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 Le Chaos dans le palais (PV)

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Shado Kodokuna

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MessageSujet: Le Chaos dans le palais (PV)   Jeu 19 Mar - 0:18



Le voyage depuis les Portes Chaudes jusqu'au Palais Impérial n'avait pas été de tout repos. En effet, je n'avais aucune idée de la direction dans laquelle je devais marcher, et surtout, après tout ce temps, revenait à moi le sempiternel problème de la nourriture. Depuis bientôt cinq ans que j'ai quitté le Temple de Soyeo, et je n'ai toujours pas un sou en poche. D'ailleurs, je n'ai même pas de poches. Juste les mêmes vêtements, les mêmes protections, depuis tout ce temps. Le même vêtement de voyage, long, noir, abîmé par le poids des ans, tombant à mes chevilles, et recouvrant mon visage de sa large capuche. Au premier coup d'œil, la seule distinction qui transparaissait de mon être était mon imposante barbe. Auparavant, j'aurais masqué le bas de mon visage avec mon écharpe fétiche, mais désormais, ma barbe est trop fournie pour être dissimulée. Enfin, dans mon dos, mes deux bijoux. Fuun et Zetsubo. Les lames jumelles qui m'accompagnent depuis le premier jour. Les démons qui les habitent font que les anciens craignent ces deux épées. Elles obligent leur porteur à faire couler le sang sur leur métal à chaque fois qu'il dégaine. Beaucoup verrait cela comme une contrainte, pas moi. Je vois plutôt cela comme une obligation de sagesse et de force. Le premier paysan venu ne pourrait pas manier ces épées. Mais moi, je ne suis pas le premier venu. Je suis Shado Kodokuna, orphelin, ancien élève déchu des Lunes Rouges de Soriyeo, reconvertit Assassin, et devenu sous le pseudonyme de "Lame du Chaos", la menace la plus redouté de tout le Royaume. J'ai survécu seul pendant neuf mois dans la terrible forêt d'Ossoro, et j'en suis ressorti à présent, pour éradiquer le mal de la face du monde. Peut-être que je représente moi-même une forme de mal, mais je n'ai pas vocation à tuer de pauvres innocents. C'est cela qui me différencie des démons qui voyagent à mes côtés, scellés dans mes épées: eux ne sont pas regardant sur l'identité de leurs victimes, moi si. Sauf à une exception, lorsque je laisse toute leur puissance m'envahir et me contrôler pour parvenir à mes fins. Ceux qui m'ont vu dans cette sorte de "forme possédée" ne sont plus là pour en témoigner.

Enfin, après deux cycles de déambulation tatillonne, je pénètre dans la Cité Impériale. Le lieux est immense, mais en son centre, immanquable, se dresse le Palais. La tête levé vers l'édifice, je presse le pas dans sa direction. C'est alors que sans faire attention, je bouscule un marchand, qui vendait des bols de riz et des soupes de légumes. Il trébuche, tombe, se redresse prestement et m'interpelle, l'air belliqueux:

Eh! Toi! Fais gaffe où tu marches!

Alors que j'avais à peine daigné accorder un regard à l'homme, à qui je tournais le dos, je m'arrêtes de marcher. Puis, lentement, je me retourne vers lui, et lui fait face. C'est un trentenaire, vigoureux pour sûr. Et ses soupes ont l'air délicieuse. Tellement que mon estomac en gargouille. Ne lui prêtant pas plus d'attention que ça, je me saisis de l'un des bols et commence à en boire le contenu. Mais à peine le breuvage a t-il effleuré mes lèvres que le bol me saute des mains et se fracasse au sol. Soupirant, j'observe le marchand, vert de rage, les manches retroussées, me faire face, les nerfs visiblement à vif.

Mais pour qui tu te prends ?! Tu crois que tu peux te servir comme ça, surtout après m'avoir bousculé ?!

Le considérant quelques instants, j'étouffe un petit rire, avant de rétorquer:

Serais tu en train d'émettre l'hypothèse que tu m'empêcherais de me servir si je recommençai ? Parce que si c'est le cas, nous n'allons pas nous entendre, toi et moi.  

