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 La grande annonce (solo)

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Burkhan Xaï

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Date d'inscription : 17/01/2015

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MessageSujet: La grande annonce (solo)   Mer 29 Avr - 21:22



Tout au long du chemin qui séparait l'auberge du vieux de Naraan de son Palais, Burkhan Xaï ne s'était pas départi de son sourire. Il avait réussi: Tshona Tchung était de retour au Tsian, et elle avait acceptée de devenir sa Khagin, son égale, la clé de l'unité de l'Empire. Il avait dit les mots, scellé leur accord solennellement juste avant de partir. Ce n'était qu'un au revoir. Dans quelques jours, la Tchung entrerait officiellement au Palais, et restaurerait son rang. Le Khagan était à la fois satisfait et nerveux. Son plan avait fonctionné, exception faites de Lims, qui finirait par revenir. Mais les conséquences dudit plan allaient changer la face même du Tsian. Ses conseillers protesteraient. Les autres khans donneront leurs avis. De cela, Burkhan ne s'inquiétait pas. Sa seule préoccupation, c'était Alia. Son jugement ferait loi.

Entrant au Palais, Burkhan fût accueilli par un de ses conseillers: Mon Khagan, plusieurs affaires demandent votre attention. Sans s'arrêter de marcher, et sans vraiment prêter attention à son interlocuteur, le Khagan se contenta de déclarer: A moins qu'il ne s'agisse d'affaires de tout premier ordre, cela attendra. Un instant de confusion, avant que l'homme ne se résigne: Tel que mon Khagan le souhaite, les choses seront faites. Puis il s'éclipsa. De son côté, Burkhan continuait sa route vers les appartements de sa fille. Il la trouva, assise à la coiffeuse, en train de peigner ses fins cheveux châtains. Pendant un instant, le Khagan ne dit rien, demeurant invisible aux yeux de sa fille, se contentant de veiller sur elle avec bienveillance. Enfin, après quelques minutes, il s'éclaircit la gorge, révélant sa présence. Aussitôt, le visage de la jeune Princesse s'éclaira, et celle-ci accourut dans les bras ouvert de Burkhan. Dis papa, est-ce qu'oncle Lims est revenu? Le Khagan soupira. La même question, inévitablement, pour débuter chacune de leurs conversations. Et, inlassablement, il répétait: Pas encore, ma chérie. Mais il doit être sur le chemin du retour, à présent. Dans quel état se trouvait-il? Quand exactement serait-il de retour? Cela, Burkhan n'aurait su le dire. Mais comme souvent, Alia se satisfaisait de la réponse donnée.

