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 Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]

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Sun Xian
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MessageSujet: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Lun 11 Avr - 5:57


Takane no hana, fleur sur un haut sommet


Without your love, I have lost my direction. Without your heart, I am always afraid of loneliness. Without your smile, I do not even dare to imagine it. Without your dream, how can I pretend to be strong. Do not miss out on true love, what are you afraid of?


S'il s'agissait d'un rêve, il ne souhaitait pas se réveiller, car sa renarde était si belle et sa présence posait un baume sur son cœur endolori. Oh, il ne s'était jamais sentie à l'aise avec la plupart des femmes, un fait plutôt embarrassant pour un empereur, il connaissait la théorie, mais la pratique ne revenait pas toujours au même, la preuve se trouvant devant lui. Cette femme était très peu conventionnelle, mais peut-être étais-ce un trait commun aux femmes de Soriyeo ou alors c'était juste elle dans toute son unique splendeur. Cette femme le mettait au naturel, il ne ressentait point le besoin de prétendre en sa présence. Il voulait tenir ses mains, la voir sourire, se balader avec elle dans les jardins, parler de poésie, d'art et de musique, déguster les mets les plus savoureux. Était-ce une vision trop romantique? On disait que les hommes de Miyong étaient plus sensibles qu'ils ne le paraissaient, cela ne pouvait pas être plus loin de la vérité.

Une voix particulièrement familière le tira de sa rêverie, l'image de la belle se mise à se dissiper. Il s'agita, mais son corps refusa de se mouvoir. Le dragon tendit désespérément une main vers sa céleste renarde, mais sa silhouette s'éloigna. Elle lui dit qu'elle craignait être mal, il désira lui venir en aide, mais il se sentait reculer vers l'arrière. Quelqu'un chose de doux, mais ferme tirait de manière hésitante sur sa manche. Des gouttelettes froides ruisselèrent soudainement sur son front. Il ne se sentait pas à son meilleur. L'empereur s'empressa de tendre le bras en direction de la princesse de Soriyeo, alarmé.

- Sian Nyang! cria-t-il avant de fermer brièvement les yeux pour aussitôt les rouvrir sur un scénario tout à fait différent.

Il s'était brusquement redressé sur le lit de sa compagne Lin Fei et observa les alentours rapidement. D'un côté se tenait la concubine, l'air inquiète, une main poser sur sa manche, un peu derrière elle se tenait trois médecins impérieux et leurs assistants. Évidemment, Chen Po restait tout près. La lumière brillante qui filtrait au travers du rideau indiquait qu'il était passé l'heure de son éveil habituel depuis plusieurs heures. Il devait avoir manquer la réunion matinale avec son gouvernement. Étrangement, cela ne le dérangea pas plus que nécessaire.

Lin Fei lui offrit aussitôt une coupe d'eau fraîche qu'il s'empressa de voir, la gorge sèche et le corps enflammé par un désir hors de sa portée.

- Votre Majesté, vous êtes finalement éveillé! s'exclama Chen Po en s'agitant près du lit. Les médecins soulagés s'inclinaient prestement ainsi que Lin Fei.

L'empereur, quant à lui, était confus, mais ses idées se remirent tranquillement en place. Tout cela n'avait été qu'un rêve? Pourtant, tout les détails avaient été si réels, si frais et la présence de la princesse de Soriyeo ne pouvait être une coïncidence. Une telle réalité ne pouvait être qu'uniquement un rêve et pourtant.

- Vous pouvez vous levez, ordonna l'empereur en joignant le geste à la parole. J'ai manqué la cérémonie du matin, n'est-ce pas, d'après l'éclat du soleil à l'extérieur.

Tous s'étaient relevés à la demande de Sa Majesté et l'observaient avec beaucoup de confusion. Un peu plus et ils étaient près à lui jeter un seau d'eau au visage pour tenter de le réveiller, mais cela aurait été bien inadéquat. On lui expliqua brièvement la situation, le fait qu'il semblait avoir été plongé dans un profond sommeil, qu'à certaines reprises, il s'était retrouvé plutôt agité et qu'il refusait catégoriquement de se réveiller aux appels de Chen Po et même de Lin Fei. La situation s'était retrouvée suffisamment dérangeante pour faire appel au bureau des médecins impériaux.

- C'est bon, je me sens parfaitement en forme, je devais simplement être épuisé par les derniers mois, indiqua le dragon qui se frotta une tempe douloureuse. Vous êtes excusés.

On n'osa pas protester et bientôt, tous fut dehors, sauf Lin Fei qui aida sa Majesté à se lever et à s'habiller. Alors qu'elle s'occupait de la ceinture qui cerclait son habit de jour, le fils des cieux baissa les yeux vers la jeune femme et l'admira silencieusement. Elle était jolie, décidemment, docile, bienveillante, vertueuse et une excellente mère. Lin Fei était également la fille unique du général qui avait été presque un père pour lui lorsqu'il avait été exilé par feu l'empereur. Oui, il avait de l'affection pour cette femme, mais rien d'aussi poignant que l'émotion qu'il ressentait auprès de sa renarde. Il se sentait ensorcelé, attiré, près à laissé tomber toute bienséance pour être avec elle.

L'épouse remarqua l'attention particulière que l'empereur lui portait et croisa brièvement son regard. Ses jours rougirent doucement et elle s'affaira plus diligemment à la ceinture. Une fois cela finie, l'empereur lui prit les mains et lui demanda de le regarder, ce qu'elle fit, non sans une pointe d'embarras dans son regard.

- Lin, souffla doucement l'empereur, quelque chose te préoccupe?

Une simple question, mais une question qui pouvait avoir bien de l'impacte. La dame sembla hésiter un moment, ses doigts se crispant dans ses grandes mains. Des mots brûlaient d'envie de sortir de sa bouche. Elle finit par sourire.

- Bìxià*, je suis une femme bien sotte, j'ai cru vous perdre, là, en cet instant, lui avoua-t-elle finalement. J'ai eu peur pour vous, nos enfants et moi-même. Quand j'ai vu que vous n'ouvriez pas les yeux, j'ai crains le pire.

Elle baissa honteusement les yeux et il caressa ses mains avec ses pouces avant de les laisser. Il posa une main amicale sur son épaule, un sourire aux lèvres.

- Ne t'en fais pas, peu importe le rêve, je me réveillerai toujours, tu n'as rien à craindre, Lin Fei, n'ai-je pas une nation dont je dois prendre soin? Je ne laisserai pas mes enfants orphelins en si bas âge.

La jeune femme força un sourire et tout les deux se dirigeaient ensuite vers une table où l'on vint distribuer quelques vivres. Il était un peu tard pour un petit-déjeuner, mais un empereur pouvait difficilement fonctionner avec un creux dans l'estomac. Ses deux filles se joignirent peu de temps après qu'ils eurent terminés. La prince Caicai était bien heureuse de passer davantage de temps avec lui. Quant à Caiyue, la petite fille souriait, mais n'interagissait pas plus que d'habitude. Malgré cette réunion de famille, les pensées de l'empereur se tournaient toujours vers la princesse de Soriyeo. Il n'y avait pas d'échappatoire et cette obsession était peu vertueuse à son goût. Malgré le temps hivernal, il faisait bon dehors et il décida qu'une petite promenade devait avoir lieu. Plus pour se changer les idées que pour faire plaisir à ses enfants. Il ordonna à Chen Po à aller inviter ses autres femmes. Aujourd'hui, il passerait la journée en famille, visiblement, entouré des siens.

Quant à Lin, elle savait qu'elle avait perdu Sa Majesté, suffisamment pour qu'il prononce le nom d'une autre femme dans son sommeil agité...


Yurao s'amusait à prendre une poignée de neige poudreuse et à la lancé dans les airs, accompagné de son rire innocent, un trait enfantin qui plaisait bien au dragon. Même si la jeune fille semblait parfois immature ou simple d'esprit, elle ajoutait un peu de gaieté dans son quotidien, les quelques fois où il passait du temps avec elle. Il aimait jouer au weiqi et la petite dame s'était avérée un adversaire adéquat. Elle était la seule concubine qui ne l'avait pas officiellement servi, la raison étant qu'il l'avait trouvé bien trop jeune pour lui lors de son arrivée, mais les choses changeaient, les gens vieillissaient et gagnaient en maturité.

- Chen Po.

Le serviteur se rapprocha de Sa Majesté.

- Il serait dommage d'être les seuls à admirer ce beau temps, rends toi auprès de notre invitée de Soriyeo pour lui porter une invitation à se joindre à nous. Nous allons admirer les pruniers en fleur.

L'eunuque dissimula mal son petit sourire et acquiesça avant de disparaître pour inviter personnellement Sa Grâce à se joindre à la petite troupe. La jeune Daying s'approcha gaiement de Sa Majesté auprès duquel se tenait également Lin  Fei.

- Oh, la princesse de Soriyeo? dit-elle à voix haute. Je n'ai pas encore eu la chance de converser avec elle, j'ai entendue dire qu'elle parlait bien! Je l'ai aperçu au banquet, elle était très jolie!

Oui, elle parlait bien et dégageait une beauté fortement unique. Suffisamment distincte pour qu'il ne pense qu'à elle malgré le fait qu'il était entouré de magnifiques femmes tout les jours, à toute les heures.


Chen Po, accompagné d'une petite escorte se mit à la recherche de la princesse de Soriyeo. Il rendit bien évidemment aux appartements qui lui avaient été attribués lors de son séjour parmi eux, mais ne rencontra qu'une demeure occupée par des servantes. Il les disputa pour avoir laissé la princesse s'éloigner des lieux sans une escorte digne de son rang, puis parti dans la direction dans laquelle on l'avait vu se diriger précédemment.  

L'eunuque avait bien remarqué l'attirance que l'empereur avait pour la princesse de Soriyeo, c'était aussi clair qu'une journée ensoleillé. Cependant, il savait également que la situation n'était pas aussi aisée que l'on pouvait le croire. La dame n'était pas une servante ou la fille d'un membre de la cour, il ne pouvait la faire sienne d'un simple claquement de doigt, ou presque. Il savait aussi qu'il s'agissait plus qu'une simple convoitise concupiscente. Pour les fois qu'il les avait vu ensemble, il avait découvert une bien étrange synergie, et ce, malgré leurs différences. Les contraires devaient bien s'attirer, non?

Il suivit les indications nébuleuses de serviteurs clamant avoir aperçu la princesse et se retrouva rapidement vers l'un des endroits considérés tabou dans le palais. Il s'approcha d'un eunuque qui s'affairait à ramasser les branches brisées par le vent des arbres environnants. L'eunuque personnel de Sa Majesté évoqua la princesse et le jeune eunuque répondit aussitôt. Effectivement, la dame s'était retrouvée en ces lieux, quelque chose qui le troubla profondément puisque personne n'osait parler de cet endroit de vive voix. Peut-être était-ce un curieux hasard? Peut-être s'était-elle simplement promenée en ces lieux?

Alors qu'un vent froid vint chatouiller le bout de son nez, il décida de retracer le chemin de la princesse de Soriyeo et il finit par la trouver quelques minutes plus tard. Emboîtant ses mains, il se joint à elle et s'arrêta à portée de voix, à bout de souffle.

- Ah, Votre Grâce, vous voilà! dit-il entre deux souffles. Je vous ai cherché partout!

Le renard était une bête bien difficile à attraper une fois celui-ci enfouit dans son environnement.

- Sa Majesté vous invite à vous joindre à la famille impériale pour admirer les pruniers en fleur! dit-il en baissant humblement la tête avant d'ajouter de sa propre initiative, cela lui ferait grandement plaisir.


Spoiler:
 


© Grey WIND.


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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Lun 11 Avr - 15:44


D'une multitude de pas précipités, presque aussi précipités que l'étaient les battements de son cœur en plein tumulte, la princesse tentait de mettre le plus de distance entre elle et le lieu de son dernier songe. Un lieu qui désormais n'avait plus rien d'onirique et se trouvait etre bel et bien réel. Qu'en était il alors de ses rêves et de ce qu'elle y avait découvert ? Les mots échangés, les choses ressentis ? Pressant une main sur son cœur, l'esprit en proie a mille questions, Sian Nyang continua son chemin, un chemin sans destination précise, un chemin sur lequel elle ignorait qu'un eunuque tentait de la rattraper, trop aux prises qu'elle était avec les questionnements de son esprit agité. Il devait y'avoir une explication rationnelle a cela, il ne pouvait en etre autrement. Dans le but de se réchauffer un peu, elle frotta ses paumes l'une contre l'autre, forçant une forme de vérité inquiétante a s'imposer a elle.

Elle ne portait pas son bracelet. Bien sur tout venait de la. Elle l'avait retiré, car elle ne rêvait que quand il n'était pas a son poignet .. Du moins avait t'elle crue rêver jusqu'alors, mais n'était ce vraiment que ça ? Craintive de ses propres conclusions, elle accéléra encore le pas. Elle connaissait mal ses pouvoir, la faute étant que la seule personne qui aurait pue la renseigner était morte avant d'avoir pue la faire. A la pensée de sa mère son cœur se serra douloureusement. " Oh mère, mon etre n'a jamais tant désiré votre présence qu'en ce instant .. " Elle se savait capable du pire de manière physique, mais qu'en était il de la puissance de son esprit, elle avait lue bien des choses sur les capacités destinés a êtres sienne, en se refusant toujours a y croire. Elle secoua la tete, toutes ses interrogations et suppositions ne servaient a rien, il fallait réfléchir de façon rationnelle, enfin aussi rationnelle que pouvait l’être la situation, quand vous étiez une créature mystique.

Elle pensa a son ouïe sur-développée, oui la réponse se trouvait peut etre la. Elle avait possiblement entendue l'histoire de ce lieu de la bouche d'une servante au loin, ses oreilles ne s'y arrêtant pas, mais son esprit emmagasinant malgré tout l'information .. Oui, l'explication aurait pu etre plausible, tout comme le fait de s'y retrouver tout a fait par hasard .. Mais comment expliquer que dans son reve tout avait été identique a la réalité sans que jamais elle ne s'y soit rendue auparavant. Non, tout cela ne tenait pas .. Rien de tout cela ne tenait. C'était stupide, impossible et cela menacé de bientôt la submerger. Elle se stoppa brusquement le cœur en émoi, son esprit lui dictant quoi faire. Elle devait parlée a l'empereur, lui demander si .. " Lui demander si quoi Sian Nyang .. Pardonnez moi votre grandeur mais pensez vous que pendant que vous étiez occupé a divertir une autre femme, j'ai pue m'immiscer dans votre esprit pour violer vos pensées les plus intimes ? " Elle secoua la tete, tant pour se gronder elle meme de sa bêtise que pour discipliner sa jalousie. " Excellente idée de lui rappeler que tu es un monstre .. " " Comme si il pouvait l'oublier. " Lui répondit une petite voix sournoise battant contre sa tempe.

Tout cela devait cesser et dés maintenant, tant sa jalousie que ses escapades nocturnes. Rien de bon ne viendrait de ce genre de questionnement, l'empereur était en deuil et elle meme était la pour lui proposer la main de l'une de ses sœurs, voila sur quoi elle devait se concentrer, quand bien meme les faits lui causaient une grande souffrance. Les élucubrations de ses songes n'étaient que cela et devaient le rester. A partir de ce jour, elle ne quitterait plus son bracelet, qu'importe sa maîtrise récente de ses capacités et qu'importe que tout cela ait été réel ou non. Elle et l'empereur était quelque chose qui ne pourrait jamais etre et il était parfaitement injuste de continuer a y croire. Il était marié .. Et ce plusieurs fois, il le serait peut etre sous peu a une de ses sœurs et elle s'en retournait a Soriyeo a une existence solitaire, il ne pouvait en etre autrement. Forte de cette résolution ou du moins tentait elle de s'en convaincre, elle allait rebrousser chemin quand Chen Po se matérialisa a ses cotés. Enfin c'était la un bien grand mot, il avait l'air bien essoufflé. Était il donc a sa recherche ? C'est en effet ce que semblèrent lui confirmer ses paroles. " Pardonnez moi Chen Po, il semblerait que je vous ai fait courir, vous m'en voyez navré. "

Elle lui adressa un sourire sincère, réajustant en meme temps sa longue cape bleu aux délicates broderies d'or. Si elle ne s'en était guère rendu compte jusqu'alors, ainsi a l’arrêt, la morsure du froid se faisait plus pénétrante. Quand Chen Po parla de l'invitation de l'empereur, elle ne put s’empêcher d'avoir une seconde d'hésitation. Était elle vraiment en état de le rencontrer au vu du tumulte qui l'agiter. Oui, la feinte faisait partie des prérogatives d'une princesse, bien qu'elle détestait l'employer. " Je ne voudrais guère m'imposer pendant un moment familial. " Répondit elle malgré tout avec prudence. Puis car la jalousie toute sournoise qu'elle est, est fort mauvaise conseillère et ne sait se taire, elle ajouta bien malgré elle. " De plus, j'ai appris fort tristement que la nuit de l'empereur avait été fort agitée et que son sommeil en avait pâti au point que ce matin, grandes inquiétudes se firent a son réveil. Se porte il mieux désormais ? " Tandis qu'elle attendait la réponse de l'eunuque, elle ne put s’empêcher de faire tourner en boucle les dernières paroles de Chen Po. Cela ferait plaisir a l'empereur avait il dit .. A elle aussi et c'était bien la le problème .. A moins que ce ne soit l'idée de partager sa journée avec l'empereur et possiblement l'objet de sa nuit agitée. Chamboulée par ses propres pensées, elle ajouta " Avec qui sa grandeur partageait ... Partage t' il ce délicieux moment ? "

Elle maugréa silencieusement, elle parlait bien sur au présent, elle ne voulait absolument pas parlé du délicieux moment qu'avait du passé l'empereur la nuit dernière. Furieuse contre elle meme et ses pensées qui ne lui laisser guère de répits, elle se mit a marcher calant ses pas a ceux de l'eunuque. Probable qu'il allait la conduire directement a l'empereur, mais pouvait t'elle décemment lui refuser. Ce serait mentir de dire qu'elle n'avait pas envie de le voir, de plus ils étaient amis. Pas question qu'un stupide songe vienne perturber cela. Car ce n'était définitivement qu'un songe et ça le resterait, toute autre explication nébuleuse n'était guère la bienvenue et elle se promettait de ne plus y penser ... Du moins si son esprit daigné a lui accorder cela. Tandis que leurs pas les rapprochaient irrémédiablement du jardin au prunier et de la famille impériale, elle songea que sa tenue n'était guère apprêtée a l'occasion. Elle avait quittée si soudainement ses appartements au matin que c'est a peine si elle était coiffée et vêtue convenablement. Ses cheveux tombaient librement sur le capuchon de fourrure de sa cape, simplement retenue derrière son crane par un délicat peigne a l'emblème fort reconnaissable, cadeau de sa grandeur.

Si d'ordinaire c'est a peine si elle s'appliquer quelques poudres sur le visage, aujourd'hui il était encore plus dépourvu d'artifices qu'a son habitude. La blancheur de son teint ne devant cela qu'a sa peau d’albâtre. Ses lèvres avaient leurs teintes rosées naturelles, ses joues étaient délicatement rougies par le froid. Nul parure n'ornée son corps. Le bas de sa cape et de son Hanfu, ainsi que comme elle s'en rendait compte peu a peu, de ses bottes, étaient trempés du résultat de ses pas précipités dans la neige. Non sa tenue, n'avait rien d'une tenue adéquate pour passer un moment en compagnie de la famille impériale. Alors qu'elle allait émettre quelques objections et demander a Chen Po de lui accorder un instant, le temps qu'elle regagne son pavillon pour s'y apprêter de manière plus protocolaire, elle constata qu'il était trop tard. Ils venaient de déboucher sur le jardin et deja l'empereur se tournait vers eux pour les accueillir. Comme a chaque fois a sa vue, elle ne put empêcher ses yeux de briller, tandis qu'un sourire venait illuminé ses traits. Malgré sa joie toute innocente a le retrouver, son etre frissonna et non guère de par la morsure du froid, mais bel et bien car toutes bonnes résolutions mises a part, son curieux songe se refuser a s’effacer de son esprit.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Ven 15 Avr - 2:00


Takane no hana, fleur sur un haut sommet


Without your love, I have lost my direction. Without your heart, I am always afraid of loneliness. Without your smile, I do not even dare to imagine it. Without your dream, how can I pretend to be strong. Do not miss out on true love, what are you afraid of?


Même si la température était toujours plutôt froide, il y avait un soleil ravissant qui brillait là-haut dans le ciel délavé. Les sorties impériales se faisaient bien rares en ces temps mornes et glacés, mais c'était bien à prévoir pendant la saison froide. On gardait les portes fermées, on brûlait le charbon et on mangeait des plats chauds et réconfortants. L'empereur admira la silhouette d'un oiseau inconnu s'envolant au travers des branchages de quelques arbres endormis. Il voulu être cet animal volant afin de pouvoir d'envoler parmi les nuages et s'élever vers les cieux afin de réchauffer ses ailes sous les rayons dorés de l'astre solaire. Puis, il serait redescendu et se serait perché sur la soie recouvrant l'épaule délicate d'une princesse venue de loin.

- Bìxià, vous avez un air rêveur! plaisanta gentiment Yurao en s'approchant de Sa Majesté avec un sourire mutin, sortant ainsi vaguement le dragon de sa rêverie. À quoi pensez-vous, certainement pas à des affaires d'état?

Son expression innocente l'amusa, puis il se contenta de secouer lentement la tête. La tête d'un empereur était emplit de bien des choses, il serait difficile pour un inconnu de s'y retrouver. Quand ce n'était pas les affaires du pays, c'était autre chose. Dormir, s'abreuver, s'enivrer, manger, se reposer, puis la politique. Ensuite, il y avait les femmes, des femmes comme Lin Fei, Yurao Daying et Yanyi Guiren. Une femme telle que la princesse Sian Nyang de Soriyeo, sa céleste renarde, sa Lei Li.

