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 Sian Nyang: Princesse royale de Soriyeo

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Sian Nyang
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Messages : 144
Date d'inscription : 19/07/2014

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Age:: 25

MessageSujet: Sian Nyang: Princesse royale de Soriyeo   Mar 22 Juil - 1:52

feat Personnalité choisie
Sian Nyang
Les chemins de la destinée.


Présentation




Nom/Prénom : Sian Nyang
Âge: 25
Sexe : Féminin
Localisation : Soriyeo ( Lieu de Naissance, par la suite, la ou l'emporte le vent. )
Métier : Princesse Royale de Soriyeo



Particularité(s): De longues griffes, des yeux bleus translucides, des veines bleutés apparentes .. Non, tout ça n'est point une particularité, ce n'est que le fruit de sa nature de Gumiho. Sous sa forme humaine, elle est normale, parfaitement normale. Sans particularités aucune, si ce n'est celle d’être la fille d'un roi et d'une Gumiho. 

 Classe d'arme :  Ayant appris a se battre pendant la période de sa vie qu'elle a passée sur l’île de Saechong, elle se distingue dans la pratique de nombreux arts martiaux. Tant au corps a corps qu'a distance. Ses armes de prédilection favorites sont le Katana et l'arc. De par sa nature de Gumiho, elle a bien entendue les compétences surnaturelles qui ont trait aux siens. Cela ne l'affecte qu'en cas de transformation et vu que par crainte de blesser les autres, elle évite autant que possible de le faire, elle ne connait pas elle même les limites et attributs des dites compétences. 

Équipement :  Adaptable. Selon la circonstance, selon l'occasion, selon ce qu'elle se doit d’être, Gumiho, combattante ou princesse, son équipement est changeant. Sous sa forme de Gumiho mieux vaut ne pas porter de douces soieries aux coûts inestimables. Malheureusement, jamais elle ne sait en qu'elles circonstances, elle pourrait être amenée a se transformer, elle l'évite certes au possible, mais quand question de survie il y'a, alors tant pis pour les douces soieries. Quand elle se doit de devenir la combattante émérite qu'elle est a l'insu de la cour, la tenue se veut pratique. Un pantalon ample, une chemise qui l'est tout autant. Matière confortable et épaisse. de l'épaisseur pour parer aux blessures. Que voulez vous, il fait désordre de se faire voir avec des blessures se guérissant d'elle même de façon miraculeuse. Ajoutons a cela les quelques bandages qui compriment sa poitrine, un voilage de tissus pour sa tête et la voila a la discrétion de tous. A sa taille, son Katana, sur le dos son arc et son carcan. Quand l'heure d’être femme et princesse se présente, l'équipement se fait tout autre. Les voila les douces soieries, les étoffes satinés et coûteuses a la discrétion des couleurs unies ou a la fleuraison des couleurs. Elle se veut élégante et gracieuse. Point d'arc, point de Katana, bijoux et ornements les remplace. Pourtant invisible au regard, se dessine sous les couches de tissus, un Kaiken de manufacture délicate et a la lame tranchante. Petite dague facilement dissimulable, mais qui au besoin saura faire forte impression pour qui s'en prendrait a elle.  
By Mi


Description physique:



Laquelle voulez vous ? Celle de sa forme humaine ou celle de sa forme de Gumiho ? Je vous donnerais les deux. Commençons avec le commun des mortels. Du moins a ce qui lui sert a se fondre dans le commun des mortels. Car rien de commun en elle, mortel par contre .. Revenons en a ce physique, a cette apparence humaine. Il est probable qu'elle saura contenter plus d'un regard masculin. Du haut de son 1 mètre 73, elle est toute en jambes et en courbes harmonieuses. Point de maigreur, ni d'os saillant. Un ventre mince, des hanches joliment rondes, une poitrine bien proportionnée. Quelques muscles finement dessinés sans que ça ne vienne entaché le joli tableau peint par son corps. Pour compléter cela, viennent les détails exquis, la peau a la blancheur d’albâtre, la longue et lisse chevelure d’ébène et les yeux sombres et profond. Une regard ourlé de longs et délicats cils, ou il serait facile de se perdre, tant il vous est enivrant. Passons maintenant a son physique sous la forme des siens. Son physique de Gumiho. Quand s'en vient la transformation, quelques changements notables se dessinent au gré de son apparence. Charmerait elle un autre Gumiho ? Qui saurait le dire ? Pas elle en tout cas. Le teint d’albâtre se voit parcouru de délicates veines bleutés de part et d'autres de son corps. La chevelure d’ébène devient indisciplinée et faites d'ondulations. Les ongles deviennent griffes acérées. Puis vint le regard. Ce regard d'ordinaire sombre et profond qui se veut tout d'un coup d'un bleu translucide, lumineux a vous en transpercer l’âme. Si elle n'a aucun mal avec son physique humain, accepter son physique de Gumiho lui est plus difficile. Pourtant elle ne le méprise pas et pour cause, elle le tient de sa mère, a ce titre elle se doit de l'aimer ou tout du moins de ne pas le rejeter. Elle sait aussi que le physique propre a sa nature de Gumiho, comme son physique humain, fait partie d'elle. Ils sont indissociables, ils sont ce qu'elle est. 



Description mental:



Le vent. La brise et la tempête. Son souffle suit le rythme que lui impose sa vie. Tantôt calme et réfléchie, tantôt impétueuse et en proie a de froides colères. Il n'y a pas seulement deux physiques qui cohabitent en elle, il y'a aussi deux tempérament qui s'affrontent et se heurtent. Le coté humain la rend calme, douce, empathique a la détresse et a la douleurs d'autrui. Le coté Gumiho la rend passionnée, indépendante et fougueuse. Dotée d'une intelligence remarquable qu'elle cultive par la lecture et une grande soif de connaissance, elle fut d'abord ouverte aux autres, drôle, enjouée. Puis vint la révélation de sa seconde nature. Les craintes allant avec, lui amenant de nombreux doutes sur elle, sur les autres, sur ce qu'elle était censé être, la rendant méfiante, solitaire et d'apparence froide. Cacher un secret est parfois bien plus lourd qu'il n'y parait. Surtout quand celui ci se veut destructeur et propice a prendre des vies. Qu'elles espérances pour l'avenir vous reste il quand vous perdez l'illusion de pouvoir pleinement vous intégré un jour ? Vous faites de votre mieux, au jour le jour, chaque jour suffisant a sa peine. Vous, vous efforcez de ne point sombrer dans la mélancolie qui vous guette a chaque nouvelle larme versée. Vous, vous battez contre votre nature profonde sans pourtant la renié. Puis il y'a l’échappatoire, celle de donner plus que vous ne recevrez jamais. C'est la l'absolution pour les malheurs que vous pourriez causer .. Pour les malheurs que vous avez déjà causer. Il n'est point facile d’être humaine, point facile d’être femme alors pouvez vous imaginez a qu'elle point il est difficile d’être en partie Gumiho ? C'est sur toutes ces peines et interrogations, que s'en est former son caractère, sa personnalité. Complexe, profonde et entière. 

 
 


Histoire:



"De douleurs et de cris."

Une princesse de sang royal, une princesse de Soryeo, cela se doit de naître dans l'abondance de célébrations et de joie. Sous le faste des traditions de la cour et sous l'acclamation du peuple. Plus encore qu'en l'enfant est de la nouvelle épousée du roi, femme du peuple qu'il a choisie d'aimer envers et contre tout. Pourtant les choses ne se sont pas passées ainsi. C'est dans une grotte humide et sombre sur l’île de Saechong, que la princesse Sian Nyang vint au monde, sans que sa mère n'ait nulle autre assistance que ses cris et sa douleur.

C'est a l'annonce de sa grossesse par le médecin royal près de 9 mois plus tôt, que la mère de Sian Nyang avait tout abandonner pour prendre la fuite. Laissant derrière elle son royaume, sa couronne et plus encore un homme qu'elle aimait. Pourtant malgré son corps ensanglanté, meurtri et épuisé, c'est le sourire aux lèvres et le cœur défait de tout regret qu'elle contemplait sa fille nouvellement née. Tout cela, elle l'avait fait pour elle, pour sa sécurité, un jour elle le comprendrait. 