Son teint rouge vif à pris une nouvelle dimension. Pestant d'inintelligibles paroles, il place son visage à quelques centimètres du mien, semble se calmer, pour au final me pousser avec force. Je recule de trois pas. J'aurais pu rester stoïque, mais à cet instant précis, j'ai autre chose à faire que de me battre avec un pauvre ignorant. Un battement de cœur, je dégaine Zetsubo. Pas besoin de mes deux lames pour venir à bout de cet imbécile. Une prise ferme, une attaque éclair, l'autre n'a pas eu le temps d'esquisser le moindre mouvement que j'avais déjà séparé sa tête du reste de son corps. Une giclée de sang me fouette le visage, alors qu'un dixième de seconde plus tard, le bruit sourd du crâne heurtant le sol me fait frissonner.

J'adore ce bruit. dis-je pour moi-même.

Ramassant le crâne, je le porte à hauteur de mon propre visage, et lui lance: J'avais prévenu pourtant. Puis je la lance négligemment derrière moi, le bruit de la collision au sol m'arrachant un nouveau grognement satisfait. Enfin, je me saisis d'un bol de riz et d'un bol de soupe, et me repais en silence, sans prêter attention au passant. Une fois l'estomac plein, je reprends ma route. Autour de moi, un couloir accompagnant mon avancée s'est créé, et les gens me craignent visiblement. Le plus étonnant, c'est que ce couloir se prolonge au-delà de l'arcade passante où gît le marchand. Comme si toute la cité savait déjà.

Quelque minutes de marche plus tard, me voilà face à un nouvel obstacle. Le Palais est bien là, mais se trouve inaccessible, juché sur un immense rocher, encerclé par un cours d'eau. Seul point de passage en vue, un pont solidement gardé. Nul doute qu'on ne me laissera pas passer dans mon état. Je dois trouver une entrée alternative. Commençant à contourner le rocher, la solution apparaît d'elle-même: une légère avancée rocailleuse, qui forme une plate-forme suffisamment large pour se réceptionner. Je souris: la chance est de mon côté. Pour n'importe qui d'autre, l'idée qui est la mienne ne serait au mieux qu'un doux rêve. Pour moi, cet avancée représente un saut d'une difficulté modérée. La distance qui me sépare de mon objectif étant d'approximativement cinq mètres, je prend une bonne dizaine de pas d'élan, me lance, gagne de la vitesse, bondit pour atterrir parfaitement de l'autre côté du fleuve. De là, escalader cette pseudo-montagne se révèle d'une simplicité enfantine pour moi, habituer à grimper à des arbres plus morts encore que ma première victime.  

Me voici donc dans l'enceinte du Palais Impérial. Ou plutôt, à l'extérieur d'un luxueux village. Une foule de pavillons fleurissent l'endroit. Tous sont des magnificences d'architecture, juché sur plusieurs étages ou non. Mais impossible d'en distinguer un comme plus important qu'un autre. C'est joli mais qu'est-ce que c'est mal foutu. je grommelle dans ma barbe. Marchant au hasard, veillant à ne pas me faire repérer, je réfléchis à la suite. Qui aller voir? Visiblement, toute la haute caste kyangaise vis ici. Dois-je privilégier l'Empereur lui-même? Allez voir Katsutani, si toutefois il était remis de ses blessures? Opter pour un quelconque noble peu scrupuleux? Aucune idée. De toute manière, qu'importe l'habitation dans laquelle je vais m'introduire, je n'ai aucun moyen de connaître l'identité de ses résidents.

Finalement, j'en choisi un, au hasard. J'aimais bien les décorations, et puis, monté sur trois étages, il représentait un beau défi d'escalade. Me hissant sans trop de peine à son sommet, par le versant extérieur, afin de me préserver des regards indiscrets, je trouve dans une fenêtre ouverte mon point d'entrée. D'un pas leste, je m'approche et passe la tête dans l'ouverture. Je suis tombé sur des appartements privés, manifestement, car à l'autre bout de la pièce, une jeune femme est assise à la coiffeuse. Me rendant à nouveau visible à ses yeux, je me place dans l'encadrement de la fenêtre, coupant la lumière, et apparaissant dans le reflet de son miroir. Elle sursaute, se retourne brusquement, et reste dans un premier temps bouche bée.