- Seras-tu en train d'essayer d'entrer dans la tête de l'empereur, Yurao? commenta le dragon en partageant son regard espiègle. Pourquoi ne tentes-tu pas d'atteindre le sommet de cet arbre avec une boule de neige?

- Si je réussis, est-ce que je gagnes un prix? s'enquit-elle, une lueur dans les yeux. Son regard se dirigea brièvement de Lin Fei, puis à la concubine Yanyi qui la toisait silencieusement. Son humeur changea un peu, mais elle ne reprit pas ses mots.

- Un prix? répéta l'empereur, faisant mine de réfléchir. Si tu réussis, je t'offrirai ce que tu veux.

- C'est une promesse, Bìxià? daigna répondre la jeune femme avec un grand sourire avant de lui présenter son petit doigt.

Le trentenaire observa la jeune fille avant de laisser s'échapper un petit rire et lui offrit sans hésitation son petit doigt à son tour. Il ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il avait participé à de tels enfantillages, mais c'était rafraîchissant que malgré les difficultés du monde, la politique et les intrigues du palais, Yurao restait toujours, Yurao.

- Bìxià, vous encouragez ses enfantillages, il s'agit d'une concubine, un membre de la famille impériale, pas d'une paysane, dit froidement Yanyi en dissimulant son expression légèrement frustrée derrière la manche de sa tenue.

- Chen meimei, laissez la donc s'amuser, ne serait-ce qu'un peu, Bìxià semble grandement apprécier, répondit la favorite à l'égard de la dame jalouse sous un ton de réprimande.

Le regard furieux que lui lança secrètement la Guiren aurait pu la tuer une centaine de fois, mais elle décida de conserver ces paroles mielleuses pour elle-même, dissimulées derrière le masque de l'hypocrisie.


- Oui, étrangement, nous n'arrivions point à réveiller Sa Majesté, avoua l'eunuque en hochant doucement la tête. Normalement, l'empereur se lève avec le soleil sans problème, mais cette fois-ci, il hésita un moment, ne sachant même pas comment l'expliquer lui-même. C'était d'une bizarrerie, Votre Grâce! Bìxià n'ouvrait pas les yeux, mais ses signes vitaux étaient tout à fait normaux, même exceptionnellement bien si je reprend les paroles du médecin impérial attitré à Sa Majesté.

Chen Po se mit à réfléchir. Jamais il n'avait vu pareil cas depuis qu'il avait débuté son service auprès de Sa Majesté et des siens. Toutefois, il ne pouvait pas nier que celui-ci devait être en train de rêver vu à la façon dont il avait été agité pendant son sommeil.

- Il s'agirait de Zhuge Lin Fei, Chen Yanyi Guiren et Tao Yurao Daying, ainsi que ces grâces, les princesses Caicai et Caiyue. J'ai cru comprendre que Tao Daying avait bien hâte de faire plus ample connaissance avec vous, Votre Grâce, lui annonça le serviteur avec un sourire. Vous devriez bien vous entendre avec elle, il s'agit d'une jeune femme très enjouée et de bonne nature.

L'homme s'inclina doucement et indiqua une route à suivre à la céleste renarde de Sa Majesté.

- Si vous voulez bien me suivre, Votre Grâce.


Si l'eunuque avait remarqué les atours peu travaillés de la princesse de Soriyeo, il ne fit aucun commentaire et ne pensa pas qu'un détour par chez quartiers temporaires serait nécessaire, il avait bien trop hâte d'apporter la bien aimée de son maître à ses côtés. Il valait mieux ne pas faire attendre le père de la nation, c'était demander son arrêt de vivre et la vie était encore bien trop belle pour l'amical bonhomme qu'était Chen Po.

Sur les chemins, ils croisaient divers eunuques occupés à balayer la neige hors des chemins principaux et des murets qui longeaient les routes menant à tout endroits du palais. L'architecture du palais était magnifique, taillée soigneusement dans des pierres et du bois, entretenus à toute heure du jour. La cité interdite comme on se plaisait souvent à l'appeler ne s'était certainement pas construite en un jour, mais elle ne fanerait pas aussi tôt également.

- Nous serons bientôt là, tonna l'eunuque sans se soucier des nouvelles préoccupations qui pouvaient bien tirailler les méninges de Sian Nyang.

Ils débouchèrent soudainement dans un vaste espace entouré d'arbres endormis, derrière la famille impériale se dessinait une large surface recouverte de pruniers en fleurs. Le rouge des fleurs contrastait fortement avec le temps morne et l'absence de couleur des lieux. Il s'agissait normalement de l'un des lieux les plus appréciés au cours de l'hiver. La fleur de prunier était très importante à Miyong avec ses légendes et ce qu'on lui attribuaient.

À peine les pas de Chen Po eurent le temps d'effleurer le pavé balayé que l'empereur se tourna dans leur direction. L'expression du trentenaire changea, passant d'une brève surprise à une joie bien contenue.

- Oh!

Une petite voix alerta tardivement l'eunuque qui n'arriva pas à éviter une boule de neige qui tomba mollement sur le dessus de sa tête, mouillant son chapeau et ses tempes. Surpris, il laissa s'échapper un petit cri avant de perdre pied et tomber durement sur son séant. Neige traîtresse qui dissimulait les petites surfaces de glace espiègle.

Il y eu un grand silence pendant lequel personne ne savait réellement quoi faire. Ce moment de mal aise fut rapidement brisé par l'empereur qui éclata d'un rire franc, aussitôt suivit par Lin Fei et Yurao Daying. La Guiren demeura muette, trop absorbée par la contemplation de la dame du pays voisin. Un rictus mauvais ourla ses lèvres et elle se contenta de cacher un sourire mutin derrière la manche de sa robe. Embarrassé par son fou rire, l'empereur se détourna de la scène et se calma du mieux qu'il le pu. Une fois le pire passé, il reporta attention à Chen Po qui remettait de l'ordre dans sa tenue.

- Yurao, mon eunuque n'est pas la cime d'un arbre, commenta le dragon avant de s'approcher doucement de la dame qui traînait les pieds derrière celui-ci. Pardonnez cet étourdissement de ma part, Votre Grâce, j'ai bien peur d'avoir oser prendre pari contre cette jeune femme, la connaissant elle restera en ces lieux jusqu'à ce qu'elle réussisse.

- Je vais y arriver, Bìxià! s'exclama la Daying avant d'emboîter son pas. Je suis honorée de votre présence, Votre Grâce de Soriyeo, dit-elle à l'égard de la renarde avant de lui faire une révérence maladroite. Je suis Tao Daying, je vous en pris, Votre Grâce, appelez moi  Mèimèi.

La jeune fille rougit.

- Avez-vous vu, les pruniers en fleur sont tout bonnement resplendissants! dit-elle avant de pointer la source de son admiration. Ils sont encore plus beaux à chaque année!

- Mèimèi, s'indigna faussement Lin qui s'approcha à tour. Vous allez embarrasser notre honorable invitée avec toute cette énergie. La dame s'inclina humblement et ne porta aucune attention à l'apparence peu exceptionnelle de la princesse. Caiyue, viens! déclara la favorite en faisant signe à la petite princesse qui tenait la main d'une servante un peu plus loin. La jeune fille tenta de se cacher derrière la jupe de la servante, intimidée par l'étrangère. Apercevant le signe de sa mère, elle se rapprocha prudemment, bredouilla quelques salutations hésitantes, fit une maladroite révérence et se cacha immédiatement derrière sa mère.

La mère sourit et tapota gentiment le front de la petite fille du bout de son index.  La princesse Caicai était absente, trop occupée à s'amuser avec quelque servantes dans une autre partie du palais. Le dragon, quant à lui, avança près de la renarde, un sourire amical flottant à ses lèvres.

- J'ai promis un prix à Yurao si elle réussissait à atteindre la cime de l'arbre là-bas avec une boule de neige, peut-être y arrivera-t-elle, qui sait?

La plus jeune des concubines gloussa et s'en retourna à sa besogne en tenant la main de la princesse Caiyue qui l'accompagna sans broncher, trop heureuse de ne plus être le centre d'attention.

- Désirez-vous marcher à mes côtés, Votre Grâce? s'enquit subitement l'empereur en ignorant presque aussitôt les autres présences féminines autour de lui. Il attendit à peine la réponse et indiqua à la princesse la route à suivre pendant que les dames restaient derrière à admirer les tentatives de la Daying qui faisait de son mieux pour gagner son prix. Coquine, elle savait déjà ce qu'elle demanderait lorsqu'elle réussirait.

Une fois plus éloigné et loin de ces nombreuses oreilles, l'empereur sembla se détendre. Il en profita pour observer du coin de l'oeil l'invitée de Soriyeo. Son visage n'était point voilé de maquillage, un trait peu commun parmi les femmes du harem, quoique la princesse était loin d'en faire partie. Le manque d'artifice la rendait encore plus unique. En fait, elle n'avait point besoin d'artifice pour le plaire, c'était bien ça le problème. Elle l'avait séduite par son esprit hors du commun, par sa nature surnaturelle, le reste n'était qu'un cadeau en plus, définitivement.

- J'ai effrayé quelques esprits, ce matin, je dois le reconnaître, avoua-t-il finalement en se passant une main derrière la tête. Toutefois, je ne peux nier la belle nuit que j'ai eu, je suis tout à fait reposé. Il n'avait aucun idée du double sens que ces paroles bien innocentes pouvaient prendre. Parfois les rêves sont bien plus enivrants que le meilleur vin chez soi, n'est-ce pas?

Le dragon ne ressentait pas le désir de partager le contenu de son rêve avec la dame à ses côtés, il s'agissait d'un sujet bien trop intime et indélicat. Toutefois, il espérait grandement avoir la possibilité de voir son fantôme le visiter à nouveau, aussi curieux ce songe fut-il.

- J'ai cru comprendre que Votre Grâce avait eu un éveil plutôt difficile également, ajouta-t-il ensuite, trouvant cette coïncidence plutôt étrange, mais il ne se posa pas plus de questions que nécessaire. Mes informations s'arrêtent là, ne vous en faites pas, j'ai mieux à faire que de vous espionnez, il sourit avant de dire à voix basse, dans le cas contraire, ma céleste renarde ne serait plus un mystère.

Il la considéra un moment et s'arrêta un instant sur le bas de sa cape, de son hanfu et ses chaussures mouillées. Avait-elle courue dans la poudrerie blanche?

- Vous êtes-vous précipité quelque part? demanda le dragon, un peu surpris de l'état humide de ces vêtements, même si ce n'était pas si surprenant que cela dans un tel environnement. Avez-vous des soucis dont je devrais m'enquérir?


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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Ven 15 Avr - 14:39


Sian Nyang accueillie silencieusement les informations données par Chen Po, trop accaparée qu'elle ne l'était par ses pensées. Le sommeil de l'empereur avait été profond, mais bien heureux, honteusement elle songea un instant que pour une fois les commérages n'étaient sans doute pas dans le faux et que sa grandeur avait du avoir une nuit des plus agitée, pour le bonheur d'une des dames de la cours. Repoussant ses dangereuses pensées, elle se focalisa sur le fait qu'elle allait passée un moment en compagnie d'une bonne partie de la famille impériale et ce dans une tenue tout a fait inadéquate. Quand bien meme, elle n'eut guère le temps de proposer a Chen Po de faire demi tour, pas plus que de s'attarder sur ce qu'elle ressentait en la présence de l'empereur, puisque sitôt dans son champ de vision, le pauvre Chen Po fut percuté par une boule de neige.

Le pauvre homme en perdit l'équilibre et se retrouva sous les yeux de tous a patauger dans la neige. D'abord la confusion, un pauvre eunuque mortifié. Puis une princesse qui en retrouve ses moyens et s'inquiète fort que Chen Po ait pu se faire mal. Elle se penche pour l'aider a se relever, créant une gêne manifeste chez l'eunuque. Bien sur, ici les serviteurs n'étaient pas habitués a sa compassion et sa familiarité. Elle s'éloigna dont prestement de lui, retenant bien malgré elle un sourire, maintenant qu'elle le savait sauf de toutes blessures. Pas sur que sa fierté, elle soit sauve par contre. Reportant son attention sur l'empereur, la princesse ne put que s’attendrir de le voir tenter de réprimer un fou rire. Pauvre Chen Po, mais il était si bon de voir l'empereur sourire, de l'entendre rire. Un baume bienfaisant qui sur l'instant lui fit oublié tout ce qui était autre que la joie de l'empereur.  

Ce dernier d'ailleurs, visiblement plus calme finit par s'approcher d'elle. Créant comme toujours chez elle, des battements de cœur un peu plus rapide que la moyenne et un frisson désormais bien familier. Elle lui adressa un sourire qui elle l’espérait ne dévoilait rien de l'émoi que lui causait sa présence. " Un pari, voyez vous ça votre grandeur, je ne vous savais pas versé dans ce genre de petites compétitions. Que vous lui avez vous dont promis pour qu'elle y mette tant de prestance que ce pauvre Chen Po se soit retrouvé a terre ? " Elle jeta un regard désolé a l'eunuque, pourvu qu'il ne lui tienne pas rigueur de remettre son pauvre incident dans la discutions. Une gracieuse demoiselle, qu'elle n'avait fait jusqu'alors qu'apercevoir et qu'elle savait etre la concubine Tao Daying s'approcha d'eux pour la saluer. Des ses premiers mots, elle se sentie bien en compagnie de celle qui désirait qu'elle l'appelle Mèimèi, une insouciance et une joie de vivre émanait de sa personne. Des sentiments qui lui étaient étrangers depuis bien des années. A une époque, il lui aurait été difficile de les contempler sur le visage d'une autre, aujourd'hui cela lui était apaisant. C'est donc le regard bienveillant et le sourire aux lèvres, qu'elle répondit a la jeune fille. " C'est moi qui suis honorée de rencontrer une jeune dame prête a tenir tete a l'empereur. " D'un regard taquin vers l'empereur, elle ajouta pour la demoiselle. " Sachez que je vous soutiens totalement dans ce pari. "

Ravie par l'enthousiasme de la demoiselle, elle jeta un coup d’œil vers les pruniers en fleurs. Il est vrai qu'ils étaient magnifiques. Si elle n'avait pas sue retenir ce genre d'émotions, elle aurait sans doute rougie de ne guère les avoir remarquer avant, son regard bien trop accaparé par la présence de l'empereur a ses cotés. Néanmoins avant qu'elle n'acquiesce quand a la beauté du paysage, Lin s'approcha. La princesse lui accorda un sourire sincère, ravie de revoir la dame qui par sa simplicité lui avait plu dés leur première rencontre. " Il n'en est rien, soyez en assurée. De plus elle a raison, la floraison des arbres est un des spectacle des plus magnifiques, un rappel content que qu'importe les mauvais jours, les bons jours reviendront toujours et avec eux la renaissance de toutes choses. " Elle ne put ensuite que s'attendrir de la brève apparition de la princesse Caiyue, sa timidité adorable avait déjà conquis le cœur de la princesse depuis bien longtemps. Elle la regarda s'éloigner a regret. Bien que ce soit la sentiment peu vertueux, elle enviait Lin et l'empereur de posséder le trésor si précieux que représentait les enfants. Elle meme, redoutant de ne jamais connaitre cette joie. Par chance alors qu'un épais étau de solitude menaçait d'étreindre son cœur, l'empereur s'adressa a elle, lui apportant une distraction plus que salvatrice.

Elle jeta un coup d’œil a la cime de l'arbre indiqué par l'empereur puis le regard brillant, elle encouragea de par ses mots la réussite de la concubine. " Il faut dire qu'elle a grande motivation a réussir. Qui parmi tout les empires peut se targuer d'avoir gagné un pari contre sa grandeur, l'empereur de Miyong ? " Quand il lui proposa une ballade a ses cotés, les battements de son cœur s’accélérèrent quelque peu et pas seulement a l'idée de passer un moment seule en sa très-trop appréciable compagnie. Non, elle redoutait surtout de ce qu'elle pourrait chercher a savoir pour confirmer ou au contraire invalidé les théories qu'elle avait sur son reve. Dans le fond, elle meme ne savant pas ce qui serait préférable. Que tout cela n'ait été qu'un songe ou que cela ait été réel. Après avoir acquiescer a la proposition de l'empereur, elle le suivit en silence, le laissant prendre le premier la parole comme le voulait le protocole. Bien entendu, les dieux et leurs curieux sens de l'humour firent qu'il ouvrit la discutions en parlant de son réveil difficile et de sa nuit. Elle tenta de ne pas rougir en pensant au genre de nuit qui avait pu le mettre autant en joie et répondit d'une voix qu'elle espérait neutre. " Cela m'est en effet venu aux oreilles, il semble que votre grandeur est effrayé tout le palais. Moi meme, je me suis fais du soucis en l'apprenant, par chance je fut rassuré sur votre état. "

Rassurée, avec bien plus de détails qu'elle ne l'aurait voulue ne put t'elle s’empêcher de penser. L'allusion de l'empereur quand aux rêves lui fit perdre constance un instant, par chance elle n'en laissa rien paraître. Décidément les dieux ne lui épargneraient rien.  De quoi avait bien pu rêvé l'empereur ? Avait il rêve d'elle ? Était ce elle qui avait rêvé de lui ? Et dans qu'elle mesure tout cela avait il été sa faute et surtout dans qu'elle proportion cela avait il été réel. Avant qu'elle n'ait pue émettre ses questions dérangeantes a voix haute, l'empereur s’inquiéta de son propre réveil tardif. Elle ne s'étonna pas qu'il soit au courant, ici comme a Soriyeo, les commérages étaient indissociables de la vie du palais. " N'ayez crainte votre grandeur, jamais je n'aurais la prétention de croire que vous avez du temps a perdre pour vous informer de tout mes faits et gestes. " Les paroles qu'il prononça ensuite presque comme dans un murmure lui firent courir un frisson délicat sur chaque parcelle de son etre, voila jeu dangereux auquel elle ne devait pas se prêter, pour leur bien a tout deux. Elle répondit donc d'une voix neutre, bien qu'amicale.

" Que votre grandeur ne se soucie point de mon sommeil, il m'a toujours été des plus difficiles. Il semble qu'il ne me soit accessible qu'en certaines circonstances ... Et que les aboutissants en soient troublants .. " Ajouta t'elle distraitement. Il enveloppa soudain d'une regard un peu plus insistant, lui faisant craindre un moment qu'il l'ait percé a jour, mais par chance la n'était en rien le motif de son regard. Ainsi dont il venait seulement de remarquer sa tenue, elle ne sue dire si elle devait s'en trouver flatter ou au contraire vexer. Néanmoins l’inquiétude sincère qui découla de ses mots, la toucha. " Je crains que les habitudes aient la vie tenace votre grandeur. A Soriyeo, après un mauvais réveil, j'aurais enfilée prestement une tenue peu féminine, et aurait déambulé a ma guise dans la capitale, bien loin de l'enceinte du palais. Ici bien sur, jamais je ne me serais laissée aller a un comportement qui aurait fait ombrage a votre grandeur. J'ai dont quittée rapidement mon pavillon, habillée aussi simplement que vous me le voyez et je crois bien que mes pas mouvementés ont oubliés la présence de la neige, ce qui me vaut cet accoutrement quelque peu négligé. " Elle lui adressa un sourire, faisant quelques pas avant de se tourner a nouveau vers lui.

" Mon frère le roi, si tenter qu'un visiteur m'ait demandé, aurait appelé ça, une de mes frivolité. C'était la plus commode que d'avouer qu'il n'avait pas la moindre idée d'ou se trouvait la première princesse du royaume. " Frivolités, tous s'imaginaient alors qu'elle était occupée a choisir une nouvelle tenue, un nouveau parfum ou a brodé quelques mouchoirs. Nul doute que jamais personne n'avait suspecté, que vêtue comme une "Lunes Rouge", elle aidait au cœur de la capitale, qui avait besoin de sa compassion. A la pensée de Soriyeo, son regard se voila un bref instant, elle s’efforça de chasser ses funestes pensées pour finir de répondre a sa grandeur. " Vous n'avez point a vous inquiéter pour moi mon ami, je n'ai nul soucis qui doivent vous perturber. " C'était une vérité manifeste et en meme temps une forme de mensonge. Mais elle n'était pas prête a lui parler de son songe, pas plus que des ses inquiétudes pour Soriyeo. Le malheur semblait frappé durement ces derniers temps, l'impératrice de Myong avait perdue la vie, puis l'empereur de Kyang et tout récemment le prince du Tsian. Les dieux étaient ils en colère, Soriyeo seraient ils les prochain a subir leur fureur ? Il lui tarder de recevoir des nouvelles de Choi Young pour apaiser ses craintes, mais de cela elle ne voulait parlée a l'empereur de peur de le ramener a de bien tristes pensées et a son propre deuil encore récent et douloureux. Elle se para donc d'un visage plus léger et tenta de le distraire afin qu'il ne s’enquiert pas d'avantage de ses préoccupations. " Puis sachez votre grandeur, que vous etre apparue ainsi ne fut pas tout a fait de mon propre chef. J'ai bien pensée a aller me vêtir plus convenablement, mais Chen Po semblait si désireux de m'amener a vous que nous avons dus établir un record de vitesse. " Regard brillant et sourire taquin. " M'est avis que si il avait su ce qui l'attendait a notre arrivée a vos coté, il aurait été moins pressé. " Maintenant que le pauvre eunuque n'était plus a porter de voix, elle pouvait se permettre de rire de ce léger incident qui n'avait eu nul préjudices, si ce n'est celui d'avoir froissé la fierté de Chen Po.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Mar 26 Avr - 18:07


Takane no hana, fleur sur un haut sommet


Without your love, I have lost my direction. Without your heart, I am always afraid of loneliness. Without your smile, I do not even dare to imagine it. Without your dream, how can I pretend to be strong. Do not miss out on true love, what are you afraid of?


