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 Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]

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Sun Xian
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MessageSujet: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Ven 5 Déc - 22:40


L'empereur de Miyong accueillit l'arrivée du commandeur des Lunes Rouges avec un hochement de tête. Celui-ci avait l'honneur de chevaucher aux côtés du fils des cieux pour plusieurs raisons, la première étant qu'il ne craignait pas une hostilité de sa  part et il avait passé suffisamment de temps auprès de la princesse de Soriyeo et dans ses livres concernant le système des autres nations pour savoir que les membres de Lunes Rouges avaient un code de l'honneur très strict et que ceux-ci n'iraient pas contre un ordre formel de la part de leur roi, à moins que celui-ci ai voulu mettre un terme à la vie à l'empereur ce que Liu Ma doutait fortement. De plus, il comptait se distraire de bonnes conversations avec le soldat de Soriyeo. Il serait toujours intéressant d'entendre parler de son pays et des gens qui l'habitaient, sans arrière pensée malsaine, évidemment.

-Votre Majesté, c'est un honneur que de pouvoir chevaucher à vos côtés et de participer à ces instants également. C'est une grande décision que vous avez prise et je tenais à vous en remercier, au nom de mon Roi et de mon peuple.

Malgré le ton agréable de ses mots, le fils des cieux devina qu'il y avait plus dans ses paroles que de simples flatteries. Le dragon inclina respectueusement la tête, l'ombre d'un sourire pendant à ses lèvres closes.

-Croyez moi lorsque je dis que je n'aspire présentement qu'à la paix entre nos deux peuples, puissiez vous un jour pardonner les actions irrationnelles, ils ne connaissaient pas mieux que cela, dit-il sans être réellement gêner de parler de ses prédécesseurs de la sorte. Il ne croyait pas que tout ce qu'ils avaient fait était vilain. Comme il l'avait mentionné, ils ne connaissaient pas mieux. Évidemment, les actions de ces ancêtres avaient participer à la formation de l'empire. Le malheur de un avait apporté la prospérité de l'autre, mais aujourd'hui, il était temps de passer par-dessus les rages et les conflits passés et se déplacer vers un futur s'avérant mieux pour les deux nations. Ne tardons pas, la route sera bien longue et la saison se rafraîchi, il vaut mieux profiter de cette journée ensoleillée autant que possible.

Puis, ils se mirent officiellement en route, l'empereur en tête, suivit de près par Chen Po qui commençait déjà à s'inquiéter au sujet de cette sortie militaire qui pouvait tout bonnement être une autre opportunité pour attenter à la vie de son monarque et le commandeur des Lunes Rouges qui ne perdait pas de son maintien droit et fier. Le soleil éclairant la route, ils passèrent sous les nez impressionnés du peuple qui croyait avoir à faire face à une troupe militaire, ce qui était à peu près le cas, quoique leur empereur se baladait sous l'anonymat en premier rang. Habituellement, il aurait pu faire un tapage bruyant et inutile pour passer au travers de la capitale et s'asseoir confortablement dans le palanquin de l'empereur, mais cela ne l'intéressait pas. Il avait été un soldat comme tout ses homme bien avant d'être un véritable prince de Miyong et ensuite un empereur.

Cela faisait une demi-journée qu'ils chevauchèrent calmement sur les routes de Miyong. Le vent commençant à lui mordre sournoisement le bout des doigts, l'empereur avait enfilé des gants de cuir sans se hâter et s'était mis à observer le ciel. Ah, comme il était bon de pouvoir admirer cette infinité bleue sans être enfermé entre les murs du palais impérial. Un sentiment de liberté l'imprégna et il n'entendit pas le bruissement des hautes herbes mortes qui longeaient la route. Une tête apparut entre les longues herbes et son cheval eu un mouvement de panique. Le cheval hennit et le dragon s'accrocha vivement aux rênes avec une aisance surprenante. Un homme avait tendance à apprendre comment diriger et contrôler une monture paniquée lorsqu'il devait mené celle-ci au beau milieu de combats sanglants. L'expérience du passé lui revint avec une vitesse étonnante. Le cheval s'éleva sur ses pattes arrières et c'est avec un sang-froid expérimenté que l'empereur calme la bête avant que celle-ci ne décide de s'en prendre au petit garçon qui avait débarqué sans prévenir. On entendit le bruit de lames se glissèrent hors de leur fourreau derrière lui, mais l'empereur leva la main pour ordonner silencieusement à ses hommes de rester tranquilles. Il ne servait à rien de s'énerver face à l'enfance innocente.

Le garçon qui devait être encore plus effrayé par la présence d'autant d'homme armés resta sagement par terre, les yeux grands ouverts. Il était terrifié à l'idée de se faire piétiné par ses étranges, qui visiblement, provenaient de la capitale, le lieu que ses parents nommaient la ville des riches, quoique cela ne fut pas nécessairement le cas. Ces yeux parcourut la tenue de l'empereur anonyme perché au-dessus de sa monture. Par ses vêtements, il devina qu'il s'agissait de quelqu'un d'important. Le gamin, les larmes aux yeux, se déplaça sur ses genoux et inclina respectueusement la tête comme il se devait pour une personne de son rang face à un individu de rang supérieur.

-Jeune impertinent, sais-tu donc qui tu as offensé? clama Chen Po d'un ton sentencieux avant que sa voix de soit coupé par un geste autoritaire de Liu Ma qui descendit habilement de sa monture sous les yeux effarés de l'enfant qui s'attendait sûrement à des coups de pied ou à la morsure d'un bâton de bambou. En fait, le dragon s'approcha calmement de l'enfant, puis s'agenouilla sans hâte devant lui. Il lui prit délicatement les mains, puis l'aider à se remettre sur ses pieds. Il découvrit alors que celui-ci ne portait pas de chaussures, mais plutôt un amoncellement de guenilles autour de ses pieds. Intrigué, il leva les yeux et examina le visage de l'enfant encore terrifié. Ses joues étaient sales, un trait typique de la caste des paysans, ses vêtements un peu effilochés au niveau des extrémités et ses ongles étaient sales.

-Pauvre garçon, où sont donc passés tes chaussures? s'enquit doucement le fils des cieux avec un bien aimable sourire. Le gamin jeta un coup d'œil aux hommes derrière le riche seigneur agenouillé devant lui, il était encore craintif d'une punition qui tardait à venir. Il hésita longuement, jusqu'à ce que l'empereur lui spécifie qu'il n'avait pas à avoir peur de son escorte ou lui-même.  Cette basse personne vous répond, seigneur, que ma mère est très malade et n'a pas fabriqué à son humble famille des chaussettes pour l'hiver. Les paires de sandales qu'elle a fait, je les ai donné à mes petits frères et ma petite sœur.

L'empereur hocha brièvement la tête et essuya ses yeux mouillés tout en reniflant bruyamment et sans aucune grâce. Le fils des cieux sorti un mouchoir de soie d'entre les pans de sa tunique, puis vint essuyer les joues humides du garçon et son nez qui menaçait de devenir une magnifique fontaine de morve. Il replia ensuite le mouchoir sur lui-même et le plaça entre les doigts moites de l'enfant.

-L'aîné qui se sacrifie pour la santé et le confort de sa famille, tu es un bien brave garçon, ta mère serait fière de toi, que fait donc ton père? demanda le trentenaire sous un ton aimable. Les récoles sont terminées, alors mon père, il va travailler dans les bois pour nous préparer à la saison des glaces. Un médecin vit dans le village voisin par-là, ajouta le garçon en pointant la direction à la droite de la route. Cette basse personne allait le supplier de venir aider ma mère.

Évidemment, un paysan tel que lui ne devait pas avoir les moyens de payer pour les soins de sa mère alitée surtout que vu la façon dont il en parlait, ils devaient être plusieurs bouches à nourrir dans sa famille. Ses petits frères et sa petite sœur, son père et sa mère. L'ombre d'une jalousie impertinente l'assaillit et il se contenta de soupirer doucement. Cela ne lui aurait pas déplu de vivre simplement dans une maison typique des paysans, travailler dans les champs et s'occuper de sa seule épouse et ses quelques enfants, ils auraient pu être une dizaine! Et il aurait été en mesure d'avoir un fils.

-Je doute que le médecin veuille venir en aide aux tient sans rien en retour, mon garçon, admit tristement l'empereur qui sentit son cœur se briser face aux nouvelles larmes qui menaçaient de déborder chez le gamin. Il le rassura cependant d'un sourire. Chen Po? Ma bourse, je te pris. L'eunuque impérial fouilla dans les pans de sa tenue avant de finalement en sortir une jolie bourse de soie magnifiquement décorée de broderies. Il s'agissait d'un cadeau de la part de la concubine impériale, un autre signe de sa faveur auprès de l'empereur, dirait-on. L'eunuque descendit de son cheval et s'approcha du fils des cieux pour lui tendre sa bourse. L'empereur agrippa le joli sac de soie, l'ouvrit et en sorti un lingot valant un montant qui pourrait facilement payer non seulement les soins que le gosse avait de besoin pour sa pauvre mère malade, mais ainsi qu'une visite pour chaque membres de sa famille en plus de pouvoir s'acheter des chaussettes et des chaussures appropriées pour l'hiver.

Le garçon ouvrit grandement les yeux, sa bouche s'entrouvrit devant le miracle que lui tendait ce divin étranger. Ses yeux allaient de Chen Po, au commandeur des Lunes Rouges qui assistait à la scène en premier rang, puis à nouveau vers l'empereur qu'il prenait pour un noble typique de la capitale.

-L'un de mes hommes t'accompagnera, il ne faudrait pas qu'une personne pense que tu es volé cet humble présent, il se redressa et monta sur sa monture qui piaffait d'impatience. Il donna ses ordres et un soldat de son escorte quitta les rangs pour accompagné le gamin vers ce fameux village voisin. Il fit monté celui-ci sur son cheval et ils disparurent sur une route un peu plus loin en arrière. Pardonnez ce contretemps, Commandeur, avec un peu de chance, aucune surprise ne passera au travers de ses champs à nouveau.


Les jours qui suivirent furent agrémentés de conversations banales entre l'empereur, son eunuque et le Commandeur. Les hommes conversèrent entre eux lorsqu'ils ne fixèrent pas sérieusement l'horizon à la recherche du campement où ils séjourneraient pendant les exercices militaires promis entre Miyong et Soriyeo. À quelques kilomètres de là, on pouvait apercevoir les grandes murailles qui protégeaient les frontières de Miyong contre le reste du monde.

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Suno Uji

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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Jeu 11 Déc - 11:30

La chevauchée aux côtés de l’empereur était des plus agréable. L’homme avait de la conversation et savait écouter, il semblait sage et réfléchit. Suno l’appréciait, du moins pour le peu qu’il pouvait le connaitre et le côtoyer. Le temps passait doucement malgré un léger vent frais qui se levait. Il vit l’empereur mettre des gants, il est vrai qu’il n’avait pas pensé à cela pour sa part, il ne les mettait que lorsqu’il faisait plus froid que ça. Les températures du Temple de Soyeo lui ayant inculqué, à même le corps, une résistance nouvelle aux variations de chaleur.

Une ombre surgit d’un buisson et il fit jouer les rênes de Jinryon afin de le stopper. Habitué des batailles ce dernier avait eut un léger mouvement de recul mais n’avait pas manifesté de peur ou de panique. Il entendit plusieurs bruits de lames et il se tourna légèrement. Il vit que Dang Na avait porté sa main à son pommeau mais ne l’avait pas sortit. Certains de ses hommes avaient commencé un mouvement de dégainement mais cela était surtout le fait des hommes de l’empereur.

* Réactifs mais non observateurs … *

Il retourna alors son regard vers la forme qui était sortit du buisson, un jeune garçon. Il vit ce dernier lever des yeux apeurés vers eux et s’incliner. Il est vrai que de se retrouver face à plusieurs chevaux, surmontés d’hommes en armes était des plus impressionnant pour un petit être.

-Jeune impertinent, sais-tu donc qui tu as offensé?

Suno tourna lentement la tête vers l’eunuque.

*Espèce d’imbécile pompeux !! Sais-tu seulement la peur qu’il éprouve ? Crois-tu donc qu’il a fait exprès de se retrouver ainsi face à nous ? Et en quoi est-ce là une offense ? *

Suno lui lança un regard mauvais qu’il réprima aussitôt, il ne devait pas laisser ainsi transparaitre son aversion envers cet homme. Ce dernier n’en valait pas la peine, il était suffisant et méprisant, parfaitement détestable donc. Suno détourna le regard et perçut le visage de Dang Na avec un léger sourire, il su qu’il ne lui avait pas échappé et que ce dernier avait au moins ressenti son accès de colère envers Chen Po. Cependant, il savait très bien que ce dernier était parfaitement d’accord avec lui.

L’incident fut rapidement clos, l’empereur faisait preuve d’empathie et d’écoute envers ce garçon et ainsi donc envers son peuple, ainsi que se devait de le faire un monarque. Voilà bien une chose que l’eunuque impérial serait, sans doute, bien incapable de comprendre.
Le garçon repartit avec un soldat et un lingot afin de subvenir aux besoins de sa famille. Le Commandeur sourit lorsqu’il le vit repartir, il ne saurait sans doute jamais qui il avait rencontré mais il prierait pour lui et son salut, à n’en pas douter.

