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 C'est dans la jalousie que prend naissance le venin de la discorde. (PV)

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Tshona Tchung



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MessageSujet: C'est dans la jalousie que prend naissance le venin de la discorde. (PV)    Jeu 25 Juin - 23:31


Entourée d'une escorte restreinte, la princesse impériale Tshona Tchung profitait du calme de la soirée pour arpentait les jardins de la coure intérieure. Trottinant deux pas derrière elle, se trouvaient, son eunuque en chef et sa servante en chef. Si d'ordinaire, elle n'aimait guère se baladait dans la coure intérieure pour la cause qu'elle abritait entre autre les pavillons du harem, le soir délivrait de la présente étouffante des concubines, il lui était un refuge plaisant et salvateur. A l'heure ou la nuit tombait, ses dames devenaient trop préoccupées par leur préparation en vue d'une visite du Khagan pour penser a s'aventurer hors de leurs pavillons. L'air était froid, mordant, si bien que Tshona ramena sur elle les pans de son manteau de satin gris aux rembourrages de laine. Pourtant passée la morsure du froid, la sensation était revigorante. Une bouffée d'air dans une atmosphère lourde et oppressante. Prés de 3 cycles avaient passés depuis les actes qui avaient coûtés la vie au prince Lim's. Depuis lors plus rien n'était plus pareil.

Les jours avaient passés, mais nul ne pouvait oublié l'horreur de ce jour. Elle même peinait encore a le chasser de ses pensées. Elle se souvenait de chaque instant. L'annonce de la mort de Lim's, son confinement dans ses appartements avec Tal Tal Temshang et deux gardes devant sa porte. Sa crainte pour la petite princesse et pour Burkhan. Chaque terrible seconde avait ravivée en elle la perte des siens, comme si tout recommençait, mais que cette fois, elle doive en être la spectatrice. Elle avait eu beau se montrer fort insistante, le commandant Tal Tal s'était refusé a la laisser quitter son pavillon avec ou sans escorte, c'est avec fourberie mains sincérité qu'il lui avait asséné l'argument qui lui avait fait rendre les armes. Si elle déambulait dans le palais, Burkhan et Allia se feraient du mauvais sang pour elle et ils n'avaient guère besoin de ça. Argument irréfutable, mais pourtant il lui avait été une torture de rester cloîtrée sans qu'on la laisse venir en aide a la garde ou sans qu'elle puisse se rendre auprès d'Allia. Elle n'avait que trop bien imaginée la détresse qui devait être sienne.

Finalement sous la force de ses supplications, ses gardes étaient partis quérir des nouvelles de la jeune princesse. Tshona n'avait pue faire taire ses craintes qu'une fois de retour, ils l'aient informés que la jeune princesse était en sécurité auprès de son père. Que n'aurait t'elle pas donnée alors pour les rejoindre, pour serrer la fillette dans ses bras et apporter a Burkhan son réconfort. Il lui avait été curieux en ces instants tragiques de voir comme elle se souciait d'eux, alors que quelques cycles plus tot, ils lui étaient encore étrangers. Quand il lui avait enfin été permit de quitter son pavillon, toutes menaces visiblement écartées sans qu'il n'ai été mit la main sur le monstre qui avait apporté le deuil sur le Tsian, elle avait longuement hésité sur la conduite a tenir. Devait elle se rendre auprès de Burkhan et Allia ? Ne sachant guère si la était sa place et si sa présence serait voulue, elle s'était rendue a l'infirmerie. Le corps du prince Lim's reposait sous un drap imbibé de sang, autour de lui serviteurs et médecins étaient prostrés dans leurs chagrins, nul ne semblait encore avoir osé toucher a son impériale dépouille.

C'est elle qui le fit dont, sous le regard et les soupirs de tous, choqués d'abord puis finalement soulagés que quelqu'un d'autre le fasse. Elle avait nettoyée avec soin le sang qui souillait son corps, puis après avoir recousue la plaie qui lui avait coûté la vie, elle avait fait mandé a ce qu'il soit lavé et changé. Quand Burkhan et Allia viendraient pour faire leurs derniers adieux, ils méritaient de trouver non pas une dépouille ensanglantée, mais un prince apaisé et en route vers sa dernière demeure. Elle aussi avait fait ses adieux. Une simple caresse sur le front et quelques mots pour celui avec qui l'entente avait été difficile, mais a qui elle devait finalement beaucoup. " Puissent les dieux vous accueillir auprès d'eux et vous apportez l'apaisement éternel. Veuillez me pardonner de ne point avoir pue sauver votre vie une fois encore. Je veillerais sur les vôtres en reconnaissance de ce que vous m'avez apporté. Un retour a ce que bien que m’efforçant de croire le contraire, je n'avais jamais cessée d’être. "  Sa tache terminée, elle s'était ensuite rendue auprès d'Allia, elle l'avait trouvée endormie et sous bonne garde. Elle avait été a la fois déçue et soulagée de ne pas y trouver Burkhan. Après tout, sa place était elle vraiment auprès de lui ? Leur relation n'était rien de plus qu'un arrangement. Après avoir embrassée Allia, elle avait regagnée son pavillon, jugeant qu'il était plus opportun de laisser Burkhan venir a elle si tel était son souhait.

Les heures passant, elle avait bien pensée a lui couchait quelques mots sur un rouleau, mais de craintes de se montrer trop envahissante, elle y'avait renoncée. Finalement après les heures, c'est les jours qui passèrent et l'ambiance au palais changea du tout au tout. Elle et Burkhan ne firent guère plus que se croiser, elle était aux prises d'une réadaptation a sa vie de princesse et lui a ses obligations de Khagan, plus contraignantes que jamais en ces temps troubles. Le Tsian était en deuil, il pleurait un prince et si certains avait vue de bonne augure le retour d'une Tchung au palais, d'autres y voyaient désormais un complot. Certains la regarder comme si a tout instant elle pouvait s'en prendre a Burkhan ou a Allia. Ce qu'ils ne disaient qu'a demi mot, elle le comprenait fort bien, en leurs regards elle voyait l'accusation de ne point être étrangère a la mort de Lim's. Cela aurait pu être blessant, si pendant 15 elle n'avait été élever dans ce genre d'ambiance. Telle était la vie de palais, complots et non dit, alliances conflits. Au final deux camps s'affrontaient toujours. Son retour au palais ne faisait pas défaut a cela. Il y'avait ceux qui s'en réjouissaient et ceux qui voyaient cela d'un bien mauvais œil.