Après quelques heures a se perdre dans le regard sombre de son enfant, elle avait regagnée la plage pour poser un regard douloureux sur le paysage qui s'offrait au loin a sa vue. Le royaume de Soriyeo. Elle ne s'y attarda guère plus que de raisons, dans la crainte de voir tout courage la quitter. Puis désormais leurs maison c'était ici. C'est la qu'elle allait construire leur avenir. Sur l’île de Saechong.

"De bonheur et d’insouciance." 

Les années avaient passées sans que nulles ombres ne viennent obscurcir l'horizon. Sian Nyang avait grandie avec l'amour maternelle. Devenant une fière et indépendante jeune femme de 16 ans. Si des questions subsistaient sur son père ou le pourquoi de leurs vies sur cette île, elle préférait se fier aux paroles de sa mère, a qui elle vouait une confiance absolue. Les choses étaient mieux ainsi, selon ses propres mots. 

La vie sur l’île était facile, bien que sa mère les oblige a se tenir plus ou moins en retrait des autres habitants. Elles mangeaient a leurs faim, vivaient dans une petite hutte douillette et ne répondaient a nulles autres lois que celle de la liberté. L'une des bonnes choses a vivre sur une île, c'est que vous n'y êtes pas restreint par votre condition de femme. Sian eu donc tout le loisir de s’entraîner aux maniements des armes, développant rapidement un gout prononcer pour la pratique de l'arc et du Katana. Elle eut vite fait d'acquérir un bon maniement des deux, mais aussi une excellente forme physique, alliant endurance et rapidité. Contrairement a d'autres mères qui auraient veillés a freiner les ardeurs de leurs filles, sa mère n'en fit rien, bien au contraire l'y encourageant même plus que de raisons. Mieux valait savoir se défendre sur l’île des exilés. Ceux qui arrivaient n'avait pas toujours les meilleurs intentions, ni même le meilleur des passés.

La jeune fille était espiègle, courageuse, enjouée et ne manquait jamais de s'attirer quelques ennuis au grand dam de sa mère. Une mère malgré tout grandement fière, car si les ennuis arrivaient couramment, ils étaient toujours accompagnés de bonnes intentions. Néanmoins, il n'était pas certain que sa mère aurait eu la même fierté si elle avait sue que sa fille dérobait aux plus aisés des exilés pour donner aux plus démunis. C'est pourquoi elle n'en sue jamais rien. Puis pour se donner bonne conscience, rien de mieux que se dire que voler a des voleurs n'était pas vraiment voler. De plus, elle ne gardait jamais rien pour elle, enfin presque rien. Les livres eux elles ne pouvaient s’empêcher de s'en saisir pour les dévorer. Ils étaient sa seule fenêtre sur le monde et bien que sa mère l'ait parfaitement éduquée en de nombreux domaines, sa curiosité de toutes choses ne la quittait jamais.

Elle était heureuse sur cette île, c'était la leur foyer et bien qu'elle ait souvent rêvée de voguer vers d'autres contrées, elle ne l'avait jamais réellement envisager jusqu’à ce fameux jour qui changea le cours de son existence. Au cœur de la nuit, rentrant d'une de ses expéditions, l'arc en mains et son butin dans l'autre, elle était tombée face a face avec sa mère. Si en d'autres circonstances, elle se serait inquiétée des conséquences de cela, il n'en fut rien, ses inquiétudes se portant sur toute autre chose. Sa mère était couverte de sang, Sauf qu'après une minutieuse inspection, il s'avéra que tout ce sang n'était pas le sien. Sa mère évitait son regard et quand elle consent enfin a ouvrir la bouche ce fut pour lui dire. " Il est temps que tu rencontres ton père."