Pardonnez ce contretemps, Commandeur, avec un peu de chance, aucune surprise ne passera au travers de ses champs à nouveau.

Suno secoua la tête.

Il n’y a rien à pardonner votre Majesté. Ce que vous avez fait est tout à fait louable et à votre honneur. Je serais un homme sans cœur et hautement stupide si je devais me trouver contrarié par pareil évènement.

Il mit sa main droite sur sa poitrine et inclina sa tête en direction du souverain.
Ils repartirent donc en direction des portes de l’Empire.

Le chemin se faisait plus cahoteux, plus incertain à mesure qu’ils s’approchaient des portes et Suno ne pouvait se départir d’un léger sentiment d’inquiétude. Il ne savait pourquoi mais il sentait une ombre planer sur leur groupe. Il regarda Dang Na et en un regard ils se comprirent.
Dang Na tira sur les rênes de sa monture, lui faisant faire demi-tour. Il s’approcha de deux Lunes Rouges et d’un signe de tête leur ordonna de le suivre.
Ils accélérèrent et dépassèrent le groupe par l’extérieur partant plus en avant. Suno les regarda partir tout en examinant les sous-bois qu’ils traversaient. Il tourna la tête vers l’empereur qui semblait l’interroger du regard.

Mes hommes sont partit en éclaireurs, juste pour s’assurer que la route est sûr et dégagée. Appelez cela de l’excès de zèle ou de prudence mais je ne suis pas tranquille depuis une ou deux heures. Peut-être que ce n’est rien mais j’ai préféré envoyé le capitaine Dang Na. J’espère ne pas vous avoir offensé d’avoir pris cette décision sans vous consulter.

Il s’inclina légèrement sur sa monture afin de s’en excuser si cela était le cas. Le capitaine revint une dizaine de minutes plus tard, accompagné des deux soldats.. Il alla se mettre flanc à flanc prêt de Suno.

Une troupe d’une quinzaine de cavaliers se déplace vers les portes de l’Empire il semblerait. Ils étaient postés un peu plus loin. Des traces partent des fourrés que nous venons de passer, deux cavaliers et elles rejoignent un groupe plus conséquent. Ils ont un peu d’avance.

Suno acquiesça. L’empereur était proche d’eux, il avait tout entendu.

Avec votre permission votre majesté, j’aimerais que le capitaine ainsi que quatre de mes hommes partent en avant et suivent ces traces.
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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Lun 15 Déc - 19:56


-Il n’y a rien à pardonner votre Majesté. Ce que vous avez fait est tout à fait louable et à votre honneur. Je serais un homme sans cœur et hautement stupide si je devais me trouver contrarié par pareil évènement.

Un modeste sourire s'accrocha aux lèvres de l'empereur qui hocha calmement la tête. Les enfants représentaient l'avenir de son pays et s'il pouvait faire en sorte que l'un d'eux ne devienne pas orphelin à la fin de l'hiver, alors il était satisfait de sa bonne action. Il adressa un regard complice vers Chen Po qui toisait intensément le commandeur des Lunes Rouges. Visiblement, ces deux hommes n'étaient pas fait pour bien s'entendre, mais Suno Uji ne devait pas trop en vouloir à l'eunuque, car celui-ci ne faisait que son travail et était un loyal serviteur.

-Veillons à nous remettre en route, avait-il donc dit afin de calmer les tensions entre les deux hommes. Accompagnés d'un vent frais, ils se remirent en route et ne furent plus déranger de tout le trajet.


Même à une certaine distance, les portes de l'Empire étaient toujours aussi impressionnantes et les gardes qui parcouraient le haut des murailles ressemblaient à des fourmis de là où il se trouvait, pour les quelques silhouettes qu'il réussissait à apercevoir d'aussi loin. Tout était calme jusqu'à ce qu'il entende de l'agitation dans son dos. Le fils des cieux tourna la tête vers l'arrière et remarqua le second du commandeur forcer sa monture à faire demi-tour et sortir des rangs établis en étant accompagné de deux soldats de Soriyeo. Liu Ma haussa un sourcil, puis interrogea le commandeur du regard. Quant à Chen Po, évidemment, il se contentait de fixer suspicieusement Suno Uji.

-Mes hommes sont partit en éclaireurs, juste pour s’assurer que la route est sûr et dégagée. Appelez cela de l’excès de zèle ou de prudence mais je ne suis pas tranquille depuis une ou deux heures. Peut-être que ce n’est rien mais j’ai préféré envoyé le capitaine Dang Na. J’espère ne pas vous avoir offensé d’avoir pris cette décision sans vous consulter.

L'empereur examina attentivement le faciès du commandeur, puis dirigea son attention sur Chen Po qui ne bougeait pas. Lorsque l'eunuque croisa le regard de son souverain, il rougit légèrement et inclina doucement la tête respectueusement.

-Aucune n'offense n'est prise, commandeur, je me fierai de bonne grâce à vos instincts, espérons que vos vilains pressentiments ne sont que des créations de votre esprit, commenta l'empereur en reprenant les rênes afin d'ordonner à sa monture d'aller un peu plus vite. Les éclaireurs du commandeur rejoignirent les rangs une dizaine et minutes plus tard, porteurs de nouvelles informations que le commandeur de tarda pas à partager avec l'empereur. Il lui apprit qu'une troupe d'une quinzaine de cavaliers se déplaçait vers les portes de l'Empire et qu'ils avaient un peu d'avance sur eux. Aux dernières nouvelles, ce groupe semblait rejoindre un peu grand attroupement. Peu après, le commandeur demanda à l'empereur s'il pouvait envoyer son capitaine et quatre de ses hommes pour suivre le traces. Le fils des cieux observa tranquillement les alentours, puis fixa la route devant eux. Plus qu'une heure et ils arriveraient à leur destination désiré après un long voyage. Commandeur, les journées commencent à se faire plus courtes, dites à vos hommes de nous rejoindre au campement pour le couché du soleil, cela n'est pas suggestion.

En effet, il s'agissait d'un ordre de la part de l'empereur de Miyong. Les nuits se faisaient plus longues et plus fraîches et il détestait savoir que des soldats traînaient hors du campement où ils étaient beaucoup plus en sécurité et plus au chaud aussi.

-Le campement doit maintenant être à une heure de chevauchée à un rythme stable et modéré, vos hommes ont encore trois heures devant eux, s'ils découvre une quelconque source de danger, qu'ils nous reviennent aussitôt, je n'ai pas besoin de héros pour cette nuit, déclara finalement le souverain en ordonnant à son cheval d'accélérer un peu plus le rythme.


Comme l'empereur l'avait prédit, une heure et quelques minutes s'écoulèrent avant qu'ils n'atteignent finalement le campement où ses propres troupes les attendaient impatiemment. Son arrivée causa une belle cacophonie, mais tous se calmèrent après que l'empereur eut lancé quelques ordres importants. Le grand général auquel appartenaient périodiquement ses troupes accompagna Sa Majesté jusqu'à la tente qui lui était attribuée. Étonnamment, l'extérieur de la tente était plus sobre que prévue, une demande spécifique de la part de l'empereur, cependant, l'intérieur était doté d'un léger luxe que l'on permettait à l'empereur sans rechigner, quoiqu'il ne l'appréciait pas tant que ça. Au centre de la tente se trouvait une petite table sur laquelle traînait un repas frugal que l'on avait préparé pour le père de l'empire de Miyong.

-Je vous en pris, commandeur, accompagnez moi pour mon repas, nous attendrons vos hommes pendant ce temps.

Ils rentrèrent dans la tente et s'installèrent aussi confortablement qu'ils le pouvaient sur les tabourets recouvert d'un petit coussinet de soie. Sur la petite table se trouvait quelques assortiments frugaux. Un bol de riz pour chacun, un autre contenant des légumes bouillis agrémentés d'aucune épice et un morceau de pain. La denrée la plus luxueuse était un pichet emplit d'un vin typique qui permettait de conserver un certain moral au sein de l'armée et donnait une sensation de chaleur aux plus frileux.

-Tout cela me rappelle mes temps de jouvenceau au sein de l'armée, une ancienne époque, certes, avoua-t-il en leur versant chacun une coupe de vin, mais un soldat reste un soldat pour le restant de ses jours, pour le meilleur et pour le pire. Sous ses derniers mots, il leva sa coupe et prit une gorgée. Même s'il n'était pas un grand buveur, le fils des cieux devait admettre que les boissons du palais étaient bien plus agréable que le vin qu'il avait entre les doigts, mais il ne s'en plaignait pas. Qu'est-ce qui vous a guidé vers la voie militaire, commandeur?

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Suno Uji

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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Mar 23 Déc - 11:46


Commandeur, les journées commencent à se faire plus courtes, dites à vos hommes de nous rejoindre au campement pour le couché du soleil, cela n'est pas suggestion.
Le campement doit maintenant être à une heure de chevauchée à un rythme stable et modéré, vos hommes ont encore trois heures devant eux, s'ils découvre une quelconque source de danger, qu'ils nous reviennent aussitôt, je n'ai pas besoin de héros pour cette nuit.


Suno acquiesça en mettant un poing sur sa poitrine. Dang Na tout proche attendait son ordre, il avait tout entendu. D'un échange de regard il sut, il détourna sa monture et d'un signe de main fit signe aux soldats de le suivre et ils partirent au galop, imperturbables.

Suno les regarda partir et joua un instant avec la bague qu'il avait à son index droit, adressant une prière silencieuse aux dieux. Il reprit le rythme et rerjoignit l'empereur.

Je vous remercie votre Majesté de nous permettre cette légère reconnaissance. Il est probable que peu de souverains l'auraient autorisé dans les limites de leur territoire. Le Capitaine sera de retour avec des nouvelles avant la tombée de la nuit et je vous les transmettais aussitôt.

Il se tut puis repensa à la dernière remarque du monarque. Il sourit légèrement. Des héros … . Ils n'en étaient pas. Aucun n'avait l’orgueil de penser cela. Ils étaient des soldats de Soriyeo. Il se maintint ainsi dans son mutisme, observant les alentours, l'impression qu'ils n'étaient pas seul ne le quittant pas. Son corps entier ressentait une présence latente, tapie qui attendait son heure.
Les prêtres de Soyeo appelaient cela un don, pour lui et ceux de ces hommes qui avaient cette particularité, cela ne l'était pas toujours. Ils ne pouvaient réellement aspirer au calme dans ces conditions, toujours en tension, toujours en alerte pour le salut des autres.
Le « don des Gardiens », voilà comment les prêtres nommaient cela. Ils étaient des Gardiens.

Le camp fut alors en vu, leur arrivée ne passa pas inaperçue. Les hommes louant leur souverain, chose des plus chaleureuses. Suno s'était mit en retrait avant de pénétrer dans le camp, il ne pouvait rester au même niveau que l'empereur, rang oblige. La plupart des soldats ne prêtèrent pas vraiment attention aux Lunes Rouges. Dans l'enceinte du camp Suno avait détourné sa monture pour se tenir prêt de ses hommes et leur faire certaines recommandations et donner des informations sur ce qui allait suivre. Ils acquiescèrent et attendirent la suite des événements, un air détaché sur le visage.
Suno flattait l'encolure de Jinryon, ce dernier avait encore de la fougue à revendre mais savait que cela ne serait psa pour ce soir. Suno se promit de tâcher de le faire galoper le lendemain afin de le satisfaire.
Quelques soldats de Myong les observaient du coin de l'oeil et discutaient tout bas en les désignant.

Le Commandeur suivit l'empereur et pénétra sous sa tente à sa suite et à son invitation.

-Je vous en pris, commandeur, accompagnez moi pour mon repas, nous attendrons vos hommes pendant ce temps.


Suno eut un léger temps d'hésitation, c'était un grand honneur que de pouvoir manger à la table de l'empereur. Il s'inclina respectueusement pour le remercier et s'assit sur un des tabourets. Cela le changeait de sa propre tente de campagne. Il ne disposait pas de tabourets, il leur préférait de grands coussins où l'on pouvait s'asseoir en tailleur mais il savait que pour son royaume le protocole prévoyait également des tabourets pour le roi et les autres généraux, lui faisait à sa guise.

-Tout cela me rappelle mes temps de jouvenceau au sein de l'armée, une ancienne époque, certes, mais un soldat reste un soldat pour le restant de ses jours, pour le meilleur et pour le pire.

Suno sourit à cette remarque du monarque.

Vos temps de jouvenceau votre Majesté ? Vous dites cela comme si c'était il y a une éternité désormais.

Il lui sourit de nouveau, non pas pour se moquer mais parce qu'il trouvait la formulation poétique et nostalgique à la fois.

Mais je vois ce que vous voulez dire, partager ce quotidien simple ravive les souvenirs. La paix permet de gouter un peu plus ces rares moments et d'en profiter pleinement. Comme vous le soulignez, un soldat demeure un soldat.

