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 Père & fils [Rp solo]

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Katsutani Tsunahiro

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MessageSujet: Père & fils [Rp solo]   Jeu 24 Juil - 0:25


Tout le palais impérial était en effervescence. La cité elle-même s’était vue s’animer plus qu’à son habitude. Tandis que le peuple se pressait aux abords de la longue avenue centrale pour tenter d’apercevoir le long cortège qui allait passer, les serviteurs, gardes et maîtres du palais s’afféraient à recevoir comme il se le devait, le futur héritier de Kyang. La garde de l’empereur avait déjà pris possession de la grande place des sacrifiés et les membres des clans se tenaient aux côtés du grand fauteuil doré encore vacant. Car l’empereur n’attendait pas, il était celui qu’on attendait. Au loin déjà, on entendait les échos du peuple qui criait sa joie de voir revenir le fils de l’homme le plus puissant de l’Empire.

Monté sur un cheval aussi noir que du jais, Katsu chevauchait en tête de colonne. La colonne qu’il ramenait derrière lui était composée d’Aigles d’or et de gardes impériaux venus les escorter. Tous vêtus de leurs armures noir et or, les hommes avançaient fièrement, avec leurs sashimonos impériaux figés sur leur dos. Lorsque la troupe rentra dans la cité, c’est un peuple en joie qui les accueillit. Revenus triomphateurs, les trente Aigles revenaient d’une mission aux confins de l’Empire pour éliminer la menace d’une rébellion qui sévissait dans les montagnes sacrées de Kamoto. Les corbeaux d’orages, vestiges fumant des anciennes guerres avaient ravivé la flamme dans des dizaines de villages. Pour porter un coup brutal et éteindre le foyer, Kuatsu et trente de ses hommes avaient alors été envoyé comme représentants impériaux et mirent fin en quelques jours seulement à la révolte qui grondait.

Pourtant, c’était la mine froide et impassible que Katsu progressait sous les applaudissements de la foule. Il n’y avait pas de quoi se réjouir, pas de quoi festoyer et applaudir. Pour lui, cette révolte n’avait été qu’un révélateur de la menace grandissante qui touchait l’Empire et éteindre une braise ne changerait rien au brasier qui s’allumait progressivement.

En peu de temps, la colonne parvint enfin à atteindre le palais impérial qui trônait de toute sa splendeur de l’autre côté du grand fleuve Nakamura. Posé sur un grand monticule rocheux, il fallait gravir quelques pentes pour réussir à apercevoir les grandes enceintes. Lorsqu’ils y arrivèrent, les portes se tenaient grande ouvertes, des dizaines de gardes les maintenaient ainsi et saluaient déjà leur prince. Au loin, il aperçut la masse de monde qui l’attendait sur la grande cour. Comme les chevaux n’étaient pas autorisés sur la place lorsqu’un événement pareil se produisait, Katsu et ses hommes délaissèrent leurs montures et continuèrent à pied.

Toujours en tête de colonne, Katsu marcha et vit les centaines de regards qui se braquaient sur lui. Ici, l’ambiance n’était pas la même que dans la cité. Beaucoup plus protocolaire, beaucoup plus martial et solennel, il n’y avait que l’empereur pour pouvoir parler. Et seulement sous son autorisation, les autres pouvaient le rejoindre. D’un pas lourd et pourtant brutal, Katsu s’arrêta au milieu et enleva son Kabuto et son Menpo afin de dévoiler son visage pour que l’empereur sache qu’il était bien son fils. Au même moment, l’empereur à l’âge avancé arriva escorté d’une dizaine de gardiens et celui-ci prit place sur son siège doré.

Le signal était donné et Katsu put enfin reprendre son chemin et lorsqu’il arriva à une dizaine de mètres de son père, lui et ses hommes mirent genoux à terre et s’inclinèrent jusqu’à ce que leurs têtes embrassent le sol en signe de soumission et de reconnaissance. Cela dura quelques secondes et Katsu put enfin se redresser pour voir son père en face. Comme s’il avait vieilli depuis son départ, il lui fit l’effet d’un homme commençant à emprunter les sentiers de la mort. Sans rien laisser paraître de ses pensées, il jeta un bref regard à ses sœurs et à sa mère qui se tenaient à la droite du siège impérial.

