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 Hommage du fils du ciel [Partie II] [PV]

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Sun Xian
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MessageSujet: Hommage du fils du ciel [Partie II] [PV]   Sam 27 Juin - 3:11

Hommage au fils du ciel
Tsunahiro Hitomi & Sun Liu Ma



 

Suite de Partie I

Une fois grimpé sur sa belle monture, l'empereur enfila ses gants de cuir finement travaillé avant que son attention ne fut aussitôt attiré par une voix féminine. Ses yeux se posaient sur la princesse du clan Tsunahiro avec une froideur feinte. Heureusement qu'il n'était pas plus susceptible que nécessaire ou alors il aurait pu la remettre à sa place pour l'avoir fait attendre, ne serait-ce qu'une partielle seconde. Il hocha brièvement la tête pour la saluer. Chen Po, son eunuque, aida la jeune femme à mettre les pieds dans la carriole de manière convenable afin d'éviter qu'elle ne trébuche sur ses vêtements ou autre catastrophe du genre.

- Une excellente idée, Votre Grâce, je visite les quartiers de ma capitale sous l'anonymat, il vaut mieux pour votre bien être de ne point attirer d'attention sur votre rang honorable, dit-il avant que ses lèvres ne s'étirent en un sourire amusé. De plus, il est bien connu que les femmes mettent suffisamment de temps dans leurs parures, aussi simples soient-elles.

Quatre Tigres impériaux se tenaient en retrait derrière le palanquin à roues, un serviteur contrôlait le cheval tirant le véhicule joliment décoré et l'empereur chevauchait tout près de la fenêtre coulissante placée à la droite du transport. L'escorte étant ainsi organisé, il pourrait aisément converser avec la princesse de Kyang si l'envie lui prenait ou si elle désirait s'enquérir de quelques questions. Il n'était pas obligé de jouer les aides touristes avec la princesse ou même lui donner une quelconque attention, mais il préférait connaître la façon dont cette jeune fille observait le monde. Les jeunes filles de son âge étaient souvent fiancées ou déjà mariées, mais elle était une princesse du fils des cieux de Kyang et devait servir aux alliances les plus profitables.

Habillé de vêtements plus simples dignes d'un aristocrate normal de la capitale, l'empereur ordonna à ce que leur petit groupe se mette en marcher. Ils sortirent rapidement d'une porte secondaire du palais interdit et rejoignirent avec hâte la foule qui vaquait normale à leur occupation plus bas sur la route. Les étalages étaient ouverts, plusieurs marchands et épouses mettaient en valeur leurs produits. Le marché était très mouvementé au cours de la journée. Soie de brocart, accessoires, colifichets, épingles à cheveux d'or, d'argent ou d'ivoire, sculpture de marbre en tout genre. Des richesses venant de partout fleurissait dans l'économie de son magnifique pays.

Les plus curieux se déplaçaient hors de son chemin, observant avec des yeux pétillants le joli palanquin et le seigneur qui chevauchait à ses côtés. Des enfants, du haut de leur petite taille, se tordaient le cou pour tenter de voir la source de cette agitation momentanée. Les gens du peuple appréciaient la nouveauté et de quoi jaser une fois l'astre solaire disparu lors du repas du soir.

Un vent froid lui caressa les joues et une buée blanchâtre s'élargit hors de sa bouche. L'hiver arrivait, lentement, mais sûrement. Les feuilles des arbres perdaient de leur vivacité et tombaient paresseusement sur les pavés et les toitures noires des maisons et commerces environnants. Le sol était gelé par les nuits trop froides et il n'y avait plus aucun signe d'insecte ou des oiseaux des temps chauds. La saison de la mort s'abattait sur ses terres pernicieusement.  Au bout d'un moment, il toqua deux petits coups sur la fenêtre de bois coulissante afin d'attirer l'attention de la princesse de Kyang.

-Votre Grâce, si vous voulez vraiment connaître les miens, je vous propose de regarder par la fenêtre, mais veillez à protéger ce jeune visage du froid, dit-il doucement avant de poursuivre son chemin à un rythme paisible.

La rue sur laquelle se trouvait une grande partie du marché était très large, suffisamment grande pour laisser passer quatre fois son escorte dans le sens de la longueur et évidemment, l'endroit était incroyablement propre. Il était normal de la part de l'empereur de ne pas tolérer que la capitale, le noyau de son empire soit sale et désolant. Certains nommaient la capitale comme étant le centre de la beauté du peuple de Miyong, cela ne pouvait être plus près de la vérité.

