Venez parcourir des contrées d'inspiration asiatique, en des temps reculés où régnaient les mystères, l'amour, les complots et la guerre.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Entre songes et réalité. (PV)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sian Nyang
Fondatrice / Admin
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 19/07/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 25

MessageSujet: Entre songes et réalité. (PV)    Mer 10 Juin - 13:13



La première princesse royale Sian Nyang était en Miyong depuis 6 jours maintenant. Le mois d'Eternok arriverait bientôt a son terme, se terminant par la fête des lanternes. Si elle avait été a Soriyeo, elle aurait passée ces derniers jours a en peaufiner les derniers détails, au royaume l'ambiance devait être a l’allégresse et a l’impatience. En Miyong, il en était tout autre, ayant perdu leur impératrice, la mère de la nation, l'empire n'avait guère le cœur a faire la fête. Cela s'en ressentait jusqu'en dans l'organisation du palais, agitée d'une effervescence triste. Depuis le jour de son arrivée, les cortèges de délégation, d'invités ou de messagers, tous porteur de messages de deuils et de soutien n'avaient pas cessés d'aller et venir en un flot constant. La plupart se faisant représentaient par un membre féminin, jeune et disponible pour une union avec l'empereur. Une hypocrisie qui avait le don d'agiter le cœur de la princesse de façon fort désagréable. Néanmoins, pouvait elle les en blâmer ? Après tout, si elle n'avait pas été déjà en voyage a Miyong, la cour royale n'aurait t'elle pas fait de même ? Probable que si, il aurait été envoyé a l'empereur une de ses sœurs pour lui apporter quelques soutiens, mais par la même lui murmurer a l'oreille la possibilité d'un mariage.

A cette simple pensée, la main de la princesse se crispa sur le pinceau délicat qu'elle avait en main, ruinant ainsi son ouvrage. Elle s'en voulut de s’être laisser distraire quand elle constata qu'une large tache d'encre rendait illisible certaines partie du parchemin qu'elle était en train d'écrire au commandant Choi Young. Elle n'avait bien entendue pas encore eu de ses nouvelles, lui même n'ayant pas encore reçut son précédent parchemin, mais elle espérait qu'en lui envoyant des rouleaux réguliers, attestant du fait que Tankishi n'avait plus causer le moindre problème, elle saurait le mettre suffisamment en confiance pour le convaincre de rester a Soriyeo. En dehors de ce but, il fallait bien avoué aussi, qu'elle n'avait guère autre chose a faire pour occuper ses journées, qui depuis son arrivée ressemblaient a une longue routine monotone. L'empereur accaparé tant par ses fonctions que par les obligations causaient par son deuil, n'avait guère eu l'occasion de lui rendre beaucoup de visites. Ils se croisaient tout au plus, l'emplissant de plus de regrets qu'elle n'aurait due se le permettre. Il était cruel de constater qu'il lui manquait bien plus maintenant qu'ils respiraient le même air, que quand des centaines de kilomètres les séparaient. Au dela de ce manque, elle ressentait un immense tristesse, leur éloignement faisait qu'elle était bien incapable de lui prodiguer le moindre réconfort, en cela elle se sentait impuissante.

Néanmoins si elle ne pouvait être la physiquement, elle l'était spirituellement. Chaque matin, toute vêtue de blanc, pieds nus et dépourvu de tout artifice, elle se rendait au temple du palais. Agenouillée sur le sol, paupières clauses, elles y restait de longues heures, priant pour la défunte impératrice, pour l'empire et surtout pour l'empereur. Elle implorait les dieux pour que des années de bonheur et de prospérité succèdent a ce grand malheur, afin qu'il n'ait pas a porté le poids de ce deuil sans trouver un grand réconfort dans l'avenir. Elle ne quittait sa position que quand l'un des prêtres, soucieux de sa santé, ne vienne l'obliger a aller prendre quelques repos, le plus souvent une fois l'heure du déjeuner tardivement dépassée. Après ses prières, elle s'en retournait dont au pavillon des invités, qui au fil des jours s'étaient fait de moins en moins tranquille. Si ses journée étaient rythmées par les prières et par une routine bien établie, lecture, écriture de parchemins, ballade, broderie .. Il en était tout autre de ses nuits.

Ses nuits, elles appartenaient au royaume des songes et certaines nuits ses songes appartenaient a l'empereur. Alors que le soleil de son sixième jour a Miyong avait laissée la place a la nuit, la princesse assise sur sa couche se remémora comment tout avait commencé au soir de son premier jour en Miyong. Ce jour ou elle avait soignée l'empereur dans ses appartements. Après son départ le sommeil n’avait pas tardé a la gagné. Elle avait rêvée, mais ça n'avait rien eu d'un rêve ordinaire. Elle en était a la fois la spectatrice et l'actrice. Toute de blanc vêtue, elle se voyait évoluait dans une réalité qui n'existait que dans des rêves qu'elle s'interdisait pourtant d'avoir. Elle avait déjà fait ce genre de rêve. Une fois. Lors de son dernier voyage en Miyong. Tout était éclatant, quoi que comme enveloppée d'une légère brume, exactement comme la première fois, sauf que ce rêve ci n'eut rien avoir avec le premier. Elle s'était vue déambulée dans le palais jusqu'a atteindre le temple ou elle l'avait trouvé lui. Prostré et se laissant allé a son chagrin, l'empereur. Elle s'était vue le rejoindre, ce dernier a son approche avait levé un regard plein d'espoir et elle l'avait étreint, étreint comme leur relation et le protocole ne le permettait pas. Et alors que son cœur se brisait de ne pouvoir sentir cette étreinte, une jalousie malvenue s’insinuant dans ses pensées, c'est la qu'elle l'avait vue. Tout comme la première fois, il fixait la scène comme elle, incapable de s'en détacher et tout de blanc vêtu. Quand leurs yeux s'étaient croisés, il n'y'avait plus rien eu, si ce n'est un réveil douloureux a la réalité.

Si il était déstabilisant de se voir spectatrice et actrice de l'un de ses songes, il l'était plus encore d'y apercevoir l'empereur lui même acteur et spectateur. Elle ne comprenait pas le message qu'elle devait y déceler, si tentait bien sur qu'il y'en ai un. Elle attribua tout cela a son inquiétude pour l'empereur et n'y pensa plus, d'autant que le second soir, il n'y'eut pas le moindre songe. Une nuit sans rêves. Pourtant il aurait été mal avisé de l'en croire délivré, en effet la troisième et la quatrième nuit, les songes étaient revenus. Toujours les mêmes, inlassablement elle se contemplait a donner a l’empereur un réconfort qu'il lui était hors d'atteinte. Et chaque nuit, sous la surprise de découvrir une autre version de l'empereur contemplait la scène, elle se réveillait en sursaut, un étau enserrant son cœur bouleverser. Alors que ces curieux songes en venaient a occuper ses pensées tout le long de la journée, ils lui firent défaut a la nuit du cinquième jour. Elle dut alors admettre qu'elle le regrettait, si l'empereur lui manquait dans la dure réalité de son emplois du temps, elle avait trouvée en ces songes étranges, une douce échappatoire. Et alors qu'elle se laissait allée a y penser plus qu'elle n'aurait due, ses yeux s'étaient posés sur son poignet et y rencontrant des perles familières, elle avait compris. D'une façon ou d'une autre quand elle portait son bracelet, il la protéger des songes, elle n'en avait fait que les nuits ou elle était éloignée de sa magie.

Elle avait passée ce sixième jour a se convaincre qu'il n'était pas convenable pour elle d'avoir pareils rêves et que mieux valait que tout cela cesse. Pourtant a la nuit tombée et au moment de se mettre au lit, ses belles certitudes avaient volés en éclats. Après tout quel mal y'avait il a rêver ? Ce qui habitait ses songes ne seraient jamais une réalité, mais n'avait t'elle pas le droit d'y puiser quelques bonheurs, après tout n'étais ce pas ce que son inconscient lui réclamer en lui imposant encore et encore le même songe ? Lasse de se débattre avec elle même, Sian Nyang délaissa son bracelet qu'elle abandonna sur une table basse, elle alla ensuite enfuir tout sentiments de culpabilité au fond de son lit et elle ne tarda pas a sombré dans le sommeil.