Ses pensées devenant trop encombrantes, la princesse secoua la tête pour revenir au présent. Elle marchait désormais sur un petit ponton de bois, dont elle s'appuya bientôt contre la balustrade avant de glisser un regard inquiet vers le ciel. Quels étaient dont les plans des dieux ? Les empires connaissaient une période bien trouble, cela n'avait pas commencé avec Lim's et cela n'avait pas non plus fini avec lui. Il y'avait eu le décès de l'impératrice de Miyong, l'attaque d'un village de Temshang, la perte de Lim's et dernière nouvelle accablante s'ajoutant aux autres, la mort de l'empereur de Kyang. Le sort s'acharné sur les enfants couronnés des cieux. Coïncidences ou signe révélateur d'un cataclysme a venir ? Les spéculations allaient bon train en même temps que grandissaient les inquiétudes du peuple. Qu'était il advenu du meurtrier de Lim's, l'auteur présumé du massacre de Temshang ? Certains ignorants se fiant aux rumeurs, le pensaient issu des Lunes Rouges de Soriyeo. Certes il en laissait l’emblème ensanglantée partout sur son passage, mais ça ne faisait guère de lui, un de ces fiers combattants. Elle savait que la main des Lunes Rouges n'étaient pas a l'oeuvre derrière cela et elle se montrait une fervente défenseure de leurs noms. Son meilleur ami, son seul ami faisait parti de cette élite de Soldat. Le commandant Choi Young, c'est lui qui lui avait tout enseigné de l'art du combat.

Au delà de ses inquiétudes quand a tout ces malheurs et aux accusations qui pointaient vers les contrées lointaines de Soriyeo, il fallait admettre que certaines rumeurs rendaient la princesse quelque peu tendue. La mort du prince Lim's avait fait plus qu'ébranlé la famille impériale, elle avait ébranlée l'empire tout entier. Si il devait advenir un malheur a Burkhan, ne resterait qu'une princesse encore bien jeune et une Tchung, elle, pour accéder au pouvoir, voila qui créait bien des craintes et tensions dans le palais. Il se murmurait que ministres, gouverneurs et conseillers se pressaient auprès de l'empereur pour l'implorer d'agrandir la famille impériale. A savoir avoir d'autres enfants. Une brève grimace étira les traits de la princesse tandis que son regard glissait sur le plan d'eau artificiel qui coulait sous le ponton. D'ordinaire elle n'aurait guère prêtée oreille a ce genre de rumeurs, mais la, bien était obliger de constater qu'elles étaient vraies, puisque le commandant Temshang les lui avait lui même rapporter. Oui, depuis plus d'un cycle, Burkhan devait faire face aux demandes insistantes de tous pour visiter son harem. Secouant la tête, elle se maugréa d'avoir penser a cela. La n'était pas ses affaires, ils n'étaient même pas encore fiancés .. Et quand bien même le seraient ils, ils n'avaient pas ce genre de relation et si il voulait un héritier, seule les femmes de son harem pourraient lui en donner, ils avaient un accord.

Soupirant, elle allait faire demie tour pour regagner ses appartements quand elle vit son escorte se courbait bien bas, une seule explication a cela, le Khagan venait de pénétré dans la coure intérieur. Allia ne vivant pas dans cette aile du palais et leur relation ne pouvant pas permettre au Khagan de la visiter dans ses appartements, il ne pouvait être la que pour une seule chose. Honoré de sa présence une de ses concubines. Tshona s’efforça de ne pas grimacer tandis qu'elle s'inclinait a l'approche de Burkhan. " L'honoré de sa présence ", ridicule, parfaitement ridicule. Et pourtant c'est bien ainsi qu'ils appelaient ça depuis la nuit des temps. Une fois Burkhan a ses cotés, elle se redressa tandis que eunuques et serviteurs attendaient qu'il les autorise a faire de même. Tshona s’efforça de ne point être troublé par les circonstances de leur rencontre, ce qui n'était pas simple quand on pensait aux motifs de la présence du Khagan en ces lieux .. Sauf qu'elle ne voulait pas y penser justement. Elle glissa dont un regard dans le sien pour le saluer. " Votre grandeur, je ne m'attendais point a vous croiser ici. " Venait t'elle de sous entendre qu'elle ne s'attendait pas a ce qu'il visite une de ses concubines ? Allait il pensé qu'il lui fallait demandé sa permission.

S’efforçant de paraître naturelle et veillant a faire taire le trouble qu'avait éveillé en elle, la présence de Burkhan ici, elle ajouta. " J'ai visitée Allia tout a l'heure, c'est une petite fille bien courageuse. Elle tient ça de vous. " L'ombre d'un sourire triste étira ses traits, c'était la leur première vraie conversation depuis la mort de Lim's, excluant bien entendu le protocole et les condoléances de rigueur. Elle aperçut du coin de l’œil, un homme venir avec hâte a leur rencontre. Il lui sembla le reconnaître, l'eunuque en chef de la concubine Tsilla. Bien que n'en portant pas le titre, elle était considérée comme la favorite du Khagan, elle était selon des dire des serviteurs, celle qu'il "visitait" le plus souvent. Elle se serait bien passée de connaitre ce genre de détails, mais dans la mesure ou beaucoup de serviteurs n'avaient rien d'autres a faire que se relayer ce genre d'informations, il était difficile d'y échapper. Veillant a ne point ressentir quoi que ce soit quand a la visite de Burkhan a celle que l'on disait sa favorite, elle s'écarta d'un pas pour le laisser passé lui et son escorte. " Il semble que votre grandeur soit attendue, je ne vais dont point vous retardée d'avantage et m'en retourner a ma promenade. "

Elle jeta un coup d’œil a son escorte pour leur signaler leur départ imminent et se rendit compte de leurs troubles, ils paraissaient tendus. Elle en compris rapidement la cause, l'escorte de Burkhan faisait le double de la sienne, sans compter l'eunuque et la servante qui l'accompagnaient. Une escorte qui pour l'heure fixait avec réprobation, voir hostilité la sienne. Sauf qu'ils ignoraient que la faute ne revenait pas a ses gens, elle était parfaitement a même d'assurer sa sécurité seule, ils devraient s’estimer heureux qu'elle ne se ballade pas simplement sans personne a ses cotés. Ce n'était d'ailleurs pas l'envie qui lui en manquait, mais au vue des circonstances et de son récent retour au palais, mieux valait un minimum respecter le protocole. Elle planta dont son regard sur eux jusqu’à ce qu'ils se détournent, qu'ils s'occupent dont de conduire leur Khagan a son " occupation nocturne " . L'eunuque de Tsilla attendait toujours quand l'eunuque de Burkhan murmura avec révérence.  " La nuit se fait noire et fort froide, peut être n'est il pas opportun de laisser la princesse regagnait seule son pavillon ? " Par les dieux, de quoi se mêlait il ? Voulait il qu'elle lui fasse avalé sa Deel ? Pourtant a y regarder de plus prés, ce n'est pas tant de sa sécurité qu'il semblait se soucier. Il jeté des regards peu amicaux en direction de l'eunuque de la "favorite" de son Khagan. Aurait il dont un problème avec le fait que son Khagan aille la visiter ? Et alors quoi ? Non, il n'était tout de même pas en train de suggéré que Burkhan la raccompagne a son pavillon, faisant d'elle une distraction ? Pourtant c'était bien la ce qu’elle le soupçonnait de faire, il n'était pas rare que les eunuques aient grande importance dans la vie de leur Khagan allant même parfois jusqu’à les aiguiller dans leurs choix plus qu'ils ne le devraient, ce de manière subtile et détournée. Sauf que ce n'était pas lui que regardait désormais l'eunuque de Tsilla avec hostilité, c'était elle.

