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 Éviter la catastrophe (Solo)

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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Éviter la catastrophe (Solo)   Jeu 26 Fév - 14:43



Cela faisait désormais six cycles que Lims Xaï avait quitté le Royaume de Soriyeo et la province de Gejyong, pour se remettre à la recherche de la Princesse Impériale Tshona Tchung. Le répit qu'il avait trouvé dans le Royaume lui avait été des plus bénéfiques, et c'était plus déterminé que jamais qu'il repartait à la chasse, juché sur une nouvelle monture, et avec des réserves d'eau des plus conséquentes. Il arpentait de nouveau les routes arides, ces contrées sans merci qui avait faillit lui coûter la vie.

En effet, lors de son premier passage, il n'avait dû son salut qu'à l'intervention de sa cible elle-même. Tshona Tchung lui avait éviter une déshydratation complète, avant de rester à ses côtés. Cela avait permis au Prince Impérial d'identifier sa cible, et d'en apprendre quelque peu à son sujet. Malheureusement, il n'était pas parvenu à remplir totalement sa mission, et avait été forcé de quitter la compagnie de la Tchung. Il avait toutefois pris la peine de lui révéler les raisons de sa présence aussi loin du Tsian. Désormais, il le savait, Tshona serait sur ses gardes, voire même agressive, lorsqu'ils se feraient de nouveau face à face. Aussi Lims avait profité de Gejyong pour affûter tout son attirail. Il se devait d'être prêt à parer à toutes éventualités, bien qu'il ne souhaitait pas vraiment un affrontement.

Six cycles. Sans rien trouver. Lims arpentait les routes, se ravitaillait aux puits qu'il trouvait, et ne perdait pas espoir. La Tchung était là, quelque part à travers ces dunes. Mais il avait beau chercher, rien ne venait. Pas la moindre âme qui vive dans les parages. Les routes arides avait beau être étendue, et il avait beau avoir passé trois cycles à Gejyong, Lims en venait par moment à se demander si sa cible se trouvait toujours dans la zone.

Et comble des malheurs, un jour, alors que le Prince Impérial arpentait un chemin qu'il pensait déjà connaître, tant tous ici se ressemblaient, il perçut un mouvement. Tournant frénétiquement la tête pour en identifier la provenance, quelle ne fût pas sa surprise de découvrir, non pas Tshona Tchung, mais une petite troupe d'hommes, tous à pied, arriver vers sa position de toutes les directions. Ces derniers, au nombre de huit, étaient armés de dagues, et vêtus d'armure relativement lourde, surtout au niveau du tronc. Sentant le danger approcher, mais n'ayant nulle part où aller, le sang de Lims ne fît qu'un tour. Descendant de son cheval, il dispersa autour de lui toute une série de chausse-trappes, se saisit de son arc, et y encocha une flèche. Le Prince avait beau se débrouiller au combat, aucun des paramètres de la situation n'allait dans son sens. Avant même d'être engagé, l'affrontement s'annonçait déjà très mal...
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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Éviter la catastrophe (Solo)   Dim 1 Mar - 15:52



Restés à distance raisonnable, la petite troupe avait néanmoins encerclé Lims, qui n'avait aucune échappatoire. C'était des mercenaires, ou bien des nomades membres d'un quelconque clan. Mais à la vue de leurs sourires mauvais, et de leurs dagues menaçantes, il ne faisait aucun doute que ces hommes étaient hostiles. Le Prince Impérial pivotait lentement, tournait la tête, cherchait désespérément une porte de sortie. A quelques pas de lui, sa monture sentait également le danger, et dans un grand hennissement, elle voulut partir au galop. Le cheval ne fît pas trois pas que deux guerriers plantaient leurs lames dans la chair de la bête, qui sous des coups répétés à plusieurs points sensibles, s'écroula un soulevant une immense gerbe de poussière.

Lims voulut en profiter pour fuir. Utiliser cet involontaire coup d'éclat de son éphémère compagnon pour courir, tenter de s'échapper. Car il ne donnait pas cher de sa peau s'il ne faisait pas quelque chose très vite. Il décocha une flèche dans la direction opposée, avant de bondir vers l'avant. Pensant avoir réussi son coup, il ne remarqua pas le coude massif d'un de ses opposants, qui vint heurter son torse avec force, l'envoyant au sol, le souffle coupé. Immédiatement, la pointe d'une dague se positionna sous son menton. Pauvre enfant... Vos tentatives désespérées pour sauver votre peau ne manquent pas de bravoure. En revanche, elles manquent cruellement d'efficacité. Des rires moqueurs s'élevèrent, alors que celui qui avait parlé continuait: J'en viens à me demander... qu'est-ce qu'un petit être tel que vous vient faire dans ces terribles contrées. Vous n'avez rien d'un marchand, et encore moins d'un soldat.

Lims déglutit péniblement. C'est drôle, je me demandais ce qu'un troupeau de barbares pouvait bien me vouloir. L'homme qui le menaçait esquissa une grimace moqueuse. Puis un mouvement, vif, rapide. Le sang se mit à couler. Une simple coupure, au niveau du pectoral droit, qui arracha tout de même une petite grimace au Prince Impérial. C'est drôle, en effet. Mais ça ne répond pas à ma question. Vous n'avez pas non plus répondu à la mienne. Un nouveau sifflement dans l'air, et désormais la plaie formait une croix sur le pectoral de Lims. Nous appartenons au clan Kenshi. Nous vivons ici, et nous tuons pour survivre. Cela réponds à votre question, microbe? Lims tâta sa plaie. Quelques gouttes de sang apparurent à sa vue, mais ce n'était rien de grave. En effet, cela y répond. Mais ça en amène encore d'autre. Je ne vous suis pas menaçant, pourquoi vous en prendre à moi?

Cette question sembla plaire à l'assaillant. Le clan Kenshi, à l'origine, a été formé par d'honnêtes citoyens, qui ont été déshonorés, humiliés, exilés par des riches sans scrupules. Nous avons été forcé à abandonner nos terres, nos femmes et nos fils à cause d'eux. Depuis, nous sommes reclus dans ces contrées sauvages, et de temps à autres, nous rappelons à ces nobles pathétiques que nous pouvons leur voler une part d'eux-mêmes. Nous attaquons ceux que nous croisons, nous les torturons, et enfin, lorsque nous nous sommes assez amusés, nous les tuons. Et nous envoyons les dépouilles aux différents nobles.

Lims se crispa. Jusqu'alors, il avait tenté de gagner du temps, espérant trouver une issue. Mais maintenant, il apparaissait clair qu'il ne s'en sortirait pas. Autant partir en beauté. se dit-il alors. Roulant subitement en arrière, il se redressa d'un bond et, dans le même mouvement, lança une volée de senbons empoisonnés tout autour de lui. A son grand désespoir, les aiguilles butèrent sur les armures de ses ennemis, qui rirent de la tentative du Prince. Dégainant son Kusarigama, ce dernier attaqua de nouveau, la chaîne de son arme s'enroulant autour du bras d'un des nomades. Mais alors que Lims pensait blessé le guerrier, celui-ci tira sur la chaîne, avec tant de force qu'il attira le Prince vers lui, et le frappa au plexus, dans un terrible coup de poing. Lims tomba à genoux, mais il n'eut guère le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'on le soulevait de terre pour l'y renvoyer avec une violence inouïe. Entrouvrant les yeux, le Prince ne vit que le pied d'un des guerriers s'écraser sur son torse, brisant probablement quelques unes de ses côtes. La suite, il n'en était point sûr, mais c'était terriblement douloureux. Les coups pleuvaient, qu'ils soient de pieds, de poings, de coudes... ou bien de dagues. Le sang de Lims formait de petite tache rouge dans le sable, alors qu'il était au bord de l'inconscience.

Sa plaie en forme de croix sur le torse. Plusieurs côtes brisées. Ils lui avaient aussi cassé un bras. Une plaie béante au flanc gauche. Il avait été poignardé à la clavicule et à la cuisse. Son visage souffrait également des nombreux coups de poings reçus. Tel était, au moins en partie, la liste des blessures du prince impérial Lims XaÏ, lorsqu'il sombra dans l'inconscience. Il s'étala dans le sable, ses vêtements déchirés, maculés de sang, tandis que les huit guerriers nomades le considérait cruellement. Soudain, le sol se mit quelque peu à trembler. Quelques secondes plus tard, dix cavaliers en formation de combat, faisaient irruption, prenant les nomades au dépourvu. Il s'agissait de cavaliers légers, rapides, qui attaquèrent les mercenaires avec force et précision. Ceux-là portaient les armoiries impériales du Tsian, et ne firent qu'une bouchée des nomades. Au commandes de cette opération, le Capitaine Chuluun Akhmad, dépêché par le Grand Khagan lui-même au sauvetage de son frère. Lorsqu'il vit Lims étendu au sol, immobile, le sang du Capitaine ne fît qu'un tour. Il hurla aussitôt à deux de ses hommes Bandages! Amenez des bandages! Le plus important était de stopper l'hémorragie, en espérant qu'il n'était pas déjà trop tard. Deux soldats s'y attelèrent, retirant les vêtements poisseux du Prince pour le recouvrir de bandages. Une fois le saignement arrêté, Akhmad s'assura lui-même que Lims respirait encore. Fort heureusement, c'était le cas. Et comble de la chance, aucune des blessures ne demandaient un traitement d'urgence. Les saignements auraient pu s'avérer mortels, mais ils avaient été stoppés à temps.

Soldats! En formation! ordonna Akhmad. Et sans attendre, le peloton de sauvetage repartit, aussi vite qu'il était arrivé. Mais cette fois, il comptait une unité de plus. L'homme pour qui il était venus, le Prince Impérial Lims Xaï, était en vie, bien que gravement blessé. Si ses jours n'étaient pas en danger, il lui faudrait tout de même de longs cycles avant de se remettre totalement de sa rencontre avec les nomades. Chevauchant en tête, le Capitaine était soulagé. Connaissant l'attachement du Khagan à sa famille, il n'osait pas imaginer ce qu'il se serait passé si ils étaient rentrés avec la plus triste des nouvelles.
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