Il leva sa coupe pour répondre au souverain et but une gorgée à sa suite.

Qu'est-ce qui vous a guidé vers la voie militaire, commandeur?

Suno leva le regard vers son vis-à-vis et lui sourit tristement.

Ce qui m'a guidé vers la voie militaire ? Je dirais le destin. Cela m'a parut une évidence, depuis mon plus jeune âge.


Il baissa les yeux vers sa coupe dont il fit tourner légèrement le breuvage. Son regard se perdant dans le flot de ses souvenirs.

Je n'ai pas connu mes parents, nourrisson abandonné sur les marches du Temple de Soyeo alors que je n'avais que quelques semaines, je fus recueilli par mon prédécesseur. Je n'avais pour moi qu'une bague, que je porte toujours, et mon nom. J'ai été élevé qu sein du Temple. De nombreux Lunes Rouges ont la même origine : enfants abandonnés ou orphelins. Cela renforce un peu plus nos liens. Nous ne savons pas d'où nous venons mais nous savons où nous allons et ce que nous avons autour de nous.

Il leva la tête et sourit de nouveau, d'un sourire nostalgique puis son regard se ferma et il retrouva une certain impassibilité. Un soldat entra alors, annonçant l'arrivée de Dang Na et ses hommes. Le Capitaine entra la mine grave. Il s'inclina.

Votre Majesté. Commandeur. Nous avons réussit à rattraper la troupe de cavaliers et nous les avons suivit. Un regroupement d'une cinquantaine de cavaliers est en mouvement vers la frontière. Des hommes de votre empire mais pas des réguliers, des bandits. Nous avons abandonnés la poursuite conformément aux ordres il y a deux heures de cela mais ils ne semblaient pas vouloir ralentir. Ils ont même accélérer en se dirigeant vers les terres arides. Ils sont tous armés et même assez lourdement. Nous avons capté quelques bribes de conversations alors qu'il abreuvaient leurs chevaux.
Ils doivent rallier d'autres hommes, il se prépare une grosse opération. Cela ne m'étonnerait qu'à moitié que votre personne soit potentiellement visée votre Majesté.


Dang Na termina son rapport sur cette phrase.
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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Mer 24 Déc - 20:32


- Je vous remercie votre Majesté de nous permettre cette légère reconnaissance. Il est probable que peu de souverains l'auraient autorisé dans les limites de leur territoire. Le Capitaine sera de retour avec des nouvelles avant la tombée de la nuit et je vous les transmettais aussitôt.

L'empereur s'était esclaffé à la suite de ce commentaire. Un rire sain et emplit d'une joie nouvelle. Les souverains étaient tous des individus différents, et pourtant on les mettait souvent dans le même panier. On assumait une personnalité arrogante, pompeuse et peu concernée par le sort de ses sujets, mais le monarque gouvernant les territoires de Miyong n'était pas du tout comme cela. Depuis son jeune âge, il n'avait jamais apprécié les règles du palais, un fait certainement dû à la maltraitante de son père et à la façon dont il avait vu sa mère se faire traiter lors de son séjour parmi les femmes de l'empereur précédent. Ensuite, il avait été exilé du palais afin de vivre comme un simple sujet sur les champs de bataille, combattant pour la gloire de la famille impériale, tuant des citoyens de son propre pays dans une guerre civile sanglante. Il avait été un homme du peuple afin de s'asseoir sur le trône du dragon et bel évènement ne l'avait pas entièrement changé.


Quand il l'avait invité à sa table, le commandeur avait semblé mal à l'aise. Que cela soit causé par son intimidante présence impériale ou car il était de mauvaise compagnie, Liu Ma ne s'en formalisa point. Il se contenta de tendre la paume de sa main vers le tabouret de qualité moyenne afin de l'encourager à s'asseoir et l'accompagner au cours de son repas.

-Vos temps de jouvenceau votre Majesté ? Vous dites cela comme si c'était il y  a une éternité désormais, répéta le commandeur amusé par les propos de son interlocuteur, mais je vois ce que vous voulez dire, partager ce quotidien simple ravive les souvenirs. La paix permet de goûter un peu plus ces rares moments et d'en profiter pleinement. Comme vous le soulignez, un soldat demeure un soldat.

D'humeur bavarde, l'empereur sourit, prit une bouchée de porc bien cuit, l'avala avec appétit et pointa le soldat de Soriyeo avec le bout de ses baguettes entre deux bouchées.

-Disons que je ne sors plus autant qu'avant! partagea l'empereur sous une note nostalgique. La guerre et ses nombreuses victimes ne me manque pas particulièrement, mais vivre parmi mon peuple est une expérience pour laquelle je serais près à abandonner mon trône.

Il croisa le regard emplit de reproches de Chen Po et il se contenta de lui sourire amicalement. Il n'était pas dans ses plans prochains d'offrir son trône à quelqu'un d'autre. Bien qu'il eu appris à aimer les frères qu'il lui restait, il doutait que ceux-ci possédaient les nerfs et le talent nécessaires à veiller sur un empire aussi prospère et grand que le sien. Peut-être s'il avait finalement un fils et que celui-ci pouvait atteindre rapidement un âge respectable. Cependant, même à ce moment-là, un nouvel empereur ne montait sur le trône que lorsque le précédent mourrait, c'était la tradition, c'était la façon de faire. Dans certains cas, lorsque l'empereur se trouvait dans l'incapacité de régner, le prince héritier reprenait les rênes en tant que régent officiel, mais cela n'allait pas arriver de si tôt pour le fils des cieux toujours en bonne santé et sans fils.

Je n'ai pas connu mes parents, avoua-t-il sans retenue, nourrisson abandonné sur les marches du Temple de Soyeo alors que je n'avais que quelques semaines, je fus recueilli par mon prédécesseur. Je n'avais pour moi qu'une bague, que je porte toujours, et mon nom. J'ai été élevé au sein du Temple. De nombreux Lunes Rouges ont la même origine : enfants abandonnés ou orphelins. Cela renforce un peu plus nos liens. Nous ne savons pas d'où nous venons mais nous savons où nous allons et ce que nous avons autour de nous.

Le dragon hocha doucement la tête. Les orphelins en bas âge n'avaient que très peu d'options lorsqu'ils perdaient leurs parents. L'une d'elle était de rejoindre le personnel du palais impérial, et ce, si on les laissait entrer dans les lieux, l'adoption était toujours sur la liste et ensuite il y avait l'armée. Évidemment, tout individus, petits et grands avaient l'opportunité de trouver un emploi honnête et sous la bonne garde d'une personne bienveillante, mais cela était plus rare que les options mentionnées plus tôt.

-Je pense que dernière l'abandon d'un enfant se cache toujours une raison, qu'elle soit vertueuse ou pas, cela est un mystère, répondit courtoisement le fils des cieux avec un sourire emplit de compassion, mais on vous a offert un toit, de la nourriture et une profession, vous devez en remercier les dieux. Les évènements qui constituent notre vie ne surviennent jamais sans raison valable.

À la suite de cela, une silhouette apparut dans la tente. Liu Ma reconnut aussitôt le capitaine du commandeur. Un homme diligent et fiable, car celui-ci avait bien obéis aux ordres du souverain quant à l'heure de son retour. Son expression reprit son impériale impassibilité et il se redressa sur son modeste siège. Chen Po, de son côté, trépignait sur place. Le pauvre, il était toujours là à s'inquiéter pour son bien-être ou de ses responsabilités. Le dragon savait fort bien que son eunuque n'avait pas apprécié qu'il permette à des soldats d'une autre nation parcourir librement ses terres. Toutefois, celui qui n'entre pas dans la cage du titre ne pouvait être en mesure de caresser son petit.

Entre temps, le capitaine leur fit un rapport détaillé de la situation et de se qu'ils avaient appris concernant ses mystérieux cavaliers. Apparemment, ceux-ci avaient la possibilité de devenir une troupe hostile aux siennes. Si un combat devait avoir lieu, Liu Ma savait qu'il y aurait des pertes, mais il n'avait pas peur d'une bande de bandits aussi nombreux furent-ils.

-Ils doivent rallier d'autres hommes, il se prépare une grosse opération. Cela ne m'étonnerait qu'à moitié que votre personne soit potentiellement visée votre Majesté, l'informa ensuite Dang Na.

Liu Ma ne fut pas impressionné. En fait, il esquissa un sourire relativement narquois, une expression qui fit augmenter le niveau d'inquiétude de son eunuque qui avait froncé des sourcils. Quand l'empereur sourit bêtement comme ça, c'est qu'il avait une idée derrière la tête et celle-ci mettait souvent sa santé en danger ou la sienne à l'épreuve. Il secoua doucement la tête, tentant silencieusement de convaincre son maître de penser à autre chose de ce à quoi il devait penser présentement.

-Un empereur ne peut plus sortir de chez lui sans se retrouver en présence d'un quelconque danger, soupira le fils des cieux avec une désinvolture surprenante. Il y a seulement un souci avec ce que vous racontez, capitaine Dang Na, il prit une pause afin de prendre une gorgée de son modeste vin de soldat, ma sortie était un secret et j'ai quitté le palais comme un simple aristocrate et bien que cela m'afflige parfois, peu de gens connaissent véritablement le visage de l'empereur. À moins que ces bandits ne soient bien renseignés, je ne crois pas être leur première cible dans ce cas-ci, mais tout est possible.

Liu Ma redressa plus confortablement son échine sur le tabouret avant de se pencher sur la table sur laquelle il déposa ses coudes. Il posa ensuite son menton sur ses mains liées et prit un moment pour réfléchir à la situation.

-Il est commun chez les bandits de s'attaquer à des camps militaires afin de s'approvisionner en vivres, en armes et armures, mais on parle de criminels hostiles contre une armée loyale et sévèrement entraînée, cela serait de la folie de s'attaquer à notre campement, à moins que, comme vous l'avait spécifié, ils rejoignent un groupe encore plus large qui serait suffisant pour nous prendre par surprise. Il fronça des sourcils, peu certain de la démarche à suivre. Il ne cru pas bon de demander l'avis de Chen Po, celui-ci proposerait certainement qu'il quitte le campement aussitôt et laisse son armée se charger de ce fléau. Ce qui m'intrigue, c'est la raison pour laquelle autant de bandits voudraient s'allier, déjà, une cinquantaine d'entre eux est déjà beaucoup, ils doivent avoir un bon chef pour être aussi bien organisés.

Il réfléchissait à voix haute, certes, mais il fallait bien partager ses propres informations avec ses compagnons. Le dragon se tourna vers son eunuque qui sursauta à la suite de son mouvement soudain. Il baissa aussitôt docilement la tête, inclinant sa colonne, les mains dissimulées dans les manches amples de sa tenue de voyage.

-Chen Po, rends toi aux généraux en charge et demande leur de doubler la garde à partir de maintenant, ordonna l'empereur avec un calme olympien, s'ils posent des questions, dis que nous possédons des informations indiquant qu'une présence hostile pourrait s'en prendre à notre campement.

Le fils des dieux reporta ensuite son regard sur le commandeur.

-Que conseillez-vous, commandeur? s'enquit-il avec un sourire complice. Nous pouvons nous reposer et débuter des poursuites dès l'aube, ou alors nous attendons de voir s'ils comptent réellement s'en prendre à ce campement militaire.  À moins que vous n'aviez une meilleure idée?

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Suno Uji

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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Lun 26 Jan - 16:52


Un empereur ne peut plus sortir de chez lui sans se retrouver en présence d'un quelconque danger. Il y a seulement un souci avec ce que vous racontez, capitaine Dang Na, ma sortie était un secret et j'ai quitté le palais comme un simple aristocrate et bien que cela m'afflige parfois, peu de gens connaissent véritablement le visage de l'empereur. À moins que ces bandits ne soient bien renseignés, je ne crois pas être leur première cible dans ce cas-ci, mais tout est possible.


Suno hocha la tête, oui cela semblait pertinent mais des espions auraient peut être pu les renseigner. Non , non effectivement cela ne devait pas être ça. La proposition de l'empereur semblait pertinente mais il est vrai qu'ils devaient disposer d'un forte personnalité à leur tête afin de pouvoir les canaliser. Voilà qui promettait d'être intéressant.
D'un côté, il ne pouvait s'empêcher de penser à une certaine personne qui pourrait avoir l'ambition et les moyens de faire cela, toutefois le Commandeur se garda d'en faire la remarque car celle-ci soulèverait trop de questions.

-Chen Po, rends toi aux généraux en charge et demande leur de doubler la garde à partir de maintenant, s'ils posent des questions, dis que nous possédons des informations indiquant qu'une présence hostile pourrait s'en prendre à notre campement. 
Que conseillez-vous, commandeur?  Nous pouvons nous reposer et débuter des poursuites dès l'aube, ou alors nous attendons de voir s'ils comptent réellement s'en prendre à ce campement militaire.  À moins que vous n'aviez une meilleure idée?