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Burkhan Xaï



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MessageSujet: Re: C'est dans la jalousie que prend naissance le venin de la discorde. (PV)    Sam 27 Juin - 20:32



L'hiver s'était désormais installé sur l'Empire Tsian, et bien que Burkhan ai été habitué toute sa vie aux basses températures et aux longues nuits de Jing, celles qui se profilaient lui semblaient bien plus terrible, bien plus impardonnable et bien sombres que toutes celles qu'il avait connu. Son frère n'était plus. Victime de malchance, et d'un impardonnable assassin, il avait rendu son dernier souffle alors que sa tête avait roulé sur le sol. Une infirmière avait également fait les frais des maléfiques desseins de cet homme dont l'identité faisait toujours mystère. Trois cycles, qui avaient paru trois années, s'étaient écoulés depuis cette nuit là. Burkhan s'en souvenait comme si les choses dataient de la veille. Cette nouvelle l'avait frappé de nulle part, et il avait immédiatement fait bouclé le Palais. Lui-même s'était précipité auprès de sa fille, et s'était tenu prêt pendant des heures, son kusarigama fermement ancré dans sa main droite. Lorsque l'assassin s'était échappé, il était tombé à genoux et s'était pris la tête à deux mains. Et il avait pleuré pendant quelques heures de plus.

Depuis, la farandole des condoléances avait déferlé sur le Palais. Des diplomates, des rouleaux lui avaient été présentés. Tous l'avait assuré que le monde partageait son deuil. Balivernes, tout ceci n'était rien de plus que des mots de circonstances. Si le Khagan ne doutait pas que certains soient réellement attristés par sa perte, il n'oubliait pas que la mort de Lims ne changeait rien à leur vie. Malgré tout, il acceptait tout ces messages avec le même sourire triste, fatigué. Depuis trois cycles, il peinait à trouver le sommeil. La bonne humeur à laquelle il avait été sujet pendant les cycles qui avaient suivis le retour de Lims s'était dissipé, et le masque était devenu de rigueur pour le nouveau patriarche des Xaï. Il n'était plus aussi affable avec ses citoyens, plus cassant avec ses conseillers, plus distant en général. Lors du premier cycle après la mort du Prince, c'était Alia qui en avait pâti. Burkhan se sentait responsable de la perte de Lims, et avait eu bien du mal à regarder sa fille en face. Perdu dans une situation similaire à la perte de sa femme Tuuya, Burkhan s'était muré dans la solitude. Sans son frère pour le soutenir, il avait fallu l'arrivée en provenance du Lai Xai de sa mère et de sa sœur pour lui redonner espoir. En effet, Shine, de deux ans sa cadette, lui était apparue avec une silhouette qui donna au Khagan les larmes aux yeux. Le ventre rond, la seule représentante féminine de la septième génération des Xai attendait enfin son premier né. Cela avait également redonné le sourire à Alia, et cette dernière reçut de son paternel la promesse qu'elle pourrait visiter son futur cousin dans un futur proche.

En ce qui concernait l'autre princesse du Palais, Tshona Tchung, le Khagan l'avait délaissé depuis quelque temps, n'ayant guère le cœur à discuter de quoi que ce soit avec elle. Mais le fait qu'il ai a plusieurs reprises eu vent de bruit de couloir mentionner la Princesse comme responsable de la mort de Lims l'avait fait grincer des dents. Ce genre de rumeurs étaient monnaie courante dans les hautes sphères du Tsian, pourtant, Burkhan avait toujours autant de mal à s'y faire. Peut-être que l'annonce de ses fiançailles avec la Tchung apaiserait quelque peu les rumeurs. Mais avant cela, il devrait en parler avec elle.

Pour l'heure, il se trouvait dans un conseil dont l'intérêt s'étiolait au fil des minutes. Le sujet de discussion principale avait été les mesures à prendre face à l'hiver imminent. Le but était évidemment de limiter toute maladie de se répandre, et d'essuyer le moins de perte possible durant cette longue période de froid qui s'annonçait. Puis, après les dernières nouvelles concernant l'assassin en cavale, c'était présenté un sujet bien plus ennuyeux pour Burkhan. Avec la mort de son frère, le clan Xaï était désormais exsangue, vide de tout héritier masculin. Seules demeurait Alia, en plus de Shine et de Sarkhan, la mère de Burkhan, qui étaient elle en charge de la province natale de Lai Xai. Ainsi, les demandes de ses conseillers se faisaient chaque jour plus pressantes: Mon Khagan, il est impératif pour votre bien d'avoir des héritiers supplémentaires. disait l'un. Votre position future est désormais bien fragile, un héritier est indispensable. lançait l'autre. Étant donnée l'absence sur le trône d'une Khagin, il serait judicieux que sa Grandeur honore de sa présence l'une de ses concubines. Puis-je suggérer Dame Tsilla? Elle serait probablement ravie de vous apporter quelque réconforts...

Excellent. Annonça brusquement Burkhan en se levant d'un bond. Il n'avait jamais été vraiment adepte des visites aux concubines, mais n'importe quel prétexte était bon pour échapper à ce conseil qui durait depuis bien trop longtemps. Je vais visiter Dame Tsilla. Elle même pleure la perte de dizaines de citoyens de son khanat natal de Temshang. Il me semble... bien opportun que de lui rendre visite... Il avait parlé sans vraiment réfléchir, seulement avec la hâte de quitter cette salle trop étroite, où il se sentait comme compressé. Se précipitant au dehors, il inspirait une grande bouffée d'air. Devant lui se trouvait son eunuque en chef, Ephraim. Ce dernier arborait un léger sourire en coin. Il rendait bien deux tête au Khagan. Son corps frêle, son crâne chauve et un léger embonpoint le rendait inoffensif aux yeux de bien du monde. En un sens, c'était le cas, mais Ephraim savait manier les mots, et compensait son physique peu avantageux par une grande ingénierie, et un dévouement sans faille envers son Khagan. Depuis la mort de Lims, Burkhan avait passé beaucoup de temps avec l'eunuque, et commençait à nouer une réelle complicité avec le petit homme. Mon Khagan retarde-il ses impériaux besoin depuis trop longtemps pour se mouvoir avec tant de précipitation? commenta-il, amusé. A cela, le Khagan répondit d'abord par un sourire en coin, puis par un soupir. Tu sais très bien ce qui cause mon agitation, Ephraim. Mais cette fois, il semblerait que je me sois trop précipité. J'ai dit que je rendrais visite à Dame Tsilla... à nouveau il soupira. Je suppose que ça ne peut guère faire de mal.