C'est sans surprise qu'elle découvrit en son esprit les jardins du palais. La brume était la, a la fois blanche et translucide et n’ôtant rien aux couleurs intenses des paysages. Contrairement a ses songes précédent, elle prit un autre chemin, elle savait ou elle devait se rendre, elle n'avait pas besoin de suivre son double. Si la réponse de ces songes étaient ce qu'elle croyait alors ce n'était pas la scène dont son double serait l'actrice qui l’intéressait. Elle parvint rapidement au temple, elle y vit la même scène perpétuelle, mais elle le vit aussi lui. Il lui tournait le dos et ne l'avait probablement pas entendue arrivé, sans quoi il se serait déjà retourné et elle se serait réveillée. Elle s'avança doucement, son cœur battant la chamade, tandis qu'elle s’efforçait de faire taire sa culpabilité, ce n'était rien de plus qu'un rêve, qui y'avait il de mal a rêver. Arrivée a proximité de lui, d'une main tremblante, elle saisit la manche du Hanfu blanc de l'empereur. Ce dernier sursauta légèrement avant de se tourner vers elle les yeux écarquillés. De crainte qu'elle ne s'éveille comme toujours a l'instant ou leurs yeux se croisaient, elle s'accrocha a lui, murmurant ce que ses lèvres brûlaient de dire depuis ce qui lui semblait une éternité. " Faut il que même dans les songes vous me fuyez ? Ne pouvez vous dont pas m'étreindre ? Me permettre de soulager votre fardeau et de vous apporter quelques réconforts ? "

Elle glissa son autre main sur l'autre bras de l'empereur, tandis que ses yeux s'accrochaient aux siens, en une supplication muette. " Quel est le message de ce songe ? Vous suis je donc indifférente au point que même dans les songes vous ne puissiez vous résoudre a acceptée mon affection ? " Son cœur battant la chamade, elle laissa sa tête se poser sur le torse de l'empereur, murmurant dans un dernier souffle. " Serrez moi dans vos bras mon dragon, laissez moi juste le temps d'un songe être celle dont vous avez besoin ? Juste le temps d'un rêve ... " Fermant les yeux, elle resta ainsi dans l'attente de sentir les bras de l'empereur se refermer sur elle. Toute culpabilité l'avait quittée, après tout ce n'était la qu'un songe qui n'appartenait qu'a elle seule. Quel mal y'avait il a cela ? N'était ce pas les dieux qui envoyaient les songes ? Non, nulle culpabilité a avoir. Mais ce qu'ignorait la princesse Sian Nyang, tout comme l'empereur lui même, c'est que les dieux n'avaient rien avoir avec ces songes, des songes qui étaient bien plus que des rêves. Libérés de la magie du bracelet, ses aptitudes de Gumiho se développer sans entraves lui permettant de se glisser dans les rêves d’autrui .. Jusque dans les rêves d'un empereur même.  C'était de leurs deux rêves esseulés, l'un pensant a l'autre, que naissait cette réalité des songes nuit après nuit, mais ça tout deux l'ignoraient.  


_________________
  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sun Xian
Admin
avatar

Messages : 134
Date d'inscription : 21/07/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 34

MessageSujet: Re: Entre songes et réalité. (PV)    Jeu 11 Juin - 23:00


Entre songes et réalité


The power of love, A force from above, Cleaning my soul, Flame on burn desire, Love with tongues of fire, Purge the soul, Make love your goal. ⊹ L'épouse passa minutieusement son peigne d'ivoire dans les longs cheveux de l'empereur, s'attaquant doucement aux quelques nœuds qui s'étaient malencontreusement formés au cours de la journée, une situation plutôt rare considérant que sa chevelure était mince et peu apte à s'emmêler inutilement. Son nouveau rang l'enchantait, évidemment, il s'agissait d'une récompense parmi tant d'autre de la part de Sa Majesté, et ce, même si elle n'avait jamais été du genre ambitieuse dans le cercle de femmes impériales. Ses filles ne comprenaient pas encore le sérieux de cette situation, elles étaient simplement ravies que la norme demande à ce qu'elles célèbrent son nouveau titre. De son côté, Lin était simplement heureuse de savoir qu'elle avait la chance de porter une tenue rouge pour l'évènement. D'une autre partie, elle était profondément embarrassée d'avoir des pensées aussi impures peu après le triste décès de l'impératrice de Miyong.

- Sa Majesté semble être si épuisé, dit-elle en posant une main délicate sur l'épaule tendue de l'empereur. Celui-ci déplaça sa main sur la sienne et la serra doucement, ses pensées si vagues et peu concentrées sur la présence amicale de cette bonne femme. Le manque d'énergie de l'empereur l'attrista et elle se pencha pour entourer ses épaules de ses bras frêles, simplement vêtu de sa tenue de nuit. Je m'inquiète pour vous, Votre Majesté.

Le trentenaire ferma brièvement les yeux, puis cligna des paupières à quelques reprises. La douleur agrémentait toujours son cœur emplit de regrets. Il ne pouvait s'empêcher de songer à la façon dont il avait été si cruel envers Guan Yinping, alors qu'elle avait fait de son mieux pour le supporter et l'accompagner sur la voie du pouvoir. Quand il l'avait épousé, ce n'était pas pour suivre ce rêve d'amour dont parlait beaucoup les femmes, c'était une question de politique stratégique. Sa famille était relativement honorable, riche et possédait beaucoup d'influence dans la cour impériale ainsi que sur le territoire. Elle avait été un choix judicieux, mais les dieux semblaient avoir pensé le contraire en lui arrachant son unique fils et la mère désespérée quelques années plus tard.

-Dormons, dit-il simplement avant de s'étendre confortablement sur le lit et en tirant la couverture de soie sur son corps. Il fit signe à sa belle amie de se joindre à lui, ce qu'elle fit sans hésitation. La nouvelle épouse se déplaça gracieusement sur les draps et se lova contre lui alors qu'il passait un bras autour de ses frêles épaules. Lin avait toujours été là pour lui, et ce, même s'il avait désiré un destin différent pour elle. Il n'avait jamais compris pourquoi elle s'était fait admise dans le palais interne. Elle méritait pourtant mieux, mieux qu'un homme tel que lui.

L'eunuque Chen Po arriva quelques minutes plus tard pour éteindre les dernières bougies et fermer les rideaux de soie offrant beaucoup plus d'intimité au couple. Peu de temps après cela, l'empereur laissa ses lourdes paupières se fermer et sombra rapidement dans un sommeil durement mérité. L'insomnie l'avait clairement embêté au courant des derniers jours, mais depuis l'arrivée de la princesse de Soriyeo, ses nuits étaient devenues plus faciles, mais ses rêves, toujours aussi mystérieux.


Le monarque était situé à nouveau devant le temple. Cela était peu impressionnant, considérant que même dans ce monde irréel, il poursuivait la route pieuse de l'époux endeuillé. Il examina soigneusement les poutres et les décorations à l'extérieur du bâtiment religieux. Avait-il seulement réussi dans une seule relation auparavant? Il était un fils indigne, détestable et avait abandonné sa mère, pour ensuite tuer son frère pour sa propre ambition. Était-ce réellement de l'ambition? Son unique désir avait été un créer un monde à son image, une vision que son frère ne pouvait possiblement faire par lui-même, trop préoccupé par le vin, ses femmes et les distractions futiles.

Il sursauta brusquement en sentant une pression sur son bras et se tourna prestement en direction de «l'attaque». Les traits de son visage s'adoucirent aussitôt en apercevant sa céleste renarde devant lui, habillée de manière similaire. Leurs yeux se rencontraient, causant chez lui un bien bel émoi. Ses mains devinrent aussitôt moities, aussi moites que le permettait un rêve et son regard sombre se fit intense comme s'il s'apprêtait à plonger dans l'âme de la princesse.

-Vous êtes bien bonne, ma renarde, rétorqua-t-il doucement. Cependant, vos mots, si précieux fussent-ils, doivent être acceptés avec prudence, car mon corps ne serait bien vous interprêter, ajouta ensuite l'empereur honnêtement. S'il était un gentilhomme, il n'en restait pas moins un homme, un adulte avec des envies et des désirs dont il ne fallait pas prononcer à voix haute. Son corps en entier se crispa douloureusement lorsqu'elle posa sa tête recouverte de ses sombres cheveux bruns sur son torse. Ses mains, quant à elles, glissaient sur les bras de Sian Nyang et s'arrêtaient sur ses épaules, la serrant un peu plus contre lui.

Il n'appréciait pas la tristesse qu'affichait sa céleste renarde. Les rêves étaient peut-être une réalité où il était possible de tout faire, sans les restrictions du monde des vivants, mais il ne fallait point abuser de cette magnifique liberté. C'était le genre de liberté sans limite qui détruisait l'envie du réel, du monde vrai et ses difficultés.

Après un bref moment d'hésitation, il s'écarta afin de la serrer plus confortablement dans ses bras comme elle en avait fait si sincèrement la demande. Dans les histoires et les légendes de son pays, les mythes entourant les femmes renardes les démontraient comme de vils séductrices, frôlant la vie de chamane, capable d'enticher le plus sérieux des hommes d'un simple battement de paupière, de la simple révélation d'un délicat poignet. Toutefois, sa renarde n'était point l'une de ses monstruosités.  L'une de ces vilaines créatures sans foi ni loi.

- Que nous arrive-t-il? s'enquit vaguement le père de la nation en levant les yeux vers le ciel. Il avait l'impression d'être dans un univers évanescent. Quand avez-vous pu croire que vous n'étiez pas celle dont j'avais besoin?

Il baissa à nouveau les yeux vers le sommet de sa tête et déposa un baiser bien amical, mais non dépourvu d'une grande affection dans ses cheveux, humant son odeur parfumée par la même occasion. Il était sincèrement désolé si elle avait pu croire autrement, mais ses sentiments pour elle était bien réels. Leur situation lui conférait beaucoup de tristesse. Malgré ce que certains pouvaient croire, la mort de l'impératrice Guan Yinping l'avait mis dans un état ou entreprendre une nouvelle relation le laissait de marbre.