Suno appuyait sa tête sur ses mains, ça l'aidait à réfléchir. Oui, ils pouvaient attendre mais alors ils seraient défavorisés car n'ayant pas l'avantage de la surprise ou de l'initiative. Certes ils savaient qu'une menace planait mais ne pouvaient en deviner la forme. Dang Na et les deux soldats savaient par où ils étaient partit, ils savaient qu'elle était leur direction. Ils allaient forcément s'arrêter pour la nuit. Ils devaient agir .
Il leva la tête puis se redressa et finalement se leva. Il s'inclina devant l'empereur.

Votre Majesté , je préconise de nous mettre en route afin de les retrouver avant qu'ils ne passent la frontière. Le capitaine Dang Na sait vers où ils se dirigent, je demande la permission de bénéficier d'un de vos soldats connaissant la région afin de nous guider plus précisément. Je sollicite aussi de votre Grandeur la possibilité de laisser cette tâche aux Lunes Rouges, cela afin de vous prouver notre loyauté et l'importance que nous attachons à l'accord qui a été conclu entre nos deux nations.
Je sais que cette demande est fort peu cavalière mais votre Majesté est à même de la comprendre j'en suis sur. Si vous désirez nous adjoindre une troupe afin de surveiller nos agissements afin que vous soyiez sûr qu'ils soient conforme à ma parole, je vous en laisse seul maître. De même, si votre personne veut avoir une idée de nos capacités au combat.


Il s'inclina de nouveau devant l'empereur, de même que Dang Na dont il entendit le bruissement de tissu.
Il ne savait pas si l'empereur allait lui accorder cette confiance mais une chose le fit tout de même sourire alors qu'il regardait le sol, échine courbé. Le visage de l'eunuque qui devait afficher une expression scandalisée.
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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Mar 3 Fév - 21:27


L'empereur posa ses coudes sur la table et lia ses mains ensembles. Il déposa nonchalamment son menton sur ses jointures, le visage dans la vague, les sourcils froncés. Les bandits, en général, étaient des individus relativement vicieux qui volaient leur pain aux honnêtes travailleurs et aux innocents. Ils saccageaient brutalement les fermes et exterminaient tout ce qui s'y trouvaient. Ils pillaient, détruisaient et violaient tout sur leur passage. Il était courant que les survivants étaient mis en cage et vendu en tant qu'esclaves. Il frissonna à la pensée d'un groupe de femmes terrifiés et d'enfants orphelins en attente d'être vendus tel du bétail. Du coin de l'œil, le dragon de Miyong considéra longuement la bague impériale qui trônait fièrement à son doigt. Ce bijou ne quittait jamais sa main, sauf lors de ses baignades. La valeur était inestimable et était la preuve qu'il était l'empereur, un symbole de son pouvoir divin.

Il haussa un sourcil lorsque le commandeur osa finalement prendre la parole. Le fils des cieux l'écouta attentivement avant d'hocher doucement la tête. Chen Po afficha une expression indignée sous ses mots, mais il ne fit aucun commentaire qui aurait pu s'avérer utile à l'empereur de Miyong. Celui-ci était maître de ses décisions et tout ce qui sortait de sa bouche était aussi la volonté des dieux.

-Je ne possède aucun doute quant aux capacités de vos hommes face au combat, déclara finalement l'empereur en redressant fièrement l'échine. À quoi bon avoir un rang supérieur aux soldats normaux de votre pays si vous ne possédez pas de bonnes habilités? On m'a clairement dit que les Lunes Rouges étaient le meilleur que le royaume de Soriyeo peut offrir.

Il harponna sa coupe de vin au passage, puis porta le rebord aux coins de ses lèvres. Il en huma l'odeur modeste et laissa une gorgée glisser longuement sur sa langue. L'empereur avala calmement et soupira. Il réfléchissait aux actions à venir et à leurs conséquences. Une pensée pour la princesse de Soriyeo le submergea au moment ou son regarda croisa celui du commandeur à nouveau. Il lui adressa un sourire complice.

-Je ne vais tout de même pas vous laissez à vos hommes et vous tout le plaisir d'une poursuite, avoua finalement l'empereur au plus grand désarroi de Chen Po qui porta une main à son front, la bouche entrouverte sur une plainte silencieuse. Nous prendrons la route dans une demi-heure accompagné d'une cinquantaine d'hommes. Ces hommes peu vertueux se retrouvent sur mon territoire, il est donc de mon devoir de participer à leur extermination. Le bien de mon peuple passe avant moi. Chen Po, tu nous accompagneras.

L'eunuque impérial leva un doigt en l'air, une protestation pendant à ses lèvres pâles, mais un simple regard de la part de son maître le remit sèchement à sa place et il se contenta d'hocher difficilement la tête, tout penaud. Cependant, il ne manqua de lancer une expression chargée d'éclairs en direction du commandeur des Lunes Rouges. Son insolence dissimulée habilement dans le dos du fils des cieux. Visiblement, ses deux là n'étaient pas fait pour bien s'entendre et pourtant, ils n'étaient peut-être pas si différents les uns des autres, au final.

-Dois-je préparer votre armure, Votre Majesté? s'enquit calmement l'eunuque en baissant la tête.

-L'armure légère suffira, Chen Po, dit-il en ne tournant pas la tête dans sa direction. Veille à ce que j'ai un cheval bien reposé et nourri, car je compte me rendre à ce troupeau malfaisant rapidement. Il avait dit ces derniers mots en levant la tête vers le commandeur des Lunes Rouges. Veillez à vos propres préparations, commandeur Suno Uji. Je doute que cette nuit sera tranquille.


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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Mar 10 Fév - 16:48


Je ne vais tout de même pas vous laissez à vos hommes et vous tout le plaisir d'une poursuite.

A ces paroles, Suno releva la tête et un sourire se dessina sur son visage. Il ne s'était pas trompé, cet homme pensait en soldat avant tout. Il avait au fond de lui cette envie de chasse et sentait cet appel de l'aventure.

Nous prendrons la route dans une demi-heure accompagné d'une cinquantaine d'hommes. Ces hommes peu vertueux se retrouvent sur mon territoire, il est donc de mon devoir de participer à leur extermination. Le bien de mon peuple passe avant moi. Chen Po, tu nous accompagneras. 

Suno s'était alors relevé complètement. Dang Na se relevant avec précautions à son tour. Le Commandeur souriait poliment à l'empereur, il se retenait pour ne pas lancer un grand sourire narquois à cet eunuque qui semblait si peu à l'aise. L'inconvénient avec un eunuque est qu'il est tellement habitué à son confort et ses petites habitudes qu'il se sent perturbé quand celles-ci sont chamboulées. Suno était ravi d'avoir pu provoquer cela envers ce Chen Po.
Ce petit personnage suffisant ne lui inspirait aucune confiance et rien ne le ferait changer d'avis dans l'immédiat. Il pouvait presque voir les éclairs jaillissant de son regard.

-L'armure légère suffira, Chen Po. Veille à ce que j'ai un cheval bien reposé et nourri, car je compte me rendre à ce troupeau malfaisant rapidement. Veillez à vos propres préparations, commandeur Suno Uji. Je doute que cette nuit sera tranquille.

Il en sera fait ainsi votre Majesté.

Il tourna la tête d'un quart de tour vers sa droite, vers le capitaine.

Dang Na ? Réunis les hommes, qu'ils se tiennent prêt.

Ils t'attendent déjà Suno. Les préparatifs sont effectués, comme toujours. Ils attendent de savoir de quoi il retourne et tes instructions mais ils sont prêt à partir et à chevaucher.

Suno sourit, il reconnaissait bien là l'esprit de corps des Lunes Rouges. Les deux soldats étaient retournés vers leurs rangs et avaient renseignés leurs camarades. Oui, effectivement ils devaient l'attendre, il aurait misé sa vie là-dessus. Ces hommes le suivraient en enfer et il leur ouvrirait la voie sans faillir.

Il tourna de nouveau sa tête vers l'empereur et s'inclina prestement avant de tourner les talons. Toutefois, il ne put s'empêcher de jeter un petit regard à l'eunuque. Le regardant, il lui sourit et haussa rapidement les sourcils par deux fois. Puis lui sourit un peu plus franchement avant de partir.
Dang Na sur ses talons, il alla rapidement vers la portion du campement qui leur avait été attribué. Ses hommes étaient tous debout à discuter proche du feu. A son arrivé, ils se turent et le regardèrent. Les jaugeant du regard et sondant leur volonté, Suno leur sourit de bon cœur.

Lunes Rouges ! Cette nuit nous allons montrer aux soldats de Miyong ce que nous valons. Nous allons leur montrer pourquoi nous sommes l'élite du Royaume de Soriyeo. Cette nuit, nous serons les messagers de la mort. A vos armes et à vos montures Soldats, soyez prêt à partir.

A la vie, A la Mort !


A la vie, A la Mort !!!

La devise s'éleva dans le crépuscule, portée par une trentaine de voix. Aucune trace de peur ou d'hésitation. Seul le courage et l'abnégation se lisait dans leurs visages. Il se dispersèrent et furent prêt en moins de 15 minutes. Suno avait complété son armure légère de quelques segments supplémentaires. Il était concentré et déterminé, ses hommes tout autant que lui. Il sella Jinryon qui sentait que l'ambiance était électrique, il sentait que quelque chose se passait.

Il grimpa sur sa monture, ses hommes l'imitèrent et ils se dirigèrent vers les quartiers de l'empereur. Cortège écarlate et silencieux, auquel s'ajoutait le bruit régulier et lent des respirations des montures.
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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Jeu 19 Fév - 5:20

L'eunuque impérial, Chen Po, était en train d'aider l'empereur à lacer les brassards de son armure de cuir lorsqu'ils entendirent du bruit provenant de l'extérieur. Un sourire un peu rêveur ourla les lèvres du fils des cieux pendant que celui-ci complétait sa tenue guerrière en nouant un large ruban derrière sa tête, celui-ci recouvrant efficacement son front. Le surplus de tissu retombait négligemment sur sa nuque.

-Il semblerait que les Lunes Rouges du royaume de Soriyeo soient déjà prêt à l'action, commenta l'empereur qui vérifia si ces chaussures étaient belles et bien attachées correctement à ses pieds. Ne fait pas cette tête, Chen Po, nous reviendrons sains et saufs, le dragon ne tombe pas aussi aisément.

Chen Po fronça des sourcils et leva les yeux en l'air. Son rôle était de s'occuper de l'empereur, d'être son messager et son meilleur ami, en quelque sorte, il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour sa santé et son bien-être. De plus, il tenait égoïstement à sa propre tête et suivre le fils des cieux sur le champ de bataille ne le rassurait guère au sujet de sa propre santé. Il était déjà énormément sous pression avec tout les soucis du palais impérial qui tombaient lourdement sur ses frêles épaules. Et cela, sans nommer les mesquineries et les méchancetés des officiers imbéciles qui considéraient les eunuques comme des sous-hommes si pas hommes du tout.

Le fidèle serviteur se massa les tempes et épongea la nerveuse sueur qui perlait sur son front du revers de la main. Son manque d'attribut masculin ne faisait pas lui moins qu'un homme possédant tout ses morceaux!

Il délaissa l'empereur pendant quelques secondes afin d'aller chercher son épée, son arc et ses flèches bien taillées. Il commença par lui tendre son épée qui était dissimulée habilement dans un fourreau magnifiquement. Le dragon passa celle-ci à sa ceinture, puis rangea ses poignards bien aiguisés à quelques endroits stratégiques sur son armure. Il passa ensuite son carquois par-dessus son épaule et prit son arc en main. Même si l'idée d'un combat à venir déplaisait à Chen Po, il devait admettre que son empereur, un ancien soldat, avait fier allure dans une armure et que ses connaissances au sujet de l'art de la guerre et du combat dépassaient celles de plusieurs officiers importants dans l'armée.

Peu après, l'empereur de Miyong, paré de son armures et ses armes de prédilection, sorti de sous sa tente, puis attendit que l'un de ses soldats se dirige vers lui avec son cheval. Il lui tendit les rênes et le fils des cieux ne perdit pas de temps pour grimper sur la selle. Derrière lui se tenait un Chen Po qui enfourcha maladroitement sa monture.

Le regard de l'empereur croisa celui du commandeur des Lunes Rouges, puis celui-ci ordonna à sa monture de s'avancer et se poser à côté de celui-ci.

-J'imagine que nous suivrons vos éclaireurs, fit remarqué calmement l'empereur avant d'entendre une vingtaine de ses propres soldats arriver derrière lui, bien placés sur leurs chevaux. Tous affichaient une fière expression pour être autoriser à chevaucher aux côtés de l'empereur pour cette mission de dernière minute. N'attendons pas plus longtemps, il ne faudrait pas que nos amis nous fausse compagnie, n'est-ce pas?

Les portes du campements s'ouvrirent et la troupe de cavaliers reprirent la route, les éclaireurs de Soriyeo en premier rang aux côtés du commandeur et du fils des cieux.

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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Mer 18 Mar - 14:07


-J'imagine que nous suivrons vos éclaireurs,.N'attendons pas plus longtemps, il ne faudrait pas que nos amis nous fausse compagnie, n'est-ce pas? 