Salut, dis-je d'un ton plus grave, plus suave que mon timbre habituel. Je cherche du boulot, vous pouvez aider?    

Je la fixe, sans être trop certain de la réaction qu'une jeune femme très probablement issue de la haute noblesse pourrait avoir face à un homme vêtu de noir, accroupis dans l'encadrement de sa fenêtre au troisième étage de son pavillon. Qui plus est quand l'homme en question porte deux épées dans son dos, une barbe plus qu'imposante, et à le côté gauche du visage encore tâché de sang à peine sec.
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Hitomi Tsunahiro

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MessageSujet: Re: Le Chaos dans le palais (PV)   Mer 25 Mar - 4:30

Le palais impérial semblait bien calme aujourd'hui, les domestiques se hâtaient à leurs occupation,  les nobles se trouvaient dans leurs appartements pour certains et d'autres à la cour ou les jardins... Rien de transcendant dans le quotidien kyangais,  à moins qu'un incident ou autre événement bousculait les habitudes coutumières.  Je ne ressentais rien de particulier pouvant changer ce rythme presque monotone,  père s'affairer aux nombreuses affaires impériales et mon frère je ne pouvais dire. Donc,  lorsque j'ai vue cet homme vêtu de noir,  la barbe peu flatteuse et le style négligé favorisant la discrétion du personnage.  Je ne savais pas quoi prononcé à ce moment,  car le fait qu'il soit accroupi près de la fenêtre me laissait songeuse. Que voulait-il ? Il y avait des jours comme ça où le hasard nous réservait son lot de surprises. En tant normale,  j'aurais du appeler un garde pour le renvoyer dehors,  lui faire dire la raison de sa présence etc.
Il me paraissait avoir de bonne attention malgré son apparence.

Soit je faisais une erreur de jugement, soit je me faisais une première impression ! Il me demandait si on ne pouvait pas l'embaucher au palais ? La personne qui avait le dernier mot sur qui peut ou non travailler au palais étaient le couple impérial. Hormis le prince héritier qui succédera à notre père un jour, il restait mes demi-soeurs ou moi-même pour interférer auprès de l'empereur kyangais. Je devais sortir une réponse quelconque,  assez pour ne pas le faire fuir et rester voir ce qui serait le plus adéquat en ces circonstances.

- Qui êtes-vous ? Je n'ai pas l'habitude de rencontrer autrui par le rebord de la fenêtre. Vous avez besoin de soin apparemment.

- Si vous souhaitez proposer vos services ,  vous devez avoir une audience avec mon père.

Dis-j'en formulant une réponse réfléchie, je me retourna vers l'individu...
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Shado Kodokuna

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MessageSujet: Re: Le Chaos dans le palais (PV)   Mer 25 Mar - 11:00



A ma grande surprise, la jeune femme ne s'affola pas, n'appela pas à l'aide, c'est à peine si elle semblait surprise de me voir. Cela me laissait songeur: était-elle habituée à ce genre de visite impromptue, était-elle paralysée par la peur, ou peut-être était-elle juste un peu longue à la détente? Impossible de le dire, mais ses premiers mots transpiraient un calme plus qu'étonnant:

Qui êtes-vous ? Je n'ai pas l'habitude de rencontrer autrui par le rebord de la fenêtre. Vous avez besoin de soin apparemment.

C'était effarant. Je m'en sentais presque de l'irrespect de sa part, alors qu'elle se trouvait devant la Mort en personne, ou pas loin. Néanmoins, sa seconde phrase m'arrachait un léger sourire, probablement rendu carnassier par le sang sur mon visage. Et puis enfin, elle me proposait son aide? Alors que je venais de pénétrer par effraction dans ses appartements privés, elle me proposait des soins! Je commence sérieusement à croire qu'il lui manque une case, à celle-là.