Burkhan, suivi d'Ephraim, de sa servante et de deux gardes impériaux, avait ensuite pris la direction de l'aile du Palais réservé au femme. A plusieurs reprises, il s'était gratté l'arrière de la tête. Déjà que d'ordinaire il était bien peu enclin à visiter ses concubines, alors en ces temps de chagrin, c'était bien la dernière chose qu'il avait en tête. Pourtant, Tsilla, la jeune femme originaire de Temshang, aurait été un parti d'exception pour l'immense majorité des hommes de cette terre. Un joli minois, issue de bonne famille, de bonnes manières, une parfaite maîtrise des protocoles, rares étaient les reproches que l'on pouvait faire à sa concubine. Mais c'était ainsi, depuis la mort de Tuuya, Burkhan n'avait que rarement pensé aux femmes. Seule la Tchung avait occupé ses pensées au cours des derniers mois, mais cela, c'était pour des motifs bien différents que des pulsion primitives. Sauf cette fois là... Mais s'arrachant à se souvenir honteux, le Khagan secoua vivement la tête. Lui et son escorte pénétrait dans la cour intérieure, qui donnait sur les pavillons des femmes. C'était un espace assez ouvert, avec en son centre un petit ponton de bois surplombant un cours d'eau artificiel qui ne tarderait pas à geler. L'air était froid, et Burkhan n'était absolument pas vêtu en conséquences, mais cela ne l'affectait pas. Il avait connu les temps glaciaires de Lai Xai, tant et si bien qu'en ce jour ou beaucoup grelotteraient, lui sentait les griffes du froid glisser sur son corps entraîné, telles la caresse d'une brise de printemps. Mon Khagan devrait prendre garde à ne pas attraper froid. Une telle mésaventure à déjà emporté l'Empereur de Kyang cette année. Glissa Ephraim. Ne t'en fait pas. Quand je suis né, la température était deux fois plus basse qu'aujourd'hui. Rétorqua Burkhan avec assurance.

Parvenu sur le ponton, quelle ne fût pas sa surprise de découvrir la Princesse Impériale Tshona Tchung. Tout à sa conversation avec l'eunuque, il n'avait pas prêté attention à son environnement. S'inclinant face à lui, la Princesse, flanquée de son propre eunuque et de sa servante, semblait tout aussi surprise. Cela transparut dans ses premiers mots, auxquels le Khagan ne répondit pas verbalement, se contentant de lancer un regard amusé à celle qui serait bientôt sa khagin. En d'autres circonstances, il aurait pu prendre ses mots pour de la jalousie féminine, mais il savait pertinemment qu'il n'en était rien. Lorsque la Tchung mentionna Alia, en revanche, les lèvres du Xai se délièrent. C'est bien aimable à vous, mais force est de constater que le courage de cet enfant dépasse de loin le mien. Il est incroyable pour une fillette de son âge de parvenir à garder la tête haute dans cette dure épreuve... Une grimace, à peine perceptible, ainsi que quelques larmes montèrent aux yeux de Burkhan, mais il les chassa bien vite. Le sujet de la mort de Lims était bien délicat à aborder, et inlassablement, la culpabilité refaisait surface dans l'esprit de Burkhan, dès que son défunt frère était mentionné. C'est le moment que choisi l'eunuque de Tsilla, la concubine qu'il s'apprêtait à visiter, pour paraître devant lui. Après s'être agenouillé avec zèle, il annonça, presque fièrement, plus fort que nécessaire: Votre Grandeur, Dame Tsilla m'envoie vous annoncer qu'elle est prête à vous recevoir, et qu'elle se languit d'avance de votre impériale visite. Burkhan lui lança un regard circonspect. C'était peu de dire que cet eunuque était fier d'être au service de celle que beaucoup nommait sa favorite. Il avait parlé, le torse légèrement bombé, d'une voix forte, comme s'il voulait que tous au Palais, et particulièrement les autres concubines, soient au courant que sa maîtresse était privilégié par le Grand Khagan. Burkhan ne prit pas la peine de répondre, jetant un léger regard à Ephraim dans son dos, avant de reporter son attention sur la Tchung. Cette dernière, probablement gênée par les révélations de l'eunuque, annonçait également son départ.

C'est alors qu'Ephraim intervint. Proposant de faire raccompagner la Princesse à ses appartements, il s'attira immédiatement les foudres du servant de Tsilla. Intérieurement, Burkhan souriait, Qu'est-ce qu'il est malin, cet eunuque. pensait-il. Puis, annonçant à tous: Excellente idée Ephraim. Je vais personnellement conduire la Princesse Tchung vers ses quartiers. Vous autres, vous pouvez disposer, votre présence n'est pas requise. Ajouta-il à l'intention de leurs escortes respectives. Puis, tournant son attention vers l'eunuque de Tsilla, il lança: Veuillez prévenir Dame Tsilla que mon arrivée sera légèrement retardé, s'il vous plaît. Impuissant face à l'ordre impérial, l'eunuque s'inclina, non sans incendier Tshona du regard. Burkhan nota cela, mais préféra faire comme si de rien n'était. Une fois seule avec sa future Khagin, il annonça: Pardonnez ces manières peu protocolaire, elles découlent simplement de quelques événements sans importance. Il avait préféré éluder lesdits événements, du moins pour l'instant. S'arrêtant pour observer le ciel, il hésita longuement avant de reprendre, faute de savoir quoi dire. Il opta finalement pour une phrase badine: C'est un bon temps pour une promenade, n'est-ce pas? Cela ferait la conversation pour un instant. Au fond de lui, le Khagan savait qu'il ne faisait que retarder la fatidique échéance de sa visite à Tsilla, mais chaque minute gagnée était à prendre. Il n'avait vraiment pas le cœur à ça.
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Tshona Tchung



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MessageSujet: Re: C'est dans la jalousie que prend naissance le venin de la discorde. (PV)    Dim 8 Nov - 18:48