Suno acquiesça et sourit à cette remarque, il ne savait pas si l'empereur allait le voir ou non. Le Commandeur regarda les hommes ayant accompagné Dang Na, ces derniers comprirent le message et prirent la tête de la petite troupe.Leurs montures se déplaçaient prestement et avec grâce, comme si elles connaissaient parfaitement le chemin qu'elles empruntaient.
Dang Na resta un peu en retrait puis il passa également en avant afin de compléter le dispositif. Un des soldats aiguillonna alors son cheval et partit au galop.

Suno jeta un œil à l'empereur. Il ne manifestait pas de signes de questionnement ou de non confiance, ce qui était des plus agréable. En règle général, les souverains ainsi que les soldats hauts gradés avaient horreur de se laisser « dicter leur conduite » sur un terrain qu'ils avaient eux même pratiqué.
Ici, sa Majesté faisait preuve d'un certain détachement et se laissait guider. Suno sourit.

La troupe avançait tranquillement sous le clair de lune, le rythme de la chevauchée avait augmentée depuis une heure, les chevaux piaffaient d'impatience, ils sentaient le petit frisson qui parcouraient les corps de leurs cavaliers au fur et à mesure de leur avancé.

Dang Na était revenu vers lui afin de lui faire un compte rendu, ils avaient dépassé depuis longtemps le point où ils avaient rebroussé chemin la première fois. Le cavalier partit en avant laissait des traces au fur et à mesure de progression, des traces que seul un Lune Rouge pouvait reconnaître et identifier.

Votre majesté, il semblerait que nous ne soyons plus très loin de ces hommes. Les indicateurs se rapprochent. Il est fort probable qu'ils se soient arrêté pour la nuit, ce ne sont pas des surhommes. Nous pourrons ainsi les surprendre dans leur sommeil. Une opération nette, précise, concise.

Ils continuèrent pendant encore une vingtaine de minutes quand un sifflement se fit entendre. Dang Na et le soldat bifurquèrent alors brusquement et augmentèrent le rythme de leur chevauché.

Majesté, nous sommes proche. Passez au galop.

Suno, après ces mots, partit au galop et Jinryon était heureux, il pouvait le sentir, de pouvoir enfin se dérouiller les pattes. La troupe entière partit au même rythme. Le soldat partit en avance les attendaient sur le chemin et accéléra afin de rester devant.
Après un temps assez court, il leva le bras, signifiant ainsi le ralentissement. Il s'arrêta un peu en avant du sommet de la butte et mit pied à terre. Dang Na et le second soldat firent de même et le suivirent. Ils se mirent à plat ventre et discutèrent quelques temps.

Suno avait également mit pied à terre et caressait Jinryon. Il regarda l'eunuque et ne put s'empêcher de sourire, le pauvre homme avait l'air peu à l'aise ici bas. Dang Na revint vers lui. Suno alla vers l'empereur afin qu'il entende.

Le campement est juste en bas de la colline, quelques sentinelles mais rien de bien exceptionnel. Ils ne s'attendent pas à être suivi. Cela ne peut que nous faciliter la tâche. Nous pouvons nous approcher assez prêt à couvert en passant par le flanc droit. Pour un maximum de discrétion, je préconise d'entourer les sabots de nos chevaux avec du tissu. Cela réduira notre impact sonore.

Suno acquiesça, c'était une bonne idée qui leur donnerait un avantage prolongé.

Il laissa Dang Na avec l'empereur et alla à son tour à la colline. Il rampa et regarda à son tour la configuration du terrain et vit le campement. Faiblement éclairé, cinq sentinelles visibles, plusieurs tentes disposées de façon grossières. Non, visiblement ils ne s'attendaient pas à se faire surprendre ce soir.

*Parfait *

Les deux soldats le regardaient, il hocha doucement la tête et ils repartirent doucement, sans se redresser. Ils redescendirent la colline jusqu'à l'empereur.

L'attaque semble aisée mais ce n'est pas pour autant qu'il faut les sous-estimer ou prendre des risques inconsidérés. Je pense que camoufler notre bruit en couvrant les sabots de nos chevaux est une bonne chose. Nous lancerons l'attaque à partir de leur flanc droit, le couvert de la végétation nous assurera une protection supplémentaire. Un petit groupe se lancera du côté gauche. Un cours d'eau se situe à une dizaine de mètres, les quelques hommes de ce petit groupe attendrons ici, les fuyards s'y dirigeront et ne pourront pas l'éviter.
Une fois les fuyards éliminés, séparation en deux unités qui feront le tour du périmètre afin d'empêcher toute fuite. Le premier groupe après le premier passage au sein du camp refera un second passage et une moitié mettra pied à terre afin de s'occuper des survivants. Essayons d'en garder quelques uns vivants, de préférence les meneurs.
Votre majesté, je suggère que vos hommes restent en retrait, en appui au cas où cela tournerait mal. Un groupe sur cette colline pouvant nous rejoindre à tout moment. Un autre groupe dans les bois et un autre derrière le cours d'eau.
Pour votre personne, je ne saurais vous recommander de ne pas participer à l'attaque mais je sais pertinemment qu'en tant qu'ancien soldat vous ne pourrez rester en simple spectateur. Je me trompe ?
Toutefois, il serait sage que deux ou trois de vos hommes soient à vos côtés durant l'assaut. Peut être que Chen Po pourrait également veiller sur votre personne ?


Suno sourit aimablement en regardant l'eunuque à cette réplique.
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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Ven 20 Mar - 0:13


La troupe d'hommes se mit finalement en route, les éclaireurs chanceux se trouvaient à la tête du groupe, tandis que l'empereur restait auprès du commandeur des Lunes Rouges aussitôt suivit par un Chen Po qui boudait et crispait ses mains sur les rênes de sa monture, la tête rentrée dans ses épaules et le dos rebondie. Son eunuque ressemblait fortement à une timide tortue, mais le fils des cieux ne le lui fit pas remarquer. Le rôle d'un serviteur était bien de suivre son maître vers le meilleur et vers le pire. Et d'après son expérience sur les champs de bataille, l'empereur pouvait clamer clairement que combattre une bande de bandits était loin d'être le plus pire.

-L'organisation de vos troupes est très admirable, Commandeur, commenta l'empereur qui tourna la tête pour considérer la file derrière eux avant de reporter son attention à ce qui se trouvait devant eux. La discipline de vos hommes est impeccable également.

Mentalement, le fils des cieux prenait des notes sur les troupes nobles de son voisin, le royaume de Soriyeo. Il avait bonne mémoire et une fois de retour à son palais, il ferait certain d'envoyer un message de félicitations au roi. Songer à ce seigneur lui ramena en mémoire le visage angélique de sa céleste renarde et il dû secouer hâtivement sa tête pour la retirer de ses pensées, pas que cela lui déplaisait, il y avait simplement un temps et un moment pour tout et présentement, le sourire de la princesse royale ne devait surtout pas le distraire. Quelque chose lui disait qu'elle ne lui pardonnerait pas s'il osait se prendre une nouvelle cicatrice  indirectement par sa faute.

-Votre majesté, il semblerait que nous ne soyons plus très loin de ces hommes. Les indicateurs se rapprochent. Il est fort probable qu'ils se soient arrêté pour la nuit, ce ne sont pas des surhommes. Nous pourrons ainsi les surprendre dans leur sommeil. Une opération nette, précise, concise.

L'empereur releva la tête et ses yeux perçants purent discerner dans la pénombre des traces de pas sur le sol sur lequel ils trottaient. Effectivement, de larges groupes étaient déjà passés par ici.

-Majesté, nous sommes proche. Passez au galop.

Pendant que Chen Po s'indignait de la façon dont s'adressant ce serviteur au fils des cieux, l'empereur se contenta d'ordonner sa monture à passer à une vitesse supérieure. Sa monture ne se plaignit pas et accéléra sous la demande de son fier cavalier. Le vent secoua sa crinière alors qu'il s'engouffrait dans le sillage des éclaireurs. Peu de temps après, le groupe s'arrêta une fois que les éclaireurs eurent pris une pause. Ils laissèrent leur monture derrière et se dirigèrent vers une butte.

L'eunuque foudroya le commandeur des Lunes Rouges du regard. Il n'appréciait pas du tout le petit sourire moqueur qui se dirigeait dans sa direction. Il leva fièrement le menton et se détourna, le nez en l'air et fourra ses mains tremblantes dans ses affaires, c'est-à-dire les sacs que portait sa monture pour se faire croire qu'il était occuper à autre chose que de craindre pour sa misérable vie.

Du côté de l'empereur, celui-ci s'était affairer à vérifier la constitution de son cheval pour vérifier que tout était normal. Alors qu'il examinait patiemment l'encolure, il entendit le pas mesuré du commandeur et celui de son assistant et tourna la tête vers celui-ci pour écouter se qu'il avait à dire. Le dragon réfléchit un moment à ses mots, cherchant à trouver une faille qui ne lui vint pas. Réduire le bruits des sabots de leurs montures était une excellente idée et ils pouvaient éteindre leurs torches pour se dissimuler dans l'obscurité jusqu'à une certaine distance du campement. Les étoiles et la demi astre lunaire qui trônaient au-dessus de leurs têtes éclaireraient davantage le chemin. Perplexe, il emprisonna son menton entre son index et son pouce et ferma les yeux un moment. Il ne les rouvrit qu'au moment ou Suno Uji s'adressait à nouveau à lui.

-En effet, Commandeur, je fus déjà soldat et en tant que père de la nation, je ne peux rester derrière alors que ces bandits qui ont osé s'en prendre à mon peuple courent toujours mes prairies, répondit l'empereur en libérant son menton et en redressant royalement l'échine. Il ne pu empêcher un sourire narquois de prendre possession de ses lèvres en apercevant l'expression effarouchée de son eunuque impérial qui foudroyait le citoyen de Soriyeo du regard. Ne vous en faites pas, Chen Po me suivrait jusqu'aux tréfonds des enfers, n'est-ce pas?

-Évidemment, Votre Majesté! s'exclama le pauvre serviteur dont les épaules s'affaissèrent lourdement sous le fardeau à venir.

Toujours aussi pensif, l'empereur prit un moment avant de reprendre la parole.

-Il y a une chose qui m'inquiète, cependant, Commandeur, admit le fils des cieux en arpentant du regard les troupes qui se trouvaient un peu plus loin d'un regard inquiet. Ce genre de bandits de chemins ont tendance à capturer des gens du peuple, que cela soit en tant qu'otages ou pour les vendre en tant qu'esclaves ou d'autre atrocités, il pensa vaguement au sort que l'on réservait souvent aux femmes et frémit d'horreur, en ce sens, je souhaiterais que notre attaque soit rapide et que l'on trouve rapidement ces possibles captifs.

Chen Po hocha doucement la tête. En effet, il était tout à fait plausible de tomber sur des captifs du peuple dans ce genre de campement. Et cela était encore plus possible sachant que ces bandits semblaient être drôlement bien organisé.

-Je m'occuperai de traverser le campement et me faire un chemin jusqu'à de possibles captifs. Habituellement, dans cette situation, on les place au centre du campement, Chen Po et deux de mes hommes m'accompagneront dans cette tâche pendant que le reste mettra la pagaille dans les rangs ennemis. Il sourit au commandeur. Veillez à ce que les préparations nécessaires soient faites et que vos hommes soient près dans une dizaine de minutes. À ce moment-là, nous descendrons sous le couvert de la nuit et de la végétation et respecterons les directives de votre stratégie.

Sous les nouveaux ordres, tous exécutèrent les diverses consignes. Bientôt, les sabots des cavaliers qui se jetteraient dans la mêlée furent bandés efficacement et on se prépara pour la descente vers l'ennemi.

Chen Po, de son côté, observa de son perchoir le campement faiblement éclairé que pria silencieusement avant de dédié à Sa Majesté:

-Que les dieux vous préserve, votre Majesté, souffla-t-il dans son dos.

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Suno Uji

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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Mar 7 Avr - 16:20


-En effet, Commandeur, je fus déjà soldat et en tant que père de la nation, je ne peux rester derrière alors que ces bandits qui ont osé s'en prendre à mon peuple courent toujours mes prairies. Ne vous en faites pas, Chen Po me suivrait jusqu'aux tréfonds des enfers, n'est-ce pas?

-Évidemment, Votre Majesté!

A l'expression qu'affichait l'eunuque, Suno était persuadé qu'il aurait échangé sa place pour peu de choses. Toutefois, son devoir lui commandait de rester auprès de son Maître et en cela il s’acquittait de sa tâche avec courage, ce que devait lui reconnaître le Commandeur.

-Il y a une chose qui m'inquiète, cependant, Commandeur. Ce genre de bandits de chemins ont tendance à capturer des gens du peuple, que cela soit en tant qu'otages ou pour les vendre en tant qu'esclaves ou d'autre atrocités,  en ce sens, je souhaiterais que notre attaque soit rapide et que l'on trouve rapidement ces possibles captifs. 
-Je m'occuperai de traverser le campement et me faire un chemin jusqu'à de possibles captifs. Habituellement, dans cette situation, on les place au centre du campement, Chen Po et deux de mes hommes m'accompagneront dans cette tâche pendant que le reste mettra la pagaille dans les rangs ennemis.  Veillez à ce que les préparations nécessaires soient faites et que vos hommes soient près dans une dizaine de minutes. À ce moment-là, nous descendrons sous le couvert de la nuit et de la végétation et respecterons les directives de votre stratégie. 


