l'infirmerie, sauf complication ou sa présence demandée, la n'était plus sa place. Elle se tourna vers le commandant Temshang en lui adressant un regard étonné. " Je ne pensais pas vous trouvez encore la commandant, quand vous disiez que vous ne seriez pas loin, vous ne plaisantiez pas. " Un sourire amusé transperça les traits fatigués, mais encore très alerte de Taltal. " Je ne suis pas que votre conseiller personnel, en tant que commandant des armées du Tsian, je suis aussi dévouée a votre protection. "  Elle haussa un sourcil, tandis qu'elle allait s'adosser a l'un des murs du couloirs sous l’œil attentif de celui qui semblait s’être donnait le statut de protecteur. " Croyez vous que votre protection me soit utile jusque dans les murs de ce palais ? " Demanda t'elle sur un ton léger alors lui la fixait désormais avec gravité. " Votre altesse m'accorde t'elle de faire preuve d'une franchise allant bien au delà de ma position ? " Luttant contre la fatigue, Tshona se redressa quelque peu pour lui accorder toute son attention. " Je vous invite même a le faire en toutes circonstances et dans tout les domaines commandant. Je n'ai que faire d'un conseiller qui me maternerait ou manquerait d’honnêteté. "

Il accueillit ses paroles d'un franc sourire, tandis que sa voix se faisait plus grave et plus basse, comme si il craignait qu'a tout instant quelqu'un puisse les épié. " Si parmi le peuple et la majorité des nobles, c'est l’allégresse et l'espoir qui habitent les cœurs quand a votre retour, il n'en est malheureusement pas le cas chez tous. " Ce n'était guère la une surprise, c'était même plutôt une évidence, que serait une cours impériale sans son nid de serpents. D'un signe de tête, elle l'invita a poursuivre. " Certains clans voient votre présence telle une menace ..   " Il hésita un instant puis se lança finalement. " Quand a certaines concubines, elles pourraient bien êtres plus viles que des assassins. Une position dans un harem ne dépend que de la position qu'elle occupe dans le cœur du Khagan. " Elle avait elle même ce genre de craintes, elle ne pouvait le nier, sauf que le commandant devait tout ignoré de ce qu'elle serait a l'avenir, alors pourquoi ces doutes ? " La jalousie d'une femme peut en effet parfois être pernicieuse, mais que pourraient elles bien craindre de moi ? " Le visage soudain fermait, il éluda sa question. " Vous souvenez vous d'une de mes tantes ? Sa grâce Tanishiri Temshang ? " Elle le contempla un instant sans comprendre, l'esprit embrouillé par la fatigue puis la lumière se fit dans son esprit. Elle lui adressa un regard désolé, soufflant d'une voix douce. " C'était l'une des concubines de mon père, elle est morte .. " " Empoisonnée " compléta t'il tout en poursuivant alors que les souvenirs de Tshona remontait peu a peu a la surface. " Vous et moi n'étions encore que de jeunes enfants quand le clan Temshang la fit venir au palais en tant qu'hommage au Khagan. Qu'elle fierté pour les nôtres quand il la remarqua, s'en éprit même aux dires de tous, lui faisant vite monté les échelons du harem. Une affection qui la conduisit a sa perte. "

Bien qu'elle n'ait eu a l'époque qu'a peine tout au plus l'age d'Alia, elle se souvenait fort bien de cet épisode douloureux qui avait endeuillé tout le palais, son père particulièrement. En plus de la perte de celle que l'on murmurait sa favorite, il avait du trouver la coupable de cette atrocité parmi ses autres femmes, une coupable qui avait chèrement payée pour son crime, après moult tortures, elle avait été décapiter en public. Ce souvenir lui arracha un frisson tandis qu'elle contemplait l'air sombre du commandant. Elle voulut glisser une main sur son bras pour lui témoigner de son soutien, mais se rappelant les lieux et qu'elle rang elle occupait a nouveau, elle se contenta pour cela de ses mots. " Je suis sincèrement désolée pour toutes les pertes que vous avez eu a subir et ce en grande partie par l'alliance de votre clan au mien. " Un sourire triste étira les lèvres du commandant. " Nul autre responsable a cela que la cruauté des êtres les plus vils d'entre nous, aucun membre de mon clan ne saurait reproché ça a l'un des vôtres. " Il s'inclina légèrement avant d'ajouter. " Surtout pas moi et surtout pas a vous. "