Quand Burkhan répondit a ses quelques paroles concernant Alia, elle nota tout de suite la fierté et l'affection habituelle qui le caractérisait lorsqu'il était mention de sa fille. Néanmoins a mesure que les mots quittaient ses lèvres, elle ne put s’empêcher de remarquer la mélancolie qui couvait sous son attitude neutre, si elle avait pue doutée d'avoir imaginer la grimace étirant un instant ses traits, ses yeux brillants eux ne pouvaient lui mentir. Le cœur serré mais bien consciente qu'elle ne pouvait guère céder a son envie de le réconforter, elle se contenta de prononcer quelques paroles qu'elle espérait suffisamment apaisante pour lui apporter soutien, mais pas trop familières pour qu'il ne s'imagine pas qu'elle se permettait avec lui quelques privautés qui sortiraient du cadre de leur arrangement. " Les enfants font souvent preuve d'une force que l'on ne soupçonne pas. Ils sont une perpétuelle source d'exemple sur ce que tout a chacun devrait etre, bien qu'il soit navrant de les voir faire face a des drames nous prouvant cela. "  Elle se permit un léger sourire tandis que ses yeux glissaient dans ceux du Khagan. " Néanmoins si votre grandeur me permet cette réflexion, vous meme sous estimez votre force. Peu d'hommes auraient su avec brio se distinguer dans leurs fonctions alors meme qu'une peine telle que celle a laquelle vous devez faire face, agitait leurs cœurs. "

Elle avait parlée au présent et non au passé, comme ce le permettait déjà la majorité de la cours, elle savait que qu'importe le nombre de cycle passé, Alia et son père avaient encore de nombreux mois d'un deuil difficile a accomplir avant qu'en leur cœur ne commence a guérir le souvenir de la perte qu'ils venaient de connaitre. Elle meme bien que dans une situation différente avait encore grand mal a accepter la perte des siens, cela ajouté a la douleur de ne point avoir été la et d'avoir appris leurs morts de bien trop nombreux cycles après les faits pour que quiconque ne lui accorde la période de deuil que pourtant son cœur ne cesser de lui réclamer.  

Après l'interruption zélé de l'eunuque de la concubine Tsilla, elle s'étonna que Burkhan réponde positivement a la proposition de son propre eunuque quand a la raccompagnait a ses appartements. Passée l'instant de stupeur, elle essaya maladroitement de stipuler a sa grandeur que cela n'était guère nécessaire, mais ce dernier trop occupé a congédier leurs gens ne sembla guère prêter attention a ses paroles. Pour sur voila qui n'arrangerait guère sa présence au palais, en effet la plupart des concubines avaient accueillis au mieux sa présence avec une aimable curiosité au pire avec une jalousie non dissimulée et ce alors meme que leurs fiançailles n'avaient point étés annoncées, quand serait il alors ensuite ? Bien que ses préoccupations soient importantes, elle furent vite détournées par la voix de de Burkhan annonçant a l'eunuque de Tsilla qu'il rejoindrait la concubine plus tard. Pour une raison inconnue, l'idée qu'il la rejoigne après l'avoir raccompagnée la mit fort mal a l'aise. Elle ne laissa guère cette impression prendre racine en son cœur, la repoussant aussi vite qu'elle lui était arrivée. Ce n'était pas comme si il allait passé de l'une a l'autre, pour la simple et bonne raison qu'ils n'avaient pas ce genre de relation. Elle donna dont permission a ses gens de prendre congé, comme le leur avait ordonné Burkhan. 

Une fois qu'ils furent seule, le Khagan s'excusa des événements précédents, ce qui l'étonna, bien qu'elle lui en soit gré. Un fait rare et tout a son honneur au vu de sa position, ce qu'elle ne manqua pas de lui faire remarquer, un léger sourire aux lèvres. " Votre grandeur n'a point a s'excuser de tout cela. La protocole peut etre reproché a beaucoup, mais jamais personne ne se permettrait de le reprocher au grand Khagan. " Une barre inquiète marqua brièvement son font tandis qu'elle s’efforçait de ne rien en laisser paraître, si nul ne reprocherait jamais quelque comportement qu'il soit a Burkhan et surtout pas dame Tsilla, forcément hautement désireuse de le satisfaire, il y'avait fort a parié que c'est a elle qu'elle reprochait son retard en ses appartements. De ce qu'elle avait entendue a demis mots de la bouche d'autres concubines, dame Tsilla était de nature fort jalouse et possessive, bien que rien en public ne dénote de cela, a l'intérieur du harem elle avait semble t'il l'art et la manière de faire en sorte que nul n'oublie qu'elle était sa place, a savoir la favorite de Burkhan.

Après quelques pas et un silence qu'elle se refusait elle meme a briser, ne sachant guère ce que Burkhan pouvait attendre de cette entrevue peu protocolaire, c'est finalement lui qui se décida a prendre la parole. Tandis qu'il se perdait dans son observation du ciel, elle fut quelque peu étonné de le voir partir sur un sujet de pure banalité, mais peu désireuse de le brusquer en cette période qu'elle lui savait douloureuse, elle choisie de jouer le jeu. C'est dont d'un ton neutre et clair qu'elle lui répondit tout en laissant son regard se perdre a son tour dans l'immensité du ciel. " Les climats tempérés de Soriyeo, puis les chaleurs secs des contrées sauvages m'avaient presque fait oubliée le froid mordant du Tsian en cette période. " Son regard se fit soudain mélancolique tandis que son esprit se remplissait du souvenir de ses longues années passées loin du Tsian, mais elle se reprit bien vite. " Ce froid a quelque chose de revigorant, sa morsure vous fait rappeler tout ce que l’atmosphère anesthésiante de la cours vous fait oublier. "   La cours et ses non dits, ses faux semblants oppressants, ses jeux de pouvoirs et ses intrigues dangereuses, un tout qui parfois pouvaient faire oubliés a certains qui ils étaient, ce qu'elle promettait qu'il ne lui arriverait pas.

Se tournant vers Bukhan, elle attendit que son attention se tourne vers elle pour murmurer d'une voix sincère et meurtrie. " J'espère que vous ne m'en voudrait pas de ramener a vous des souvenirs douloureux, mais permettez moi de vous adresser mes condoléances. " Elle s'inclina doucement les yeux brillants. " Après le cortège incessant de bons sentiments que vous avez eu a supporter ces derniers cycles, je sais que les miens arrivent bien tardivement, mais je n'osais imposée a vos cotés une présence que vous n'auriez pas souhaitée. " Elle était forcée de s'admettre que oui, elle avait attendue qu'il fasse mandé sa présence afin peut etre de trouver en elle quelques réconforts, après tout ils partageraient bientôt la vie de l'un et de l'autre, bien que leur relation soit bien loin de ce que l'on attend d'un couple. L'attente avait été veine, jamais il n'avait fait mandé sa présence, pas plus qu'il n'était venus a elle. Leurs rencontres s'étaient bornés a  des salut polis dans les divers événements qui avaient suivis le drame. Elle ne lui en voulait pas, mais sans doute qu'une part d'elle meme acceptée l'idée qu'elle en avait été déçue. Bien décider a ce qu'il n'en sache rien, elle poursuivi. " J'aurais pue certes vous écrire, mais je trouvais cela bien trop impersonnel, puis je pense que votre grandeur a eu suffisamment de rouleaux et de mots de circonstances sans y ajouter les miens alors vide de tous sens. Néanmoins croyez en la sincérité de mes mots, ma peine vous a accompagné jours après jours vous et Alia. "