Dix minutes ? Il n'en faudra pas autant votre majesté. Mes hommes sont dors et déjà en train de préparer leurs montures. Sitôt cela fait, je donnerai mes ordres et le mouvement commencera. Je donnerais également pour consigne d'ouvrir l'oeil sur le fait que vous venez de m'exposer. Il est vrai que cela pourrait être le cas.

Sur ce, la discussion terminée il alla voir Dang Na et ses hommes afin de leur exposer rapidement les nouvelles données possibles. La plus grand prudence était de mise et il fallait faire attention. Le plus important était de bloquer la réaction ennemi le plus rapidement ou du moins la ralentir, pour cela l'usage d'archers montés était très utile. Heureusement que les Lunes Rouges étaient entraînés au maniement de nombreux type d'armes.

Suno alla jusqu'à sa monture et enveloppa ses sabots. Lui flattant l'encolure, il lui parla à voix basse. Des prières appris dans sa jeunesse, des formules aux vertus apaisantes. Il l'enfourcha et vit ses hommes faire de même. Ils étaient fin prêt, l'élite de Soriyeo était prête à combattre.
Il prit la tête du groupe qui formerait la première vague d'assaut. Dang Na serait à la tête du groupe tenant la rivière. L'empereur le suivait et attendait avec trois de ses hommes et Chen Po sous le couvert des arbres.
Un sifflement se fit entendre puis un hululement. Dang Na et ses hommes étaient en place. Suno fit un signe de tête et ses hommes prirent leurs arcs et attendirent, en nouant les rênes de leurs chevaux autour du pommeau de leur selle. L’entraînement était la clé de la réussite de l'archerie montée, il avait été poussé pour ces hommes. Cela allait se vérifier.

Suno lança Jinryon et la troupe suivit à sa suite. Le martèlement des sabots était atténué par le tissu, cela était un soulagement. Ils se rapprochaient rapidement du campement et plusieurs sifflements se firent entendre. Les silhouettes que l'on avait pu observer à proximité du camp, guettant un éventuel assaillant s’effondrèrent.
Un homme sortit d'une des tentes, pour quelle raison, cela nul ne le saurait. Il s'effondra peu de temps après, une flèche lui transperçant la poitrine.
Un cri retentit, une clameur naquit, des lumières s'allumèrent . Le camp prenait vie afin d’accueillir la mort.

Des hommes sortirent des tentes, Suno avisa le premier et abattit la lame de son Dao sur lui. En une gerbe de sang l'homme quitta cette terre sans savoir qui lui avait ôté la vie. Les flèches fusaient et faisaient mouche quasiment à chaque coup. La traversée fut rapide et se séparant en deux unités, ils firent demi-tour et se rejoignirent pour un second passage. D'autres cris s'élevaient, venant de la rivière, Dang Na et le reste des Lunes Rouges n'étaient pas en reste.
Parvenu au milieu du campement, Suno sauta à bas de sa monture, laissant Jinryon regagner la sécurité de la bordure du campement et attendit un adversaire. Un premier se présenta et le Commandeur fit alors danser sa lame, offrant les corps et les âmes de ces bandits en offrandes au dieux de la Mort et de la Guerre.

D'autres Lunes Rouges l'imitèrent, et là sous l'éclatante clarté de la pleine lune, exécutant une danse macabre, les soldats de Soriyeo méritaient pleinement leur nom.
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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Lun 13 Avr - 22:56


Oui, cela pouvait être le cas, effectivement. Les otages, surtout les plus riches, étaient des ressources importantes pour ce genre de bandits. Plus ils étaient importants, plus ils valaient de l'argent facile. Et ce genre de groupes d'individus adoraient également semer la terreur partout où ils passaient. Il était temps de les remettre à leur place. Certains perdraient la vie en cette fraîche soirée, mais cela était pour le bien commun de tous.

Une fois sa conversation terminée avec son allié de Soriyeo, l'empereur s'éloigna de la foule et s'occupa lui-même de son cheval. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas pris l'épée. La dernière fois revenait à son altercation avec des assassins dans les jardins impériaux. Il s'était difficilement débrouillé contre plusieurs de ses assaillants, puis sa céleste renarde s'était jetée dans la mêlée, dévoilant ses dons et son mystère inavoué aux yeux du dragon de Miyong. Il aurait pu être choqué, renié son existence et la renvoyer chez elle par horreur de sa race, mais il s'était contenté de prendre son corps frêle dans ses bras, causant tout un émoi chez le personnel du palais.

Il se souvint de son corps soudainement si frêle, pesant dans ses bras incertains. À la suite de cette étreinte imprévue, ses bras avaient souffert, nullement car la dame de Soriyeo était trop lourde, mais qu'il ne su point comment la tenir et la serrait ainsi trop fort. Au travers de sa soie blanche, il avait détecté la chaleur de sa peau.

Sous cette pensée embarrassante, l'empereur secoua vivement la tête et se sermonna. Un guerrier tel que lui devait avoir les idées claires et vides de distractions futiles avant un combat. Afin de songer à autre chose, l'empereur saisit les morceaux de tissus offert par Chen Po et se pencha pour enrober les sabots de sa monture avant d'enfourcher celle-ci avec hâte. Il pouvait déjà sentir l'adrénaline qui circulait dans ses veines et projetait une nouvelle énergie vivifiante.

Le fils des cieux vérifia que son épée était fixée correctement en place ainsi que son arc et son carquois. Il demeurait en forme, même après tant d'années hors des champs de bataille, mais il y avait une différence entre décocher une flèche sur un cible inerte que des hommes courant dans tout les sens, et ce, en sachant faire la différence entre ces ennemis et ces alliés. Le dragon n'avait pointe de crainte quant à cela, ses hommes et les soldats de Soriyeo étaient parfaitement distinctifs du reste. Après cette dernière réflexion, il rejoignit le commandeur des Lunes Rouges. Ce soir, il y allait avoir du sang, mais cela était pour de bonnes raisons.

Quelques minutes plus tard, l'empereur de Miyong se retrouvait sur la plaine, chevauchant aux côtés du commandeur des Lunes Rouges, de ses soldats et ses propres hommes. Ou plutôt, il s'agissait de son escorte parmi des troupes qui auraient pu aisément se retourner contre lui. Rien ne lui disait de faire confiance ou craindre les soldats de son allié, le roi de Soriyeo, mais il restait effectivement prudent. Quant à Chen Po, il tremblait sur sa selle, appréhendant le moment où les lames débuteraient leur musique sanglante.


Les sentinelles s'effondrèrent sous quelques flèches et les curieux qui osaient mettre le nez hors de leur tente tombèrent aussitôt par la suite. Les cris de guerre tonnèrent et l'empereur fonça dans les rangs éparpillés, décochant des flèches aux malchanceux qui osaient se mettre sur sa route. Lorsque son carquois fut finalement vide, il fonça davantage aux travers des ennemis, brandissant son épée finement aiguisée et il faucha son chemin. Le sang gicla et macula sa main serrée autour de son pommeau. En un mouvement habile du poignet, le dragon d'or de Miyong ouvrit la gorge d'un courageux assaillant qui tenta de se jeter sur son cheval.

Citation :
Lancé de dé.
Réussite. L'empereur évite l'obstacle.
Échec. L'empereur ne peut éviter l'obstacle à temps et se retrouve par terre, sonné.

Alors qu'il traversait à une surprenante vitesse les rangs ennemis, l'empereur ne remarqua pas le piège qui s'était préparé un peu plus loin. Alors qu'il fonçait à vive allure, vers ce qu'il désignait être le centre du campement, une forme robuste se manifesta à quelques mètres de lui. Sa fidèle monture eut brièvement le temps de ralentir avec que son visage ne se prenne la dureté d'une poutre de bois en plein visage. C'est avec une grâce inexistante que le fils des cieux tomba de son cheval et roula deux ou trois mètres dans la poussière. Son épée s'envola dans la direction opposée et une torche manqua de lui brûler le visage en s'effondrant tout près. Légèrement sonné par le choc, Sun Liu Ma leva aussitôt la tête. Trois bandits s'approchaient dangereusement de lui, un sourire  satisfait à leurs lèvres.

L'empereur joua l'homme face à la mort et posa discrètement sa main sa main sous la torche qui flamboyait encore sur le sol meuble. Il passa une main sur sa tempe droit, un filet de sang s'en écoulait. Ils avaient bien réussi leur coup, prévenir ainsi sa course et le blesser ainsi. On ne blessait pas l'empereur, on ne faisait pas de mal au corps sacré d'un dragon. Ces mots se seraient échapper de la bouche de Chen Po si celui-ci avait été d'humeur à sermonner ses prétentieux brigands de grands chemins. Un sourire narquois, frôlant le sadisme, ourla les lèvres de l'empereur alors qu'il attendait qu'ils portent les premiers coups.

Le plus courageux d'autre eux s'avança sans prudence et lorsqu'il leva son épée pour finir le travail, il fut surprit de voir le fils des cieux se redresser précipitamment et brandir la torche vers ses yeux. Les mains sur son visage, le malheureux tituba et s'effondra durement par terre sous les yeux effarés de ses collègues de crimes. Les deux hommes tentèrent de se jeter sur l'homme armé d'une torche, mais leur élan fut immédiatement arrêté par une attaque provenant de derrière eux. Ils tombèrent douloureusement à genoux avant de leur visage ne prennent contact avec la terre ensanglantée. Dans l'ombre des bandits se tenait Chen Po, curieusement stoïque. L'eunuque s'approcha ensuite d'un pas hâtif, puis reprit les deux dagues qu'il avait lancé dans le dos des mécréants. Qu'était-ce cela? L'eunuque tremblant qu'on aurait pu prendre pour un froussard était en fait capable de tuer aussi facilement, et ce, sans broncher. Il y avait bien des mystères que ces étrangers de Soriyeo ne savaient pas sur l'entourage de l'empereur.

-Beau travail, Chen Po! s'exclama l'empereur qui essuya le sang ruisselant de son front sous le regard choqué de l'eunuque qui se serait précipité pour éponger la plaie immédiatement en d'autre circonstances. Les yeux du dragon de Miyong s'agrandirent d'horreur lorsqu'il fit un bandit courir vers Chen Po, l'épée tendue dans sa direction. Derrière toi!

Le serviteur, étonnamment très calme, se tourna vivement et accueillit son assaillant avec un coup de pied magistral en pleine gorge en poussant un cri de guerre ridiculement aigu. Il décocha ensuite un sourire complice vers Sa Majesté.

-À votre service, votre Majesté! s'écria l'eunuque impérial avec une expression drôlement satisfaite avant d'achever l'imbécile qui se tordait de douleur par terre d'un coup de dague bien visé dans la poitrine.

-Des nouvelles du côté du commandeur des Lunes Rouges? s'enquit l'empereur qui ne semblait pas plus inquiet que nécessaire, ayant confiance en les habilités du soldat.

-Votre Majesté, le commandeur est descendu de son cheval et combat présentement dans les premiers rangs, un brave homme! Il devrait rejoindre le centre sous peu!

À la suite de cette information, l'empereur alla récupéré son épée qui traînait toujours un peu plus loin, puis avança au travers des tentes, jetant des coups dans celles-ci à la recherche d'éventuels otages. Un peu loin, un cri particulièrement féminin tonna et il su qu'il était sur la bonne route. Le cri retentit à nouveau et il accéléra le pas, Chen Po surveillant habilement ses arrières comme toujours.

Les deux hommes débouchèrent finalement dans un espace ouvert. L'empereur leva un regard horrifié vers le groupe de personnes en haillons et sans chaussures qui étaient tous assis dans une cage montée à la va-vite. Un homme tirait une femme, ou plutôt une dame, par la qualité de ses vêtements, par les cheveux et l'obligeait à le suivre en la tirant par les cheveux. La dame se défendit du mieux qu'elle le pu, allant même jusqu'à mordre la chair du salaud qui osait la malmenée ainsi. Elle tira puissamment et en arracha le lobe d'oreille du criminel.

Un filet de sang fendit l'air et l'homme baraqué poussa un cri enragé avant de gifler violemment la garce qui ne se laissait pas faire aussi facilement qu'il ne l'aurait désiré. Il dégaina une dague et s'apprêta à lacérer la dame, mais un geste de l'empereur et celui-ci ne pu aller plus loin, car Chen Po s'élança avec bravoure et lança l'une de ses dagues qui atteignit sans difficulté le mécréant, laissant la petite foule d'otages pantoise et la dame un peu choquée par la situation.