Quelques minutes plus tard, le trentenaire fit arrêter le palanquin ainsi que son escorte et descendit de sa monture, invitant la princesse de Kyang à faire de même. C'était bien joli d'utiliser le transport pour pénétrer dans la capitale, mais il valait mieux parcourir ses rues et ses cheveux à pieds pour découvrir la beauté et l'effervescence des lieux. Il aida lui-même la princesse à descendre du palanquin, lui tendant gentiment la main tel un gentilhomme.

- Si vous désiriez rapporter de quelconques souvenirs ou des biens pour les membres de votre famille ou vos amis, je considère qu'il s'agit maintenant du meilleur moment pour faire pareille chose, Votre Grâce. Je vous conseille simplement de rester à portée du regard de mes gardes et du mien. Il me peinerait de voir une catastrophe survenir.

Sur ses derniers mots dit avec une surprenante honnêteté, il se dirigea vers un étalage particulier sur lequel traînait une panoplie d'objets de diverses longueurs et largeurs et très colorés. Même de loin, il était possible de deviner qu'il s'agissait là de bien jolis cerf volants. Les mains jointes dans le dos, Sun Liu Ma s'approcha des jolis objets volants et admira calmement le travail d'artisan. Un homme qui se débattait avec quelques longues tiges de bois leva les yeux dans sa direction puis lui décocha un large sourire avant de déposer son fardeau de côté pour venir lui vendre ses produits.

-Quelque chose vous plaît, noble seigneur? s'enquit-il en frottant ses mains minutieuses sur son tablier de travailleur. Un cadeau, peut-être?

Le dragon arpenta les divers modèles d'un regard incertain, se frottant le bout du menton en fronçant des sourcils. Il était convaincu qu'un cerf volants plairait à ses filles et aux femmes de son gynécée. Il s'agissait du genre d'activité qui plaisait aux gens de tout les âges et tout les milieux. Les enfants appréciaient beaucoup l'idée de faire s'envoler des objets tout en gardant partiellement le contrôle de l'engin. Il sourit gaiement.

- La grenouille là, elle est plutôt mignonne, elle plaira à ma fille aînée, quant à ma plus jeune, il hésita un moment, essayant de se remémorer ce qui pourrait plaire à la princesse Cai Yue qui était toujours exagérément discrète et peu bavarde même si elle connaissait déjà ses premiers mots et qu'elle était en âge de converser. Le lapin également, pour la plus jeune.

Il tourna la tête vers ce qu'il pouvait considérer comme la plus belle œuvre de l'artisan et s'arrêta un moment pour admirer le précieux travail. Les yeux luisant de curiosité, il s'approcha afin d'examiner le travail minutieux d'un œil expert. Devant lui se trouvait un cerf volant qui devait faire la moitié de sa taille et qui représentait un paon blanc comme la neige prenant son envol. Une seule femme apparut dans son esprit et ce fut le visage délicat de la princesse de Soriyeo, Sa Grâce, la première princesse royale, Sian Nyang. Il s'agissait là d'un présent digne d'une reine et un cadeau des plus extravagants. Du bout des doigts, il caressait le fin papier qui donnait forme à ce délicat objet.

- Ce paon est mon chef-d'œuvre, noble seigneur, indiqua l'ouvrier en se penchant légèrement en direction de l'empereur déguisé. J'ai passé de nombreux mois à perfectionner celui-ci. Il y avait des journées plus difficiles que d'autres et j'ai mainte fois désiré abandonner, mais aujourd'hui, je ne regrette rien et j'en ai fais mon œuvre la plus inestimable.

Le souverain hocha doucement de la tête et sans un moment d'hésitation.

-Je paierai le prix nécessaire pour cette merveille, dit-il aussitôt sous le regard étonné de l'artisan aux cheveux poivre et sel qui ne s'attendait pas à une pareille vente, surtout sans avoir dit le prix. Son visage était rouge d'un bonheur mal contenu. Chen Po, occupe toi de mes achats et fait les transporter jusqu'au palais, ordonna discrètement l'empereur à l'eunuque après avoir déposé une bourse de plusieurs taels d'or dans le creux des mains de l'ouvrier qui avait presque les larmes aux yeux. Ne vous en faites pas, brave homme, vos créations seront entre de bonnes mains. Sur ce, il s'inclina respectueusement une dernière fois avant de retourner à son exploration.