Elle lui adressa un sourire reconnaissant, puis désireuse d'alléger la discutions, elle prit un ton amusé: " Et donc commandant vous pensiez que quelques concubines se cachaient dans l'infirmerie prêtes a fondre sur moi armées d'un scalpel. " La plaisanterie eut l'effet voulut, il se détendit immédiatement. " Certes non votre altesse, mais il m'a semblé opportun de rester aux cotés du Khagan qui avait grande peine a se tenir éloigné de son frère. " Un sourire reconnaissant. " Je vous suis gré de cela, il était inutile qu'il assiste a ce qui devait être fait pour sauvé son frère. Khagan ou non, il reste un être humain et il n'y'a pas pire torture que voir souffrir les siens. " Il hocha la tête. " Votre altesse a été formidable, je suis sur que notre Khagan lui en ait reconnaissant. " Un faible sourire. Épuisée, elle cligna des paupières avant de glisser une main dans ses cheveux défaits. Le commandant l'étudia un instant. " Au risque d'encore outrepassé mes prérogatives, votre altesse a l'air bien lasse, vous devriez allée vous reposer la nuit a été longue. " Elle secoua doucement la tête, l'air un brin amusé. " Avec tout ça, figurez vous que je ne sais même pas quels sont les appartements qui m'ont étés attribuer. " Dans la cours intérieure, le domaine des femmes, cela était une évidence mais ou ? Pour l'heure, elle se sentait bien incapable de partir a la recherche de ses appartements. " Désireriez vous que je fasse mandé a ce qu'on vous y conduise ? Vos affaire doivent déjà vous y attendre. "

L'idée était certes des plus tentantes, quelques heures de sommeil ne lui ferait pas de mal. La nuit avait des plus épuisantes mais pas seulement, il y'avait eu cette journée de préparation, le chemin jusqu'au palais, son deuil, son retour au Tsian .. C'est tout ces derniers cycles qui n'avaient guère étaient reposant. Pourtant malgré son envie de gagner une couche douillette et aussi avouons le de se changer et de se rendre visage humain, elle ne pouvait quittée les lieux, pas encore. Elle jeta un coup d’œil a la porte de l'infirmerie puis secoua la tête de façon négative. " Je vous suis gré de vos inquiétudes commandant, mais cela ne sera pas nécessaire. Je vais passée encore un moment ici pour m'assurer que l'état du prince reste satisfaisant. " Contemplant le regard fatigué de Taltal, bien qu'il n'en laisse rien paraître, elle ajouta. " Néanmoins, j'apprécierais que vous preniez congé afin de dormir un peu. Une longue journée .. De longues journées nous attendent et mieux vaudrait qu'au moins l'un de nous deux soit au mieux de sa forme. " Il sembla hésitant ou du moins peu enclin a la quitter, elle crut dont bon d'ajouter. " Dois je vous en donnée l'ordre commandant ? " Un sourire étira ses traits tandis qu'il se courbait pour prendre congé. " Ordonnez et j'obéis votre altesse. " Avant de disparaître, il ajouta. " Vous voyez votre altesse n'a pas oubliée comment redevenir une princesse. " Elle secoua la tête avec amusement pendant qu'il disparaissait au bout du couloir.

Un instant plus tard, la servante qui l'avait assistée dans ses soins s'inclina devant elle en sortant de l'infirmerie. Elle en profita pour prendre quelques nouvelles. Lim's était éveillé et s'entretenait avec son frère. Elle hocha la tête avec soulagement puis permit a la servante de prendre congé. Bientôt, entourée d'une agréable solitude, elle s'adossa a nouveau contre le mur. Au bout d'un instant, elle s'y laissa glissée, sa tête reposant contre lui, tandis que sa Deel rencontrait la froideur du sol. Juste une minute, se promit t'elle tandis que ses yeux se fermaient. La minute écoulée, elle était toujours ainsi, son souffle léger, son corps ramolli et profondément endormi. Dehors le jour perçait. Elle avait survécu a son premier jour au palais, mais non sans quelques déboires. Pour sur, ce jour resterait dans les mémoires.