Aucuns bruits ne transparaissaient, la grande cour, bien que foulée par des centaines de gens, était plongée dans un silence de mort. Mais lorsque le vieil homme leva sa main, Katsu comprit que ce silence allait bientôt cesser.

-Mon fils. Dit le vieillard d’une voix faiblarde, mais pourtant encore impérieuse. Tu reviens victorieux toi et tes hommes et pour cela, je vous témoigne ma reconnaissance. Raconte à tous tes exploits, pour que nos oreilles jouissent enfin d’une bonne nouvelle.

Assurément, Katsu n’avait pas la moindre intention d’étaler son récit si peu victorieux devant tant de gens. Il n’y avait rien d’héroïque dans ce qu’il venait d’accomplir, mais le peuple réclamait un héros.

-Votre reconnaissance fera notre fierté père, soyez-en assuré. Je crains hélas de devoir m’entretenir en des lieux un peu plus privés pour vous faire part de mon voyage.

Il n’y avait qu’un fils d’empereur pour pouvoir oser contredire un homme si puissant devant son clan et son peuple, mais les choses ne devaient pas attendre et si elles pouvaient se faire dans la discrétion, alors il n’en serait que plus bénéfique. Connaissant son père à la perfection, il sut qu’il aurait gain de cause, et c’est ce que fit l’empereur en lui indiquant de se remettre sur ses pieds.

-Ainsi soit-il, le peuple ne connaîtra pas tes exploits, mais moi oui. Rejoins-moi au pavillon au zénith du soleil et nous parlerons !

Katsu ne fit alors rien, hormis un bref salut respectueux pour son père qui peinait déjà à se relever. Avant le zénith, il aurait un bref répit pour délaisser son armure, revêtir une tenue plus confortable et surtout, saluer sa mère et ses soeurs.


Dernière édition par Katsutani Tsunahiro le Mar 5 Aoû - 20:13, édité 1 fois
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Katsutani Tsunahiro

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MessageSujet: Re: Père & fils [Rp solo]   Mar 29 Juil - 11:45


Dans l’atmosphère calfeutré qui régnait dans le pavillon qui lui avait été attribué, Katsu avait enlevé son armure pour revêtir sa tenue de prince légitime. Feignant ici et là les serviteurs qui avaient souhaité l’aider, il ne lui avait pas fallu plus de temps pour se mettre sur son séant. Le soleil était encore loin d’atteindre son zénith lorsqu’il fit prêt. Tout le pavillon dans lequel il se trouvait été en émoi, mais aucune trace de ses sœurs, ni de sa mère. S’il fallait les voir, il devrait s’y rendre lui-même. Seules quelques-unes de ses sœurs étaient présentes, il le savait et les rencontrer était tout bonnement plus compliqué lorsqu’il s’agissait d’avoir un moment d’intimité. C’était pour cette raison qu’il préférait rester loin de la cité impériale et de ces règles. Toute sa vie, on les lui avait imposé et même s’il les respectait comme tout futur empereur qu’il serait. Il espérait néanmoins trouver un peu de répit en chevauchant dans l’Empire.

Il savait néanmoins que ses sœurs ne bénéficiaient pas de ce même répit et que toutes leurs vies étaient basées sur la vie impériale. Il repensa ainsi à sa jeune sœur Hitomi, qui devait être encore loin de se douter de la vie qui l’attendait. Il ne l’avait pas vu lors de son arrivée dans la grande cour, et seuls les dieux savaient où elle pouvait bien être. Mais où qu’elle soit, autant qu’elle y reste et qu’elle profite un peu de sa liberté.

Le kimono pour lequel il avait opté était blanc et noir aux couleurs de son clan, celui de l’Empereur. Armé de son katana sur ses hanches, il avançait à présent le visage toujours aussi froid et impassible. Trois de ses meilleurs aigles se tenaient déjà sur ses côtés lorsqu’il prit la direction du pavillon de l’impératrice. Les serviteurs et servantes s’inclinaient dès qu’il passait devant eux, et lui ne les regardait que de loin sans même leur adresser un quelconque regard. Tout ceux qu’il avait connu de son enfance avaient été remplacé pour une raison qui lui été encore inconnue. Son père et ses mystères se disait-il. Encore une raison qui le poussait à fuir cette immense demeure.