L'empereur s'approcha dignement des individus et tendit la main vers la dame traînait dans la boue. Sur son visage trônait une expression sidérée ainsi que courageuse. «Les dieux sourient lorsqu'ils voient de braves femmes, songea le fils des cieux. »

-Ne vous approchez pas de moi, sauvages! hurla la dame qui se leva d'elle-même. Elle se jeta sur le cadavre de l'homme qui l'avait malmené précédemment et retira férocement la dague de son dos maculé de sang. Armée, elle leva sa main tremblante vers l'empereur, ne s'imaginant pas du tout vers qui elle pouvait bien pointer sa lame. Je ne suis qu'une femme, mais si je quitte ce monde, je vous emporterai avec moi, que les dieux en soient témoins! promit-elle solennellement en faisant mine de projeter la dague vers le torse de l'empereur. Le sang qui pendait à ses lèvres après avoir amputé le bandit de son lobe d'oreille témoignait du sérieux de sa promesse.

Chen Po se déplaça vers un angle différent, sa lame prête à être lancée en cas de nécessité, mais l'empereur leva la main, faisant signe de rester au repos.

-Nous ne sommes pas des bandits, tonna finalement l'empereur en s'adressant à la dame inconnue et aux autres otages qui attendaient dans la cage. Des bruits, résidus du massacre derrière lui, se firent entendre dans son dos et firent frémir les pauvres esprits qui ne devaient pas avoir mangé depuis longtemps. Nous sommes ici pour mettre un terme aux agissements de ces brutes et vous délivrez. Quand tout sera plus calme...

-Votre Majesté! hurla Chen Po, désespéré. À Votre droite!

Dans l'ombre, un homme portant un arc s'apprêta à décocher une flèche vers le fils des cieux. Son armure était beaucoup robuste et détaillée que celle des bandits qu'il avait remarqué jusqu'à présent. Ses yeux meurtriers luisaient d'une fierté hors du commun. Il n'y avait aucun doute, il s'agissait bien de ce chef suffisamment intelligent pour réunir autant de bandits dans un seul groupe organisé. Une large cicatrice mal guérie ornait le visage de l'homme et sa mâchoire était encadrée d'une barbe proprement peignée de quelques jours. Son style représentait bien la mode des hommes de la campagne.

Un sourire sadique ourla cruellement les lèvres de l'homme balafré et sa flèche siffla en direction du dragon qui s'était approchée de la dame armée.

Citation :
Lancé de dé

Réussite. L'empereur repousse la dame hors de la trajectoire juste à temps et recule prestement, évitant l'attaque de justesse.
Échec. L'empereur repousse la dame hors de la trajectoire juste à temps et recule prestement, la flèche se plante dans son avant-bras gauche.

L'empereur se projeta vers l'arrière, entendant la flèche sifflée devant lui avant de traverser le tissu d'une tente et se perdre dans le néant. Étrangement calme et détendu, le fils des cieux se tourna ensuite vers son assaillant, sa main reprenant tranquillement possession de son épée. Soudainement, quelques bandits, certainement les derniers à être en vie dans le campement, s'approchaient pour encercler l'espace vide. Les otages se recroquevillèrent aussitôt sur eux-mêmes.

-Joli, commenta le chef balafré en tapant doucement des mains pour féliciter l'empereur après avoir éviter sa flèche. Ce n'était que de la chance, visiblement, mais la chance était aussi une habilité propres aux soldats et aux véritables guerriers. On m'appelle Chang, qui êtes-vous pour venir troubler ainsi mon campement?

Deux bandits attrapèrent aussitôt Chen Po par derrière et l'obligèrent à se mettre à genou. Ils étaient prêts à le décapiter à tout moment. L'eunuque déglutit sous le regard stoïque de l'empereur dont la lueur dans les yeux trahissait son émotion. Il tourna à nouveau la tête vers celui qui se surnommait Chang. Le regard du dragon était froid et celui de Chang était impatient.

-Je suis l'empereur de Miyong, troisième prince impérial de Sa Majesté, Sun Liu Chang, fils des cieux, dragon d'or sur le trône, déclara calmement le concerné. Sa réponse fit se répandre quelques murmures autour de lui parmi les bandits et interloqua les otages qui ne semblaient pas croire à la situation.

À quelques pas de lui, la dame, pointant toujours sa lame tremblante vers lui ne sembla plus quoi faire. Il n'y avait aucune raison pour que l'empereur, le père de sa nation trouve en ces lieux et encore moins de raisons pour qu'ils viennent en aide directement auprès de son peuple. Le dragon avait bien trop de soucis à la capitale.

Un rire gras secoua Chang et cela lui prit une minute avant qu'il ne puisse suffisamment se calmer et essuyer une larme hilare qui pendant à son œil. Cet idiot se prenait-il réellement pour l'empereur?  

-Si vous êtes l'empereur, alors moi, je suis l'impératrice! s'esclaffa Chang aussitôt suivit par les siens complètement ignorant de l'insulte qu'il faisait envers l'empire en évoquant ainsi l'honorable impératrice. Mourrez tel un fou, mais mourrez quand même! Vous avez causer trop de problèmes dans mes affaires, je vais vous tuez ici et maintenant et je prendrai cette femme comme trophée, si belle, ce serait du gâchis de l'échanger pour de l'or.

Sun Liu Ma jeta un œil vers la femme terrifiée qui ne savait plus quoi faire. Il avait bien deviné lorsqu'il avait cru qu'elle venait d'une noble famille. Qu'était-il arrivé pour qu'elle se retrouve dans un endroit pareil, aux mains de pareils personnages? Ce genre de femmes avaient plutôt tendance à rester prudemment chez elles ou alors elles étaient accompagnées d'une bien bonne escorte.

-Encore plus fou est celui qui ne se rend pas compte de l'importante personne en sa présence, répliqua l'empereur qui profitait de la curiosité du chef pour gagner un peu plus de temps. Les Lunes Rouges ne devraient pas tarder à venir dans cette direction. Je n'aime pas jouer avec les preuves, j'ai peu de temps à perdre avec les saletés de votre espèce, dit-il ensuite avant de lever calmement sa main gauche. Il retira son gant, puis dévoila la bague qui décorait si bien sa main. La bague de l'empereur.

Il ne faisait pas cela spécialement pour Chang, mais plutôt pour la dame qui était un peu plus près et qui pouvait admirer le bijou. Son expression passa de l'incrédulité à l'horreur et elle ne échappa la dague qu'il avait retiré du cadavre un peu plus tard. Comment n'avait-elle pas pu deviner la vérité sous ses yeux? Cet homme répondait complètement à la description que les nobles, chanceux d'apercevoir le dragon, se faisaient de lui. Grand, fort, jeune, intelligent et ce cache-œil qui dissimulait une partie de son visage. Elle avait pointé une arme vers le fils des cieux, elle méritait de mourir atrocement.

-V-Votre Majesté! s'écria la jeune femme en tombant à genou et en baissant la tête, les larmes aux yeux et causant tout un émoi parmi les autres otages ainsi que les bandits restants. Plusieurs devinrent incertains quant à leur avenir, mais Chang ne broncha pas. S'il devait mourir, il le ferait avec honneur et il emporterait ce faux empereur avec lui.

Il s'avança prudemment vers Sun Liu Ma, un sourire carnassier aux lèvres.

-Qu'est-ce que cela peut me faire, que vous soyez empereur ou pas? indiqua le chef en dégainant sa lame. Vous allez tout de même mourir, aujourd'hui.

-C'est un péché de brandir votre épée vers moi, déclara l'empereur en haussant les épaules. Mes alliés ne devraient pas tarder, vous avez encore le temps de fuir dans la direction opposée.

En disant cela, un homme se détacha des rangs ennemis et courra dans la direction opposée désignée par l'empereur qui décocha un sourire narquois vers l'imbécile qui pensait fuir aussi facilement. Le bruit d'une branche qui se casse se fit entendre, puis un cri étouffé. Le cadavre du malchanceux tomba hors de l'ombre où il s'était précipité, une expression d'horreur figée sur son visage et du sang s'évadant de sa bouche. De la pénombre sortie ensuite un homme vêtu de l'armure des Lunes Rouges.

-Oh, il semblerait que j'ai menti, mes alliés ne tardaient pas, en fait, avoua le fils des cieux avec un sourire amusé avant de brandir son épée vers Chang. Souhaitez-vous goûter à la justice de mon empire ou mourir ici tel un homme?

-Je t'emporterai avec moi! ragea Chang qui avait délaissé le vouvoiement. Il se projeta ensuite vers le père de la nation en hurlant. Pour lui, il valait mieux mourir ici au cours d'une bataille que pendu sur la place publique de la capitale. Jamais il ne se laisserait faire par un membre de la famille impériale. Jamais!

L'homme se précipita dans sa direction, mais l'empereur était prêt à l'accueillir, lame à la main. Les deux armes s'entrechoquèrent aussitôt et le monarque fut surpris de la force et l'agilité de son assaillant. Il l'avait sous-estimé comme un débutant. Ils échangèrent quelques coups jusqu'à ce que Chang aperçoive une ouverture. Il donna un coup de coude sur le torse de Liu Ma qui tituba de quelques pas. Le lame siffla et frôla sa joue, laissant un fil rouge sur sa chair. L'ancien soldat fit un bond vers l'arrière et s'étonna de voir Chang changer de direction avec une expression cruelle et foncer vers la dame aux lèvres ensanglantée. La pauvre femme hurla alors que l'épée sembla s'abattre vers elle, mais quelque chose arrêta la fatalité de tomber sur elle.

Le dragon empoigna la lame ennemie de sa main droite encore gantée. Quelques gouttes de sang se mirent à perler hors de la faible barrière de tissu. Il forma un poing avec sa main gauche et décocha un coup monstrueux sur le nez du balafré qui chancela, mais revint immédiatement à la charge avec sa main libre. Sa main charnue s'accrocha désespérément au visage de l'empereur et arracha le cache-œil qu'il portait si bien.  

Chen Po retint sa respiration, les otages se turent. Un étonnant silence sembla tomber sur les lieux.

-Votre Majesté! hurla l'eunuque après avoir repris un peu d'air dans ses poumons.

Surpris, l'empereur usa de toute ses forces pour repousser Chang, tituba et tomba à genou quelques pas plus loin. Il chercha désespérément son cache-œil de son regard à demi-fermé, mais rien à faire. Dans la pénombre, dans l'anxiété et avec une demi-vision, cela était peine perdue.

Spoiler:
 


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Suno Uji

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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Ven 24 Avr - 11:42


Les choses se déroulaient ainsi qu'elles le devaient. Les Lunes Rouges progressaient vite et bien tandis que les bandits, sitôt le premier choc passé, se regroupaient et offraient une plus grande résistance.
Suno s'étaient enfoncé dans le campement en compagnie de deux autres soldats. Dang Na venait de mettre pied à terre après avoir donné la charge avec ses hommes. Il se trouvait également au cœur de la mêlée. Le Capitaine et le Commandeur estimaient tout deux que là était leur place. Nombreux étaient les officiers qui trouvaient que le combat noble par excellence était celui qui se pratiquait sur le dos de sa monture. Mais où se trouve l'honneur de combattre sur un cheval si ton ennemi est à pied ? Il n'y a là aucun honneur.
Suno et Dang Na ainsi que la nouvelle génération des capitaines des Lunes Rouges aimaient à être proche de leurs hommes et combattre à leurs côtés était un honneur. Et si la mort devait frapper alors c'est ensemble qu'ils partiraient.

Dang Na retira son épée des côtes d'un soldat et s'attarda quelques secondes sur les alentours. Les tentes laissaient passer les cris des combats. Il devait prendre deux hommes et en faire le tour, voir si des otages y étaient. Il fit un signe et deux soldats sortirent des rangs pour le rejoindre. Ils s'enfonçèrent dans les ténèbres, s'éloignant des combats, fouillant les tentes méthodiquement.
Infructueux dans un premier temps, ils entendirent par la suite des paroles étouffées et des ordres lancés d'une façon impérieuse.

Le capitaine se baissa, les soldats suivant son exemple, l'un d'eux se retourna tandis que le second encocha une flèche, l'oeil aux aguets. Les bruits venaient d'une tente proche. Un bandit en sorti et s'éloigna. Dang Na fit un léger signe et l'archer se leva et décocha sa flèche qui atteignit l'homme à la nuque. L'homme mourut en émettant un gargouillement sinistre. Un autre signe et le second fit le tour de la tente tandis que Dang Na prenait l'ouverture principale sous la couverture de l'archer.
Un homme sorti et l'attaqua. Le capitaine para et lui décocha un coup de pied en plein ventre qui le renvoya à l'intérieur. Il écarta la tenture et plongea sur l'homme, lui enfonçant son épée dans le ventre.

Se relevant il avisa quatre personnes attachées à un poteau par des liens. Deux femmes, un vieil homme et un enfant. Ils le regardaient d'un œil inquiet. Il faut dire qu'il ne devait pas être beau à voir, son armure écarlate pouvait inquiéter en temps normal, là sa couleur était rehaussée d'hémoglobine fraiche, ce qui devait donner un tableau particulier. Il se releva.

Attention derrière vous !!!

Dang Na n'entendit pas vraiment ce que l'enfant lui cria. Son regard avait suffit ainsi qu'un mouvement furtif sur sa gauche. Il s'était montré imprudent et risquait de le payer. Il recula sa jambe gauche en pivotant sur sa jambe droite fermement ancrée dans le sol. Son épée dans sa main droite entamant le même mouvement de rotation. Il sentit un souffle puis une vague de chaleur au niveau de son oreille gauche. Il détourna légèrement le visage par réflexe mais sa lame poursuivit sa route et la tunique du bandit ne l'arrêta pas. Touché à l'abdomen, il lâcha son arme avec laquelle il venait de blesser le capitaine et tomba à genoux. Dang Na ramena à lui sa lame et l'enfonça dans la gorge de l'homme. Ses yeux s'agrandirent, un filet de sang s'échappa. Il s'effondra alors que la lame du Lune Rouge le quittait.
Le capitaine souffla un grand coup, les deux soldats entrant dans la tente. L'archer se saisit de sa dague et détacha les otages. Dang Na alla vers l'enfant et s'agenouillant pour se mettre à son niveau lui ébouriffa les cheveux.

Merci petit, je te dois la vie.

Il se releva un petit sourire aux lèvres. L'archer jeta un œil dehors et ne voyant aucun mouvement s'engouffra dehors, le petit groupe sur les talons.


Suno regarda tomber la tête qu'il venait de sectionner. La lutte avait été intéressante dans ce coin là. Un de ses hommes avait été blessé au bras et lui même avait reçu un coup dans l'estomac qui lui avait stoppé la respiration pendant quelques temps. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas ressenti un tel plaisir au combat. Un certain sentiment de liberté qu'il pouvait ressentir plus pleinement en s'abstenant du port du casque. Cela lui avait valut l'ire de nombreux de ses instructeurs mais il se sentait limité dans ses mouvements avec ça.
Se relevant, il vit son reflet dans un miroir brisé. Il avait le visage couvert de sang, son armure rouge luisait d'une fine pellicule rouge. Un détail l'interpella, il s'avança et découvrit une estafilade au dessus de son arcade sourcilière gauche. Passant son doigt dessus, il se demanda comment il avait reçu cela et qui lui avait fait. Il reconnut une certaine valeur à celui ayant réussit à lui porter un coup.

Ils reprirent leur route et se déplaçant au gré des tentes, ils entendirent l'empereur. S'approchant ils purent juger que la situation n'était pas vraiment à son avantage. Suno regarda la scène et jugea qu'il n'y avait pas vraiment d'option pour une stratégie très posée. Ils allaient devoir y aller franchement. Un craquement se fit entendre, l'archer l'accompagnant encocha une flèche et se tourna dans la direction du bruit. Trois Lunes Rouges se détachaient sur les tentes. Trois ombres écarlates, tels des démons sortis des enfers.

Suno sourit, ils allaient pouvoir être utile. Il leur fit signe de se disperser, lui même y allant directement au vu du changement de la situation. L'eunuque et l'empereur capturé. Un homme fuyant se présenta à lui dans les ombres. Il le saisit, lui envoya un coup du manche de son Dao au visage, lui faisant éclater le nez puis, retournant la lame, lui entailla le torse et lui assena un coup de coude, le faisant retomber en pleine lumière.
Il le suivit, le visage fermé et inexpressif.

-Oh, il semblerait que j'ai menti, mes alliés ne tardaient pas, en fait. Souhaitez-vous goûter à la justice de mon empire ou mourir ici tel un homme?


La suite s'enchaina rapidement, l'homme semblait disposer d'une grande vigueur physique. L'empereur et lui tombèrent au sol, il ne comprit pas pourquoi Chen Po parut s'inquiéter alors que le cache œil de l'empereur lui était enlevé. Voyant une ouverture alors que le bandit était repoussé, deux flèches volèrent, fauchant deux bandits. Suno s'empara d'une épée au sol et se jetant sur le bandit à genoux lui mit les deux lames autour du coup.

Si tu esquisses le moindre mouvement, je t'envoie en enfer.


Dang Na arriva à ce moment, suivit de cinq Lunes Rouges.
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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Sueur et soldats: une nouvelle ère de paix [PV]   Ven 15 Mai - 1:17


Des sueurs froides perlèrent sur les tempes de l'empereur, puis ruisselèrent le long de ses joues rougies par l'effort physique. Son œil droit était douloureux comme si un être autre que lui-même cherchait à cibler machinalement le prédateur qui avait osé s'en prendre à son corps sacré. Le dragon de Miyong s'était redressé, mais son corps tituba sur ses jambes chancelantes. À proximité, deux bandits s'effondrèrent brusquement, des flèches judicieusement placées dans des endroits menant à une mort instantanée. Le souverain plaça une main tremblante sous le globe oculaire maudit à découvert et ne sourcilla pas lorsque le commandeur des Lunes Rouges débarqua afin de tenir le chef de ces criminels en retrait, ses deux lames placées sagement sous sa gorge.

Chang dévisagea froidement les horribles individus qui avaient mis un terme à ses opérations criminelles. S'ils  n'étaient jamais arrivé, il serait présentement en train de jouir de ses nouvelles richesses acquises et prendrait son plaisir avec la jolie grognasse qui s'était débattue comme une diablesse quelques minutes plus tôt afin de ne pas succomber à ses charmes. Les filles des familles nobles étaient tous des prostituées de bonne facture. Il l'aurait pris pour lui-même et ensuite l'aurait cruellement venu à ses parents, si ceux-ci n'étaient pas trop fier pour reprendre un matériel usé.

L'empereur leva une main impératrice, signalant à ses hommes et au commandeur, par la même occasion, de demeurer calme. Un ordre particulier surtout lorsque les plus observateurs pouvaient remarquer la fureur qui scintillait méchamment dans son demi-regard. Libéré, Chen Po courut jusqu'à son maître et chercha le cache-œil en arpentant les environs de ses yeux sérieux. Il trouva l'objet un peu plus loin, traînait près des pieds de la charmante noble qui n'avait pas eu le temps d'en remarquer la présence. L'eunuque impérial s'approcha doucement de la dame, se pencha, ramassa le précieux tissu et remarqua que la corde avait été déchiré lorsqu'elle avait été arraché de force au visage du fils des cieux. Il secoua bêtement la tête et retourna bêtement rejoindre Sun Liu Ma qui n'avait pas manqué un détail de la scène. Le petit rubis ornant la bague de l'empereur luit sous la lueur d'une torche à proximité.

-Vérifier les alentours, capturer les survivants, ils seront exécutés lors de notre retour à la capitale, ordonna finalement l'empereur avec une froideur particulière. Ceux qui ne sont pas en état de marcher seront transporter dans une carriole. Chen Po, je veux qu'une investigation soit débutée immédiatement afin que les richesses pertinentes soient retournées à leur propriétaires légitimes, quant au reste, s'il y en a, l'empereur tourna la tête vers le commandeur, faites en cadeau aux Lunes Rouges de Soriyeo.

Sous cet ordre, l'eunuque hocha doucement la tête. Pendant ce temps, Chang toisait les trois hommes à tour de rôle, un rictus mauvais aux lèvres et le désir de vengeance brillant dans ses yeux sombres. Les cicatrices sur son visage représentait pas l'état de son âme torturée et impure. Pendant un bref instant, le fils des cieux eut presque pitié de lui, mais un individu tel que lui ne méritait aucune miséricorde de la part de son souverain. Le trentenaire inspira et expira un bon coup avant d'ordonner qu'on bâillonne sa vilaine bouche charnue. Une fois ses ordres officiels donnés, Chen Po inclina respectueusement la tête, recula calmement et alla rejoindre quelques soldats de Miyong qui venaient d'arriver sur les lieux. Leurs ordres avaient été de rejoindre la petit groupe de l'empereur au moment où la mêlée se serait calmée. Ceux-ci acceptaient les quelques ordres par l'intermédiaire de l'eunuque et Chen Po revint aux côtés du fils des cieux qui s'apprêtait à libérer les captives.

-Vous êtes libres maintenant, veillez à rester auprès des soldats, vous serez raccompagnez jusqu'à chez vous, déclara cérémonieusement l'empereur en forçant un sourire agréable. Il n'y a plus aucun danger pour vous, vous êtes en sécurité.

Les paysans capturés se mirent aussitôt à genoux, plusieurs en larmes et balbutiant des remerciements et prièrent pour que les dieux soient toujours cléments envers la famille impériale de Miyong. L'empereur accepta humblement les remarques, ajoutant au passage qu'une telle rescousse n'aurait point été aussi bien réussie sans les talentueuses Lunes Rouges du royaume de Soriyeo. Ce petit commentaire laissaient certains d'entre ceux perplexes, une comportement tout à fait normal pour les groupes se méfiant habituellement des étrangers, et ce, avec raisons. Il savait aussi que l'opinion de certains n'étaient pas en faveur de la présence de familles d'origine du royaume de Soriyeo sur ses terres.

Un bruit soudain attira l'attention de l'empereur qui fut suffisamment rapide pour attraper la dame qui s'écroula lourdement dans ses bras, visiblement épuisée. De plus près, il remarqua les cernes noires mal dissimulées sous ce qu'il lui restait de poudre blanche sur le visage. Son corps amaigri était plus léger que ce qu'il aurait imaginé.

-Ma dame? s'inquiéta l'empereur, embarrassé de tenir la mollesse de ce corps affaibli contre son torse. La jeune femme aux cheveux d'un foncé ne répondit pas, son esprit emprisonné dans un inconscient durement mérité, probablement. Comme si elle lisait son interrogation, une femme d'âge mûre dont le coin des yeux étaient ornés de quelques rides prématurées par le dur labeur des champs s'avança respectueusement et inclina humblement la tête. Votre honorable Majesté, déclara la femme en rosissant violemment. Il s'agit de ma maîtresse, Fa Duyi, depuis notre capture, celle-ci a refusé de manger ou boire ne serait-ce que quelques gouttes d'eau, je crains que votre aide ne l'ai secouée. Elle essuya quelques larmes aux coins de ses yeux. Ces malotrus nous ont tombés dessus au cours d'une balade dans la campagne.

Le fils des cieux, incrédule, dévisagea à demi l'accompagnatrice de cette fameuse Fa Duyi, puis tendit le corps fragile vers Chen Po qui accepta le fardeau sans rouspéter. C'était l'un de ses rôles de s'occuper des femmes de l'empereur, quoique dans ce cas-ci, celle-ci n'appartenait pas à la famille impériale, mais méritait les mêmes attentions. Sa Majesté demeurait un gentilhomme dans l'âme.

-Merci Commandeur, dit finalement l'empereur envers la Lune Rouge en forçant un sourire. Vos hommes ont bien combattu, il ne reste plus qu'à se préoccuper de ceux qui restent, mais d'après ce que je peux voir, ils ont à peu près tous capituler sous notre force. Ils seront pendus une fois arrivée à la cité impériale pour leurs crimes haineux. Puissent-ils être pardonner par les dieux pour leurs affronts.

Il jeta un œil à sa main blessée avec laquelle il avait attrapé in extremis la lame se dirigeant rapidement vers dame Fa Duyi et fronça des sourcils. Il en avait fallu que quelques centimètres supplémentaires et la jeune femme ne ferait plus partie de ce monde. Il fallait maintenant prévenir sa famille qu'elle était dorénavant saine et sauf et qu'une rançon n'était plus nécessaire. Les bandits allaient tous être éradiqués et que leurs morts soient un exemple envers tout autre criminel ambitieux.

-Je veux que les captifs reçoivent de l'eau et de quoi assouvir leur faim, déclara-t-il en massant son œil douloureux, lasse. Un médecin doit examiner cette femme, Chen Po, prend ton cheval et rapporte cette femme et sa servante à ma tente au campement de nos soldats.

Pendant ce temps, un lieutenant de l'armée de Miyong s'apporcha et demanda aux autres captifs de le suivre en direction de l'endroit où se tenait d'autre otage aillant été libérés au cours de l'assaut. De nombreux soldats s'étaient mis à dépouiller la tente servant de trésorerie provisoire pour le groupe de malotrus. La majorité des richesses étaient surtout des denrées et des victuailles pillées, plusieurs objets de poteries ou colifichets sans réelle valeur monétaire. Cependant, certains coffres laissaient présager à des choses beaucoup plus dispendieuses, certainement volées à des marchands et des commerçants venant des villages impériaux.

-Qu'on me fasse l'inventaire de ce qu'il y a ici, Commandeur, suivez-moi, nous rentrons au campement, veillons à panser nos plaies et être certains que nos troupes en fassent de même. Les Lunes Rouges ont ramassé le plus de dégât sur le terrain, je ne veux pas davantage de décès parmi mes alliés.

Sous ce ton impératif, l'empereur quitta les lieux. Sur son chemin, il se pencha au-dessus d'un cadavre décapité, puis déchira une partie de sa vieille tunique boueuse et empestant la sueur du guerrier. Il attacha ensuite le tissu usé autour de son œil endolori, feignant de pas remarquer l'attention curieuse de certains soldats aux alentours. Ce qui était caché devait le rester, pour diverses et bonnes raisons. Aujourd'hui n'allait pas être le jour de la découverte du visage du fils des cieux. Il était bien trop bon pour cela. Il trouverait quelque chose de plus approprié pour couvrir son visage une fois rentré au campement de son armée. La soirée avait été longue.



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