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Burkhan Xaï



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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Jeu 7 Mai - 16:25



Au chevet de son frère, Burkhan le resta quelques heures. Alia était entrée en trombe dans l'infirmerie pour enfin, elle aussi, retrouver son oncle. Le Khagan avait observé ces deux êtres si chers à son cœur, discuter pendant une ou deux heures, de tout et de rien. Puis la vie normale avait rappelé la princesse et le Khagan à leurs occupations. Elle avait une leçon, lui devait de nouveau recevoir ses citoyens, les diplomates, bref, gérer son empire. Il n'eut pas le loisir de croiser la Princesse sur le chemin, mais il se promis de la remercier dès qu'il en aurait l'occasion. Dans l'euphorie de sa bonne nouvelle, il n'y avait pas songé, se précipitant auprès de Lims.

La journée, ou plutôt l'après-midi passé dans la salle du trône ne sortit pas de l'ordinaire. Burkhan en était plus que satisfait. Assez d'exceptionnel pour le moment, la routine avait au moins cela de bon. Il prêtait volontiers son attention aux habituels quémandeurs, qui venaient réclamer quelques aides. Focalisé qu'il était, il n'avait aucunement fait attention aux nobles qui étaient venus l'observer en ce jour. Peut-être Tshona se trouvait-elle dans le lot, peut-être pas. Le Khagan en vint à penser qu'il serait avantageux pour elle d'observer sa manière de gouverner. C'était une idée à approfondir.

La temps des visites passé, il retourna à l'infirmerie rendre visite à Lims. Celui-ci récupérait tranquillement, même s'il préférait ne pas se redresser sur son lit, de peur de rouvrir ses blessures. Le saluant, il s'assit à la même place, et posa enfin une question qui lui brûlait les lèvres depuis que le Capitaine Akhmad avait révélé les circonstances de son sauvetage. Mon frère, qu'as-tu donc fait pour être agressé de la sorte? Le visage de Lims se crispa. De toute évidence, ce n'était pas des moments qu'il souhaitait revivre. Rien. Je cherchais la Tchung, cela faisait six cycles. Et puis ces hommes m'ont encerclés. Les scènes de combat sont encore floues dans mon esprit, mais je me rappelle d'un nom. Kenshi, tel était le nom de ces gens. Je crois... qu'il pillaient et attaquaient pour le plaisir de le faire. Burkhan s'enfonça légèrement dans son siège. Une chaleur écrasante, des groupes de mercenaires sans foi ni loi... Il avait commis une grave erreur en envoyant seul son propre frère, et c'était bel et bien un miracle s'il y avait survécu.

Plongé dans ses pensées, il fut interrompu par le son de la voix de Lims. Je suis désolé d'avoir échoué, mon frère. A ces mots, Burkhan leva la tête. Tu n'as pas échoué, Lims. La Princesse est revenue au Tsian. Lims leva les yeux au ciel, avant de soupirer. Burkhan lui ajouta: Ne sais-tu donc pas qui t'a sauvé la vie? Lims lança un regard interrogateur, avant de comprendre. Encore? demanda-il avec un petit sourire. Tu lui dois la vie, petit frère. Et d'après ce qu'elle m'en a dit, tu lui dois des excuses. Des bruits de pas. Burkhan tourna la tête, et aperçut Tshona qui entrait, accompagnée d'Alia. Les deux avaient-elles pu discuter? Aussitôt, et alors que sa fille allait enlacer Lims, lui se tourna vers celle qui deviendrait sa Khagin. Quand à moi, je vous dois d'immenses remerciements. Vous avez sauvé mon frère non pas une, mais deux fois. Je ne penses pas que des mots puissent exprimer toute ma gratitude envers vous. Il lui fit un grand sourire, avant de jeter un regard bienveillant à Alia. Puis à Lims. Se remémorant des mots de son frère, et profitant de l'expérience de Tshona dans les contrées sauvages, il demanda: Il dit avoir été attaqué par un groupe de ce que je nommerai des mercenaires. Nommés Kenshi, selon lui. Les avez-vous déjà croisé? En soi, ce n'était pas très important. Désormais, ces gens étaient morts. Sur ce point, Akhmad avait été clair. Néanmoins, en savoir plus, quand à si d'autres groupuscules du même genre écumaient les routes arides, ne pouvait pas faire de mal.