Bien qu'au contraire de Burkhan, la fillette elle s'était volontiers allée a partager son chagrin avec Tshona, déversant ses larmes en ses bras a de nombreuses reprises. " Bien que n'ayant eu la chance que de peu le connaitre, je sais par l'affection que je lis dans vos yeux et ceux d'Alia qu'il devait etre un homme exceptionnel et je lui saurais toujours reconnaissante de ce qu'il a apporté dans ma vie. " La vérité, son retour au Tsian, une adorable fillette et aussi .. Burkhan. Bien que ses mots la, elle ne les prononça pas ! Les yeux quelques peu hésitants et sa voix s’apparentant a un murmure, elle ajouta. " Je sais que notre relation n'a rien de ce qu'elle devrait etre et que nous nous connaissons bien peu, mais si votre grandeur voulait oublié un instant qui elle est, oublié les convenances et le protocole pour épanché sur un autre sa peine, sachez que je suis la et qu'il me serait un honneur que de tenir ce rôle, meme l'espace d'un instant éphémère. " Elle ponctua ses paroles d'un sourire discret, ses yeux brillants d'une lueur sincère. Qu'importe ce qu'ils étaient l'un pour l'autre, en qu'elles circonstances ils avaient étés amenés a se rencontrer, il s'agissait la de prêter oreille a un homme qui qu'importe qu'il soit Khagan portait en son cœur une grande douleur. Douleur qu'il ne s'était sans doute pas encore autorisé a déverser, ou alors seul, dans l'intimité et sans le soutien dont tout a chacun avait forcément besoin en pareille épreuve. Elle serait ce soutien, du moins si il lui en laissait l’opportunité.


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Burkhan Xaï



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MessageSujet: Re: C'est dans la jalousie que prend naissance le venin de la discorde. (PV)    Mer 11 Nov - 12:32



Lorsque la princesse Tshona Tchung avait commenté ses paroles sur Alia, le Khagan s'était contenté d'un léger sourire, et d'un hochement de tête reconnaissant. La princesse, tout comme lui et Lims de son vivant, savait manier les mots avec talents, et trouvait bien souvent des tournures de phrases efficaces. La suite des événements les amena à se retrouver en tête à tête, dans le silence du petit jardin intérieur. Sans doute un peu gênés par la situation, ils étaient restés bien silencieux durant un certain temps. Ses excuses pour son comportement avaient été acceptées rapidement pour la Tchung.

Au bout de plusieurs minutes, il avait lancé un sujet de conversation badin, espérant simplement retarder l'inévitable échéance qu'était subitement devenue sa visite chez Dame Tsilla. Elle y avait répondu en parlant des climats des contrées qu'elle avait visité. Cela arracha un nouveau sourire à Burkhan. Il transmit à voix haute ses pensées: En dehors de mon Lai Xai natal, e d'une succincte tournée des khanats, je n'ai jamais eu l'occasion de voyager. Dites-moi, comment était-ce, à l'autre bout de ce monde? Comment y est la vie? Comment y sont les gens? Je serais bien curieux de l'apprendre par moi-même, mais... Il ne finit pas sa phrase. Ce n'était pas vraiment nécessaire, tant son issue était évidente. Ses obligations de Khagan, bien sûr, et l'absence de conflits majeurs, l'empêchaient de quitter son Palais bien longtemps. Il aurait bien voulu partir, explorer le monde dans ses moindres recoins, mais ce n'était pas possible.

Finalement, celle qui deviendra sa Khagin lui présenta ses condoléances. Et même si Burkhan en avait reçu des dizaines et des dizaines, à l'écrit comme à l'oral, celles de la princesse lui firent monter les larmes aux yeux. Larmes qu'il essuya bien vite d'un revers de manche. Tshona lui confiait qu'elle n'avait pas osée se placer à ses côtés en ces temps difficiles. N'ayez pas peur des conséquences, suivez votre instinct. Conseilla le Khagan. Je ne sais que trop bien que le jeu des rumeurs et des faux-semblant de la cour peut être déstabilisant, mais de grâce, si vous pensez qu'une chose doit être faites, faites là, sans arrières-pensées. Votre retour à fait beaucoup de bruit, mais vous êtes la Khagin, la souveraine appelée à régner à mes côtés. Votre couronnement n'est pas encore arrivé, et d'ici là, je veillerais sur vous. Mais lorsque nous régnerons ensemble, j'aurais grandement besoin de la femme forte et indépendante que m'a décrit Lims dans ses lettres.

Elle continuait tout de même dans le sujet, disant qu'elle aurait pue écrire, qu'elle partageait sa peine. De peur qu'elle ne s'arrête plus, Burkhan posa doucement sa main sur l'épaule de la princesse, et plongea ses yeux dans les siens: Je sais tout cela. Je n'en ai jamais douté. Je sais aussi qu'Alia est venue à vous plusieurs fois, et je vous suis plus que reconnaissant de l'avoir écouté, quand je n'étais pas en mesure de le faire. Alors la conversation vira sur Lims. Malgré leur rencontre pour le moins mouvementée, la Tchung en faisait tout de même les louanges. Et elle lui proposait de quitter le strict protocole, pour partager la peine qui était en lui, avec elle. Le pouvait-il vraiment? Bien sûr qu'il le pouvait, c'était stupide d'en douter. Le Khagan doutait, il ne voulait pas ennuyer la Tchung avec ses problèmes. Mais c'était aussi les siens, maintenant qu'elle avait accepté de devenir sa Khagin. Et puis, refuser aurait été, en quelque sortes, contredire ses paroles prononcées plus tôt. Alors il acquiesça, et se lança:
Lims avait ses défauts, comme nous tous. Vous en avez eu l'aperçu durant votre rencontre dans le désert. Mais il était la personne la plus dévouée que j'ai eu la chance de connaître. Depuis notre plus tendre enfance, nous avons toujours été très proches. Jamais il n'a manifesté la moindre jalousie à mon égard, jamais un mot plus haut que l'autre... de nombreuses histoires qu'on nous contait parlaient d'un frère aigri, jaloux, mais pas lui. Comme il le disait, il n'était pas un leader, il ne voulait pas de ce titre. Il préférait un rôle de l'ombre, discret mais efficace. Il a toujours été passionné par les intrigues de palais. Et avec sa fâcheuse tendance à écouter tout et n'importe quoi, il s'est attiré pas mal de problèmes. Dans son enfance, c'est quelque chose qu'il savait bien faire, s'attirer des problèmes. Il a toujours eu un côté très séducteur, et certains pères et frères avaient du mal à l'accepter... mais au final, il n'y a jamais eu d'incident grave, et je pense que d'une manière générale, les gens du Lai Xai appréciaient Lims. Il marqua une pause, le temps de reprendre un peu son souffle. Quand nous sommes arrivés à la capitale, ses talents pour les intrigues de cours ont sûrement sauvés beaucoup de tête. C'est lui qui a démasqué le commanditaire des assassins de votre famille. Et sans sa réactivité et sa précision, les pertes auraient pu être bien plus lourde, ce jour-là. Burkhan sentait que rappeler l'épisode de l'assassinat du clan Tchung n'était peut-être pas la meilleure des idées, aussi changea-il vite de sujet. En plus de tout ces talents, il était un frère exemplaire, toujours là pour me prodiguer des conseils et de l'aide. Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais lorsque ma femme est morte, en donnant naissance à Alia, je me suis retrouvé dans un état de désolation bien plus avancé que celui dans lequel je me trouve actuellement. Pour palier à ma perte, j'ai commencé à utiliser le Tsagaan sur ma propre personne, pour revoir Tuuya, encore et encore. Et sans une intervention de Lims, je ne serais même plus de ce monde aujourd'hui. Pour illustrer son propos, Burkhan souleva légèrement les pans de sa Deel, laissant apparaître la profonde cicatrice qui barrait son estomac. Lims m'a sauvé. D'abord de ma folie, puis de ma peine. Grâce à ses actes, puis à ses paroles. C'est aussi lui qui a retrouvé votre trace, et qui a eu l'idée de vous rapatrier. Mais dites-moi, princesse, vous qui avez arpenté les routes arides, à quel point ai-je été stupide pour l'y envoyer seul? Répondez-moi sincèrement, s'il vous plaît.