Lorsqu’il atteint le pavillon de l’impératrice, Katsu dut emprunter les grands jardins qui le précédaient. Comme s’il avait été un îlot dans une petite mer de fleurs, le pavillon de sa mère était un havre de paix qui en tout temps avait su le réconforter. Il passa ainsi près des bassins de son enfance et il put sentir de nouveau l’odeur que dégageaient les cerisiers. D’un geste de la main, il ordonna à ses trois hommes de rester là et il s’engagea seul dans le pavillon. Une des servantes de sa mère qui l’avait vu l’avait déjà précédé et au moment même où il mit ses pieds sur les marches du pavillon, l’impératrice sortit et se jeta sur lui pour le serrer dans ses bras. D’un regard plein de joie et de soulagement qui trahissait les angoisses qu’elle avait dû avoir, elle ne gêna pas de prendre la chair de sa chair pour le regarder droit dans les yeux, voir si elle pouvait deviner les inquiétudes qui le troublaient.

-Lorsque je t’ai vu toute à l’heure, j’ai su qu’une chose n’allait pas, parle-moi !

-Ne vous souciez pas de cela mère. Estompez vos craintes, je suis en vie et cela est le principal.

-Aucun homme ne pourra jamais mettre fin à ta vie. Au moins sur ça, je suis rassuré.

Sur ces mots, Katsu revit les dons de prémonitions de sa mère. Des dons qu’elle ne lui avait jamais caché, mais qu’il ne tolérait que trop peu. Il savait sa petite sœur atteinte du même mal et cela non plus ne le réjouissait pas, mais que pouvait-il bien y faire ? Mine de rien, cela avait pu lui être utile lorsqu’il était parti chasser les rebelles, mais il restait inconcevable que sa vie pouvait être écrite à l’avance.

-On m’a dit que l’Empereur était plus faible de jour en jour, est-ce que ces rumeurs sont vraies ?

-Oui mon fils, l’Empereur s’éteint et un autre né, dit-elle en le regardant furtivement après avoir pris la direction des jardins ensoleillés.

-Mais il ne l’est pas encore. Une étoile aussi puissante ne saurait disparaître sans prévenir et surtout, sans laisser de traces. Seuls les dieux savent quel est le climat qui régnera lorsque ce jour arrivera et si le peuple s’inclinera devant moi.

-Le peuple s’inclinera parce que tu seras leur empereur légitime.

Katsu avait accompagné sa mère, quelques servantes les précédaient et encore derrière se trouvait ses hommes à lui. Ils longeaient à présent le petit cours d’eau où l’on pouvait entendre son bruit souple et apaisant.

-Mon père a pris le pouvoir en faisant verser le sang. Je suis assez aux faits pour savoir que le feu n’est pas encore éteint dans certaines provinces. Lorsque je prendrais ce pouvoir, l’occasion leur sera donnée pour me mettre à mal…

-Alors je ne vois qu’une seule solution.

-Laquelle mère ? Tandis qu’ils empruntaient un petit couloir entouré de buissons fleuris.

-Devient celui que tu n’es pas encore et forge tes propres alliances pour être prêt le moment venu. Tu le dois !

La chose lui parut alors assez évidente. Bien qu’il y avait songé, au moins là, il pouvait l’entendre de la bouche de sa plus proche parente qui avait été la seule qu’il ait aimé.

-l’Empire regorge d’alliés en apparence, mais rares sont ceux a véritablement tolérer le pouvoir…

-Commence par ceux qui n’ont jamais fait défaut à l’Empereur et fais leur promettre de te jurer fidélité et loyauté lorsque le moment viendra. S’il doit y avoir une guerre, tu devras mener et protéger les tiens !

Comme si ces derniers mots venaient de conclure la conversation, Katsu s’arrêta et jeta un vif regard.

-Bien mère, dit-il en s’inclinant, j’y veillerais. Lorsque vous verrez Hitomi, dites-lui que le grand cerisier de Shiba est un spectacle magnifique.

Sa mère s’inclina à son tour pour acquiescer et le saluer et il put reprendre la direction du pavillon impérial ou devait déjà l’attendre son père, les grands conseillers et les grands officiers. Tous impatients d’entendre le récit du jeune « héros ». Avant d’atteindre le pavillon, Katsu repensa brièvement au grand cerisier de Shiba dont il avait parlé à sa mère. Planté il y a des millénaires, ce cerisier avait grandi dans les alentours du temple et était devenu un haut lieu sacré. Lorsqu’il l’avait vu, il avait eu une petite pensée pour elle, elle qui aimait tant ce genre de spectacles.