Enfin, alors que les derniers rayons de soleil distribuaient une lueur orangée découpée par les montagnes adjacentes, Burkhan renvoya les infirmiers et les servantes encore présent. Désormais, seul Tshona, Lims, Alia et lui-même occupaient la pièce. Immédiatement, son frère pris l'initiative: Princesse, je vous dois la vie, encore une fois. Pourtant, il semblerait que mes mots, et la manière dont je les aient prononcé, vous ai fait souffrir. De cela, je ne pourrais être plus désolé. Mon frère vous l'a sûrement déjà dit, mais je manque cruellement de tact. Cela vous semblera sûrement bien peu au regard de la peine que je vous ai causé, mais je tiens sincèrement à m'excuser auprès de vous. Burkhan sourit à son frère, et se leva à son tour. Merci Lims. Toutefois, à présent que nous sommes réunis, je dois te prévenir. Dans peu de temps, tu ne verra plus la Princesse comme telle, mais plutôt comme... ta belle-sœur. Les yeux de Lims s'écarquillèrent. Tu as... vraiment? C'est fantastique! Assise au pied du lit, Alia leva les bras en riant: Tout bientôt la Princesse sera ma nouvelle maman! C'est trop bien! Mais c'est encore un secret, d'accord ma puce? Nous ferons la surprise à tout le monde le moment venu. Alia hocha la tête, un large sourire aux lèvres. En aparté, le Khagan souffla à sa future Khagin: Alors, Princesse. Que pensez-vous de votre famille?
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Tshona Tchung



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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle destinée. (PV)   Mer 10 Juin - 0:31


Des brumes d'une lourde et inconfortable inconscience, Tshona Tchung s'éveilla lentement. D'abord par le bruit de plus en plus proche de pas pressés, puis par la caresse d'une main et enfin d'une voix fluette murmurant a ses oreilles. " Princesse, princesse, je ne pense que vous devriez dormir ici. " Ses paupières s’ouvrirent difficilement pour bientôt contempler le doux visage souriant de la princesse Alia. Il lui fallut un instant pour parvenir a un état de pleine conscience et remarquer par la même que la jeune princesse n'était pas seule. A ses cotés, la servante auprès de laquelle elle avait pris des nouvelles de Lim's. Burkhan avait du lui faire mandé de prévenir la princesse du réveil de son oncle. Étirant son corps endolori de par la fatigue et de par sa position peu propice au repos, Tshona se releva rapidement constatant par la fenêtre qu'elle n'avait guère du rester assoupie plus de quelques minutes. Elle adressa un léger sourire a Alia avant de lui adresser un petit clin d’œil. " La nuit a du être plus longue que je ne le pensais, que diriez vous princesse que ce petit incident reste entre nous ? " La jeune princesse visiblement fort ravie d’être dans la confidence se redressa fièrement avant de se tourner vers sa servante. " Pas un mot de cela ne devra quittez vos lèvres entendez vous. " La servante tout comme Tshona eu grand mal a garder son sérieux, elle s'inclina néanmoins respectueusement en hochant la tête.