-Si cela peut vous faire plaisir, Votre Grâce, je ne vous pense point frivole, commenta poliment le monarque qui leva la tête pour observer quelques nuages flottant sous le ciel d'un bleu délavé. Il pensa brièvement à ses nombreuses femmes qui se pâmaient devant son frère et son père avant lui. Ces dames qui n'avaient qu'une petite voix et un rôle plus dangereux que ce que les gens croyaient. La vie dans le palais impérial n'était pas de tout repos, la paix était perpétuellement chancelante. Une concubine pouvait être aimée une journée et retrouvée morte le lendemain pour avoir fait un faux pas, ne serait-ce qu'envers Sa Majesté ou une rivale.

- Je serai un bien vilain ami si je ne me souciais point de votre bien-être, un bien piètre diplomate si je laissais ne serait-ce qu'un mal s'abattre sur vous, comment expliquerais-je cela à votre frère, le roi de Soriyeo, hm? lui répondit-il ensuite. Il était bien trop difficile pour lui de ne pas s'en faire. Ses pensées se tournaient irrémédiablement vers elle dès qu'elle cessait de travailler sur les affaires de son pays. Dès qu'il y avait un moment de libre, il avait l'image du renard blanc qui le sondait tel un esprit vigilant. Quand il enlaçait une autre femme, il n'y avait qu'elle. Peut-être était-ce vrai que les esprits renards étaient de vils séducteurs, mais peut-être ne s'en rendaient-ils pas toujours compte? Il avait des choses qui ne devaient pas être connues des méninges humaines. Son expression devint moqueuse dès qu'elle mentionna le malheureux Chen Po qui s'était bêtement humilié devant la famille impériale. Ne vous en faites pas, il pourra rire de cette mésaventure dans quelques heures. Et je crains vous avoir vu plus dépenaillée dans le passé, Votre Grâce. Un petit sourire taquin et charmeur ourla le coin des lèvres alors qu'il se remémorait la nuit où elle l'avait sauvé d'une tentative d'assassinat à son égard.  

Il n'en rajouta pas plus et se contenta d'avancer d'un pas lent parmi les pruniers, humant l'odeur florale qui émanait de ce symbole typique de Miyong. Un vent frais se leva et caressa ses joues, il soupira d'aise.

- L'hiver est rude, mais les fleurs de pruniers annonce gaiement l'arrivée d'un prochain printemps, dit-il, rêveur. Saison de la vie et de l'espoir et de la contemplation.

Ses mains se nouaient paresseusement dans son dos, ses yeux se fermaient brièvement. L'empereur était épuisé et anxieux, même s'il faisait de son mieux pour que rien ne paraisse. La mort de son impératrice laissait un froid sur la cours, les hommes de sa cour n'attendait que le bon moment pour l'exaspérer avec leurs demandes. Tous possédaient des filles potentiels de la nation pour devenir la mère du pays. Ensuite, il y avait les nombreuses alliances que cela pouvait apporté s'il choisissait une femme d'une autre nation. La rumeur circulait que le royaume de Soriyeo serait l'heureux pays à s'allier à son empire, d'autre indiquaient fortement le mécontentement de certains hommes de sa cours face à cette idée. Il valait mieux s'allier à un empire plus vaste, plus puissant. Toutefois, avec tout le bien qui le liait à Soriyeo, il serait stupide de reculer maintenant et s'ils osaient se rebeller contre lui et bien, il serait plus facile de les anéantir que de s'en prendre à Kyang, par exemple.

Comme pouvait-il avoir une pensée aussi injuste et cruelle alors que sa renarde était à ses côtés. Heureusement qu'elle n'avait pas accès à ses sinistres pensées d'empereur et de politicien.

Ses pas frôlèrent durement la neige à ses pieds.

- Mes courtisans m'ont envoyé plusieurs rapports concernant la place libérée de l'impératrice, son expression devint soudainement plus sérieuse, ma cour est divisée concernant une nouvelle impératrice, mais je ne peux pas leur en vouloir, il s'agit d'une position importante, un siège convoité.

Nouveaux pas, nouveau soupir.

- Je ne souhaite pas m'empiéter dans la politique pour l'instant, mais je tiens à vous dire que certains ne désirent pas voir une femme de Soriyeo sur le trône du fenghuang. Je suis empereur, mais je ne peux pas toujours me placer contre la majorité.

Il tourna la tête vers la princesse de Soriyeo si belle dans la blancheur morne de l'hiver. Toute les saisons semblaient bien lui aller. Son charme l'inspirait grandement. À ses yeux, le rôle d'impératrice pouvait appartenir à n'importe qui tant et aussi longtemps que la dame était adéquate, diligente et vertueuse. Une clique s'était formée parmi ses courtisans. Celle-ci clamait que la position devait revenir à Lin Fei, puisqu'elle gérait déjà le harem même avant la mort subite de l'impératrice Yinping et qu'elle possédait déjà une progéniture. On répondait à cela qu'elle n'avait pas de fils et cela compromettait ses chances.

*

Tu t'es joyeusement enfuie, frôlant la neige de tes pas hâtifs. Tu es dotée de la naïveté de l'enfance et de ce sentiment d'invincibilité qui va avec ta tendre jeunesse. Les gens autour de toi t'appelle princesse, mais tu ne sais toujours pas ce que cela signifie et les responsabilités qui viennent avec un titre si important. On dit que tu es curieuse, pleine de vie, une petite boule d'énergie. Ta mère te reproche ton manque de discipline, mais tu fais de beaux yeux et elle semble oublier. Tu ne vois pas souvent ton père, tu as compris qu'il s'agissait d'une personne très importante et parfois, cela ne met en colère. Parfois, tu as peur d'oublier son visage amical et ses manières affables. Tu adores lorsqu'il vient pincer les cordes d'un guqin avec toi.

Tu t'es joyeusement enfuie, frôlant la neige de tes pas hâtifs. Les servantes qui jouaient avec toi et te surveillaient sont à tes trousses, mais tu es plus rapide et plus petite, tu t'infiltres là où les adultes n'osent pas se faufiler. Tu aimes jouer et courir partout, on te reproches ses manières peu féminines et ton manque de grâce. Des murmures disent souvent souhaiter que tu fus un garçon, mais quelle est donc la différence? Tu veux simplement t'amuser un peu, grimper les arbres et attraper des grenouilles. Pourquoi rester à la maison à apprendre et être si sérieuse?

*

Un peu plus loin, l'empereur apercevait la daying qui s'évertuait à lancer des boules de neige vers la cime d'un arbre particulier, celui qu'il avait pointé un peu plus tôt. Un petit sourire ourla le coin de ses lèvres. C'était des petits moments familials ainsi qui rendait la vie un peu plus facile. Le mouvement de Sa Grâce attira à nouveau son attention, puis il reprit sa marche parmi les pruniers.

- Lors de mon retour à la capitale lors du règne de mon frère, j'ai eu la chance de partager quelques paroles avec l'une de mes soeurs avant que celle-ci ne quitte le palais pour rejoindre la demeure de son mari dans une autre province, raconta-t-il avec un brin de nostalgie dans la voix, je lui ai demandé si cela l'attristait de devoir quitter la demeure qu'elle avait connu toute sa vie pour un homme et des terres inconnues. Il s'arrêta un moment. Savez-vous ce qu'elle m'a dit? Cette jeune femme que je n'avais jamais connu m'a déclaré ceci, qu'une femme prenant mari, prenait pays également et elle est partie avec le sourire.

Il avait aperçu la tristesse dans son regard, mais aussi une pointe de soulagement, car en effet, l'état du palais à l'époque laissait à désirer et la princesse avait dû souhaiter s'éloigner le plus tôt possible de ce terrible endroit plutôt que de rester et subir les excentricités ou les cruautés du précédent empereur. Il valait mieux être mariée dans le lointain que de rester aux alentours.

- Ces mots étaient simples et pourtant, je pouvais sentir dans le ton de sa voix autre chose que de la résignation, mais bien de la détermination, avoua le monarque sans prétention, il s'agit d'une bonne expression qui indique bien le destin d'une fiancée. J'ai admirer son courage, surtout avec les circonstances qui entouraient ce mariage précipité.

Il n'avait pas envie d'expliquer plus en détails les folies de son frère et sa paranoïa ainsi que la cruauté de sa mère qui régnait au travers de lui. Certaines choses devaient demeurer non dites.

- Ma chère, seriez-vous capable de faire cela? Prendre mari et prendre son pays? lui demanda-t-il soudain, une lueur intéressée et peu innocente dans le regard. Alors qu'il y a tant de responsabilités et de liens qui vous retienne dans votre royaume?

Il sous-entendait son droit important au trône de Soriyeo, ainsi que son affiliation avec l'élite de son armée, ceux que l'on nommait les Lunes Rouges de Soriyeo. Pourquoi quitterait-elle ces pouvoirs si glorieux pour s'occuper d'une nation qui lui était étrangère? Et pourquoi se plaisait-il à l'imaginer à régner à ses côtés, à gérer les affaires du harem et à prier pour son peuple à lui?

- J'ai réussi, tonna joyeusement une voix féminine, ce qui attira aussitôt l'attention de l'empereur et les autres concubines. Près de la daying se tenait Lin Fei qui applaudissait gracieusement. Bìxià, j'ai réussi! s'exclama à nouveau Yurao avec un grand sourire avant de courir vers lui. Les deux autres concubies emboîtaient aussitôt son pas.


*

Tu as réussie à te défiler, tu n'entends plus les pas précipités des servantes qui te poursuivaient farouchement. Tu n'as pas conscience des punitions sévères qui peuvent tomber sur des serviteurs lorsque ceux-ci ne peuvent compléter adéquatement leur tâches. Tu es jeune et insouciante, tu n'as pas peur du froid qui menace de se glisser sous tes vêtements déjà humides.

Tu remarques soudainement de jolis pétales de fleurs de prunier qui flotte parmi la brise froide et tomber sur une surface gelée, au bas de quelques marches de pierres recouvertes de glace. Tu sais que ta mère adore les fleurs de pruniers et tu décides de t'approcher de ces petits bouts rouges qui contrastent si bien contre le blanc de la neige.

*
   
- Yurao, que désires-tu comme récompense? s'enquit poliment le père de la nation qui était toujours aussi surpris de voir autant d'énergie de la part de cette jeune femme. Je suis empereur, je peux exaucer n'importe quel de tes vœux.

La jouvencelle masqua difficilement son excitation et se mit à réfléchir. Elle s'était tellement concentrée sur sa besogne qu'elle n'avait pas tant pensé que cela à sa possible récompense. Un prix de la part de Sa Majesté était bien le rêve de n'importe quelle concubine. Là, maintenant, elle pourrait demander un titre plus haut, une récompense pour sa famille. N'importe quoi né de son arrogance et pourtant, ce ne fut pas tout à fait le cas.

- Serait-ce trop demandé de recevoir trois souhaits, Bìxià? demanda-t-elle, le regard brillant.

Le dragon rit, cette jeune fille ne manquait pas d'audace.

- Trois souhaits, as-tu réellement une telle audace, jeune fille? répondit-il en dissimulant son amusement le mieux possible.

- Bìxià, vous vous moquez de moi! s'indigna-t-elle faussement en croisant les bras et en faisant semblant de le bouder. Elle jeta un petit regard complice à la princesse de Soriyeo.  Lin JiěJiě, prenez donc pour moi! implora-t-elle à la favorite de l'empereur qui accueillit ses paroles avec un petit sourire moqueur qu'elle dissimula gracieusement derrière la large manche de son hanfu.

- Bìxià, depuis les années que Yurao meimei est parmi nous, elle demande rien ou très peu, elle peut bien oser trois voeux, sachant que vous êtes bien le seul à pouvoir exaucer ceux-ci, dit-elle pour appuyer la demande audacieuse de la plus jeune des compagnes de Sa Majesté.

- Soit, qu'il en soit ainsi, je ne peux reculer lorsque notre raisonnable Fei s'élève contre moi, soupira le trentenaire en examinant les dames à chaque leur tour.

- Bìxià! s'indigna Lin Fei, cela serait une trahison de ma part, je ne fais qu'implorer pour ma sœur. Dans le harem, nous devons nous serrer les coudes, n'est-ce pas?

Les deux femmes se jetaient aussitôt des regards complices et l'empereur leva les mains en signe de soumission. Yurao était toujours pleine d'énergie, toujours prête à jeter une blague ou dénicher un nouveau jeu pour le distraire. Lin était de nature affable, toujours agréable peu importe les circonstances et pleine de ressources. Son éducation avait apporté beaucoup au harem et son intelligence servait à gérer celui-ci pendant que le rôle d'impératrice était inexistant. Yanyi, quant à elle, il était difficile de dire ce à quoi cette femme pensait aujourd'hui. La cruauté de la vie l'avait marqué, sa santé en avait prit un coup mais elle n'osait ni se plaindre, ni se faire entendre autrement. Elle était devenue froide à l'égard de l'empereur et il pouvait difficilement l'en blâmer. L'empereur était convaincu qu'elle l'accusait pour la perte de ses enfants. Peut-être était-ce vrai, les dieux le punissaient continuellement.

- Que sera ton premier vœu, Yurao? s'enquit aussitôt le monarque pour fuir cette dernière pensée déprimante. S'il en est à mon pouvoir, je t'offrirai ce que tu veux. Ce ciel se plie à tes exigences.

La jeune fille regarda les alentours, admirant brièvement les pruniers en fleur. Elle n'était pas aussi importante que Lin Fei ou même Yanyi Changzai. Sa beauté ne se rapprochait moins de celle de Yanyi et sa grâce était bien pâle à côté de Lin. Elle possédait très peu d'attributs lui permettant de conserver l'intérêt de Sa Majesté. Elle était trop peureuse pour entrer ouvertement en compétition avec les autres, mais elle souhaitait si fortement se faire remarquer et servir finalement le père de la nation. Son complexe était de se sentir bien isolée contrairement à ses compagnes. Son regard se dirigea automatiquement vers Sa Grâce, l'importante invitée de Soriyeo. Elle reconnaissait fort bien là une rivale, mais elle ne pouvait pas détester une source de joie pour Sa Majesté, car oui, elle avait aussi bien remarquer la façon, pourtant si discrète, dont le maître de tous regardait cette étrangère venue de loin. Yurao enviait la facilité avec laquelle la princesse avait semblé attirer l'empereur sous son charme alors qu'elle s'évertuait à prier les dieux, à étudier les textes des femmes exemplaires et raffiner des talents délicats tels que la danse, la poésie et la musique. Toutefois, elle n'avait aucun talent dans aucun de ses arts, malgré toute la pratique qu'elle pouvait y mettre.

- J'aimerais un joli nom, comme celui que vous avez offert à Nyang Jiejie, déclara-t-elle finalement en fuyant le regard de la princesse de Soriyeo pour se rapprocher prudemment du dragon. Une petite rougeur s'était formée au niveau de ses joues.

L'empereur haussa un sourcil, trouvant sa demande plutôt curieuse. Il pensa qu'il devait s'agir d'un petit caprice de jeune fille. Il était vrai qu'il n'avait pas été le plus généreux envers ce petit bout de femme. N'importe quelle dame pouvait se sentir délaissée lorsque son mari ne lui portait pas l'attention qu'il lui devait, mais lorsqu'elle était arrivée, il l'avait trouvé si jeune, trop jeune pour lui convenir. En Miyong, l'âge mature d'une fille était de quinze ans. C'était à peine éclot que l'on voulait cueillir la fleur, sans même lui laisser apprécier la vie.

- Très bien, laisse moi donc réfléchir, dit-il en regardant aussitôt les alentours pour un brin d'inspiration. Pour un empereur, donner un nom ou un titre à autrui était un grand honneur et les caractères de sa langue devaient être choisis méticuleusement, car il serait attribué à la daying pour le restant de ses jours au sein du palais. Il observa longuement les pruniers, il cligna des paupières au moment où un vent fort tira une fleur et l'emporta avec lui. Il sourit avant de prendre prudemment la main de Yurao. Parmi les pruniers se dresse une dame du palais, son expression est gaie, son cœur est vaillant, son sourire contient la promesse du bonheur. Son rire, quant à lui, apporte la bonne humeur et la bonne fortune. Il ouvrit la main gracile et de son doigt traça les caractères que lui dictait son inspiration. Fúyīn, son du bonheur et de la bonne fortune.

*

Imprudente, tu marches sur la surface de glace, ignorant les dangers que tu t'attires si naïvement. Tu te penches et récoltes les petits pétales rouges étalés sur la vaste blancheur de l'hiver. Tu n'entends pas le craquement sous son pied droit. Tu ne remarques pas la fissure qui se forme sous ton pied gauche. Tu poursuis ton travail, trop heureuse de récolter des petits choses si belles et si rouges. Tu aimes bien le rouge, tu te souviens de ta mère qui a promis de te coudre une cape de la même couleur. Tu es fascinée par les talents de ta mère, tu aimerais être comme elle, mais tu préfères le plus souvent jouer ou t'attirer les ennuis.

Tu te diriges plus loin sur le ruisseau gelé et tu t'accroupis à nouveau. Soudainement, un bruit sec te te surprend et tu sens ton pied glissé entre deux plaques de glace. L'eau gelée de semble entailler ta chair, tu hoquètes de douleur, tu as tout à coup bien peur de ce qui est en train d'arriver. Le bas de ta tenue devient mouillé, tu as froid et tu paniques. Tu t'accroches à la glace qui tient toujours en place, terrifiée. Tu arrives de peine et de misère à sortir tes genoux de l'eau, mais quelque chose te retient et tire. Tu regardes derrière toi et tu remarques ta cape, puis les fissures qui s'agrandissent sous ton petit poids.

*

Les servantes, les nombreux eunuques et les autres femmes de l'empereur s'inclinaient aussitôt, félicitant la nouvelle Fuyin Daying pour recevoir tel honneur. La concubine s'inclina à son tour et remercia joyeusement Sa Majesté, trop heureuse qu'un si joli nom lui soit attribué. Cet heureux moment fut arrêté cependant par deux servantes qui débouchaient soudainement dans le jardin de pruniers. Les deux jeunes filles levaient immédiatement les yeux vers l'empereur, puis les concubines avant de les baisser aussitôt et s'incliner inconfortablement. Lin reconnu aussitôt les servantes qui devaient surveiller sa fille aînée, mais sans l'enfant auprès d'elles.

- Salutations à Sa Majesté, bredouillaient les jeunes filles avant de jeter des regards effarés vers Lin qui s'approcha et observa silencieusement ces servantes. Elle remarqua la sueur qui ruisselait sur leurs tempes, un signe de gros effort physique et les joues rougies par ce même effort. Oh, Zhuge Fei, niangniang.

L'une d'elle leva des yeux terrifiés vers l'empereur, puis fuit aussitôt son regard pénétrant. Elle était certaine que ce coup-ci, elles allaient perdre littéralement la tête pour avoir échouer à surveiller la petite princesse Caiyue. Lin observa les deux filles, une expression affable, mais stricte se peint sur son visage. Elle les obligea à parler d'un simple regard.

- Nous avons perdu la princesse Caiyue, nous étions en train de jouer avec elle, mais elle a trouvé le moyen de nous échapper. Nous méritons de mourir, Niangniang! s'exclamaient finalement en choeur les deux servantes avant de se mettre à genoux sur le pavé froid.

Une lueur brilla dans le regard de Lin qui se contenta de soupirer doucement. Elle connaissait bien le tempérament aventureux de la plus vieille de ses filles et son habitude de fuir celles qui devaient la surveiller. Les enfants étaient pleines de ressources, elle n'était même pas surprise de la fuite enfantine de son rejeton.

- Elle ne devrait pas être très loin, Caiyue adore se dissimuler dans les buissons et derrière les murets, là où personne ne pense jeter un coup d'oeil, elle se tourna vers l'empereur, un air désolé au visage, mais une mère devait faire ce qu'elle avait à faire, pardonnez-moi, Votre Majesté, je vais partir chercher la princesse, elle risquerait de se perdre dans ce labyrinthe.

L'empereur se contenta d'hocher doucement la tête même si un certain énervement l'avait secoué. Il était temps que la princesse mature un peu et cesse d'inquiéter les gens autour d'elle. Comment pouvait-on perdre une enfant aussi facilement? Elle n'était point un fantôme.

Il observa silencieusement l'épouse qui s'éloignait gracieusement et disparaître derrière un muret. Caiyue ne devait pas être très loin, elle avait beau fuir la surveillance des gens, elle ne s'éloignait jamais plus loin que nécessaire. Cette fois-ci, il devrait probablement la sermonner lui-même.

- Si Sa Majesté le permet, je vais accompagner Zhuge Jiejie, rétorqua soudainement la changzai en s'inclinant doucement. Je crains que mes pieds ne commencent à avoir froid à force de rester sur place.

Il lui donna la permission et celle-ci s'éclipsa aussitôt, emboîtant les pas de l'épouse partie une minute plus tôt. Le dragon accorda ensuite son attention à la princesse de Soriyeo et à Fuyin qui étaient restés auprès de lui. Chen Po était à proximité, toujours près à répondre au moins de ses désirs.

- Et ce deuxième souhait, Fuyin? demanda le souverain en se souvenant de leur dernier sujet de conversation avant l'apparition des deux servantes. Quant est-il?

- J'aimerais vous cuisiner un repas, Votre Majesté! déclara la concubine sans hésitation.

L'empereur sourit.