- Je suis un homme cruel, ma mie, avoua-t-il subitement en lui caressant la tête, mêlant affectueusement sa main dans sa chevelure brunâtre. Mon épouse était une bonne femme et pourtant, je l'ai ignoré pendant des années, la laissant désespérée dans sa désolation et pourtant, jamais elle ne m'a détesté, jamais elle n'a désiré se venger de ma méchanceté et elle a conservé son rôle à la perfection. Encore aujourd'hui, j'ai su vous blessez, dites-moi donc, en quoi puis-je être bon pour vous?




_________________

- I am the Sun, I am the Sky, I am the Emperor -


Dernière édition par Sun Liu Ma le Ven 19 Juin - 4:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sian Nyang
Fondatrice / Admin
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 19/07/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 25

MessageSujet: Re: Entre songes et réalité. (PV)    Jeu 11 Juin - 23:56


Elle attendit sans un mot, craintif que le moindre souffle ne fasse voler en éclat ce précieux songe, la laissant s'éveillée une énième fois dans un lit vide et froid, revenant a une réalité ou l'empereur et elle ne faisaient guère plus que se croiser et quand bien même, ils auraient droit a plus, ne pourraient jamais avoir l'un pour l'autre plus qu'une relation amicale et vertueuse. Son cœur en manqua presque un battement, quand au lieu du sursaut habituel et du réveil immanquable, les bras de l'empereur glissèrent sur les siens dans une demie étreinte. " La prudence n'est elle pas ce qui guide nos pas en tout temps de par nos rangs et fardeaux respectifs ? N'est il pas en ce lieu, qui n'est qu'une chimère bien loin de la réalité a laquelle il nous faut obéir, la permission d’être libre de nos mots ? " Elle glissa un regard craintif dans le sien alors qu'il s'écartait d'elle, en avait t'elle trop dit ? Quel était dont ce songe ou elle craignait que l’être a qui elle portait la plus grande affection ne se volatilise a chacune de ses paroles ou de ses gestes ? Rêve ou cauchemar ? Pourtant, loin de la repousser, l'empereur l'attira d'avantage contre lui, lui offrant cette étreinte qu'elle avait tant désirée, sans pourtant ne serait ce que parvenir a en rêver .. Du moins jusqu’à cet instant.

Elle laissa ses bras glissaient lentement sous ceux de l'empereur afin d'entourer toute sa personne, ses mains se nouant en son dos, comme si elle ne craignait a tout instant que cet instant fugace ne lui échappe. La tête nichait contre ce torse qui lui semblait le rempart parfait contre toutes les vicissitudes de la réalité, elle ne releva les yeux que quand l'empereur porta a voix haute un questionnement qu'elle même se poser. " Les songes ne sont ils pas le reflet de nos désirs et de nos craintes ? N'est ce pas en ce lieu irréel que se trouve la réponse des mots que nous n'osons pas dire a voix haute. " Oui, voila ce qu'était sans doute ses rêves a répétitions, une manière d'exprimer ce besoin qu'elle avait de sa présence sans pour autant jamais pouvoir espérée l'assouvir. Ce songe était sans doute la personnification de leurs éloignement, distance réelle de par les devoirs de l'empereur et frontière immatérielle de par leurs rangs qui leur interdisaient autre chose qu'une aimable courtoisie. Alors qu'elle enfuyait a nouveau son visage contre l'épaule de son fier dragon, il mit en évidence que ce songe était bien un reflet de ses désirs. Qu'elle plus grande crainte avait t'elle que de lui être indifférente ou de ne pas lui être celle qu'il lui fallait ? Mais bien sur comme dans tout songe parfait, il allait de quelques mots faire taire ses craintes. Cela n'avait peut être rien de réel, mais cela n’ôtait rien a l'étrange émoi que cela créait en elle. " Quand aurais je osée croire que je puisse être celle qu'il vous faut ? Moi l'impétueuse et rebelle princesse d'une contrée lointaine. La renarde céleste ou la démone malveillante selon les allégations de chacun. "

Inconsciemment, ses bras se crispèrent autour de la taille de l'empereur tandis qu'elle poursuivait d'une voix aux intonations curieusement esseulées. " Je ne suis rien de plus qu'une diplomate qui passe dans votre vie, en venant presque a jalouser ces beautés que l'on vous envois, parées de leur plus beaux atouts et un rouleau taché de l'encre d'un possible contrat de mariage sous le bras. Espérant au moins que toujours votre amitié perdurera pour moi, même quand les années auront passées et que victime de l'éloignement, nous ne serons devenus l'un pour l'autre rien de plus que le souvenir d'un avenir qui n'aurait jamais pu être. " Curieusement bien que douloureux, il était libérateur de dire ses mots a voix hautes, ses mots refoulés et craints, ses mots qu'elle se devait de taire y compris a elle même, quand bien même chaque jour qui passait les transformer en un étau encore plus douloureux pour son cœur déjà par trop meurtri de cette affection impossible qu'elle chérissait pourtant.

Quand au sommet de sa tête, bien qu’atténuée par l'abondance de la chevelure, elle perçut l'infime caresse des lèvres de l'empereur sur sa personne, elle ne put s’empêcher d'en désirait d'avantage, tout en connaissant la morsure douloureuse que lui coûterait le retour de la réalité. Quand bien même tout paraissait réel, de la présence enivrante de l'empereur, aux intonations de sa voix,  tout cela n'en était pas moins un songe. Restait a savoir si elle devait en tiré chaque instant tel un souvenir précieux ou les redouter tel un venin qui l'empoisonnerait a petit feu dans une réalité ou il ne pourrait jamais rien advenir de tel. L’empereur mit fin a ses questionnements emmêles, d'une caresse dans sa chevelure et de paroles bien peu valorisantes pour lui. Monde de l'inconscient ou non, elle ne tolérait guère de le voir ainsi se démérité. Elle se détacha dont a regret de son étreinte, sans pour autant s'écarter totalement du contact de son corps contre le sien. " Vous n’êtes point cruel, mon ami. Votre seul vice si il faut que vous en ayez un, est d’être humain. Le deuil est un fléau qui s'attaque a la plus pure des âmes et la corrompt de bien des façons. Chacun le combat a sa façon, l'impératrice l'a fait dans sa dévotion pour vous et vous mon dragon vous l'avez fait dans la solitude et la culpabilité. Mais preuve que cela ne fait en rien de vous un être cruel, c'est que comme vous l'avez dit, l'impératrice ne vous en tenez pas rigueur. " Un léger sourire tandis que d'une main délicate, elle effleure la joue de cet être qu'elle donnerait tout pour pouvoir atteindre dans un monde autre que celui des songes.  

Un soupire puis elle s'écarte complètement avant de se saisir d'une des mains de l'empereur pour la glisser dans une des siennes. " Je suis sur que devant votre repentir sincère, elle s'en voudrait de vous croire porteur d'un fardeau de culpabilité a son égare, je ne pense pas que votre grandeur veuille lui infliger ça dans l'au delà. Elle vous avait pardonnée votre éloignement dans son infinie affection a votre égare. Pour qu'elle repose en paix et que votre cœur lui même puisse faire son deuil, peut être est il temps que vous vous pardonniez également. " Elle le tira légèrement afin de l'obliger a faire quelques pas. Elle ne désirait pas resté devant ce temple, signe d'un deuil trop palpable, mais aussi des nombreux songes passés ou elle n'avait sue s'obliger a obtenir ce que désirait secrètement son cœur. " Quand a moi, en quoi m'auriez vous blessée ? Si je porte quelques tristesses en mon cœur, je ne les doit qu'a moi même. " Elle stoppa leur progression pour se tourner vers lui, son regard triste se posant dans le sien, mais un sourire étirant néanmoins ses traits. " La culpabilité d'avoir laisser mon cœur s'éveiller a votre personne et s'éprendre de votre être n'appartient qu'a moi. " Elle porta sa deuxième main sur celle de l'empereur afin d'y apposé quelques légères caresses. " Il y'a des batailles que l'on ne peut gagner, je pense avoir sue que je perdrais celle la a l'instant ou nos regards se sont croisés pour la toute première fois, quand ce frisson qui m'est devenu désormais familier m'a étreinte pour la première fois. "

Elle accrocha d'avantage son regard a celui de l'empereur tandis que sa main s'agrippait de plus belle a la sienne, comme si elle craignait que de ses révélations ne naisse entre eux un gouffre. Pourtant n'était ce pas qu'un songe ? Déstabilisée par le chant de son cœur, cognant durement contre sa poitrine et par les sensations exacerbés de ce songe par trop réel, elle ajouta pour elle même. " Je suis faible mon dragon. Faible d'avoir consenti a éprouver pour vous des sentiments qu'il ne m'ait pas permit d'avoir. Pourtant n'est il pas ironique que au delà de cela j'ai eu la force de venir en Miyong pour proposer d'unir une de mes sœurs a votre personne. Les dieux ont parfois un bien curieux sens de l'humour, mais je crois surtout que c'est la le juste châtiment pour m’être permise de m'octroyer un amour que je ne pourrais jamais possédée. " Alors que son regard se perdait dans celui de l'empereur, une larme solitaire quitta ses yeux brillant pour roulait sur ses joues. Finalement ce songe était il un message des dieux. Propre a lui dire qu'il était temps de s'avouer a elle même l'inavouable et de renoncer dans le même temps a ce qu'elle chérissant tant, mais qui ne pourrait jamais advenir. C'était la un songe d'allure cauchemardesque et pourtant son regard dans celui de l'empereur, sa main liée a la sienne, elle se sentait bien incapable d'y mettre fin ou d'y renoncer par un réveil précipité. Si les dieux ne devaient jamais rien d'autre lui permettre que cela, alors mieux valait en quérir jusqu’à la plus infime parcelle avant que la réalité ne vienne tout lui dérober.