Alia, toute satisfaite se tourna ensuite a nouveau vers Tshona. " Désirez vous que ma servante vous conduise a vos appartements ? Il n'est guère convenable pour une princesse de dormir ainsi dans les couloirs. " Se retenant a grande peine de ne pas rire, Tshona lui adressa une mine sérieuse. Elle reconnaissait en ses mots, une fillette voulant satisfaire les besoins d'un protocole rigoureux, sans pourtant en perdre la flamme de son enfance. Elle avait elle même était cette fillette dans un passé lointain et révolu. " Vous avez raison princesse, néanmoins je crois que pour cette fois l'empereur aurait pu me pardonner cette offense au protocole vu ce a quoi j'ai passée la nuit. " Un sourire, un clin d’œil et voila que c'était au tour d'Alia d'hocher la tête. La mention de son oncle sembla ramenée quelques inquiétudes a l'esprit de la fillette, Tshona s'empressa donc de la rassurer. " Votre oncle est réveillé maintenant, le pire est derrière lui, un peu de repos et il sera a nouveau celui que vous connaissez. " Un léger sourire étira les traits de la petite princesse, mais voyant encore tournées en son regard, les brumes de l’inquiétude, Tshona tenta de la distraire. " Princesse, m'autoriseriez vous a vous appelée par votre prénom ? A nous donner du princesse l'une a l'autre a tout va, nous risquons bien d'y perdre tout le monde. "   Le visage d'Alia s'éclaira. " J'aimerais beaucoup, puis je également vous appelais par votre prénom ? " Un ombre traversa ses traits tandis qu'elle jetais un coup d’œil a sa servante avant de se rétracter. " Seul mon père et mon oncle ont le droit de m’appeler par mon prénom et non par mon titre. "  

Elle reconnut en la fillette le poids d'un protocole trop écrasant pour son age malgré ses efforts pour s'y tenir. Un protocole qui elle même l'avait trop fait souffrir. Voila pourquoi pour une fois, elle se réjouissait de son statut de princesse impériale qui lui donnait de nombreuses privautés. " En effet princesse, le protocole indique que seule une personne supérieure ou égale a votre rang ait ce genre de privautés. Il se trouve que je suis l'une d'entre elles en ma qualité de princesse impériale. " La fillette lui adressa un sourire plein d'espoir. " Vraiment ? Et moi puis je faire de même avec vous ? " Ne voulant guère brisé les espoirs de la fillette, mais ne pouvant la soustraire totalement au protocole au vu de sa futur accession au trône, Tshona opta pour un compromis. " En tant que princesse impériale, vous ne pouvez guère vous permettre ce genre de familiarité avec une aînée qui ne soit pas de votre famille. Mais c'est bien volontiers que je vous autorise a cela quand nous sommes en privé. " Alia accueillie sa proposition avec enthousiasme en s'accrochant a sa taille. D'abord surprise, Tshona entoura rapidement ses bras autour de la fillette avant de lui caresser tendrement les cheveux. Il y'avait bien longtemps que personne ne l'avait étreinte ainsi, et bien qu'elle l'ait niée toutes ces années, elle devait admettre que cela lui avait manqué. Une seconde plus tard la fillette tira sur les pans de Sa Deel en piteuse état pour qu'elle se mette a sa hauteur. Elle se baissa sans pour autant délaissée la fillette de son étreinte. Cette dernière jeta un coup d’œil discret a la servante avant de murmurer a son oreille d'une voix a peine perceptible. " Bientôt nous serons de la même famille et je pourrais vous donner un autre nom. "

La petite princesse se détacha ensuite d'elle pour se diriger vers les portes de l'infirmerie, Tshona la couvant d'un regard brillant. Le geste de la fillette et ses paroles l'avaient infiniment touchés, elle qui avait tant craint que la fille de Burkhan, ne l'accepte pas, la rejette, voir voit en elle une usurpatrice du rôle de sa mère. Voir qu'elle l’accueillait ainsi de manière si ouverte et chaleureuse lui réchauffait le cœur. Alors qu'elle allait pénétrée dans l'infirmerie, elle se tourna une nouvelle fois vers Tshona. " Ma servante va vous conduire a vos appartements, je pense que père vous pardonnera de ne pas paraître aujourd'hui. " Si jeune et déjà tellement accompli, si il lui restait des lacunes quand au protocole ou a son statut futur de par l'absence d'une mère, elle le comblait par sa volonté de vouloir bien faire. Dure de se contraindre a pareille vie a son age, probable que son amour pour son père lui donnait toute sa volonté, elle se promettait de faire au mieux pour lui rendre le protocole et ses obligations le moins pénible possible. " Pourrais je vous rendre visite dans la journée ? " Tshona acquiesça d'un signe de la tête. " Vous êtes la bienvenue quand vous le voulez Alia, mais a condition que cela n’empiète pas sur vos obligations bien sur. " Echange de sourire et de clins d’œil et la fillette disparaît derrière les portes de l'infirmerie.