Ils jouèrent un moment, jusqu'à l'heure du déjeuner en fait. Ils mangèrent ensemble, puis regagnèrent les appartements de la princesse. Ce fût le moment choisi par le Grand Khagan pour aborder le sujet de Tshona. Mon petit Sigre, il y a quelque chose dont je souhaiterais te parler. Cessant toute activité, Alia tourna la tête vers son père. Qu'y a-il? s'enquit-elle. Burkhan prît une grande inspiration, avant de parler à nouveau: Tu te souviens, je t'avais dit que la personne qu'oncle Lims devait retrouver était venue d'elle-même. Et bien, je suis allé voir cette personne ce matin. Marquant une pause, il s'assura que la princesse suivait. Cette personne se nomme Tshona Tchung. Elle est la fille du Grand Khagan qui a régné avant grand-père Mash. De nouveau une courte pause. Le visage d'Alia témoignait d'une profonde réflexion. Burkhan jugea ainsi préférable de rappeler l'histoire. Souviens-toi. Avant même que grand-père ne devienne Khagan, la famille Tchung était au pouvoir. Elle avait régné depuis toujours, et était très respectée. Mais un jour, une mauvaise personne a demandé à une autre mauvaise personne de tuer les Tchung, et malheureusement, il a réussi. Toutefois, il a été arrêté et emprisonné. Les traits d'Alia s'étaient tirés, puis détendu. Oui, je m'en souviens maintenant. C'est toi qui a arrêté ce monsieur, n'est-ce pas? Burkhan acquiesça avant de reprendre: Et bien, il se trouve qu'il reste une Tchung en vie. Tshona. Elle vivait très loin d'ici, dans des terres sauvages appelées les routes arides. C'est là-bas qu'oncle Lims est allé, à ma demande. Il devait retrouver cette femme, et la faire revenir ici. Pourquoi n'était-elle pas au Palais avant? Si elle n'était pas au Palais ce jour-là, c'est parce qu'elle était partie du Tsian il a de cela bien longtemps. Et pourquoi voulais-tu qu'elle revienne? Burkhan souris à sa fille. Elle était maligne, et savait déjà poser les bonnes questions. De cela, il en était fier. Je voulais qu'elle revienne pour m'aider à gouverner. Tu vois, du temps où ils étaient au pouvoir, les Tchung étaient synonymes d'unité. Ils étaient la famille la plus importante de l'Empire, et personne ne remettait en cause leur place sur le trône. Tu as sûrement vu cela avec ton professeur, non? Alia opina du chef. Malheureusement, ni grand-père, ni moi ne pouvons imposer le même respect qu'eux, car nous ne sommes pas au pouvoir depuis assez longtemps. Est-ce que tu comprends cela? Une seconde d'hésitation, mais la princesse hocha de nouveau la tête. Oui, je crois que je comprends. Bien, dit le Khagan. Dans ce cas, je suppose que tu comprends pourquoi je veux qu'elle m'aide à gouverner? A nouveau, quelques secondes de réflexion, avant qu'Alia ne trouve seule la réponse: Tu veux qu'elle t'aide à gouverner, parce que les gens connaissent son nom, et le respecte, c'est ça? Le Khagan sourit, et ébouriffa les cheveux de sa fille. C'est bien mon petit Sigre ça. Tu es déjà si intelligente. Son sourire s'éteint bien vite. Il avait suffisamment tourné autour du pot, il était temps d'abattre sa dernière carte. Mais pour que Tshona m'aide à gouverner, elle doit devenir Khagin. C'est pour cela que dans quelques temps, je l'épouserais. Tu comprends ce que cela signifie? La réponse fût immédiate. Cela signifie qu'elle va devenir ma nouvelle maman? C'est cela. J'ai parlé avec elle ce matin, c'est une femme très gentille et très intelligente. Je suis sûr que vous vous entendrez à merveille. Mais si jamais tu ne veux pas d'elle, tu dois absolument me le dire. Alia semblait hésitante, et comment lui en vouloir? Elle faisait face à d'importantes nouvelles, et elle devait prendre sa décision. Finalement, d'une voix hésitante, elle demanda: Elle est vraiment gentille? Oui. assura Burkhan sans hésiter. Et elle aussi, elle est d'accord pour que je devienne Khagan après toi? Oui, elle a même dit qu'elle ferait tout pour t'aider du mieux qu'elle pouvait. Rassura-il avec un sourire. Dans ce cas... commença Alia, Je veux bien qu'elle soit ma maman. Burkhan poussa immédiatement un ouf de soulagement. Très vite il se repris: Merci, ma fille. Mais n'oublie pas: quand elle sera ta maman, toi aussi tu devras être très gentille avec elle. C'est d'accord? Oui papa! s'exclama alors Alia.

Burkhan sourit, puis serra de nouveau sa fille dans ses bras. Juste avant de partir, il fît une dernière recommandation à la princesse: Une dernière chose: tout ce que je viens de te dire est encore un secret. Alors il faut que tu me promettes de ne le dire à personne. Promis? Promis. fit la gamine, l'œil malicieux et un doigt sur sa bouche. Enfin, le Khagan quitta les quartiers de la princesse. Il se rendait à la salle du trône quand un conseiller, le même que plus tôt, lorsqu'il était revenu au Palais, s'approcha de lui. Lui ôtant les mots de la bouche, Burkhan demanda: Quelles sont donc les affaires dont vous souhaitiez me parler? Son conseiller annonça alors: Mon Khagan, le Grand Prêtre du Temple de Quingol vous rappelle aimablement que vous n'avez toujours pas fait votre visite bimensuelle. Le Khagan jura dans sa barbe. Cela m'était sorti de la tête. Envoyez un messager. J'irais dès demain. Autre chose? Le visage du conseiller se ferma quelque peu, il semblait craintif. Une seule mon Khagan. Nos observateurs aux Portes de l'Empire rapportent que l'escadron du capitaine Akhmad est de retour sur nos terres. Son arrivée à la capitale ne devrait être qu'une question de jour, désormais... Burkhan sourit. C'est une excellente nouvelle! Merci mon brave! tonna-il en donnant une grande tape dans le dos du conseiller. Je serais en salle du trône, si jamais quelque affaires nécessite ma présence.

Le conseiller regarda son Khagan s'éloigner, le pas léger, avant de murmurer, presque silencieusement: D'après le rapport de nos gardes, votre frère Lims était blessé et inconscient. Mais cela, Burkhan ne l'entendit point.
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