Elle s'était ensuite détournée, laissant la jeune fille dans la confusion la plus totale. Quelques heures plus tard, elles étaient dans un bateau a destination de Soriyeo. Sa mère tendue et aux aguets, avait perdue son sourire et son regard chaleureux, elle affichait une indifférence froide, si bien que Sian se garda bien, malgré qu'elles lui brûlent les lèvres, de lui poser la moindre question sur leur destination finale ou sur son père .. Néanmoins, peut être aurait elle due, le choc aurait alors était moins grand .. Ou peut être pas.

"De déceptions et de persévérance."

La surprise fut de taille, avouons le tout d'abord Sian avait regardée sa mère tout sourire, s'attendant a la voir éclatée de rire sous le coup du mauvais tour qu'elle venait de lui jouer. Sauf que l'éclat de rire n'arriva jamais. Leur destination finale était Soriyeo, le palais de Soriyeo. Et son père faisait bien plus qu'y vivre, il était le roi. Le roi de Soriyeo. Ce qui faisait d'elle une princesse, une princesse de sang royale et de sa mère, une reine .. Enfin c'était sans compter la nouvelle épouse du roi, qui elle était la reine officielle et reine aimait de tous. Et comme si tout cela n'était pas déjà suffisamment difficile a assimiler, il fallut aussi compter sur la présence de nombreux frères et sœurs, pas franchement ravis de leurs retours. Certains étaient ses aînés, issus d'un premier mariage. D'autres ses cadets, issus de la dernière union de son père. Heureusement sa mère lui avait épargnée la mauvaise surprise d'avoir eu d'autres enfants sans l'en avoir informer, elle avait été le seul enfant issue de l'union de sa mère et du roi. 

Un roi qui passer la surprise de les retrouver, l’accueillie avec affection et bienveillance, la serrant dans ses bras, quelques larmes de joies perlant a ses yeux. Elle avait des questions, beaucoup de questions et le roi lui aussi en avait visiblement beaucoup, des questions sommes toutes logiques. C'est pourquoi elle due se faire violence et les laisser a leurs intimités pendant qu'on la conduisait a ce qui serait ses appartements. Elle se plia a l'exercice se convainquant que les réponses viendraient tôt ou tard, dés qu'elle pourrait se retrouver seule avec sa mère. Sauf que ce moment ne vint jamais.

Quand son père, le roi, difficile de s'y habituer et pourtant, la fit a nouveau mander, il était seul. Seul et le visage grave. Avant même qu'il n'eu a prononcer un mot, elle sentie quelque chose se briser au fond de son être, comme si une partie d'elle même venait de lui être arrachée. Les mots furent pires que tout ce qu'elle avait pue craindre. Les paroles de son père furent des poignards aiguisés frappant son cœur d'une précision douloureuse et la laissant dans un chagrin sans nom. Sa mère était partie, elle l'avait laissée ici dans cette cour hostile et inconnue auprès de gens dont elle ignorait l'existence la veille encore et qu'aujourd'hui on la priait d’appeler sa famille. 

Sa mère reviendrait dés qu'elle le pourrait avait dit le roi. Elle avait des choses importantes a faire. Elle était désolée de devoir l'abandonner ainsi. Ses mots étaient vides de sens et ne faisaient que la blesser d'avantage, a ses yeux sa mère avait été si désolée de l’abandonner qu'elle n'avait même pas daignée lui dire au revoir ou lui accorder la moindre explication. Avait elle dont était une grande gêne pour qu'elle se sépare d'elle de la sorte ? Et pourquoi l'avoir laisser ici et non simplement pas, la bas sur l’île. Y était elle retournée sans elle ? Bien sur il y'avait cette histoire de sang et la précipitation du départ, mais comme toute jeune fille de 16 ans dépassait par les événements, elle ne voyait pour l'heure rien d'autre que sa peine et sa colère.

Soryeo était son nouveau foyer, elle allait devoir s'y faire. Si elle n'avait guère d'espoir de nouer une quelconque relation avec ses frères et sœurs qui au mieux lui montrer de l'indifférence, son père heureusement se montrait fort attentionné et fit tout son possible pour qu'elle se sente a sa place. Les mois passèrent sans que nulles nouvelles de sa mère ne leur parviennent. Le chagrin et la colère laissèrent bientôt placent a la mélancolie et aux regrets. Sian s'adapta tant bien que mal a la vie a la cour, se pliant aux désirs la famille royal de la voir devenir ce qu'ils appelaient " plus conforme a son rang. " A dire vrai, elle se moquait bien de leurs désirs, mais elle était prête a tout pour rendre son père fier. C'était la bien peu de choses, comparé a tout ce qu'il faisait pour lui rendre la vie la plus agréable possible.