_________________
  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sun Xian
Admin
avatar

Messages : 134
Date d'inscription : 21/07/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 34

MessageSujet: Re: Entre songes et réalité. (PV)    Ven 26 Juin - 1:55


Entre songes et réalité


The power of love, A force from above, Cleaning my soul, Flame on burn desire, Love with tongues of fire, Purge the soul, Make love your goal. ⊹ La rumeur d'un parfum lui parvint aux narines et il inspira doucement les dernières vapeurs des fleurs d'après minuit. L'empereur se devait d'être un homme relativement sérieux et digne de prendre sur ses épaules l'avenir d'un peuple entier et des territoires sur lesquels ils logeaient en toute quiétude. Même dans ses rêves les fous, il n'était pas en mesure de se détendre et de vivre pour lui-même seulement. Il était difficile d'être le souverain d'une nation entière. Tel était le destin d'un homme de vertus. Quelle vertu? Il n'avait pas su aimer son père, il avait assassiné son propre frère pour mettre la main sur le trône du dragon pour ensuite plonger ses mains dans un bain de sang. Combien de gens avaient succomber sous son règne? La grande purge, on la nommait ainsi. De nombreux courtisans avaient été déchus de la court, plusieurs familles traîtresses exterminées ainsi que leurs fils héritiers. Ceux qui avaient réussi à survivre par de quelconques miracles se retrouvaient aujourd'hui exilés aux frontières ou hors du pays, leurs droits à des terres et leurs titres de noblesse retirés. À bon se préoccuper de cela? Aujourd'hui, il possédait une cour plus vertueuse que les précédentes.

- À quoi bon être honnête même dans les songes, pour en être que plus blessé une fois les yeux ouvert? lui fit remarquer l'empereur en secouant doucement la tête. Je ne compte pas me mettre de la poudre aux yeux, ne serait-ce que pour l'espace d'un instant, l'instant d'un moment assoupi. Votre Grâce, vous méritez davantage que de paroles sans promesse.

Un doux frisson monta le long de son échine alors que ses bras passaient sous les siens et qu'elle entourait sa taille de ses membres frêles et gracieux. Sa tête posée contre son torse, il baissa furtivement ses yeux dans sa direction. Elle siégeait si confortablement dans ses bras comme si ceux-ci avaient été créés pour la tenir ainsi. Il avait envie de penser qu'il avait eu dans ses bras plusieurs femmes, mais jamais le geste n'avait paru aussi naturel que maintenant. Une teinte rosée se peignit sur ses joues, dissimulée par la pénombre du clair de lune.

- Que se passe-t-il si ce dragon craint ses propres désirs? souffla calmement le monarque en frôlant la nuque de son amie du bout de ses doigts sèches. Comment devrais-je m'interpréter dans ce cas?

Jamais il n'avait ressenti une aussi vive affection pour une femme auparavant. La princesse de Soriyeo était une contraction en elle-même. Tantôt une dame digne, intrigante et délicate, tantôt rebelle, tête de mule et intrépide. Sa personnalité déviante des qualités féminines prisées de empire ne lui déplaisait pas, bien au contraire. Il savourait chaque nouveauté à ses côtés, chaque mystères qu'elle lui laissait découvrir que cela soit par lui-même ou de sa bouche à elle. Un petit sourire malicieux ourla le coin de ses lèvres alors que la princesse mentionnait les divers opinions sur son statut de renarde.

- Si vous étiez une vil séductrice, rétorqua-t-il, mi-amusé par ses mots, alors je doute de vos habilités, car ce  n'est pas ainsi qu'une femme d'ici me mettrait à genou à ses pieds. Vous avez vos charmes, évidemment, mais pas ceux d'une démone, mon amie. De plus, il existe plusieurs histoires d'esprit de renard bénévolent qui ont usé de leurs talents pour venir en aide à autrui. Il ne faut pas toujours se fier à nos mythes et nos expressions.

Son sourire s'effaça sous ses prochaines paroles et il ne pu s'empêcher de lever les yeux vers le ciel parsemé de points blancs scintillants. Étrangement, même si la clarté était signe d'une pleine lune, l'astre lunaire ne trônait pas là-haut. Sa présence céleste était inexistante et il se sentit brièvement sombrer dans un gouffre. La lune n'était plus là, elle était partie, comme sa première épouse. Alors que la princesse de Soriyeo se plaisait à dire à voix haute ses pensées douloureuses, l'empereur quant à lui, s'emprisonnait dans un mutisme partiel. Il ne voulait pas se permettre de dire l'inavouable. C'était déjà bien difficile de penser différemment que ce que les gens attendaient de lui. Toutefois, elle avait beau déclaré qu'il était impossible pour eux d'être reliés de la façon que leurs esprits sous-entendaient en chœur, mais il était empereur et il pouvait rendre l'impossible, possible.

Il sentit la main gracieuse de son amie se perdre sur sa joue et il baissa un regard perdu dans sa direction. Leurs se regards se joignirent à mi-chemin et il dû faire un effort surhumain pour ne pas se pencher et cueillir sur ses lèvres le baiser qui lui faisait envie depuis des lustres. Quand elle s'éloigna partiellement pour saisir sa main, il mêla docilement ses doigts aux siens.

-Ma tendre amie, si je réussi à me pardonner ce particulier écart, alors un nouveau poison s'immisce dans ma tête et je me vois sombrer à nouveau. Il n'existe aucun repos pour un homme comme moi. Les évènements du passé me trouble un peu plus chaque jour, que cela soit des questions sans réponse ou des regrets. Je ne suis pas à l'abris de mes propres pensées.

Elle le tira, une bien jolie tentative de le retirer de ce lieu triste et porteur de tant de chagrins et difficultés. Il était un homme pieux, par nature, mais même la maison des Dieux lui semblait aujourd'hui un endroit insupportable.  Le temps arrangerait les choses, tout reviendrait en place et le pardon serait plus facile. Son expression se ferma partiellement alors qu'elle reprenait la parole. Ses mots le touchait beaucoup, mais il avait honte à l'idée de faire de même, lui qui était si incertain de ce qu'il pensait réellement. Un empereur ne révélait jamais ses pensées ou ses songes, c'est ce que l'on disait.

-Vous êtes une femme honnête, en cela est votre vertu. J'aimerais pouvoir être aussi sincèrement éloquent, mais hélas, l'idée me terrifie et je préfère m'abstenir, par respect pour vous et pour moi.

Ses doigts se crispèrent, se nouant plus fermement à ceux de la renarde qui l'observait de son regard si doux. Un lueur brilla dans les yeux de l'empereur dont l'expression changea lentement en un sourire triste et emplit de mystérieux regrets. Lorsqu'une larme osa perler sur la joue de son amie, il s'approcha brusquement et l'essuya du revers du pouce. Un geste simple mais non empreint de toute l'affection du monde. Il était l'empereur, le père d'une nation entière, il avait tué de ses propres mains, fait couler des rivières de sang rougeoyant et détruit de nombreuses familles et leur héritage. Pourtant, en présence de cette princesse, il se sentait faible et petit. Il ne désirait qu'être bon devant elle, mais jamais il ne serait assez vertueux pour une personne aussi extraordinaire. Cette pensée venait réellement de l'esprit torturé du fils des cieux le dragon de Miyong.

-Séchez ses larmes, ma dame, dit-il doucement avant de lui baiser le front avec une tendresse propre aux bons époux. Suivez-moi, il y a un endroit que je désire visiter. Sa poigne se renforça sur la main de la princesse de Soriyeo, puis il prit une direction qu'il n'avait pas emprunter depuis des années. Depuis de nombreuses années. Il reconnaissait les pavés et les décorations dans le paysages comme si rien n'avait changé. Le personnel du palais impérial travaillait suffisamment pour maintenir adéquatement les lieux, il ne pouvait se plaindre du contraire.

Les pas des deux amants nocturnes frôlaient le sol à un rythme détendu. L'empereur observait les lieux autour de lui comme s'il découvrait les lieux pour la première fois. Ils frôlaient sur le chemin de nombreux bosquets agréablement taillés malgré la saison froide qui approchait rapidement. Des feuilles mortes poussées par le vent se faufilaient entre eux et créaient une intéressante brise dans leur sillage.

-Il y a un hall que je n'ai pas visité depuis longtemps, dans ce grand palais, certains auraient tendance à penser que les pavillons, les halls et les grands vestibules sont tous les mêmes, mais chacun est unique à sa façon. J'aimerais admettre qu'il est possible que je ne connais pas entièrement la demeure où je vis, déclara suavement l'empereur en tirant sans violence la princesse sur son chemin. Il s'arrêta brusquement et se tourna vers sa renarde, l'air soucieux. Cet endroit est un lieu de joie et de tristesse pour moi, mais avec vous à mes côtés je, il hésita un moment, je sens le courage d'y remettre les pieds.

