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 Entrevue secrète (P.V.)

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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Entrevue secrète (P.V.)   Dim 1 Mar - 21:16



Quatre jours s'étaient écoulés depuis que le Grand Khagan avait rencontré l'ex-Première Princesse Impériale Tshona Tchung, alors que celle-ci s'était introduite dans le palais impérial. Quatre jours depuis leur face-à-face, qui avait vu se succéder accusations et propositions. Et malgré la fin abrupte à laquelle cette entrevue impromptue avait été sujet, le fait était là: Tshona Tchung était de retour, et c'était là une nouvelle étape importante dans le plan de Burkhan Xaï pour unifier le Tsian. Maintenant, il fallait lui faire accepter de devenir la Khagin, et pour cela, il était primordial de garder la princesse au Tsian. Connaissant son goût pour la fuite, et son talent à cela, Burkhan se méfiait. Malgré que Tshona lui ai donnée sa parole de ne pas quitter l'Empire, il l'avait faite escorté jusqu'à une auberge. Je l'ai personnellement conduit jusque chez le vieux Naraan, et me suis assuré qu'elle y soit traitée conformément à son rang. Avait confirmé le commandant des forces armées, que Burkhan avait traité, malgré son expérience et ses accomplissements, comme la plus sombre recrue. Mais de cela il s'excuserait en temps voulu. Car l'heure était à la réflexion.

En effet, durant leur confrontation verbale, la Tchung avait exposée les faits: devenir Khagin lui semblait être une folie, elle qui chérissait plus que tout la liberté. Elle ne voulait pas d'un rôle de faire-valoir, et n'entendait pas renoncer aux talents de guérisseuse et de guerrière qu'elle avait acquis dans ses treize ans d'exil. A cela, Burkhan ne trouvait rien à redire, et il l'avait fait savoir à Tshona. Elle avait également fait comprendre qu'une attirance physique était à proscrire, et malgré une très nette bavure sur ce plan là de sa part, le Khagan était également prêt à y consentir. En réalité, le résultat de ces quatre jours de réflexion était sans appel: il avait besoin de Tshona pour parvenir à ses fins, mais ce n'était pas réciproque. Elle avait survécu aux contrées sauvages, elle avait humiliée son escorte personnelle dans un combat ou elle était en infériorité numérique. Rien ne la forçait à rester à ses côtés... sauf sa bienveillance et sa volonté de faire le bien.

Désormais, il était temps de discuter calmement avec la Tchung. Et pour cela, ils devaient se rencontrer, seuls à seuls. Ce matin-là, Burkhan revêtit des habits sobres qui lui permettrait de quelque peu se fondre dans la foule, le temps de rejoindre l'auberge. Toutefois, le trajet ne fut pas de tout repos, quelques passants parvenant tout de même à le reconnaître, s'agglutinant autour de lui et de ce fait attirant d'autres curieux. Si certains ne faisaient que saluer leur Khagan, d'autre profitait de l'opportunité pour quémander quelques faveurs, ce à quoi Burkhan répétait inlassablement: Je serais ravi d'entendre vos demandes dans des conditions plus propices à la réflexion. Pour cela, il serait préférable que vous vous rendiez au Palais, où mes conseillers et moi-même seront plus en mesure de répondre à vos attentes.

Avec l'agitation autour de lui, il n'avait pas pu marcher très vite, et il parvint à destination plus tard qu'il ne le pensait. Le soleil d'Eternok dispensait une fraîche lumière, mais la météo était dans l'ensemble clémente. Parvenu à la porte, Burkhan leva les yeux au ciel. Les dieux du climat était de bonne humeur, mais qu'en serait-il des dieux de la discussion? C'est sur cette pensée qu'il pénétra dans l'auberge. Si de l'extérieur, celle-ci n'était pas forcément impressionnante, son intérieur était très soigné. Le hall d'entrée était d'une propreté à toute épreuve, avec ses tapis et ses tables où les plus matinaux finissaient leur petit-déjeuner. Derrière le grand comptoir en bois, le vieux Naraan faisaient ses comptes. Le Khagan eu un sourire en le voyant. Naraan était une figure connue de la cité impériale. Il avait succédé à son père à la tête de l'auberge, faisant de sa famille la première à cumuler trois générations au sommet d'une affaire économique. Cela faisait près de quarante ans que Naraan gérait les lieux, et au fil du temps, il avait gagné la réputation de meilleur aubergiste de la cité. Aujourd'hui, il continuait malgré son âge avancé à gérer ses affaires seuls. N'ayant jamais eu de femme, il avait embauché plusieurs apprentis, à qui il avait tout appris, et qui prendrait sa place en temps voulu.

Burkhan s'approcha du comptoir. Le vieux Naraan leva la tête, avant de reconnaître subitement le Khagan, et de s'incliner brusquement, occasionnant un craquement de certain de ses os. Du calme, mon bon monsieur, tant de manières sont bien obsolètes alors que je me trouve ici chez vous. Le rassura Burkhan.
M... Mon Khagan bégaya Naraan. Quel honneur que de vous voir ici. En quoi puis-je vous aider?
Burkhan l'observa de nouveau quelques instants. Il tremblait sous un habit qui, s'il avait probablement été fait sur-mesure dans le temps, était désormais bien trop large pour le petit corps amaigri du vieux Naraan. Ce dernier, malgré les mots du Khagan, gardait la tête légèrement inclinée, osant à peine le regarder, de ses petits yeux verts, l'un des derniers points vifs d'un faciès ridés par les années. Quelques cheveux clairsemaient encore le crâne de Naraan. Finalement, Burkhan répondit à la question: Je viens rendre visite à l'une de vos clientes. Mon commandant vous l'a normalement amenée il y a quatre lunes de cela. Aussitôt, le visage de Naraan s'éclaircit. Oh! Oui, bien sûr, je vois de qui vous parlé. Suivez-moi, je vais vous y conduire. Sortant de derrière le comptoir d'un pas précipité, il mena le Khagan au dernier étage. Le commandant n'avait pas menti, Tshona se trouvait effectivement dans la meilleure chambre. Juste avant de frapper, le vieux Naraan demanda: Mon Khagan désire-il autre chose? Et bien, je dois régler des affaires importantes avec votre cliente. Ainsi, j'aimerais pouvoir bénéficier de la tranquillité que ce genre de discussion impose. Je vous en serai très reconnaissant. Certainement, cela sera fait selon vos désirs. Assura Naraan. Puis il frappa à la porte. Une voix parvint de l'autre côté, et le maître des lieux annonça: Mademoiselle, vous avez de la visite. A nouveau le son d'une voix étouffée par les murs. Finalement, le vieux Naraan s'effaça, puis s'éclipsa, laissant Burkhan apparaître sur le pas de la porte, qu'il referma derrière lui.

La Princesse lui tournait le dos, assise sur le grand lit qui trônait dans la pièce. Bonjour, princesse. Fît d'abord Burkhan afin d'indiquer son identité à son interlocutrice. Celle-ci tourna enfin la tête. Mais Burkhan ne lui laissait pas le temps de parler. Avant de commencer cette discussion, je tiens à vous faire mes plus plates excuses, concernant mes actions passées. En effet, celle-ci étaient des plus malvenues et incorrectes à votre encontre. L'espace d'un instant, je me suis grandement fourvoyé, et votre réaction était des plus logiques et naturelles. Je m'en excuse à nouveau, en espérant que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.
Tout en parlant, Burkhan avait fait quelques pas en direction de la fenêtre. Celle-ci donnait sur un balcon, qui lui-même offrait une splendide vue sur le Djeeing, et les montagnes qui s'élevait en arrière plan. C'était un beau spectacle, reposant à observer. Mais s'arrachant à sa torpeur, le Khagan finit par reprendre: Toutefois, vous vous doutez bien que ma présence ici n'est pas uniquement destinée aux excuses. La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, je vous ai fait une proposition. Celle de devenir ma Khagin. A cela vous avez demandé un temps de réflexion. Un temps que je penses avoir respecté, et que j'ai moi-même consacré à la clarification de mes pensées. Reprenant la pose qu'il avait adopté la première fois, les mains dans le dos, Burkhan observait Tshona d'un air neutre. Comme je vous l'avais déjà signalé, je ne vous veux pas comme d'un trophée qu'on expose aux diplomates. Je vous souhaite à mes côtés, pour gouverner le Tsian. Mais au final, le choix est vôtre. Je ne souhaite en rien me montrer contraignant, ce ne serait que le meilleur moyen de vous perdre de nouveau. Désormais, me voici devant vous, prêt à écouter vos requêtes, et à travailler sur le meilleur compromis possible, pour le peuple.

Tournant le dos à la fenêtre, Burkhan eu un sourire rieur. Il était là en négociations, ni plus ni moins. Cela le faisait rire, tant il n'était pas habitué à ce genre de contexte. Et pourtant il n'y avait rien de drôle, tant son plan d'unification du Tsian reposait sur cette discussion avec Tshona Tchung.
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Lun 2 Mar - 21:44


Celle que l'on appelait jadis la première princesse impériale du Tsian, Tshona Tchung, fraîchement revenue dans l'empire qui avait été le berceau de sa naissance, avait passée les 4 derniers jours a pleurer. Roulée en boule sur la couche qui était sienne, dans une auberge qu'elle n'avait pas choisie et dont elle ne savait rien, prisonnière de ses sanglots, elle s'était retrouvée impuissante face a ses larmes qui se refusaient a se tarir. Elle qui ne s'était pas accordée ce genre de faiblesses depuis de très nombreuses années, n'avait plus eu aucun contrôle sur ses émotions, comme si il avait suffit d'ouvrir les portes de son chagrin, pour qu'elles se refusent a se fermer a nouveau. Les larmes avaient étés nombreuses, elles avaient étés versées sur le passé, comme sur le présent. Versées sur ce a quoi elle avait renoncée, versées sur ce qu'elle avait perdue. Versées sur ses choix. Versées sur les siens qu'elle avait perdue depuis de nombreuses années sans le savoir. Des larmes versées également sur ce qui aurait pu être et ce qui ne serait jamais. C'est finalement au matin du quatrième jour, les yeux encore rougis de chagrin, qu'elle constata que ses joues étaient sec. Les larmes avaient cessés. Le chagrin, bien que lui étreignant toujours le cœur de façon douloureuse, s'était amoindrie.

Elle se leva lentement, le corps tout endolori d'avoir passée les 4 derniers jours dans une position peu confortable et sans bouger. Ses mouvement réveillèrent Sorian, restée jusqu'alors blottie tout contre elle. Cette dernière feula de mécontentement avant de s'installer dans un coin de la couche pour s'y rendormir paresseusement. Tshona la gratifia d'une caresse affectueuse sur la tête puis après avoir mit un peu d'ordre dans sa tenue, un pantalon en toile noire et une tunique assortie, elle alla se quérir dans ses affaires, d'un peigne en bois fin. Une fois qu'elle eut mit la main dessus, elle s'installa confortablement sur sa couche, cette fois veillant a ne pas déranger le sommeil de Sorian. Face a la fenêtre, le soleil perçant doucement au travers, elle défit sa tresse, du moins ce qu'il en restait, laissant cascader ses cheveux le long de son dos et de ses épaules avant de commencer a les peigner consciencieusement. Elle en était toujours a soigner sa chevelure quand un coup a la porte se fit entendre. Coup suivit de la voix de l'aubergiste qui lui annonçait une visite. Elle soupira doucement avant de lancer simplement. " Vous pouvez entré." Probable qu'il s'agissait encore une des femmes qui travaillaient en cuisine, elles étaient venues régulièrement lui apporter des plats auxquels elle n'avait pas touchée. D'ailleurs le dernier, celui du souper de la veiller, traînait, encore intacte sur la table nichée dans le fond de la pièce.

Qu'elle ne fut pas surprise quand ce ne fut pas une voix féminine qui s'éleva dans la pièce mais celle de Burkhan Xai, grand Khadan du Tsian, successeur des siens sur le trône et accessoirement celui qui avait demandé sa main, alors que 4 jours plus tôt, elle ignorait tout de lui, jusqu’à son existence. Ne laissant rien paraître de son trouble, elle se tourna vers lui. Avant qu'elle n'est put ouvrir la bouche, il engagea la conversation. Le laissant faire, elle délaissa son peigne sur sa couche puis se leva, ne se sentant guère a l'aise assise entre ses couvertures, pieds nus et les cheveux défaits. Elle resta quelque peu interdite de son entrée en matière, ainsi dont il lui présenter ces excuses. Elle ne les avait pas attendue mais les accueillait avec soulagement, elle préférait tout autant parlée de cela, plutôt que de l'autre raison qui aurait pue le ramener vers elle. " Pour ma part, cet incident est oublié, mieux vaudrait pour vous ne plus y penser, comme je le fais moi même. " C'était la un mensonge, car même au cœur du chagrin, quand son esprit avait consentie a s'éloigner de la douleur palpable d'avoir perdue les siens, cela avait été pour penser au Khagan. A lui, a sa déstabilisante proposition et a son geste qui l'avait été plus encore. Mais en l'instant, alors même qu'ils étaient seuls, qu'elle ne ressentait pas sur elle la lourde protection de son armure, c'était bien la, la dernière chose a laquelle elle souhaitait pensée. " Néanmoins, sachez que vos excuses me touchent et que pour le bien de nos conversations a venir, si il devait y en avoir, je les accepte volontiers. "

Bien sur, il aurait été illusoire de croire qu'il avait quitté le palais impérial pour venir a sa rencontre uniquement pour lui présenter ses excuses. Ce qu'il démontra un instant plus tard en amenant dans la conversation le sujet qu'elle avait redoutée. Ainsi dont, il venait cherché une réponse. Il estimait que 4 jours était suffisant a la réflexion d'une question dont la réponse pourrait bien changer irrémédiablement le cours de sa vie, a moins qu'il n'ait craint que malgré sa promesse, elle ne quitte le Tsian pour ne jamais revenir. S’efforçant de gagner quelques secondes de plus, elle lança d'une voix neutre. " Je m'en serais venue a vous bientôt, nul n'était besoin pour vous de venir jusqu’à moi. Je vous avais promis une réponse, je n'aurais pas quittée le Tsian sans avoir honorée ma parole. " Sauf que cette réponse, elle n'était pas sure de la connaitre, a dire vrai, elle avait espérée que ce temps de réflexion aurait permit au Khagan de se rétracter, lui permettant ainsi de ne pas avoir a donner de réponse. Sauf qu'en l’occurrence, il n'en avait visiblement était rien, puisqu'il se trouvait maintenant face a elle, attendant sa réponse et visiblement fort désireux d'obtenir son consentement. Si de prime abord, tout son être lui avait commandé de refuser sa proposition, aujourd'hui et après réflexion, les choses étaient loin de lui apparaître aussi simple. Elle faisait face a une lutte intérieur acharnée, une partie d'elle se refusant même a envisager l'idée alors que l'autre tendait a l'accepter.

Dire oui, répondre favorablement a sa demande, devenir sa Khagin, signifierait renoncée a ce a quoi, elle avait tout sacrifier jadis. Sa liberté, son indépendance. Cela la ramènerait a ce qu'elle avait fuit voila 13 années, au palais et a son rang. Y était t'elle prête ? Rien n'était moins sure. Mais répondre par la négative ne lui semblait guère plus simple. Cette réponse la, amènerait avec elle un vent de culpabilité, celui d'avoir abandonné les siens, bafouant son héritage, alors même qu'elle était la dernière de son sang en vie. Son père avait fait le choix conscient de la laisser a sa vie après sa fuite, bien qu'elle ne l'ait sue que récemment. Mais si il l'avait sue sa dernière héritière, la seule a pouvoir encore honorée le nom de sa lignée, aurait il agit de même ? Et alors qu'il lui avait laissé le libre choix de sa vie, ne lui devait t'elle pas aujourd'hui de rendre hommage au sang qui coulait dans ses veines. Du sang impérial. Le sang des Tchung. Et si tout cela n'était pas assez compliquer, venait s'ajouter une autre question. Serait t'elle vraiment capable de s'unir a un homme qu'elle ne connaissait pas, sans que nul retour en arrière ne soit possible. Indécise mais pourtant le regard inébranlable, elle glissa ses yeux dans ceux de Burkhan avant de prendre la parole d'une voix reflétant une assurance qu'elle était pourtant loin de ressentir. " Mes requêtes, vous en connaissez déjà un certain nombre et j'imagine que si vous êtes la devant moi, c'est que ce temps de réflexion vous a permit de les accepter toutes et sans concessions ? "

Elle parlait bien entendue de sa demande visant a ce que leurs liens soient purement platonique. Elle savait que qu'importe les désirs du Khagan, qu'importe qu'il est une fille, il se devrait de fournir d'autres héritiers au trône. Un Khagan avec une descendance minime représentait une faiblesse que tant ses ennemis que ses conseillers viseraient a utiliser. Pour garder son trône il se devait d'avoir d'autres enfants. Les enfants issues d'un mariage impériaux auraient bien sur priorité, mais des enfants issues d'unions avec des concubines seraient tout aussi bien accepter. Rester a voir si quand viendrait le poids de ses conseillers, de ses ministres et hauts clans, a fournir des enfants issus du mariage impérial, il serait résisté a la destitution qu'on lui demanderait. Une Khagin ne pouvant concevoir d'enfants ne le rester pas longtemps. Qu'importe qu'en son cas, cela ne soit pas l'exacte vérité. " Si j'en venais a accepter votre proposition, pouvez vous me garantir que jamais vous ne me destituerez, pas même quand la pression de fournir des héritiers se fera pesante sur vos épaules ? " Ses pieds nus glissant sur le bois frais de la pièce, elle s'approcha quelque peu de lui, bien que gardant entre eux une distance respectable. " Nul doute que vous saurez obtenir une descendance de vos concubines, après tout votre baiser a prouvé que vous étiez un homme passionné. "   Se maudissant pour ses propres paroles, elle détourna les yeux un bref instant avant de prendre sur elle pour poursuivre. " Néanmoins, je ne vous apprendrais rien en disant que vos ministres, vos conseillers et tout les chefs du clan, auront grand mal a se satisfaire d'héritiers secondaires. "

Elle se doutait fort bien de la réponse qu'il allait donné a cela. Après tout il semblait plus que désireux de repartir avec son consentement. Si il était capable de lui accorder une union platonique, de satisfaire son besoin de régner en toute égalité et de ne pas voir en elle une potiche, probable qu'il n'aurait aucun mal a lui dire qu'il veillerait a ce qu'elle soit jamais déchue de sa fonction de Khagin. A dire vrai, peu lui important la réponse, ce n'était la que les prémisses d'une longue discutions. Une discutions visant a lui donner quelques répits supplémentaires quand a l'échéance de sa réponse. Une réponse dont elle ignorait encore la teneur. Cependant, elle savait qu'avant qu'il ne quitte les lieux, il lui faudrait répondre a sa proposition, il ne repartirait pas sans sa réponse, cela était une évidence. Restait a savoir si elle serait négative ou positive. Il n'y'avait pas que son avenir en jeu, mais bel et bien celui de tout le Tsian et peut être plus encore. Sentant la lourdeur de son fardeau pesait sur ses épaules, elle eut bien envie de tourner les talons et de quitter le Tsian pour ne jamais y revenir. Elle n'en fit pourtant rien, ne bougeant pas, se contentant de heurter son regard a celui de Burkhan.

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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Lun 2 Mar - 23:04



Elle avait les yeux rougis. Nuls doutes que l'ancienne Princesse avait énormément pleurée durant ces quatre derniers jours. Quoi de plus normal? Malgré la force de caractère dont Tshona avait fait preuve, sous son armure, lors de leur première rencontre, il avait déjà pu sentir les prémices d'un débordement d'une douleur trop longtemps enfoui. Elle portait également le noir, signe de deuil évident, s'il en était besoin. Pour Burkhan, c'était étrange de la voir sans son armure, mais au final, c'était tout aussi bien. Et puis malgré les traces de chagrins visible sur le pourtour de ses yeux, et ses cheveux à peine coiffés, la Tchung restait belle femme.

Elle accueilli ses excuses avec gratitude, et de cela le Grand Khagan fut soulagé. Si son impulsivité lui avait coûté la réussite de son plan, il s'en serait terriblement voulu. Aussi accueilli-il les mots de la Princesse avec calme, se contentant d'incliner légèrement la tête. Mais très vite, les choses sérieuses allaient commencer, et la marge de manœuvre de Burkhan était réduite. De son côté, Tshona lui assurait qu'elle n'aurait pas quittée le Tsian sans lui apporter sa réponse. Sur votre volonté de tenir parole, je n'avais pas le moindre doute. Répondit dans un premier temps le Khagan. Il mentait à moitié: évidemment qu'il avait eu des doutes, mais ces derniers étaient des plus légitimes au regard du passif de la Tchung. Néanmoins, si j'ai pris l'initiative de me déplacer jusqu'à vous, c'est pour bénéficier du calme et de la tranquillité sur laquelle le vieux Naraan à construit sa réputation. Il m'était important de ne pas être... interrompus par des intervenants extérieurs, comme à tous hasard des gardes. De sa propre pique il sourit. Qu'il aimait se moquer de ses soldats, qui bien que valeureux et dévoués, avaient tendances à se montrer trop entreprenant à son goût. Et surtout, qui étaient inutiles à Burkhan, qui avait été le Général en Chef des Armées du temps du règne de son père.

Juste avant de revenir au sujet principal de la conversation, le Grand Khagan s'assura d'un dernier détail: En parlant de ce cher Naraan, le service vous a-t'il convenu? J'ai laissé au commandant la responsabilité du choix de l'auberge. J'espère qu'il n'a pas fait fausse route. Le ton de sa voix était bienveillant. Et il le fallait, car Tshona embrayait déjà sur les conditions qu'il avait posé. Les accepter sans conditions? A ces mots, Burkhan tiqua très légèrement. Un imperceptible froncement de sourcil, avant de retrouver son visage calme habituelle. Il aurait aimé discuter plus en détail de ces conditions, mais dans le contexte actuel, il ne pouvait se permettre de contester grand-choses. J'ai jugé les conditions que vous avez posé recevable, et je suis prêt à y accéder. Finit-il par lâcher, après une seconde de réflexion. Toutefois, si nos relations resteront cordiales loin des regards insistants et indiscrets, j'ose supposer que vous n'êtes pas sans connaître l'exposition... infligée au couple impérial. Ainsi, je vous le demande: si notre union venait à se concrétiser, seriez-vous prêtes à jouer le jeu face aux ambassadeurs et lors d'apparitions publiques? Cela permettrait de s'éviter nombre de rumeurs malveillante.

La Princesse était également concernée par la question d'une possible destitution. Elle avait raison: un jour ou l'autre, la question de son héritage reviendrait. Car si pour l'heure ses conseillers avaient renoncés face au désir de Burkhan d'instaurer sa fille comme première héritière du trône, nuls doutes qu'un mariage impérial leur redonnerait espoir. Dans les sphères que nous occupons, les promesses sont bien malheureusement trop souvent des paroles en l'air. Néanmoins, je vous donne ici l'assurance qu'à moins d'un manquement d'une gravité extrême, d'un acte impardonnable pour une Khagin, je ne vous ferais pas destituer. En ce qui concerne mes héritiers, comme je vous l'ai dit, Alia prendra ma place sur le trône le moment venu. Que cela plaise ou non à mes conseillers. Et comme à chaque fois qu'il parlait de son ambition pour sa fille, le visage de Burkhan se faisait des plus déterminé. Néanmoins, lorsque la Tchung fît référence à son tempérament, le Grand Khagan ne put s'empêcher d'éclater de rire. Un rire franc, communicatif, qu'il parvint tant bien que mal à stopper après de longues secondes. En effet, voilà sûrement un adjectif qui puisse dépeindre une partie de moi. Mais derrière cette pique qui n'en était peut-être pas une, se trouvait un point très important. En effet, conseillers comme khans et autres nobles, derrière leurs sourires de façade, nourrissait chacun certaines ambitions. Et avec un seul héritier direct, toutes les folies étaient envisageable. Néanmoins à cela, Burkhan avait un début de solution. Recouvrant totalement son sérieux, il finit par dire: Mais vous avez raison. Alia seule, si je venais à quitter ce monde prématurément, encourrait de grands risques. A l'heure actuelle, toutefois, Lims est toujours là. De même que ma petite sœur Shine, qui règne sur le Lai Xai aux côtés de son mari. Quand à mes conseillers et aux chefs de clans, même s'ils doivent en ravaler leurs Janjins, ils se contenteront d'héritiers secondaires. Suite à ses mots, à nouveau emplis d'une résolution sans faille, un dernier point germa dans l'esprit du Khagan, et les mots lui échappèrent avant qu'il n'ait eu le temps de s'en rendre compte: Et l'un de ses héritiers, le premier garçon, héritera du Tsagaan... C'était là un point majeur. Avec ce pouvoir, n'importe qui pouvait accomplir de grandes choses. Mais face à ce contexte si particulier, n'importe qui pouvait se retrouver subitement en proie à une inextinguible soif de pouvoir. Mais là n'était pas le moment d'y songer. De garçon il n'avait pas, et quand bien même, le pouvoir héréditaire des Xaï ne se manifestait que lors du passage à l'âge adulte. Pour l'heure, il devait se focaliser sur Tshona, la convaincre de l'épouser, et continuer les dures négociations qui s'annonçait. Il venait d'accéder à toutes les demandes de la dame, en aurait-elle d'autres?
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Mar 3 Mar - 17:18


Il désirait une certaine discrétions quand a leurs entrevues, elle ne pouvait lui en vouloir de cela, bien qu'il y'avait a se demander s"il préservait la, leurs entrevues ou le retour d'une Tchung au Tsian. Elle acquiesça dont en silence a ses paroles. Se contentant de répondre peu de temps après a ses interrogations concernant l'aubergiste et le choix du commandant pour le lieu qu'elle occupait actuellement. " L'auberge est forte agréable et le service m'a l'air des plus soignés. " A dire vrai, elle ne pouvait en juger qu'en moindre mesures, ayant passée les 4 derniers jours dans sa chambre et ne touchant guère aux repas qu'on lui avait fait apporter. C'est néanmoins d'un sourire convainquant, qu'elle poursuivit. " Le commandant a parfaitement choisi, je suis sur qu'il aurait difficilement trouvée mieux. De plus, il y'a bien longtemps que je ne suis plus habituée a tant de conforts, vous n'avez donc nulles craintes a avoir. " Les paroles étaient sincères, bien qu'elles visaient également a protéger le commandant d'une quelconque réprimande, le pauvre n'avait eu que trop a en souffrir quand elle avait fuie 13 ans plus tôt. Probable que de cela, Burkhan ignorait tout. Mieux valait d'ailleurs que cela reste ainsi, elle ne souhaitait pas que le commandant perde la confiance de son Khagan sous prétexte que celui ci pourrait le croire plus fidèle aux Tchung qu'a lui.

Elle secoua positivement la tête quand il accepta ses conditions sans restrictions, y mettant néanmoins quelques interrogations. Elle avait bien entendue elle même eu le loisir de penser a l'aspect public de leurs relations, mais c'était la un moindre soucis par rapport au reste de ses craintes concernant une possible union avec Burkhan. " Il va de soit que pour la scène public et politique, je me montrerais a vos cotés comme une épouse de premier rang se doit de le faire. Néanmoins, le Tsian restant conservateur, nul n'attendra de nous, que nous soyons grandement démonstratifs, en cela nous n'aurons donc pas le moindre problème. De plus, bien qu'il va de soit que tous s'attendrons a ce que nous ayons une vraie union, nulle n'aura de doutes sur l'aspect politique de votre choix quand a votre Khagin. " Elle était prête, si union il devait y avoir, a tenir son rôle auprès de lui, mais de la feindre quelques sentiments, cela lui semblait bien inutile. Personne ne serait dupe, un grand Khagan se marier rarement par amour, encore moins quand il s'agissait du choix de sa Khagin.

Elle apprécia ensuite son honnêteté quand a la promesse qu'elle lui avait demandée, tout comme elle apprécia qu'il nuance ses propos concernant sa demande. Bien qu'elle ne compta pas faillir a ses devoirs ou avoir un quelconque manquement a sa condition de Khagin, il était heureux que dans son besoin de l'avoir a ses cotés, il ne soit pas prêt a tout lui promettre aveuglément.  " Si un mariage venait a nous unir, sachez que je ne manquerais en aucunes façons a mes devoirs de Khagin. En ce sens, je ne crains rien d'autre que le poids de vos ministres et de vos conseillers, l'assurance que vous ne vous plierez pas a leurs désirs me suffit dont amplement. " C'était la une vérité autant qu'un mensonge, ils le savaient tout deux, puisque cette discutions allait contre l'un des devoirs d'une Khagin, fournir un héritier.  " Quand a votre fille, il ne sera pas chose aisée que de la faire votre héritière au trône, mais si j'acceptais votre proposition, je promets de vous y aider de mon mieux. J'ai néanmoins justement une interrogation quand a votre fille. " Une interrogation bienvenue, comme toutes celles qui permettraient de retarder le dénouement de cette discutions. Elle lui suit dont gré d'avoir aborder le sujet. " Avez vous parlé avec elle de notre possible union ? Si je devenais votre Khagin, je ne ferais pas seulement partie de votre vie, je ferais partie intégrante de la sienne. "

Elle glissa son regard dans le sien, comme pour accrocher son attention, elle savait le sujet délicat. " En tant que Khagin l'on attendra de moi que je m'occupe de son éducation, de sa formation en tant que princesse. Comme l'on attendrait cela de moi pour chacun de vos enfants a l'avenir d'ailleurs. " Un sourire étira ses traits, sincère, quoi qu'un peu mélancolique. " Ne vous méprenez pas sur mes paroles, je ne vois aucun inconvénients en cela, j'adore les enfants, ils sont la promesse d'un avenir meilleur. " Ils étaient aussi son seul regret, bien qu'elle se soit faite depuis quelques années déjà a l'idée qu'elle ne deviendrait jamais mère. Sa vie dans les contrées sauvages étant difficilement conciliable avec ce genre de rêves. " Vous m'avez l'air fort attaché a votre fille, accepterez vous de devoir la partager avec moi ? De me voir prendre part a son éducation et aux choix qui seront fait quand a son avenir ? " Le visage de Tshona se fit plus soucieux alors qu'une autre interrogation lui venait. " Et qu'en sera t'il de la princesse ? Est elle habituée a passer du temps avec les femmes de votre harem ou me verra t'elle comme une intruse venue lui voler son père et peut être même prenant la place de sa mère ? " Bien que n'ayant pas encore pris sa décision, la crainte elle, était bien réelle, elle ne souhaitait pas entrée dans la vie d'une fillette ou elle n'aurait pas sa place. Le rôle d'une belle mère peu désirée lui ferait bien trop de mal, alors que ce serait la son seul espoir de se lier véritablement a un enfant.

Quand il prononça le mot Tsagaan, elle le regarda d'abord interdite, se demandant de quoi il pouvait bien parler puis elle se rappela cet instant étrange ou il lui avait permit de voir le déroulement de la journée ou elle avait perdue les siens. Sur le moment, bien trop chamboulée par les images qu'il lui avait montré, elle ne l'avait guère interrogé, maintenant c'était la matière a un questionnement de plus. " Le Tsagaan, est ce la ce que vous avez utilisé pour me convaincre de votre innocence le jour de notre première rencontre ? " La curiosité et l'envie de comprendre aidant, elle se risqua a aller plus loin dans ses questions. Après tout, si elle devait devenir sa Khagin, autant qu'elle connaisse ses secrets et celui la semblait en être un de taille. " Est ce de la magie ? Un trait propre aux vôtres et héritable de générations en générations ? " Tout en posant ses questions, Tshona ne faisait qu’accroître ses doutes, mieux elle le connaîtrait plus il s'attendrait a ce qu'elle accède a sa demande. Mais était elle vraiment prête a le faire. Plus tard se sermonna t'elle. Avant d'en venir au moment ou elle devrait se décider, ils avaient encore beaucoup a se dire.


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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Mar 3 Mar - 22:10



Comme l'avait pressenti le Khagan, Tshona s'était montrée satisfaite par les services de l'auberge. Cela ne le surprenait guère, le commandant ayant sans doute fait le choix le moins risqué. Tout le monde ou presque connaissait l'auberge du vieux Naraan, et rares étaient les personnes à s'en être plaint. Quand à sa redécouverte du confort, elle fît dire à Burkhan: Et bien j'ose supposer que ce rappel du confort vous a permis de vous reposer après votre éreintant voyage. En tout les cas, c'est excellent. Je ne manquerai pas de féliciter le commandant pour son choix des plus avisés.

Lorsqu'ils commencèrent à traiter des détails de leur hypothétique union, il fût rassuré de la voir encline à coopérer. Néanmoins, sa remarque sur l'esprit tsianite, conservateur, si elle était avérée, ne manqua pas de faire soupirer légèrement Burkhan. J'entends tout à fait que les mentalités de cet empire ne nous obligent pas à la plus grande extravagance. Toutefois, comme je vous l'avais déjà dit lors de notre première rencontre, je tends à vouloir changer cela, à faire de cet Empire un modèle d'ouverture d'esprit. Bien évidemment, dans le cas de notre "couple", et le Khagan ne manqua pas d'appuyer ce mot pour souligner le fait qu'il ne soit que supposition et projection. Cela ne changerait rien. Si ce n'est qu'à la face du peuple, la vue d'un couple heureux en ménage, quelque soit les raisons de leur union, est toujours plus rassurante. Et je préfère voir un peuple rassuré plutôt qu'un peuple inquiet. Si les nobles verront sans problème les raisons d'un possible mariage, ce ne sera peut-être pas le cas de tous.

Lorsqu'il la rassura à son tour sur sa volonté de la maintenir à son poste de Khagin, il craint que la condition qu'il y posait n'insulte la Princesse. Celle-ci avait toujours fait preuve de droiture et d'honnêteté, elle aurait très bien pu se vexer de ses mots. Heureusement, il n'en fût rien, et Tshona confirma qu'elle honorerait sa promesse. Mais lorsqu'elle mentionna Alia, les doigts de Burkhan se crispèrent sur sa sphère. Bien caché dans son dos, il n'en laissa rien paraître, évidemment. Si tout d'abord, elle avait affirmée son soutien dans sa quête d'en faire son héritière, ce à quoi le Khagan avait répondu d'un hochement de tête reconnaissant, son interrogation lui avait fait craindre le pire. Finalement, ce ne fût que la plus normale des questions qu'une femme puisse se poser lorsqu'elle épouse, ou dans leurs cas réfléchie à épouser, un homme ayant déjà une progéniture. Avait-il déjà parlé à Alia d'une possible union avec Tshona? Devant l'incertitude qui enveloppe votre décision, j'ai jugé préférable de ne pas m'entretenir avec Alia d'un possible mariage. Néanmoins, si je venais à quitter l'auberge avec une approbation de votre part, mes premiers mots lui seraient destinés. Le temps d'une seconde, il avait espéré que cela suffirait à satisfaire la Tchung, mais bien sûr il se méprenait. Néanmoins, Tshona ne semblait pas rebutée par la présence de sa fille dans l'équation. Au contraire, il était prête à prendre part à sa vie, et à l'aimer tel sa propre fille. Quand elle s'attarda sur ses propres sentiments, Burkhan coupa court au doute: Ma fille est mon joyaux le plus précieux. Bien sûr, cela me paraîtra étrange dans un premier temps de voir une autre présence quotidienne à ses côtés que la mienne et celle de Lims. Mais ce serait égoïste de ma part de lui refuser votre amour, si mariage il y avait. Alia n'a jamais connue Tuuya, et malgré tout mon amour, je sais très bien que je remplacerai jamais une mère. Ainsi, si notre union se concrétise, je vous serai reconnaissant de m'aider à prendre soin d'elle. Et cela m'éviterai une conversation sur certaines propriétés du corps féminin. Ajouta-il pour lui-même uniquement. Il n'avait pas prononcé cela à voix haute, bien sûr, tant sa première approche, quatre jours plus tôt, lui avait appris qu'il était bien trop tôt pour de telles plaisanteries. De plus, Tshona se focalisait à nouveau sur les sentiments de sa fille. A l'évocation de son harem, la scène se rappela au Khagan comme si elle datait de la veille.

C'était au soir de son retour au Palais, après sa tournée des khanats. Il rentrait avec six concubines, une par province, et cela avait perturbé Alia. Elle avait déjà questionné Burkhan au sujet de sa mère de toutes les manières possibles, mais face à ces nouveaux visages, elle n'avait pu s'empêcher de demander: Dis, papa, qui sont ses dames qui sont revenus avec toi? Le Khagan s'était senti embarrassé. C'était une facette de son rôle bien difficile à expliquer, et encore plus à comprendre pour une fillette de neuf ans. Et bien... ce sont des amies des khans, qui vont venir vivre ici. Et une partie de mon travail, en tant que Khagan, est de rendre visite aux amies des khans... de temps à autre. Alia l'avait regardé avec de grands yeux ronds: Est-ce que l'une d'elle va devenir ma nouvelle maman? lui avait-elle lancé avec toute l'innocence qui la caractérisait. Non... mais un jour, il faudra que papa choisisse sa Khagin, et il devra l'épouser. Cette personne sera chargée de remplir le rôle de mère, mais jamais elle ne remplacera ta maman. Après une seconde de réflexion, Alia avait semblé se contenter de ces réponses.

S'arrachant à son souvenir, Burkhan entrepris de répondre à Tshona: Le concept de harem était un peu difficile à expliquer à une jeune fille. Néanmoins, elle connaît mes concubines, et il lui arrive, de temps en temps, de les croiser dans le Palais. Mais le jour où elle me l'a demandé, je lui ai dit que seule ma future Khagin officierait dans un rôle de mère. Marquant une légère pause, le Khagan ajouta: Bien sûr, une nouvelle discussion s'imposerait en cas de mariage. Mais malgré sa jeunesse, elle est d'une intelligence remarquable. Je suis sûr qu'elle saura accepter votre arrivée dans sa vie. Si ses mots visaient à rassurer, aussi bien Tshona que lui-même, Burkhan ne pouvait s'empêcher d'y songer. Et si Alia désapprouvait? Et si elle ne voulait pas de Tshona? Bien que cette option lui paraissait peu plausible, cela restait une option...

Et puis ses mots sortirent de sa bouche. Le Tsagaan, l'héritage des Xaï. Ce paramètre n'avait rien à voir avec ce pourquoi il était venu, mais il fît naître de la curiosité chez la Tchung. Lorsqu'elle lui demanda si c'était ce qui l'avait innocenté quatre jours plus tôt, il se contenta d'acquiescer. Lorsqu'elle posa une question plus concrète, il décroisa ses bras dans son dos, et fixa quelque secondes la boule de cuir qui reposait dans sa main. Devait-il lui révéler les propriétés de son pouvoir? Pourquoi pas, après tout, s'il voulait la convaincre, il serait préférable de ne pas faire de mystère. En effet, commença-il, le Tsagaan est un pouvoir surnaturel, inhérent à mon clan. Le premier fils de chaque génération de Xaï le reçoit lors du passage à l'âge adulte. Une petite pause, avant de reprendre: A l'origine, Lai Xai, premier de son nom et le fondateur de mon khanat d'origine, a obtenu ce pouvoir en devenant l'hôte d'un Guériyo ancestral. Depuis, ce pouvoir s'est transmis sur sept générations, et avec lui une partie du Guériyo. A nouveau, Burkhan marqua un léger temps d'arrêt, pour reprendre de plus belle: C'est un pouvoir incroyable, qui permet à son porteur de projeter des images de son esprit au devant de sa cible. Malheureusement, il est difficilement contrôlable, car il réside dans la paume de ma main. C'est pourquoi je tiens cette boule de cuir en permanence. Il jeta un regard vers la sphère, et cela lui arracha un petit rire. Lorsque je suis arrivé à la cité impériale, expliqua-il, Un quelconque poète croisé au hasard à inventé une légende, dans laquelle cette simple sphère était l'œil d'une créature ancestrale, légendaire et sanguinaire, dont je serai venu à bout à la seule force de mes poings. Cela le fît de nouveau rire. Finalement, le Khagan conclut: Il y a déjà quelques années que je suis parti chassé Wu Zieng, mais je ne l'ai pas trouvé. Le souvenir de ce rituel du Lai Xai le fît frissonner. Pas à cause d'un quelconque traumatisme, mais car durant cette période, il avait pu ressentir le frisson de l'adrénaline. Et c'était un sentiment qu'il affectionnait, et que peu de choses pouvaient lui procurer. En attendant, il fixait la Tchung, un sourire comme dernier vestige de ses rires. Son honnêteté ne pouvait lui être que bénéfique, en vue d'obtenir ce qu'il souhaitait.

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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Jeu 5 Mar - 15:55


Ainsi dont il voulait joué la parade des sentiments devant tous ? Certes, il se voulait progressiste, mais la c'était allé vraiment loin contre les valeurs du Tsian qui restait malgré les nombreux progrès, des plus conservateur. De plus, il ne semblait pas avoir conscience des problèmes que cela pourrait causer au sein de son harem. Elle soupira doucement. " Je ne vois aucun mal a donner au peuple, l'image d'un couple impérial unit, bien au contraire. Nos relations seront cordiales et posées. Une image rassurante pour le peuple. Mais offrir plus que cette image pourrait s'avérait malvenue. Bien qu'une Khagin, ait bien entendue droit a plus d'égare que le reste du harem, vous ne pouvez guère vous montrer plus affectueux en public avec elle que vous ne l’êtes avec vos concubines. Cela pourrait créer un vent de jalousie qui insidieusement agirait sur la politique de l'empire. Je me doute qu'en effet les femmes de votre harem doivent êtres les filles, sœurs et autres des clans imminents du Tsian ? "

Elle glissa un regard amical, voir compatissant dans le sien. " Je sais que vous n'avez pas reçut l'éducation d'un prince impérial et qu'avant que votre famille n’accède au pouvoir, peut être n'aviez vous jamais mit les pieds au palais. " Cela n'avait rien d'une critique, d'un reproche ou d'une insulte, d'ailleurs le ton était doux, c'était une simple constatation. " Je vous envie cela, croyez le bien. Pourtant de part la position qui est votre, vous devez comprendre en quoi l'organisation et le maintien de la paix dans un harem est complexe. Voila bien pourquoi je n'a jamais enviée une place de Khagin. " Elle se rappelait fort bien son enfance, la jalousie des épouses secondaires, des concubines qui se partageaient l'affection de son père et la maudissait d’être le souvenir vivant d'une Khagin qu'il avait trop aimée. " Bien que votre grandeur puisse avoir des favorites et qu'il soit évident qu'elle accorde un temps tout particulier a sa Khagin, le reste de votre harem ne saurait être négligé afin qu'il y règne la paix. De la paix de votre harem dépend la paix du palais et parfois même de celles des clans. Favorisez une concubine plus qu'une autre et les autres clans se sentiront menacés. " Par les dieux cette discutions lui déplaisait au plus au point, voila une des raisons pour lesquelles elle ne se voyait pas acceptée sa proposition, bien que leur relation ne soit pas de cet ordre, elle détestait l'idée de partager un home avec d'autres femmes et pourtant c'est ainsi que fonctionnait les empires depuis des temps impériaux, un nombre conséquent de femmes, apportant un nombre conséquent d'héritiers.

Elle secoua doucement la tête, comme pour se dire que cette discutions, ce n'était pas a elle de la mener, après tout les quelques eunuques en charge de son harem avait déjà du lui expliquer la chose a de nombreuses reprises. Néanmoins une question s'imposa a son esprit. " J'imagine que votre grandeur a une favorite ou tout du moins, une femme parmi les autres qui s'est vue élevée a la tête du harem. " Un harem ne pouvait allait sans cela. " J'espère que votre grandeur saura trouvé les mots justes sans la blesser pour lui signifiait que sa place sera désormais toute autre. Si je devais régné a vos cotés, je n'ai aucunement l'intention de devoir gérer en plus quelques concubines jalouses. " Y'avait il une femme parmi elles qui s'était attirée l'affection de l'empereur, se demanda t'elle subitement avant de chasser rapidement cette question de son esprit. Cela ne la regardait en rien. Leur union, si elle devait avoir lieu se bornerait a un contrat d’intérêt et a rien de plus. Décidant qu'il valait mieux se concentrer sur les autres sujets dont ils avaient a débattre, elle se concentra sur ses interrogations concernant la fille de Burkhan. Il eut le mérite de lui répondre honnêtement, mais en contre partie, ses paroles la laissèrent quelque peu inquiète. " J'imagine que vous pouvez comprendre que je sois quelque peu mal a l'aise quand a l'idée d'accepter votre demande alors même que votre fille est si peu a l'aise avec l'idée d'un harem. "

Une fois encore cela venait de son éducation, si elle avait été élevée au palais impérial depuis son plus jeune age, elle aurait tout apprit des fonctions et devoirs de son père, y compris auprès de ses femmes. Il lui aurait été également enseignée la hiérarchie d'un harem et comment le gérer en tant que figure importante du palais des femmes. Néanmoins alors que certains y verraient une faille, elle se sentait heureuse que la fillette n'ait pas eu a subir le même genre d'enfance que la sienne. " Le protocole et la vie au palais doivent êtres un bien lourd fardeau pour une fillette qui n'y avait pas été préparée. Ayez au moins l'assurance que si j'acceptais votre proposition, je ferais en sorte que ce fardeau ne pèse pas trop sur ses épaules en m’efforçant de la préparer au mieux au rôle qui un jour sera sien. Néanmoins, je ne vous cache pas mes quelques inquiétudes concernant le rejet qu'elle pourrait avoir de ma personne et ce malgré vos paroles encourageantes. " Elle ne doutait en rien que la fillette soit aussi adorable et intelligente qu'il le laissait entendre, mais laissait une étrangère entrée dans sa vie n'était jamais chose aisée, encore moins quand on était enfant et encore moins quand on ne comprenait pas forcément le fonctionnement d'un harem. Une fois encore les doutes l’assaillirent, tout ça n'était il pas une erreur ? Le simple fait de considérer sérieusement la proposition de Burkhan n'était il pas pure folie ?

Quand il lui expliqua ce qu'était le Tsagaan, ce lui fut une diversion des plus bienvenus, elle qui avait fuit le palais impérial voila treize ans, alors qu'elle se refusait a d'avantage subir les contraintes d'une place de femme dans une famille impériale, il était difficile de penser a se l'imposer a nouveau, mais aussi a le voir imposer a une fillette a qui elle pourrait rapidement s'attacher. Quoi que cela, au moins était un bon point, si elle en venait a devenir Khagin, elle pourrait veillée a ce que la fillette n'ait pas a souffrir des contraintes et obligations dont elle même avait souffert. L'histoire du clan des Xai et de l'entrée du pouvoir dans leur ligne de sang était des plus passionnantes. " Ce pouvoir est incroyable, un don si il est utilisé a bon escient, mais j'imagine une malédiction selon les valeurs de son détenteur. " Nul doutes qu'entre de mauvaises mains, ce genre de capacités seraient destructrices, il était dont d'autant plus impressionnant que Burkhan n'ait pas cédé a la facilité qu'il aurait pu y'avoir a s'en servir a mauvais escient. Du moins, l'espérait t'elle. Mais ne le connaissait elle pas trop peu pour en avoir la certitude. Pourtant quelque chose en son attitude l'incitait a lui faire confiance. A tord ou a raison, l'avenir le lui dirait... Ou pas. " Je vous remercie pour votre honnêteté et pour votre confiance, mais aussi pour avoir utilisé ce précieux don afin de me montrer la vérité. " Ses yeux s'emplirent de regret. " La colère et le chagrin avaient obscurcis mon esprit et sans vous, je me serais fourvoyée sur les chemins d'une vengeance que ni vous, ni les votre ne méritiez. Je vous suis gré de m'avoir pardonner cela. "

Afin que ce moment ne se prolonge pas jusqu'a en devenir gênant, elle détourna ses yeux des siens, les glissant vers l'étonnante sphère qu'il tenait dans sa paume. " J'ai vue bien des choses dans les contrées sauvages, croyez moi. Je sais dont par expérience que les hommes en viennent a la folie pour des pouvoirs bien moindre que celui la, j'imagine dont qu'il n'a pas dut être aisé pour vous de le contrôler ? " Poussée par la curiosité et peut être un peu par le besoin de se sentir rassurée alors qu'elle peinait toujours a mettre de l'ordre dans ses pensées et pourtant il le faudrait bien pour prendre une décisions, elle demanda. " Sauriez vous me montrer autre chose ? Je veux dire un souvenir comme vous l'avez fait le jour de notre première rencontre ? " Un sourire sincère étira ses traits tandis que s'allumait en son regard l'éclat d'un intérêt bien réel. " Un souvenir de votre fille peut être ? " Voila la fillette donnerait un trait tangible a toute cette discutions, a la proposition de Burkhan et a la décision qu'elle prendrait. Elle n'était pas sur de vraiment le vouloir mais elle savait qu'il le fallait. Elle devait pouvoir se raccrocher a quelque chose de tangible dans les brumes qu'avaient étés ces derniers jours, parmi toutes ses découvertes qui l'avaient bouleversées. Peut être alors serait t'elle capable de faire un choix. Quel qu'il soit.


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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Jeu 5 Mar - 17:17



La discussion s'attardait sur ce qu'il serait bienvenue ou non de montrer au peuple lors d'apparitions publiques, et il était aisé de dire que si la Tchung était encline à faire la part des choses, elle tenait néanmoins à limiter au maximum ses interactions avec Burkhan: Un couple unis qui rassure le peuple, voilà tous ce que je demande. assura le Khagan, qui craignait que Tshona ne se soit fourvoyée quand au sens de ses mots. De plus, elle s'inquiétait des tensions au sein du harem impérial. Il savait qu'il était quelque peu incorrect de favoriser outrageusement une femme plus qu'une autre, mais il avait un réalité si peu d'intérêt pour ses concubines... Mais la princesse marquait un point, ces femmes représentaient les différents khans, et il serait de mauvais aloi que d'attiser leur jalousie, dans l'optique de son plan d'unification. En effet, mes concubines sont chacune membres des familles qui contrôlent les khanats. Sauf pour le Lai Xai, bien entendu.

Son regard compatissant portait à présent ses mots concernant son éducation. Il est vrai que je n'ai pas grandi dans le Palais. Néanmoins, sans les malheureux événements qui ont coûté la vie aux vôtres, je serais devenu khan du Lai Xai. rappela aimablement Burkhan. Mais là n'étais pas le point important soulevé par la Tchung. C'était vrai que le traitement qu'il donnait à ses concubines ne concordait pas avec la manière correcte de disposer d'un harem, mais c'était ainsi. Ses filles n'étaient là que pour rassurer les khans, et tant qu'elles ne se plaignaient pas ouvertement, le Khagan considérait que tout allait bien. Néanmoins, il devait veiller à ne pas s'attirer les foudres de ces femmes, et en cas d'union, il incomberait à Tshona de calmer l'orage, ce dont elle se passerait volontiers. Et en un sens, elle avait raison: ces femmes étaient d'une certaine manière des ambassadrices, qui se devait de recevoir les meilleurs égards pour ne pas énerver ceux qui les envoient. Pourquoi n'y avait-il jamais pensé? Cela aurait pourtant pu faire avancer un peu les choses. Vous avez tout à fait raison, princesse. Finit-il par dire. Les femmes de mon harem représentent les khanats, et j'imagine assez facilement que vous ne souhaitiez point avoir à gérer leurs colères. De son côté, la Tchung extrapolait sur l'existence d'une favorite. La place de favorite est tout à fait vacante, en fait. Cela fait à peine plus d'un an que je suis au pouvoir, et aucune de mes concubines n'est réellement parvenue à capter mon attention. Il n'en dit pas plus, ne se souvenant que trop bien du malaise qui s'était installé quatre jours plus tôt lorsqu'il avait parlé de son intérêt décadent pour ses femmes.

D'autant plus que la Tchung ne semblait pas non plus dans le meilleur des conforts, tandis qu'elle embrayait sur le délicat sujet de sa fille. Alia était effectivement dans l'inconnu concernant le concept de harem. Et cela représentait un obstacle pour Tshona. Burkhan voulut se justifier, trouver une excuse, mais rien ne vint, l'honnêteté s'imposant d'elle-même: Il est vrai qu'Alia n'est pas au fait de l'exacte utilité d'un harem. Et hormis une brève discussion à l'arrivée de ces femmes, nous n'en avons jamais rediscuté... Pour être parfaitement honnête, je ne sais pas trop comment aborder le sujet. Elle n'a que dix ans, n'est-elle pas encore jeune pour se voir inculquer ses choses là? Un regard empli d'honnêteté et d'incertitude accompagnait ses mots. Comment était-il sensé expliquer à sa propre fille que son rôle impliquait des relations intimes avec plusieurs femmes différentes, lui qui n'avait jamais aimé que la mère d'Alia? Toutefois, comme pour le rassurer, Tshona lui assurait qu'en cas de mariage, elle serait présente auprès de sa fille pour l'aider à tout connaître des traditions. De cela, Burkhan lui fût reconnaissant: Si je ne me trompes pas, c'est ce même protocole, et ce qu'il engendrait, qui vous a poussé à quitter cette terre qui vous a vu naître... Vous me voyez donc plus que rassuré de savoir qu'au cas où vous deviendriez ma Khagin, vous vous attelleriez à vous assurer du bien-être d'Alia.

Puis vint son lapsus. Aussi étrange que cela lui avait semblé, la Tchung s'était montré très curieuse quand à son pouvoir. Après lui en avoir révélé les origines, elle avait immédiatement pointé le fait que sa nature puisse différer selon l'utilisation qu'on en fait. Cela prouvait au moins à Burkhan qu'elle avait la tête sur les épaules. Nombreux sont ceux qui se seraient laissés griser par les connaissances qu'il fournissait, mais pas elle. En effet, dit-il. Le Tsagaan est un pouvoir exceptionnel, mais également très dangereux. Les limites de cette magie étant les limites de notre esprit, il est aisé de se voir dépassé par les possibilités, et de s'en servir pour faire le mal. Cela, Burkhan ne le savait que trop bien. Après la mort de Tuuya, il avait utilisé le Tsagaan sur lui-même, pour revivre ses souvenirs de sa femme. Il était passé tout près de la folie, mais avec l'aide des siens, s'en était finalement sorti. Toutefois, il ne choisit pas cet exemple: C'est ce qui est arrivé à mon arrière grand-père. Aîné de la 4e génération des Xaï, son père lui a donné de nombreux frères. Il a ainsi sombré dans la paranoïa, étant à l'origine de la plus sombre période de l'histoire des miens. Notre nom en a été sali, même si mon grand-père, et mon père après lui, sont parvenu à restaurer la confiance du peuple dans le nom de Xaï.

Tshona le remercia ensuite pour son utilisation du Tsagaan lors de leur première rencontre. Cela fît sourire le Khagan: En un sens, je n'ai pas respecté les précognitions de mon père. Selon lui, le Tsagaan ne devait être utilisé que comme une punition, en réponse à un crime grave. Mais la situation étant quelque peu spéciale, j'ai décidé de faire une exception. Et alors qu'elle se montrait gré de son pardon, il ne put qu'ajouter: Je ne connais que trop bien la colère qu'on ressent lorsqu'on perd des proches. On cherche des responsables, et malheureusement, dans mon cas, il n'y en avait pas... En effet, Tuuya étant morte en couche, les dieux seuls pouvaient être nommés responsable. Et Burkhan n'était pas assez fou pour oser s'en prendre aux dieux. Après tout il allait avoir besoin d'eux s'il voulait parvenir à ses fins aujourd'hui. En attendant, Tshona comptait bien parvenir à assouvir sa curiosité concernant son pouvoir, nommant les difficultés de contrôle d'un tel don: En effet, le Tsagaan n'est pas un pouvoir des plus... docile. C'est pour cela que je porte cette sphère en toutes circonstances.

C'est alors qu'elle lui demanda une démonstration. Un souvenir d'Alia, voilà ce qu'elle voulait. Burkhan hésita longuement: était-il nécessaire d'utiliser son pouvoir ici? Il avait déjà enfreins les recommandations de son père en utilisant son pouvoir quatre jours plus tôt. Mais d'un autre côté, ce dernier lui avait aussi dit qu'il était maître de ses propres décisions. Utiliser le Tsagaan sur la Tchung, pour ce qu'elle demandait, ne pouvait pas faire de mal. Et puis, dans ces âpres négociations, un refus pourrait être problématique. Un seul souvenir... Si vous le souhaitez vraiment, je ne vois pas d'inconvénients à cela. finit-il par dire après une petite minute de réflexion. Mais quel souvenir choisir? Tellement d'événements heureux impliquaient Alia... Burkhan pensa d'abord à montrer la première fois qu'il avait vu sa fille, mais écarta cette idée, à cause de sa trop grande corrélation avec Tuuya. Il envisagea ensuite sa discussion au sujet du harem, mais renonça à cela également, tant le sujet ne l'enchantait ni lui, ni la Tchung. Finalement, le Khagan eu une idée. Le souvenir parfait. Pas trop éloigné dans le temps pour être parfaitement clair. L'action s'était déroulé juste après l'accession de Burkhan au trône. Satisfait de son choix, il adressa un sourire rassurant à la Tshona, qui semblait légèrement inquiète de ce qui allait suivre, et libéra sa paume droite du poids de sa sphère. Puis il pointa sa main vers le visage de celle qu'il espérait épouser, et la vision débuta:

Dans la chambre d'Alia, celle-ci était alité. La lumière de la lune perçait faiblement à travers les rideaux. Assis à son chevet, Burkhan lui racontait une histoire, pour lui souhaiter bonne nuit. Lorsqu'il eu finit, et alors qu'il embrassait sa fille sur le front, celle-ci lui avait dit: Plus tard, moi aussi je serais une belle princesse! Et je rencontrerai un gentil prince charmant, et je me marierai avec lui! Souriant à sa fille, Burkhan avait alors répondu: Tu es déjà une belle princesse, mon petit Sigre. Une très belle même. Je suis sûr que plus tard, plein de princes voudront se marier avec toi. Et ce sera à toi de choisir celui que tu préfères. Les yeux d'Alia s'étaient illuminés: C'est vrai? C'est moi qui choisirai? J'aurais le droit? Riant de bon cœur, Burkhan caressa les cheveux de sa fille tout en disant: Oui ma chérie, tu auras le droit. Un jour, c'est toi qui prendra ma place sur le trône. Et tu auras le droit de choisir le prince qui t'aidera à être la reine parfaite. Un temps indécise, Alia s'était finalement exclamée: Super! Ce à quoi le Khagan avait répondu: Mais pour être la reine parfaite, il faut bien dormir! Soufflant sur la bougie qui éclairait les lieux, il planta un dernier baiser sur la joue de sa fille, avant de quitter la chambre.

Burkhan baissa la main, stoppant là la vision. Sa sphère de cuir repris sa place d'origine, tandis qu'il fixait Tshona, un léger sourire sur les lèvres. Sa vision avait-elle eu l'effet escompté? Il n'allait pas tarder à le savoir.
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Lun 23 Mar - 21:51


A mesure qu'ils avançaient dans la discutions, tout deux semblaient se trouver de plus en plus a l'aise l'un avec l'autre. Ils n'étaient guère encore amis, mais ils n'étaient plus tout a fait des étrangers. C'était la tant matière a soulagement qu'a craintes pour Tshona. En effet, elle n'en oubliait pas les circonstances de leur rencontre, qui il était et ce qu'il attendait d'elle. Leur entrevue arriverait sans doute bientôt a son terme et elle se devrait de lui donner une réponse. Alors qu'a son arrivée, elle craignait d'en arriver a ce moment, c'est désormais la réponse qu'elle allait lui donnait qu'elle redoutait. Chose, qui apaisé au moins son esprit, c'est que tout grand Khagan qu'il soit, Burkhan était ouvert a la discutions et au compromis. Sans ce fait, probable qu'ils n'auraient guère dépassés les prémisses de leur conversation avant qu'elle ne lui claque sa porte au nez. Néanmoins c'était la un bien pour un mal, car de son comportement amical et de sa nature ouverte, venaient les doutes qui ébranlés désormais Tshona. La réponse qu'il lui avait semblait évidente la première fois qu'il lui avait demandé sa main, ne le lui semblant plus tant .. Bien au contraire.

Ce fut un soulagement manifeste que de découvrir qu'il n'avait point de favorite officielle en son harem, point pour les raisons que l'on pourrait croire bien sur. Non, c'était juste la pour elle, l'assurance qu'une femme jalouse ne se dresserait pas, menaçante, sur sa route, compliquant sa vie au palais plus encore qu'elle ne le serait sans doute déjà. Par contre, elle tiqua très légèrement, bien que n'en laissant rien paraître, sur le fait que la petite princesse n'était absolument pas éduquée sur le protocole du harem et sur tout ce qui en approchait. Son apprentissage risquait d’être contraignant et Tshona craignait qu'elle est a en souffrir, mais si il voulait en faire son héritière, c'était la un mal inévitable. Elle se promis donc .. Du moins si elle acceptait sa proposition, se sermonna t'elle silencieusement .. qu'elle ferait son possible pour aider au mieux la jeune princesse afin qu'elle nous souffre pas de la situation comme elle même avait du le faire. " Ce n'est pas a proprement parlé le protocole, le palais ou la vie que j'y menais qui m'ont conduite a quitter ma vie au Tsian, mais cela y fut en effet étroitement lié. Vous pouvez être sur que si le destin, nous conduit a régner ensembles que je m’efforcerais de préserver votre fille du lourd fardeau d’être une princesse impériale. " Les mots étaient sincères comme en témoignait le regard profond qui le fixer avec intensité.

Il s'ouvrit ensuite a elle sur son étrange pouvoir et sur l'histoire familiale, elle lui en fut gré. Cela lui démontra une fois de plus quel genre d'homme il était et bien que ce genre d'intimité entre deux êtres, qui quelques jours plus tôt ne se connaissaient pas, soit quelque peu gênante, il était appréciable dans leur situation de trouver matière a se comprendre. " Je pense de par vos mots, de par vos actes et de par la façon dont vous avez utilisé le Tsaagan sur moi que vous saurez a même dans faire bon usage tout au long de votre vie. Je crois que l'important pour ne pas céder a la facilité que peut offrir ce genre de pouvoir, c'est de ne pas se perdre soit même. Votre fille est a mon sens la pierre de touche qui vous empêchera toujours de sombrer. Vous êtes fort chanceux de l'avoir. " La réciproque était vraie, c'était une évidence, a voir son regard quand il parlait d'elle, il aimait profondément sa fille. Une brève lueur triste traversa son regard, un regret, une douleur a taire. Un peu d'envie mais sans mauvaise jalousie. Il partageait avec sa fille, un amour auquel elle n'aurait jamais le droit. Elle avait perdu tout les siens et elle avait renoncée il y'a bien longtemps a l'espoir de devenir mère.

Elle eut rapidement le loisir de chasser ses pensées mélancoliques de son cerveau quand il accéda a sa demande de partager avec elle un de ses souvenirs. Alors que son esprit se faisait prisonnier de l'étrange pouvoir du Khagan, lui faisant vivre des instants qui ne lui avaient jamais appartenu, son visage se détendit, ses yeux s'adoucirent tandis qu'un sourire venait étiré ses traits. Quand la vision s'estompa, il lui fallut un instant pour reprendre cours a la réalité, elle secoua doucement la tête comme pour en chasser les derniers vestiges, tout en murmurant. " Elle est adorable, vous êtes un père combler. Ce sera un honneur pour moi que de faire partie de sa vie et contribuer a son éducation si c'est la, l'avenir qui venait a se dessiner pour nous. " Le sourire toujours aux lèvres et ce bien que milles doutes l'assaillent toujours, elle souffla doucement. Sa réponse, elle la connaissait désormais, il ne pouvait y en avoir d'autre. Ce qu'elle était avait conduit a ce jour et a cet instant. " Avant de vous donner une réponse quand a la question qui nous a mener ici, j'aimerais émettre trois conditions. A dire vrai ce sont la plus des requêtes que j'aimerais vous voir satisfaire. " Elle se détourna pour faire quelques pas dans la pièce, avant de se poster prés de la fenêtre, les yeux perdus dans le vague. Bien que son corps témoignait d'une grande tension, sa voix elle restait parfaitement neutre et maîtrisée. " La première chose que j'aimerais vous demander, c'est de me donner quelques jours pour me préparer a faire une entré convenable au palais, mais aussi afin de dire adieu a cette vie qui fut la mienne pendant de longues années. " Les yeux étaient mélancoliques, mais résolus, bien qu'il n'en sache rien, alors même qu'il ne voyait d'elle que son dos et sa longue chevelure.

Sorian poussa un léger feulement, ce qui la força a tourner son regard vers l'animal qui se frottait joyeusement contre ses jambes. Elle l'attrapa doucement pour la glisser entre ses doigts avant de lui caresser affectueusement le haut de la tête. Elle la relâcha ensuite, ayant mit ses quelques secondes a profit pour chasser toutes traces de regrets ou d'indécisions de son regard. "Ma deuxième volonté est que pendant ce laps de temps qui me préparera a mon entrée au palais, vous devrez informé votre fille de notre union a venir et veiller a ce qu'elle ne me considère pas comme une intruse venue m'immiscer entre elle et son père avec le but de prendre la place de sa mère. " Ce point ci lui tenait particulièrement a cœur, qu'importe les intentions louables du Khagan et ce qu'ils pourraient accomplir ensembles, jamais elle ne pourrait se résoudre a entré dans vie d'une fillette qui ne désirerait pas sa présence. Venait enfin le dernier point, un point essentiel sur lequel elle ne ferait aucune concession, elle le devait a son père, a son sang, a son clan .. Ces trois choses qui faisaient qu'elle s’apprêtait a prendre une décision qui allait changée toute sa vie, alors autant faire les choses comme il le fallait.

C'est dont un regard déterminé qu'elle glissa dans ce lui de Burkhan. " Avant que ne vienne le banquet qui annoncera nos fiançailles, j'aurais fais mon entrée au palais. Une entrée que je ne veux pas faire en tant que votre futur Khagin mais en tant que la princesse impériale Tshona Tchung. " Elle savait qu'il craindrait sa demande, il serait même en droit de craindre qu'elle ne cherche a retrouver son titre pour le destituer de sa position. Mais si ils devaient passés leurs vies ensembles, ils devraient se faire confiance et cette confiance commençait maintenant. " Ce titre a toujours été le mien, si je n'avais pas fuie et si .. " Elle baissa les yeux une fraction de seconde avant de se reprendre. " .. Et si j'avais survécus au jour funeste qui a vu mon clan décimé alors ce titre serait toujours mien. " Techniquement de par son sang, il l'était toujours, mais ayant disparue depuis tant d'années, tous devaient la croire morte, il appartenait donc au grand Khagan de lui rendre son titre, son rang et sa position. Une lueur mêlée de fierté et de chagrin traversa son regard tandis qu'elle poursuivait. " Je le dois a mon père, je le dois a sa mémoire. Je le dois a mon clan et a mon sang. " Et je me le dois a moi même. Ajouta t'elle silencieusement. Sa décision était prise, peut être bien même depuis les premiers instants, avant même qu'elle même en ait conscience, c'était la son destin, qu'importe les chemins escarpés qui l'en avaient éloignés. Au delà de se que lui souffler son esprit ou sa farouche volonté de liberté, son cœur lui criait une réponse qu'elle ne pouvait ignorée. Les siens n'étaient plus, ne restait qu'elle et a ce titre, plus qu'un devoir, elle avait une obligation envers eux, celle d'honorer leurs mémoires et elle ne faillerait pas.

La tête haute et son regard ne quittant pas Burkhan, elle s'approcha a nouveau de lui pour finalement laissait s'échapper quelques mots qui restèrent suspendus dans l'air tandis qu'autour d'eux le silence s'installa, lourd pesant, promesse d'un choix non sans conséquence et qui venait de sceller leur avenir. " Si mes volontés s'accordent aux vôtres, si vous m’accordez ces quelques souhaits et après les compromis dont nous avons convenus alors je serais votre Khagin. " Un battement de cœur. " Je serais votre femme Burkhan Xaï si tenter que ce soit toujours la ce que vous désirez. " Le temps de l'indécision était révolu, désormais le reste de sa vie dépendrait du choix qu'elle venait de faire, s'unir a un homme qu'elle ne connaissait pas ou si peu et reprendre cette vie qu'elle avait mit tant d'efforts a fuir. A l'instant ou Tshona Tchung, vagabonde des contrées sauvages venait a s'éteindre, renaissait de ses cendres, la princesse impériale Tshona Tchung .. Puissent les dieux lui venir en aide et puisse cela ne pas être la plus grande des folies.



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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Lun 23 Mar - 23:56



Évidemment, il était plus que prématuré de dire que la Princesse Impériale Tshona Tchung et le Grand Khagan Burkhan Xaï était des amis. Néanmoins, il demeurait indéniable que le courant passait entre eux. Quoi de plus normal, car après tout, ils étaient deux personnes intelligentes, ouverte aux autres, à l'écoute. De ce fait, les négociations qui se menait prenait une tournure plus appréciable. Pour le Khagan, tout était encore possible, mais il croyait désormais sincèrement à présent, que même si la Tchung n'accédait pas à sa demande, elle conserverait son respect. Burkhan était impressionné par cette femme. Sa volonté de fer, sa détermination sans faille, la rendait admirable. Et elle aimait les enfants. Cela ôtait une épine du pied du Khagan. En effet, dans son plan pour rapatrier Tshona, il avait avant tout pensé aux conséquences sur son peuple en général, délaissant Alia au second plan, alors qu'elle représentait un chaînon essentiel. Elle serait la première à voir sa vie bouleversée en cas de mariage, et Burkhan s'en voulait terriblement de l'avoir oublier.

Mais au final, Tshona s'était avéré femme aimante envers les plus jeunes. "La promesse d'un avenir meilleur" avait-elle dit. Et elle promettait une fois de plus qu'en cas d'union, elle ferait tout son possible pour qu'Alia ne souffre pas trop des obligations du protocole. Comme il l'avait déjà montré auparavant, il se fît reconnaissant envers la Princesse. Vous ne pouvez imaginer à quel point vos mots me rassure. Alia est mon joyau le plus précieux, et je ne sais pas ce que je deviendrai si elle venait à disparaître, d'une manière ou d'une autre. Il parlait avec toute l'honnêteté et l'humilité dont il disposait. Au fond de lui, une petite voix lui chuchotait que Tshona pourrait éventuellement prendre ses mots comme des piques à son encontre, mais le Khagan l'ignora. Le regard avec lequel Tshona le fixait lui laissait croire que ce ne serait pas le cas.

Elle le complimentait ensuite sur son usage du Tsagaan. De cela, Burkhan sourit. Je le dois à mon père. Le jour ou mon corps rejoindra le siens dans l'autre monde, je ne pourrai le regarder en face, si je sais que j'ai utilisé le Tsagaan pour faire le mal. A la mention de sa fille, son sourire s'élargit un peu plus. Avec la perte de sa mère, cette nouvelle vie au Palais, tous ces changements soudains, Alia et moi avons veillé l'un sur l'autre. Les choses n'ont pas toujours été simple, mais je considère que mon premier devoir, en tant que Père, est de soutenir les miens, quelle que soit les épreuves. Je veux qu'Alia puisse compter sur moi en toute circonstance. Puis il lui montra son souvenir, amenant un sourire sur les traits de la Tchung, détendant son visage, complimentant Alia. En son for intérieur, le Khagan ne pouvait s'empêcher de penser que le Tsagaan allait encore une fois lui sauver la mise.

Ce fût ainsi que la Tchung, l'œil résolu, annonça avoir fait son choix, mais qu'avant de l'énoncer, elle avait trois requêtes auxquelles elle voulait voir Burkhan accéder. Ce faisant, elle le contourna pour se poster à la fenêtre. Le Khagan ne se retourna pas tout de suite. Il préférait prendre le temps d'effacer le large sourire qui se dessinait sur son visage. Il avait gagné, il avait réussi, tout semblait l'indiquer. Elle n'allait pas lui faire des demandes si elle s'apprêtait à refuser. Maîtrisant à grand peine son sourire, Burkhan amorçait son demi-tour, alors que la Tchung énonçait sa première requête. Elle souhaitait se préparer à faire son entrée au palais, effectuer un adieu à sa vie d'exil. Le sourire de Burkhan ressurgit sur son visage. C'était sûr, il avait gagné. Retrouvant de nouveau son sérieux, il se tourna complètement vers son interlocutrice, pour répondre à son tour: Accordé. dit-il sobrement. La deuxième requête concernait Alia. Elle ne voulait surtout pas forcer sa voie entre lui et sa fille. Cela va de soi. Répondit le Khagan. Il le pensait vraiment. Il avait déjà dit que ses premiers mots iraient à Alia s'il venait à quitter l'auberge avec une réponse positive, et il comptait bien s'y tenir.

Enfin, la troisième et dernière requête concernait le moment de l'entrée au Palais. Tshona Tchung voulait apparaître sous son nom, et pas en tant que future femme de Burkhan Xaï. Le temps d'un instant, cela crispa Burkhan. La pensée d'un piège s'immisçait dans les méandres de ses méninges. Et si elle se jouait de lui, depuis le début, dans le seul but de recouvrer le rang qui appartenait aux siens. Non, ce n'était pas possible, pas Tshona. Elle était trop droite, trop honnête, et le regard déterminé qu'elle lui lançait suffit au Khagan pour accorder sa confiance, du moins sur le coup, à la Tchung. Dans le pire des cas, il était prêt à lutter, bien qu'il ne souhaite en aucun cas en arriver là. Elle le devait à son père, elle le devait au siens, et Burkhan était bien d'accord. Aussi, d'un ton solennel, il annonça: Je comprends le cheminement de votre pensée. Le nom de Tchung représente le Tsian. Et pour honorer la mémoire des vôtres, tout comme pour amorcer votre positionnement en tant que mon égale en tout point, j'accepte de vous voir entrer comme Tshona Tchung, Première Princesse Impériale du Tsian.

Et finalement, elle prononça les mots que le Grand Khagan attendait. Oui, elle acceptait. En accédant à ses trois requêtes, Burkhan Xaï obtenait le consentement de Tshona Tchung à devenir sa Khagin. Face à cette délivrance, car c'était là le cas, le Grand Khagan plaça son poing droit sur son cœur, et s'agenouilla face à celle qui allait devenir sa femme. Votre réponse me comble de joie. C'est là le plus grand des honneurs que vous me faites... Ma Khagin. Se redressant, un éclair traversa ses pensées. Très vite, il traduit ceci en mots: Toutefois, je me permet de poser moi-même une requête à laquelle je souhaiterais vous voir accéder. Inspirant un grand coup, il se jeta à l'eau: Dans cette quête menée pour vous voir revenir en ces terres, le désir de faire de vous ma Khagin était seulement le mien. Néanmoins, rien n'aurait été possible sans mon frère, Lims. Une légère pause, le temps d'observer la réaction de la Tchung à l'évocation de son frère. J'ai tout à fait conscience que votre rencontre avec lui n'a pas été des plus plaisantes pour vous. Son retour sera l'occasion pour vous deux, je l'espère, de mettre les choses à plats. Mais il est pour moi impensable qu'il ne soit pas présent à mes côtés, le jour du banquet. Lims... le cœur du Khagan se pinçait. Qu'était-il advenu de lui, cela faisait si longtemps qu'il était parti. Pourvu qu'il aille bien. pria mentalement Burkhan.
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MessageSujet: Re: Entrevue secrète (P.V.)   Mar 28 Avr - 13:29


Elle avait crue être revenue au Tsian pour venger les siens en un crime qu'elle pensait leur devoir. Chagrin et colère, ayant altérés ses pensées pour lui faire oublier que tout crime, quelque soit sa motivation, n'était jamais juste et voila qu'aujourd'hui, sa raison revenue, son destin se trouvait a nouveau lié a celui du Tsian. Était ce dont la les desseins des dieux ? Avait il fallut que la perte des siens, mêlés a son désir de vengeance, soit ce qui la mènerait a un avenir décidé depuis toujours ? Il avait suffit d'une rencontre, d'une improbable proposition, d'une discutions et voila qu'était scellée sa vie .. La sienne et celle de l'homme qu'elle s’apprêtait a épousé. Une décision impulsive et pourtant a la fois mûrement réfléchis, une décision qu'elle pensait devoir a sa famille. Quelques dernières supplications, faveurs, demandes, qu'importe .. Parade pour lui donner quelques instants supplémentaires avant que promesse ne soit échangée. Peut être la aussi l'espoir que Burkhan change d'avis. Il n'en est rien. Lui aussi a fait son choix. 

Elle pose un regard résolue dans le sien, il accède a toute ses demandes, c'est un soulagement, pourtant son cœur est étrangement lourd. Peut être par ce qu'il n'y'a plus d’échappatoires ou peu être par ce que son être sait inconsciemment que c'est la, la meilleure des décisions. C'était ainsi que les choses devaient êtres pour le meilleur ou pour le pire. Son cœur battit la chamade un instant alors que Burkhan posait un genoux a terre et mit une main sur le cœur. Mais ce ne fut rien en comparaison du frisson qui lui parcourut l'échine quand il prononça "Ma khagin". Les dés en étaient jetés, dans quelques jours elle ferait a nouveau son entrée au palais en tant que la princesse impériale Tshona Tchung, c'était la ce qu'au fond elle avait toujours été, bien qu'elle l'ait reniée si longtemps. Puis cette étape accomplie, elle deviendrait sa femme, sa khagin .. Mais a ses conditions se rappela t'elle pour se donner contenance afin de lui répondre d'une voix maîtrisée. " J'espère que notre union sera a la hauteur de ce que mérite le Tsian, sachez que je mettrais tout en oeuvre afin que cet arrangement serve au mieux notre peuple. " Un sourire pour ponctuait ses paroles des plus sincères, quoi qu'un brin crispé peut être.

Si lui prenait un risque en la plaçant a ses cotés sur le trône, elle c'était a sa vie entière qu'elle renonçait pour se faire. Bientôt Tshona Tchung, celle que l'on appelait le guerrier des sables, l'ancien médecin royal de Soriyeo, l'esclave en fuite .. Ne serait plus. Elle serait la Khagin du Tsian et bien qu'elle ait veillée a pourvoir porter l'épée et dispenser des soins, il n'en était pas moins que sa vie ne serait plus jamais la même. Sur les contrées sauvages soufflait certes un vent hostile, mais il était également le gage de la liberté. Une liberté qu'elle n'aurait plu au palais. En pensant aux contraintes qui seraient bientôt sienne, celles qu'elle avait passée sa vie entière a fuir, elle eut une hésitation, a peine perceptible, elle ne faillerait pas, pas maintenant que promesse était donnée. Burkhan avait lui aussi une requête, une requête insignifiante en comparaison des siennes, mais qui semblait compté réellement pour lui. Il ne lui fallut guère plus d'une seconde pour apaiser ses craintes et accéder a son désir, bien qu'elle le fit avec honnêteté. " Il est vrai que ma rencontre avec votre frère ne s'est guère passé sous les meilleurs hospices, mais en acceptant d'unir ma vie a la votre, croyez bien que mon souhait n'est point de porter quelques troubles sur votre famille. "

Un sourire. " Je compte faire mon possible pour que mon entente avec votre frère soit au moins des plus cordiales. Il est important pour l'avenir du Tsian, mais aussi pour la réussite de notre union, que nous gouvernions en famille unie. Il y'a assez de dissensions dans le Tsian, sans qu'il n'y'ai besoin d'en avoir au cœur du palais. " Elle glissa un regard sincère et profond dans celui du Khagan. Cette parole était facile a donner, mais elle se devait aussi de se montrer parfaitement sincère. " Je ne peux promettre que lui et moi parviendrons un jour a devenir amis, la blessure de ses mots restant encore douloureusement présente en moi, mais je ne saurais vous privé de sa présence a vos cotés pour notre union. " Elle se détourna, laissant son regard s'évader par la fenêtre. " Le temps de son retour me donnera l'occasion de m'habituer a nouveau a la vie au palais et le peuple aura ainsi le loisir de s'habituer a nouveau a ma présence avant que vous n'annonciez vos intentions a mon égare. " Cela était pour le mieux, bien qu'elle ne porta pas ses pensées a voix haute. Ce laps de temps permettrait au Khagan de savoir exactement si c'est la ce qu'il voulait. Il devrait prendre en compte l'opinion de sa fille, de ses conseillers, des Khans des provinces .. Pour elle, seule compterait l'opinion d'Alia et du peuple.

Elle inspira profondément pour se donner du courage puis elle s'approcha du Khagan. Elle eut une infime hésitation, puis finalement elle scella sa promesse comme il était de coutume de le faire au Tsian. Elle glissa ses mains sur les épaules du Khagan, elle approcha doucement son visage du sien puis posa son front contre celui de Burkhan avant de murmurer dans un souffle enroué. " Que la volonté des hommes soit celle des dieux. Par ma bénédiction, je demande la leur, puissent ils bénir notre union et la placer sous des cieux prospères et glorieux. Moi Tshona Tchung, première princesse impériale du Tsian lie en ce jour ma vie a la votre en acceptant de devenir votre épouse et la Khagin du Tsian. " Elle attendit que lui même prononce les paroles qui scelleraient leurs promesses mutuelles, puis elle s'écarta, le regard un brin fuyant, quelque peu gênée qu'elle était par l'intimité de cet échange. Il serait certes bientôt son époux, mais leur alliance n'aurait rien de conventionnelle, pas plus que leur relation, pourtant elle peinait a oublier le baiser qu'il lui avait dérobé. Une fois la colère dissipée, était né un curieux trouble qu'il lui était bien difficile d'oublier.  

Elle lui adressa un sourire hésitant, bien que son regard reste déterminé. " J'imagine que c'est ici que prends fin notre discutions et que la prochaine aura lieu dans quelques jours quand nous nous retrouverons pour mon entrée au palais. " Sorian feula a ses pieds, quémandant quelques attentions. Elle s'en saisit et la glissa entre ses bras, curieusement la boule de poile, rempart de fortune entre elle et Burkhan, l'apaisa. Elle lui grattouilla distraitement les oreilles avant de poursuivre.  " La prochaine fois que nous nous verrons, je serais a nouveau princesse impériale du Tsian, mais vous aurez toujours la possibilité de ne point faire de moi votre khagin. " Elle lui rappelait la sa promesse de restaurer son titre et son rang, ce qu'elle devait aux siens, et possédait de par son sang mais elle lui permettait aussi de pouvoir se désister si il venait a changer d'avis, ce dont elle doutait. " Qu'importe que vous teniez nos engagements jusqu'aux bout, sachez que je ne serais jamais une menace a votre trône, alors vous pouvez restauré mon nom et mon rang sans craintes aucunes. Vous avez mon consentement mais la décision finale restera la votre.  " Il était étrange de devoir placé son futur entre les mains d'un homme qui quelques jours plus tôt lui était encore un parfait inconnu, mais l'heure n'était plus aux doutes, elle était a l’acceptation et au deuil. Au deuil des siens, mais aussi au deuil d'une vie qui ne serait plus jamais la sienne.  


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