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 Créatures mythiques et légendaires

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Être Suprême

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MessageSujet: Créatures mythiques et légendaires   Mer 23 Juil - 9:18

LES CREATURES MYTHIQUES ET LEGENDAIRES

Un conte auprès d’un feu, des anciens qui se souviennent et qui, pour faire peur aux enfants ou effrayer les visiteurs, parlent des créatures qui hantent les Empires et le royaume de Soriyeo. Vous trouverez ici la liste des créatures recensées jusqu’à aujourd’hui.




Lieu : Environ de Laï Xaï
Apparence : Serpent
Taille : 30m de long – 4m en diamètre

Bien au nord des steppes arides du Tsian, se trouve des longues côtes glacés. Montagnes de glaces, banquises polaires, il ne manque pas de qualificatifs pour parler de cette zone dangereuse et meurtrière. Les nomades des glaces le savent très bien, si l’on s’y rend, on risque à tous moments de tomber sur le serpent Wu Zieng. Monstre à la fois marin et terrestre, Wu Zieng hante les lacs gelés et les côtes accidentées. Certains disent qu’il y en a plusieurs, d’autres qu’il n’en existe qu’un seul. Bons nombres d’aventuriers ou de marins l’on déjà croisé, mais jamais aucun n’a réussi à l’approcher suffisamment sans mourir ou au moins perdre un membre. Les hommes en ont donc fait des récits et l’on craint aujourd’hui de se rendre dans ses terres de glaces. A Laï Xaï, on envoie les jeunes hommes chasser le Wu Zieng. Comme un rite pour devenir un homme, lorsqu’ils reviennent en vie de cette chasse, c’est qu’ils ont suffisamment prouvés leur courage pour prétendre faire partie de l’entourage du Khan.


Dernière édition par Être Suprême le Mar 4 Nov - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Créatures mythiques et légendaires   Lun 22 Sep - 21:22


Le loup céleste de la foret d'Ossoro

Lieu : Foret d'Ossoro, les contrées sauvages.
Apparence : Un grand loup blanc, d'un pelage fait de feuilles et au regard translucide.
Taille : Environ 1 Mètre 50 de haut et 5 de long. Imposant et massif.

Dans les profondeurs des contrées sauvages, a l'abri des regards indiscrets, se dessine la dangereuse foret d'Ossoro. Bon nombres d'histoires  circulent sur ce qui s'y passe et sur les créatures mystiques que l'on y croisent. Parmi elle, une revient plus souvent que les autres. Celle d'un grand loup blanc au pelage de feuilles d'été et aux yeux translucides. Tantôt décrit comme étant magnifique, tantôt décrit comme un monstre, il en reste toujours dans chaque récit une créature imposante tant par sa taille que par sa corpulence. Certains voient en son apparition la main bienveillante de la déesse Hou Tiassa, venue libérée la nature des actes immondes des hommes parcourant ses terres. Tandis que d'autres n'y voient qu'une créature du monde des esprits, venue s'emparer des pauvres âmes égarées. Autant dire que bon nombres de chasseur se sont essayés a ajouté celui que l'on appelle le loup céleste a leur tableau de chasse ... En vain.
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MessageSujet: Re: Créatures mythiques et légendaires   Ven 24 Oct - 10:01



Lieu : Inconnu
Apparence : Femme renard
Taille : 1 mètre 60

Chaque empire possède diverses légendes à propos de Da Ji. Et bien qu'elles diffèrent les une des autres, une seule histoire identique revient dans chacune des terres. En effet la légende raconte que Da Ji est une femme-renarde qui était au service des dieux avant de se retourner contre eux.

On dit de cette créature, qu'elle est reconnaissable à ses oreilles pointues et crépues et a ses pieds de renard. Elle possède une beauté sans pareille, qu'elle utilisa un jour pour semer le chaos. En effet cette dernière possède une personnalité lugubre et cruelle, n’hésitant pas à faire du mal par pur plaisir. D'anciens et rares écrits rapportent que la femme-renarde prit l'apparence d'une magnifique femme, et séduit un monarque qui désira en faire son épouse. Plusieurs hypothèses disent que c'est à ce moment là que Da Ji aurait envoûté ou corrompu le roi, qui dès lors se soumit à chaque désirs et caprices de la femme-renarde. Ce fut à cette période que ce royaume au nom inconnu, tomba dans la déchéance et la pauvreté. On suppose d'ailleurs qu'il aurait occupé les contrés sauvages.

Ainsi le peuple affamé et révolté par les orgies ostentatoires du roi et de sa diabolique épouse, se serait rebellé avec l'aide de l'armée et aurait renversé le couple royale. Finalement le roi et Da Ji s'enfermèrent dans le palais avec les richesse de la nation, avant de se suicider en s'immolant par le feu.