C'est le cœur léger et plein d'espoir que Tshona suivit la servante d'Alia jusqu'au palais des femmes. Finalement sa décision n'était peut être pas aussi folle qu'elle l'avait craint. D'ailleurs la découverte des appartements que le grand Khagan lui avait fait préparé semblait vouloir attesté de cela. En effet, la servante l'avait menée au pavillon qu'elle occupait jadis du temps de sa vie au palais. Une vie qu'elle avait pensée longtemps révolue. La servante prit rapidement congé, laissant Tshona seule pour redécouvrir ce qui fut longtemps son antre de solitude. Rien n'avait changé, si bien qu'il était étrange de s'y trouver a nouveau, bien que dans le fond cela n'ait rien d'anormal. En effet ce pavillon était réservé aux membres féminins de la famille impériale et la princesse était encore trop jeune pour pouvoir séjourner dans cette partie du palais. Elle se laissa un moment happé par le flot de ses souvenirs, mais les joyeux l'amenant bien vite a des souvenirs plus douloureux qu'elle ne se sentait pas prête a affronter, elle se concentra sur autre chose. Hormis quelques coffres contenant ses effets privé, elle nota que ses mâles avaient étés vidés et ses affaires déjà installées dans ses appartements. Bien qu'elle aurait aimée s’acquitter elle même de cette tache, c'était dans le fond un soulagement tant elle ne se sentait pour l'heure pas la force de le faire. Pourtant bien qu’épuisée, elle ne s'accorda guère plus d'une ou deux heures de sommeil. Les choses avaient grandement changés depuis son départ et elle ne voulait pas se sentir a la traîne, il fallait qu'elle se fasse rapidement a nouveau sa place en ces lieux et pour se faire elle devait en maîtrisé a nouveau le fonctionnement. Voila pourquoi après un court temps de repos, un bain bien mérité et le temps de se préparer, elle se mit tout de suite a l'ouvrage.

Elle passa plusieurs heures en compagnie du commandant Tal Tal, ce dernier eut vite fait de lui expliquer le nouveau fonctionnement du palais ainsi que certaines lacunes politique récentes que ses professeurs n'avaient pas eu le temps de lui enseigner. Ensuite, elle étudia les registres du palais, tant au niveau de occupants actuels, que de son organisation, des ses finances ou des événements a venir. Elle n'en sortie que quand en fin de journée, Alia fut annoncée a ses appartements. Cette dernière espérait que Tshona accepterait de visiter son oncle en sa compagnie. Si elle avait prit des nouvelles de son patient, s’assurant tout au long de la journée de son état qui se voulait rassurant, elle ne lui avait pas encore rendue visite, de crainte que leurs rapports ne se soient guère améliorés. Néanmoins, elle avait promis a Burkhan que ses sentiments envers Lim's n’empiétait pas sur leur relation a venir et elle ne voulait pas décevoir la fillette, voila pourquoi elle n'hésita pas. Le trajet jusqu’à l'infirmerie se fit dans une discutions enjouée, la fillette semblait ravie de pouvoir passée un moment avec elle et ne tarissait pas d'éloges sur son père ou son oncle, lui contant des tonnes d'anecdotes. Il était rassurant de voir que bien que croulant sous d'importantes responsabilités dues a son rang, la fillette ne vivait pas la même solitude pesante qui avait été la sienne depuis de nombreuses années. Elle avait a ses cotés une famille aimante. Une famille dont Tshona ferait bientôt partie, bien que l'idée lui soit encore difficilement imaginable et pourtant ..