Mon nom n'a aucune importance. finis-je par répondre dans un premier temps. Et c'est sympa de proposer votre aide, mais le sang que vous apercevez sur mon visage ne m'appartient pas... j'ajoute, en espérant qu'elle face le lien. C'est moi qui propose mes services, pas l'inverse.

Si vous souhaitez proposer vos services, vous devez avoir une audience avec mon père.

Avec son père? Si je voulais voir quelqu'un accéder à ma requête, c'était à son père que je devais le demander? Penchant la tête sur le côté, je saute sur le sol de la pièce, et m'approche doucement de cette femme. Stoppant mon visage à quelque centimètres du sien (la laissant au passage profiter de mon odeur corporelle, qui doit probablement être délicieusement atroce), je l'observe avec curiosité. Se pourrait-il que je me trouve face à une Princesse Impériale? Car si tel est le cas, j'ai déjà enfreint tellement de règles et conventions que je pourrais être condamné à mort trois fois. Pas que ça me fasse quelque chose, au contraire, cela m'arrache un grand rire.

Si votre père est une puissance omnipotente dans le coin, c'est qu'il est l'empereur, je présume... Et vous, sa fille, vous êtes une Princesse Impériale, c'est ça? Comment va votre frangin depuis que j'ai été lui sauver les fesses dans la forêt? Quitte à être là, autant demander. Tout en parlant, je me suis détourner d'elle et ai commencé à faire les cent pas dans la pièce. Essuyant un peu du sang présent sur mon visage, je l'observe vaguement, avant de l'envoyer d'une pichenette dans sa direction. La goutte s'écrase à quelques pas de ses pieds.

Au cas où vous ne l'auriez toujours pas compris, moi, je tue des gens. Je ne suis pas entré sur votre caillou par la grande porte. Disons donc qu'il est peu probable que papa, dans toute sa mansuétude, m'accorde un peu de son temps dans l'immédiat. Donc, c'est à vous que je demande: si je suis dans le coin, c'est pour décapiter du malandrin. Dans le passé, j'ai déjà fait ce genre de chose. La justice officielle est lente, corrompue pour la plupart, comme la noblesse par ailleurs. Mais ça, c'est pas mon problème. Moi, je ne demande qu'un lit et un repas. Si vous pouvez me garantir cela, alors vous n'avez plus qu'à me donner un nom, et je fais le reste.

Tout en parlant, je me suis mis à lui tourner autour, d'un pas lent, un pas de prédateur. Probable qu'elle refuse ma proposition. Si elle fait vraiment partie de la famille impériale, alors traiter avec un Assassin serait le plus grand déshonneur.
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Hitomi Tsunahiro

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MessageSujet: Re: Le Chaos dans le palais (PV)   Mer 25 Mar - 18:33


- Vous êtes perspicaces pour un individu qui pénètre dans ses appartements sans invitation, je suis la cinquième princesse impériale de Kyang. Ne vous fier pas aux apparences, je n'ai rien de la femme naive ou inconsciente que vous pourriez croisez.

- Je me doute bien que ce sang ne provient pas de vous, vous pensez vraiment que vous obtiendrez quelques choses de ma part ? Ce serait insensé de négocier quoique ce soit avec un assassin.

Dis-j'en répondant d'un ton posé.

Je n'avais vraiment pas de chance, non seulement le mystérieux visiteur est un assassin, mais en plus il demandait de travailler au palais... Plutôt pour un membre de la famille impériale, en l'occurrence ma personne. Avais-je peur de lui ? Un peu en entendant ces mots révélateurs sur sa profession d'assassin. Je ne m'imaginais pas retirer la vie à un être vivant, donc m'adresser à celui qui aimait faire ça me remplissait d'effroi. Je ne comprenais, ni ne concevait la notion d'assassiner autrui.

Faisait-il cela par nécessité ou amour du travail ? Ce qui me paraissait une certitude fut sa fragrance atroce, mélange de sang et manque de bain parfumé je comprenais ma chance d' être une princesse impériale, bien née avec une éducation noble et des privilèges dut à mon rang. Je ne comptais pas me déshonorer, ni commençait à le faire d'ailleurs. Entre temps, je ne savais rien sur son propos, son vécu et les motifs qui le conduisirent à devenir ainsi... Je devrais peut-être en savoir plus avant de prendre une décision, soit le renvoyer ou au contraire écouter ses dires. Ne dit-on pas que les apparences sont trompeuses, que sous cette présentation négligé se cache un homme tout autre.