Mais mystérieusement on ne retrouva jamais le corps de la femme-renarde. Certains raconte qu'elle erre encore à la recherche d'un nouvelle endroit où semer la chaos et la zizanie. On dit d'ailleurs qu'elle serait présente dans les lieux où la maladie, la guerre ou encore la famine frappent, afin d’attiser la haine, la cupidité ou les désirs. Cependant jamais personne n'a put prouver la véracité des faits, mais un peintre aurait immortaliser Da Ji sur le papier avant de mourir d'une atroce maladie. Encore aujourd’hui des gens attribuent leurs malheurs à la créatures, bien qu'il s'agisse de rumeur.

Une grand partie des historiens pensent que cette légende est née à partir de la crainte des hommes pour les Gumiho, et des textes qui décrivent ses créatures ancestrales. Toutefois certains pensent que Da Ji n'a rien avoir avec eux, même si les similitudes sont troublantes.

Par Cao Long.
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MessageSujet: Re: Créatures mythiques et légendaires   Lun 27 Oct - 16:24


Seriyu le Roi des Mers.

Lieu : Océans
Apparence : Serpent
Taille : 15m de long environ, diamètre inconnu

Cette effrayante créature hante les esprits des habitants, qui vivent tout le long des littoraux. En effet Seriyu est un monstre des mers qui a terrorisé les hommes depuis la nuit des temps. Les légendes racontent qu’il aurait créé les océans et par la même occasion les continents. La bête légendaire comparable à une divinité est décrite comme immortelle et indomptable. Et a d’ailleurs acquit le titre de « Roi des Mers »,  suite au grand raz de marée qui a dévasté les antiques terres de Kyang .

On ne sait pas exactement où cette créature terrifiante réside, mais chacun sait qu'elle rôde dans les océans qui bordent les continents.  Même si certains affirment que le reptile rode dans les profondeurs de l’océan Baikul. Les anciens disent que la totalité des océans appartiennent à Seriyu, et qu’il est mal avisé de le provoquer en pleine mer. Ainsi une vieille superstition qui court parmi les marins, conseille de ne pas prononcer le nom du dragon en beau milieu de la mer, sous peine de voir arriver la terrible créature.

Les rumeurs qui parcourent les terres décrivent Seriyu comme une créature à mi-chemin entre le serpent et le dragon. On suppose aussi qu’il mesure  près de quinze mètres, et qu’il  possède un corps recouvert d'écailles aussi dures que l'acier, impénétrable même pour la meilleure des épées. Sa gueule immense capable d'avaler un navire entier, peut émettre un effroyable hurlement capable de faire fuir les plus redoutables créatures terrestres qui existent. Quant à sa queue, on dit que la créature s’en sert pour fracasser les navires, et provoqué des tempêtes et tsunamis qui viennent se briser sur les côtes. On attribue aussi les vagues au Roi des Mers, car on pense qu’elles résultent des ondulations de la créature lorsque celle-ci se déplace sous l’eau.

Aujourd’hui la bête fait d'ailleurs partie intégrante de la culture locale des régions côtières des empires. En effet beaucoup de personnes croient fortement  que la créature serait à l'origine de la création des océans. Ainsi bon nombre de personnes le prénomme le roi des mers.  Dans certaines régions Seriyu terrifie les habitants, au point que certains villages ont construit un autel pour éviter sa colère. Croyant que les tempêtes et les déferlantes naissent lorsque le reptile se met en colère. Certaines communautés de pêcheurs vont même jusqu'à jeter des jarres d'alcools et de vivres au milieu de l'océan afin de rassasier l'insatiable faim de serpent. Par conséquent on assiste dans toutes les mers du monde à cet étrange rituel en l’honneur de Seriyu au mois d’Okang. Toutefois la mythique créature n’est pas crainte par tout le monde, puisque certains la vénèrent et la considèrent comme une divinité mineure. Ses fidèles ont fait de lui, le protecteur des océans, des pêcheurs et de tout ce qui se rapportent à la mer.

Seriyu a d’ailleurs été immortalisé par un érudit de Miyong, qui a couché sur papier les légendes qui concernent le serpent des mers dans un ouvrage intitulé « L’éloge à Seriyu ». Ce dernier porte d’ailleurs une profonde réflexion sur la nature de la bête, et en déduit que Seriyu n’est ni bon, ni mauvais. Et que le dragon ne s’en prend aux hommes que pour rappeler, qui est le vrai possesseur des océans.

De nombreuses histoires sont décrites par l’auteur. Comme celle d'un vaillant pêcheur de Soriyeo nommé Daejung qui aurait survécu à une attaque de la bête.  Ramenant pour preuve, une dent gigantesque, qui est aujourd’hui conservée dans le palais royale de Soriyeo. Un bon nombre d'expert débat encore sur la véracité de cette dent. Il y aussi l'histoire d'une petite flotte militaire de Miyong, qui aurait périe en rencontrant Seriyu en pleine océan. Et on dit aussi qu'un trésor inestimable aurait sombré dans l'estomac de la bête. Néanmoins la légende la plus célèbre se nomme « Seriyu et la vierge Kana », .


