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 Le lotus refleurira [ SOLO ]

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Sun Xian
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MessageSujet: Le lotus refleurira [ SOLO ]   Sam 20 Aoû - 21:53


Le Lotus refleurira


J'ai franchi bien trop de montagnes pour reculer en ce jour. Si le présent me refuse mes volontés alors j'investirai autrement en ma destinée. Votre silence n'est qu'un encouragement. Votre refus ne saurai exister.


L’empereur de Miyong descendit de sa monture d’un saut habile et se retrouva rapidement sur la terre meuble du chemin. Un peu plus loin devant lui se tenait le temple de l’Ancien Lotus. Il s’agissait d’un vieux temple abritant de nombreuses femmes qui était à une distance décente de la cité interdite. D’ailleurs, celui-ci était situé dans une forêt qu’appartenait officiellement la famille impériale. Le temple de l’Ancien Lotus était également l’endroit de prédilection pour d’anciennes concubines ou servantes du palais impérial. Quand les dames d’un empereur décédé ne le rejoignaient pas dans la mort et n’avaient pas la chance d’avoir conçu des enfants impériaux, elles vivaient le restant de leurs jours à prier pour le bien de l’empereur dans un temple.

Sun Xian s’avança devant l’entrée où deux larges portes étaient ouverts, ses pas martelèrent le chemin rocailleux. Bien que vêtu comme étant un simple seigneur, une femme âgée s’approcha de lui, les yeux brillants. Malgré son dos douloureux, elle tenta de lui faire une révérence formelle, mais le souverain l’arrêta, attrapant les avants bras de la vieille dame avant qu’elle ne puisse mettre un genou par terre.

- De grâce, ne faites pas cela, dit-il en l’aidant à se relever. Le geste attira l’attention de moniales autour qui pouvaient difficilement nier l’existence d’un homme à leurs portes. Nous sommes tous de simples mortels devant les dieux, déclara ensuite l’empereur qui se contenta que d’une simple inclination respectueuse de la tête de la part de son public silencieux. Où es donc votre Shifu?

Une autre femme, moins âgée, accompagné de trois moniales derrière elle s’avança subitement, la tête inclinée humblement, les mains jointes et dissimulées sous les larges manches de sa tunique bleue pâle de moine. L’empereur et la maîtresse des lieux échangèrent un regard entendu, puis le fils des cieux joignit ses deux mains ensemble et inclina doucement la tête vers elle.

- Il y a bien longtemps que nous avons reçu la visite d’un membre de la famille impériale, indiqua la Shifu qui marmonna une prière envers les dieux. Qu’est-ce son honorable Majesté désire de mon humble personne?

L’empereur fit quelques pas vers la maître et observa longuement les habitantes de ce lieu éloigné, mais pourtant peu austère. Quelques mètres plus loin, une femme balayait diligemment l’entrée d’une pièce quelconque du temple, d’autres femmes transportaient de l’eau à divers endroits, une odeur de riz bien cuit traversa l’air jusqu’à ces narines.

- Je suis venu en ce jour pour m’entretenir avec  Shu Taifei, déclara finalement le dragon de Miyong qui ne désirait pas jouer les faux semblants. De toute façon, la Shifu des lieux devait déjà douter des motifs de son arrivée imprévue au sein du temple. La dame osa lever son regard pâle dans sa direction avant d’hocher lentement la tête.

Elle pouvait difficilement refuser une requête, ou plus un commandement, de la part du père de la nation, et ce, même si elle servait directement les dieux depuis des lustres. Le dragon possédait le mandat des cieux et représentait les êtres célestes sur terre. Elle ordonna à une moniale de lui indiquer le chemin à suivre, ce qu’elle fit sans perdre de temps. Sur le chemin, elle renseigna le dragon qu’ils marcheraient un moment, l’ancienne concubine résidant dans une partie très éloignée du temple, cherchant la quiétude dans la solitude. L’homme ne broncha pas. Ce n’était pas quelques mètres de plus qui allaient l’empêcher de se rendre à son but.