Dernière édition par Katsutani Tsunahiro le Dim 26 Oct - 1:03, édité 1 fois
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Katsutani Tsunahiro

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MessageSujet: Re: Père & fils [Rp solo]   Mar 5 Aoû - 20:06


Bien qu’il avait apprécié parler avec sa mère, leur conversation lui avait laissé un goût amer. Non pas qu’il était plus sombre qu’à l’habitude, mais sa mère lui avait paru plus froide et plus en colère encore qu’à la normale. Seuls les dieux savaient ce qui avait bien pu se passer durant son absence, mais il craignait que l’empereur, son père, ne soit bel et bien dans les derniers instants de sa vie. Comme il le craignait, une période de tensions en découlerait entre les provinces, et ce, même s’il avait tout fait durant son règne pour se rattacher les provinces rebelles. Ce serait alors à lui de récupérer ce foutoir et à lui de le réparer…

Tandis qu’il marchait avec ses hommes derrière, qui avaient gardés leurs armures noir et or, les servants et autres fidèles de son père s’inclinaient au fur et à mesure de sa progression. Certains le regardaient avec peur, d’autre avec méfiance et certains même avec dédain. Qu’on le craigne était une chose, mais qu’on ose le défier en était une autre et le jour de son accession au trône, cela ne se reproduirait certainement pas. Mais c’était peut-être bien à cause de son tempérament toujours aussi noir et mélancolique que la haute sphère ne le prenait pas au sérieux. Seul Katsu avait l’air de savoir que ce n’était pas en souriant à tour de bras qu’on menait un Empire. C’était bien en se faisant craindre, ni plus, ni moins.

A l’entrée du grand pavillon impérial, Katsu s’arrêta devant les gardes qui protégeaient l’accès. Une vingtaine d’hommes étaient placés jours et nuits pour la protection de cette grande salle. D’un simple regard furibond, les gardes lui ouvrirent la grande porte et Katsu pu se jeter dans la fosse aux lions. A l’intérieur, il y avait peut-être une trentaine d’individus, - aucune femme -, qui siégeaient aux côtés de l’Empereur qui sur son trône, semblait petit et maladif. La main sur son katana, Katsu avança lentement et pu distinguer chaque visages qui lui était familier. Il y avait les gardes impériaux, les conseillers plus ou moins proches de l’Empereur, et surtout un visage bien familier puisque le commandant suprême des Aigles était là. C’était donc à lui qu’il rendrait des comptes une fois son entretien avec l’Empereur terminé. Il savait que Sawaba Tadakiyo était un des plus proches amis de son père. S’il pensait avoir sa confiance, c’était donc par lui qu’il se devrait de trouver un médiateur.

Une fois de plus, Katsu s’agenouilla et salua son père comme il était de coutume et se redressa aussitôt, mettant ainsi fin aux exigences protocolaires qui commençaient à lui peser lourdement.

-Es-tu satisfait ? Sommes-nous assez seuls pour que tu puisses t’exprimer ?

En toute l’occurrence, l’Empereur était de mauvaise humeur. Mais cela ne changeait pas puisque toute sa vie, il l’avait été. Katsu avait alors apprit à outrepasser les piques et c’est donc avec un large sourire qu’il lui répondit.

-Si j’ai demandé une audience privée, c’est qu’il était nécessaire de le faire. Ce que j’ai à dire ne doit pas être entendu de tous, père.

-Mets-tu en doute la confiance de mon peuple ?

N’en démordant pas, Katsu affronta les regards de tous les fidèles de son père qui attendaient sa chute. Mais le regard encore plus noir et froid qu’à l’habitude, Katsu les dévisagea à tel point que plus personne n’osa braver son regard. Hormis un seul homme.

-J’ai des raisons.

-Qui sont ? On pouvait noter un brin d’ironie dans la voix de son père.

-Votre Empire est infesté par les corbeaux, et je crains qu’ils aient atteint les plus hautes sphères.

-Ne devais-tu pas te charger d’y mettre un terme ? Sinon pourquoi revenir me voir si tu as échoué ?