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Hitomi Tsunahiro

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MessageSujet: Re: Hommage du fils du ciel [Partie II] [PV]   Mar 30 Juin - 15:22

Comme je m'en doutais, aucun changement d'air et de ton me permettait d'être plus chaleureuse. Est-ce que cette image de souverain lui collait à la peau tel une partie intégrante de votre altesse ? Je ne pouvais le savoir dut a notre échange peu enclin à l'ouverture d'esprit. Je compris quel homme pouvait-il être d'apparence, jeu de cour que je connaissais que trop bien. Était-il comme ces nobles n'ayant aucune personnalité ou se moquait-il des conventions composant notre milieu ? Fille du fils des cieux de Kyang ou princesse impériale... Je tentais d'échapper a cette étiquette qui n'avait rien de plaisante, je savais pertinemment que les alliances se résumait pas à l'écoute de mon coeur, je ne le devais pas selon mon rang la famille passait avant tout.

Tellement de convention pour si peu de choses, ça me faisait presque rire. Je faisais en sortes de donner une image plaisante mais je ressentais toujours ce manque de spontanéité émanait de la noblesse clanique, la encore je découvrais un empire encore plus codifié que ma propre cour. Je ne connaissais rien de l'homme dont on me parlait, terme élogieux vis-à-vis de ses actions. Pour autant même cela ne suffisait a définir un homme a part entière. Bref, me perdant dans mes songes je revins a une mine aimable, non parce que je me forçais. Je sortais enfin de ce palais qui me recevait selon les coutumes du Miyong, ce fut très formelle et froid nos premiers échanges. L'extérieur vivait au grès de l'activité des rues avenantes, je découvris la grande place du marché où on voyait des marchands vendre leurs produits. Mon oeil se porta vers les bijoux, les tissus et ornements féminins. Je regarda les superbes broderies qui faisait la fierté de leur culture.

J'appréciais la finesse, la délicatesse et le détail du travail dessus comme toutes femmes aimant se vêtir joliment, je choisissais les teintes qui m'irait, et au passage je prendrais quelques tenues pour ma mère a laquelle je pensais. Je m'inquiétais pour mon frère et la santé de père ne se portait pas aux mieux, pourtant il tenait a ce que je fasse ce voyage. Qu'est-ce que je ferais si un jour je le perdais ? Je serais sans doute envahi par la tristesse. Je perçu une vision nébuleuse à propos de mon père, quelque chose me disait qu'il y aurait un incident. Entre un empereur complètement indifférent, songeant sans contexte à sa grâce la première princesse de Soriyeo et une cour tolérant peu ma nation, obligé de rester cordiaux au nom de l'équilibre des pouvoirs. J'avais envie de rentrer chez moi et ne pu être regardée comme une étrangère.

D'un autre côté, porter un jugement rapide sur les conseillers du roi serait insultant, synonyme de mon manque de respect à son hospitalité. Je fis des achats, je discuta avec les marchands sans distinction, je ressemblais à une noble dame de la noblesse comme les autres. Ma mère sera ravie des présences que je lui ramène d'ici. Seulement j'ignorais qu'au prolongement incertain de ce séjour, des nouvelles désastreuses s'annonçait pour mon peuple et ma famille, au point de voir la stabilité du pouvoir kyangais menacé.... Je l'apprendrais lorsque la missive arrivera au palais du Miyong. J'observa son altesse se détendre un peu, faisant des cadeaux pour ses filles et Sian Nyang. Les hommes n'étaient pas les plus habiles aux jeux de l'amour.

- Je savoure ce moment à vrai dire, la capitale pleine de vie s'affaire à la rendre encore plus vivante. Ce sont dans ses rues qu'on peut se rendre compte de la véritable richesse. Ne pensez-vous pas ?

Dis-j'en m'adressant à l'homme comme-ci nos titres importaient peu en ces heures, afin de passer incognito également. Je montra une facette sociable et ouverte aux échanges, aux plaisirs qui nous entouraient en restant raisonnable.

- Je me tiens non loin de vos gardes, ne vous en faites pas. Je me fonds dans le décor comme vous d'ailleurs.

Dis-j'en répondant au fils des cieux d'un ton compréhensif. Ensuite, je me rendis devant un stand d'artisanat...