Il y a fort longtemps dans les terres à l'ouest de Kyang, vivait une jeune femme du nom de Kana. Cette dernière possédait une beauté inestimable, mais aussi une voix de cristal capable de charmer n'importe quel être, même Seriyu. En effet celle-ci chantait chaque jour face à la mer de l'aube au crépuscule, tandis que le serpent nageait à proximité des côtes. Le serpent qui reposait dans les profondeurs de l'océan entendit un jour le chant de la jeune Kana, et fut subitement apaisé par les paroles mélodieuses. La créature resta pendant plusieurs jours à écouter la jeune femme, ainsi la mer cessa de s'agiter et laissa place à un océan de tranquillité. Kana comprit vite que Seriyu l'écoutait, surtout depuis que celui-ci s'adressa directement à elle tout les matins à son réveil. Elle entendait le reptile l'appelait, et celui-ci disait :

« Viens Kana, viens ma douce, viens chanter pour moi et la mer. »

La légende veut que la bête et Kana seraient tomber amoureux, expliquant la raison des sorties plus tardives et fréquentes de la jeune femme. D'autres pensent que cette dernière chantait afin d'endormir Seriyu, pour épargner le monde de la colère du dragon. Mais ce qui était sur, c'était que Kana était dévouée à chanter tout les jours pour la créature. Cependant un jour un noble aperçut Kana, et fut à son tour charmé par la jeune femme. Celui-ci voulut alors en faire sa femme partout les moyens, et par trois fois il la demanda vainement en mariage. Et la chanteuse répondait à chaque fois :

« Pardonnez-moi mon prince, mais je ne peux vous suivre. Car je suis dévouée à quelqu'un d'autres. »

Le noble fut furieux de se voir rejeter ainsi, et ordonna que l'on exécute la jeune femme. Kana fut étranglée avant d'être jetée dans la mer. Seriyu qui n'était pas présent ce jour là, retrouva à son retour le corps de Kana qui gisait au fond de la mer. Le serpent rentra dans une colère noire, et déchaîna pendant des jours une tempête qui s'abattit sur la totalité de l'empire de Kyang. La bête ne voulait pas se calmer tant que le noble ne lui était pas présenter afin qu'il puisse le châtier.

Au bout du septième jour de tempête, un oracle parvint à décrire la raison de la rage du Roi des Mers. Et rapidement l'empereur fut informé des découvertes de l'oracle. Puis il ordonna de retrouver le noble qui avait assassiné Kana. Lorsque ce dernier fut retrouvé, il fut livré à la bête qui sortit des eaux. Et sans prévenir, Seriyu frappa le noble et l'empire avec un tsunami d'une violence inouïe. Le noble se noya dans les flots impitoyables, avant d'être dévoré par les poisson. Tandis que les eaux s'engouffrèrent loin dans les terres, dévastant tout sur leurs passages.

Finalement les flots se retirèrent, laissant place à une désolation indescriptible. Cependant à l'endroit où Kana avait l'habitude de chanter pour le serpent, tout était demeuré intact. Car les eaux avait contourné le lieu, formant ainsi une petite île qui est encore présente aujourd'hui . Et étonnement un cerisier fleurie avait poussé au milieu de l'île, alors que le déluge déferlait sur Kyang. Certains racontent qu'il s'agirait de Kana qui aurait été réincarné en arbre, sur l'ordre des dieux, afin de calmer la bête enragée. Seriyu qui s'était enfin calmé retourna dans les abysses de la mère et ne revint plus dans les environs. Aux heures d'aujourd'hui, personne ne peut accéder à l'île et au cerisier tellement les courants sont forts autour de l'île. Et certaines rumeurs disent que Seriyu veillent depuis l'horizon, à ce que personne ne viennent profaner les lieux. Car selon des habitants, l'esprit de l'innocente Kana chante jour et nuit pour le Roi des Mers et une rumeur dit qu'il est possible de voir le dragon à proximité de l'île, les jours de tempêtes...


Par Cao Long.
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MessageSujet: Re: Créatures mythiques et légendaires   Jeu 6 Nov - 15:27



Lieu : Inconnu
Apparence : Un grand félin, au pelage blanc parcourut de zébrures bleutées.
Taille : Entre 1,50 m et 2 m de haut pour une longueur de 5 m.

Les hommes ont toujours scruté le ciel, domaine des dieux avec émerveillement et respect. De tout temps, les hommes des différentes nations ont été tour à tour fascinés et effrayés par la foudre et le tonnerre.
Symboles de la colère divine, ces éléments sont craints et l’ont tente de les expliquer, de les comprendre. Mais est-ce vraiment eux que craignent les hommes ou alors ce qu’ils annoncent et ce qu’ils cachent ?

Au delà de ces simples phénomènes naturels se cache Ju-Raï, « l’Animal de Foudre ». On le dit compagnon du dieu Chi Po. Selon les témoignages et les régions, il apparaît sous la forme d’un grand félin, sa fourrure est blanche et parcourue d’éclairs bleutés. Pour d’autres, il prend l’apparence d’un grand chien, sorte d’hybride proche du loup et du sigre. Il possède plusieurs queues qui, lorsqu’elles s’entrechoquent, produisent alors des orages dévastateurs. Ils naissent de sa colère. La foudre l’entoure et semble le couronner. Il parcourt les nuages et le ciel sous la forme d’un grand éclair.

D’ordinaire calme et serein, ce félin s’agite frénétiquement au cours des orages qu’il déclenche. À ces moments là, il descend sur terre et dévaste tout sur son passage. Le tonnerre que l’on entend alors est le hurlement du Ju-Raï approchant et apportant la mort et la dévastation.

Il marque la nature, les hommes et les esprits de sa venue. On dit que les impacts de foudre que l’on voit après un orage sont les preuves de sa colère. Il aurait alors marqué l’endroit de ses griffes.

Infatigable, il parcourt le monde sans jamais s’arrêter. Démon malin en règle général, il peut également s’avérer bénéfique. Nombreux sont les récits de voyageurs égarés ayant fait état d’une lueur qui les auraient alors guidé. La réciproque est également attestée. Que ce soit en mer, sur terre, dans les montagnes et les déserts, on retrouve ces légendes d’un guide lumineux ayant permit que l’on retrouve ces êtres égarés.

Une légende de Soriyeo fait apparaître le démon dans les montagnes, aux abords du Temple de Soyeo. Il est dit qu'il y a de cela 400 ans, un pèlerin, du nom de Chiao Kun, s'était égaré en se rendant au Temple. Voulant échapper à des bandits, il avait erré de longues heures sur les divers chemins de montagne, jusqu'à perdre tout point de repère. Une tempête avait alors balayé les montagnes abritant le Temple. D'après les chroniques de ce lieu, les moines n'avaient jamais vu un tel phénomène. Les chutes de neige étaient abondantes, le vent hurlait à travers les cimes et les éclairs dansaient parmi les sommets. Le pèlerin fut retrouvé sur le parvis du Temple, en état d'hypothermie mais en vie.Voici ce qu'il raconta aux moines :

"Je l'ai vu. Aussi clairement que je vous vois, je l'ai vu. L' « Animal de foudre », Ju-Raï !! Il était là, sur la crête de Sinfu. Vision lumineuse au cœur de l'obscurité. J'étais dans la neige, je n'avais plus envie de vivre mais j'ai senti sa chaleur s'insinuer en moi. J'ai senti son regard sur moi. Il me regardait et je voulu l'approcher, mais plus je m'approchais plus il s'éloignait. Il jouait avec moi … . Par suite, je l'ai perdu de vue puis il a soudain réapparu devant moi, me faisant trébucher en arrière.

Il était là je vous dit ! A quelques mètres de moi, devant un ravin. Il m'a empêché de tomber car je m'y dirigeai tout droit. Il bondit dans ma direction, je me suis alors plaqué au sol et ai suivi son évolution. C'est alors que j'ai vu le pont … . Il m'a conduit à vous … . "


L'homme était persuadé de l'avoir vu. Une fois guérit, il demeura au Temple et consacra son existence au dieu Chi-Po ainsi qu'au Ju-Raï.

Une autre histoire provient de l'Empire Kyang, de la province de Tokinaka. Un texte conservé dans les archives de la province rapporte ceci :

" En ce jour de Septianok, le seizième, de la quatrième année du septième cycle, Moi, Liao Peng, capitaine de vaisseau parle. Voilà plusieurs jours que nous naviguons sur une mer d'huile. Nous n'avons pas senti un souffle de vent depuis bientôt un cycle. Les plus anciens parlent d'une malédiction, une de nos jeunes recrues aurait le mauvais œil selon eux. Je m'efforce de maintenir la discipline mais il vaudrait mieux que le temps revienne à la normal. Nos vivres baissent mais le plus préoccupant va être le manque d'eau douce.


Vingtième jour de Septianok, quatrième année du septième cycle. Liao Peng, capitaine de vaisseau parle. Depuis les dernières lignes que j'ai pu coucher ici rien n'a changé. J'écris pour m'occuper, rien ne semble vouloir changer. Nos prières ne semblent pas entendues. Les réserves d'eau diminuent.


Vingt-et-unième jour de Septianok, quatrième année du septième cycle. Liao Peng, capitaine de vaisseau parle. Une chose étrange s'est produite aujourd'hui. Notre compas tourne sur lui-même alors que nous demeurons statique. Nous ne pouvons nous repérer de jour, il va nous falloir attendre la nuit afin de mesurer notre position. J'ai imposé un rationnement pour l'eau. Les tensions au sein de l'équipage en sont exacerbées.


Vingt-troisième jour de Septianok, quatrième année du septième cycle. Liao Peng, capitaine de vaisseau parle. Sans que nous nous y attendions une violente tempête nous frappe. Des vagues de plus de 8 mètres nous entourent, le navire tourne dans tous les sens. Je ne sais si nous survivrons à cette nuit ainsi je tenais à le consigner. Si ce journal devait un jour être retrouvé, Yuan, ma chère et tendre épouse, sache que tu es et seras toujours présente dans mon cœur.


Vingt-huitième jour de Septianok, quatrième année du septième cycle. Liao Peng, capitaine de vaisseau parle. Nous sommes sur la terre ferme, sur les terres de l'Empire Kyang. Je viens de me réveiller, nous avons été sauvé par des habitants de ces terres, notre navire échoué sur les rochers et la moitié de notre équipage décimé. C'est un lourd tribut que nous avons payé mais c'est également un miracle que nous soyons encore autant en vie. Je vais tâcher de raconter ce qu'il s'est passé cette nuit-là, bien que je ne sache pas si je l'ai rêvé ou non.

Après avoir rédigé ma précédente note, je suis sorti afin de guider mon équipage comme je le pouvais. Les nuages noirs bouchaient la vue tandis que le compas tournait toujours frénétiquement. Rien ne pouvait nous permettre de nous diriger. Un marin se mit à crier sur tribord, me rendant au bastingage, je vis l'objet de sa terreur. Un maelström immense ouvrait la mer sur notre flanc et notre navire commençait à en prendre le cap. Par bonheur, si je puis dire, les vents étaient contraire et en sortant toute notre voilure nous avions notre chance. J’en donnais l’ordre immédiatement. Cinq marins montèrent afin de libérer les voiles. Aucun ne redescendit, du moins pas dans le navire. Ils furent projetés à l’eau et aspiré par la mer en furie.

Quand à moi, je devais peser de tout mon poids sur la barre afin de la faire tourner et nous extirper de piège. Il me fallut l’aide d’un de mes hommes pour que cela soit effectif. Les courants étaient puissants et malgré nos efforts nous étions happés par le tourbillon. Passant la crête d’une vague, nous nous y enfoncions quand un grand éclair suivit d’un formidable coup de tonnerre s’abattit au centre de ce gouffre d’eau.  Je ne sais toujours pas si ce que je vis était le reflet de la fatigue ou bien la vérité mais je crus discerner une forme au centre de cet éclair.
L’énorme trou se referma alors avec fracas sur notre poupe, faisant voler les tonneaux ainsi que des morceaux de notre pont. Plusieurs cordages lâchèrent, emportant avec eux les marins qui tentèrent de les retenir. Nous avions subi des pertes mais nous étions vivants. Pour combien de temps, là était la question.
Un cri se fit alors entendre par dessus les hurlements du vent, un des hommes était à l’avant et pointait le doigt vers  l’horizon. Par delà les vagues et le rideau de pluie nous pouvions apercevoir un point lumineux. Il n’était pas très éloigné de nous, comme nous attendant au dessus des flots en furie, ne semblant pas s’en soucier. Un autre coup de tonnerre roula dans l’air et un autre éclair s’abattit à cet endroit.

Il me fallut toute mon autorité pour obliger mes hommes à hisser les cordages, nous devions suivre cette lumière. Pourquoi ? Ça je ne le sais toujours pas mais mon instinct me disais de le faire. Force est de constater qu’il avait raison, je n’écrirais peut être pas ces lignes sans cela.

Les cordages craquaient, les vagues passaient par dessus notre pont, emportant à chaque fois son tribut de vies humaines. Nous voguions vers ce point mais plus nous allions vers lui moins nous nous en rapprochions. Il semblait avancer en même temps que nous. Des trombes marines se faisaient jour en divers endroits et nos prières allaient vers les dieux afin de nous éviter un tel sort. Force est de constater que cela ne fut pas suffisant.

Alors que des voix s’élevaient afin de signaler d’autres lumières à l’horizon, mon second fut emporté par une vague, ainsi que notre mât principal. Le navire quasiment éventré, démâté était une proie facile. Nous entendîmes alors un rugissement plus proche. C’est un spectacle à nul autre pareil que de voir s’élever une masse d’eau sous l’action du vent et c’est d’autant plus impressionnant lorsque cela se produit à une vingtaine de mètre de votre vaisseau. Ce que vous ressentez est indescriptible, votre seule certitude est celle de votre mort imminente.

Le point lumineux se mit alors à bouger et à venir dans notre direction. Le tonnerre roulait à présent sans discontinuer avec une intensité décuplée depuis que cette lumière nous fonçait dessus. Nous pensions voir notre fin mais ce fut notre salut qui nous accueillit alors.

La boule lumineuse sauta, et j’insiste sur ce mot, elle sauta littéralement au dessus de nous, comme mue d’une volonté propre. Je ré-aperçu alors la forme entrevue plus tôt. Un grand félin ou canidé, je ne saurais dire, se dessinait au centre, la gueule ouverte, auréolé d’éclairs.

Ju-Raï !
Ju-Raï !


J’entendis ces cris venant de mes hommes, les quelques restant. Ils semblaient avoir vu la même chose que moi. Cette boule atterrit en plein centre de la trombe et la fit exploser. Une vague gigantesque se forma alors, nous pouvions voir la boule lumineuse au centre de celle-ci, sous l’eau et nous fûmes pris par cette vague. Je ne saurais dire exactement ce qu’il s’est passé ensuite. Je me souviens d’un grand craquement et je fus projeté en l’air avant de retomber sur le sable mouillé. J’ai tenté de ramper mais je n’avais pas tous mes esprits et je fus heurté par quelque chose. Ensuite, plus rien. Jusqu’à ce matin.

Je ne sais si quelqu’un lira ces lignes. Je ne sais s’il croira ce qu’elles renferment mais si quelqu’un lit ceci, qu’il sache que cela n’est que la plus pure vérité.

Ainsi se termine mon journal de bord.

Liao Peng, capitaine de vaisseau a parlé."


Par Suno Uji.
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MessageSujet: Re: Créatures mythiques et légendaires   Mer 12 Nov - 21:17



Lieu : Inconnu
Apparence : Un dragon gigantesque, majestueux.
Taille : Quinze mètres de haut (Vingt avec ailes) / Quarante mètres de long.

Les rois et les Empereurs passent, et seul subsistent les traces immuables de la nature. L'homme n'est qu'un grain de sable dans un désert, un désert que l'on nomme temps. Un grain de sable dans un mécanisme que l'homme à lui-même créé habilement, son propre point faible. Son propre antidote. La vie est courte, mais est ainsi faite. Jamais quelqu'un ne pourra tout comprendre, tout savoir. Jamais quelqu'un, mais quelque chose...

Là ou mythe et rêve convergent, là ou légende et désirent fusionnent, l'homme n'aura de cesse d'imaginer l'irréel, ce qu'il n'a pas encore vu lui-même, ou ce qu'il ne peut pas expliquer. J'écris ces mots, au crépuscule de ma vie, laissant libre cours à mes fantasmes saugrenus, à mes visions, celles d'une créature qui n'aurait jamais dû se montrer à moi, qui n'aurait jamais dut me faire autant rêver.

J'ai cherché dans toutes les bibliothèques du monde, quelques légendes, quelques mythes pouvant attiser ma curiosité... Mais rien. Dans la fleur de l'âge, je ne voulais que partir à l'aventure, élucider des mystères non prouvés, ou bien trouver les miens. Et c'est au milieu du désert des contrées sauvages que je le vis, ou plutôt l'imagina. Dans mon idée, l'homme ne peut imaginer que ce qui peut se réaliser... Lorsqu'il ne se contrôle pas. Un rêve contrôlé, forcé, peut s'orienter dans n'importe quelle direction. Alors que lorsque l'esprit vogue loin de tout contrôle, peut-on vraiment imaginer l'impossible, alors que notre imaginaire nous quitte ?

C'est la question que je me pose toujours. L'ais-je vu ? L'ais-je senti ? Ressentis ? Je me souviens de cette silhouette colorée et mystique, brouillée par la déformation de la chaleur... Et cette poussière, semblable à du sable scintillant. L'espace d'un instant.. Fugace, comme un mirage qui n'aurait pas dû être là, hésitant, je le vis. Je vis la projection de mon imaginaire en une entité réelle. Elle était immense. Tellement loin de moi, et pourtant, j'ai pu ancrer cette image dans mon esprit dans le moindre détail. Mais ce souvenir est tellement clair, limpide, que je ne suis pas sur de sa véracité.. Ne suis-je pas en train de me fourvoyer, de perdre l'esprit ? À moins que cette créature n'ait vraiment existé, et ai troublé mon esprit, me rendant peu à peu complétement fou, doutant de ma propre capacité à réfléchir... Comme si... Comme si... le fait de poser le regard sur cette bête d'un autre monde vous détruisait l'esprit.

Seul le fou en moi peut encore réaliser que ce n'était pas faux. Le coté rationnel voudrait que mes yeux aient défailli, mais ce brin de folie, l'imagination me fait croire, qu'il était bien là. Un dragon. Comme dans les vieux mythes, les vieux récits d'anciens de villages. À moins que cette créature n'ait vraiment existé, et ai troublé mon esprit, me rendant peu à peu complétement fou, doutant de ma propre capacité à réfléchir... Le mensonge, le faux, est malheureusement lié à la quête de la vérité. Et cette dernière peut apporter la folie. Jamais je n'aurais assez d'une vie pour trouver la réponse et le repos. Ma vie ne m'apportera pas la mort que je souhaite, la mort baignée dans la certitude... Je mourrais plein de regret, et rien ne peut plus changer cela. Vous qui lisez ces mots, sachez que tout cela peut probablement venir de mon esprit dérange. Mais après tout ; si vous arrivez jusqu'à ces mots, vous devez l'être autant que moi. Sauf que moi, j'en ai conscience. Et vous ? Le saviez-vous, que vous étiez aussi fou que moi d'y croire ?

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Je peux vous décrire ce que j'ai vu, au milieu de cette tempête de sable qui n'avait rien d'ordinaire. Cette dernière scintillait par endroit, comme si le sable était parsemé d'éclat cristallin, reflétant toutes mes illusions et mes espoirs, soulignant le coté fantastique et irréel de ce moment... Il faisait nuit, une nuit pourtant brûlante, baignée de la lueur lunaire, envoûtante, éternelle et éphémère à la fois... Il marchait lentement, lourdement, de sa démarche majestueuse et sage. J'étais loin. Pourtant si loin... Et il me paraissait gigantesque. Environ... Dix mètres de haut pour... Pour une trentaine de mètres de long. Trente-cinq si je devais être précis... L'apparence de ce seigneur était gargantuesque mais aussi magnifique. Jamais je n'avais vu de couleur pareille sur un être vivant.

La sensation que j'ai eu lorsque j'ai détaillé de mon regard le... Le dragon. Oui, le dragon. J'avais mis quelques secondes à réaliser, par-delà ma fascination, qu'il s'agissait d'une de ces créatures légendaires. Mon sang ne fit qu'un tour, l'extase et la peur s'ajoutèrent. Le monstre déjà spécial à mes yeux devint l'incarnation des divins dans mon esprit. Je ne pourrais jamais oublier ces reflets bleu clair, a moins qu'ils n'étaient gris... Je ne sais pas si ma mémoire me joue des tours, ou si mes yeux n'ont pas pu supporter cette folie qui s'emparait de moi. Contrairement aux croyances populaires, on aurait dit que le dragon n'avait pas d'écaille, mais un cuir lisse et doux.. L'histoire me prouvera par la suite que je me trompais : ce monstre mythique possède des écailles, mais tellement collés, lisse, parfaites, qu'elles forment une peau de cuir imperméable. Des zébrures vert jade jonchaient son corps, et un rouge dégradé ornait le dessous de ses ailes immenses, l'intérieur de ses oreilles et sa queue dotée de plumes. La créature mesure quinze mètres, mais je ne comptais pas ses ailes. Avec ces dernières, il devait facilement atteindre les vingt mètres... Pour une longueur extravagante de quarante mètres.Et l'envergure, je n'ose imaginer l'envergure de ce dieu vivant... Et puis, sur les flancs, le torse, les pattes, le cou et la tête, des poils comme...

Fantomatique, irréel, semblant disparaitre et reparaitre aléatoirement, balayé par le vent, habillaient cet être d'un autre monde. Fait amusant et singulier, le dragon possède une longue moustache, comme pour souligner l'ancienneté de la chose.. Pour finir, ses yeux écarlate laissant apparaitre un regard de paix, de calme et d'un savoir imposant, d'un écarlate similaire à la pierre trônant fièrement sur front, faisant briller n'importe quelle lumière au centuple. Enfin, deux cornes se divisant elles-mêmes en deux a leur bout, siégeaient sur le crâne du dragon. Jamais je ne pourrais oublier cette vision, ce spectacle qui s'offrait sous mes yeux. C'est d'ailleurs ce don inespéré qui me donna la force de me relever. Puis, une fois debout, la bête tourna la tête en ma direction, et me regarda. J'ai cru la voir sourire... Comme si elle était... Satisfaite. Puis elle sauta, faisant trembler le sol, la tempête, au lieu de s'amplifier, se calma lentement. Cette scène était idéelle, malgré la puissance déployée, le sable ne vola pas, le désert se rendormait paisiblement, et ma vision se brouilla. Puis, je me réveillais aux portes chaudes, assis contre les remparts, avachis lamentablement contre les portes fermées... De l'autre côté, du bon côté. J'étais en vie, et personne ne crut mon récit. Je rentrais chez m... Chez moi ? Je n'avais plus de chez moi. Je ne savais plus qui j'étais, car je n'avais plus qu'une envie. Tout découvrir sur la bête, la retrouver, la connaitre... C'est ainsi que débuta mon épopée glorieusement solitaire et secrète, voici ici, couchée sur papier, toutes mes découvertes...

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Vingt années s'en suivirent. Vingt années de chasse, de traque. Je chassais un rêve, un mirage, de la vapeur qui s'effaçait dans l'air, alors que je commençais à approcher ma main... Et cette dernière finissait par traverser l'objet de ma vision, avant que j'ouvre mes yeux pour constater qu'il ne s'agissait encore une fois que d'un rêve un d'une chimère. Mais des preuves, des faits, des morceaux de légendes au sujet de mon rêve... J'en ai trouvé. Et je n'étais pas seul. En revanche, j'étais l'unique à connaitre l'origine, la provenance, le mystère qui se cachait derrière ces preuves. Eux, n'étaient que des fous ignorants... Moi ? Je n'étais que fou. Bien qu'ignorant. Bien plus fou, mais bien moins ignorant. Mais non, je n'étais pas fou, car les preuves de ma santé mentale étaient là ! Ainsi donc, je passais du stade de rêveur, au stade de témoin... Quinze années après. Je faisais route vers les îles. Je m'étais engagé en tant que marin pour la traversée, mais cela n'a aucune importance. Un des seigneurs avait trouvé quelque chose. Quelque chose d'inhabituelle, qui ne ressemblait à rien de connu. Un matériau jamais travaillé ? Un trophée ?

Lorsque je posais mes yeux dessus, mon sang bouillonnait et me fit frissonner dans un parallèle déconcertant. Je le reconnus, et mon visage oscilla entra la couleur de la joie, et la pâleur de la surprise. Devant ma réaction, le seigneur Hiruma plissa les yeux, et me demanda de rester avec un ton bien inquiétant... Car ce morceau de rêve éveille, ce bout de pensées immatérielles devenues physiques, avait entrainé quelque chose. D'aventurier, je passais à scientifique, érudit. En effet, cette écaille a été découverte au milieu de la plage, en pleine séance de pêche. Une dizaine d'hommes s'étaient portés volontaires pour cette semaine de travail. Mais passons. Cette dizaine d'hommes. Sur les dix, un seul était saint d'esprit. Mais, lui aussi en est sortit changé. Comme un puits de savoir. Mais un savoir que beaucoup ne peuvent même personne, ne peut appuyer, comme s'il savait des choses perdues à travers les âges. Mais comment ce paysan pouvait connaitre des détails oubliés comme l'emplacement de reliques divines, ou encore subitement devenir capable d'effectuer une cérémonie de thé en l'honneur des dieux, que seuls les moines de Kyang connaissaient, eux qui jalousaient leurs secrets depuis des centaines d'années ? Il me raconta tout, mais je ne retranscrirai ici que le plus important. Les neuf autres, eux, débitaient leurs inepties, leurs propos incohérents et leurs délires...

Lui regrettait d'avoir ramassé cette écaille. En la regardant, tous avaient des impressions différentes. Une odeur émanait de l'air, et chacun en faisant une interprétation, d'autres avaient chaud, froid, ou encore sentait une prise sur eux, comme une main géante, tantôt douce, tantôt froide, ou bien ils avaient des nausées... Puis, en l'observant, l'écaille était recouverte d'une fine couche de poussière. Pas du sable, quelque chose de plus pâle, de plus lumineux. La poudre semblait refléter chaque source de lumière. Puis, une idée saugrenue vint à l'esprit de mon interlocuteur. Comme poussée par une force invisible, une envie irrépressible. Il toucha l'écaille du bout du doigt, et lécha ce dernier. Il se lécha les lèvres, clamant que ça avait le gout de sel. Ses camarades firent de même et certains disaient sentir le poulet, le bœuf, ou encore du sang séché, ou bien des épices quelconques. D'autre avaient l'impression de manger de la boue, et encore un de la pierre. Puis, à intervalles courts et réguliers, chacun eut des visions. Des connaissances.

Puis, des propos incohérents, la démence. La folie. Ils parlaient de ce qu'ils savaient, en boucle, dans le désordre, sans lien normal et tangible. Seul, subsistait maintenant le réceptacle de dizaines, de centaines de connaissances perdues.. Du jour au lendemain, le paysan que j'interrogeais pu lire, écrire, manier le sabre comme le meilleur samouraï du continent, mais aussi peindre, écrire des poèmes, réciter certains des plus anciens et unique, effectuer cérémonies... Comme un don du ciel. Pour ma part, la vérité était devant moi. Le Dragon Millénaire, le vieil ami de mes nuits, de mes rêves et cauchemars... L'incarnation du savoir. Son essence même en était composée. Mais un tel pouvoir à un prix. Il peut vous rendre fou. Cinq ans plus tard, une guerre éclata à cause de cet homme... Il fut accusé d'avoir volé des secrets à des pays... Mais moi, je connaissais la vérité, et une nuit, je le revis. Le dragon était haut dans les airs, et j'avais l'impression... Son visage... Qu'il éprouvait quelque chose. De la haine. Envers lui-même. Comme s'il regrettait... Une de ses erreurs. J'en déduisis qu'il se sentait coupable de ce qui arrivait... Puis il tourna la tête vers moi et acquiesça. De quoi ? Je n'en sais rien. Mais je sais que j'étais éveillée, et que je le vis partir, battant majestueusement des ailes sous la lueur nocturne. Il me connaissait. Il me parlait sans rien me dire. Ainsi, je couche ici toutes mes maigres connaissances, sur l'origine même de tout savoir. Quelle ironie...
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Il existe un héraut de la connaissance,
Il est doublé de la parure de la folie.
Il existe une merveille de l'existence,
Il est une idée plus dangereuse que tout Oni.

Il n'est ni le bien ni le mal, il n'est rien de plus que tout,
Il est tout ce que nous savons, et bien plus encore.
Il est ici, ici depuis que tourne la grande roue.
Il n'est pas celui qui la tourne, mais il ne craint pas la mort.

Il est la manifestation du savoir des dieux.
Il est ici, là, partout en tout lieux.
Il est invisible, et pourtant il voit tout.
Il est-ce que tout érudit veut et loue.

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