Son regard se plongea dans le vide. Il venait de dresser le portrait de son frère, et n'était désormais plus capable de parler d'autre chose que de la fin. Et désormais, il n'est plus. Tué alors même que vous veniez de le sauver. Décapité par un assassin qui a déjà disparu dans la nature. Le seul indice que nous ayons, c'est le symbole des Lunes Rouges de Soriyeo, qu'il a laissé derrière lui. Je n'avais jamais entendu de mauvaises choses à leur propos, alors je m'en remet à nouveau à vous, princesse. Vous, qui avez également vécu à Soriyeo, il me semble, que savez-vous des Lunes Rouges? Je répugne à l'idée de les donner coupable, me donnez-vous raison? Ou est-il possible que ce soit l'un d'entre eux qui réalise toutes ces actions morbides? Il fixait sa future femme avec détermination à présent. Il avait besoin de réponses, mais serait-elle seulement capable de lui en donner?
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Tshona Tchung



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MessageSujet: Re: C'est dans la jalousie que prend naissance le venin de la discorde. (PV)    Sam 9 Avr - 15:24


Son cœur se serra quand le Khagan lui avoua n'avoir jamais rien vu d'autres que les contrées du Tsian. C'était malheureusement la le lot de tout grand leader, sauf en temps de paix absolue ou de par des négociations ou de grands événements, le père de la nation devait resté la ou tous estimaient qu'était sa place, son palais. Un palais ou elle meme avait faillie étouffer plus jeune, désormais bien qu'elle n'y soit toujours pas tout a fait a l'aise et devant souvent réprimée ses envies d'envoyer tout le protocole aux quatre vents, elle ne ressentait plus cela. Mais elle, au contraire de Burkhan, elle avait vue le monde. C'est dont de la voix la plus enjouée possible au vu des circonstances qu'elle partagea bien volontiers avec lui son expérience de la vie en dehors du Tsian. " Dans mes premiers instants en dehors du palais ou de l'escorte habituelle d'une princesse impériale, le monde m'a paru immense .. Immense et effrayant. " Elle se surprit a penser le cœur désormais léger a sa première nuit, la faim, la peur, le courage qu'il lui avait fallut pour continuer. " Lors de ma première nuit seule, dans le noir et la faim me tiraillant l'estomac, j'ai faillie faire demi tour des dizaines de fois. " Elle eut un léger sourire. " Mais une fois passées les peurs d'une adolescente en fuite, le monde s'est révélé certes immense, mais surtout vaste .. Vaste de possibilités, merveilleux de découvertes. "

Elle laissa son regard dérivé vers l'horizon tandis qu'elle poursuivait son récit. " Bien sur le monde n'est pas tout blanc, il regorge de dangers et les gens ne sont pas toujours ce que nous espérons qu'ils soient, mais il en vaut la peine. Le monde en vaut la peine et les gens aussi. " Elle se tourna vers lui pour lui sourire. " Croyez bien que quand on vous apprend dés le plus jeune age a ne faire confiance a nul autre qu'a vous meme, vous contant chaque soir que le monde regorge de danger et d’êtres près a prendre votre vie juste de par votre naissance et votre sang, il n'est guère aisé de faire confiance, de se lier. "   D'un vague geste de la main, elle désigna le reste du monde s'étendant au delà des jardins, du palais, du Tsian. " Mais certaines personnes en valent la peine. Certaines personnes vous étonneront par leur gentillesse, leur générosité, leur altruisme, leur bravoure. Nous affrontons chaque jour nos propres épreuves, comme tout a chacun mais ces gens la dehors qui parfois n'ont que leurs vies vous font relativisés bien des choses. " Elle glissa un regard qu'elle voulait confiant dans le sien. " Un jour le Tsian sera unifié, en paix et prospère. Ce jour la vous pourrez voir la monde, mieux encore vous pourrez le faire découvrir a Alia. "

Une vague de tristesse la submergea quand elle pensa a son propre père, malgré leurs différents elle l'avait aimé, et elle savait désormais que lui aussi l'avait aimé. Probable que si il l'avait tenu si fermement a l'écart du monde, c'était dans son aveuglement de père, il avait pensé pouvoir la protéger. Burkhan ne serait pas ce genre de père, elle le connaissait peu, mais elle savait qu'il voudrait le meilleur pour la fillette et le meilleur en passer par la connaissance du monde, meme son propre père avait fini par s'en rendre compte, bien que tristement elle ne l'eut jamais sue de sa bouche. Ne voulant guère que sa propre tristesse ne fasse écho a celle du Khagan, elle chassa ses tristes pensées de son esprit et reporta son attention sur Burkhan, profitant de ces quelques rares moments ensembles pour lui présenter de vrais et sincères condoléances, ce dont elle avait été privé jusqu'alors.