- As-tu même déjà mis les pieds dans une cuisine, Fuyin? répondit avec amusement le dragon.

- Non, mais je peux apprendre! N'est-ce pas, Sian Jiejie? dit -elle avant d'implorer la princesse du regard pour se ranger de son côté. J'apprendrai n'importe quoi pour vous,  Bìxià!

L'empereur allait répondre à nouveau, mais le son se bloqua dans sa gorge lorsqu'il entendit un hurlement résonner dans le lointain. Le cri fit écho jusqu'à lui et il sentit une étrange douleur étreindre sa poitrine. Cette voix, il la connaissait bien, mais il ne l'avait jamais entendu de cette façon. C'était un son désespéré, terrifié qui aurait pu déchiré le ciel et les dieux eux-mêmes. Fuyin avait sursauté, son expression avait changée pour le pire, elle regarda dans la direction d'où venait le bruit.

- N'est-ce... n'est-ce pas la voix de Lin jiejie, osa-t-elle dire d'une voix tremblante avant de porter un regard terrifié vers la princesse de Soriyeo.

Les yeux du dragon s'illuminaient, il semblait être entré en transe. Il abandonna les deux femmes restantes comme s'il était possédé et se mit à marcher rapidement dans la direction d'où provenait le bruit. Plus il s'approchait, plus il entendait l'horreur qui s'échappait d'un bouche féminine. Des pleurs enragés retentirent. Les larmes d'une femme, la plainte d'une mère dépouillée d'une partie d'elle-même.

*

Les servantes et même un eunuque tentaient de restreindre les mouvements de l'épouse impériale. Sa servante personnelle se tenait devant elle et la retenait par les épaules, lui disant des paroles que l'empereur ne pouvait pas comprendre. Yanyi se tenait à proximité, son regard observa un coin qu'il ne voyait pas encore. Son corps était pétrifié d'horreur, sa bouche entrouverte comme si elle voulait laisser s'échapper un son.

Le dragon s'approcha prudemment et c'est alors qu'il vit l'objet de toute cette attention. Il entendit des pas alertés derrière lui, cela devait être Fuyin et peut-être la princesse de Soriyeo qui étaient partie à sa poursuite.

Un peu plus loin, un peu plus bas, prit dans un canal se trouvait la cape de la princesse Caiyue qui flottait négligemment sur la surface de l'eau froide, prise entre deux blocs de glace. Ses yeux s'agrandirent de stupeur et il sembla valser dans un autre monde. Il s'avança vers le canal, sa vitesse augmentant à chaque pas. D'un coup d'épaule magistral et sec, il se débarrassa de son manteau qui tomba mollement dans la poudrerie. Il entendit Chen Po et plusieurs eunuques crier dans son dos, mais il n'entendit rien et se jeta à l'eau, à l'endroit exact où flottait la petite cape trempée.

Il ne sentit pas le froid et fouilla farouchement les remous de l'eau et toute les saletés qui pouvaient bien traînés dans le fond, utilisant tout ses membres pour trouver ne serait-ce qu'un petit corps d'enfant, mais il ne trouvait rien. Le canal n'avait pourtant pas de courant, aurait-elle essayé de nager sous la glace? Par tout les dieux, Caiyue!

Il alla sous l'eau à quelques reprises, ignorant les cris qu'il y avait à la surface. Chen Po traînait sur le bord du canal, implorant le dragon de revenir à la surface. Lin avait perdu toute forme de calme et dissimulait bien mal son hystérie, elle tentait tant bien que mal de se traîner vers l'eau. Elle était la mère, elle devait retrouvé son enfant, son bébé.

- Caiyue, où es-tu, Caiyue! marmonna l'empereur qui plongea ses mains glacées dans l'eau encore plus froide, poussant rageusement les morceaux de glace qui s'agglutinaient autour de lui de manière perverse.

Un bruissement se fit alors entendre à quelques mètres de près. Le son des branchages qui se frottent et les reniflements typiques d'un enfant en pleine crise attira immédiatement l'attention de l'épouse qui tourna un visage effaré en direction des buissons morts à sa droite. Le bout d'un nez rougie se fit apercevoir, puis des mains, et des pieds, ensuite le corps entier de la princesse Caiyue apparut. Sa peau était rougie par le froid et son corps grelotait en entier. Le bas de son hanfu était tout mouillé, elle tentait de garder ses mains au chaud dans les manches de sa tenue. Dès qu'elle vit sa mère, ses yeux s'embuaient de larmes avant de courir dans sa direction.

La mère, déboussolée, accueillit la petite fille dans ses bras, elle avait du mal à respirer. Était-ce un fantôme? Non, le petit corps froid contre elle ne pouvait être qu'une réalité. Elle arracha presque sa propre cape et emmitoufla la petite fille à l'intérieur.

- Oh, Caiyue, ma petite princesse, mon enfant! hoqueta la dame en lui caressant une joue et en la serrant tout contre elle.

Pendant ce temps, l'empereur était sorti de l'eau avec l'aide de Chen Po et son regard s'arrêta sur le spectacle attendrissant. Son cœur battait toujours la chamade, mais ce qui aurait dû être un moment heureux et emplit de soulagement sembla le laisser de marbre. Une colère le brûlait de l'intérieur et il dégoulinait d'eau glacé. Ses mains étaient si froides qu'il avait du mal à bouger ses doigts. Autrefois, il aurait tenté de se calmer, mais cette fois-ci, il s'agissait de la goutte d'eau faisant déborder le vase et il comptait bien faire entendre son autorité.

Il approcha en trombe, ignorant tout ceux qui voulaient s'enquérir de son état de santé. Chen Po était juste derrière lui, mais un seul regard haineux de la part de Sa Majesté le fit taire.

- Caiyue, gronda le dragon d'une voix farouche qui terrifia la petite fille plus qu'elle ne l'était déjà. Au son de sa voix, Lin se tourna aussitôt vers lui, son regard était mouillé de larme et son maquillage avait commencé à couler. Comment peux-tu être si insouciante, quand apprendras-tu à te comporter correctement! la sermonna-t-il rageusement en la pointant du doigt.

Les servantes et les eunuques se mirent tous à genoux et imploraient le dragon de reprendre son calme et songer à sa santé.

- Comment élèves-tu cette enfant, Lin! s'emporta-t-il en accusant ensuite l'épouse qui baissa honteusement la tête avant de s'incliner très bas. Elle mentionna à l'empereur qu'il devait penser à sa santé, mais il l'ignora promptement. Je ne sais pas ce qui me retient de la corriger moi-même! dit-il ensuite alors que sa main se levait dans les airs, prête à frapper.

- Bìxià! Bìxià, non! s'exclama l'épouse en se levant péniblement pour poser sa main sur son bras. Bìxià, je vous en pris, ce n'est qu'une enfant, je la punirai moi-même, je lui ferai comprendre! Bìxià, pensez à votre santé!

Il allait se débarrasser d'elle sèchement lorsque son regard aperçu la princesse Sian Nyang qui n'était pas trop loin. Son expression changea aussitôt, pour le mieux, mais un profond sentiment de honte se vit dans ses yeux. Il baissa ceux-ci et ses épaules semblaient se dépourvoir d'un grand fardeau. Il rabaissa son bras, mais le dragon toisa tout de même Lin, la blâmant ouvertement devant tous pour cette horrible situation. Il n'osa pas regarder Caiyue, ni la princesse de Soriyeo.

- Je retourne au Hall du Dragon, qu'on ne me dérange pas! dit-il froidement avant de se détourner de la scène pathétique avec élégance et marcher en direction de ses appartements. Chen Po annonça à tous son départ, puis son escorte suivit aussitôt. Il avait tellement froid qu'il avait du mal à bouger, mais il garda la tête haute.

Derrière, il ne restait plus qu'un groupe de femmes éplorées et une mère anéantie.



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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Mar 26 Avr - 20:46


Sans doute que bien des dames se seraient senties flattées que l'empereur ne les trouve point frivole. Pour elle, c'était plutôt une évidence. D'ailleurs certains hommes au contraire de sa grandeur regrettaient qu'elle le ne soit pas. Femme frivole est bien plus facile a diriger que femme réfléchie. Une ombre passa sur son visage tandis qu'il se qualifiait d'ami, de diplomate ou encore se préoccupant de ce que penserait son frère le roi de Soriyeo. Oui, la était les préoccupations de son dragon et comment pouvait elle lui en vouloir, c'est ainsi que ce devait d’être leur relation, qu'importe les battements effrénés de son cœur qui lui criaient le contraire. " Rassurez vous votre grandeur, il est de notoriété publique que mon frère a bien plus a s'en faire pour sa position de monarque non marié que pour sa sœur. " Elle eut un sourire a cette mention, parfois son frère préférerait encore avoir a affronter une guerre, plutôt qu'une énième réunion sur son possible mariage avec telle ou telle candidate. La étaient ses mots.

Quand ils en vinrent a se moquer gentiment de la mésaventure de Chen Po, l'empereur en profita pour glisser une allusion qui manqua de faire rougir la princesse, elle pourtant si prompte a cacher ce genre de choses. Avec un air faussement sévère, elle le gronda. " Il n'est guère courtois pour un homme de rappeler ce genre d'incidents a une dame votre grandeur .. " Taquine et le visage a nouveau souriant, elle ajouta: " Qui plus est une dame qui vous a sauvée la vie. " Tout autre homme que Sun Liu Ma, se serait probablement offusqué d’être ainsi porté en défaut par le rappel d'un moment de faiblesse, mais elle savait qu'il n'était pas de ceux la et qu'il lui avait été reconnaissant de son aide ce jour la. La ou d'autres auraient eu en horreur d’être sauvé par une femme, elle savait que pour lui, elle avait gagnée son respect. Un respect qui lui était bien plus estimable que celui de n'importe quel autre homme. Tandis que leurs pas les menaient un peu plus loin, une brise fraîche vint les entourer.

Ce qui éveilla quelques instants d'espoirs poétiques chez l'empereur. " Le printemps revient toujours pour qui sait l'attendre et enduré l'hiver. " Métaphore subtile sur le bonheur, qui s'en revient toujours vers vous après parfois de longues périodes de malheur, a qui sait l'attendre et les endurer. Des mots détournés, mais qu'il comprendrait. Car tout amis qu'ils étaient, en ces lieux ou des oreilles pouvaient surgir de chaque buisson, elle n'avait guère le droit de lui offrir d'avantage. Malheureusement le vent emporta l'humeur plaisante de l'empereur, tandis que sa mine revêtait d'une expression plus sérieuse, il en vint a évoquer un sujet qu'elle redoutait depuis son arrivée et pourtant n'était il pas le but de sa présence ? Pourquoi fallait il qu'il soit si simple de l'oublier en présence de son cher dragon. Ses noces a venir, le choix d'une impératrice, voila de quoi il voulait maintenant l'entretenir. Quoi qu'elle puisse ressentir a ce sujet, elle n'en laissa pourtant rien paraître. " Je conçois que ce soit un sujet qui occupe votre cours depuis les récents événements. Bien qu'il soit malheureux que l'on vous presse en pareille circonstances, ainsi va la politique et nul grand de ce monde n'y échappe. " Cœur meurtri ou non, le devoir et l'avenir de l'empire passaient avant toutes choses. Son sang se glaça tandis qu'il évoquait sans détours le fait qu'une femme de Soriyeo ne serait majoritairement pas bienvenue sur le trône. Elle en était triste et inquiète, oh pas pour elle, tout rêves peu vertueux qu'elle ait eu a ce sujet, elle savait fort bien que cette place ne serait jamais la sienne. L'empereur avait rejeté sa main une fois et désormais c'est une de ses sœurs qu'on lui proposait. C'est pour cette meme sœur qu'elle s’inquiétait.

" Votre grandeur est elle en train de me dire qu'elle ne veut point d'une alliance avec la famille royale de Soriyeo .. ou mon ami est il en train de me dire qu'une de mes sœurs serait bien mal accueillie en votre cours ? " Non loin d'eux le sourire et les jeux de la daying donnèrent une non réponse a sa question. Peut etre était ce mieux ainsi, une fois encore le sujet ne prêtait pas a une discutions a porté de possibles oreilles. L'empereur enchaîna avec une anecdote sur une de ses sœurs. Elle ne savait que penser de ses mots, essayait il de lui dire qu'il attendait la meme chose d'une de ses sœurs ? Que l'une d'elle trouverait le bonheur a ses cotés, au détriment des détracteurs de Soriyeo, si tentait qu'elle acceptait totalement son nouveau peuple et sa nouvelle allégeance. Tristement il était plus que probable que cela ne poserait pas le moindre soucis, depuis le berceau ses sœurs n'avaient elles pas étés élever pour obtenir ce genre d'unions ? Alors qu'elle se perdait dans les méandres de souvenirs et pensées, l'empereur porta a ses oreilles une question qui faillit bien la faire trébucher.

Ses yeux s’agrandirent sous le coup de la surprise, tandis qu'elle le contemplait longuement, cherchant sur ses traits le signe qu'il n'avait pu prononcer ses mots. Il n'avait pu lui demander cela .. C'était impossible et pourtant. Elle sentie son cœur s'emballer pendant que milles pensées et désirs confus l’asseyaient.  Elle inspira profondément, se sermonnant de remettre de l'ordre dans ses pensées et sentiments. Qu'importe la question, elle était probablement désintéressée, il voulait savoir si elle en serait capable, probablement a l'image d'une de ses sœurs ..  Pourtant le regard de l'empereur semblait attendre bien d'avantage. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour lui répondre, une voix, des rires puis des applaudissements se firent entendre. Le moment s'était envolé, perdu a jamais. Il n'y'eut guère plus de temps pour les regrets puisque bientôt ses dames les avaient rejoints. La daying avait réussie le pari qu'elle s'était donnée et elle en était visiblement des plus ravie. La princesse s’efforça donc d'effacer toutes traces de questionnements de son visage pour se mêler a leurs joyeuses discutions. Tout l’intérêt allait a savoir que choisirait la jeune fille comme récompense. Elle semblait avoir des idées bien arrêtées sur ce qu'elle désirait puisqu'elle demanda rien de moins que la possibilité d'avoir trois souhait. Après avoir feintement négocié, l'empereur se plia a sa demande pour le bonheur évident de la concubine.

Devant la témérité de la demoiselle, la princesse se fit curieuse de découvrir quels souhaits seraient les siens, si bien qu'elle oublia momentanément ses préoccupations passées, attendant comme tous que la Daying révèle ses volontés. Sian Nyang s'étonna du premier souhait, ainsi dont la jeune femme désirait que l'empereur lui donne un nom. La faveur accordait a sa personne aurait t'elle créer quelques convoitises ou peines chez la plus jeune des concubines de l'empereur ? Voila qui la dérangea. Elle espérait sincèrement ne pas avoir été source de déconvenue ou d'envie pour aucune des femmes de sa grandeur. Quand ce dernier prononça enfin le nom tant attendu, elle y reconnue bien la l'inspiration et l'intelligence de son ami. Un bien beau nom pour un bien bel honneur. Voila ce qu'avait été en droit d'attendre la Daying, elle était épouse de Sun Liu Ma, elle toute princesse de Soriyeo qu'elle était, ne lui était rien de plus aux yeux du monde qu'une connaissance. Avant qu'elle n'ait pue féliciter la dame pour son nouveau nom, une cohorte de serviteurs vint a eux.

Ils semblaient tous affairés, essoufflés et .. inquiets. Elle en apprit bientôt la cause, la jeune princesse impériale leur avait faussée compagnie. Voila qui lui rappelait ses propres péripéties passées, elle en aurait probablement sourit si la neige ne recouvrait pas le paysage. Elle n'aimait guère savoir la fillette seule dans les jardins par ce froid. A son age, il y'a vite fait d’être intrépide et de le regretter. Elle regarda les dames partirent a la recherche de l'enfant, elle se serait volontiers joint a elle, mais la n'était pas sa place, de plus l'empereur ne n'ayant pas congédié sa présence, cela aurait été inconvenant, surtout devant témoins. Elle dut donc faire mine de s’intéresser aux prochains souhaits de celle que l'on appellerait désormais Fuyin, dans l'attente de nouvelles de la princesse. Néanmoins, elle ne put se résoudre a lui accorder autre chose qu'une attention distraite. Quand elle s'adressa a elle, elle fit pourtant l'effort de lui sourire sincèrement, malgré son cœur sournois qui trouvait la demoiselle un peu trop empressée auprès de l'empereur. " Telle la devise de Soriyeo, rien n'est impossible a qui le désire vraiment. " D'un hochement de tete, elle ajouta: " De plus avec a disposition les cuisines du palais et des cuisinières a foison, il serait bien malheureux que vous ne puisiez pas apprendre. " Dans l'élan de ses paroles encourageantes, les deux femmes se tournèrent vers Sun Liu Ma, attendant son approbation, mais avant que le moindre mot n'ait franchi ses lèvres, un cri glacé d’effroi vint détruire la quiétude de ce moment.

Cette voix tous l'avaient reconnus. Habituellement douce et serviable, elle s'était faite entendre glacée par la peur. Terrifiée par la douleur. La voix d'une mère en détresse. Se refusant a en tirer la moindre conclusion, la princesse regarda comme au ralenti, l'empereur se détourner pour se précipiter vers les cris. Le cœur serrait, il lui fallut une seconde pour aller a sa suite dans un bruissement agité de pas et de tissus. Quand elle l'eut rejoint, elle ne vit d'abord que lui se précipitant dans l'eau, elle voulut allé a sa suite pour le retenir, mais elle stoppa nette quand elle aperçue le motif de toute cette agitation. Une petite cape facilement reconnaissable glissait sur les flots glaçaient. " Non. " Retint t'elle de justesse, une main devant sa bouche. Cela ne pouvait pas etre, jamais les dieux ne feraient pareilles chose a l'empereur, pas encore, pas après qu'il ait déjà subie tant de peines. Elle se refusait a le croire. Puis la colère pris le pas sur l’inquiétude, si les dieux se refusaient a la sauver, elle le ferait. Elle et l'empereur allaient la sortir de l'eau, elle lui donnerait son sang devant tout ces gens si il le fallait et tout irait bien. Son sang de Gumiho accomplissait de bien plus grands miracles que celui la. Tout irait bien. Jamais par les dieux, elle ne laisserait l'empereur traversait a nouveau le deuil du a la perte d'un enfant, elle le jurait aux cieux comme a elle meme.  

Alors qu'elle venait d’ôté son manteau pour pénétrer dans l'eau glacée et tandis que la morsure du froid de se faisait sentir jusqu’à ses genoux déjà empêtrés dans l'eau et ce malgré les suppliques de Chen Po qui avait tenté de la retenir, elle stoppa nette. Comme tout a chacun d'ailleurs. La jeune princesse venait de réapparaître, mais pas la ou tous l'avaient craint. Elle les regardait avec toute l'innocence du a l'enfance. Elle était mouillée, probablement frigorifiée mais elle allait bien. Le soulagement la paralysa un instant, si bien qu'elle resta plus que de raison les pieds dans l'eau, mais rien d'autre ne l'importait que de voir la fillette saine et sauve. Cette dernière alla bientôt se précipiter dans les bras de sa mère. Pleinement soulagée, la princesse reporta son attention sur l'empereur, il ne semblait pas la voir. Lui meme toujours dans l'eau, il fixait la fillette et sa mère. Mais au lieu du soulagement qu'elle s'attendait a lire sur son visage, elle y vit la colère. Une colère qui arrivait en contre coup de la peur qui avait du etre la sienne. Elle voulut allée vers lui pour le calmer et l’empêcher d'avoir a regretter ses mots, mais le froid et la lourdeur de son hanfu trempé, ne lui permirent pas de s'interposer a temps.

Sortant tant bien que mal de l'eau par ses propres moyens alors que tous s’efforçaient de calmer l'empereur, elle parvint a se glisser dans son champ de vision alors qu'il atteignait le paroxysme de sa colère et s’apprêtait a gifler sa fille. Princesse, mais surtout fillette apeurée dans les bras de sa mère. Probable qu'elle aurait pue se trouver choquer d'assister a pareille scène, mais le regard de l'empereur lui en ôta toute envie. Affligé, honteux, pliant sous le poids d'émotions trop longtemps contenu, il faisait peine a voir. La colère était passée, mais a quel prix. Elle aurait tout donnée pour allait vers lui en l'instant, mais elle n'en avait pas le droit. Oubliant la morsure du froid qui pourtant glacé son corps, elle le regarda s'éloigner, tremblante et impuissante. Quand il eu disparu de son champ de vision, elle repoussa eunuques et servantes qui voulaient lui prêter assistance pour aller s'agenouiller devant Lin et la jeune princesse. Elle accrocha son regard a celui de cette dernière en murmurant d'une voix apaisante. " Il ne faut pas en vouloir a votre père princesse, vous lui avait fait grande frayeur. C'est la peur bien plus que la colère qui a parlé. " Elle caressa doucement les cheveux de la fillette. " Je suis sur qu'il ne pensait pas un mot de ce qu'il a dit et qu'il regrette déjà. " Son autre main alla se poser sur l'épaule de Lin, afin que cette dernière comprenne que ses mots lui étaient également destinés. Puis pour dérider tout le monde, elle ajouta. " Et maintenant il a disparu de notre vue aussi vite que le permettait ses pas, car tout homme qu'il est, il ne sait pas comment s'excuser. "

La fillette lui adressa un léger sourire. Tandis qu'elle se redressait et les délaisser a regrets, la princesse demanda a ce qu'on les emmène se réchauffer et a ce qu'on veille a leur donner une boisson chaude une fois arrivée a leurs appartements. Quand tout ce petit monde fut parti, elle lança un regard décidé vers le pavillon du dragon, elle avait une visite a rendre et cela ne pouvait attendre. D'un pas rapide et déterminé, elle prit donc la direction que l'empereur lui meme avait prit un peu plus tot. L'agitation était a son comble quand elle parvint enfin a destination, nul n'ignorait rien de l'incident qui venait de se dérouler, si bien que personne ne s'étonna de sa tenue tremper qui égoutter sur le sol. Elle fut bientôt devant les appartements de Sun Liu Ma. C'est Chen Po qui l’accueillit devant les portes closes. " Sa grandeur ne veut voir personne. " Il lui jeta ensuite un regard affolé. " Votre grâce va prendre froid, je vais mandé a ce qu'on vous raccompagne a votre pavillon . " Avant qu'il n'ai pu ajouté quoi que ce soit, elle leva une main pour le faire taire. " Je ne partirais pas Chen Po, pas sans que vous deviez demandé a quelques gardes de vous prêter mains fortes. " Elle lui jeta un regard entendu. " Je crois que tous ont deja assez a raconté sans y rajouter une esclandre de ce genre n'est ce pas ? " Le trouvant indécis, elle ajouta plus fermement. " Plus vous me retiendrez, plus le risque que je prenne froid sera grand. Est ce dont cela que vous voulez Chen PO ? " C'était la une attaque déloyale, mais elle ne partirait pas sans avoir vue l’empereur. Pour finir de le convaincre, elle termina d'une voix plus douce. " Je ne viens pas voir l'empereur Chen Po, je viens voir l'homme. Celui qui a besoin d'une épaule pour s’épancher, d'une main pour le réconforter et de bras pour l'étreindre. Nous savons qu'il ne vous laissera pas etre cela, ni vous ni personne de son empire, moi il me laissera, j'y veillerais. "

Vaincue, l'eunuque baissa les épaules et s'écarta pour la laisser passer. Il aimait son empereur plus que toutes autres choses, il était prêt a etre puni si cela pouvait ôté un peu du fardeau pesant sur les épaules du père de la nation. Elle lui adressa un sourire de gratitude puis pénétra doucement dans les appartements de Sun Liu Ma. La porte fut refermée discrètement derrière elle. Elle s’avança d'un pas lent, les yeux rivés au sol, ne sachant guère dans quel état ou disposition elle trouverait l'empereur. Quand sa voix brisa le silence, maugréant qu'il avait demandé a etre seul, elle prit la parole avant meme que ses yeux ne puissent se poser sur lui. Elle ne pouvait lui laisser ignoré que c'était elle plus longtemps. "Que votre grandeur me pardonne ma visite impromptue, mais avant toutes choses, sachez que tout empereur que vous êtes, vous êtes aussi un homme. Un homme qui est mon ami et pour lequel, j'ose le croire, je suis une amie également. Une amie ne vient pas seulement quand elle a été mander, mais surtout quand elle sait que l'on a besoin d'elle. De ce fait je me présente devant vous non en tant que princesse, mais simplement comme votre renarde, vous pouvez donc bien ordonner, tempêter, je ne quitterais pas cette pièce a moins que vous ne m'y contraignez par la force. " Elle ajouta rapidement, de peur qu'il ne la prenne aux mots: " Vous serez content d'apprendre que la jeune princesse et sa mère ont regagnés leurs appartements. Elles vont bien, si ce n'est quelque peu secoués et sans doute dans l'attente de votre présence." Ses derniers mots lâchés dans le silence pesant de la pièce, elle leva enfin le regard, prête si besoin a affronter la colère du dragon.


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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Lun 2 Mai - 7:27


Takane no hana, fleur sur un haut sommet


Without your love, I have lost my direction. Without your heart, I am always afraid of loneliness. Without your smile, I do not even dare to imagine it. Without your dream, how can I pretend to be strong. Do not miss out on true love, what are you afraid of?


L'empereur de Miyong, malgré sa honte au sujet de son comportement inadéquat, battait la neige de ses pieds enragés. Si son corps avait prit froid, il sentait son sang bouillonner dans ses veines. La peur lui avait arraché un peu de son âme, le blessant à tout jamais. Il avait combattu sur les champs de bataille, avait vu des hommes mourir les uns après les autres, avait trahi l'ancien empereur par ambition et pourtant, toute la frayeur du monde s'était manifestée dans son regard lorsqu'il avait posé ses yeux perçants sur la cape qui flottait sur l'eau du canal. La colère du père de la nation était justifiée, il avait techniquement le droit de s'emporter autant qu'il le voulait et en tant que maître de la maison impériale, il pouvait punir les membres de sa famille tel qu'il le souhaitait, il s'agissait de son droit naturel, mais ce n'est pas ainsi qu'il voulait s'y prendre. Il n'était pas monsieur tout le monde, il était le père de la nation. Il se devait d'être différent, éduqué, cultivé, ouvert d'esprit. Et pourtant...

- Princesse de mauvaise éducation! s'exclama furieusement le souverain en renversant une statue que Chen Po rattrapa de justesse en faisant un bond incroyablement dans le dos de Sa Majesté alors que celui-ci poursuivait son monologue colérique.

Les servantes qui étaient chargées de maintenir ses appartements se regardaient, visiblement intimidées par le comportement chargé d'émotions du père de la nation et se contentaient de se mettre à genou pour l'implorer à se calmer, soucieuses de sa bonne santé. Embêtée par la présence de toute ses âmes indiscrètes, l'empereur ordonna à tout le monde de quitter les lieux jusqu'à ce qu'il n'est eu que Chen Po et lui-même. L'eunuque pria le monarque de se détendre et pardonner l'écart de conduite de la princesse Caiyue qui demeurait toujours son enfant malgré la maladresse provenant de son jeune âge.

Les dernières paroles de l'eunuque semblaient un brin apaiser la fureur de l'empereur et celui s'arrêta au milieu de ses appartements, en proie à une soudaine fatigue. Il ferma brièvement les yeux et se frotta les temps. Son corps était gelé, il valait mieux pour lui de se changer avant d'attraper une vilaine maladie et inquiéter davantage son entourage. Il avait laissé son manteau derrière, il sentait maintenant la sueur lui coller au corps et glacé son être.

- Qu'on m'apporte une bassine d'eau chaude, ordonna faiblement le père de la nation en soufflant péniblement sous le regard inquiet de l'eunuque. Je ne veux pas être déranger, garde les serviteurs dehors, qu'on me laisse seul, ajouta-t-il ensuite en jetant un regard mauvais à son fidèle serviteur.

Chen Po examina l'empereur un moment avant de s'éclipser et donner ses ordres aux servantes les plus près. Les deux femmes disparurent aussitôt et le serviteur se retrouva seul hormis quelques gardes à surveiller l'entrée qui menait aux respectables appartements du dragon de Miyong. Pendant ce temps, l'empereur se nettoya le visage avec de l'eau tiède et retira ses vêtements mouillés pour enfiler un hanfu de tout les jours. L'unique luxe était le dragon à cinq griffes brodé dans son dos.

*

L'eunuque impérial commençait à peine à se détendre lorsqu'il entendit des pas déterminés se diriger vers l'entrée des appartements du dragon. Son expression changea en voyant la tête de la  princesse de Soriyeo apparaître soudainement, sa silhouette traversant les portes du portail dissimulé derrière un lourd rideau qui aidait à conserver le froid mordant de l'hiver à l'extérieur où la nature sommeillait. Il lui fit clairement savoir que l'empereur ne désirait voir personne et il remarqua ensuite les vêtements trempés de la princesse. Oui, il l'avait bien vue suivre Sa Majesté dans l'eau. Comment arrivait-elle encore à bouger avec autant d'aisance, avec autant de feu dans le regard?

- Je crains que votre présence dans les appartements de Sa Majesté ne soit pas une saine idée, Votre Grâce, mais hélas, vous avez raison, dit-il en baissant les yeux.

Et il ne pouvait pas dire non à la dame qui faisait tant briller les yeux de l'empereur. La femme qui le maintenait rêveur au courant de ces journées. Jamais il n'avait aperçu une telle fascination pour une femme chez ce grand homme. Était-ce les dieux qui mettait cette sublime créature sur sa route? Peut-être était-ce le signe d'une grande amitié entre l'empire de Miyong et le royaume de Soriyeo, peut-être était-ce les prémices d'une union à faire trembler le ciel et la terre.  

Il ouvrit les portes et laissa l'importante renarde pénétrer dans l'antre du dragon, les yeux rivés vers le sol. Avait-il signé son arrêt de mort?

*

Quand le monarque entendit des pas dans son dos, il ronchonna, se demandant qui Chen Po avait bien pu laisser passer sans son autorisation. Il se tourna vers la direction d'où provenait le bruit étranger et fut à peine surpris d'y trouver la princesse de Soriyeo. Une étrange lueur illumina son regard et il fronça des sourcils. Évidemment qu'il s'agissait de cette femme, qui d'autre?  

L'homme le plus important de l'empire haussa un sourcil lorsqu'elle mentionna qu'il devrait utiliser lui-même la force pour la faire sortir. Ce genre de mot, il pouvait le prendre comme une trahison, des paroles pour mener une guerre contre lui. Ses traits se durcirent grandement lorsqu'elle osa lever la tête et affronter son regard furieux. Sa présence le dérangeait plus que nécessaire. Il avait besoin d'un moment en solitaire avec ses pensées et cette femme ne faisait rien pour le mettre sur le chemin de la détente. Sa renarde était une source de distraction et il n'aimait pas savoir qu'elle le voyait dans cet état.

Toutefois, pouvait-il vraiment lui en vouloir?

D'un pas insolent, il compléta rapidement la distance qui le séparait de la princesse et lui attrapa le poignet sans prévenir. Silencieusement, il la toisa, il la tenait fermement, mais passez assez fort pour lui faire du mal, c'était bien la dernière chose qu'il souhaitait faire.

- Elles attendront longtemps, car je ne remettrai pas les pieds au palais des chrysanthèmes avant un moment, lui souffla-t-il finalement avant de relâcher son bras, caressant l'endroit de sa prise avec son pouce. Que faites-vous ici, Votre Grâce? lui demanda-t-il aussitôt. Par votre regard, vous avez à peine frôler ce dont j'étais capable, ce vil empereur, ce mauvais père que je suis! Comment pouvez-vous encore avoir le désir d'être à mes côtés? Et dans cet état...

Il baissa les yeux, son regard coulant sur elle comme de la pluie contre les murs de la cité interdite. Son expression devint rapidement désolée alors qu'il fixait le bas de la tenue de son amie et ses chaussures entièrement trempées.

- Ma renarde, vous devriez retourner dans vos appartements et vous réchauffez, ajouta immédiatement le souverain avant de se séparer d'elle et quérir son par-dessus de hanfu qu'il vint ensuite jeter sur les épaules de la dame trempée. Inconsciemment, il lui frotta vigoureusement les épaules pour lui apporter un peu de chaleur. Ma bonne Lei Li, pourquoi m'avez-vous suivi dans cette eau maudite et glacée? Pensez à votre santé.

Le dragon prit les mains de la renarde dans les siennes et expira quelques souffles chauds sur celles-ci. Il la força ensuite à le suivre et l'obligea à s'asseoir sur un banc recouvert de jolies soies dorées installé près de la petite cage* dans laquelle crépitait du charbon ardent. Peu de temps après cela, Chen Po fit entré deux servantes qui tenaient fermement une bassine de bois de laquelle s'échappait une vapeur réconfortante. Les deux jolis filles rougirent immédiatement en apercevant Sa Grâce de Soriyeo et hésitaient longuement jusqu'à ce que Chen Po leur ordonner de se dépêcher d'apporter la bassine à Sa Majesté.

L'empereur toisa les deux filles et leur ordonna de déposer la bassine aux pieds de la princesse avant de les renvoyer sur le champs. Elles murmuraient un peu oui embarrassé et prirent rapidement la fuite vers la sortie où Chen Po referma subitement les portes afin de conserver l'intimité de l'empereur et de la princesse. Ce que fit ensuite le père de la nation dépassa tout les convenances et l'étiquette qui régnaient dans la société de son empire. Il se pencha lui-même, se mit à genoux devant sa renarde et lui attrapa fermement les pieds, près à l'empêcher de se débattre si elle osait le faire. Le vilain leva brièvement les yeux vers elle.

- Laissez moi faire, sotte comme vous êtes, vous pourriez perdre vos pieds sans vous en rendre compte, lui dit-il en fronçant les sourcils. Il retira les chaussures de la dame sans embarras, puis vint le moment fatidique où il enleva sans ménagement les chaussettes de soie et se retrouva avec les pieds nues de la jeune femme entre ses doigts.

Il n'était pas adéquat de dévoiler ses pieds nus, encore moins pour une femme. C'était l'équivalent de se mettre nue. Une petite rougeur se manifesta sur les joues du souverain alors qu'il passait une main tremblante sur la cheville de la princesse avant de les plonger aussitôt dans l'eau chaude. La température était bonne, ni tiède, ni brûlante, parfaite pour réchauffer des extrémités ayant passer trop de temps dans le froid.

Un long silence s'empara des deux individus et l'empereur se racla la gorge. Son geste avait été complètement déplacé, mais c'était pour une bonne cause. Au bout d'un moment, il eu une idée et se releva pour prendre place à côté de la princesse. Il posa son séant impérial sur le banc et retira ses chaussures et ses chaussettes à son tour avant de glisser le bout de ses orteils, puis ses pieds dans la bassine.

L'un de ses pieds frôla celui de la princesse. Il frissonna.

- Un dragon et une renarde, les pieds dans l'eau, il força un sourire, les yeux fixant la porte qui le séparait du reste du monde sans réellement la voir. Au moins, nous sommes également dans l'embarras l'un envers l'autre, maintenant.


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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Mar 3 Mai - 21:27


Elle sursauta légèrement quand l'empereur combla en quelques pas rapides la distance qui les séparait, pour s'emparer de son poignet, certes sans violence mais sans douceur non plus. Le sursaut fut dut bien plus a la surprise qu'a la peur. C'est pourquoi, elle ne baissa pas le regard. Quand bien meme se tenait devant elle l'empereur de Miyong, il n'en restait pas moins son ami, du moins avait elle la folie de la croire. " Votre grandeur ne devrait pas les tenir responsables de l'incident. L'une comme l'autre, je suis sure qu'elles regrettent l’inquiétude qui a été causer au père de la nation. Néanmoins, votre fille n'est encore qu'une fillette, une fillette pleine de vie qui n'a pas mesurée la portée de ses actes et qui a l'heure actuelle s'en veut sans doute terriblement. Quand a sa mère, elle ne mérite nuls reproches et je sais que vos paroles, toutes portées par l’inquiétude qui vous habitait alors, l'ont fortement ébranlés. " Elle s’efforça de ne pas tressaillir, tandis que l'empereur lui rendait toute concentration difficile de par la caresse qu'exerçait son pouce sur son poignet encore captif un instant plus tot. " Si vous avez un peu de considération pour elle et je sais que c'est le cas, vous ne la laisserez pas se tourmenter plus que de raisons. "  

Son regard se fit plus tendre, mais tout aussi déterminé, quand il lui demanda ce qu'elle faisait la, non sans en plus se blâmer pour son égarement précédent. " Tout ce que j'ai vue de vous, ne déprécie en rien l'estime que je vous porte. J'ai vue un père dans la tourmente, qui rongeait par la peur a laissé l'espace d'un brève instant la colère le submergée. Mais l'important, c'est que vous ayez su revenir a vous a temps, avant de commettre quelque chose que j'en suis sure que auriez regretté et dont vous vous seriez beaucoup voulut. " Quand il mentionna le triste état dans lequel elle devait etre, elle ne put retenir un sourire. " Que votre grandeur me pardonne, mais je ne suis guère en plus piètre état que vous ne l’êtes. " Elle fut distraite un instant, incapable d'ajouter quoi que ce soit alors que l'odeur de l'empereur emplissait ses narines de par le vêtement qu'il avait glissé sur ses épaules, tandis que dans un meme temps il frictionnait ses épaules, lui donnant une conscience aiguë de sa présence toute proche a ses cotés. Se maugréant intérieurement, elle se reprit rapidement. " Je n'ai écoutée que mon instinct, si votre fille avait réellement était dans l'eau et que j'eu put etre la seule a meme de la sauver, je n'aurais pas hésité. "

Son regard se fit plus intense, mais aussi un brin fuyant, elle craignait ce qu'elle pourrait apercevoir dans le regard de Sun Liu Ma. Il savait ce qu'elle était et qu'elle était les propriétés de son sang. Il semblait accepté cela d'elle, mais peut etre le fait qu'elle ait pensée a souiller le sang impérial de la fillette avec le sien, le répugnerait t'il. Comme pour éviter qu'il n'est trop le temps de penser a cela, elle ajouta d'une voix plus légère. " Votre grandeur non plus n'a guère penser a sa santé quand il s'est précipité dans l'eau. " Elle fut bien incapable ensuite d'ajouter quoi que ce soit, trop occupée a veiller a ce que ses joues ne se colorent pas d'une rougeur traîtresse. L'empereur s'était emparé de ses mains et semblait vouloir la réchauffer de son souffle brûlant, ce qui m'était dangereusement a mal la maîtrise de ses émotions. C'est pourquoi quand il l’entraîna dans son sillage, elle n'ébaucha pas le moindre geste de résistance, se laissant traînée a sa suite telle une poupée de chiffon. Si bien qu'elle se retrouva bientôt assise sur un banc alors que Chen Po en compagnie de deux servantes faisaient leurs entrées.

Devant l'air gêné, mais ravie des deux jeunes servantes, la princesse soupira. Voila qu'ils venaient bien malgré eux de donner un nouveau sujet de conversations et de commérages aux serviteurs du palais. Elle se sentie un instant mal a l'aise a cette pensée. Qu'adviendrait il si des rumeurs d'un genre douteux arrivaient jusqu'a Soriyeo alors meme qu'elle était a Miyong pour arranger le mariage d'une de ses sœurs. Elle se sermonna, il n'y'avait pas de quoi se sentir coupable, après tout ils ne faisaient rien de mal, bien que la situation puisse porter a confusion. Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua la bassine a ses pieds qu'une fois qu'elle et l'empereur furent a nouveau seuls. Et avant qu'elle ne pusse l'interroger de cela, il était agenouillé devant elle et se saisissait de ses pieds pour les défaire de leurs prisons de tissus, la laissant un instant muette de stupeur. Qu'il voit ses pieds nus, allait contre toute convenance a Myong comme a Soriyeo, mais pour sa part qui avait vécut sur une île la plus grande partie de sa vie, crapahutant régulièrement dans l'eau pieds nus, cela n'avait rien d'inconvenant. Non, ce qui la troublait c'était les mains de l'empereur, emprisonnant ses chevilles.

Si elle n'avait pas été si troubler, probable qu'elle lui aurait rétorquée que de par sa condition de Gumiho, il y'avait de grandes chances qu'il n'arrive rien a ses pieds et qu'elle ne tombe pas malade, contrairement a lui. Elle aurait sans doute aussi remarquée la légère rougeur qui habitait maintenant les jours de l'empereur. Mais trop troublée, elle resta simplement pétrifié, tandis qu'un silence d'une étrange intimité les enveloppait. Par chance d'un raclement de gorge, l'empereur y mit rapidement fin, les ramenant tout les deux a leurs esprits. Du moins ce fut le cas pour la princesse. Enfin sur l'instant, car voila que la seconde suivante, il se glissait a ses cotés et ses pieds fraîchement défaits de leurs entraves rejoignaient les siens dans la bassine. La situation bien que quelque peu gênante avait surtout quelque chose de comique, si bien qu'elle eut grand mal a garder son sérieux. Que dirait ce pauvre Chen Po si il les voyait ainsi, empereur et princesse pataugeant dans l'eau ? Voila une image pour le moins incongrue dont elle se souviendrait longtemps.

Elle s’efforça de garder un ton sérieux et concentré pour répondre a l'empereur et ce malgré les pieds de son ami qui venaient frôler les siens de manière régulière. " Votre grandeur ne devrait point se trouver gêner, après tout nous avons pataugé ensembles dans l'eau un peu plus tot, seul les circonstances et le lieu change. " Et aussi leur grande proximité ajouta t'elle mentalement, en veillant a ne pas trop s’arrêter sur ce fait. " Puis comme je l'ai dis précédemment, je suis venu voir mon ami et non le souverain d'un empire. Permettons nous dont d'agir comme des gens ordinaires pendant un bref instant avant que le monde ne reprenne ses droits et que nous reprenions nos rôles respectifs. " Elle se tourna vers lui pour glisser son regard dans le sien, tandis qu'elle posait une main délicate sur le bras de Sun Liu Ma. " Et en tant que votre amie, j'aimerais que vous vous laissiez allé a vous épancher avec moi. Il serait bon pour votre grandeur de me parler de ce qu'il s'est passé tout a l'heure. Soulagé votre cœur, vous vous sentirez mieux et vous pourrez alors aller prendre des nouvelles de deux dames qui doivent se languir de votre présence. " Bien qu'elle aurait préférée qu'il reste a ses cotés, elle savait que ce qui était juste, était de le pousser a rejoindre sa fille et Lin. Toutes deux en avaient besoin et l'empereur quoi qu'il en pense en avait également besoin. Elle secoua doucement ses pieds dans l'eau, savourant le bonheur de les sentir se réchauffer. Oui, elle aurait tout donnée pour que cet instant dure. Un moment simple, sans fioritures, sans faux semblant ou convenances, juste elle et son dragon. Mais qu'importe ses désirs, elle n'oubliait pas la réalité. Cependant rien ne l’empêchait de profiter de cet instant pour le temps qu'il durerait.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Mer 11 Mai - 18:07

e

Takane no hana, fleur sur un haut sommet


Without your love, I have lost my direction. Without your heart, I am always afraid of loneliness. Without your smile, I do not even dare to imagine it. Without your dream, how can I pretend to be strong. Do not miss out on true love, what are you afraid of?


Un sourire amer avait étiré les lèvres de l'empereur. Il avait entièrement le droit de délaisser Lin Fei autant qu'il le voulait et la laisser se tourmenter. Il était empereur, il était le maître de maisonnée et de l'empire et il y aurait toujours une autre femme pour bien paraître devant lui. Des pensées bien amer et peu dignes d'un gentilhomme, mais il n'était pas un gentilhomme, n'avait-il pas tué la chair de sa chair, le sang de son sang? Et pourtant, les mots ne son amie étaient emplit de bon sens et la rationalité de ses propos piquaient ses songes. Oh, il savait qu'elle ne s'empêcherait jamais de verser de sa vie pour en sauver une autre qui le méritait. Ses pupilles brillèrent partiellement dans la faible luminosité des lieux. C'est bien ce qu'il craignait d'elle, se mettre en danger sans penser aux conséquences, sans songer à la douleur qu'elle lui causerait si elle oserait périr sans sa permission. Ah, cette princesse était suffisamment arrogante pour oser un pareil affront.


- Il s'agissait d'un souci de la famille impériale, vous n'aviez pas besoin de vous y mêler, lui dit-il simplement quand elle mentionna sa santé à lui en soufflant chaudement sur ses mains fraîches. Toutefois, je suis tout de même heureux que vous aillez osé pareille folie.

Il était peut-être injuste de dire que son envie de secourir une vie était une folie, mais une femme aussi honorable, une princesse, n'avait pas à sauté dans l'eau pour secourir l'enfant d'une autre. L'empereur fronça des sourcils en pensant aux rumeurs qui circuleraient sur l'évènement et si elles parviendraient aux oreilles de ses courtisans. Allaient-ils s'en servir pour aborder une quelconque sujet? On allait peut-être le réprimander d'avoir mis sa vie en danger pour sauver la vie d'une princesse qui n'était hélas pas un prince, mais cela serait cruel. Un enfant de Sa Majesté, même princesse, était toujours mieux que pas d'enfant du tout. Il s'agissait d'une phrase récurrente qu'il entendait lorsqu'il était plus jeune lorsqu'il avait le luxe d'épier d'autres concubines discuter entre elles.

Quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient à nouveau dans l'eau, mais celle-ci était bien plus agréable au toucher que la précédente. Le pied plus frêle qui frôlait le sien le taquinait, mais il ne pouvait blâmer que lui-même et sa spontanéité masculine. Peut-être que cela allait-être le côté le plus physique de leur relation aussi ambigüe fut-elle?

- Je crains que même les gens ordinaires ne s'adonnent pas aussi facilement à une activité aussi, ses yeux descendirent vers les petits orteils qu'il voyait partiellement au fond de la bassine et il releva aussitôt les yeux, gêné, le seul mot qui lui venait à l'esprit était vulgaire. Toutefois, il ne se sentait pas réellement coupable et la jeune femme n'avait omit aucune plainte. Une activité aussi peu commune, finit-il par ajouter à la fin.

Il conserva un  étrange silence lorsqu'elle eut terminé de s'adresser à lui. Au bout d'une minute inconfortable, à penser à ce qui s'était passé et à ce qu'elle lui disait, il finit par tourner la tête dans sa direction. Sun Xian l'observa longuement, plongeant son regard borgne dans le sien.  Pouvait-il se permettre d'aimer honnêtement cette créature alors qu'il possédait tant de secrets. Des secrets inconnus et ceux qu'il connaissait bien.

Le monarque déplaça sa large main sur celle plus délicate de la dame à ses côtés. Il posa sa paume chaude et moite sur la sienne et la serra doucement sans jamais détacher ses yeux des siens. Normalement, il aurait dû la réprimander pour se mêler de choses qui ne la regardait en rien telle que la famille de l'empereur, mais une partie de lui-même était ravi. La vérité était qu'il voulait qu'elle ajoute son point de vu ou son grain de sel. Il voulait qu'elle le fasse telle une...

- Princesse Sian Nyang, vous parlez comme une vertueuse impératrice, dit-il finalement en lui lançant un regard emplit de sous-entendus taquins. Il y a déjà eu de bonnes impératrices dans le passé, qui protégeaient les concubines de l'empereur lorsque celles-ci commettaient des fautes ou faisaient en sorte que les serviteurs n'étaient pas sévèrement punis.

Ce soudain sujet de conversation le remémora de la brève discussion qu'ils avaient eu tout les deux dans le jardins des pruniers. Femme qui prend mari, prend pays. Elle n'avait jamais répondu à sa question, ils avaient été interrompus bien trop tôt par le succès de la jeune Fuyin qui ne reculait jamais devant un défi, même les plus simples.

- Lin Fei et Caiyue doivent réfléchir sur leurs erreurs et toute les deux méritent un repos durement mérité, dit-il avec encore un brin de colère dans la voix. Toutefois, puisque vous songez à elles de manière si bienveillante et semblez avoir à cœur mes relations familiales, alors j'attendrai que la poussière tombe et leur rendrai visite quand mon humeur sera beaucoup plus clémente.  D'ici là, j'espère que la mère aura puni convenablement la princesse et ses inutiles servantes.

Peut-être était-il injuste de penser ainsi, mais il était temps que Caiyue apprenne à rester en place et à ne pas inquiéter inutilement son entourage. Aujourd'hui aurait pu se terminer en une horrible catastrophe et jamais il n'aurait pu se pardonner le décès d'un autre enfant, même si cela avait été un accident. Était-ce un avertissement de la part des dieux? Que tentaient-ils de communiquer avec lui? Pourrait-il simplement vivre en paix et en harmonie pour une simple journée? Était-ce un malheur causé par le déséquilibre engendré par le manque d'une mère de la nation aux côtés du dragon?

Il soupira.

- Ma renarde, si un malheur s'était produit aujourd'hui, il y aurait eu un nouveau bain de sang, avoua-t-il finalement, une expression ferme sur le visage. Au moment où j'ai sauté dans cette eau dégoûtante et glaciale, j'ai immédiatement su que j'allais tuer les imbéciles de servantes qui devaient accompagner la princesse, que j'enverrais immédiatement Lin au palais froid et que je la séparerai à tout jamais de la princesse Caicai. Ses doigts se crispèrent sans violence sur la main de sa renarde. Voilà comment je me sens, Votre Grâce, et je ne ressens pas le moindre regret.

Quand il était monté sur le trône, son moment de gloire avait aussi était la chute de plusieurs. Certains appelaient le début de son règne comme étant le ménage sanglant. Plusieurs clans avaient péris, d'autres s'étaient levés. Même si la corruption existerait toujours, il avait fait de son mieux pour balancé sa cour avait des individus dont il connaissait la sagesse et la vertu. Plus tard, peut-être serait-il connu comme étant l'empereur rouge, le souverain qui avait fait coulé bien du sang.

Le silence retomba sur les deux individus royaux. Il y avait quelque chose de serein dans cette quiétude. Il n'avait pas besoin d'échanger plus de mots que nécessaire avec la princesse de Soriyeo pour être diverti. Sa simple présence, sa chaleur frôlant la sienne suffisait à le détendre et à le remettre sur pieds. Xian repensa à la première fois qu'il l'avait vu, à l'époque où Yinping était toujours vivante pour régner sur le harem. Il avait vu une femme différente, fascinante et ensorcelante. Il était enchanté en la voyant sourire, il était impressionné en prenant conscience de son éducation.

Il pencha la tête dans sa direction et étant plus grand qu'elle, il déposa celle-ci sur le sommet de la sienne et ferma les yeux. Le dragon ne reprit la parole que quelques minutes plus tard. Sa voix était beaucoup plus calme et sereine, ses traits étaient moins durcis.

- Il est évident la raison pour laquelle votre frère vous a envoyé à moi lors de votre premier séjour en Miyong, Votre Grâce, souffla l'empereur. Il est chose commune pour des personnalités honorables de m'envoyer des femmes de leur famille pour de multiples raisons, c'est une pratique qui existe depuis fort longtemps. Il savait que ce sujet était déplaisant pour la princesse, mais tout deux ne pouvaient pas l'éviter. Le harem avait toujours existé, il s'agissait d'une coutume qui ne disparaîtrait jamais. Un empereur devait concevoir des héritiers. Un fils, impérial ou pas, devait être filial et assurer une descendre à son père avant lui.

Il caressa de son pouce la main de la jeune femme à ses côtés.

- Je fais de mon mieux pour suivre le chemin de la vertu, d'être un bon père de la nation et de ne pas tomber dans la corruption et la frivolité. Je ne souhaite pas avoir des centaines de concubines prêtent à combler le moindre de mes désirs  comme certains de mes prédécesseurs, son expression changea, se muant en un petit sourire. Vous êtes une princesse de sang, Votre Grâce, si je vous aurai si farouchement désiré lors de votre premier voyage, aurez-vous accepté ma faveur? Auriez-vous plier sous les ordres de votre roi, votre frère, afin de devenir une femme sans titre à mes côtés? Je sais fort bien qu'il y a certains pouvoirs et droits qui peuvent vous retenir dans votre royaume, loin de mon pays étranger.

Il rouvrit subitement les yeux, fixant les décorations devant lui sans réellement les voir.

- Ce qui m'apporte à cette question à laquelle vous n'avez toujours pas donner une réponse, conclut-il, un petit pli anxieux se formant entre ses deux sourcils. Si vous deviez prendre mari, seriez-vous prête à prendre son pays et laissez derrière vous votre royaume?

L'empereur bougea et se tourna en direction de la princesse, le dos bien droit, il avait l'air solennel. Il prit ses mains dans les siennes, sans pudeur malgré leur pieds dans l'eau qui se frôlaient.

- Je suis empereur, Votre Grâce, il y aura toujours une autre femme dans ma vie, mais je crains que jamais, une femme n'envoûtera mon cœur telle que vous depuis le premier jour où ma vison s'est perdue sur votre magnifique personne.


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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Mer 11 Mai - 20:45


Si il n'avait pas ajouté ses paroles suivantes, probable que les mots de l'empereur l'auraient blessés. Ne pas se mêler des affaires de la famille impériale. Rester sur la rive inerte, tandis que son dragon affrontait une eau glaciale a la recherche de son enfant, peut etre devenue glaciale de par le souffle de la mort. Oui, c'est la ce que tous auraient attendus d'une princesse. Mais elle n'avait pas toujours été princesse, elle avait été un esprit libre et aujourd'hui elle ne savait plus très bien elle meme ce qu'elle était. Princesse, diplomate, Gumiho, reine ?! Tant de facettes de sa personnalité et seulement trop peu dont le reste du monde ait connaissance. A chaque fois qu'elle s'essayait vertueusement a en respecter l'une d'entre elle, elle se donnait l'impression de trahir les autres. " Que votre grandeur me pardonne de la contredire, mais plus qu'un soucis de la famille impériale, il s'agissait la de la vie d'une enfant, je ne pouvais décemment pas restée a l'écart. " Elle glissa son regard dans le sien en ajoutant d'une voix légèrement troublée. " D'autant plus quand il s'agissait de la chair de votre chair, jamais je ne n'aurais pue supporter de vous voir affronter a nouveau pareille épreuve. "

Pourquoi avait il fallut que pareils mots quittent ses lèvres, c'était la question tortueuse qui l'agitait tandis que cote a cote, l'empereur et elle partagés une bien curieuse intimité en pataugeant dans l'eau. Son cœur se faisait bien trop indomptable quand elle était en compagnie de son dragon. La preuve en était qu'elle ne ressentait aucune gêne a leur situation. Les pieds nus dans l'eau en compagnie d'un empereur, voila qui aurait mortifié plus d'une princesse, d'ailleurs son ami lui meme semblait peu a l'aise. " Ce qui est activité peu commune aux yeux des grands de ce monde apparaîtra tout a fait banale aux yeux de gens ordinaires. Leurs vies est souvent plus courte, plus laborieuse, de ce fait ils ont tendance a plus profiter des petits moments que la vie leur offre. "   Elle se souvint avec nostalgie de ses jeunes années sur son île natale, quand les pieds dans l'eau, elle contemplait le coucher de soleil, tandis que sa mère brossait sa chevelure d'une main assurée mais délicate. Désireuse de ne guère devenir mélancolique en présence de l'empereur, elle chassa rapidement ses souvenirs pour en revenir au présent.

Toutes traces du passé s'échappa d'ailleurs rapidement quand après qu'elle lui ai demandé de se confier, il s'empara de sa main. Elle due se retenir pour ne pas tressaillir au contact de la paume chaude sur la sienne. Le geste était agréable, trop peut etre, tout autant qu'il était bien trop intime, pourtant elle ne chercha pas a se dégager, comme si elle avait la conscience douloureuse que ce genre d'instants n'étaient qu’éphémères. Impératrice, jamais elle ne le serait. Elle n'avait pas d'illusions a ce propos, pourtant entendre ces paroles dans la bouche de l'empereur dévoilait a son cœur qu'elle l'avait probablement espérée. Désireuse de ne pas couper l'élan de son ami a peut etre se confier, elle ne répondit rien a cela, se contentant d'accrocher son regard au sien, espérant qu'il y lirait une invitation a se confier. Ce qu'il fit bientôt. " Je suis gré a votre grandeur de prendre en considération mes mots. Dés que la colère vous aura quitté, vous saurez surement grandement heureux de les retrouver toutes deux. Je suis sure qu'elles auront réfléchis a la situation et veilleront a ce que cela ne se reproduise plus. "  Les mots étaient courtois et sincères, bien qu'intérieurement la princesse restait persuader que Lin n'avait rien a se rapprocher et que nuls blâmes ne devraient luis êtres reprocher. Mais toute Gumiho téméraire qu'elle était, elle n'en restait pas moins une princesse, elle n'ignorait rien de la façon dont fonctionnait une cours impériale et mieux valait ne pas contredire un empereur en colère.. Pourtant .. " Le moment venue que votre grandeur n'oublie pas que la princesse est bien jeune, fougueuse et pleine de vie et que parfois meme avec la meilleure volonté du monde, cela peut s'avérer difficile a contenir pour qui est charger de sa garde. "

Elle fut quelque peu ébranlée quand il lui parla du bain de sang qu'aurait pu etre cette journée si un malheur était advenu. Néanmoins, elle n'en laissa rien paraître, le regard toujours accroché a celui de l'empereur, la mine attentive et sans trace de jugement sur ses traits. Elle hocha doucement la tete, compatissante. Certes les mots de son ami pouvait troublait voir faire peur, mais la colère pouvait faire commettre bien des folies. Elle meme en avait été l'instrument lors de sa première transformation, ses mains étaient souillés de sang, certes pas de sang innocent, mais elle avait tuée et jamais elle ne se pardonnerait cela. " La colère vous guidait mon dragon, elle est traître et bien mauvaise conseillère. Ajoutons a cela l'aveuglement causée par la peur d'un père qui aime son enfant et votre réaction en devient des plus naturelles. " Elle pressa sa main contre la sienne et ce malgré l'étau des doigts de l'empereur. " Néanmoins, je ne doute pas que votre grandeur reconnait a quel point Lin est une bonne mère et une femme dévouée a votre personne. Elle donnerait sa vie pour vous, pour votre empire, pour votre honneur. " Elle chercha a capter son regard tandis qu'elle concluait d'une voix douce. " Votre colère était justifiée de par vos émotions a vif, mais Lin ne mérite pas cette colère. Je sais que votre grandeur aura la sagesse de ne pas l'oublier. "  

Un calme paisible les enveloppa ensuite. Rien de pesant ou de gênant, juste la quiétude d'un instant entre deux âmes qui se ressemblent plus que l'on ne pourrait le croire. Quand l'empereur se laissa allé a poser sa tete sur la sienne, elle inspira doucement. C'était la encore un instant dérobé au temps, le genre de geste qu'il n'y'avait pas a espéré entre eux et pourtant cela la remplissait d'une joie que rien ne venait égaler. C'était la un comportement bien vertueux, surtout en vue de la mission qui l'avait amené ici et pourtant, elle n'en éprouvait pas la moindre honte. La seule émotion ressentie était l'apaisement de se trouver ainsi en compagnie de son dragon. Cet instant de quiétude fut troublé seulement par la voix de l'empereur, une voix désormais plus calme. Peut etre cet instant l'avait il autant apaisé, qu'il avait apaisé la princesse. Pourtant tout apaisement mit de coté, son cœur eut vit fait de battre la chamade quand l'empereur lui rappela les motifs de leur première rencontre. Des motifs que son frère lui avait de prime abord tu bien entendu.  " C'est en effet la une pratique aussi vieille que le monde. Il se joue des alliances a coup d'union. " répondit t'elle simplement distraire par la caresse subtile des doigts du dragon sur sa main.

Cette distraction ne fut rien en comparaison de celle que furent les mots suivants de l'empereur. Ils la laissèrent d'ailleurs muette de stupeur un certain temps. Sans doute bien plus longtemps que ne l'aurait voulue la bienséance. Elle peinait a croire que cette conversation soit vraiment en train d'avoir lieu et que l'empereur venait de dire pareils mots. Si il l'avait désiré, aurait elle pliée ? Se serait t'elle soumise a sa volonté et a celle de son frère ? Tout son etre avait envie de souffler oui de par les sentiments qu'elle savait ressentir pour celui qui l'enveloppait actuellement de sa chaleur. Mais la réponse était tout autre, il fallait admettre la vérité. " A l'époque, je ne vous connaissais que bien peu votre grandeur. Si il n'y'avait pas eu les agissements de Tankishi, probable que j'aurais disparue dés les premières allusions de mon frère a ce propos. " Un sourire amère se dessina sur ses traits. Rebelle et fougueuse princesse qui jamais ne se serait permit d’être l'instrument de son frère. Puis meme si elle avait cédé, n'aurait ce pas été la le pré-quel de bien des problèmes. Les ministres auraient craint que Soriyeo de par ce mariage ne devienne une province de Miyong, ils lui auraient dévoilés la vérité, exigés son retour .. Que serait il advenu des relations entre les deux nations. Non, mieux avait valut alors que l'empereur ne désire pas faire d'elle sa femme, qu'importe qu'il est pu etre douloureux d’être ainsi rejeté, les choses avaient étés mieux ainsi. " Mais pourquoi votre grandeur me parle t'elle soudain de ce temps révolu ? "

La réponse ne tarda pas a tomber, les enveloppant d'une atmosphère oppressante, comme si l'univers lui meme attendait la réponse de la princesse. " Votre grandeur ne devrait pas parlé de ce genre de choses alors que nous sommes seules et que vos émotions sont a vifs. " Fut les seuls mots qu'elle se sentie d'abord capable de prononcer, cherchant une échappatoire a ce qui allait forcément suivre. Mais son dragon ne s’arrêta pas la. Il se tourna pour se positionner bien en face d'elle puis ils s'empara de ses mains, qui il fallait bien l'avouer tremblèrent quelque peu. La voix de la princesse fut loin d’être assurée quand les battements de son cœur enfin contrôler et non sans mal, elle prit la parole. " Mon dragon, jamais vous ne sauriez deviné a quel point j'ai espéré ces mots de vous. Bien loin d'une attitude vertueuse, je vous ai meme rêvée. " Elle libéra une de ses mains pour la poser délicatement sur la joue de l'empereur. Ses yeux étaient brillants, ses intonations se faisaient rauque. Elle inspira lourdement sans détourner le regard. " Si j'étais une femme ordinaire, probable que dans l'instant, j'oublierais tout ce qui n'est pas vous et accepterais vos mots avec le plus grand des bonheurs. " Les dieux lui en étaient témoins, jamais elle n'avait désirée rien plus que cela. Elle aimait cet homme, plus que la raison ne devrait le permettre. Refouler ses sentiments n'avaient pas suffit a les étouffer et probable qu'il en serait toujours ainsi .. Voila pourquoi les choses lui étaient si affreusement douloureuses.

Elle secoua tristement la tete, délaissa la joue de l'empereur dans une dernière caresse, pour finalement s'écarter totalement. Elle se leva, ses pieds touchant bientôt sol alors qu'elle faisait face a l'empereur. Elle se retint de porter les doigts a ses yeux qu'elle savait etre humides. " Pour vous, j'aurais sans doute pue faire abstraction de ma jalousie a l'égare de toute femme qui serait votre en dehors de nos nuits ensembles. J'aurais pue faire de Myong ma maison, mon peuple, mon pays et oublier jusqu'a ce qui fut avant vous et moi. " Les mots lui étaient tels des poignards s'enfonçant cruellement dans son cœur, car elle connaissait leur finalité. Si elle avait tue ses sentiments tout ce temps, ce n'était point par vertus ou par le refus de l'espoir que cela puisse etre. Non, car cela ne le pouvait pas, elle l'avait toujours sue, et il était désormais temps de faire face et d'affronter la réalité, quand bien meme la douleur risquait de la briser jusqu'aux tréfonds de son ame. " Mais je ne suis pas une femme ordinaire et votre grandeur ne devrait pas l'oublier. " Et elle ne parlait pas la d'etre princesse de Soriyeo, pas plus qu'héritière légitime du trône, bien que si cela avait du etre, elle aurait eu a le considérer. Elle se détourna, incapable d’affronter le regard de celui qu'elle chérissait, plus longtemps. C'est dont dos tourné a lui, qu'elle poursuivit, des larmes inondant maintenant ses joues sans qu'il ne pusse les voir.

" Toute femme, toute princesse que je suis, je n'en suis pas moins une Gumiho. Jamais je ne pourrais accordée a votre grandeur ce qu'il est en droit d'attendre. " Elle n'était pas sa mère, jamais elle ne prendrait le risque de mettre un enfant au monde pour devoir fuir et priver son dragon de son enfant. Et quel homme accepterait une femme qui se refuse a lui ? Quand bien meme, la n'était pas le seul problème. " Les années passeront, mon amour ne s'amoindrira pas, mais hélas ma jeunesse non plus. " Probable qu'elle lui apprenait cela, jamais ils n'avaient a proprement parler de ces facultés de Gumiho, sans doute meme ignorait il que sa mère était une sang pure et que de fait sa longévité n'avait pour terme que la mort si cela était possible. " Les artifices existent, mais un jour l'on se demandera pourquoi la princesse de Soriyeo ne vieillie pas. " Sorcière, malédiction, démons, voila les accusations qu'elle pourrait alors encourir. " Nous serions alors séparés mon dragon, soit par la mort, soit par ma fuite .. Que nous resterait il alors ? Des souvenirs éphémères et des cœurs brisés ? " Inspirant profondément, elle ferma les yeux. Essayant sans résultats de contenir les larmes qui continuaient de glisser sur ses joues. Sa voix était devenu tout au plus un murmure, pourtant elle trouva la force de poursuivre, par ce qu'il le fallait. " Votre grandeur mérite mieux que cela. Une femme vertueuse qui s'offrira a vous totalement, qui vous donnera des enfants sans la crainte qu'ils ne soient des monstres a son image .. " Ses derniers mots se perdirent en un sanglot, qu'elle camoufla tant bien que mal avant de redevenir silencieuse. Les mots se refusaient désormais a sortir, ils étaient des pierres sur son cœur. Elle resta ainsi, le dos tourné a celui a qui elle aurait aimé pouvoir tout donner, le courage lui manquant pour lui faire face. Restait a attendre .. Sa déception, sa colère, cela ne serait rien en comparaison du chagrin dévastateur qui était sien.


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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Mar 24 Mai - 0:43


Takane no hana, fleur sur un haut sommet


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Dès les premières allusions de son frère à ce sujet? L'empereur retint de justesse un soupir amusé. On envoyait pas une femme dans un pays étranger sans avoir une idée de liaison en tête. Ou du moins, ce n'est pas ce que l'on faisait chez lui. S'était-elle réellement et naïvement attendue à une simple visite de courtoisie? À un rôle de diplomate? À vrai dire, l'orgueil du dragon aurait voulu ce que cela fut le cas et il ne serait pas devenu aussi dévoué à un flagrant cadeau de la part d'une autre nation.

- Loin des yeux ne signifie pas toujours loin du cœur, ajouta-t-il simplement en partageant son sourire amer. Un trait, cependant, forma une ligne frustrée entre ces sourcils en repensant à ce porc qui avait osé se penser au-dessus de lui. C'était une histoire révolue, l'imbécile avait perdu la majorité des gens qui le supportaient à l'époque et s'était si gentiment humilié devant tout le monde. Sa position était bien plus assurée dorénavant, il ne manquait plus qu'un héritier à son trône. Votre dragon est un homme mélancolique, je suis encore jeune, mais parfois si nostalgique. Ne m'en voulez pas, je suis un gentilhomme parfois sentimental.

Les doigts délicats sur sa joue lui causa une agréable brûlure. Cette proximité qu'il avait avec la princesse de Soriyeo le ravissait et il aurait souhaiter que ce genre d'instants deviennent une habitude. Si elle pouvait être sa femme, alors il la chérirait et il saurait que le palais interne serait entre de bonnes mains. Toutefois, la personnalité de sa renarde n'était pas toujours de repos, accepterait-elle vraiment de jouer la mère de sa nation, sans réellement régner sur le pays?

Il sentit la main douce le quitter avec regret et observa tristement sa renarde qui se levait, l'air triste et s'éloignait cruellement de lui. Elle lui répéta qu'elle n'était pas une femme ordinaire, que son être n'était pas comparable aux gens normaux. Évidemment que cette dame n'avait rien de commun, car elle avait réussi à le sortir de son apathie envers les femmes, elle l'avait attiré vers elle avec aisance, ou peut-être pas tant que ça. Ces pensés, si elles n'étaient pas préoccupées par les affaires d'état se tournaient aussitôt vers elle. Même ses rêves étaient dorénavant emplit de l'image de sa céleste renarde. Même si le dragon de Miyong ne souhaitait pas accepter son affection, il demeura respectueusement silencieux et écouta ce qu'elle avait à dire. L'expression de son visage conserva étrangement un certain stoïcisme.

Cependant, lorsqu'elle osa se traiter de monstre, il se leva aussitôt et sépara la maigre distance qui les séparait. Ses mains moites se posaient fermement, mais sans violence sur les épaules de la jeune femme. Ses doigts se crispèrent sur le tissu qui recouvrait sa peau de pêche. Son cœur tambourinait fort contre sa poitrine lorsqu'il l'attira désespérément à lui, appuyant son torse contre son dos frêle.  

- Taisez-vous, souffla-t-il péniblement contre son oreille, ne dites plus rien, ma renarde, car vous causez plus de mal à vous-même qu'à cet insolent dragon qui ose effleurer vos fourrures. Son menton se posa sur le sommet de sa tête, caressant les cheveux de la princesse au passage. Je ne connais point cette monstruosité que vous mentionnez avec une telle tristesse, je n'ai rencontré que la plus belle créature du monde.

De nombreuses femmes souhaitaient régulièrement pouvoir posséder un visage jeune et une beauté hors du commun pour l'éternité, mais une telle envie ne menait pas toujours au bonheur. La vie avait-elle réellement un sens si on existait pendant des milliers d'années? Lorsqu'on saluait l'empereur, la formalité lui souhaitait de vivre pendant des milliers d'années, mais avait-il réellement envie de vivre un tel nombre d'années? À quoi cela servait-il alors de former des familles et de débuter une nouvelle génération? Si la princesse était un monstre, si leurs enfants potentiels étaient des monstres, alors qu'est-ce qu'il était?

- Les gens ont très peu à dire sur le visage de l'impératrice, car peu d'entre eux peuvent réellement l'apercevoir, dit-il sans insolence, seulement pour indiquer un fait. Quand vous êtes à mes côtés, ma dame, vous faites de moi un homme meilleur, je me sens en mesure de compléter mon rôle en tant que père de la nation. J'ai plusieurs péchés qui me brûlent de l'intérieur, mais avec vous, je ressens une paix que je n'ai jamais atteint auparavant et cela, grâce à vous.

Quant à l'idée des enfants. La vie était peut-être compliqué et il ne pouvait pas nier son désir de partager son oreiller avec cette magnifique princesse venu de si loin. Cependant, si elle voulait bien de lui alors il irait produire ses héritiers ailleurs même si l'idée le peinait grandement. C'était une pensée vulgaire, mais si cela était l'un des obstacles qui l'empêcher de marcher vers lui et de prendre sa main dans le rouge de la mariée, alors il ferait des compromis, aussi irrationnels et peu filiaux furent-ils.

- Une impératrice n'a pas besoin d'avoir d'enfant, dit finalement l'empereur qui ne voulait pas délaisser la proximité qui les unissait si intimement. Il ne voulait pas de l'une de ses sœurs, aussi délicieuses fussent-elles. Il n'en désirait pas une autre sur le trône du phénix. Si elle ne voulait pas partager sa vie avec lui, alors plus jamais une impératrice ne l'accompagnerait, Guan Yinping serait la dernière! Nous n'avons pas besoin d'enfant pour que mon cœur reste avec vous, ma renarde.

Et si elle était réellement un monstre, une erreur de la nature, alors qu'est-ce qu'il était? Qu'était-ce la chose qui sommeillait au fond de lui et qui se manifestait aussi haineusement dans son œil mystérieux?




© Grey WIND.



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Dernière édition par Sun Xian le Lun 30 Mai - 19:05, édité 1 fois
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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Mar 24 Mai - 1:52


Son cœur cognait durement dans sa poitrine, les mots avaient étés dure a prononcer, mais ils avaient étés un mal nécessaire. Des mots qui avaient étés des épines qui la torturaient depuis leur première rencontre, s'enfonçant un peu plus a mesure que ses sentiments pour son dragon grandissaient. Des mots qu'elle avait toujours sue devoir un jour prononcer, pourtant son etre n'en semblait pas plus apaisé, maintenant que cela était chose faite. Elle retenait tant bien que mal les tremblements causés par des sanglots a peine contenue, mais ses larmes elles, ruisselaient librement sur ses joues et ce meme quand l'empereur l'attira a lui, la retenant prisonnière contre lui. Elle ne s'était pas attendue a son éteinte. Elle avait crut qu'il la rejetterait. Qu'il serait blessé, en colère .. Peut etre meme s'était t'elle attendue a ce qu'il la renvoie avec le souhait que jamais plus, elle ne paraisse devant lui. Elle s'était préparée a beaucoup de choses, mais pas a ce geste, pas a ses mots. Voila pourquoi elle ne put que tressaillir quand la tete de l'empereur vint se poser sur la sienne avant qu'il ne lui murmure des paroles aussi belles que douloureuses.

Pourquoi fallait il que les dieux soient si cruels, n'avait t'elle pas fait ce qui était juste et ce qu'ils devaient attendre d'elle. Ils ne pouvaient vouloir de la présence d'un etre telle qu'elle l'était auprès d'un des dragon du ciel, le père d'une nation. Alors pourquoi s'évertuaient ils a lui rendre les choses encore plus difficiles. Pourquoi fallait il qu'il soit compréhensif, pire encore qu'il soit tendre, qu'il prononce les mots que meme en reve, jamais elle n'aurait osée espérer. " Pourquoi faut il que quand j'essaie d’être forte et de vous offrir une échappatoire, vous me rendiez faible ? " Murmura t'elle dans un souffle, tandis que bien malgré elle, son corps se relâchait contre celui de l'empereur. Il n'y'avait rien qu'elle ne désirait plus que rester dans ses bras pour toujours. " Vous ne savez pas tout de moi mon dragon, vous ignorez la face sombre qui va avec ce que je suis. Je la combat chaque jour mais qui sait quel sentier, elle pourrait un jour me contraindre a prendre. Je ne saurais supportée l'idée qu'un jour vous portiez sur ma personne un regard d'épouvante ou de dégoût." Elle avait tuée, des meurtriers, des montres, mais elle avait tuée, avec barbarie et bestialité. Les souvenirs de cette nuit la, la brûlerait, telle la marque d'un fer rouge, pour le reste de ses jours. Elle avait beau aujourd'hui maîtrisée son coté Gumiho, nul ne pouvait lui promettre qu'il en serait de meme pour toujours.

C'est cela qu'il lui fallait lui dire, elle devait le regarder dans les yeux et lui dire que pousser par la colère, elle avait pris des vies lors de sa première transformation. Il devait voir le monstre qu'elle était, ainsi il la laisserait partir, c'était la le mieux pour lui. Pourtant ces mots la ne franchirent pas la barrière de ses lèvres, elle en était bien incapable. Ainsi dans ses bras, retenue par la chaude étreinte de son corps contre le sien, elle était bien incapable de faire quoi que ce soit qui viserait a briser leur lien. " Vous m'avez apporté plus que je ne saurais le dire et vous n'imaginez pas la joie qui est mienne a l'idée que je puisse vous apporter un peu de paix. Je n'ai jamais rien désirée d'autre que votre bonheur. Mais je ne puis acceptée de vous etre un fardeau juste par ce que je suis trop faible pour faire barrage aux sentiments qui me lient a vous. " Elle respira douloureusement tandis qu'il tentait de la rassurer, comme si lui meme se refusait a la laisser partir. Comment aurait t'elle le courage de le quitter si il s'obstinait. Comment se refuser a lui alors qu'elle ne désirait que ça, que chaque fibre de son etre ne désirait que ça. Douloureusement et passionnément. Quand il prononça ses dernières paroles, elle ne put retenir un sanglot.

Lui, l'empereur de Miyong, son dragon, son ami, était prêt a renoncer a des choses que tout époux était en droit d'attendre juste pour qu'elle reste a ses cotés. Elle ferma les yeux un bref instant avant de se tourner délicatement, sans pour autant brisé l'étreinte qui les lier l'un a l'autre. Elle se retrouva dont tout contre lui, son visage face au sien, leurs lèvres se trouvant dans une dangereuse proximité tandis qu'elle ne le quittait pas des yeux. " Nul femme ne saurait vous aimer comme je vous aime mon dragon, que les dieux m'en soient témoins. Il n'y'a rien qui me soit plus dure que de vouloir me soustraire a votre amour alors que je ne désire qui succombait a chaque instant que l'existence voudra nous accorder. " Tandis qu'une larme roulait a nouveau sur ses joues, elle glissa une main sur la joue de l'empereur, une caresse délicate mais lourde de toute la peine que son cœur portait. " Néanmoins que vaudrait mon amour si je vous laissais commettre la folie de m'aimer alors que vous ne savez pas tout. " Si elle ne pouvait se résoudre a lui admettre les crimes qui étaient les siens, il y'avait d'autres choses qu'il devait savoir. Des choses qu'elle était persuadée qu'il ignorait. Pourtant, c'était elle qui était dans l'ignorance, car les mots mots qu'elle allait prononcée, son dragon les connaissait déjà de par les confidences du commandant Choi Young. " Je ne suis au yeux de Miyong et meme de Soriyeo qu'une simple princesse, mais mon père a voulut que je sois bien plus. " Elle accrocha fermement son regard au sien. " Je suis l’héritière du trône de Soriyeo, la reine légitime de mon peuple. Bien que cela ait été tu aux yeux du monde, cela n'est pas méconnu de tous. Mon frère le sait ainsi qu'un bonne partie des ministres de la cours. "

Elle secoua tristement la tete. " Tant que mon frère fait le bonheur de notre peuple, je n'ai nulles prétentions au trône, pas plus que quelques intentions de m'opposer a lui. Nul doute qu'il serait ravie de me voir ne plus etre une menace. Mais quand serait il de ses ministres, ne craindraient ils pas de ce qu'il pourrait advenir de Soriyeo ? Ne craindraient ils pas qu'une fois impératrice de Miyong, je ne revendique mon trône, condamnant le royaume a devenir une province de votre empire ? " A mesure que les mots, des pierres pesantes sur son ame, quittaient sa bouche, ses yeux se faisaient de plus en plus tristes. " Mon dragon, pouvez vous promettre que quand bien meme vos ministres l'apprenaient, jamais vous ne céderiez a leur demande de vous emparez de Soriyeo ? Pouvez vous promettre qu'a l'avenir, aucune guerre n'entachera votre amitié avec le royaume de Soriyeo, qu'importe la peur qui pourrait les menner vers une folie ? Pouvez vous promettre que je n'aurais pas a choisir entre mon devoir pour mon peuple et mon amour pour vous ? " Elle caressa sa joue, tandis qu'un sourire mélancolique se fixait sur ses traits. " Peut etre le pourriez vous, bien que l'avenir ne soit jamais certain. Mais vous êtes le père d'une nation et je n'ai pas le droit de vous demander cela. Pas plus que je ne dois etre un problème dans votre règne. Vous m'avez dit vous meme voila quelques heures, qu'une princesse de Soriyeo ne serait pas bien accueillie sur le trône. De grâce, mon aimé ne faites pas de moi l'ombre de votre lumière. "

Son cœur en miettes, elle fit ce que nulle femme, princesse ou non, ne pouvait se permettre. Se penchant légèrement en avant, elle glissa ses lèvres sur le coin de la bouche de l'empereur. Un presque baiser, mais pas tout a fait. Cela n'en était pas moins, inconvenant, fou et irrémédiable. Dans un murmure, ses lèvres toujours sur la peau de son dragon, elle ajouta. " Ne faites pas la folie de me désirer a vos cotés, mon amour me commande d’être forte pour vous, car je tiens plus a votre futur qu'a mon pauvre bonheur égoïste, mais je n'aurais pas la force de vous résister bien longtemps. Un mot de plus de votre part et j'oublierais tout ce qui n'est pas vous et moi. Ne me forcez pas a etre votre perte. Ne faites pas de moi votre déchéance, car la force de mon amour me rend bien trop faible pour que je me désiste plus longtemps a vos souhaits. Soyez fort pour nous deux, car je crains de n’être arriver au terme de ma propre volonté. Un mot de vous et je serais a vos cotés pour toujours ou plus jamais vous ne me reverrez. Choisissez bien car il n'y'a pas que vous et moi en jeu. Nous ne saurions êtres égoïstes, quand bien meme, ainsi dans vos bras, je n'aspire qu'a l’être."

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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Lun 30 Mai - 18:30


Takane no hana, fleur sur un haut sommet


Without your love, I have lost my direction. Without your heart, I am always afraid of loneliness. Without your smile, I do not even dare to imagine it. Without your dream, how can I pretend to be strong. Do not miss out on true love, what are you afraid of?


Les mains de l'empereur de Miyong étaient moites, son expression tendre, mais soucieuse. Non, il ne désirait pas prendre l'échappatoire qu'elle se plaisait à lui offrir si cruellement. Il voulait de cette femme dans sa vie, jamais il ne la laisserait disparaître aussi facilement. Il ne voulait pas de son refus, mais il savait qu'il n'irait jamais à l'encontre de son consentement. De toute façon, en tant que gentilhomme, il refuserait de garder une femme malheureuse à ses côtés. Sian Nyang respirait la liberté et son existence était emplit de responsabilités qui ne comprenait que trop bien. Il était souverain également, il était le mieux placé pour comprendre les difficultés qui empoisonnaient son chemin.

- Le passé est ce qu'il est, le futur est inconnu, nul ne peut prédire réellement ce que le tisserand de nos vies planifie, souffla le dragon en fronçant des sourcils, moi-même, ma renarde, je possède des secrets que je ne partagerai jamais avec personne, ne me rejetez pas par la peur du futur, ne faites que vivre le présent aux côtés de cet humble personne.

En ce sens, ils se ressemblaient énormément, mais certains secrets à elle étaient plus évident au sujet de l'empereur. Tout le monde savait qu'il avait tué. Il avait été soldat, il avait déjà une belle quantité de sang sur les mains, le sang de membres de son peuple, même s'ils avaient suivi la rébellion. Ensuite, il y avait les vies qu'il avait détruites lors de sa montée sur le trône et même avant cela. Le ménage rouge ou le ménage sanglant, le nom changeait parfois selon les bouches qui le prononçaient. Des nobles avaient perdues leur têtes, leurs terres, leurs fils et leurs titres. Cela n'était pourtant pas le pire de ces crimes, car l'empereur de Miyong qui s'évertuait à suivre le chemin de la vertu était en fait coupable de fratricide. Et ce péché là, il n'en parlerait jamais à sa renarde.

Voilà pourquoi il ne se sentait pas en droit à exiger des enfants d'elle. Qui était réellement le véritable monstre entre eux? La dame aux habilités étranges et au sang bestial ou alors l'humain qui sachant pertinemment ce qu'il faisait, c'était plu à tuer son propre frère pour lui prendre son trône. Historiquement, les cas de fratricides étaient choses tristement communes dans l'histoire de Miyong. Normalement, les précédents empereurs avaient tendance à avoir plusieurs fils et les princes les plus âgés et les plus ambitieux se battaient ouvertement pour le trône, faisant souffrir la populace sur leur chemin. Heureusement, Sun Xian n'avait pas eu à s'inquiéter de ses frères restants et avec le support de nombreuses troupes derrière lui.

Ses yeux s'agrandirent légèrement lorsqu'elle finit par lui avouer de vive voix les responsabilités grandioses qui pouvaient la retenir en Soriyeo. Ainsi donc, la barrière de ce secret tombait finalement. Il aurait pensé que son loyal serviteur, le capitaine Choi Young lui aurait admit la demande importante qu'il avait fait à l'empereur de Miyong, mais cela n'était pas le cas.

Puis, vint le souffle contre sa peau et la caresse de ses lèvres aux coins des siennes. Son corps entier se détendit brièvement, il se retrouva sous une forme de transe que seule une femme aimée pouvait procurer à son compagnon. Jamais il n'avait ressenti  une telle délicate brûlure, même avec Zhuge Lin qui l'avait pourtant si loyalement servi au cours des dernières années. Son coeur appartenait visiblement qu'à une seule créature dans cette vie et dans la prochaine.

- S'il est folie de vous aimez, dit-il subitement sans aucune gêne face à ce mot si important, alors je serai un empereur cinglé jusqu'à la fin de mes jours!

Il bougea, attrapa les mains délicates de la princesse de Soriyeo, ses yeux luisaient d'une lueur désespérée. Non, il n'était pas près à essuyer un refus de sa part! Il voulait que cette princesse venu d'un pays étranger porte le rouge du mariage à ses côtés. S'ils ne pouvaient avoir d'enfants, alors qu'il en soit ainsi! L'empereur ne désirait pas vivre une autre jour sans apercevoir son divin sourire, ses manières excentriques et ses expressions venues de loin.

- Ce dragon n'a aucun désir de conquête, il ne désire pas avoir Soriyeo sous son joug comme ces prédécesseurs, le sang à suffisamment été versé sous mon règne, je ne souhaite que la paix des beaux jours et des nuits rêveuses. Ma nation possède une grande histoire de guerre et de conquête, certes, certains de mes ministres détiennent toujours ces pensées provenant du passé, mais cela n'est pas surprenant venant de vieilles têtes, ses doigts se crispèrent autour des mains de celle qu'il souhaitait pour impératrice, cet homme désire vous accompagnez dans vos joies et vos tristesses, il souhaite discuter avec vous pendant des heures ou aller à la chasse pendant l'automne. Il vous protégera des vipères, des regards malsains et de la folie des hommes. Faites de moi votre allié, car ma vie sera bien morne le jour où vous partirai pour ne jamais vous retourner.

Le ton de sa voix avait légèrement augmenté, mais il n'y avait aucune méchanceté, seulement les sons d'un homme passionné qui était près à tout pour garder le plus beau des trésors entre ses mains.

- Jamais vous ne serez pâle à mes côtés, je ne ferai jamais de vous l'ombre de moi ou l'ombre de vous-même, le soleil a besoin de la terre, sinon il n'aurait pas de but, et la terre ne pourrait fleurir sans l'astre du jour. Il n'y a que vous pour me compléter et faire de moi un homme meilleur! Sans vous, je suis une carcasse par laquelle se dégage que des pensées putrides. Si cela fait de moi un être égoïste, alors qu'il en soit ainsi.

Sun Xian relâcha les mains de la dame, agrippa fermement les épaules frêles de celle-ci et fit ce qu'elle n'avait pas oser compléter. Il oublia toute courtoisie et les règles de la bienséance, il se pencha et prit férocement possession de ses lèvres, sans permission, sans avertissement.

C'est ainsi que le ciel tomba sur la terre.


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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Lun 30 Mai - 19:31


Le corps de la princesse tremblait, tout agiter qu'il était de milles émotions. L’excitation du a la proximité du corps de l'empereur contre le sien, l’allégresse de savoir ses sentiments partagés, la frustration de ne pouvoir se laisser aller a ses désirs et la douleur atroce de devoir le repousser, s'évertuant a suivre les chemins de la vertu. Son etre traversait une phase d'émoi sans pareil, et elle ne pouvait que se demander si il en était de meme pour l'empereur, lui qui avait toujours eu l'air si maître de ses émotions .. Du moins jusqu’à ce jour.

N'étais ce d'ailleurs pas la preuve qui venait confirmé ses mots, nul ne pouvait juré de ce qui serait demain. Ils pouvaient bien essayés de le prédire, jamais personne n'avait sue avec exactitude prévoir l'avenir. Les yeux dans les siens, elle murmura: " Mon dragon, vous savez qu'il n'y'a nul secrets que vous ne puissiez me dévoiler. Nuls fardeaux que je ne porterais pas a vos cotés. N'est ce pas la ce qu'est l'amour ? Le partage mutuel de tout ce que nous sommes, le bon comme le moins bon ? " Les mots coulaient avec aisance de ses lèvres, les faux semblants et les attitudes de convenances s'étaient envolés, éloignés de par leurs honnêteté de l'instant présent. Désormais, elle n'avait plus honte de parler d'amour. Elle secoua ensuite tristement. " C'est peut etre bien d'ailleurs la ce qui m’effraie plus que toutes autres choses, qu'en connaissant tout de moi, vous réalisiez que je ne suis pas digne de me placer a vos cotés sur le trône de Miyong. " Une Gumiho, etre impure, créature tentatrice .. N'étais ce pas la ce que disaient les vieux écrits.

Il n'avait rien dit quand elle lui avait révélée son droit sur le royaume de Soriyeo. Il n'y'eut qu'un léger étonnement dans ses yeux. Y voyait il une aubaine, une complication supplémentaire ? Qu'importe que cela, elle avait eu besoin de ce geste fou qui allait contre les convenances. Luttant une dernière fois pour lui résister, pour faire se qu'elle croyait le mieux pour lui, elle avait posée ses lèvres contre sa peau, dans un presque baiser qui la faisait encore tressaillir. C'était la un geste inconvenant indigne d'une princesse, mais si il fallait que ces instants soient leurs derniers, ne pouvait t'elle en emporter un merveilleux et brûlant souvenir ? Elle resta muette face a ses mots, dans incertitude de ce qui allait etre. Elle ne sursauta pas, pas plus qu'elle ne recula quand il se saisit de ses mains, l'attirant ainsi un peu plus a lui. Leurs yeux s'accrochaient désespérément. En l'instant, elle savait ce qu'elle désirait plus que nulles autres choses, mais elle ne savait plus que faire. Le souffle tiède du dragon sur sa peau lui faisant perdre le peu de courage et de raison qu'elle s'était imposée a avoir jusqu'alors. Chaque fibre de son etre brûlait d'appartenir a cet homme et son cœur, docile dans cela, ne rêvait que de céder a cette pulsion.

Les mots de l'empereur brisèrent peu a peu ses dernières résistances. Il lui donnait l'assurance d'une amitié prospère entre leurs deux peuples. Il lui faisait les promesses qu'elle n'avait jamais osée espérer recevoir de personne et encore moins de lui. Sa voix vibrait entre eux, déchaînant autour d'eux une volute intense. Elle ferma les paupières un bref instant, étourdie par tout ce que pourrait apporté l'avenir si seulement elle cédée. Sa langue effleura doucement ses lèvres, tandis qu’inconsciemment ses dents l'a mordillée légèrement. Quand elle rouvrit les yeux, elle croisa le regard enfiévré de son dragon. Elle y lisait un désir égale au sien. L'instant suivant, elle était prisonnière de ses bras, alors que les lèvres de son bien aimé s'emparaient des siennes, dans un baiser débordant d'une passion possessive. Le corps d'abord raide sous le coup de la surprise, elle se détendue rapidement, savourant bientôt la douceur des lèvres qui lui imposaient son premier baiser, allumant par la meme un brasier ardent dans ses veines. Tandis qu'elle se laissait allée tout contre lui, ses bras se nouèrent autour de la nuque de Sun Xian, solidifiant ainsi leur étreinte d'une proximité encore plus sensuelle. La gumiho en elle s'éveilla face a la passion de l'instant, réclamant plus. Si bien que quand il mit fin a leur étreintes, les yeux de la princesse étaient de ce bleu si intense des êtres de son sang. Pourtant malgré cela, nulles veines bleutées ne parcouraient sa peau. Elle maîtrisait parfaitement l'autre facette d'elle meme, peut etre par ce que pour la première fois de sa vie son etre entier, humaine et Gumiho voulaient, convoitaient et désiraient la meme chose. L'amour de cet homme. L'étreinte de ses bras. L'ardeur de ses baisers.

Le souffle court, elle agrippa son regard a celui de son dragon, l'une de ses mains délaissant l'étreinte dans laquelle elle enserrerait la nuque de l'empereur pour aller se glisser sur sa joue en une caresse délicate avant d'aller s'égarer sur ses lèvres. Délaissant ensuite a regret le visage du maître de son cœur, elle lui adressa un sourire timide, tandis que ses doigts allaient frôlés ses propres lèvres, encore gonflées de l'ardeur de leur baiser. C'est d'une voix rauque qu'elle rompit ensuite l'intimité du silence qui les unissait. " Ma réponse a vos lèvres sur les miennes aurait du etre tout autre. J'aurais du m'y soustraire, vous repousser. Je n'ai point eu l'attitude vertueuse que l'on attend d'une dame, mais le pire étant mon dragon que je ne regrette rien. Peut etre bien que la folie qui vous pousse a m'aimer est déjà mienne. " Son cœur cognant sévèrement dans sa poitrine, elle noua a nouveau ses bras sur la nuque de l'empereur. Son regard lui était quelque peu fuyant, rougissante qu'elle était de ce qu'il pourrait y lire, l'envie d'un autre baiser. " Bien que je n'ai guère matière a comparaison, je crois pouvoir dire que votre grandeur sait embrassé une dame. " Elle ria légèrement de ses mots, nerveuse comme une jeune fille au premier jour des premiers émois. Puis finalement accrochant a nouveau son regard au sien, elle ajouta la voix cette fois grave et sérieuse. " Si votre grandeur se refuse a me repousser et ce malgré tout les tracas que cela pourrait apporté a votre vie, alors qu'il en soit ainsi. Votre renarde n'a plus le courage de vous repousser. Que les dieux m'en soient témoins, je suis votre et je le serais tant que vous voudrez de moi a vos cotés ou tant que la vie me laissera le loisir de l’être. " La vie ou les folies de l'homme, mais cela elle ne le porta pas a voix haute.

" Avant de vous rencontrer, je n'étais qu'une pauvre ame incomplète, portant le fardeau de l’être que je suis. Je n'ai compris qu'en vous rencontrant ce que l'on ressentait dans le fait d’être entière et de se sentir vivante. Je ne désire rien d'autres que succomber a la douce folie de mon amour pour vous. Mon dragon si c'est la ce que vous voulez alors considérez que le pauvre etre que je suis, vous appartient a partir de cet instant corps et ame. Rien ne me rendrez plus heureuse que d'unir ma vie a la votre. " Elle n'ignorait rien du fait que leurs désirs de s'appartenir l'un a l'autre ne feraient pas tout, avec son acceptation, elle venait peut etre de déchaîner sur eux les pires maux, mais elle n'avait plus la force de lutter. Elle voulait appartenir a cet homme, il en avait été ainsi depuis le premier instant ou elle avait sentie son regard se posait sur elle. Qu'importe la raison, la vertus ou les batailles qui restaient a venir, propable que dés le début il était écrit qu'un jour ou l'autre, elle ne pourrait plus lutter contre elle meme, il était écrit qu'un jour la princesse de Soriyeo appartiendrait a l'empereur de Miyong, que la Gumiho se lierait au dragon. Que cela soit éternel ou éphémère, rien ne saurait désormais allait contre cet état de fait. Elle était sienne. Elle l'était depuis le commencement et il en serait toujours ainsi dans l'éternité qui lui était destinée. Elle en avait la certitude, une certitude aussi forte que l'amour qu'elle lui portait.


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MessageSujet: Re: Takane no Hana, fleur sur un haut sommet [ Pv ♥ ]   Lun 6 Juin - 0:06


Takane no hana, fleur sur un haut sommet


Without your love, I have lost my direction. Without your heart, I am always afraid of loneliness. Without your smile, I do not even dare to imagine it. Without your dream, how can I pretend to be strong. Do not miss out on true love, what are you afraid of?


L'empereur n'avait jamais été un grand romantique. Oui, il avait lu quelques brins de poésie, des histoires citant les troubles que créait l'amour, l'abandon, la négligence d'un amant ou les amitiés brisées. Il avait également écrit quelques lignes selon ses propres expériences, mais il n'en restait pas moins un soldat qui avait reçu très peu d'affection de la part de son créateur et séparé trop tôt de sa mère biologique. Le passé était ce qu'il était, malgré certains regrets, il ne pouvait pas reculer pour ce qui était déjà et serait toujours. Tout comme il ne pouvait point s'éloigner de la vérité, c'est-à-dire l'amour, cette profonde affection qu'il éprouvait pour la princesse de Soriyeo. Elle était arrivée chez lui telle une bourrasque étrangère, brisant à peu près tout les convenances de la féminité sur ses terres. Il n'était pas fermé à la nouveauté, mais il ne pouvait ignorer le choc que la dame avait causé chez lui. Son être tressaillit en repensant au premier regard qu'il avait posé sur elle. Dès le premier coup d'oeil, il avait revu le renard aperçu précédemment en rêve. Jamais il n'aurait penser que cela fut plus qu'une coincidence.

- Ma dame, l'amour, il n'y avait plus d'hésitation quant à l'utilisation gênante de ce terme rarement utilisé même au sein des couples nobles les plus harmonieux, c'est l'acte de voir le bon et d'accepter le mauvais, peu importe qu'elle est notre définition de la chose.

Le bon était parfois le mauvais chez un autre et ainsi de suite, mais si elle était près à l'accompagner pour le restant de ses jours, alors il était prêt à faire de même. Il se souciait très peu de sa deuxième nature. À quoi bon se préoccuper des choses qui étaient naturelles chez elle? Elle faisait de lui un homme complet, il ne pouvait pas nier le changement qu'il avait ressenti dès le début de leurs échanges. Quand renard et dragon se rencontrent, que se passait-il vraiment? Les dieux devaient voir leur union d'un très bon oeil s'ils n'avaient pas jugés bons de farouchement les séparer dès le début. Jamais ils n'auraient mis une telle femme sur son chemin si s'était pour l'enlever froidement par la suite, n'est-ce pas? Cette pensée était un peu bête lorsqu'il repensait à la mort de son unique fils et celle de la précédente impératrice.

Profondément soulagé de ne pas s'être vu refusé sa soudaine étreindre, il considéra longuement la princesse avec une tendresse nouvelle et sans gêne. Il ne pouvait pas se permettre une telle examination au milieu des gens, mais dans l'intimité, il pouvait se permettre ce luxe difficilement mérité. Sa beauté était digne de la plus belle poésie, son rang social la mettait près du sien, sa conversation lui plaisait et son intelligence le fascinait. Parmi les étoiles, elle brillait abondamment, faisant rougir les plus jolies fleurs et la lune elle-même. Ses joues rosirent un peu lorsqu'elle complimenta sans vergogne la qualité de son baiser. Ce n'était pas des choses qui se disaient facilement en Miyong, mais ne fallait-il pas s'y habituer dans l'intimité? Ses qualités d'amant étaient rarement prisées. En fait, tout le monde s'attendait à ce qu'il soit le meilleur amant sur la terre puisqu'il était l'empereur, celui qui possédait le mandat des cieux, celui qui était le père de la nation et le mâle le plus convoité du pays. C'était prétentieux de penser ainsi, même s'il ne l'avait jamais songer lui-même, mais telle était sa réputation. Peut-être était-ce mieux que la croyance populaire voulant que le métier d'empereur était une chose facile alors que ce ne l'était pas du tout.

Il lui prit les mains et les baisa tendrement.

- Ma dame, je prend vos mots comme une promesse et je sais pertinemment que mon règne sera prospère avec vous à mes côtés et une bénédiction quant à la relation entre nos deux pays.

L'empereur libéra les mains de sa renarde, puis recula de quelques pas, se détournant lentement même si cela lui brisait le coeur. Il n'était plus dans la bienséance de rester plus longuement ensemble dans ses appartements personnels et plusieurs documents attendaient toujours son attention. Ses pensées allaient à vive allure, il y avait tant de choses à préparer désormais. Il s'apprêtait à épouser officiellement la princesse d'une autre nation et lui offrir la place d'impératrice de Miyong. Ce n'était pas une petite décision et il devait absolument consulter son gouvernement et la tête la plus importante de son harem, puis qu'il s'agissait aussi d'un sujet typiquement féminin. Il n'existait pas une impératrice douairière pour le guider en la matière, il devrait donc faire avec ce qu'il possédait.

- Ma renarde, je crains ne devoir mettre fin à cette conversation afin de préserver nos réputations, sachez que je prendrai d'ici quelques jours les démarches à suivre concernant notre situation. Notre mariage n'aura pas lieu demain, hélas, il hésita un moment, j'ai beaucoup d'affection pour vous, mais malgré nos souhaits, il y a des procédures à suivre. Dans quelques jours, j'arboderai officiellement le sujet avec mon gouvernement, quant à la suite, nous verrons en temps et lieu.

Il inspira et soupira doucement.

- Je vous pris maintenant de me quitter, car j'ai peur que la fièvre me consumme et me pousse vers vous pour une étreinte peu digne du gentilhomme que je clame être.


La servante se leva et fit sa révérence après avoir reçu la permission de sa maîtresse pour se retirer. La dame, quant à elle, regarda vaguement les portes devant elle. La situation était compliquée, elle avait été publiquement critiqué par l'empereur, elle s'était retrouvée responsable de son terriblement changement d'humeur et elle avait gâché la journée de celui-ci. On avait apporté Caiyue dans sa chambre où elle faisait maintenant une sieste. Un médecin impérial était venu l'examiner dès leur arrivée au palais des chrysanthèmes.

- Devrions-nous nous mêler de cette histoire, que faire si c'est un piège? la questionna sa loyale servante qui s'était penchée pour lui parler à voix basse. Si cela devait être découvert, peut-être que cela pourrait jouer en votre faveur?

La tête posée dans la paume de sa main, lasse, Lin Fei leva des yeux fatigués vers sa compagne. Elle se considérait comme une femme honnête, poursuivant le chemin de la vertu, et ce, même s'il était parfois difficile de conserver son humanité au sein de la cité interdite. À de nombreuses reprises, elle avait reçu des commentaires malsains de sa principale rivale. La jeune femme n'avait aucune haine envers Yanyi, mais elle était épuisée de toujours surveiller ses arrières de peur que celle-ci désire finalement se débarrasser d'elle. Il n'y avait pas beaucoup de femmes dans le harem de l'empereur Sun Xian, certaines verraient cela comme une bénédiction, mais alors que l'harmonie pouvait être plus facilement atteinte ainsi, il était aussi facile de se retrouver isoler. Oui, la favorite de l'empereur était devenue isolée, et ce, malgré sa prestance.

- J'apprécie la princesse de Soriyeo, je ne peux rester ici à ne rien faire, mais les gens vont jaser s'ils me voient sortir de mon pavillon après m'être fait réprimander par Sa Majesté, que faire?

Depuis quand se souciait-elle de sa réputation alors que la sécurité d'une personne pouvait être en péril? Même s'il était malhonnête de le faire, elle avait tout de même fait surveiller la demeure temporaire de l'étrangère venue de loin. Sa servante venait de lui faire savoir qu'une silhouette s'était faufilé à l'intérieur, un paquet suspect dans les mains, puis était ressorti aussi rapidement avec rien dans les mains.

- Crois-tu que Yanyi soit responsable? demanda la Fei, incertaine de ses prochaines actions, sachant qu'elle pourrait venir en aide à la princesse ou conserver ce qu'il lui restait d'honneur après cet après-midi difficile. Elle n'hésita qu'un bref moment avant de se lever et ordonner qu'on lui apporte le par-dessus de son hanfu, prêtre à combattre l'hiver. Nous allons nous rendre au palais des invités.



Un eunuque s'approcha rapidement de la princesse de Soriyeo, un peu surpris lui-même par la personne qu'il avait aperçu à quelques mètres de l'entrée du palais des invités.

- Votre Grâce, Zhuge Fei Niangniang est là, il eu à peine le temps de dire les mots qu'une voix ferme annonça la venue de la seconde épouse.

Les pas normalement gracieux de Lin avaient été remplacé par une démarche pressée et sans subtilité. Accompagnée de plusieurs servantes, elle apparu devant la princesse et lui fit signe de ne pas dire un mot, même pas une salutation quelconque. La dame considéra la femme renarde pendant un court instant, le regard inquiet, mais ferme. Elle ouvrit finalement la bouche pour lui lancer quelques mots.

- Me faites-vous confiance, Votre Grâce? Puis elle intima les servantes à sa suite à pénétrer dans les appartements d'un mouvement de tête. Les jeunes filles filaient droit devant, s'incliant poliment devant la princesse avant de foncer sur tout objets qui pouvait cacher quoique ce soit. Diligentes, elles tentaient de fouiller le mieux possible sans nécessairement rendre la piège en désordre. Visiblement, si quelqu'un voulait nuir à la princesse en usant d'un objet quelconque, il le mettrait dans la chambre, l'endroit le plus fréquenté de la renarde et où il était le plus possible de cacher des objets incriminants.

Daxia, la servante qui l'avait suivi depuis la demeure familiale se dirigea vers le lit de la princesse de Soriyeo et fouilla derrière les oreilles placés convenablement, les couvertures repliées, mais ne trouva rien. Elle se pencha ensuite pour examiner le dessous du lit et y glissa sa main. Elle y promena sa main jusqu'à ce que celle-ci tombe sur une surface inconnue. Curieuse, elle tira sur l'objet et porta immédiatement sa main libre sur sa bouche pour taire un cri de surprise en voyant la chose. La jeune fille attrapa son mouchoir de soie et le jeta sur l'objet avant d'en prendre possession et de retourner vers sa maîtresse qui haussa un sourcil. La Fei échangea un regard avec la princesse avant de tendre les mains vers l'objet enveloppé afin de soulever le voile de soie. Lin eu immédiatement un mouvement de recul.

Dans les mains de sa servante se tenait une vulgaire figurine conçue de paille et de vieilles brindilles, une couleur rouge suspecte et sèche ornait les brins. Une aiguille d'argent était plantée dans le coeur de ce qui ressemblait une personne. Il n'y avait aucun doute, il s'agissait d'un objet utilisé pour créer une malédiction quelconque. Lin se saisit d'un rouleau de papier enroulé autour du coup de la figurine et le déplia soigneusement. Ses traits se durcirent en voyant les quelques lignes écrites sur le bout de papier.

- À mort l'empereur de Miyong, lut-elle à voix basse, mais suffisamment forte pour que la princesse puisse l'entendre. Le faux dragon tombera, le royaume de Soriyeo deviendra maître du monde.

La concubine jeta aussitôt son attention sur la princesse. Quelqu'un avait voulu la piéger, mais qui? N'importe qui aurait pu trouver un tel objet incriminant et s'en servir contre elle, elle même pourrait le faire. Cependant, il ne s'agissait pas qu'une attaque contre la princesse, mais également contre le royaume de Soriyeo, visiblement, et peut-être contre l'empereur lui-même. Elle se souvint de la princesse qui avait mise elle-même les pieds dans l'eau froide pour secourir sa fille aînée. Elle lui rendrait la faveur plus tôt que prévu, semble-t-il.

Un eunuque arriva dans leur dos.

- Votre Grâce, Zhuge Fei niangniang, des eunuques de la maisons des affaires personnelles demandent à examiner les lieux, car ils ont reçus des rapports concernant des rats qui auraient été apperçus dans le palais des invités.

Un sourire plein d'amertume déforma la belle bouche de la concubine alors qu'elle dissimulait discrètement la figurine maudite dans la large manche de son hanfu.

- Sa Grâce mérite les meilleures conditions de vie possibles, l'empereur ne permettrait jamais de telles horreurs de frôler vos pieds, laissons les eunuques se charger de vous débarrasser de ses vilaines créatures, s'il y en a, dit-elle doucement en venant se mettre à ses côtés. Il ne devrait pas avoir de problème, n'est-ce pas? Étrangement, je doute qu'ils puissent trouver de la vermine ici.



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