Quand elles pénétrèrent toutes deux dans l'infirmerie, elles constatèrent que Lim's n'était pas seul. Burkhan était a ses cotés. Tshona s'inclina brièvement mais avec tout le respect qui était du a son rang, tandis que Alia allait rapidement rejoindre son père au coté de son oncle. Elle resta pour sa part un peu a l'écart, ne sachant guère ou était sa place dans cette image familiale. La situation entre elle et Burkhan étant encore trop récente et aussi pour le moins complexe, en même temps qu’être tout sauf conventionnelle. Néanmoins a ses premières paroles, elle se détendit tandis qu'un sourire venait étirée ses traits, probablement encore marqués par le peu de sommeil qu'elle s'était accordée. " Nuls remerciements ne me sont nécessaires, la vie est précieuse et tout être ayant les aptitudes a la préserver se doit de mettre ses dons en pratique. " Elle risqua ensuite un coup d’œil rapide vers Lim's en pleine étreinte avec sa nièce. Son teint avait reprit quelques couleurs et ne brillait plus, preuve que la fièvre l'avait quitté. " C'est un soulagement que de vous voir en meilleure forme. Votre frère et votre nièce se faisaient grand soucis pour vous. Ne vous avais je pas mit en garde sur les dangers des contrées sauvages quand on n'y est guère préparé ? " Les paroles suivantes de Burkhan firent échos aux siennes, une agression. Rien d'étonnant pour un étranger voyageant seul dans les contrées sauvages. " C'est un groupe mineur mais hostile, ils vont et viennent entre les contrées sauvages et les divers empires. Par chance, ils sont loin d’être le clan le plus dangereux des contrées sauvages, votre frère a eu beaucoup de chance. " Et c'était peu de le dire, par deux fois il en avait réchappé des dangers de ses contrées, peu avaient autant de chances que lui.

Bientôt Burkhan congédia tout le personnel de l'infirmerie, les laissant seuls dans l'intimité toute relative de l'endroit. Lim's fut le premier a prendre la parole. Elle s'étonna de ses mots. Des excuses, visiblement sincères. Voila qui donnait une toute autre vision de celle qu'elle avait eu de lui jusqu'alors. Il était trop tot pour qu'elle pardonne, car comme il l'avait dit, il l'avait blessée, mais elle ne faillerais pas a faire des efforts. " Des excuses ne sont points nécessaires. Il semble que notre rencontre n'ait guère eu lieu sous les meilleurs hospices, espérons qu'a l'avenir il en soit autrement. Pour l'heure je ne souhaite rien de plus que vous voir vous remettre. " Elle ajouta a cela un léger sourire. " Veillez aussi sur vous, je n'ai guère dans le projet de passer mon temps a devoir vous sauver la vie. " Les paroles étaient légères, sans attaque, d'ailleurs elle ajouta avec humour. " Puis au vu de l'état dans lequel a fini ma Deel hier, je pense que mes couturières ne vous le pardonneraient pas. " Elle se rappelait sans mal, la tête outrée des servantes qui au matin l’avaient débarrassés de sa Deel froissée et ensanglantée. Sa Deel du jour, d'un bleu profond et brodé de fil d'or, bien que plus ajustée que les tenues qu'elle portait depuis de nombreuses années, était par chance bien plus confortable que sa Deel de cérémonie de la veille.

Quelque peu perturbée par la révélation de Burkhan qui annonça sans préambules a son frère, leurs fiançailles imminente, Tshona ramena nerveusement une mèche de sa longue chevelure d’ébène derrière son oreille. Il n'était pas désagréable de sentir a nouveau ses cheveux cascadaient librement dans son dos et sur ses épaules, voila pourquoi et ce malgré le protocole, ils étaient aujourd'hui libre de toutes attaches et de tout artifices. Un petit plaisir qu'elle s'était octroyée.  Les paroles d'Alia, toujours aussi enthousiaste a son égare aidèrent a faire fuir sa gêne. C'est pourquoi c'est le cœur léger et un sourire aux lèvres, qu'elle répondit sincèrement aux derniers mots de Burkhan. " Vous avez énormément de chance de vous avoir les uns et les autres, votre amour est perceptible pour tous et je pense que chacun m'enviera l'honneur de faire parmi de ceux que comptent votre famille. " Alia glissa sa main dans la sienne, sans vraiment y prendre garde, Tshona glissa une main tendre dans les cheveux de la fillette tout en la couvant du regard. Pour sur il y'avait au moins un membre de cette famille qui s'était et déjà emparé de son cœur.



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