Elle fut dont instruite par un précepteur et pris bien vite gout aux études et aux nombreuses connaissances supplémentaires qu'elles lui apportaient. A mesure que les années passaient, elle devenait une princesse parfaite en tout point. Gracieuse, élégante, très au fait du protocole et des manières. Excellant en danse & en musique, y trouvant même un plaisir qu'elle n'aurait jamais soupçonnait. A force de persévérance, elle devint la princesse qu'elle aurait toujours du être. Une princesse qui faisait la fierté de son père. Une princesse très aimée du peuple.

L'ancienne Sian était bien loin et pourtant de ces temps révolus sur l’île de Saechong tout les traits du quotidien n'avaient pas disparus. Certaines habitudes étaient tenaces. Les meilleurs. Une fois qu'elle se fut faites a la vie de cour. Une fois que tous eurent oubliés l'incroyable révélation de son retour, elle eu tout le loisir de reprendre ses "activités" et ce a plus grande échelle. La cité du palais royal bien que riche n'en était pas moins dépourvu de quelques pauvres. Quelques pauvres qui se virent bientôt trouvés un bienfaiteur inespéré. Sauveur pour le peuple, vile gredin aux yeux des nobles. Elle était a nouveau celle qui volait aux riches pour donner aux pauvres. Elle devait même avouée que c'était bien plus attrayant a Soryeo que cela ne l'avait jamais été sur l’île. 

Si elles avaient eu quelques craintes de décevoir son père et de lui faire honte, ses craintes furent vite dissipés. Un soir la garde la prit la main dans le sac et la ramena en parfaite discrétion auprès du roi. Ce dernier se contenta de la regarder affectueusement avant de la prendre dans ses bras pour lui murmurer de prendre bien garde a elle. Son père était un roi juste, bien conscient des abus de la noblesse et fort désireux d'aider son peuple. Néanmoins les ministres étaient un boulet a sa cheville et l’empêcher de réaliser cela comme il l'aurait voulue. C'est donc avec fierté et gratitude qu'il contemplait l'oeuvre de sa fille. Il l'avait démaquée probablement depuis le début, sans qu'elle ne l'ait sue. Il n'en avait rien laisser paraître et ne le fit pas d'avantage après cette fameuse nuit. Ce secret entre eux resserra leurs liens et les lia en une affectueuse conspiration. La vie était a nouveau heureuse, peut être bien plus encore qu'elle ne l'avait jamais été. 

Et cela dura jusqu'aux 21 ans de Sian. Le jour ou les larmes de Soriyeo se mélangèrent aux siennes. Le jour ou le peuple perdit son roi et elle son père. Un père dont elle avait été privée 16 années et dont elle n'avait que trop peu profiter. 

"De larmes et de colère." 

La vie de Sian avait été une fois de plus bouleversée, lui arrachant le seul être qui se souciait d'elle. La vie sans lui fut bien différente, plus solitaire, plus pénible. Elle due subir les batailles de ses frères pour le trône, son père, trop grand optimiste qu'il était, avait été persuader qu'ils sauraient faire au mieux pour le peuple et n'avait pas désigner de successeur. Qu'importe que cela, pendant ces troubles et au delà, elle se contenta de vaquer a sa double vie. Bien qu'elle n'ait quelques peu plus le même attrait depuis qu'elle n'avait plus comme spectateur discret, un père aimant et fier. 

Elle due faire aussi avec le désir de ses frères d'en faire une pièce maîtresse de leur lutte avec les empires. Elle était la sœur toute désignée pour partir au loin, portant sur elle le désir de sa famille de la voir devenir épouse impériales. Ils ne la regretteraient pas et elle était une pièce de leurs échiquier qu'ils étaient tout prêt a sacrifier au besoin. Si elle put restée et tenir bon, elle ne le due qu'au soutien de quelques anciens des ministres de son père, qui par amitié envers le défunt, choisir de l'honorer en préservant une fille qu'il le savait chérir. 