*

Le fils des cieux monta le large escalier de pierre qui le séparait finalement de la demeure de l’ancienne concubine. Son guide lui avait dit qu’elle vivait recluse du reste du temple. En tant que Taifei, cela n’était pas surprenant, mais il était tout de même étonnant de savoir qu’une femme qui avait si bien vécu pendant des années auprès de son père avait finie aussi modestement. Quand son père avait finalement péri, elle s’était soustraite à la tradition d’accompagner le vénérable homme dans la mort et s’était réfugiée dans le monastère de l’Ancien Lotus.

- Nous sommes arrivés, mentionna la femme d’âge mûre en baissant humblement la tête en toquant à trois reprises sur le bois qui maintenant une porte en place.

C’est une femme d’à peu près le même âge qui ouvrit la porte. Son regard s’arrêta aussitôt sur l’empereur et ses joues s’empourprèrent légèrement avant qu’elle ne porte son attention sur la moniale. Les deux femmes se jetèrent un regard entendu, puis l’étrangère joignit respectueusement ses mains sur son ventre et s’inclina devant le monarque puis le laissa passer sans dire un mot. Il était de coutume de garder un mode de vie le plus silencieux possible lorsque l’on vivant dans un temple et qu’on se dédiait entièrement aux dieux.

La seconde hocha doucement la tête et mentionna à voix basse au dragon de la suivre jusqu’aux appartements de la concubine déchue. On lui ouvrit les portes et on l’invita à pénétrer dans les lieux. L’objet de sa convoitise se tenait solennellement derrière sa table basse, agenouillée, en train d’écrire des caractères sur du papier. C’est seulement lorsque sa servante lui avoua la présence d’un important visiteur qu’elle leva les yeux vers l’empereur. Une étrange lueur scintilla dans ses yeux dépourvus de tout maquillage, puis elle se redressa avec grâce. Malgré son âge qui commençait à être avancé, elle était toujours très belle. Ses cheveux ne possédaient aucune teinte de gris, pour l’instant et étaient remontés en un large chignon. L’unique décoration de sa chevelure était une modeste épingle fait de bois lustré ne représentant rien de particulier.

- Je commençais à me demander si Sa Majesté daignerait venir me voir par lui-même, dit-elle simplement avant de s’incliner respectueusement, mais sans tomber dans la plus grande formalité.

L’empereur toisa l’honorable dame avant de sourire de manière narquoise.

- Vous ne m’avez pas laissé le choix, Taifei, dit-il, l’air certain. Vous avez refusée à trois reprises mes lettres. Je ne sais point si vous êtes arrogante, ou si vous n’avez réellement aucun souhait de renouer avec la famille impériale.

La dame se tourna vers une moniale qui attendait patiemment des ordres à l’entrée. Il s’agissait de l’une de servantes qui s’était sacrifiée de plein gré pour l’accompagner dans son isolement. La concubine n’avait jamais rien demandé des siens et pourtant, la loyauté de plusieurs l’avaient émue. Elle lui sourit doucement.

- Fucha, va préparer du thé pour Sa Majesté et moi, nous avons à discuter de choses importantes, lui ordonna-t-elle gentiment avant de faire signe à l’empereur de se joindre à sa table. Il y a plusieurs années, j’ai décidé de quitter la cité interdite et dédier ma vie à ce temple et à ces dieux. Pourquoi désirais-je reprendre contact avec la famille impériale? Je ne suis qu’une concubine déchue.

Ils prirent tous les deux places à la table basse et s’observèrent mutuellement. En tant que femme d’un empereur précédent, elle était bien en droit de regarder aussi librement le fils de son ancien époux.

- Une concubine déchue, certes, mais mon père vous appréciait grandement, affirma l’empereur en souriant. Certains disent que vous possédiez plus d’influence que l’impératrice elle-même à l’époque.

La dame sourit, une expression emplit de sous-entendus s’étendit sur son visage en entier. Elle leva fièrement la tête, mais non par arrogante. Elle connaissait fort bien la femme qu’elle était à l’époque et le pouvoir qu’elle détenait dans ce temps révolu. L’empereur avait eu beaucoup d’affection pour elle malgré les embûches. Elle avait gravit les échelons, ne lâchant jamais prise sur ses titres et son rang jusqu’au jour où le malheureux empereur expira son dernier souffle. Cependant, s’il avait toujours eu de l’affection pour elle au moment de sa mort, la dame, quant à elle, n’avait eu que haine et colère par la suite.

- Cela n’est qu’une simple exagération, Votre Majesté, je n’étais qu’une simple concubine à l’époque, avoua la Taifei humblement. Au contraire de mes maigres services envers la famille impériale, je dois admettre que vos exploits sont tout à votre honneur. Vous qui possédiez si peu de support de la cour impériale depuis votre naissance, vous êtes aujourd’hui le fils des cieux, celui détenant le mandat des cieux.

Elle sourit derrière la manche levée pour dissimuler sa bouche. Ce jeune empereur lui avait envoyé trois missives et à chaque fois, elle les lui avait rendues sans même les lire. Ce qui amenait l’empereur à sa porte aujourd’hui était un mystère.

- Vous me flattez, Shu Taifei, rétorqua Sun Xian calmement. Je suis indigne de vos compliments, je suis ici aujourd’hui que par ma chance et la grâce que les dieux ont daignés mettre sur ma modeste personne.

Évidemment, la folie de son frère avant lui, le support d’une grande partie de l’armée et ses propres manigances avaient grandement contribué à le mettre sur le trône, mais il s’agissait de détails privés. Personne n’avait à être au courant. Ce qui ne se savait pas ne faisait point de mal à autrui.

- Vous êtes bien modeste, Votre Majesté, remarqua la dame qui leva la tête vers sa servante qui pénétra soudainement dans la pièce avec un ensemble de thé et une collation pour accompagner le tout. Tête baissée, elle s’approcha et déposa son fardeau rapidement avant de repartir. Elle ferma la porte derrière elle et prit en charge de monter la garde.

L’ancienne concubine versa du thé pour l’empereur, puis pour elle-même en un large geste élégant. La grâce des femmes de bonne famille ne disparaissait jamais, malgré les années et l’éloignement de la civilisation, visiblement.

- Venez en au fait, Votre Majesté, que désirez-vous réellement de ma personne? Visiblement, j’ai perdu toute l’influence que vous croyez que je possédais à l’époque, mes enfants ne font plus vraiment partie de ma vie, à la mention de ses enfants, son visage se voila brièvement de tristesse, mais elle reprit rapidement contrôle de ses émotions, je suis perplexe, Votre Majesté.

Le concerné prit délicatement la tasse beige entre ses mains et son expression devint soudainement sérieuse. Cette femme lui avait donné suffisamment de fil à retorde et il était là aujourd’hui, il ne pouvait tourner davantage autour du pot. Son avenir dépendant de la réponse de la Taifei.

- Vous n’en avez réellement aucune idée, Shu Taifei? S’enquit patiemment le jeune empereur en laissant la chaleur de la tasse se répandre dans ses doigts. Le ton sérieux qu’il avait employé faisait planer le doute et le mystère. La concubine détestait lorsqu’une personne avait une longue d’avance sur elle, mais elle ne pouvait que blâmer sa propre personne pour être aujourd’hui dans l’ignorance totale.

Shu Taifei fronça des sourcils, incrédule. Alors qu’un silence pesait entre les deux individus, le dragon de Miyong décida finalement de reprendre la parole avec une longue gorgée de thé. Un sourire mutin ourla le coin de ses lèvres pâles. Dehors, on entendit le vent hivernal se lever et agiter violemment des branches d’arbre. L’ambiance était lourde.

- À défaut d’avoir une impératrice sur le trône du fenghuang, un empereur peut toujours être accompagné d’une impératrice douairière, annonça finalement Sun Xian sous le regard nouvellement éveillé de l’ancienne concubine estomaquée.

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MessageSujet: Re: Le lotus refleurira [ SOLO ]   Mar 1 Nov - 0:31


Le Lotus refleurira


J'ai franchi bien trop de montagnes pour reculer en ce jour. Si le présent me refuse mes volontés alors j'investirai autrement en ma destinée. Votre silence n'est qu'un encouragement. Votre refus ne saurai exister.


L’honorable dame cligna des paupières une fois, puis une deuxième tout en considérant longuement l’empereur de son regard perçant. Ses épaules se redressèrent et elle se demanda si elle entendait bien les propos insinués dans le commentaire de l’empereur. Son expression incrédule sembla amuser le dragon qui se contenta de tremper ses lèvres dans le thé chaud.

- Qu’est-ce que vous insinuez, Votre Majesté ? s’enquit finalement l’ancienne concubine, les sourcils froncés. Il était impossible qu’il ait retrouvé sa mère biologique, celle-ci avait clairement disparu sans laisser de réelles traces derrière elle et il lui était encore moins possible de mettre celle-ci dans une position aussi importante que l’impératrice douairière. En connaissant la réputation de celle-ci à l’époque, n’importe qui aurait été contre l’idée.

L’empereur déposa la tasse fumante, puis leva un regard posé, mais sérieux vers la dame de l’autre côté de la table basse. Il ne pouvait plus tourner en rond et jouer de faux semblants.  Le dos droit et le regard confiant, il redressa l’échine et ses doigts se fermaient prestement sur ses genoux.

- Je viens vous proposez un moyen de revenir à la Cité Interdite, Shu Taifei, révéla finalement l’empereur de Miyong.

L’ombre d’un sourire narquois déforma la bouche de l’ancienne concubine. Elle avait peine à croire ce que lui racontait le dragon qui régnait sur les terres de Miyong. Elle n’avait jamais aspiré à davantage de pouvoir qu’elle n’en possédait déjà autrefois et pourtant, l’idée de retourner telle une reine à la cité interdite fit palpiter son cœur de femme abandonnée.

- Pardonnez mes audacieux propos,  Votre Majesté, mais est-ce vous vous sentez bien ? demanda-t-elle en faisait disparaître l’éclair ambitieux qui devait avoir illuminé son regard assombrit par les années. Les paroles qui sortent de votre bouche ne peuvent être des phrases d’un homme sain d’esprit ? De toute femmes en ce monde, qu’est-ce qui vous pousse avec tant d’ardeur vers cette pauvre personne qui habite dans un temple ?

Il y eu un lourd silence entre les deux individus, Sun Xian la considéra longuement, espérant retrouver l’éclat de cette femme qu’il avait vaguement aperçu dans un lointain souvenir alors qu’on le croyait enfermer dans les petits appartements, ou plutôt, la prison de sa mère.

- Malgré ce que certains disent de vous, Shu Taifu, vous étiez grandement apprécié par mon père, dit Xian, on disait que vous étiez douée dans l’art de la conversation et que vous charmiez l’empereur grâce à votre intelligence. À la suite de nombreuses difficultés, vous êtes tout de même demeuré une femme de vertu et de principe, un exemple à suivre pour les femmes de Miyong.

Le regard de la dame s’assombrit à nouveau.

- Aucune femme ne conserve sa vertu une fois dans le palais, Votre Majesté, rétorqua un peu trop froidement l’ancienne concubine de son père. Ces paroles semblaient dissimulées d’ancien péchés, mais il ne la questionna pas à ce sujet, ce n’était pas la raison de sa venue.

- Et pourtant, vous êtes l’unique personne ayant fait preuve de gentillesse et de générosité envers ma mère, Dame Qiao, évoqua soudainement le dragon ce qui provoqua rapidement un changement d’expression chez la dame devant lui. Elle sembla être inconfortable et elle s’agita un peu sur son coussin.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, Votre Majesté, mentit Shu Taifei en regardant ailleurs. Elle se souvint immédiatement de l’arrivée de la jeune femme au palais impérial. Toutes les femmes du harem avaient été surprises de sa venue malgré les visibles réticentes de Sa Majesté de l’époque. Peu importe les principes de l’empereur, celui-ci aurait très bien pu laisser cette vulgaire femme derrière et pourtant...

- Ne soyez pas modeste, Shu Taifei, qui d’autre que vous-mêmes osait envoyer de quoi couvrir ma mère et moi-même pour l’hiver ? Mes recherches m’ont aussi indiqué que vous êtes celle qui envoyait secrètement des friandises aux appartements de Dame Xiao lors de son anniversaire, raconta le jeune empereur dont le regard s’attrista en pensant à cette femme qui aurait tant voulu mieux connaître.

Les joues de la dame rosirent légèrement, puis elle ferma les yeux. On disait que la vérité refaisait toujours surface malgré les difficultés et les vilains. Elle laissa s’échapper un soupir las et couvrit l’empereur d’une expression amicale, presque maternelle.

- Je m’aperçois aujourd’hui que vous comprenez plus sur le monde que je ne le pensais autrefois, Votre Majesté, elle sourit brièvement, toute personne qui entrait en contact avec Dame Xiao et qui n’étaient pas autorisés à le faire étaient fortement puni par l’empereur, avoua-t-elle ensuite. Cependant, votre mère était si pitoyable, si seule dans son pavillon froid et sombre. Cette pauvre  femme ne méritait point ce qu’il lui est arrivé, de tels traitements devraient être réservés à des criminels, mais votre mère n’était rien de telle. Techniquement, elle a rendu un bien meilleur service envers la nation en accouchant d’un fils que la majorité des concubines officielles de l’époque.

Elle rinça sa gorge sèche d’une gorgée de thé.

- Un jour, assumant que vous étiez suffisamment vieux pour être séparé de votre mère, Dame Xiao a tout bonnement été expulsée du palais et expédiée dans un temple reculé. À l’époque, je possédais déjà quelques contacts au sein de la cour impériale, alors j’ai décidé de me renseigné sur l’endroit où avait été envoyé Dame Xiao selon le décret impérial de Sa Majesté, mais aucune de mes recherches ne furent point fructueuses.

Le regard du dragon brilla sous les révélations de la concubine. Il savait que celle-ci avait eu de bonnes pensées envers Dame Xiao par le passé, mais jamais il n’aurait pensé qu’elle fut allée aussi loin pour connaître les péripéties qui avaient fait disparaître sa mère biologique dans l’oubli total.

- Vos intentions sont honorables, Shu Taifei, je vous remercie au nom de Dame Xiao et moi-même, la remercia sincèrement le souverain avant de redevenir sérieux. Vous êtes une femme intelligente et vertueuse, vous connaissez le fonctionnement du harem impérial mieux que quiconque et vous inspirez l’autorité qui pourrait mettre n’importe quelle fillette à sa place. Il est de mon désir de vous revenir à la cité interdite afin de servir convenablement la nation. Vous savoir en ces lieux est un gaspillage de vos talents.
La dame détourna son regard.

- Et pourtant, vous avez gaspillé votre précieux temps à vouloir m’offrir une telle position, Votre Majesté, pardonnez mon offense, mais je dois refuser, déclara-t-elle finalement en effaçant toute émotion de son visage.

Sun Xian sourit et secoua doucement la tête. Il n’avait pas traversé toute cette distance pour recevoir un refus catégorique de la part de la dame en face de lui.

- Je suis un homme d’honneur, je ne vous forcerais point à vous joindre à moi contre votre gré. Toutefois, vous pouvez bien servir les dieux dans un temple, loin des soucis de la cour impériale, ou alors vous pouvez revenir prendre une place qui vous revient de droit et ainsi recevoir la possibilité de revoir votre fils.

L’ancienne concubine tourna prestement la tête vers l’empereur, les yeux agrandis par la stupeur de ce que sous-entendait son souverain. Elle l’observa droit dans les yeux, prête à y déceler un brin de moquerie, une lueur de cruauté.

- Qu’est-ce que vous racontez, Votre Majesté ? le questionna la dame d’une voix tremblante. Elle avait perdu son gracieux stoïcisme et une ombre de tristesse assombrit son visage encore délicat. Mon fils a été banni de la capitale, réduit à une vie semblable à celle d’un paysan par la volonté de votre frère. Par la loi, il m’est interdit de communiquer avec lui, encore moins de le voir !

L’empereur sourit mystérieusement et se leva lentement. Par respect, il inclina doucement la tête à l’égard de la dame qui semblait se ressasser tout les souvenirs entourant son enfant dont elle avait été séparé de force.

- Je suis empereur, maintenant, déclara solennellement Sun Xian en levant fièrement la tête. Ce qui a été fait par le passé, j’ai le pouvoir de le défaire. Par expérience, je connais la douleur d’un enfant séparé de sa mère, ne pensez pas que je suis un être cruel et sans empathie pour le monde. Je suis empereur de Miyong, je détiens l’œil du Dragon, avec moi débutera une nouvelle lignée et j’ai besoin de votre aide pour accomplir mes ambitions.

Il se détourna royalement.

- J’attends une réponse de votre part d’ici trois jours, j’espère que vous prendrez une décision pour le bien de tous.

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