Il serra un peu plus sa main dans la sienne et reprit la route. L'air du soir transportait de nombreuses fragrances, mais il était trop empressé pour prendre le temps de l'apprécier. C'est avec une hâte incertaine qu'il arriva finalement à destination. Il s'agissait d'un hall d'une largeur convenable placée au centre d'une étendue d'eau. Une personne pouvait accéder au hall par deux ponts, chacun placé à une extrémité de l'abris. Les lieux étaient particulièrement magnifiques et dégageaient une certaine sérénité. Plusieurs arbustes entouraient les bordures de l'endroit et créaient de jolis jeux d'ombre sur la surface de l'eau calme. Vers la mi-printemps et l'été, les nombreux arbustes devaient arborer de nombreuses fleurs et diverses plantes élégantes.

-Ici, il inspira doucement, sa poigne se faisant à nouveau plus ferme sur celle de sa compagne d'imagination. J'ai aperçu mon fils pour la dernière fois, à cet endroit-ci, à l'intérieur de ce hall maudit.

Sa voix sembla se briser et il détourna sons regard vivement comme s'il se préparait à partir, mais non, il était venu ici pour une raison. L'empereur de Miyong possédait divers regrets et le décès prématuré de son fils, de son premier prince impérial, faisait parti de l'un d'eux. Il n'en avais jamais parlé plus que nécessaire et il avait cruellement délaissé sa première épouse à la suite de cet horrible incident. Même à Lin Fei, il n'avait jamais mentionné ce tragique évènement, puis il n'avait jamais remis les pieds ici, malgré la beauté de l'endroit, malgré les bons souvenirs qui y étaient encore rattachés.

- J'étais très occupé à l'époque comme aujourd'hui, mais je désirais ardemment mettre du temps dans ma famille et dans mes enfants. Yinping, il prononçait le prénom sacré de feu l'impératrice avec un brin d'affection dans la voix, elle adorait cet endroit calme, loin des activités de ses quartiers et des serviteurs en général. Elle appréciait beaucoup la simplicité des lieux, la beauté naturelle entourant le hall et les doux parfums émanant des fleurs pendant la saison chaude. Même pendant l'été, les grands saules environnants nous offraient généreusement suffisamment d'ombre pour être à l'aise dans la chaleur parfois étouffante. Ses épaules s'affaissaient soudainement comme si ses muscles se détendaient d'un coup. Un fardeau semblait lentement mais sûrement disparaître. Quand je suis monté sur le trône, j'avais encore que très peu d'alliés et me lier à la branche principale du clan Guan à l'époque avait été un choix judicieux, mais je n'ai jamais regretté cette sage décision. Yinping pouvait être sévère en tant qu'impératrice, mais elle ne faisait jamais preuve de cruauté gratuite, elle souhaitait simplement que le palais interne soit bien gérer, et ce, de manière efficace. Elle maintenait l'ordre et cela était bien son seul travail, je n'avais pas à m'inquiéter du palais interne. Je considère son départ injuste, mais au fond de moi-même, je crois sincèrement le mériter.

Le souverain de toute une nation, un pays aussi grand comme Miyong se confiait finalement. Il révélait de ces choses qu'il avait toujours refuser de mentionner auparavant, même avec sa propre femme. Il lâcha délicatement la main de la renarde, puis traversa le petit pont de pierre taillées qui menait à l'entrée principale du hall. Il s'arrêta devant la porte, puis posa sa main légèrement tremblante dessus. Ses doigts sentirent le bois solide et se crispèrent sur la surface.

- Si elle a été jalouse, Yinping ne me l'a jamais fait savoir, elle jouait son rôle comme je faisais le mien, sans jamais rouspéter ou demander quoique ce soit. Un jour, elle m'a donné un fils.

Un ange passa alors que le silence persistait. Liu Ma n'osait pas regarder Sian Nyang dans les dos et se contenta d'admirer rêveusement la porte sans vraiment la voir.

- C'était un heureux évènement, la naissance de mon fils, c'est-à-dire, révéla-t-il avec un sourire triste, il s'agissait de mon premier prince et visiblement, l'héritier officiel, mais à l'époque, je me souciais très peu de cela, j'étais simplement heureux de savoir que mon enfant était en pleine santé et vigoureux. Yinping brillait d'un bonheur que seul peut connaître une mère. Je n'avais jamais aperçu un tel sourire sur son visage jusqu'à ce jour. Cette joie était si... contagieuse.

Jusqu'à ce qu'une année ne passe et que tout s'effondre tel un arbre au beau milieu d'une féroce tempête. Les dieux faisaient parfois drôlement les choses, ou cruellement les choses. Cette journée-là, on lui avait retiré son fils, son précieux enfant, la chair de sa chair et son propre sang. Il revenait d'une promenade sur les routes de la capitale pour apprendre cette terrible nouvelle.

- Je revenais d'une promenade anonyme dans les quartiers de la capitale, j'avais passé la journée à me mêler à mon peuple. Lorsque j'ai remis les pieds dans le palais, de nombreux serviteurs alarmés vinrent m'annoncer la situation, que mon fils avait soudainement attrapé une fièvre au début de la journée, que celle-ci s'était calmé quelques heures plus tard après les soins du médecin et pourtant...

Ses doigts crispés sur la porte se transformaient en un poing colérique et s'abattit rageusement sur la surface boisée. Son expression représentait un mélange de rage mal contenue et d'une tristesse infinie. C'était anormal pour un parent de devoir enterrer son enfant. Pourquoi une telle chose était arrivée?

- À ce moment-là, quand j'ai débarqué dans les quartiers réservés à l'impératrice, le personnel était au beau milieu d'une crise, car Yinping avait disparu avec le prince et personne n'arrivait à les retrouver, mais moi, je savais qu'il n'y avait qu'un seul endroit à visiter si elle n'allait pas bien. Je vous laisse deviner lequel...

Il leva la tête vers le ciel, ses sourcils froncés grâce à une colère évidente.

- Yinping était là, au centre de la pièce, sa voix se brisa entièrement, ses yeux devinrent humides, mais aucune larme ne déborda. Elle avait ce paquet dans le creux de ses bras, notre fils, il avait à peine dépassé sa première année et il était là, si... inerte, si pâle. La soirée d'avant, il était pourtant si plein de vie et en un clin d'œil, il n'était plus.

Il y eu un nouveau silence, brisé par quelques derniers mots.

- Alors que Yinping était effondrée sur le sol, complètement en larme, serrant désespérément ce petit corps et qu'elle criait l'injustice et son chagrin. Moi, l'empereur, je suis partie après avoir signalé sa présence au personnel et aux médecins pour prendre soin d'elle. Peu de temps après cela, je l'ai cruellement délaissé, l'abandonnant à sa tristesse. J'avais tant de tristesse et de colère en moi, mais sûrement que cela ne peut être comparé à la perte d'un enfant pour une mère. Depuis ce temps, les dieux m'ont refusé d'autre enfants, m'arrachant sèchement trois de ma progéniture.

Il pensa aussitôt à Chen Yanyi, nouvellement promut au rang de Guiren au repas de famille qu'il s'était permis il y a de cela quelques jours. Le trentenaire avait longuement apprécié sa compagnie, ses blagues hors du commun et son large sourire, mais maintenant, chaque fois qu'il posait ses yeux sur elle, il ne voyait plus que l'ombre de ce qu'elle avait été et les souvenirs de ce qui aurait pu arriver. Quatre enfants perdus à tout jamais.

-Peut-être est-ce mieux ainsi, je suis un père pitoyable, soupira-t-il finalement en osant pas ouvrir la porte menant à l'intérieur du hall, là où tant de souvenirs reposaient.




_________________

- I am the Sun, I am the Sky, I am the Emperor -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sian Nyang
Fondatrice / Admin
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 19/07/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 25

MessageSujet: Re: Entre songes et réalité. (PV)    Dim 23 Aoû - 3:08


Elle fit en sorte que son corps ne se crispe pas quand l'empereur déclara qu'elle méritait plus que des paroles sans promesses, mais son cœur lui se serra douloureusement. Tristement, comme si ses songes se refusaient eux mêmes a lui mentir, l'empereur était égale a lui meme, donnant de sa personne la meme probable réponse que si cette conversation avait été réelle et non le fruit d'un reve. Pourquoi était ce si douloureux alors ? Probablement car ce que la vie lui interdisait, les dieux ne lui permettaient pas non plus de l'atteindre dans ces quelques instants volés au temps. Alors pourquoi encore se complaire dans ce simulacre de réalité ? Pourquoi ne pas simplement s'éveiller et abréger ses souffrances. La vérité était que qu'importe la douleur, elle se sentait bien incapable de quitter les bras enivrant de l'inconscience alors qu'ils lui permettaient d’être auprès de celui que son cœur, son corps et son âme désiraient plus que toute autre chose .. Même si cela n'était qu'un mensonge créer de toute pièce par son esprit. Elle se laissa dont un peu plus aller contre lui, jusqu’à pouvoir entendre tambouriner dans ses oreilles, les battements de cœur de son bien aimé.