- Je ne vous permets pas de tourner autour de moi comme un prédateur, vous savez que vous sauriez déjà jeter dehors pour être rentré par effraction dans ces appartements privés. Pourtant, vous ne craignez en aucun cas les conséquences d'un tel acte.

- Avez-vous un prénom et nom aux moins, afin de savoir qui se trouve devant moi ? Ainsi, mon frère est encore vivant grâce à votre secours, je vous remercie en mon nom et vous devriez lui demander vous-mêmes.

Dis j'en me montrant calme et aimable au possible de la situation. Il me paraissait un homme prétentieux qui ignore tout des coutumes kyangaises. Toutefois, le fait qu'il est sauvé la vie du prince héritier allait probablement changer mon attitude, du moins ma reconnaissance vis-à-vis de cette nouvelle.

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Shado Kodokuna

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MessageSujet: Re: Le Chaos dans le palais (PV)   Mer 25 Mar - 21:58



Vous êtes perspicace pour un individu qui pénètre dans ses appartements sans invitation, je suis la cinquième princesse impériale de Kyang.

Voilà qui était intéressant, j'ai donc bel et bien affaire au haut du panier en termes de noblesse. C'est une Tsunahiro qui se trouve face à moi.

Ne vous fier pas aux apparences, je n'ai rien de la femme naïve ou inconsciente que vous pourriez croiser.

A cela j'éclate à nouveau de rire. Elle se dit une chose, mais à l'heure qu'il est, je vois l'inverse. Mais puis-je vraiment lui en vouloir? C'est une princesse, elle a l'habitude d'être louée, de se voir jeter des fleurs, et ce depuis sa plus tendre enfance. C'est typiquement le genre de personne à se voir génie car elle a été capable de déceler un mensonge au détour d'une conversation. Connaître les us et coutumes du noble jeu ne fait pas des gens des êtres supérieurs. Seulement des individus imbus d'eux-mêmes, bien caché à l'abri de la misère dans leurs riches habits.

Cinquième princesse? C'est qu'il se mettent à l'aise, papa et popol ! je m'exclame tout en m'esclaffant à cette blague de mauvais goût. Mais en tout cas, j'apprécie toujours les compliments. Même si ceux à mon égards se font rare, et concernent souvent d'autres talents que la perspicacité. j'ajoute, en ronronnant légèrement. Quand aux apparences, Princesse, dis-je ensuite en appuyant ostensiblement sur ce dernier mot, sachez que j'en fait rarement grand cas. Mais je vais me permettre l'affront - un de plus si j'ose dire - de vous conseiller une autre attitude. Car si je veux bien vous croire lorsque vous vous défendez de toute naïveté, c'est bien de l'inconscience que je vois dans vos yeux, lorsque vous vous adressez à moi.

Est-ce qu'elle a seulement conscience que je l'insulte? Je la traite comme si elle n'était rien pour personne, comme une simple mendiante de bas étage. Et pourtant c'est une Princesse. Et pourtant je m'en fiche. Je la trouve stupide de ne pas paniquer ainsi en ma présence, et je le lui fait savoir, à demi-mot. Je suis la Lame du Chaos, l'assassin le plus redouté de Soriyeo, et on dirait qu'elle ne voit aucune menace face à moi!

Je me doutes bien que ce sang ne provient pas de vous, vous pensez vraiment que vous obtiendrez quelques choses de ma part? Ce serait insensé de négocier quoique ce soit avec un assassin.