Décidemment, Katsu se rendit compte que son arrivée avait été préméditée depuis longtemps. Néanmoins, il voyait dans les yeux de son commandant, un certain réconfort. Comme si l’Empereur était aveuglé par sa fin proche et ses conseillers sournois, il en avait oublié qu’il devait parler à son fils.

-C’est chose faite, les corbeaux de Sanesawa ont perdus leurs têtes. Je vous ai d’ailleurs ramené celle d’un de vos anciens conseillers.

Un de ses hommes jeta alors la tête sur le sol, qui vint rouler jusqu’au bas du trône. Sur quoi, l’Empereur ne dit rien et resta de marbre devant la scène.

-Aujourd’hui je sais que votre Empire est parsemé d’infidèles qui n’attendent plus qu’un prétexte pour reprendre les armes. Son ton se faisait de plus en plus autoritaire, tous, dans votre dos, profitent de votre affaiblissement et se prépare. Tous les jours, des fidèles meurent sous les coups de ces hommes. Mettez-y un terme en me donnant l’armée impériale et j’anéantirais tous les corbeaux !

Un long moment de silence pesant se fit sentir. Son père le regardait alors dans les yeux et malgré son vieil âge, il semblait bouillir de l’intérieur. Lui qui était né dans la guerre, qui avait grandi avec elle et fait verser le sang de centaines d’hommes. Il devait s’avouer vaincu et devait abdiquer en lui laissant au moins les rênes de l’armée impériale. S’il ne le faisait pas, le chaos reviendrait dans l’Empire et cela, il le savait.

-Un jour, tu seras Empereur, mais ce jour n’est pas encore venu et tu m’écouteras et obéiras jusqu’à ce que la mort me prenne. Le vieil homme se mis debout avec du mal. Tu n’auras rien ! tu m’entends, rien d’ici là ! Cet Empire est ma possession, je l’ai pris avant que tu ne sois né, et tu oses me donner un avertissement ? Ces corbeaux ne sont rien d’autres que de la poussière, et si pour toi, une centaine d’hommes représentent une menace, alors rends tes armes et fais-toi moine !

Sans sourciller, Katsu avait encaissé le coup. Il avait réussi à mettre l’Empereur en colère et cela ne le quitterait jamais. Son affection n’était de toute façon jamais allée vers lui, mais l’humiliation publique, cela, il ne le pardonnerait jamais. Il pouvait néanmoins se féliciter de ne rien avoir à se reprocher. Ce qui devait être dit avait été dit, au moins, sur ça, il en ressortait victorieux.

-Puisse les dieux entendre vos sages paroles père. Que Kyang se rassure et ne voit en cette menace, qu’une rapide épidémie qui ne durera pas. Je l’espère de tout mon cœur. Si vous me le permettez, j’aimerais à présent me retirer, je dois me préparer pour retourner chasser ces hommes.

-Non ! j’ai chargé le commandant Oda de mener lui-même les opérations. Toi, tu iras aux portes chaudes surveiller les passages.

L’humiliation publique était renforcée par ces deux choses qu’il venait d’entendre. Non seulement un soldat incompétent, bedonnant  et gras allait se charger de régler un problème qui ne faisait que prendre de l’ampleur, mais en plus, il lui donnait la tâche ingrate de surveiller une porte où presque plus personne ne passait. Sachant éperdument qu’il valait mieux garder son calme pour ne pas risquer de le mettre dans une position encore plus délicate, Katsu ne fit rien d’autre que s’incliner pour saluer une fois de plus l’Empereur. Sous les regards amusés de certains conseillers qu’il aurait aimé voir décapité, Katsu recula doucement afin de pouvoir partir.

-Tu partiras à l’aube avec les Aigles qui étaient avec toi. Une fois là-bas, tu prendras le commandement de la garnison qui tient les portes et tu te tiendras loin de la cité jusqu’à ce que je te demande de revenir !

Ce n’était pas qu’à cause de ses paroles tenues que son père lui imposait ça. C’était presque un bannissement qu’il subissait, la plus haute humiliation qu’il n’avait jamais subie. Cela ne pouvait pas être du qu’à une simple colère de l’Empereur. Non, il était bien plus réfléchit que ça, et ces mesures avaient été choisie bien avant qu’il ne revienne. Pour ça, il n’y avait qu’une hypothèse, les corbeaux avaient déjà envahi la cité impériale et pire, l’Empereur lui-même.
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