Quand elle sentie les doigts du dragon glissaient sur sa nuque en une caresse subtile alors qu'il admettait a demi mots la désirer, elle dut se faire violence pour se souvenir que ses paroles n'étaient que ceux qu'elle désirait entendre, soufflaient par son propre esprit. Pourtant ne parvenant pas a maîtriser un frisson brûlant, elle murmura dans un souffle. " Un vieux sage de Soriyeo racontait que ceux qui craignent leurs propres désirs, craignent simplement qu'une fois qu'ils les auront acceptés, ils en deviendront réels et alors il serait bien plus douloureux de se refuser a y succomber. " Elle s'écarta quelque peu, juste suffisamment pour pouvoir redresser la tête et glisser son regard dans le sien. " Pour ma part, je ne crains nullement mes désirs, je sais le prix qu'il m'en coûtera de les accepter. Mais je préfère une vie de souffrance et de solitude a une existence de mensonges et du rejet de la seule chose qui en ce monde est capable de m'apporter autant de bonheur. " Cela était une réalité, cela faisait des cycles qu'elle avait acceptée au fond de son cœur ce qu'elle ressentait pour l'empereur, mais consciente que c'était la des sentiments a sens unique ou tout du moins qu'ils ne leur seraient pas permit de partager, jamais elle n'aurait l’égoïsme de les dévoiler a l'empereur, ce songe était dont une douce échappatoire. Le seul endroit ou elle pourrait jamais admettre a quel point elle tenait a lui .. L'admettre aussi bien a lui qu'a elle meme.

Tandis qu'il démentait ses paroles quand a sa condition de vile séductrice, contait dans tant de légendes, son visage s'étira en un sourire reconnaissant. Qu'importe que ce ne soit la que l'illusion de son ami, elle savait que ces mots la, il aurait pu les prononcer. D'une certaine manière, il l'avait fait en bien des occasions. Elle ne put s’empêcher de rosir légèrement quand a la suite de ses propos. " Puissent vos mots êtres les pensées d'un plus grand nombre a l'avenir. Aujourd’hui et depuis de trop nombreux cycles, les textes parlant d'esprit renard bienveillant tendent a etre oublier. Il n'ait gardé en mémoire que ceux qui clament nos actions malveillantes et nos esprits démoniaques. De par nature l’être humain craint ce qu'il ne comprend pas et la peur le pousse a en faire son ennemie et ainsi a le traquer pour retrouver un sentiment de sécurité qu'il s'est lui meme dérobé. " Elle avait dit ça d'une voix dénouée de toute émotion, si cela restait encore douloureux, il n'en était pas moins qu'en meme temps qu'elle avait du apprendre a accepter sa nature, elle avait du a apprendre a accepter le regard des humains sur sa condition. Au final peu lui importait l'avis de tous, seuls quelques rares comptaient a ses yeux, elle l'avait apprit au prix de nombreuses larmes et nuits d'insomnies, mais son esprit et son cœur ne s'en portaient que mieux, du moins s’efforçait t'elle de le croire.

Un instant plus tard alors que leurs yeux semblaient s'accrocher en un désir muet, elle se permit a croire l'espace d'une brève seconde que leurs lèvres allaient s'unir. Un espoir qu'elle éloigna rapidement en s'écartant quelque peu, avant néanmoins de se permettre de se saisir de la main de son dragon, ce dernier en profita pour nouer ses doigts aux siens et ce simple contact lui fit tout oublier de ses désirs passés et inassouvis. Sa simple présence a ses cotés lui était un ravissement et elle saurait fort bien s'en contenter. D'autant plus quand elle savait qu'a l'avenir, ils n'auraient sans doute plus jamais droit a tant. " Je crains mon ami que nul etre sur cette terre ne soient a l'abri de ses pensées. Elles sont tantôt nos fidèles conseillères, nos confidentes et l'instant d'après, nos ennemis et le poison qui corrompt notre quiétude. "   Dans l'espoir de l’entraîner loin de cet endroit, propice a faire naître en lui de sombres pensées, elle l'attira a sa suite, le poussant a aller de l'avant en quelques pas. Libérée des contraintes de la réalité, elle avait laissée son cœur s'épancher plus que de raisons, un épanchement auquel l'empereur ne se laissa pas aller, tant par craintes que par respect pour elle. Jamais réalité ne lui avait semblé aussi réelle que ce songe. De ce pensée naquit une larme qu'elle ne put empêchée de couler sur ses joues.

Une larme vite oubliée quand d'un pouce délicat, son ami, son dragon l'essuya avant de laisser glisser sur son front, ses lèvres, en un baiser d'une délicatesse infini. Son etre n'eut hélas guère le temps de s'attarder sur cette marque d'affection,  enserrant un peu plus ses doigts sur sa main, l'empereur l’entraîna a sa suite, mentionnant un endroit qu'il tenait a lui montrer. Elle lui suivit sans un mot, ne voulant pour rien au monde briser le curieux enchantements qui les lier alors qu'a l'unisson leurs pas les porter vers un lieux qu'elle n'avait encore jamais parcouru de ses yeux. Son esprit s'étonna de cela, se posant milles questions .. Toutefois elle les oublia tout nette tandis que l'empereur se stopper brusquement pour la regarder d'un air soucieux. Ses paroles l'intriguèrent plus encore que ces paysages qu'elle n'avait encore jamais vue. Alors qu'il pressait un peu plus fermement sa paume, elle lui rendit la pareille tout en continuant de le suivre sans un mot. Ils débouchèrent peu après devant un grand hall. Une fois encore, elle eut la nette impression de ne jamais s’être rendu dans cette aile du palais, voila dont que son esprit prenait la liberté de créer quelques lieux imaginaires .. Mais après tout était ce plus fou que leurs rencontres nocturnes ?

Elle s’efforça de chasser cette curieuse impression pour se concentrer sur ce bâtiment qui semblait si important aux yeux de l'empereur. Les lieux étaient calmes, porteurs d'une certaine nostalgie. Il lui sembla que tout y était pris dans un étau de souvenirs douloureux, ce qui se confirma quand son dragon prit finalement la parole. Elle resta muette devant son aveu, toute émue qu'il accepte de revenir en ces lieux en sa compagnie et plus encore qu'il partage avec elle pareils souvenirs. Alors qu'il se rattachait a sa main fermement, elle n'esquiva pas un mouvement, de crainte que d'un seul geste elle ne brise ce moment et son besoin évident de se confier. Elle était prête a cueillir en elle l’épanchement de son âme meurtrie et si possible ensuite lui apporter quelques réconforts. Elle le laissa dont parlé, déversé son flot de souffrance. Un lourd fardeau qu'il avait eut a porté seul bien trop longtemps. Le cœur de la princesse se serra a chacun de ses mots. Quand il lâcha sa main, elle se contenta de le suivre en silence, bouleversée qu'il partage avec elle tant de choses, jusqu'a ses pensées sur sa défunte épouse, puis vinrent les souvenirs plus douloureux. Sian Nyang eut grand mal a retenir ses larmes alors que ses yeux s'en trouvaient brouillés. Elle brûlait d'envie de glisser ses bras autour de son dragon, de l'étreindre jusqu'a ce que la peine passe, pourtant elle n'en fit rien, pas avant qu'il ne soit venu au terme de ses souvenirs douloureux.

Quand il en vint au terme de son récit, elle s'accorda enfin a l'approcher, les yeux humides mais se refusant a pleurer alors que lui meme semblait se l'interdire. Elle entoura sa taille de ses bras, tandis que sa tête se posait sur son dos. A taton elle chercha les mains de l'empereur, elle les trouva, crispées sur la structure de bois qui les séparait de l'endroit qui avait cueilli la dernière vision qu'il avait eu de son fils bien aimé. Si elle ne pouvait imaginée l'horrible douleur qu'était celle de perdre un enfant, elle n'en ignorait pas moins a quel point l'empereur avait dut en souffrir et en souffrait encore, cette souffrance palpable brisait son propre cœur en un millier de morceaux. Elle se sentie bien inutile en l'instant, rien ne saurait apaisé le cœur meurtri d'un père dont l'enfant n'était plus, néanmoins elle se devait d'essayer. Toujours blottie contre son dos, elle laissa dont glisser ses mains sur celles de l'empereur. " Mon tendre ami, je ne saurais prétendre comprendre la douleur qui alourdie votre cœur. Mais je ne permettrais pas que vous amoindrissiez votre peine. La peine de l'impératrice a du etre grande, plus encore que je ne saurais le dire, mais la votre ne l'a pas été moins en comparaison. Peut etre meme l'a t'elle était plus encore, mêlée a ce sentiment de culpabilité qui semble vous ronger de l'intérieur. " Elle s'écarta quelque peu de son dos, juste suffisamment pour qu'en gardant une pression sur ses mains, elle le fasse pivoter vers elle, le faisant ainsi quitter l'obstacle qui les séparait de ce lieu de désolation. Elle garda ensuite ses mains prisonnière des siennes puis elle s’efforça de capter son regard avant de poursuivre.