Elle s'en voulut pourtant presque de l'avoir fait quand elle vit des larmes naitrent dans les yeux du Khagan. Cependant ses paroles la rassurèrent. " Je n'ai jamais beaucoup aimée le protocole et j'eu la réputation de mener a bout bien des précepteurs votre grandeur, Lim's ne vous a point menti en vous parlant de mon tempérament ou de mon indépendance. " Elle secoua doucement la tete. " Néanmoins au vu des circonstances, de mon arrivée récente, de ma position encore incertaine et des rumeurs qui ne peuvent malheureusement qu’êtres en ces temps troublés, il me semble plus aviser de pour l'heure garder ma personne en dehors de l'attention générale. " Pour alléger ses paroles, elle ajouta avec un léger sourire. " Bon gré, mal gré de ce qu'il m'en coûte de respecter ce fichu protocole. "

Quand il posa sa main sur son épaule, avant de glisser son regard dans le sien, elle dut presque se retenir de ne pas sursauter. Ce genre de contact ne faisait pas parti de leurs relations, de plus en tant que le guerrier surnommé la Griffe du sigre, elle n'avait guère eu l'occasion d'expérimenter ce genre de contact si ce n'est avec Choi Young, qui lui était comme un frère ou avec des enfants. D'un sourire elle le remercia quand a ses paroles sur sa présence auprès d'Alia. Puis pour se soustraire a la paume reposant sur son épaule, elle se tourna de l'autre coté comme pour regarder le paysage. Ils en vinrent a discuter de Lim's. Elle souriait volontiers aux anecdotes qu'il lui racontait sur son frère, l'affection qui les lier étant palpable dans chacune de ses paroles. " Croyez le ou non, votre frère avec moi a parfaitement su faire taire son coté séducteur. " Et c'était peu de le dire, leur première rencontre avait été pour le moins peu aimable. " Néanmoins il est certain qu'il tenait a vous et a Alia plus qu'a sa vie. Son courage était exemplaire et je ne doute pas qu'il était fort heureux de rester dans l'ombre tant qu'il pouvait veiller sur vous deux. "

Quand il parla de l'implication de Lim's dans la résolution du complot qui avait pris la vie de tout les membres de sa famille, sa peine manqua de peu de la submerger a nouveau, néanmoins par égare pour Burkhan et sa propre perte toute récente, elle prit sur elle pour que ça ne l’affecte pas. Par chance, il l'y aida en changeant rapidement de sujet. Elle fut bouleversée par ses mots, tant par le chagrin qu'ils contenaient, par ce qu'il avait du affronter mais aussi par le fait qu'il lui confit des choses aussi personnelles. " Votre don est un don précieux et je comprend qu"en des circonstances de grandes peines, il ait pue vous pousser jusqu'a l'ombre de la folie. Moi meme si j'avais la possibilité de revoir ma famille, meme dans un semblant de réalité, je ne sais si j'aurais la force de m'y soustraire. " Souriant pour masquer sa peine, elle ajouta. " Vous avez eu grande chance que votre frère soit la pour vous et moi aussi j'ai eu grande chance qu'il le soit pour moi. Sans lui j'arpenterais toujours les routes arides des contrées sauvages, seule, sans espoir de retour et dans l'ignorance de ce qui est arrivé aux miens. "

Quand il lui demanda sa sincérité quand au fait d'avoir envoyé son frère, sur les routes arides des contrées sauvages, elle n'hésita pas. " Vous n'avez point été stupide, ni l'un ni l'autre. " Elle lui adressa un léger sourire. " Peut etre avez vous été un peu impétueux et lui un peu téméraire de se jeter ainsi a ma recherche en un territoire hostile sans avoir moindre idée de ce qu'il y trouverait, mais c'était louable de par votre désir a tout deux d'unifier le Tsian. " Son regard se perdit un instant dans le vide voguant au gré d'années de souvenirs d'une vie difficile, dangereuse et rigoureuse. " Mais votre frère était courageux, volontaire et décidé, meme si il avait su ce qu'il attendait rien ne l'en aurait dissuadé. Je me suis moi meme retrouvé a la merci de ces terres, je m'en suis sortie tout comme lui. N'oubliez jamais que ce n'est pas votre décision qui a pris sa vie. " Les mots étaient difficiles a dire et probablement plus dure encore a entendre mais elle savait qu'il en avait besoin. " Lim's est mort ici, dans ce palais ou il aurait du etre a l'abri. Mort a cause de la cruauté et de la folie d'un homme. Vous n'auriez pas pu évité cela, ni vous ni personne. Les contrées sauvages n'ont pas tués votre frère, c'est cet homme qui l'a fait, ne l'oubliez jamais. "

La discutions se poursuivit donc naturellement sur les circonstances de la mort du prince et bien que le sujet soit délicat et douloureux, elle n'était pas mécontente de pouvoir l'aborder avec lui, surtout au vu des rumeurs qui couraient sur le coupable. Elle glissa un regard sincère, mais surtout déterminé et protecteur dans le sien. " Mes oreilles ont eu vent de ses horribles rumeurs ralliant cet homme aux "Lunes rouges". Je puis faire serment sur ma vie que cet homme n'agit aucunement sous leur commandement. Certes il a pu recevoir leur enseignement, mais je sais que jamais il n'aurait gardé un etre aussi vil dans leurs rangs. "   Afin d’être sur qu'il n'est nulles raisons de mettre sa parole en doute, elle lui confia ce que bien peu de personnes savaient sur elle. " Vous avez du entendre parler du commandant Choi Young, le plus jeune ayant jamais accédé a ce rang. Il succède a la princesse et au commandeur dans la chaîne de commandement des "Lunes rouges". Elle attendit qu'il acquiesce avant de poursuivre. " Cet homme est mon ami, le meilleur qui soit. C'est un homme honnête, intègre, a qui je dois la vie et bien plus encore. C'est lui qui m'a tout apprit de l'art du combat. Il défend de nobles valeurs, et jamais il ne consentirait a protéger quelque chose ou quelqu'un qui ne soit pas en accord avec ce qu'il est. Hors il donnerait sa vie tant pour les "Lunes Rouges", que pour la première princesse royale qui en est leur gardienne. "

Bien consciente de s’être légèrement laissé emporter. Elle enchaîna d'une voix plus posée, mais toujours porteuse de la grande affection qu'elle portait a Choi Young, aux "Lune Rouges" et a Soriyeo. " Je pense que cet homme qui, qu'il soit essaie de salir les Lunes Rouges " voir meme d'amorcer un conflit avec Soriyeo. Quelques soit ses vrais intentions, m'est avis que vous devriez vous rapprocher de Soriyeo. Je sais que la princesse serait tout a fait ouverte a une discutions, Choi Young m'en parle de tellement belle façon dans ses lettres. " Elle glissa son regard dans le sien et d'un sourire confiant, elle ajouta. " Si votre grandeur le souhaitait, je pourrais écrire a Choi Young, il vous apporterait volontiers son aide et si cela était votre désir, je suis sure que nous pourrions meme convenir d'une rencontre. " Elle espérait sincèrement qu'il dirait oui, elle avait acceptée de devenir sa femme pour de nombreuses raisons et l'idée d'une alliance avec Soriyeo en faisait parti. Un Tsian fort et uni, viendrait d'un Tsian ouvert et aux nombreux alliés. Rester a savoir si le Khagan honorerait les mots qu'il avait prononcé a savoir, lui accorder sa confiance et la laisser s'impliquer dans les affaires impériales.


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