Définitivement, son manque de jugeote mais fait beaucoup rire. Si vous saviez que ce sang n'était pas le mien, alors pourquoi m'avez-vous proposé des soins en premier lieu? je demande d'un air moqueur. Et alors qu'elle parlait de négociation, je m'esclaffe à nouveau: Je ne penses pas que "négocier" soit le terme approprié. C'est plutôt une opportunité que je vous offre. Mais puisque vous ne semblez pas avoir compris la première fois, je vais me répéter, et essayer de me montrer plus clair. En ce bas monde, ici comme ailleurs, il existe des gens mauvais. Des gens comme moi, mais différent. Eux sont mauvais, car ils veulent utiliser leur pouvoir, et donc leur citoyens, pour leur seul et unique profit. C'est une mentalité déplorable, vous ne pensez pas? Moi, je déteste les gens comme eux, alors je les tuent. Mais dans le coin, je ne connais personne. Donc, ma proposition demeure la même: vous, vous me donnez le nom d'un de ces gens mauvais, et moi, je leur coupe la tête.

Et alors que je tournais autour de la princesse, je commence à détecter une réflexion de son côté. La lumière se fait-elle enfin dans son esprit? Comprend-elle enfin qu'elle doit me craindre? Ou au contraire songe-elle à ma proposition, malgré ce qu'elle en avait dit dans un premier temps? Cherche-elle une réponse cinglante à donner à ma volontaire insubordination, ou tente-t'elle de maîtriser ses nerfs pour conserver un ton cordial.

Je ne vous permets pas de tourner autour de moi comme un prédateur, vous savez que vous sauriez déjà jeter dehors pour être rentré par effraction dans ces appartements privés. Pourtant, vous ne craignez en aucun cas les conséquences d'un tel acte.

Oh... elle use du même mot que celui qui m'avait traversé l'esprit pour décrire mon attitude. Cela me fait sourire d'autant plus. Ne m'arrêtant pas de tourner malgré son apparent malaise, je stoppe mes pas dans son dos, pour lui chuchoter à l'oreille:

Vous ne permettez pas? Je ne crois pas que vous soyez en position de permettre quoi que ce soit. Car à l'heure actuelle, il ne tient qu'à mon bon vouloir de disposer de votre personne comme bon me semble. Si vous acceptez mon offre, alors contentez-vous de me donner un nom. Si vous refusez, très bien, je m'éclipserai. Avec, ou sans, votre sang sur mes mains.

Avez-vous un prénom et nom aux moins, afin de savoir qui se trouve devant moi? Ainsi, mon frère est encore vivant grâce à votre secours, je vous remercie en mon nom et vous devriez lui demander vous-mêmes.

Et alors qu'elle finit sa phrase, la porte des appartements s'ouvre. De l'autre côté émerge une femme d'une quarantaine d'années, probablement un servante. A la vue de ma personne, elle veut pousser un cri, mais plus réactif, je l'en empêche en couvrant sa bouche de ma main. Puis je l'entraîne à l'intérieur, tout en refermant la porte d'un coup de talon. Cette femme n'a pas de chance, elle tombe au mauvais endroit au mauvais moment. Sentant qu'elle ne crie plus, je la relâche. Un air paniquée se lit sur son visage. Je préfère ça... me dis-je mentalement. Un ange passe, le temps d'une seconde. La femme veut crier à nouveau, je ne lui en laisse pas la chance. Plus vif, je dégaine Fuun et lui transperce le ventre, lui coupant instantanément le souffle. Sans lâcher prise, je dégaine ma seconde lame, Zetsubo, et d'un demi-tour fluide, je passe dans le dos de ma victime, et lui tranche la gorge. Probablement qu'elle est déjà morte, mais le son que je recherche ne s'est pas encore porté à mes oreilles. Effectuant un demi-tour pour revenir à ma position d'origine, je fais ressortir Fuun du corps de la femme, pour finalement réussir une double décapitation nette et sans bavure, si ce n'est la mare de sang qui commence déjà à se former sur le sol. Le corps s'effondre subitement, la tête ne tarde pas à suivre, me procurant un intense frisson de plaisir. A peine deux secondes ce sont écoulées, et la Princesse n'a pas esquissé le moindre geste.