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Hommage du fils du ciel [Partie II] [PV]   Jeu 16 Juil - 22:43

Hommage au fils du ciel
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L'empereur de Miyong osa un regard incertain vers la jeune princesse qui l'accompagnait. Il ne comprenait toujours pas pourquoi l'empire de Kyang avait envoyé un aussi petit bout de femme pour s'entretenir avec lui. Hélas, il ne pouvait pas admettre qu'elle était de mauvaise compagnie, cette princesse connaissait fort bien sa place et ne semblait pas dépasser les limites invisibles qui les séparaient tout les deux. Sa voix était délicate, peu prompt à l'énervement mais s'il croyait sincèrement qu'elle pouvait faire valoir aisément son point de vue dans une cordiale joute verbale.

- La véritable richesse, princesse, pour moi, est la santé et le bonheur à long-terme de mon peuple. Ce n'est pas toute les classes qui vivent dans de nobles circonstances comme les miennes, mais je désire que tous puissent vivre ainsi que mourir confortablement et dignement. À quoi bon être riche si les plus faibles ne peuvent pas en profiter un tantinet?

Si les gens sourient innocemment et qu'ils discutent allègrement entre eux, alors il pouvait admettre avoir réussi une partie de son rôle en tant qu'empereur. Les mains jointes dans son dos, il dévisagea silencieusement la princesse. Une jolie femme dans de si beaux habits passait difficilement inaperçue, toutefois, c'était toujours plus facile pour celle-ci de se déplacer dans l'empire avec les couleurs et la mode de Miyong. Son accent kyangais, cependant, pouvait facilement révéler ses origines, pas que cela le gênait, bien au contraire. À ses oreilles, elle sonnait comme un oiseau étranger venant fredonner quelques bribes mélodieuses dans les parages.

- Même habillés comme de simples aristocrates, je doute que nous passions sans être dévisagés pour le commun du peuple, indiqua l'empereur avec un sourire moqueur, mais faisons de notre mieux pour paraître normaux.

sur ces derniers mots, il passa son pouce sur sa bague d'empereur, caressant brièvement le rubis de forme ronde qui trônait dans la gueule du dragon. Cet ornement était bien plus qu'un bijou, il s'agissait d'une œuvre que portait les empereurs de sa dynastie depuis plusieurs générations. L'origine de sa création n'était que vaguement établit dans les archives impériales, mais le dernier empereur enregistré ayant porté la bague provenait d'une dizaine de générations avant la sienne. On pouvait dire que cette bague avait cerclé le doigt de l'empereur de Miyong depuis au moins 200 ans. Vielle d'au moins 200 ans, mais toujours aussi élégante.

- On m'a révélé que vous ressemblez beaucoup à votre mère, déclara le souverain en emboîtant nonchalamment le pas de la princesse de Kyang. J'ose supposer que votre éducation provient majoritairement de l'impératrice de Kyang. J'ai entendu dire que celle-ci possédait la beauté d'une pleine-lune, la grâce d'une fleur dansant dans le vent, le savoir d'une immortelle et les manières d'une déesse. En vous regardant, je doute que cela ne soit que de simples foutaises.

Il arriva aux côtés de la dame près d'un étalage et en examina le contenu. Il s'agissait surtout d'épingles à cheveux finement travaillées et ornées de pierres précieuses. Malgré le fait qu'il s'agissait d'une riche parure, l'objet restait tout de même suffisamment sobre et il connaissait une femme à qui plairait un tel présent. Il remarqua quelques ornements d'argent décorées de jolies améthystes et cela le fit aussitôt songer à feu son impératrice. S'il y avait une chose qu'il connaissait de son ancienne épouse, c'est qu'elle adorait les petites pierres précieuses violettes. Son expression s'éteignit alors brusquement et il examina plutôt deux ornements agencés ensemble et porteurs de rubis délicats. Il avait nouvellement attitré le titre de fei à sa concubine Zhuge Lin, de nouveaux bijoux ne pouvaient lui causer du tort.

D'une main, il saisit les deux épingles et les examina de plus près en fronçant des sourcils. Zhuge Fei était bien la seule femme, autre que feu l'impératrice, qui lui avait donné une progéniture. Une autre de ses concubines était devenue enceinte à trois reprises, mais n'avait jamais réussi à enfanter, sa grossesse se terminant tristement après seulement quelques mois de gestation. Des mois insuffisants à connaître le sexe du fétus. Quoique, il valait mieux ne pas savoir, au bout du compte.

Il acheta les deux épingles sans demander son reste de la part du marchand, puis les donna à Chen Po afin que celui-ci puisse prendre les arrangements nécessaires à leur transportation vers le palais impérial. La famille impériale possédait ses propres artisans en tout genre, ses tisserands et couturières, mais il était toujours agréable de faire ses achats hors des murailles qui encadraient sa demeure et ses nombreux pavillons.

Soudainement, il entendit le bruit des sabots d'une cheval que l'on lançait au galop sur les pavés de la route principale. Le monarque se tourna en direction du son distinctif et reconnu aussitôt la monture portant les couleurs d'un messager provenant du palais impérial. Intrigué, il observa Chen Po qui alla directement à la rencontre de l'individu, celui-ci avait une mine renfrogné et un peu inquiète. Il descendit de son cheva afin d'offrir une petite boîte de forme cylindrique à l'eunuque. Ensuite, le serviteur castré se dirigea vers l'empereur et offrit à deux mains le contenant bien sobre mais qui devait contenir un message bien important. Il ouvrit la petite boîte et sorti de celle-ci un petit papier enroulé comportant le fameux message. Il déroula la surface lissa et ses yeux parcoururent immédiatement les quelques lignes verticales. Une ombre passa sur son visage alors que ses sourcils se fronçaient . Il reprit immédiatement une attitude composée et rejoignit à nouveau la princesse de Kyang.

-Je crains hélas, Votre Grâce, que notre excursion doit se terminer maintenant, des nouvelles nous attendent au palais. Je vous pris de vous diriger vers votre palanquin immédiatement, lui ordonna-t-il sans plus d'explication avant de se détourner de la jeune femme pour retourner à sa propre monture. Il mit son bel étalon au trot et parti aussitôt en direction du palais impérial. L'empereur de Kyang n'était plus de ce monde, est-ce que cela était une bonne ou une mauvaise nouvelle?


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MessageSujet: Re: Hommage du fils du ciel [Partie II] [PV]   Ven 17 Juil - 20:32

- Vous avez raison, c'est une juste vision de ce qui compte vraiment pour un empereur. On me fait souvent remarquer la ressemblance avec ma mère, je le prends comme un compliment lorsque je pense à elle.

Dis-j'en dessinant un léger sourire sur mes lèvres.

Je découvrais une nouvelle facette de l'homme en marchant à ses côtés, en dehors de son statut impérial il n'avait rien de différents par rapport a un autre : des responsabilités importantes qui pesaient sur ses épaules, une famille à aimer et protéger etc. Je ne le connaissais pas assez pour parler de lui avec une vision précision du personnage. Est-ce que être empereur voulait dire paraître au nom d'être, de prend sur soi afin de gouverner un peuple désirant vivre aisément... Je regarda les ornements pour cheveux, orné de pierreries celle-ci était belle ! Les pierres précieuses changeaient les unes des autres, mais cela valait-il autant qu'un vie ? Je ne le pensais pas une seconde. Si la richesse reposait seulement sur les biens, la puissance et l'influence a quoi pouvait-on s'en tenir... Rien de bon d'après ma vision des choses, du monde comme je le percevais. J'ai grandi loin de la cité impériale kyangaise pour ma sécurité et me permettre d'être aimé, ma mère était là à travers les lettres qu'elle écrivait assidûment et mon père avait un empire à diriger, même si le fils des cieux kyangais ne le montrait pas, il démontrait son affection à sa manière !

Les jours passaient lentement en ce palais étranger pour moi, je n'avais aucun repère à l'intérieur de ce vaste endroit. Je me faisais un peu plus à mon rôle depuis l'âge de quinze ans, c'est-à-dire cinq années a se faire aux couloirs du palais, sa vie coutumière codifiée. Pourquoi je ressentais un pressentiment ? Ce fut comme-ci une perte se produisit à la cité impériale. L'hiver s'installait doucement sur chaque contrée, nos voisins se préparait à passer cette période probablement. Cette vision nébuleuse d'un atteint par le froid, je ne distinguais pas son visage mais ces traits physiques me rappelait le visage de l'empereur Hiro Tsunahiro, un père que j'espérais ne pas voir tomber.

- Je vous suis si cela est urgent, allons y de ce pas.

Dis-j'en suivant votre majesté d'un pas haletant vers le palanquin.

Nous sommes rentrés au plus vite a cause de cette missive inattendue dont j'ignorais le contenu. En regardant le visage de l'homme, je devina que cela devait être assez important. J'eus la sensation que ça me concernait durant une minute. Que disait la fameuse lettre ? Lorsqu'on rentra, l'empereur changea de comportement envers moi, cette distance revint entre nous. Il me convoqua afin de m'annoncer une nouvelle. Peu réjouissante en me basant sur le ton de sa voix.
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