Pourtant quelques années plus tard le destin frappa a nouveau et la força a prendre une fois de plus un autre chemin. Tout arriva par une sombre nuit a la fin de l'hiver. Une nuit comme une autre ou elle cherchait quelques larcins faciles pour aider le peuple. Une nuit sommes toutes calme selon de trompeuses apparences. Apparences qui perdirent de leurs éclats dés les premiers cris. Un instant plus tôt, elle marchait le regard accrochait au délicat bracelet de pierres bleus sombres, qui ornait son poignait depuis aussi loin que remontait ses souvenirs. Un cadeau de sa mère, qui en possédait un a l'identique et le portait elle aussi au poignet. Toujours est il qu'alors même qu'elle venait de s'en saisir pour le retirer avec colère, aux prises dans de mauvaises pensées sur son abandon encore douloureux, les cris avaient retentis. Les cris d'une fillette. 

Se guidant au son, elle arriva un instant plus tard dans une ruelle sombre et le spectacle qu'elle y découvrit la glaça sur place. Dans une marre de sang, ses jupes remontées, gisait au sol une fillette aux prises a la cruauté de trois hommes. Tétanisée un bref instant, elle lâcha le bracelet qu'elle avait jusqu'alors tenue fermement dans sa main et c'est la que sa vie bascula de manière irréversible. Autour d'elle le vent se leva, forçant les hommes a se détacher de leurs horrible besogne pour se concentrer sur elle. A mesure qu'une étrange puissance s'emparait d'elle, elle les vit la fixer de manière de plus en plus apeuré. Un étirement dans ses doigts la poussa a regarder ses mains, des griffes acérées étaient en train de remplacer ses ongles alors que des lignes bleutés parcouraient sa peau. Elle n'eut guère le loisir de se questionner sur cela, de s'en inquiéter ou de prendre peur. Pour l'heure, rien d'autre ne comptait hormis la colère froide qui grondait en elle. C'est la le tout dernier souvenir qu'il lui resta avant qu'elle ne se réveille au matin. 

Désorientée, mais a nouveau parfaitement normale, si tenter qu'elle l'ai jamais été, elle aurait pue avoir crue être victime d'un quelconque cauchemars si il' n'y avaient pas eu ses mains et ses vêtements ensanglantés. Cela et bien sur le fait que le sang n'était pas sien. Il était le sang des corps sans vie qui gisaient non loin d'elle. Les bourreaux de la fillette. Brillant sous un rayon de soleil, traînait au sol son bracelet. Elle se rappelait désormais des recommandations incessantes de sa mère a son sujet, recommandations qu'elle avait toujours mit sur le compte de la sensiblerie. Elle ne devait pas perdre ce bracelet et ne devait le retirer sous aucun prétexte. Encore totalement déstabilisée et ne comprenant rien au drame auquel elle avait pourtant visiblement pris part,  elle se saisie du bracelet, le remit prestement a son poignet et rentra au palais. 

Qu'aurait elle pue faire d'autre ? C'était désormais son seul foyer. Elle n'avait plus personne. Personne pour répondre a ses questions. Bien sur, elle se mentait a elle même, quelque part quelqu'un devait pouvoir répondre a ses questions, sa mère. Il lui fallut des jours pour en trouver le courage et bien plus encore pour obtenir la permission de ses frères qui n'avaient guère perdus leurs espoirs de la marié dans les empires, mais elle foula bientôt a nouveau de ses pieds le sable de l’île de Saechong. C'est le cœur lourds qu'elle rejoignit leur ancienne habitation, elle n'avait que peu d'espoirs d'y trouver sa mère et elle ne s'était pas trompée en cela. Pourtant les réponses étaient la et n'attendaient qu'elle ... Depuis 9 longues années déjà. 