Oh! Grands Dieux! m'écrie-je dans un grand mouvement théâtral. Je viens de commettre un meurtre! Les conséquences de cette action seront sûrement terrible! Surjouant à outrance, je recouvre soudainement tout mon sérieux, pour ajouter: Je l'ai déjà dit, mon nom n'importe pas. Que feriez-vous seulement d'un nom qui vous est inconnu. Je suis la Lame du Chaos. C'est ainsi qu'on m'a surnommé. Quand à votre frère, il n'est pas exempt d'un problème déjà évoqué: il est peu probable qu'on me laisse entrer, comme il est impensable qu'il ne soit pas surveillé, vu l'état dans lequel on vous l'a ramené. Par contre vous, manifestement, personne n'en a rien à faire. A part elle...

Un petit peu de manipulation psychologique, ça fait toujours plaisir. A mes pieds, la flaque de sang continue de s'étendre, alors que je ne me départit plus d'un large sourire. Je prends un plaisir non dissimulé à être ici. Cette Princesse de pacotille ne sait pas à qui elle a affaire. J'attends avec impatience de pouvoir jouer avec ses nerfs un peu plus. Ce n'est pas comme si elle représentait une quelconque menace pour moi, de toute manière.
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Shado Kodokuna

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MessageSujet: Re: Le Chaos dans le palais (PV)   Sam 25 Avr - 11:36



Face à face avec la cinquième princesse impériale de Kyang, le sang encore frais d'une quelconque servante jonchant le bois frais de ses appartements, le temps semblait s'être figé. Un temps indécise, quoique choquée par mes actions, la gamine qui se tenait face à moi semblait paralysée. Tirant profit de sa torpeur, je décide de continuer quelque peu à parler.

C'est vraiment dommage. Vraiment. Pour elle comme pour vous. Ce n'est pas tous les jours qu'on se voit offrir l'opportunité d'annihiler le mal qui ronge votre Royaume. Vous avez eu la chance, vous avez eu l'honneur! De faire face à la Lame du Chaos, l'entité la plus proche de la Mort après la Mort elle-même! Vous auriez pu devenir une Déesse, omnipotente, la vie ou la mort de vos citoyens reposant uniquement entre vos mains! Mais vous ne l'avez pas saisi, préférant sauvegarder un honneur qui, un jour ou l'autre, sera probablement souillé. Ne l'est-il pas seulement déjà, s'il est si déshonorant de parlementer avec un Assassin? A moins que vous soyez suffisamment lucide pour voir que vous n'aviez pas les épaules pour assumer une telle tâche. Après tout, vous n'êtes qu'une frêle petite chose, innocente et faible. Un simple trophée que votre père peut exhiber pour montrer sa bonne forme, et qui plus tard sera exhibé par le plus obscur des Princes étrangers, avec qui on vous aura mariée de force. Voilà votre destin.

Je marque une pause, ouvrant grand les bras, un sourire terrifiant barrant mon visage. Je n'ai beau avoir que 22 ans, j'ai déjà vécu plus de choses que la plupart des hommes. Elle, coincée dans ses soieries et son luxe, qu'a-elle connu? C'est sur cette pensée que je reprends:

Votre destin... il n'est pas enviable, laissez-moi vous le dire. Alors que moi! Regardez-moi! Libre comme l'air, aucunement stoppé par de viles traditions ou protocoles. Je suis au-dessus des lois! Si je veux tuer quelqu'un, pour n'importe quelle raison, je le fais. Si je veux voler quelque chose, je le fais. Et dites-moi une chose, si je voulais séparer votre crâne de votre cou, qui m'empêcherait de le faire?

Tout en parlant, je me suis de nouveau approché de la Princesse, et je commet à présent une nouvelle outrance, de passer ma main sale, moite, peut-être ensanglantée, sur son visage, avant de lui ébouriffer les cheveux.

Mais ce n'était pas mon objectif en venant là. Dis-je pour la rassurer un tant sois peux. Je suis venue pour vous offrir la chance de sauver votre Empire de ceux qui le gangrènent, et vous avez fait le choix de refuser. Comme je l'avais dit plus tôt, j'accepte et je repars, sans votre sang sur les mains. Kyang a besoin de son armée, et si je vous tue, elle serait décimée. Ha ha ha!!!

Mon rire, tonitruant, fût mon erreur. Alors que je comptais encore jouer avec les nerfs de la princesse, voire profiter de ses charmes, le son de ma voix provoqua du mouvement à l'étage inférieur. Je l'ai perçu, et c'est dans un fluide mouvement de recul que je passe l'embrasure de la fenêtre, au moment où un homme pénètre dans la chambre. Avisant la princesse et le sang sur le sol, il ne lui faut qu'une seconde pour crier: Intrus! A la garde! A la garde! Mais cette seconde me fût décisive, voire salvatrice, car elle m'avait permis de débuter ma descente, gagnant ainsi un temps précieux sur ceux qui allaient bientôt se lancer à ma poursuite.

Parvenu en bas de l'édifice, la première vague d'assaut, composer des plus réactifs, ou des plus naïfs, est dans ma ligne de mire. Sans hésiter, je fonce à l'opposé, sans vraiment connaître la direction de mes pas. Le plus important à l'heure actuelle est que je quitte ce maudit caillou. Au loin, j'aperçois le pont, qui sert d'entrée principale. Un troisième soldat s'y est posté pour anticiper mon arriver, et venir en aide aux deux gardes habituels, armés de haches. Pire, un arc est braqué sur moi. Devant l'urgence de la situation, je dégaine mes deux lames. Le pont est assez juste assez large pour que ces trois hommes se tiennent côte à côte. Sur les côtés, des barrières de sécurité en bois, d'apparence assez solide pour soutenir le poids d'un homme, ont été construite. Cela constitue ma seule chance. Accélérant ma course, je fonce vers les gardes. Une première flèche siffle, mais elle ne fait que frôler ma tempe. J'arrive sur le pont quand le garde décoche sa seconde flèche. Celle-là, je l'esquive de justesse, en sautant sur la barrière. Là en équilibre précaire, je m'efforce de maintenir une certaine vitesse, sans chuter. Me voyant en difficulté, le garde à la hache le plus proche s'avance d'un pas lourd. Un sourire, difficile à voir dans le feu de l'action, éclaire néanmoins mon visage. En brisant leur alignement, ces gardes viennent de m'offrir ma porte de sortie. Vite, je bondis sur ma gauche, alors que le garde était presque à ma hauteur. Devançant son attaque, je prends appui sur son visage pour le dépasser. De retour sur le pont en lui-même, je me débarrasse ensuite de l'archer, d'abord en brisant la corde de son arc, puis en lui tranchant la gorge avec Fuun. Enfin, alors que je me croyais tiré d'affaire, le dernier garde se dresse face à moi. Il a anticipé le mouvement de son allié... pas mal. penses-je. Mais il se tient les jambes très écartées, sans doute pour bloquer un maximum d'espace. Seulement, face à moi, c'est inutile, alors que je l'esquive d'une glissade entre ses jambes, profitant de l'instant pour trancher les deux tendons se trouvant derrière ses genoux, le forçant à tomber. Je l'aurais bien décapité, mais je n'ai pas le temps pour ça. Sous le regard surpris, terrifiés ou encore choqué des passants, je reprends ma course vers la liberté.

Enfin. Après de longues minutes, je peux désormais voir la Cité Impériale se dresser derrière moi. Le reste de mon échappée s'est déroulée sans encombres, et je m'avance désormais sur une petite route. Seul, dans cet instant de sécurité, je me rends compte de mon erreur. Dans ce passage à Kyang, la Cité Impériale n'aurait pas dû être mon premier arrêt. C'était fou d'aller là-bas tout de suite, sans avoir pu construire ma réputation ici. Mais peut-être que je suis fou après tout. dis-je pour moi-même en souriant. Oui, peut-être... En fin de compte, malgré la folie commise, je m'y suis amusé, j'y ai pris quelque vies, et j'ai sûrement marqué les esprits. Cela me donnerait presque envie d'y retourner, histoire de semer un peu plus le Chaos. Mais j'ai d'autres projets à accomplir. Toutefois, je reviendrais sûrement un jour, restes à savoir dans quelles circonstances.
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Le Chaos dans le palais (PV)
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