"Vous êtes bien des choses mon dragon, dont sans doute certaines qui me sont encore étrangères. Je ne prétendrais dont pas vous connaitre mieux que vous vous connaissez, mais si il y'a une chose que je peux assurée c'est que vous n’êtes point un père pitoyable. Je vous ai vue auprès de vos filles, j'ai vue l'éclat dans vos yeux, celui d'une affection incommensurable, tout comme j'ai vue dans leurs yeux ce meme éclat, mais aussi celui de la fierté et de la confiance. Ce sont des choses qu'un père pitoyable ne saurait en aucune façons obtenir de ses enfants. " Elle entrelaça leurs doigts tandis qu'elle poursuivait les yeux brillants et la voix plus douce qu'un murmure. " La vérité est que vous avez eu a affronter une terrible perte, la douleur nous fait agir parfois de façon qu'on le regrette, mais vous jugez vos actes bien trop sévèrement. L'impératrice elle ne vous reprochait pas votre peine, pas plus que votre comportement. " Elle lâcha une de ses mains pour porter ses doigts vers le visage de l'empereur qu'elle effleura d'une caresse subtile. " Savez vous comment je peux l'affirmer sans avoir honte d'entacher sa mémoire alors meme que je la connaissais si peu ? Car j'ai vue son regard se posait sur vous et ce a de nombreuses reprises. Ce que j'y ai vue, de l'amour, du respect, de la dévotion, l'espérance de jours meilleurs, mais jamais, pas une fois je n'y ai vue, la colère, la déception ou une quelconque forme d'accusation. "

Elle s'écarta de lui, le contournant avant de poser ses mains sur la porte, comme une invitation a l'ouvrir. " Votre fardeau est bien grand, mais il ne faut pas confondre fardeau et peine. La peine liée a la perte de votre enfant, je ne peux promettre qu'elle passera, ce serait un mensonge, vous la garderez toujours en vous telle une blessure douloureuse que rien ne saurait guérir. Pourtant avec le temps, elle cicatrisera, du moins si vous permettez a votre cœur de s'accorder cela. Il m'est d'avis que les dieux n'ont pas choisis de vous priver de la naissance d'un autre enfant pour vous punir, j'y vois plutôt la le temps d'accorder a votre grandeur le temps de se pardonner a lui meme, un crime que jamais nul autre que lui ne lui a reprocher. Peut etre que ce n'est pas aux dieux de vous accorder a nouveau le bonheur d’être père, peut etre est ce a vous de libérer votre âme du fardeau de la culpabilité. Une fois libérait de ce fardeau, vous pourrez voir le père formidable que vous êtes et alors vous cesserait de croire que vous n’êtes pas digne d'avoir un autre enfant. " Se tournant vers lui, elle se saisit d'une de ses mains pour la poser par dessus la sienne, celle reposant toujours sur la porte. " Ne croyez vous pas qu'il est temps de vous délester de ce lourd fardeau que vous n'avez que trop porter. D'accepter que le passé est au passé et que l'avenir n'attend que votre espérance en lui pour s'offrir a vous. " Elle glissa son regard dans le sien avant de conclure dans un souffle. " Me feriez vous l'honneur de partager avec moi ce lieu si chère a votre cœur, restituez lui son symbole des jours heureux tel que l'aurait voulue l'impératrice et n'en faites plus le temple d'une culpabilité que vous n'avez que trop longtemps éprouvé. "

Les yeux accrochaient a ceux de l'empereur, elle resta a le fixer sans un mot, un silence troublant s'installant entre eux. Elle savait que jamais elle ne serait celle qui lui apporterait le bonheur d’être a nouveau père, c'était la un espoir trop cruel qu'elle ne s'accordait pas meme en rêves, mais qu'importe que ce ne soit pas avec elle, elle lui souhaitait sincèrement de pouvoir quérir a nouveau ce bonheur pensant ainsi ses blessures et venant a bout de ce fardeau dont il n'avait que trop eu a payer le prix. Dans toute cette peine qui l'étreignait en l'instant, pour lui, pour l'impératrice, pour l'enfant perdu, elle n'oubliait pas la chance qu'ils avaient eu. L'impératrice, son âme désormais bénie par les cieux, avait eu l’immense bonheur de lui donner un enfant, quand bien meme il leur avait été retirer, c'était la un lien qu'elle n'aurait pas la chance de partager avec lui .. Ni avec quiconque. Elle rendit dont grâce aux dieux que l'instant ne soit pas a cela, sans quoi il lui aurait été bien difficile de ne point en éprouver une douloureuse jalousie.  

_________________
  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sun Xian
Admin
avatar

Messages : 134
Date d'inscription : 21/07/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 34

MessageSujet: Re: Entre songes et réalité. (PV)    Mer 4 Nov - 3:08


Entre songes et réalité


The power of love, A force from above, Cleaning my soul, Flame on burn desire, Love with tongues of fire, Purge the soul, Make love your goal.⊹

Un homme aussi important que l'empereur perdait-il la raison? Dans le confort d'un rêve, il dévoilait des informations qu'il n'avait osé porter en pensée pendant si longtemps. Les regrets étaient lourds et sa tristesse perpétuelle cruellement présente. Le peuple disait qu'il avait reçu le mandat des cieux, que ses décisions étaient les paroles des dieux et que ses actions étaient des exemples divins. Il n'avait jamais possédé suffisamment d'ambition pour voler le trône de manière malicieuse, mais il l'avait fait, et ce, sans un réel regret. Il n'avait pas su servir convenablement sa mère, il détestait toujours autant son géniteur et ne possédait point un grain de pitié pour le frère auquel il avait retirer son dernier souffle au bout de quelques années. Il était un vilain et en tant que tel, il méritait les foudres des immortels. Si sa mère n'était plus, le regardait-elle fièrement du haut de son perchoir céleste ou pleurait son manque de vertu?

La voix coincée au fond de la gorge, il osait à peine observer la renarde qui l'avait si docilement accompagné dans sa course jusqu'à son lieu de joie passée. Ses épaules s'affaissèrent lourdement lorsque les bras frêles de la renarde entouraient sa taille. Au travers du tissu qui recouvrait son corps, il cru ressentir sa chaleur enivrante et son doux parfum lui chatouilla agréablement les narines. Quand cette femme se trouvait auprès de lui, il se sentait tel un homme libéré. Jamais une dame ne lui avait donner une telle satisfaction face à son existence. Brièvement, il sentit le souffle de la princesse contre son dos. Il sentait ses propres barrière défaillir contre le contact soyeux de la jeune femme contre lui.

Son étreinte se brisa lentement et docilement il la suivit alors qu'elle le déplaçait face à elle. C'est avec la mine soucieuse et sensiblement déprimée qu'il admira le visage angélique de la belle princesse  qui se tenait si sagement devant lui, de tendres paroles évacuant sa jolie bouche rosâtre.

Sa mine triste se mua légèrement en une expression plus vive et joyeuse. Sa céleste renarde avait bien saison quant à ses filles. L'empereur adorait ses deux princesses impériales et il croyait sincèrement que ses deux petites filles partageaient cette profonde affection, et ce, même si la plus jeune était beaucoup timide concernant les démonstrations d'affection. Élevé des enfants quand on était empereur n'était pas une tâche aisée, mais il faisait de son mieux pour leur procurer un peu de son temps. Il était important pour un père d'être présent dans la vie de ses enfants, et ce, même s'il était empereur et que l'empire entier était une famille qu'il devait protéger.

- Il semblerait que jusqu'à la fin, Yinping fut une impératrice exemplaire, commenta le souverain en fermant brièvement les yeux tout en laissant s'échapper un court soupir. Il ne l'avait peut-être pas aimé convenablement, mais elle avait toujours su faire ce qu'il attendait d'elle.  S'ils s'étaient peu parlé au courant des dernières années après le décès imprévu de son premier né, ils ne s'étaient pas plus reproché quoi que ce soit. Oh, Yinping...

Il lia plus fermement ses mains à celles de la princesse et plongea son demi regard dans celui plus doux et plus éveillé de sa renarde. Le pli qui séparait ses sourcils se détendit soudainement et un sourire calme ourla le coin de ses lèvres. Une expression sereine s'installa alors sur son visage.


_________________

- I am the Sun, I am the Sky, I am the Emperor -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sian Nyang
Fondatrice / Admin
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 19/07/2014

Feuille de personnage
-----------Registre-----------:
Age:: 25

MessageSujet: Re: Entre songes et réalité. (PV)    Sam 9 Avr - 13:57


Elle ne put retenir un délicat frisson d'apaisement quand les doigts de l'empereur se lièrent avec plus de force aux siens. Et comme si la bourrasque invisible qui l'avait agitée pour l'apaiser avait fait de meme pour son tendre ami, il afficha bientôt un visage plus serein. Le regard brillant, elle détacha délicatement l'une de ses mains pour la tendre vers le visage de Sun Liu Ma. Mais avant que ses doigts ne le touchent, son expression se troubla et une voix se fit entendre. Une voix d'abord floue, puis de plus en plus distincte. Une voix agitée .. Presque inquiète. Elle portait de plus en plus, faisant presque trembler les alentours, chose proprement insensé et pourtant. 