Dans leur hutte vivait désormais, une dame d'un grand age qui la reconnue aussitôt. Elle lui remit alors une enveloppe laissée par sa mère. Elle hésita un moment avant de l'ouvrir, peut être mieux valait il ne rien savoir, mais elle savait au fond d'elle qu'il était trop tard pour faire demi tour. A mesure de sa lecture ses mains se mirent a trembler pendant que des larmes venaient inondées ses joues. Sa mère lui expliquait tout, elle était une Gumiho. Un être surnaturel. Elle était tombée amoureuse de son père et par pure égoïsme avait choisie de tout risquer pour être avec lui. Du moins jusqu’à sa grossesse. Ayant peur que l'enfant a naître ne sache pas maîtriser ses pouvoirs, elle avait fuit pour la protéger, sacrifiant son seul amour en plusieurs centaines années d’existence et laissant derrière elle ses chances de bonheur. 

Elle lui parlait ensuite de ses pouvoirs, de ses origines, des dangers qui les guettait de par leurs sangs, de leurs vies sur l’île. Puis vint le moment ou la lecture se fit la plus douloureuse, elle lui parlait du jour qui avait précédé son départ. Elle avait été repérer et traquer pour son sang. Elle avait tuée pour leurs protections mais savait que d'autres viendraient. Elle avait alors choisie de la mener au seul endroit ou elle la saurait en sécurité, auprès de son père, mais de craintes qu'elle ne mène les chasseurs jusqu’à elle, elle avait préférée l'abandonner. La lettre se concluait par les mots les plus dures qu'elle ai jamais eu a lire. Elle lui apprenait que si au jour ou elle lirait cette lettre, sa mère n'était pas revenue auprès d'elle c'est qu'elle n'était plus. Venait ensuite des recommandations sur le fait de brûler cette lettre sitôt lue, mais elle ne pue s'y résoudre. 

C'était folie que la garder par son contenu, mais c'était la les derniers écrits de sa mère. Tout ce qu'il lui restait d'elle, ça et le bracelet qu'elle portait au poignet et qu'elle le savait maintenant, l’empêchait de se transformer involontairement sous le coup de violentes émotions. Il y'avait beaucoup a comprendre, a assimiler et elle relue la lettre a maintes reprises avant de se décider a en accepter la cruelle réalité. Elle n'était pas humaine. Il y'avait une part d'elle qui était dangereuse et qu'il fallait craindre, bien que sa mère lui assure de par ses mots qu'un jour elle serait parfaitement la maîtriser. Elle était un danger pour les autres, mais aussi pour elle même, de par le sang qui coulait dans ses veines, un sang précieux pour lequel on hésiterait pas a la chasser si on en venait a découvrir sa vraie nature. Plus cruelle encore,  cette mère a qui elle en avait tant voulue avait tout sacrifier pour elle, par deux fois et cela jusqu’à sa vie. 

Elle rentra a Soriyeo le cœur lourd et due prendre une douloureuse décision, une fois de plus elle allait devoir quitter son foyer. Elle en faisait certes cette fois le choix, mais ce n'était point de son plein gré. Le murmure du meurtre sauvage de ces hommes avait pue arriver jusqu'aux oreilles des chasseurs dont sa mère avait voulue la protéger. Si tel était le cas, ils ne tarderaient pas a se mettre en chasse et le gibier ce serait elle. Elle n'avait dont d'autres choix que celui de partir, de s'exiler. Finalement au bonheur de ses frères, elles iraient bien dans les empires, elle se prêterait aux jeux des rencontres et sous le couvert de cela, elle pourrait trouvée plus d'informations sur les siens. Sa mère n'avait pas pue être la seule, elle ne devait pas être la seule. Elle avait besoin de bien plus de réponses que ne lui en donnait la lettre. 

Elle fit dont ses adieux au tombeau de son père, aux souvenirs de sa mère et au royaume de Soriyeo, elle ne laissait rien derrière elle, pas même la colère ou les regrets, puisqu'elle les emportait avec elle, tel un poids pesant lourdement sur son cœur. Le passé lui était douloureux, le présent incertain et l'avenir une fuite.


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