" Votre grandeur .. Votre grandeur, vous devez vous réveiller ... " Sian Nyang, la main toujours tendue vers l'empereur et le regard incertain demanda. " Ne serait ce pas la voix de Chen Po ? " La voix se fit a nouveau entendre, plus pressante .. D'autres suivirent bientôt plus affolées, laissant la princesse dans la confusion la plus totale. Comment les voix de Chen Po et d'autres pouvaient elles dont venir se mêler de son reve, allait il tourné au cauchemar ? Le corps tendu par l’inquiétude, elle plongea son regard dans les yeux de l'empereur espérant y voit une lueur de compréhension, mais sa vue se trouva comme troublé. Elle secoua doucement la tete, Sun Liu Ma lui apparaissant de plus en flou. Elle se sentait vacillé, ou étais ce lui qui vacillait ? " Je crains de me sentir mal votre grandeur." Lacha t'elle dans un souffle. Alors que la voix de Chen Po emmêlés d'autres se faisaient a nouveau entendre, mais plus vigoureuse, semblant a nouveau faire trembler tout ce qui les entourer, elle ferma brièvement les yeux tout en tentant de se raccrocher a l'empereur, mais quand son bras ne rencontra que le vide, elle faillit trébuché. Se retenant de justesse, elle ouvrit brusquement les yeux, se tournant en tout sens l'air paniqué, l'empereur qui lui faisait face un instant plus tot avait tout bonnement disparu.

" Votre grandeur .. " Murmura t'elle paniquée. La main sur le cœur, elle arpentait le paysage qui l'entourait. Un paysage devenant de plus en plus blanc, de plus en plus lumineux pour n’être plus qu'une masse floue. " Mon dragon .. " Souffla t'elle se sentant aspirée loin de ce lieu malgré elle. Un gloussement se fit entendre, discrètement puis avec plus de puissance, un aveuglement. Le noir. La lumière. Le noir. L'agitation. La tete lourde. Des gloussements a nouveau. Son corps rencontrant un tissus lisse, frais. Ses bras et ses jambes s’entremêlant dedans. Ses paupières qui s'agitent, le soleil qui filtre sur son visage. Les méandres du sommeil s'échappent, la lucidité se fait. Un rêve, tout ceci avait été un rêve, elle était de retour, pleinement réveillée par les rayons du soleil filtrant par la fenêtre et par les gloussements qui semblaient venir de l’extérieur. Inspirant profondément, elle glissa une main sur son front qu'elle s'étonna de découvrir perlé de sueur, puis elle se redressa. Elle prit plusieurs respirations afin de calmer les battements affolés de son cœur puis elle se leva. Ce reve avait était tellement réel, bien plus encore que tout les autres. Un reve magnifique au demeurant .. Si magnifique qu'il en était douloureux de n'avoir été que ça. Un reve.

Pourtant ce qui la troublait n'était pas tant la douleur qu'elle ressentait, mais plutôt la fin de ce curieux songe. Qu'elle avait été toute cette agitation. Pourquoi la voix de Chen Po était venue troubler son sommeil. A un moment, elle aurait meme pue jurer que la voix de Lin Pin était venue s'ajouter a celle de l'eunuque. Tandis que ses préoccupations prenaient possession de son esprit, son corps avait pris place devant la fenêtre et c'est avec grand étonnement qu'elle découvrit que le soleil était déjà haut dans le ciel. Comment était ce possible, jamais elle ne dormait si tard. Elle en était a ce questionnement quand la porte s'ouvra brusquement sur deux servantes. Elles gloussaient, partageant sans doute, comme de coutume, les derniers potins. Quand elles l'aperçurent, elles stoppèrent net, l'air confuse. " Vot .. Votre altesse." bafouilla la première. " La seconde eu un peu plus de maîtrise et d'une petite voix murmura. " Que votre altesse nous pardonne, d'habitude a cette heure vous avez quittée vos appartements depuis longtemps. " Elle les apaisa d'un geste de la main. " Point n'est besoin d'excuse, moi meme je me trouve fort étonnée de voir le soleil si haut dans le ciel, il semble que cette nuit le sommeil m'ait agrippé plus que de raisons. "

Les deux filles visiblement soulagées commencèrent a s'activer. " Votre altesse devait en avoir besoin, vous dormez si peu que parfois vous nous créer grand soucis. " Elle adressa un sourire a la jeune servante espérant que sa mine inquiète ne leur créerait pas plus de soucis que cela ne devrait et fort désireuse de s’éloigner de ses pensées nébuleuses, elle demanda, bien que ce ne soit guère son genre de se préoccuper de tout ces potins. " Le palais me semble bien agité ce matin, qu'elle est donc la cause de toute cette agitation ? " La jeune servante s'étant trouvée a cours de mots un peu plus tot, retrouva tout a coup toutes ses couleurs et c'est le regard brillant, visiblement excitée a l'idée que la princesse leur demande des informations, qu'elle lâcha : " Il semble que vous n'ayez pas été la seule capturés par les bras du sommeil cette nuit. Il se murmure que l'empereur a eu grand mal a se lever, Chen Po a meme fait venir le médecin impérial tant l'empereur semblait profondément endormi. " Les deux servantes échangèrent un regard amusé, ainsi qu'un petit gloussement, ce qui échappa a la princesse, a nouveau perdu dans ses pensées. " Voila qui est étrange .. " Murmura t'elle distraitement. " L'empereur se lève toujours aux aurores. "Puis le regard plus inquiet qu'elle ne devrait le laisser paraître, elle demanda: " Serait il souffrant ? "

Les deux servantes gloussèrent a nouveau, ce qui cette fois n'échappa pas a la princesse, qui malgré elle eu un regard sévère. Les servantes se tortillèrent, mal a l'aise. " Pardonnez nous votre altesse, jamais nous ne plaisanterions ainsi si l'empereur se trouvait mal, il est juste qu'il se raconte que l'empereur n'était pas seul, l'une de ses épouses a du recevoir beaucoup d'attention cette nuit. " Tandis qu'elle rougissait, sa consœur lui donna un léger coup sur le bras et toutes deux s’affairèrent a nouveau a leurs taches en s'excusant. Pour tout dire, Sian Nyang leur prêta a peine attention, trop occupée a faire taire les pensées sournoises que lui infligeait un cœur jaloux. Rien de vertueux la dedans, elle se sentait fort coupable de se laisser aller ainsi, mais comment lutter contre l'odieuse douleur qui lui disait que pendant qu'elle rêvait a l'empereur, lui était dans les bras d'une autre femme. Bien décider a ne pas laisser ce sentiment impure la corrompre, elle quitta prestement ses appartements, se prépara puis quitta le pavillon. Une ballade lui ferait sans doute le plus grand bien et remettrait ses idées en places. Les dieux savaient combien elle en avait besoin après ce songe des plus étranges. Elle refusa toute escorte, assurant qu'elle ne se baladerait que dans les jardins, pourtant le regard vide et laissant ses pas la guider, elle se retrouva dans une aile du palais qui lui était inconnue et pourtant des plus familière. " Impossible " Lacha t'elle, réalisant soudainement ou elle se trouver.

Pourtant il n'y'avait pas d'erreurs. Ce lieu elle y'était déjà venue .. Dans son reve. Environ une heure plus tot, elle se trouvait la en compagnie de l'empereur. Alors qu'elle s'approchait de l'imposante porte dont elle ne pouvait niée etre la parfaite réplique de celle de son rêve, elle faisait tout son possible pour réfutait la réalité. Mais qu'importe la rationalité, moins d'une heure plus tot, elle s'était trouvée en ce lieu. Un lieu qui n'aurait pas du existé autrement que dans ses songes. Comment cela était il possible ? Troublée, elle s'approcha d'avantage et glissa ses doigts sur l'imposante porte. Elle soupira lourdement tandis qu'elle pouvait encore ressentir derrière elle la présence de l'empereur. Elle se souvenait de son corps contre le sien, de leurs doigts entremêlaient et de tout les mots échangés. Le cœur sur le point d'exploser, elle s’écarta vivement.  Qu'elle était cette magie, qu'elle était cette folie. Tout cela n'avait été qu'un songe et jamais l'empereur, hormis dans cette conversation issue de son imagination, ne lui avait parlé de cet endroit. Son etre entier pris dans les émois de questions complexes et de sentiments contradictoires, elle se retourna précipitamment pour s'éloigner de ce lieu. Dans son agitation elle bouscula un eunuque sans meme le voir, bafouillant a peine quelques excuses avant de s'éloigner avec grande hâte sous l’œil étonné de l'eunuque. Qu'est ce que la princesse de Soriyeo pouvait t'elle bien faire en ce lieu ou nul ne venait plus ?
Fin du RP.

_________________
  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Entre songes et réalité. (PV)    

Revenir en haut Aller en bas
 
Entre songes et réalité. (PV)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Entre cauchemar et réalité (prio' Howahkan)
» [1748 - 1754] Ω Entre mythes et réalité Ω (Icarus)
» Entre Illusion et Réalité.
» [1754] A mi-chemin... Entre rêve et réalité [Hypnos]
» Timotheï Jovanovic √ « Entre l'idée et la réalité, entre le mouvement et l'acte, tombe l'ombre. »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
De sang et de soie. :: Empire Miyong :: Cité impériale :: Le palais impérial-
Sauter vers: