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 Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )

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Tshona Tchung

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MessageSujet: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Jeu 5 Fév - 19:19


Après que Lims Xai, ce soit disant prince impérial lui ait fait de glaçantes révélations sur sa famille, non sans y glisser quelques menaces quand a leurs retrouvailles, Tshona Tchung n'avait guère eu d'autres choix que de trouver des réponses. A commencer par savoir comment ce prince de pacotille avait réussie a la retrouver alors qu'elle avait passée 13 années loin du Tsian et dans la discrétion la plus totale. Cette réponse la, elle était allée la chercher a Soriyeo auprès de son vieil ami Choi Young, devenu commandant des Lunes Rouges.

Revoir les contrées de Soriyeo qu'elle avait quittée voila quelques années n'avait pas été sans risques. En effet, elle y était toujours recherchée en tant qu'esclave en fuite et pour cause, nul n'avait jamais rien sue de son identité, pas même son vieil ami. Néanmoins le risque avait été moindre et avait payé. En discutant avec Choi Young, lui avouant par la même son plus grand secret, elle avait retracée le fil de ses souvenirs et compris comment Lims Xai avait pu remonter jusqu'a elle. Quelques années en arrière, elle avait soignée une ambassadrice du Tsian en visite diplomatique au palais royal de Soriyeo. L’ambassadrice de par ses souvenirs de l'avoir croisée enfant et d'un portrait, parait il toujours accroché au palais, n'avait eu aucun mal a la reconnaître. Bien qu'ayant promis sur le moment de ne pas dévoiler son secret, elle avait semble t'il fini par le faire.  Qu'importe Tshona ne lui en voulait pas, a quoi bon, puis dans une certaine mesure elle lui était reconnaissante.

Se tenant volontairement éloignée de toutes civilisations, elle aurait pue rester encore un très grand nombre d'année dans l'ignorance d'avoir perdue les siens. D'ailleurs elle n'avait passée que trop d'années dans cette ignorance comme l'en avait informé son vieil ami. En effet, cette perte toute récente pour elle ne l'était pas aux yeux du monde, ni a ceux du peuple du Tsian, qui connaissait leur deuxième grand Khagan depuis la mort de son père. Se trouver désormais au pouvoir,  Burkhan Xaï, frère de Lims Xai et fils de celui qui avait succédé aux siens sur le trône du Tsian. Si elle avait crue que le Khagan actuel du Tsian serait le bourreau de sa famille, il s'avérait qu'aujourd'hui qu'il était déjà mort, mais rien ne prouvait que ses fils n'aient pas participé aux atrocités perpétuaient contre les siens, si tel était le cas, ils paieraient tous jusqu'aux derniers. Une fois sa colère périe avec eux, elle aurait alors tout le loisir de laisser son chagrin l'envahir .. Mais pas avant que n'ai sonnée le vent de la vengeance.

Pour ce faire et bien consciente que n'ayant pour l'heure que trop peu d'informations, elle avait regagnée le Tsian. Laissant derrière elle Lims Xai qui devait a l'heure ou elle arpentait a nouveau les terres du berceau de son enfance, se mette en quête de sa personne dans les contrées sauvages. Il ne la trouverait jamais et affronterait ces lieux hostiles pour rien. Grand bien lui fasse. Si tenter qu'il soit innocent de l’exécution des siens, elle ne lui pardonnait pas le comportement qu'il avait eu a son égare et encore moins sa froideur quand a lui annoncé la mort de toute sa famille. Non, il ne l'avait pas volé, se répétait elle inlassablement pour se donner bonne conscience. Revenir au Tsian n'avait pas été chose aisée après avoir passée tant d'années a le fuir. Elle avait beaucoup changée, le Tsian aussi et pourtant il restait curieusement ce qu'il avait toujours été. Ces mêmes contrées, ces mêmes paysages, restant tels que dans les souvenirs qui l'avaient hantés toutes ces dernières années. Elle ne s'attarda guère dans les souvenirs ou la mélancolie, elle savait que le temps lui était compté, dés que Lims Xai se rendrait compte qu'elle avait quittée les contrées sauvages, il se mettrait a son tour en route pour le Tsian. D'ici la, elle devait acquérir autant d'informations que possible.

Elle prit néanmoins, la liberté, le temps et la folie de se rendre au palais impérial. Laissant derrière elle et bien a l'abri Sorian et sa monture, elle n'avait guère eu de mal a se faufiler a l'intérieur. Certes les lieux étaient toujours aussi bien garder que jadis, plus encore peut être, mais cela était un bien maigre obstacle quand vous avez passée toute votre enfance a en arpenter les nombreux passages secrets. Des passages secrets qui pour la plupart étaient morts avec les siens, du moins sans la compter elle, qui n'en avait oubliée aucun. Si frais dans sa mémoire qu'il lui semblait encore les avoir emprunter la veille et pourtant tout cela était si loin déjà. Presque dans une autre vie. Non, cela avait été une autre vie. Le moment venu néanmoins tout cela lui serait bien utile, elle n'en doutait pas, mais pour l'heure, sa présence brève et discrète n'avait pour but que rendre un dernier hommage au siens. C'est dont avec discrétion qu'elle se rendit au temple impérial, elle savait qu’elle y trouverait, comme le veut la tradition des tablettes gravés aux noms des siens et un lieu ou se recueillir. Quand elle y fut enfin, elle n'eut guère de mal a trouver la salle qu'elle cherchait. Des fleurs fraîches y étaient disposés, une odeur d'encens récent embaumé encore la pièce. Cela apaisa son cœur de savoir que même dans la mort, certains prenaient encore soin d'eux, néanmoins cela n’ôter rien a la douleur qui était sienne et qui grondait sous la carapace de colère qu'elle s'était forcée a ériger. 

Se refusant a faiblir alors qu'elle avait tant a accomplir, elle alluma quelques bougies, murmura quelques prières puis se détourna. Les larmes n'étaient pour l'heure pas une option, le temps du deuil viendrait mais seulement quand les responsables de son malheur auraient tous payés. En armure et son casque la dissimulant aux yeux de tous, elle s’apprêtait a quitter le temple sans encombres quand un groupe d'hommes fit son apparition. Ils se retrouvèrent face a face, sans qu’elle n'ait d’échappatoires aucune. Elle se rendit rapidement compte que les hommes, des soldats entouraient un autre homme d'allure bien différente. Un homme qu'elle n'eut guère de mal a identifier, un homme portant les éléments distinctifs d'un grand Khagan, ses yeux, seule chose apparente de sa personne se fixèrent froidement sur lui. Ainsi dont il était l'usurpateur, celui qui peut être avait aidé son propre clan a détruire les siens afin de s'emparer du pouvoir. Grand, plus grand que la moyenne. Larges d'épaules, d'une musculature plus impressionnante que celle de son frère et possédant une longue chevelure brune, une aura d'un certain charme s'échappait de sa personne.  

Un battement de cœur. Quelques secondes de confusion. Le tintement des lames qui se dégainent, puis enfin la voix d'un des soldats entourant l'empereur se faisant entendre. " Qui que vous soyez, veuillez divulgué votre identité et vous inclinez devant votre grand Khagan. " La menace était subtile, mais claire de par les mains qui tenaient bien en vue leurs lames, ainsi dont, soit elle s'inclinait soit elle serait faite prisonnière, si ce n'est pire? Son regard resta accroché a celui du grand Khagan le défiant volontairement, avant que sa voix camouflée et en partie masquée par les mailles de son casque ne fende un silence devenue pesant. " Le seul Khagan qui est et sera jamais le mien s'en est allé rejoindre le monde des esprits. Vous m'excuserez de ne guère souhaiter m'agenouiller devant celui qui a causé ou contribué a sa fin. " Elle indiqua leurs épées d'un coup d’œil puis reporta a nouveau toute son attention sur lui. " Quand bien même l'on voudrait obtenir cela de moi par la force. " Puis s'adressant directement a lui, elle ajouta. " Est ce dont ainsi que vous avez obtenu le trône par la force ? Et bien apprenez que ce n'est pas ainsi que l'ont obtient le respect. "

La parole de trop, du moins pour les gardes, elle le savait, elle l'avait cherchée. Ils s’approchèrent d'elle menaçant et visiblement désireux de se servir de leurs lames, mais de cela elle s'en moquait bien. La seule réaction qui l’intéressait était celle de celui que l'on clamait grand Khagan. Elle le défia de nouveau du regard, jouant distraitement avec le pommeau de sa propre lame sans pour autant la dégainée. Il lui suffirait de retirée son casque, de se dévoiler pour ce qu'elle était pour que ces pauvres bougres se répandent en excuses a ses pieds et la supplie de prendre leurs vies pour laver leurs affronts. Mais la encore elle n'avait que faire de cela. Son cœur débordait d'un besoin de vengeance, un besoin de vengeance visant a faire taire une douleur qu'elle savait imminente. Une vengeance dont l'homme qu'elle fixait aurait bientôt a répondre si il était de prés ou de loin responsable de la perte des siens. Grand Khagan ou non, il ne lui était rien, si ce n'est une source d'informations. Avant toutes choses, elle se devait de découvrir comment il était devenue grand Khagan, grâce a quelques viles manipulations ou grâce a l'usage de son charme sur les bonnes personnes.


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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Ven 6 Fév - 0:23



Burkhan avait le cœur léger. Il était le grand Khagan d'un empire prospère, l'heureux père d'une magnifique fille, et dans peu de temps, il y croyait, son frère lui ramènerait la dernière héritière des Tchung, celle qui deviendrait sa Khagin. En attendant, il régnait, comme son père l'avait fait sur le Lai Xai puis sur l'Empire tout entier. Il régnait comme on lui avait appris à régner, avec humilité et gentillesse. Il se montrait assez proche de son peuple, en témoignait sa tournée des khanats, qu'il comptait rééditer dans un futur plus ou moins proche. Il réglait les petites affaires du quotidien, certaines sortant un peu de l'ordinaire, certaines plus amusantes. Des plus graves et des moins graves. Dans tous les cas, Burkhan se voulait le plus juste possible, et ne craignait pas de laisser en suspens une affaire qui n'en avait en apparence pas l'utilité, le temps pour lui de recueillir toutes les informations nécessaires à la prise d'une décision équitable.

Depuis son accession au trône, un peu plus d'un an plus tôt, il avait suivi le chemin tracé par son père. Il souhaitait réussir là où tous les autres Khagans avaient échoués. Il voulait accomplir le rêve de Tchingis Tchung, le tout premier Khagan. Il voulait unifier le Tsian tout entier. Il avait déjà ramené la paix à peu près partout, bien que la criminalité sois toujours existante. Les citoyens de la cité impériale vivaient dans la tranquillité. Cela avait été le grand point d'emphase durant le règne de son père, Mash Xai. Désormais, il fallait appliquer cette tranquillité à tout l'Empire. Les autres khanats étaient fidèles à leur Khagan, du moins en apparence. Car Burkhan savait que loin des oreilles indiscrètes, les khans n'avaient pas abandonnés l'idée de le chasser du palais impérial. Les khans n'avaient pas oubliés la façon dont son clan avait accédé au pouvoir. Après avoir été grandement soupçonné de l'assassinat de la famille impériale, Burkhan était parvenu, avec l'aide précieuse de son frère Lims, à prouver son innocence, puis à sauver tous les khans d'un sort funeste. Puis il s'était servi de cet acte pour envoyer son père sur le trône. Maintenant il était celui qui régnait, et son but était simple: unir les khanats.

Bien sur, cela n'était pas simple. Les visites diplomatiques ne suffisaient pas. Mais quand Lims avait réussi à retrouver la trace de la Princesse Impériale Tshona Tchung, en fuite depuis treize ans, une idée avait germée dans l'esprit de Burkhan. S'il épousait cette femme, il unirait les deux seuls clans à avoir accédé au pouvoir. S'il n'avait jamais vraiment eu affaire aux Tchung, il n'avait pas de mal à dire d'eux, et il les considérait comme un clan respectable. Même si les choses étaient un peu différente maintenant. Le nom de Tchung était toujours connu, et cette Tshona était pour le Khagan la clé de l'unité du Tsian. Il avait donc confié la mission de rapatriement à la seule personne au Palais en qui il avait totalement confiance: Lims. Déjà plusieurs semaines qu'il était parti, et hormis une lettre, il n'avait pas eu de nouvelles.

Pour passer le temps, il se penchait sur des affaires qui ne méritaient certainement pas son attention. Il jouait avec Alia, sa fille, qui n'avait malheureusement jamais connue sa mère. Tuuya. Même après toutes ces années, Burkhan ne pouvait l'oublier. Elle était la seule femme qu'il ai jamais aimé, et probablement la seule qu'il n'aimera jamais. Certes, il lui arrivait de s'abandonner aux charmes de ses concubines, de temps à autres, mais c'était loin d'être son activité principale.

Ce jour là, Burkhan partait en visite au Temple de Quingol. Il y passait assez régulièrement, afin de maintenir de bons rapports avec le Grand Prêtre. Celui là avait plus de pouvoir qu'on ne pouvait le penser, et il était important pour Burkhan d'entretenir cette relation. Entouré par une dizaine de garde, vêtu d'un riche Deel brodé, un Janjin posé sur la tête, il marchait dans les couloirs du palais lorsqu'il fut forcé de faire halte. Au détour d'un couloir, les gardes s'étaient retrouvés face à un individu inconnu. En armure, un casque vissé sur le crâne, et un voile de maille masquant son visage, seul les yeux de cette personne était visible. Et pendant que l'un de ses protecteurs (mais en avait-il vraiment besoin?) ordonnait à l'intrus de s'agenouiller, une pensée s'immisça dans le cerveau de Burkhan. Et si? Et si cet apparent guerrier masqué était Tshona Tchung? Immédiatement, et alors que l'individu jaugeait ses hommes, le grand Khagan ordonna à l'un des gardes: Allez prévenir le Grand Prêtre que je ne pourrais finalement pas venir aujourd'hui. Puis à un second: Vous, vérifiez si Lims est rentré. Je ne veux pas le manquer si jamais c'était le cas. Il avait ajouté cette phrase pour la forme. En vérité, si Lims était rentré, il l'aurait probablement su. Mais il avait peur pour la santé de son frère, si jamais il se trouvait face à la personne qu'ils cherchaient tout deux. Reportant son attention sur le guerrier, celui-ci l'interpellait directement, l'accusant d'avoir usurpé le trône, et d'être impliqué dans la mort des Tchung. En entendant cela, Burkhan serra son poing droit.

Dans cette main reposait une boule de cuir, dont il ne se séparait jamais. Et pour cause, il utilisait cette sphère pour endiguer les effets du Tsagaan, le pouvoir héréditaire de sa famille. Cette boule avait souffert au fil des ans, mais elle tenait bon. Burkhan la gardait toujours au creux de sa main, et la malaxait dès qu'il devait réfléchir, ou s'il s'énervait. Et cela pourrait être le cas. Face à lui, il y avait cet inconnu, qui était potentiellement Tshona Tchung, et qui lui manquait de respect en l'invectivant, et en insinuant des mensonges. Malaxer sa sphère permit à Burkhan de ne rien laisser paraître de son agacement. Qu'importe qui il avait en face de lui, cette personne n'avait pas toutes les informations en sa possession. Et pour avoir fait tel étalage d'irrespect envers sa personne, le grand Khagan aurait pu ordonner sommairement l'exécution de ce fauteur de trouble. Et visiblement, ces gardes ne demandaient que ça. Huit d'entre eux étaient toujours à ses côtés, et Burkhan lui même avait initié un mouvement vers son Kusarigama fétiche. Finalement, le Khagan annonça: Messieurs, veuillez arrêter cette personne et la conduire à la salle du trône. Nous allons avoir une petite discussion. Et je veux que trois d'entre vous enquêtent sur sa présence ici. Il va falloir m'expliquer comment quelqu'un à pu s'introduire dans le palais. Même si j'ai peut-être déjà une idée.

Ces derniers mots, ils étaient pour Tshona, si tant est que c'était elle sous ce voile de maille. Il n'allait pas tarder à le découvrir, de toute manière. Mais à ce moment précis, les pensées du Khagan allaient vers Lims. Serrant un peu plus sa main droite, Burkhan se jura que si son frère avait été blessé, ou pire, ce guerrier masqué allait le sentir passer.
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Mer 11 Fév - 22:37


Elle ne bougea pas, pas même quand il ordonna qu'elle fut arrêtée. Ainsi dont c'était bien par la force qu'il gouvernait. Imbus de lui même, a l'image de son frère, voila qu'elle était la première impression qu'il lui donnait. Si il croyait se saisir d'elle par la violence, il se fourvoyait. Ses gardes étaient peu nombreux et elle n'était pas n'importe quel guerrier de basses extractions comme il semblait le croire. Son savoir des armes et du combat, elle l'avait obtenue durement de par sa formation auprès des "Lunes Rouges", l'élite des combattants du royaume de Soriyeo. Elle les laissa dont approcher, ces quelques soldats, gardes, quels qu'ils soient et vaniteux qu'ils étaient, a l'image de leur grand Khagan ne put t'elle s’empêcher de penser.

Ce fut leur erreur, confiant et pensant pouvoir se saisir d'elle avec aisance, ils ne virent rien de sa parade, elle leur échappa en une danse bien huilée, dégainant sa lame au passage. Une chorégraphie rigoureuse s’enchaîna entre eux. Ils étaient surpris de trouver pareille résistance, pareille aisance avec une lame, en des lieux pourtant peu propices a un combat. Cela les perdit, de leur désorganisation vint sa victoire. Un a un, ils tombèrent, certains en emmenant lourdement d'autres dans leurs chutes tel des dominos. Inconscients, au sol, souffrant tout au plus de blessures légères. Elle avait combattue pour sa défense non pour tuer. Ils ne lui étaient plus une menace. Elle rengaina donc son arme aussi vite qu'elle l'avait sortie. Son attention se reporta alors vers cet homme peu hospitalier, celui qui se voulait grand Khagan et qui était peu être bien responsable de la mort des siens.

Il n'avait pas bougé, au moins cela était il a son honneur. Il n'avait pas fuit, pas plus qu'il n'avait crié en l'attente de quelques renforts. Toujours dissimulée sous son casque et ne le quittant pas des yeux, elle lâcha. " Maintenant que nous sommes seuls, nous allons pouvoir discuter. " Elle désigna les hommes au sol. " Je ne vous suis pas hostile, du moins pas pour l'heure. C'est vous qui avez ouvert les hostilités. Votre ego m'est semble t'il un peu trop susceptible pour un grand Khagan. Avec tel tempérament, vous seriez bien prompte a créer quelques guerres en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. " Elle enjamba l'un des soldats, se rapprochant un peu, tout en restant malgré tout a bonne distance. " Mais a dire vrai cela m'importe peu, je suis venue ici chercher des réponses et ces réponses c'est vous qui me les donnerez. " Jugeant que le mystère avait assez duré et qu'une pincée d’honnêteté ne ferait que croître ses chances d'obtenir la vérité, elle laissa a nouveau sa voix percée aux travers des mailles de son casque, mais de façon plus claire cette fois. " Ma première question étant de savoir, tout grand Khagan que vous êtes, qu'est ce qui vous autorise a envoyé après moi, un homme qui bien que me devant sa survie, se permet de me jeter froidement la mort des miens au visage avant de se croire apte dans la foulée a proférer quelques menaces a mon encontre quand a mon retour au Tsian de gré ou de force. "

L'homme, celui qu'elle se refusait a voir comme son grand Khagan, ne devant plus avoir nul doutes sur son identité, elle se saisit de son casque, qu'elle retira d'un geste habile dévoilant son visage et la longue tresse qui enserrait sa longue chevelure d’ébène. Un sourire indifférent aux lèvres, elle ajouta. " D'ailleurs cet homme qui se dit votre frère, quand bien même il l'aurait mérité, sachez qu'il est sauf .. " Un temps d'hésitation. Un regard a demi moqueur.  " Tout du moins n'a t'il pas péri de mes mains, mais j'ose espérée qu'il aura retenue mes conseils, sans quoi c'est les contrées sauvages qui auront eu raisons de lui. " Elle balaya l'air d'un mouvement de la main comme si tout cela n'était que détails sans importance. " Qu'importe, dans le meilleur des cas, après s’être lassé de me chercher sur les routes arides, il rebroussera chemin et s'en reviendra vers vous. Peu m'importe d'ici la, je serais loin. " Elle plongea son regard dans le sien, un regard a la douceur chocolat, mais qui pour l'heure se faisait glacial, animé qu'il était d'une volonté farouche et d'une détermination sans failles. " Maintenant que je fus honnête envers vous, j'en attends de même de votre part, si tenter qu'après les bassesses de votre frère et les vôtres concernant mon chaleureux accueil, vous en soyez capable. " Son regard toujours accroché au sien, sa voix ne trahissant aucune émotion, elle lâcha quelques dernières paroles. " Dites moi dont, avoir détruit les miens pour que votre famille accède a la place qui est votre, n'était pas suffisant a votre soif de pouvoir, pour qu'il vous faille en plus vous mettre a ma recherche dans le but probable de prendre également ma vie ? "

Elle n'avait pas peur de la mort, quand vous menez la vie qui était la sienne depuis tant d'années, vous la frôliez si souvent qu'elle en devenait presque une bonne amie. Vous ne la redoutez plus, vous l'attendiez presque et peut être désormais maintenant plus encore qu'elle avait perdue les siens. Un chemin facile qui lui épargnerait les douleurs venant après la colère, pourtant elle ne voulait pas mourir .. Du moins pas avant d'avoir venger les siens. Mais la colère, plus encore que la douleur était une bien mauvaise conseillère, voila pourquoi elle n'agirait pas guidée seulement par elle, quand elle frapperait ce serait dans la certitude que justice serait faites et pas avant.

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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Jeu 12 Fév - 22:59



Il regarda ses guerriers, son escorte personnelle, ce faire décimer en quelques secondes par ce seul guerrier masqué. Tout au long de la courte bataille, il était resté totalement impassible, les bras dans le dos, malaxant distraitement sa boule de cuir. Le fauteur de trouble n'avait pris aucune vie, il avait seulement mis ses hommes hors d'état de nuire. Une fois l'affrontement terminé, Burkhan devança son "invité" en lançant d'un ton mi-moqueur mi-agacé: Et bien, messieurs, c'est avec plaisir que je vois que l'escorte qu'on me force à avoir sera toujours capable d'assurer ma protection. Puis il releva la tête vers le guerrier masqué, et ajouta: A moins que vous ayez eu le malheur de tomber sur un adversaire d'exception. Quand bien même vous étiez huit contre un...

Le Khagan considérai le guerrier. Cette habileté lame en main pouvait-elle appartenir à Tshona Tchung? C'était possible, après tout. Mais déjà elle (si c'était bien elle) lançait les débats, se défendant d'une hostilité quelconque, et critiquant son ego. Les doigts de Burkhan se crispèrent autour de sa boule de cuir. Je suis... peiné, d'entendre de telle allégations. Cela me désole réellement de voir que c'est ainsi que vous me voyez... Il préféra ne rien ajouter, de peur d'aller trop loin. En vérité, il était outré, hors de lui. Il haïssait plus que tout ceux qui tiraient des conclusions hâtives, sans posséder toutes les pièces du puzzle. Certes, et Burkhan était le premier à l'admettre, il avait sa propre fierté. Mais, de là à dire que son ego pourrait déclencher une guerre sur un coup de tête, il y avait un monde! Malgré tout, il demeura impassible, alors que ce guerrier perdu dans son ignorance posait sa première question. Avec celle-ci, il comprit aisément qu'il était face à la Tchung. Lims n'a jamais été très délicat. Il a toujours été ainsi, direct. Veuillez m'excuser en son nom, s'il a heurté votre sensibilité. avait-il répondu avec un léger sourire, première trace d'émotion sur un visage qui en était jusqu'alors dénué. Mais pour répondre totalement à votre question, c'est moi qui ai envoyé mon frère - dont je vous suis gré de la survie, cela va de soi - à votre rencontre, effectivement dans le but de vous avoir ici devant moi en ce moment même. Bien que ce n'était guère la façon dont j'imaginais les choses. Cette touche d'auto-dérision arracha un léger ricanement à Burkhan, qui retrouva bien vite son sérieux. Se penchant en avant, il souleva l'un de ses gardes d'une seule main, le remis debout, et lui dit d'un ton sans appel: Toi, arrêtes de faire semblant d'avoir mal, et cours à la caserne. Je veux qu'un escadron parte dans l'heure pour aller chercher Lims. Il est bien trop borné pour rentrer sans avoir accompli sa mission. Il finirait par se tuer pour rien... Poussant le garde en avant, il lui lança également: Et dit aux soldats de se préparer comme il faut. Les routes arides ne sont pas pour les mauviettes.

Reposant les yeux sur le soldat, Burkhan le vit retirer son casque. Enfin, il en avait l'ultime confirmation: Tshona Tchung était de retour. Et malgré le sérieux de la situation, le grand Khagan ne pouvait masqué un regard et un sourire empli de nostalgie. Il voyait un peu de Tuuya dans la femme qui lui faisait face. Cela faisait remonter quelques souvenirs à la surface, notamment celui du jour de leur rencontre. Tuuya aussi savait y faire avec les armes, et elle savait ce qu'elle voulait. Bien qu'il ne la "connaisse" que depuis une poignée de minutes, Burkhan voyait également cela en Tshona. Mais son sourire s'effaça très vite, tandis que la Tchung continuait de l'invectiver. Elle commença par parler de son frère. Ainsi donc, il méritait la mort? Burkhan ne pouvait retenir une veine de palpiter à sa tempe, et d'aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait pas ressenti une telle rage depuis qu'un sale gosse avait fait des allégations perverses sur sa sœur. Une petite partie de lui-même lui chuchotait de lâcher sa boule de cuir - qui souffrait comme rarement dans son dos - et de faire goûter à cette impertinente un peu du Tsagaan. Mais devant une telle interlocutrice, d'une telle importance, le Khagan ne pouvait que se maîtriser, du mieux qu'il le pouvait. Il inspira un grand coup.

Et il fallait bien tout ça, car elle continuait. Elle ne comptait pas s'éterniser? Burkhan avait d'autres projets. Elle remettait en cause sa capacité à être homme honnête, y préférant l'image d'un rustre capable de toutes les bassesses? Plus jeune, Burkhan aurait tôt fait de la rendre folle avec le Tsagaan, mais dans cette situation, ç'aurait été confirmé ses allégations. Enfin, elle en revenait à ses accusations, comme quoi il aurait lui-même tué les Tchung, et aurait ensuite organisé tout ce plan de rapatriement dans le seul but d'exécuter la dernière héritière. Burkhan avait laissé passer l'orage, s'armant d'une respiration calme mais profonde, d'un visage le plus impassible possible, tout en se défoulant sur sa sphère de cuir. Ses souvenirs de Tuuya s'étaient bien vite envolés. Les deux femmes semblaient bien avoir quelques points communs, mais avec ce discours, Burkhan avait pu noter une différence majeure. Tuuya n'avait jamais tirée de conclusion hâtive, et savait écouter ceux qui l'entourait, afin d'étoffer son point de vue. Pour autant que ce que Burkhan en ai vue, Tshona en était incapable, et il avait le sentiment que quoi qu'il dise, il ne pourrait pas enlever de l'esprit de la Tchung l'idée qu'il était responsable de tous ces malheurs. Il voyait face à lui une femme bornée, emplie de rage, mais au fond de son esprit, une petite voix lui disait qu'il n'était pas bien différent à la suite de la mort de Tuuya. Or, cela ne faisait que peu de temps que Tshona avait appris le décès des siens. Inspirant une nouvelle fois, aussi profondément que possible, Burkhan finit par répondre:
Princesse, c'est encore une fois la plus profonde des peines que je ressent face à vos accusations. Laissez-moi vous dire que vos mots résonnent tels des insultes à mes oreilles, au même titre que le jugement que vous portez au sort de mon frère. Et je ne suis point homme à bien réagir aux insultes, encore plus lorsqu'elles sont faites à l'encontre de ma famille.
Pour répondre à cette question, qui tient plus selon moi, si je puis me permettre, d'un jugement définitif et immuable à mon égard, sachez que je ne suis en aucun cas responsable de la mort des vôtres. Je ne sais pas si mon frère vous en a parlé, mais au risque de me répéter, je vais vous conté les choses telles qu'elles se sont déroulées.
Il y a désormais un peu plus de quatre ans, le grand Khagan votre père avait convoqué les six Khans au palais Impérial, afin de s'entretenir avec eux des grands enjeux politiques tsianites. Ma famille étant originaire du Lai Xai, nous fûmes les derniers à être annoncé. Lorsque nous pénétrâmes dans la grande salle du trône, tous les regards convergèrent vers nous. C'est à ce moment, et à ce moment seulement, que nous avons appris le funeste sort réservé à la famille impériale. En tant que derniers arrivants, nous fûmes immédiatement suspecté. D'autant plus que nous ne nous étions déplacé qu'à trois - mon père, mon frère et moi-même - ce qui renforçait les doutes. Après coup, laissant mon père seuls avec les autres khans, Lims et moi sommes parvenus à retrouver le commanditaire de l'assassinat: Davaa Shnov. Puis, alors que les protecteurs des autres khans se chargeaient d'interroger Shnov, l'assassin lui-même à fait irruption dans la pièce, prenant la vie d'un garde avant que mon frère et moi, de nouveau, ne le mettions hors d'état de nuire. C'est cet acte, et je dois l'avouer, quelques persuasion de ma part, qui ont envoyés mon père sur le trône.
Après ce récit, je n'ai qu'une question à vous poser, la même que j'ai soumise aux khans lorsqu'on nous a accusé des meurtres: "Comment dois-je faire pour prouver mon innocence?"


Burkhan plongea ses yeux dans ceux de Tshona. Il était un homme honnête, et il venait de le prouver, au moins à lui-même, en relatant les faits dans la plus grande exactitude. Étant donné le tempérament de la Tchung, il sentait que son discours ne suffirait pas, mais il était prêt à faire éclater la vérité, tout comme il l'avait fait quatre ans plus tôt.
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Ven 20 Fév - 21:33



Elle n'avait pas relevée quand il avait fait preuve de railleries envers ses hommes. Tel était son droit, après tout si elle lui avait été hostile, il aurait pu y perdre la vie. De la a juger ces hommes, qui avaient ployés sous ses coups, elle s'en gardait bien. Du temps ou sa famille avait le pouvoir, les gardes impériaux du Tsian lui avaient toujours parus êtres les meilleurs du monde, mais c'était la, la vision d'une jeune fille naïve et ignorante de toutes pratique de combat. C'était aussi bien avant sa rencontre avec les " Lunes Rouges ". Aujourd'hui donc difficile de dire si les troupes du Tsian avaient régressées dans leur maîtrise de l'art du combat ou si c'était simplement sa propre maîtrise qui dépassait désormais largement la leur. Quand il affirma être peinée qu'elle émette de telles allégations a son égare, elle ne put retenir un haussement de sourcil. " Si vous êtes peiné par mes paroles, imaginez qu'elle me fut ma peine a moi que de voir débarquer parfait inconnu venu m'annoncer la mort des miens sans plus d'indications, avant de me jeter froidement quelles autres intentions étaient les siennes ? "

Il en vint a lui dire que son frère n'avait rien d'un être délicat, oh vraiment comme c'était étonnant franchement après le comportement dont il avait preuve a son égard, c'est dont sarcastique qu'elle répondit: " Si vous le saviez si peu pourvu de délicatesse, peut être auriez vous pu choisir un autre que lui pour cette mission. "  Elle ajouta sournoisement, quoi que sans méchanceté aucune, juste sous le coup de la blessure encore récente que Lims lui avait infligé.  " Un homme mieux préparé de préférence. Quand a vos excuses, elles me sont de nulles valeurs si elles ne viennent pas de celui en faute. Mais probable que si les choses entre nous eussent étés différentes, je me serais laissée émouvoir de votre attention a mon égare. "  En effet, la conversation avait beau avoir pris des teintes cordiales, elle n'en oubliait pas moins ce pourquoi elle était la, pas plus qu'elle n'oubliait de quoi elle le suspectait lui et les siens. Il avoua d'ailleurs a demi mot être l'instigateur de sa venue ici, faisant preuve d'un léger sens de l'autodérisions quand a leur rencontre, pour sur qu'il s'était imaginé d'autres circonstances a leurs rencontre. Elle aurait sans doute due lui arriver sous la bonne escorte de son frère, docile et prête a être exécuter.  

Elle ne sourcilla pas, ni ne tenta le moindre geste quand il congédia les pauvres malheureux gémissant au sol. Avouons le, ils avaient un grand sens de l'art dramatique. Elle ne leur avait pas fait aussi mal, se contentant tout au plus de parer a leurs attaques et d'amoindrir la menace qu'ils auraient pus représenter pour elle. Qu'importe que cela, elle se doutait bien que sitôt loin de sa vue, ils feraient bien plus que de préparer une expédition visant a sauver Lims de son propre ego. Probable qu'ils enverraient d'avantage de garde vers leur position. Malheureusement si ils comptaient sur sa capture pour combler leurs lacunes précédentes, ils devraient changés de plan, elle comptait en effet être déjà bien loin avec qu'ils ne soient de retour avec des renforts. Vint enfin le moment ou ils furent seuls, contrairement a ce qu'elle attendait de lui, il ne répondit pas a ses accusation, par des aveux. Elle aurait aimé qu'il est cette honnêteté. Voila a dire vrai qui aurait faciliter les choses. Car ses mots semblaient sincères, allant a l'encontre de ce qu'elle avait crue, et de d'ailleurs ce qui se racontait jusqu'en Soriyeo. Non, elle ne devait pas se laissait attendrir, émouvoir et encore moins berné par ses mots. " Mes accusations se portent telles a vos oreilles comme une insulte dites vous, tout comme mon jugement envers votre frère. Mais comment pourrait il en être autrement après le comportement de votre frère et les malheureux faits qui m'ont étés conter. "  

Elle glissa son regard dans le sien, nullement décidée a lâcher prise ou a se laisser intimider par ses mots.  " Je ne pense pas que vous ayez l'ignorance de ne pas savoir ce qui se dit de vous, des vôtres et de l’acquisition de votre pouvoir. "  La gorge quelque peu serrée, mais se refusant toujours a éprouvée librement la peine qui lui étreignait le cœur, elle poursuivit.  " Quand votre frère m'a apprit l'horrible nouvelle de la perte des miens, un massacre, il m'a fallut voir les faits. Qui irait commettre pareille atrocité si ce n'est celui a qui profiterait ce crime ? A savoir la nouvelle famille ayant pris place sur le trône. "  Elle fit un geste vers lui, a peine un demi pas et rien d'hostile la dedans.  " Il s'est avéré que cette famille était la votre et quoi que vous en pensiez, ces informations en mains, je ne me suis point précipitée vers vous pour satisfaire ma vengeance. Après tout il aurait été simple pour moi de commanditer quelques assassinats en revendiquant la place qui était mienne. "  Elle balaya l'air d'un geste la main comme si tout cela n'était rien, comme si même jamais elle n'aurait pue l'envisager. " Par chance pour vous, je ne suis point a la recherche de vengeance gratuite, mais de vérité et c'est cette vérité qui m'a conduite aujourd'hui jusqu'a vous. "

Un pas de plus, une distance infime les séparait désormais, leurs regards restaient accrochés l'un a l'autre. "Cette vérité, celle qui se murmure dans le Tsian et par delà ses frontières, c'est que votre famille a commanditer le massacre des miens, profitant ensuite de la confusion ambiante pour faire accuser un innocent et vous emparer du pouvoir. La ou l'histoire n'est pas complète et me demander réponse, c'est jusqu'ou votre personne se trouvait elle impliquée dans les faits. Avez vous pour servir les intérêts de votre père, collaboré a tout cela ou en étiez vous ignorant ? "  Avant qu'il ne puisse répondre a cela, elle poursuivit. " Mais puisque nous n'en sommes guère a savoir si nous pouvons nous faire confiance, partons dont du principe que comme une partie du Tsian, je crois a votre histoire, tout comme aux mots que vous venez de prononcer. Je vous demande alors comme seule preuve de votre innocence dans la mort des miens, de répondre a une question. "

Un pas de plus, ils étaient désormais face a face. Son cœur cognait durement dans sa poitrine, il suffirait d'un simple geste pour prendre sa vie et venger les siens, mais elle n'était pas une simple meurtrière. La vengeance était une traîtresse, surtout quand elle se laissait commandée par la peine et le colère. Elle avait besoin de certitudes. Yeux dans les yeux, elle lâcha dans un souffle les quelques mots qui pourraient tout changer, pour lui comme pour elle.  " Pourquoi alors que déjà quelques années ont passés avez vous fait envoyé quelqu'un a ma recherche ? Dans quel but votre frère est il venu a moi, désireux de me ramener auprès de vous au point d'utiliser a mon encontre quelques basses menaces ? Ma question est dont la suivante. Pourquoi me vouliez vous ici, si ce n'est pour me tuer ? "  Elle releva légèrement la nuque, un air de défi dans le regard. Elle ne voyait nul autre raison au besoin de sa présence, que celui d'éliminer la dernière ombre a son pouvoir, mais en même temps, il aurait tout aussi bien pu demander a son frère de l'éliminer discrètement dans les contrées sauvages. A moins qu'il n'ait voulut lui même se délecter de sa mort, comme il l'avait peut être fait de celles des siens. Qu'importe si c'était sa mort qu'il voulait, elle le serait bien assez tôt et elle ne mourrait pas sans combattre.



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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Ven 20 Fév - 23:31



Il allait sans dire qu'en quittant ses appartements pour rejoindre le Temple de Quingol, Burkhan ne s'attendait pas à pareille rencontre. La dernière survivante du clan Tchung lui faisait face, et elle était bien loin de celle qu'il s'était imaginé. Elle continuait d'ailleurs à déblatérer sur Lims, et chaque mots supplémentaires qu'elle prononçait ne faisait qu'ajouter à son imperceptible énervement. Maintenant qu'elle le questionnait sur ses choix de choisir son frère, il répondit avec la plus grande des franchises: Disons qu'il m'est difficile d'accorder pleinement ma confiance à autrui. En ce bas monde, Lims est l'une des quatres personnes qui en bénéficie totalement. Les trois autres, c'était bien sûr sa fille Alia, sa sœur Shine et sa mère Saikhan. Shine était bien mariée, mais s'il respectait ledit mari, il n'avait pas une confiance aveugle en sa personne.

Mais il semblait qu'elle n'en avait cure, alors qu'il tentait vainement d'excuser son frère. Elle continuait à se moquer de lui, balayant ses excuses d'un simple revers de main. Lims m'a avoué lui-même sa faute concernant sa préparation. Néanmoins, je ne permettrai pas que vous généralisiez sur son discernement en ma présence. s'était-il empressé de répondre d'un ton neutre, quoique légèrement grondant.

Leur conversation marqua une pause, le temps que Burkhan congédie ses soi-disant protecteurs. Il n'aimait pas cette escorte, quoiqu'il n'avait rien contre les hommes en particuliers. C'était juste qu'il se savait capable de se défendre seul, et qu'il pensait cette escorte inutile. Mais cette légère accalmie ne changeait rien, tant le cours de la conversation restait inlassablement le même. Encore, et encore, des reproches quand à sa manière de faire. Burkhan en allait même jusqu'à se poser des questions sur ce qu'avait dit Lims. Avait-il réellement craché les faits au visage de leur objectif, sans y mettre un minimum de forme. Ou avait-il simplement opté pour une approche directe et abrupte, digne de lui en somme, mais néanmoins pas dénuée de bons sentiments. Avait-il au moins offert ses condoléances à la Tchung. Dans un coin de son esprit, le Khagan se promis de mentionner ce fait au moment du retour de son frère.

Et, tel un crieur de rues, la Tchung qui répétait les mêmes choses, inlassablement. Cela devenait lassant, et une petite voix dans le crâne de Burkhan lui intimait de la couper, de quelque façon que ce soit. Néanmoins, ce qu'elle disait commençait à prendre une nouvelle tournure. Enfin! Après tous ce temps, elle commençait à exposer les conclusions qu'elle avait tiré des informations qu'elle avait obtenu. Bien que Burkhan les ai quelques peu entrevues, c'était quand même un pas en avant. Elle parlait rumeurs, en remettait encore une couche sur Lims, expliquait que son nom lui aurait permis de commanditer quelques assassinats, ce à quoi Burkhan ne put s'empêcher de ricaner. Certes il voulait bien croire que le nom de Tchung soit suffisant pour convaincre un assassin, mais il n'en était pas trop effrayé. Elle s'était très légèrement rapproché de lui. Elle cherchait la vérité, il venait de la lui donner, mais il n'y avait pas de mal à se répéter. Après tout, c'est bien ce qu'elle faisait depuis le début. Vous avez raison, commença-il, sachant pertinemment que la Tchung voulait des aveux qu'il n'était pas prêt de lui donner. Je connais les rumeurs. Ma foi, que voulez-vous? Ce n'est pas depuis la salle du trône que je puis stopper ces bruits de comptoir de se propager. Les théories du complots existent, j'en suis bien conscient. Néanmoins, vous, vous recherchez la vérité. Vous venez de l'entendre, que cela vous plaise ou non. Et puisque vous vous permettez de me juger sans avoir été présente au moment des faits, et manifestement, sans les connaître réellement, je vais vous dévoiler une partie du fond de ma pensée, énième preuve s'il en est de mon honnêteté. Je pense que vous me voyez tel un usurpateur obnubilé par le pouvoir, égocentrique au possible, et sans la moindre notion de politesse. Je pense également que c'est ainsi que vous voyez mon frère. Hors, si nous possédons notre fierté, comme tout le monde, je refuse catégoriquement d'être étiqueté ainsi. J'ai parfaitement confiance du fait que je représente à vos yeux embrumés par la colère et la douleur, le coupable idéal. C'était déjà le cas il y a quatre ans. Néanmoins, comme je l'ai déjà dit, je ne suis en aucun cas responsable de l'assassinat de vôtres. Burkhan avait employé un timbre empli d'honnêteté, dont transpirait la volonté d'établir la vérité. Le verrait-elle ainsi? Le Khagan n'en était pas sûr, et il craignait qu'elle ne voit ce discours que comme une "preuve" supplémentaire de son arrogance.

La Tchung continuait néanmoins de se rapprocher. Pas à pas. Elle posait une question, ne lui laissait pas le temps d'y répondre qu'elle embrayait déjà sur autre chose. Un pas de plus, il était complètement face à face. Elle répondait à sa propre question par une autre question. Ainsi donc, pour se disculper définitivement, il ne devait que répondre aux interrogations de la princesse? Soit. Mais Burkhan craignait encore qu'un long discours n'ai pas l'effet escompté. De plus en plus, tout au long de la conversation, une idée avait germée dans son esprit. Il avait une autre solution qu'un long discours. S'il utilisait le Tsagaan, qu'est-ce que Tshona Tchung aurait à répondre? Il en était curieux. Les bras toujours dans son dos, il fît glisser sa boule de cuir dans sa main gauche, imperceptiblement. La tête haute, la Tchung attendait sa réponse. D'un ton calme, le Khagan ne prononça que quelques mots: Il est dit à travers le monde que l'image vaut mille mots. Je crois en cela...

Et alors, tout doucement, presque au ralenti, il leva sa main droite et, avec une lenteur extrême pour n'éveiller aucune hostilité chez la Tchung, plaça sa paume au devant du visage de son interlocutrice. Se faisant, il se remémorait les paroles de son père. Certes, le Tsagaan n'était normalement utilisé que comme le châtiment le plus extrême, après la mort, mais dans ces circonstances, il ne voyait plus d'autres alternatives que d'ouvrir son esprit. Alors il lui montra. Tout. Depuis le début.
Il lui montra l'arrivée du messager annonçant leur convocation au Palais Impérial. Il lui montra l'entrée dans la Salle du Trône, avec les regards qui convergeaient vers eux. Il lui montra ses mots, puis l'échafaudage de son plan, aux côtés de Lims. Il lui montra sa recherche au palais, puis son interpellation de Davaa Shnov. Il lui fît voir la tentative de fuite de ce dernier, puis son interrogatoire au Palais. L'irruption de l'assassin. La décapitation du garde. Son intervention avec Lims. Sa persuasion des autres khans. Il opéra un petit saut dans le temps. Il montra son obsession pour l'unité. La grande nouvelle de Lims. Son idée. Pour finir la vision, il expliqua par l'image à Tshona Tchung qu'il n'avait nulle intention de la tuer, et qu'il la souhaitait comme Khagin. C'est après cela qu'il ferma sa paume, stoppant la vision, et replaça son bras droit dans son dos. Bien sûr, il aurait pu modifier ses souvenirs, faire en sorte de montrer à Tshona une version modifiée. Mais cela aurait comporté des défauts, suffisamment visible pour qu'on s'en aperçoive. Il ne voulait pas de ça, maintenant que la clé de l'unité du Tsian se trouvait, pour ainsi dire, au creux de sa main.
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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Sam 21 Fév - 14:39


Elle ne releva guère d'avantage quand a ses propos envers le frère du Khagan. Après tout il était bien naturel qu'il veuille défendre son frère, quand bien même a son sens il plaçait en lui, une confiance malvenue. Néanmoins les circonstances de leurs rencontres n'étaient en rien favorable a ce qu'il ait pu lui faire bonne impression, peut être le jugeait t'elle trop hâtivement, hum quoi que. De toute cette situation, elle devait reconnaître que voir ainsi Burkhan défendre l'honneur de son frère n'était pas sans mettre a mal ce qu'elle pensait savoir d'eux. Si elle même avait été peu proche des siens, de par l'éducation impériale qui avait été sienne, elle ne doutait pas qu'en pareilles circonstances, elle aurait défendue ses frères avec la même ardeur. Ajoutons a cela, la volonté farouche que le Khagan mettait a prouver son innocence, voila qui m'était a mal ces doutes, mais après tout n'était ce pas la le but de sa démarche, elle voulait des certitudes et ce qu'elles soient celles attendues ou non.

Alors qu'elle s’interrogeait sur les dernières paroles énigmatiques de l'homme qui lui faisait toujours face, elle le vit lever vers elle, comme au ralenti, une main ou reposait une curieuse sphère. La main de Tshona se crispa involontairement sur le pommeau de son épée, s'attendant a une attaque. Une attaque qui ne vint pas, a la place c'est une série d'image plus vraie que nature qui s'imposa a son esprit la faisant osciller entre présent et passé sans quel n'est nul Control sur les événements. Complètement déstabilisée, elle murmura de façon entrecouper. " Qu'est ce que cette magie .. Comptez vous obscurcir la vérité avec quelques tours ... "  Bien incapable de continuer a parler, trop occuper a contempler les visions qui s'offraient une a une a ses yeux, lui expliquant douloureusement comment s'étaient déroulés les faits le jour funeste ou les siens avaient perdus la vie. Tout le long, elle resta la main solidement accrochée au pommeau de son épée, le cœur en déroute, s'attendant a voir le pire. Ce qui n'arriva pas.

Ce fut d’ailleurs probablement cela plus que toute autre chose qui parvint a la convaincre de l'innocence de Burkhan. Si il avait été coupable, un coupable digne du massacre des siens, il n'aurait pas hésité a faire défiler sous ses yeux les images abominables de la mort des siens, hors pas a un seul instant, elle n'avait perçut leurs corps ensanglantés. Par elle ne comprenait qu'elle obscure magie, tour ou illusion, elle avait revécut les événements de ce jour tel que lui les avait vécut. En simple spectateur impuissant comme elle l'était en l'instant a son tour. Retenant ses larmes et s’agrippant plus que jamais a sa colère pour ne pas sombrer, elle murmura d'une voix dure, toujours accrocher aux images qui se multipliaient l'amenant plus loin dans le temps. " Le coupable a t'il été puni a la mesure de ses crimes ? " Puis finalement elle lâcha dans un souffle. " Bien que tel n'était pas votre fardeau, je vous suis gré de vous être chargé de cela alors que je ne pouvais le faire. Les miens vous doivent de reposer en paix. "

Elle aurait du être celle qui réclamait vengeance pour les siens, celle qui aurait due faire exécuter la justice qu'ils méritaient. Mais au delà de la culpabilité, elle se rappela que si elle avait été présente, elle n'aurait rien pu accomplir de tout cela car elle serait morte avec les siens. Les yeux brillants de larmes mal contenues, elle s’apprêtait a lui présenter humblement ses excuses quand a ses accusations uniquement guidées par la peine et la douleur comme elle se l'avouait sans mal, quand les dernières images s’imposèrent a son esprit. Elle en resta tout d'abord stupéfaites, le fixant intensément tandis qu'il ramenait son bras vers lui. Puis au bout de quelques secondes d'un silence pesant, elle finit par éclater de rire. Un rire nerveux, tant exacerbé par la peine, la colère et les derniers événements, que par son étonnement manifeste quand a la raison de sa présence au Tsian. Son rire se calmant aussi vite qu'il lui était venu, elle posa un regard sérieux, quoi que quelque peu suspicieux sur le Khagan. " Si je dois désormais acceptée que vous êtes manifestement étranger a la folie qui m'a privé des miens, je ne saurais dire si vous êtes pure de toute folie ? Votre Khagin ? Auriez vous dont perdu l'esprit ? "

Se désintéressant totalement de lui, elle se mit a faire quelques pas, lui jetant des regards interloqués de temps a autre, lui signifiant clairement ce qu'elle pensait de son état mental et marmonnant pour elle même. " J'ai croisée bien des folies dans ma vie et des mauvaises idées plus qu'il n'en aurait fallut mais alors ça .. Khagin .. ".  Se concentrant a nouveau sur lui, elle fit quelques pas pour se rapprocher de lui, mettant a nouveau leurs regards face a face. " Quand bien même, je ne vous aurais pas suspectée vous et les vôtres du meurtre des miens, que moi et votre frère ne soyons pas pour ainsi dire en très bons termes, laissez moi vous dire pourquoi par tout les dieux jamais je ne deviendrais votre épouse. "  Le regardant brièvement de haut en bas, elle ajouta après coup. " N'y voyez la nulles offenses, nuls doutes que bien des femmes par le monde se pendraient bien volontiers a votre coup pour obtenir vos faveurs, alors un trône a vos cotés vous pensez bien .. "  Elle soupira lourdement, ayant l'impression de nager dans un curieux rêve aux allures cauchemardesque. " J'imagine que dans vos recherches sur ma personne vous avez du omettre un détail de taille. "  Elle s'approcha d'avantage, retrouvant la position qu'elle occupait un peu plus tôt. " Je n'ai pas quittée le Tsian pour un voyage d'agréments, j'ai fuie le Tsian. Et savez vous pour qu'elles raisons ? Probable que non, il est évident que la maison impériale aura sue taire cela. " Elle leva au ciel, puis glissa un doigt vers lui comme dans l'idée de lui marteler le torse, elle s'en abstint néanmoins. " Si j'ai fuie le Tsian, c'est précisément pour échapper a ce que vous me proposer maintenant, un mariage forcé. Je viens de passer 13 années libre du joug de mon rang et de celui de tout homme quel qu'il soit et vous, vous voudriez que je rentre bien sagement pour vous épouser, devenir votre Khagin et que sais je encore ? "  

Elle posa un regard glacial dans le sien, bien que l’effet soit quelque peu atténué par l'éclat brillant des larmes qu'elle se refusait a verser devant lui, a verser tout court d'ailleurs, de crainte de ne plus savoir ensuite y mettre un terme, engloutie qu'elle serait par le poids de son chagrin d'avoir perdue les siens. Cela et curieusement la culpabilité de ne pas être morte avec eux. Elle vivait, elle qui avait abandonnée son devoir et les siens, alors que eux avaient péris, la vie n'était qu'injustice, mais elle ne pouvait se permettre de penser a cela pour moment. Cette journée n'en finissait pas, non ces derniers cycles n'en finissaient pas, elle avait eu beaucoup a digérer et trop peu de temps pour le faire, voila sans doute qui expliquer son état de nervosité extrême. " Par tout les dieux, pourriez vous me dire dans qu'elle espèce de folie pouvez vous imaginé que j'accepterais de devenir votre Khagin ? "  Pour tout dire, elle avait grande hâte d'entendre sa réponse a cette question. Elle détestait pratiquement cordialement son frère, quoi que c'était un peu fort, mais bref. Elle l'avait accusée lui et les siens du massacre de sa famille. Ils ne se connaissaient absolument pas. D'accord considération irrecevable dans leur milieu. Elle n'avait pas eu de relation d'aucune sorte avec un homme autre que de l'amitié et elle avait quittée le Tsian avant que l'on prépare a ce genre de chose .. Une partie de cela serait forcément en faveur d'un mariage vu qu'elle était "pure". Grands dieux, se sermonna t'elle, il était hors de question qu'elle l'épouse, cela s’arrêtait la, a quoi pensait il ? Il devait avoir perdu l'esprit. C'était certains, il ne pouvait y'avoir d'autres explications. C'est d'ailleurs pourquoi elle le fixait avec insistance, s'attendant a ce que lui même réalise la chose et rit de sa propre folie, admettant que cela ne pouvait être. Car cela ne pouvait être !


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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Sam 21 Fév - 17:47



Le Tsagaan avait l'effet escompté: il désorientait la Tchung même dans ses plus fortes convictions. Néanmoins Burkhan avait été assez surpris de voir l'héritière capable de balbutier quelques mots malgré l'emprise de la magie. Cela démontrait un exceptionnel contrôle de soi, et le Khagan en était très impressionné. Elle s'était demandé quelle était sa magie, et à la faveur de l'ellipse temporelle à laquelle il l'avait confronté, Burkhan répondit: Il s'agit du Tsagaan, le pouvoir héréditaire de mon clan. Le fils aîné de chaque génération le reçoit lors de son passage à l'âge adulte.

Toutefois, Tshona avait été, semblait-il du moins, peu réceptive à cette explication. Les yeux humidifiés par les larmes, qui ne paraissait pas vouloir couler le long de ses joues, elle implorait d'une voix qui était pourtant lointaine, dure, des réponses. L'assassin lui-même a péris de mes mains, avec l'assistance de Lims. Le commanditaire, Davaa Shnov, a été confié aux moines du Temple de Quingol, et a été condamné à terminer ces jours dans une cellule. Le remerciant pour ses actes passés, Burkhan ne fît qu'acquiescer avant de passer à la suite de sa vision. Celle qui traitait de la traque de Tshona, et des plans du Khagan envers elle.

Burkhan, en faisant cela, avait conscience de la possibilité que la Tchung réagisse mal. Un regard interloqué et un rire nerveux, voilà à quoi il eu finalement droit. Là voilà qui remettait en cause la santé mentale de Burkhan. Cela le fît rire: Mon esprit est au dernière nouvelle en excellent état, mais je comprends tout à fait que vous soyez désorientée. Avait-il répondu. Est-ce qu'au moins elle l'écoutait? Pas sûr. Engagée dans une démarche sans but apparent, elle ne lui jetait que quelques regards, et Burkhan en venait à se demander si il n'avait pas trop forcé sur le Tsagaan. Il ne le pensait pas vraiment, les agissements de l'héritière n'étaient sûrement dû qu'à l'accumulation de nouvelles informations, si soudainement, et d'une telle importance. Elle parlait, mais peut-être plus pour elle-même dans un premier temps. Revenant face au Khagan, elle disait vouloir expliquer, sans l'offenser quand à son pouvoir de séduction, pourquoi elle refusait catégoriquement l'idée de devenir Khagin. Un léger sourire en coin, Burkhan ne se défilait pas.

Elle lui avait demandé s'il savait pourquoi elle avait quitté le Tsian, ce à quoi Burkhan avait répondu Effectivement, je l'ignores. Mais je suis curieux de le savoir. Et elle ne s'était pas faites prier. Ainsi donc, elle ne voulait pas du rang avec lequel elle était née. Elle ne voulait pas d'un mariage forcé, ce que Burkhan ne désirait pas forcément non plus, malgré ce qu'il lui avait montré. Retrouvant ses esprits au fur et à mesure de ses mots, Tshona Tchung tentait de reprendre la posture froide et détachée qu'elle adoptait plus tôt, mais ses yeux à deux doigts de relâcher des torrents de larmes brisaient l'effet. Malgré toute la dureté, toute la froideur qu'elle voulait exprimer dans son regard, Burkhan ne pouvait se départir de son léger sourire bienveillant. A ce moment précis, il voulait la prendre dans ses bras, comme il l'aurait fait avec Alia après un cauchemar. Cette pauvre femme venait d'apprendre que sa famille entière avait été tuée de la plus atroce des manières, elle venait de vivre à travers les yeux du Khagan la funeste journée. Cela était énormément de poids qui pesait sur son armure. Et malgré tout, avec une force de caractère et une détermination qui rappelait à Burkhan sa défunte femme, la Tchung continuait à avancer, à demander des réponses. Pourquoi est-ce que le Grand Khagan du Tsian, Burkhan Xaï, souhaitait épouser la dernière héritière du clan Tchung. Le clan qui pendant la majeure partie de l'histoire de ce monde, avait régné sur le Tsian?
Je vous veux comme ma Khagin, car vous et moi, nous avons un grand point commun. Avait commencé Burkhan. Puis, plongeant ses yeux sombres dans les yeux noisettes de la Tchung, il repris d'une voix douce. Un trait de caractère, primordial pour être un bon leader. Nous voulons, plus que tout, le bien des autres. C'est un aspect de votre personnalité que l'on m'avait conté lors des premières étapes de votre recherche. Vous avez sauvé ceux qui venaient vous piéger. Vous avez sauvé mon petit frère d'une mort certaine, puis vous avez refusé de l'abandonner à son sort, contrairement à l'immense majorité des ressortissants des contrées sauvages. Vous auriez pu tuer les tsianites que vous avez rencontrés dans les contrées sauvages, comme vous auriez pu tuer mon escorte. Mais vous ne l'avez pas fait. Vous auriez pu engager le combat face à moi, mais vous ne l'avez pas fait, préférant clamer votre absence d'hostilité à mon égard. Vous n'avez pas de mauvais sentiments. Vous ne souhaitez rien de plus que le bien, et la justice. C'est une vision du monde que je partages avec vous. Que mon père en son temps partageais avec vous. En tant que Khagan, mon vœux le plus cher est de voir tous les citoyens du Tsian heureux, et unis. Pour mon plus grand malheur, cette unité fait défaut à l'Empire, comme depuis toujours. Les khans ne me sont loyaux qu'en surface, mais lorsque je suis loin, ils sont les premiers à propager certaines rumeurs. Ces mêmes khans à qui j'ai imposé le clan Xaï comme nouvelle famille impériale, il y a quatre ans. Mon nom n'est pas encore respecté et craint comme il devrait l'être. Le votre, si. Et ce, depuis des temps immémoriaux. Depuis que votre ancêtre, Tchingis Tchung, notre premier Khagan, a su, pendant une courte période, unifier les khanats. C'est sur ses traces que je veux marcher. Et pour ce faire, j'ai besoin de vous. Vous êtes selon moi la clé de l'unité du Tsian. Unir le peuple, en unissant les deux seuls clans ayant un jour été au pouvoir. Il y a quelques mois, ce n'était qu'une utopie, mais maintenant que vous me faites face, c'est une possibilité! Vous m'avez demandé pourquoi vous accepteriez ma proposition. C'est simple: je vous offre l'opportunité de faire le bien, à grande échelle. A mes côtés. Qu'en dites vous? Seriez-vous prêtes à m'aider dans l'unification du Tsian?

Le regard du Khagan se faisait déterminé. Quelle allait être la réponse de la Tchung? Était-elle seulement le modèle de bonté qu'il venait de dépeindre?
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Sam 21 Fév - 18:47


De toutes les raisons qu'il aurait pu invoquer pour lui demander de devenir sa Khagin, il fallait bien avouer qu'il avait choisie la meilleure. Il jouait la avec sa corde sensible, son besoin d'aider les autres, ce qui avait dirigé sa vie ces treize dernières années. En invoquant cela, il visait juste et probable qu'il le savait mais elle ne baisserait pas pour autant les armes. Ni face a de tels arguments, ni face a son sourire séduisant qui avait du en faire se pâmer plus d'une. Elle n'était pas femme aisée a séduire, quand bien même l'on possédait un physique avantageux et un trône. Et quand bien même cela aurait été le cas, il n'était absolument pas question qu'elle devienne sa femme. Et si elle prit la peine de s'engager avec lui dans la discutions qui allait suivre, c'était uniquement sous le coup d'une fatigue évidente et d'un trop plein d'émotions, du moins était ce la ce dont elle tentait de se convaincre ! " Comprenez, que bien que vos paroles trouvent échos en moi, elles ne peuvent signifiées en aucun cas que je deviendrais votre Khagin. " Désormais libérée de toute la colère qu'elle pensait avoir a son égare et découvrant en lui les facettes d'un homme qu'elle pourrait respecter, son ton était bien moins glacial que précédemment, bien que son regard resta peu amical. " Je partage votre vision d'un Tsian uni et il m'est plaisant de voir que mon idée de votre personne était faussée. Vous me semblez un homme juste, droit et bon, ayant a cœur le bonheur et la sécurité de son peuple. En cela je ne peux que vous respectée, tout comme vous avez ma grande gratitude d'avoir permit aux miens de reposer dans la quiétude. "

Dans un bref étirement, ses lèvres ressemblèrent pendant une fraction de seconde a un sourire, éclairant par la même ses traits, mais elle se reprit bien vite. " Au delà de cela, considérez vous bien ce a quoi vous me demandez de renoncer ? Vos mots étaient justes, je suis dévouée aux autres et j'ai tout sacrifiée a cela. Y compris mon rang, ma maison et même les miens. " Elle détestait avoir a se dévoiler de la sorte et ne l'avait jamais fait, pas une seule fois en treize années, pas même avec le seul ami qu'elle eut jamais vue, mais alors même que son être se débattait avec les récentes douleurs accumulaient et auxquelles elle devrait bientôt faire face, il semblait que son cœur ait besoin de se libérer de quelques fardeaux. " J'ai tout quittée .. Fuie, serait un terme plus exacte, car je voulais que ma vie serve autre chose que l'image d'une potiche a exhiber en salon, d'une jolie couronne et d'un joli titre. Je voulais être plus que le faire valoir d'un homme ou d'une famille. Cela m'a coûté mais j'ai réussie, je suis devenue médecin, un médecin respectait a la cour royale de Soriyeo. " Elle secoua la tête tristement. "Mais les dieux jugeant probablement que je ne pouvais pas prétendre au bonheur que j'avais moi même gagnée, après avoir piétinée le destin que eux m'avaient offert, ils m'ont tout repris. Pourtant je n'ai pas abandonnée, j'avais trop perdue, trop donnée pour renoncer, alors j'ai appris a vivre dans les contrées sauvages, aidant autant de gens que je le pouvais, qu'importe l'adversité, m’efforçant de ne jamais regretter mes choix. "

Elle glissa a nouveau son regard dans le sien, un regard toujours brillant de quelques larmes qu'elle se refusait a couler et d'une douceur qu'il ne lui avait encore jamais vue. " Et voila que les dieux dans un jeu cruel ou dans un sens de l'humour que je n'ai pas l'art de comprendre, me ramène ici alors que les miens ne sont plus. Et pourquoi ? Devrais je reprendre la vie que j'ai quittée jadis, y sacrifiant tout alors même que je ne saurais y trouver le réconfort de retrouver les miens ? " Un faible sourire tinté d’amertume. " Avez vous conscience de ce que vous me demander la ? Du sacrifice que cela représenterait ? " Elle inspira doucement, des traces de fatigue évidentes se faisant sentir sur son visage, tandis que son corps ne semblait aspiré qu'a une chose, sortir de la prison qu'était son armure. " Et avez vous seulement réfléchit a ce que cela voudrait dire pour vous ? " D'un geste de la main, elle se désigna. " Si je n'ai rien contre des accoutrements plus féminins, je ne me vois pas m'en paré a chaque heure de ma vie. Je ne serais jamais une femme de salon, destinée a faire quelques tapisseries en attendant de paraître dans les banquets et autres. Pas plus que je ne me plairais a géré l'intendance d'un harem. " Un vague sourire encore, la combattante qui lui avait fait face un peu plus tôt et réclamant vengeance était désormais bien loin. " J'ai travaillée durement pour apprendre la médecine et je ne compte pas reléguer ces dons aux oubliettes, toujours je désirais continuée a soulager les gens tout comme jamais je ne rangerais ceci. " Ajouta t'elle en caressant le pommeau de son épée.

Glissant son regard sur les alentours puis a nouveau sur lui, elle continua. " Il y'a bien longtemps que je n'ai plus été une princesse alors une Khagin ? Folie que voila, je suis médecin, je suis une guerrière et je n'y renoncerais pas. Pensez vous vraiment pouvoir vous unir a une femme qui épée en main n’hésitera pas a faire entendre sa voix, se refusera a se soumettre a l'autorité d'un homme tout Khagin qu'il soit, alors même que vous êtes a la tête d'un empire encore si conservateur ? " Bien consciente qu'elle risquait la de lui donner quelques espoirs quand a la considération de sa proposition, elle précisa. " Ne croyez pas que cela veuille dire que je pourrais acceptée votre demande, mais si les dieux avaient voulus que je prenne en compte votre proposition, ne croyez vous pas que tout les avantages que vous tiriez de notre union par mon titre, mon nom et mon rang ne seraient rien face aux désavantages que vous causeraient le genre de femme que je suis. Une princesse rebelle au tempérament difficilement conciliable a un rôle de potiche. " Un nouveau sourire, cette fois légèrement amusée et ce malgré le poids de ces derniers jours, elle s'en surprit d'ailleurs elle même, si bien qu'il se résorba aussi vite qu'il était apparut. " Et avec qui vous entreriez probablement en guerre plus souvent que vous ne le feriez sur un champ de bataille. "

Elle secoua doucement la tête, sa mélancolie aussi palpable que sa fatigue désormais. Mais elle n'avait plus le courage ou la force des faux semblants. " Oui nous avons une vision du monde identique, oui nos idéaux sont les mêmes et oui comme vous je rêve d'un Tsian uni. Mais moi devenant votre Khagin ce serait pure folie. Ne le voyez vous pas ? " Au vu des nombreux points qu'elle venait clairement de lui détailler en long et en large, nul doutes qu'il reviendrait bientôt sur ses mots et irait se chercher femme plus docile pour régner a ses cotés. Voila qui serait pour le mieux, car sous le coup de la fatigue et de ses paroles un peu trop perspicaces et sans doute aussi de par la culpabilité qui lui commandait de perpétrer l'héritage des siens, elle en venait sérieusement a se demander si elle ne devrait pas réfléchir a cette idée d'union, alors même qu'il était pourtant tout a fait hors de question qu'elle devienne sa femme bien entendu. Maudite fatigue, maudites émotions chamboulées, maudit choc, maudit destin, maudits dieux. Plus vite Burkhan aurait réalisé son erreur et plus vite elle aurait quittée le Tsian, mieux ça vaudrait et pour eux deux .. Du moins mettait elle toutes ses dernières forces a s'en convaincre.



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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Sam 21 Fév - 20:35



Les mots que Burkhan avait prononcé n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Tshona semblait bel et bien réagir à ses phrases. Elle le lui confirmais d'ailleurs, non sans balayer une fois de plus l'idée d'accéder au rôle de Khagin. Un rictus un poil déçu, rapidement effacé, se dessina sur le visage du Khagan. Il voyait dans l'explication de la Tchung qu'il avait vu juste. Elle aussi voulait le bonheur des autres. Et surtout, elle faisait de nouveau ressurgir l'image de Tuuya lorsqu'elle s'excusait de son mauvais jugement et lui témoignait sa gratitude. Et pour la première fois depuis qu'ils se trouvaient face à face, Burkhan entrevoyait la commissure des lèvres de la Tchung s'étirer, dans un semblant de sourire. Elle était belle, ne pouvait-il s'empêcher de penser. De nombreux points en elle, qu'ils soient physiques ou psychologiques, lui remémoraient sa défunte femme.

Elle s'ouvrait à lui, lui contait son dédain à l'idée de n'être qu'une sorte de trophée humain. Comment elle avait refait sa vie à Soriyeo, puis comment elle avait de nouveau tout perdue pour se retrouver à vivre dans les routes arides. Burkhan ne pouvait que compatir: cette femme était si forte, avait une telle volonté, une telle morale, que malgré les mots durs - qu'il avait mis sur le compte de la fatigue et de la colère - qu'elle avait eu auparavant, il ne parvenait plus à lui en tenir rigueur. En réalité, il admirait cette femme. Et cette admiration ne faisait que renforcer sa détermination de l'avoir à ses côtés. Elle parlait de sacrifice, il ne le voyait pas ainsi. Elle ne se voyait pas comme femme de salon? Après des années passées en armure, cela se comprenait. Elle ne voulait pas gérer l'intendance du harem? Cela arracha de nouveau un rire franc au Khagan, tant la tâche s'avérerait aisée. Son intérêt pour ses concubines était pour ainsi dire inexistant, et il ne s'abandonnait aux charmes de l'une d'elle que pour satisfaire quelques pulsions primitives, lorsque ces dernières se faisaient trop pressantes. Elle n'était pas prête à ranger son armure au placard, de même qu'elle n'imaginait pas cesser d'être médecin, elle le mettait en garde contre son tempérament... Elle était une princesse rebelle? Burkhan avait connu le caractère de Tuuya. Il ne connaissait certainement pas assez Tshona pour comparer, mais il se sentait largement capable de le gérer.

Enfin, après un nouveau sourire fatigué, la voilà qui comparait son souhait à de la folie pure. Tout au long de son discours, Burkhan était resté silencieux, laissant Tshona parler comme elle venait de le laisser parler. Maintenant revenait son tour, il le sentait bien. Un léger soupir, teinté d'un soupçon de mélancolie tant les souvenirs de Tuuya se bousculaient dans son crâne. Plus Tshona parlait, et plus la comparaison devenait évidente aux yeux du Khagan. Prenant son inspiration, il parla à son tour, d'un ton un peu nostalgique, mais dénué de tout faux-semblant:
Vous vous êtes ouvertes à moi quand à votre passé, alors permettez-moi de vous raconter une petite partie du mien.
Il y a déjà quelques années, avant que la vie des vôtres leur soit dérobée, alors que je n'étais encore que le fils héritier du khan de Lai Xai, j'ai été marié. Jamais je n'ai aimé une femme comme je l'ai aimée. En fait, je crois que je n'ai jamais aimé personne comme je l'ai aimée. Elle se nommait Tuuya Khaalag, et c'était la plus belle créatures que les Dieux aient un jour offerts à ma vue. Elle avait son caractère, ses convictions, et j'avais également les miennes, mais jamais la moindre violente dispute n'est venue perturber notre amour. Il y a désormais dix ans que je l'ai perdue, alors qu'elle donnait naissance à notre premier enfant. Les temps qui ont suivis sa mort ont été les plus sombres de mon existence, et en un sens, je ne peux que comprendre ce que vous ressentez alors que s'est vu lancée à votre visage le massacre de votre famille entière.
Néanmoins, depuis que vous avez découvert votre visage, je ne puis qu'établir le parallèle entre Tuuya et vous. Qu'il soit physique - car vous partagez certains traits - ou bien psychiques, vous êtes en de nombreux points semblables. Vous comme elle savez manier les armes. Vous comme elle n'êtes que bienveillance et bonté. Et vous comme elle ne pouvez vous résoudre à n'être que de simple trophée. En ce point là je vous rejoint. Ce n'est pas d'une potiche que je veux, sinon il y aurait longtemps que j'aurais épousé une de mes concubines. Je ne voyais pas Tuuya comme une belle statue à exposer devant les diplomates, je la voyais comme ma parfaite moitié, mon égale. Et c'est comme ça que je vous verrais si vous acceptez ma proposition. Ne craignez surtout pas de devoir revenir à la case départ. M'épouser ne ressemblerait en rien, du moins j'ose l'espérer, à votre vie comme Princesse Impériale. En vous demandant de devenir ma Khagin, je ne vous demande pas d'être seulement une simple intendante pour le harem. Je vous propose de gouverner à mes côtés, de faire bouger les choses dans le bon sens. Vous répugnez à ranger votre armure et vos herbes médicinales? Qu'il en soit ainsi! La mentalité conservatrice de cet Empire n'est pas omnipotente. Depuis que nous sommes face à face, je sens bien que votre opinion à mon égard à changée, alors pourquoi ne pas opérer un changement similaire à plus grande échelle?
Enfin, votre tempérament ne serait en rien un frein à mes ardeurs, bien au contraire. Tuuya elle-même, tout comme vous, n'appréciait pas de se faire dicter son comportement. Et vous m'avez prouvé que vous étiez capable de faire évoluer votre point de vue. Donc j'en viens à penser que si nous parvenions à discuter de nos différends avec cordialité, comme en quelque sortes nous venons de le faire, nos deux esprits combinés seraient capables des plus grandes prouesses! Donc n'allez pas penser que ma proposition n'est que pure folie. Ce n'est que la conclusion d'un mûr raisonnement de ma part. Votre être tout entier me rappelle à quel point les femmes telles que vous me plaisent tant.


Quand Burkhan se tût, il avait l'impression d'avoir parlé des heures. Mais qu'importe, il avait le sentiment d'avoir fait passé son message. Il ne comptait pas s'arrêter avant d'avoir obtenu ce qu'il cherchait. Et il pouvait se montrer assez têtu, et persuasif. Indéniablement, la Tchung lui plaisait. Bien évidemment, cela ne faisait pas tout, mais c'était d'ores et déjà un bon début, selon lui.
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Dim 22 Fév - 14:17


Elle écouta chacun de ses mots avec soin, sans l'interrompre, ses paroles trouvant une résonance inattendue en elle. L'histoire de Burkhan était en train de l'émouvoir bien plus qu'elle n'aurait due le permettre, mais qui pouvait elle alors même que se dévoiler un homme bien loin de l'image qu'elle s'en était faite toute agitée de colère et de soif de vengeance qu'elle l'avait été. Ainsi il avait aimé et perdu l’être aimé, elle même prisonnière des affres de la souffrance, elle ne savait que trop bien ce qu'il avait pu ressentir, bien qu'elle n'ait jamais expérimentée le genre de relations qu'il avait eu avec sa femme. De plus ce qu'il lui proposait c'était bien plus qu'un rôle d'apparence a ses cotés, il voulait qu'ensembles ils fassent bouger les choses, n'était ce pas ce qu'elle avait toujours espérée ? Grands dieux, était elle vraiment en train de réfléchir sérieusement a sa proposition, elle devait mettre un frein a cela avant qu'il ne soit trop tard. " Sachez que j'ai grande peine a savoir que vous ayez du traverser tant de malheurs. Les dieux ne vous ont point épargnés, votre femme devait être exceptionnelle a en voir le vestige qui se dessine encore dans votre regard quand vous parlez d'elle. " La voix était compatissante, son regard avait pris une teinte douce et chaude. " Mais malgré toute la compassion que j'ai a votre égare, je ne peux permettre que vous projetiez sur moi l'image de votre défunte épouse. Mon souhait n'est pas de vous blesser et il m'est douloureux de devoir vous heurter par mes mots alors même que vous m'avez ouvert votre cœur, mais je ne suis pas la femme que vous avez aimé. Elle s'en est allée pour toujours et il ne serait ni bon, pour vous, ni pour moi que vous essayez de la retrouver au travers de ma personne. " Elle soupira doucement tandis que son regard s'accrocher au sien, autre femme qu'elle aurait pue se sentir offenser d’être comparé a une autre, elle n'était pas de celles la, mais aucune femme ne souhaitait vivre dans l'ombre d'une autre, qui plus est celle d'un fantôme, tout aussi exceptionnelle qu'elle fut.

Lachant finalement le pommeau de son épée, que bien malgré elle, elle avait tenue, pour ne pas dire agrippée, jusqu'alors, elle s’efforça de lui sourire et ce malgré le piètre état de son cœur et la fatigue grandissante qui l'accablait. " Compte tenu de mon état émotionnel, des récents événements et je me dois de l'avouer de la fatigue de mon voyage jusqu'au Tsian, il ne serait guère approprié que je porte aujourd'hui une réponse a votre demande. Cela serait injuste tant pour vous que pour moi. Vous comprendrez aisément que je doive y réfléchir. " Bien que pour elle, nulle autre réponse que la négative ne pouvait être envisageable, tout du moins cela été sans compter les réelles interrogations qu'il avait soulevé en elle de par sa détermination et ses arguments. Devenir sa Khagin, serait ce vraiment la folie qu'elle craignait ou au contraire le moyen de rendre a sa vie, sa destinée d'origine pour honorer les siens sans pour autant renier ce qu'elle était devenue ? Elle secoua doucement la tête pour elle même, trop de pensées se bousculaient, elle avait besoin de temps pour réfléchir, mais lui aussi bien qu'il ne le sache pas encore. Déterminée, elle était bien décider a lui donner également matière a questionnement et pour se faire, elle remercia les dieux, que de par la vie qui était sienne, elle ne soit plus sujette a quelques rougissements mal venus. " Je pense qu'il ne sera pas trop vous demander que d'avoir un peu de temps pour réfléchir, d'ailleurs ce temps que je vous demande, j'aimerais que vous même le mettiez a profit pour réfléchir. "

Quelque peu mal a l'aise, elle se détourna de son regard pour poser ses yeux sur un point inexistant. Si lui serait probablement on ne peut plus a l'aise avec le sujet, ayant était marié et étant probablement a la tête d'un harem conséquent, il en était tout autre pour elle, bien qu'il n'est pas a le savoir. " Si et je dis bien SI j'en venais a considérer votre proposition et a y donner mon consentement, j'aurais une condition a mettre a notre union. Une condition qui mérite que vous y portiez réflexion.  " Prenant son courage a deux mains, elle se décida finalement a reporter son regard dans le sien, après tout c'est lui qui avait parlé mariage alors même qu'ils étaient de parfait inconnus, a lui d'en assumer tout les aboutissants. " M'étant un parfait étranger, je tiens a ce que la nature de nos relations soient claires. Si je devais devenir votre Khagin, votre épouse, cela ne serait qu'a but politique, voir amical. En aucune façons nous ne saurions avoir des relations intimes. " Voila c'était dit. Et son regard n'avait pas bougé toujours fixé sur celui de Burkhan, bien qu'elle semblait le regarder sans le voir. " Je sais bien entendu ce qu'il en coûte de l’infidélité d'une Khagin, mais cela m'importe peu car je vous serais fidèle quelque soit la .. Nature de nos relations. " L'infidélité pour une Khagin signifiait y perdre sa tête, mais pour tout dire, elle en avait cure. A 28 ans, elle avait perdue toutes illusions de rencontrer un jour l'amour et s'était résolue a finir sa vie seule. Une solitude pesante certes, mais pas au point de partager la couche d'un parfait étranger aussi séduisant soit il, cela au moins fallait il lui accorder.

Avant qu'il n'ait pu répondre, elle enchaîna rapidement, mieux valait avant que le courage de pareilles discutions ne la quitte. Son état émotionnel et sa fatigue ayant probablement beaucoup aider a ce qu'elle aborde le sujet, cela ne durerait pas. " Je n'attends bien entendue pas l'abstinence de votre part, j'ai peut être vécue loin du palais pendant 13 longues années mais je n'ai rien oubliée de la vie a la cours et des privilèges d'un grand Khagan, mais aussi de ses devoirs. A dire vrai cela est aussi bien, j'imagine que des relations platoniques entre nous ne sauraient vous gêner alors que votre harem saura ... " Légère hésitation, légère déglutition. Pour tout dire elle n'avait vraiment aucune envie de penser a lui dans un harem ou a lui dans ce genre de situations tout court d'ailleurs. " .. vous satisfaire. J'imagine aussi que vos secondes épouses ou vos concubines seront vous offrir tout les héritiers nécessaires a l’accomplissement de votre devoir. " Elle espéra que ce dernier point ne ferait pas remonté en lui quelques souvenirs douloureux, pour ne pas le blesser, elle n'avait en effet pas osée demander si l'enfant qu'il avait eu avec sa femme avait survécut a la mort de celle ci. De plus, elle espérait aussi grandement qu'il ne jouerait pas la carte des héritiers pour la contrer a son tour, prétextant qu'elle était la dernière de sa lignée et donc qu'elle se devait de la perpétuer. Au vu de son état émotionnel, probable qu'elle ne le supporterait pas, ce serait comme jeter du feu sur de la poudre. Se rendant compte qu'elle s'était laissée distraire par ses propres pensées, elle s’efforça de reporter toute son attention sur lui, curieusement le fait qu'il n'avait pas du s'attendre a pareille discutions et encore moins a pareille résistance de sa part, lui donna du courage. C'est donc l'ombre d'un sourire se dessinant sur ses traits qu'elle ajouta. " Je pense que nous avons tout deux beaucoup a réfléchir. " Avec un peu de chance l'idée d'une Khagin rebelle, têtue et en plus de ça inaccessible, lui ferait revoir sa position, si bien qu'elle même n'aurait pas a y réfléchir .. C'est d'ailleurs ce sur quoi elle comptait, car elle commençait a craindre sa propre réponse.  


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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Dim 22 Fév - 15:58



Comme Burkhan s'y attendait, la Tchung ne l'avait pas interrompu. Mieux, ses premiers mots étaient emplis d'empathie. A ce ton plein de compassion, le Khagan ne fît qu'acquiescer. En revanche, lorsqu'elle refusait qu'il la voit comme le plus strict remplacement de Tuuya, il intervint. Ce n'est pas ce que j'ai dis. lança-il d'abord, avant de se remémorer ses mots. Enfin, c'est un peu ce que j'ai dis, mais ce n'est pas comme ça que je le pensais. Vous n'êtes pas Tuuya, je le sais, j'en ai conscience. Vous avez des points communs, je l'ai déjà dit. Cependant, cela ne fait pas de vous deux femmes identiques. Vous êtes unique, et je suis profondément désolé si mes comparaisons vous ont offensées.

Dans leurs yeux ne régnait plus aucune animosité. Leur énervement respectifs s'étaient dissipés, et Tshona avait finalement lâchée le pommeau de son épée, qu'elle tenait depuis que Burkhan s'était servis du Tsagaan. Elle voulait réfléchir. Elle voulait qu'il réfléchisse. Cela le Khagan voulait bien l'entendre, mais une crainte, et pas des moindres, demeurait dans son esprit. Et si elle en profitait pour quitter le Tsian, fuir à nouveau. Tout serait perdu, et nuls doutes que Tshona mettrait deux fois plus d'attention à rester loin des yeux de ses chercheurs. La fatigue, physique comme nerveuse, se lisait sur son visage, mais malgré tout, cela la retiendrait-elle au Tsian le temps d'une nuit. Il devait en avoir le cœur net. Princesse, j'entends tout à fait votre requête, et je suis plus que prêt à y accéder, si vous me formulez la promesse de ne pas nous quitter une fois seule à nouveau. Un sourire bienveillant éclairait son visage, malgré l'importance de sa requête. A ce moment précis, Burkhan avait envie de croire que le temps de la fuite était terminée. Désormais, elle possédait toutes les pièces du puzzle, pourquoi voudrait-elle fuir à nouveau? Mais mieux valait être sûr.

D'autant que c'était désormais elle qui fixait une condition. Et alors qu'elle présentait celle-ci comme un point sérieux, primordial, qui méritait toute sa pensée, le Khagan n'effaçait plus son sourire de son visage. Dans sa formulation, elle évoquait la possibilité, aussi infime soit-elle au moins elle existait, de considérer sa proposition, et de l'accepter. On était bien loin du refus catégorique, de la comparaison à la folie qu'elle évoquait plus tôt. Leurs deux regards accrochés l'un à l'autre, elle se lança. Pas de sexe, seulement une union d'apparence, pour le peuple. Cela méritait évidemment réflexion, mais Burkhan, il devait l'avouer, s'attendait à pire. Si ce n'était que ça, un terrain d'entente serait facilement trouvé. Mais déjà elle enchaînait. De ces mots transpiraient le malaise, la gêne, et le Khagan en souriait davantage. Allons, il n'y avait rien de honteux dans ce qu'elle disait. Mais dans cette tirade, quelque mots, lancés apparemment de façon anodine, retinrent l'attention de Burkhan. Treize ans. Treize années qu'elle avait fuit. Cela déjà il le savait, mais il fît rapidement le calcul: après le Tsian, elle avait été médecin à Soriyeo, puis avait fuis pour les routes sauvages. Quel âge avait-elle? Elle était certainement plus jeune que lui, et sa peau uniforme ne permettait pas de répondre à ses interrogations avec exactitudes. Entre 25 et 30 ans, c'est la fourchette qu'il se donnait. Ce qui signifiait qu'elle avait quittée le Tsian entre 12 et 17 ans. A cette âge là, une Princesse Impériale, avec peu si ce n'est aucune chance de régner un jour, n'avait normalement pas de mari. Ce pourrait-il donc qu'elle n'ai jamais connu l'amour? Burkhan n'osa le demander, mais son visage criait sa réflexion. S'arrachant à celle-ci, il releva la tête et annonça: Je... ne me suis jamais remarié, après Tuuya. Je ne suis point non plus homme à m'éterniser dans un harem. Quand bien même l'une de mes concubines venait à me donner un fils, cela ne ferait pas de lui mon héritier. A l'heure actuelle, et pour longtemps encore, c'est Alia, ma fille, qui me succédera, n'en déplaise à mes conseillers.

Cette annonce rejoignait sa tirade sur sa volonté de briser l'esprit conservateur du Tsian. Une femme à la tête de l'Empire, c'était impensable lui répétait ses conseillers, les mêmes qui l'avait harcelé pour constituer un harem dont il n'avait cure, puis une fois cela fait, pour épouser une femme qui lui donnerait un fils. Il l'avait toujours dit, Alia était son héritière légitime sur le trône. Si malheur devait arriver à Burkhan, il était déjà acté que Lims assurerait l'intérim. Pour l'heure, ses conseillers s'étaient résignés, mais il savait qu'après sa mort, Alia serait confrontée à une forte adversité. Voilà aussi pourquoi il passait à ses côtés bien plus de temps que les coutumes Impériales ne le voudrait.

Face à lui, Tshona Tchung semblait également perdue dans ses pensées. S'arrachant à sa torpeur, elle demanda à nouveau un temps de réflexion. Leur inattendue entrevue s'arrêtait-elle ici? Peut-être, mais pas avant que Burkhan ai obtenu des réponses. Il avait changé d'avis par rapport à sa réflexion précédente, et il se disait que si la Tchung était parvenu à passer outre le malaise qu'imposait ses demandes, il se devait également d'en être capable. L'ego masculin, se disait-il pour lui-même, riant intérieurement, alors que soudainement, les doigts de sa main gauche allait se positionner sous le menton de la Tchung, tandis que ses lèvres effleuraient brièvement les siennes. Cela avait été court, mais surtout si soudain! Un coin de l'esprit de Burkhan lui disait que c'était trop rapide, mais le reste de son corps clamait que les choses avaient été semblables avec Tuuya. Brisant le contact physique, Burkhan sourit à nouveau, avant de dire: En effet, le temps de la réflexion s'impose. Mais avant cela, je me demandais seulement si vous aviez déjà connu ça.

"ça". Un baiser. Il l'avait sûrement choquée, décontenancée, quelque chose, mais tant pis, ce qui était fait était fait.
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Dim 22 Fév - 17:01


Il s'excusa de l'avoir comparer a sa défunte épouse, de façon quelque peu maladroite de prime abord, mais lui donnant un air touchant dont Tshona se serait bien passé. Qu'importe au final il s'était mépris sur ses paroles, elle n'avait pas été blesser de ses mots, pourquoi l'aurait t'elle été ? Ils n'étaient rien l'un pour l'autre. " Nulles excuses ne me sont nécessaires. Vos mots ne m'ont point offensés, je tenais simplement a mettre les choses au claire. D'autant que toute femme quelle qu'elle soit n'aime guère se voir comparer a une autre. Il serait bon pour votre grandeur de ne guère l'oublier si elle ne veut pas a l'avenir faire face a quelques déconvenues. " Peu de chance qu'il ait connu beaucoup de revers avec la gente féminine au vu de son charme ténébreux et qui plus est maintenant de sa position, mais il était amusant d'imaginer cela afin de se donner quelques courages pour la suite de la discutions. D'autant qu'il attendait d'elle une promesse, rien de bien insurmontable. Ne pas quitter le Tsian. Il était une évidence que cela avait été dans ses projets, cela l'était toujours, mais elle ne lui ferait pas l'affront de partir sans lui avoir accorder une réponse, pas maintenant qu'il s'était dévoilé a elle en un homme droit et juste. " Je puis vous donnée l'assurance que je ne quitterais pas le Tsian avant que vous et moi n'ayons réglés les questions qui nous préoccupent. " Bien consciente que ce n'était peut être pas la les paroles espérées pour lui, elle ajouta. " Vous avez ma parole."

Il s'était ensuite tut, la laissant exposée ses conditions si mariage il devait y avoir ou plutôt sa condition. Pendant tout le long ou elle se débattit pour trouver ses mots, affichant une assurance qu'elle ne ressentait pas vraiment, il ne se départi pas de son sourire, un sourire qui la mettait fort mal a l'aise tant il semblait vouloir poser une question a laquelle elle ne voulait pas avoir a répondre. Une question qui de toute façon ne le regardait en rien, enfin sauf si l'on considérait le fait qu'il veuille en faire sa Khagin et donc par la même son épouse. Il garda néanmoins le silence sur le sujet et elle lui en fut gré. Néanmoins il lui donna quelques informations sur sa vie privée dont elle se serait bien passée et pour cause, leur conversation prenait un tournant un peu trop intime a son gout .. En même temps quoi de plus intime qu'une demande en mariage, sauf qu'elle se refusait a voir les choses ainsi. Elle préféra dont se consacrer sur sa fille. Ainsi dont l'enfant avait survécut, elle en était heureuse pour lui, d'autant qu'il semblait avoir de grands projets pour elle. Des projets ambitieux, de grande ampleur et qui la laissait impressionné quand a sa vision du Tsian mais également des femmes. Il n'avait pas menti, ensembles ils pourraient accomplir de grandes choses et cela la mettait d'autant plus mal a l'aise quand a la décision qu'elle devait prendre. " Il ne sera sans doute pas chose aisée pour votre fille d'un jour accéder au trône, mais je vois en votre volonté tout l'amour que vous lui porter, mais aussi votre désir sincère de faire évoluer le Tsian, sachez que je n'oublierais pas cela quand viendra l'heure pour moi de vous donner une réponse définitive. " Bien que le contraire eut été plus facile, ne put t'elle s’empêcher de penser. 

Elle lui adressa un sourire un peu plus léger, libérée du poids de cette discutions mais aussi de sa colère et prête a prendre congé. Un grand repos lui ferait du bien, viendrait aussi le moment redouté de faire face a son chagrin, pour l'heure elle ne voulait pas y penser. Tout ce qu'elle savait c'est qu'il lui fallait avoir les idées claires pour penser avec lucidité a la proposition de Burkhan. Alors qu'elle s’apprêtait a le saluer pour remettre a plus tard la suite de leur entrevue, il fit quelque chose de totalement inattendu, si bien que quand il posa ses doigts sur son menton, elle resta pratiquement paralysée de stupeur alors que son visage s'approchait du sien pour bientôt capturer ses lèvres en un baiser délicat et rapide. Presque un mirage, comme la caresse d'une brise légère, déjà bien loin avant que vous n'ayez sentie son souffle sur vous. Inerte, le fixant longuement comme en transe, incapable de décider si ce qui venait de se passer avait été réel ou non, elle eut grand mal a saisir la porté de ses paroles, puis soudain ses sens lui revinrent et bien malgré elle son bras se leva brusquement avant que sa main n'aille s'abattre en une gifle magistrale, laissant une traînée rouge sur la gifle du Khagan. Elle le fixa interdite, tandis qu'un silence glacial et pesant les emprisonner, quand enfin la colère eut finit de gonder a ses tempes, elle posa sur lui un regard tant déstabilisé que porteur de colère. " Voila peut être bien longtemps que j'ai quittée la cours et un certain nombre d'année le monde civilisé, mais votre grandeur devrait savoir que tout Khagan qu'il est, nul homme n'est permis de prendre un baiser a une femme sans son consentement et encore moins quand celle ci est une princesse impériale. " Déversant ses mots, elle essayait tant bien que mal de calmer le tumulte de son être, des battements désordonnés de son cœur aux curieux frissons qui parcouraient son corps.

S'essayant a ne pas perdre contenance, se bornant a le fixer sans pour autant s'éloigner elle ajouta. " Qu'un jour je devienne votre épouse ou non, outre les barrières physiques que je désire imposé a notre union, il y'a des choses qui ne vous regardent pas et ce que vous qualifier de " ça " en fait partie. " Inspirant un grand coup, elle s'écarta finalement d'un pas. " Il semble que je n'ai point été suffisamment clair ou que vous m'ayez mal compris. Une relation platonique entre nous et excluant toute intimité, exclue aussi que vous vous accordiez ce genre de privauté sur ma personne. Sachez qu'un mariage n'y changera rien et qu'a chaque fois que vous vous permettrez ce genre d'approche envers moi, vous recevrez la même réponse. " Une gifle et magistrale avec ça. D'ailleurs son visage en porter encore les traces. Une réaction excessive pensa t'elle l'espace d'un instant, avant de se ressaisir, non il ne l'avait pas volé. Par les dieux, il l'avait embrassé et sans sa permission. Un effleurement de lèvres tout au plus, mais tout de même. Jamais un homme n'avait eu l'audace de faire cela. Du moins le dernier a avoir tenté pareille approche, l'avait fait de manière moins bien délicate et l'avait payé bien plus chèrement que ce Khagan, mais a cela, elle ne voulait pas penser et surtout pas maintenant. Encore chamboulée par ce geste qu'elle ne comprenait pas et qui l'avait laissée plus bouleverser qu'elle ne l'aurait voulut. Elle ajouta, tel un pic glacial en ne le quittant pas des yeux. " Vous devriez peut être fréquenter un peu plus souvent votre harem, voila qui vous éviterait de vous jeter ainsi sur les femmes sans leur consentement. "

Avant qu'il n'ait pu répondre a ses dernières paroles, un lourd bruit de pas se fit entendre. Elle s’éloigna rapidement de lui afin qu'entre eux subite une distance respectable et un instant plus tard l'escorte du Khagan était de retour avec comme elle l'avait pensée, un certain nombre de renforts. Elle secoua la tête tout en soupirant, les gardes étaient si prévisibles, cela au moins n'avait pas changer, qu'importe les 13 années passées. Curieusement, elle y trouva une forme de réconfort et cela calma son esprit tourmenté. C'est dont d'une voix plus posée et calme qu'elle s'adressa de nouveau a Burkhan, non sans désigner son escorte au passage. " Je pense que nous n'avons que trop abuser de nos temps respectifs aujourd'hui, mieux vaudrait pour moi m'en retourner chercher mon Sigre et ma monture, puis me mettre en quête d'une auberge afin d'y prendre quelques repos. " Elle jeta un nouveau coup d’œil a la garde, dont une bonne partie la regarder interloqué, des renforts et pour une simple femme devaient ils se dire. D'autres d'allure bien plus âgé, la regardait avec une visible curiosité, fort a parier que ceux la étaient en train de se demander a quel point la ressemblance entre la guerrière qui leur faisait face et les tableaux d'une certaine princesse était troublante. " La question est le ferais je librement ou bravant ma fatigue une fois de plus, me forcerez vous a tenter d'a nouveau infligée a vos hommes une cuisante humiliation. " Sourire aux lèvres, elle n'était pas s'en se rappeler que si ses hommes étaient arrivés un bref instant plus tôt, c'est lui qui aurait connut une humiliation et pas des moindres. Qu'importe, il était celui en faute, il l'avait embrassé, bien qu'elle préféra se dépêcher d'oublier cela. Au moins a l'avenir se rappellerait t'il ce qu'il en coûtait de lui voler un baiser, a moins qu'il soit du genre têtu et téméraire, mais cela elle préférait ne pas y penser.


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Burkhan Xaï

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Dim 22 Fév - 18:20



Dans toute sa gentillesse, elle l'avait mis en garde contre sa manière de présenter les choses aux femmes. Elle n'était pas comme les autres, et cela s'appliquait de manière générale comme pour ce cas de figure précis. Mais au final, elle lui donna sa parole de ne pas quitter le Tsian. C'était tout ce qu'il demandait, ç'aurait été trop bête de la voir partir après tout ça.

Elle lui assura ensuite que ses plans concernant Alia aurait un impact dans sa réflexion, ce à quoi il répondit par un hochement de tête courtois. Elle avait été touchée par ses mots, sa détermination et sa vision du monde. Du moins c'est ainsi qu'il le voyait. Cela avait également dû la rassurer quand à sa condition. En effet, s'il voyait Alia comme son héritière, ce qui était le cas, nul besoin pour elle d'enfanter. Il devenait de ce fait plus simple d'envisager un mariage dénué de relations intimes. C'est tout cela cumulé qui lui arrachait ses sourires, les uns après les autres. Cela lui donnait de la confiance, de se trouver en présence d'une personne partageant votre vision du monde. Suffisamment de confiance pour faire ce qu'il s'apprêtait à faire. Suffisamment pour faire taire la petite voix dans sa tête qui lui intimait de se retenir.

Et il se trouvait que cette petite voix avait grandement raison. Le retour de flammes fût total. Une gifle, parfaitement effectuée et placée, avec plus de force que le Khagan ne l'aurait crû. Néanmoins, sur la force de la nature qu'il était, la main de Tshona était seulement comparable à une piqûre d'insecte. Sa comparaison gagnait d'ailleurs en force, vu qu'il sentait la légère sensation de brûlure générée par la main contre sa joue, tel on sentait la démangeaison après qu'un moustique vous eu piqué. Tout cela réuni arracha un court mais franc rire à Burkhan. Rire que Tshona aurait pu assimiler à n'importe quoi, mais à cet instant, il s'en moquait.

Néanmoins, son rire s'effaça bien vite, tandis que l'expression faciale de Burkhan passait d'un sourire compréhensif et légèrement moqueur, à un visage on ne peut plus sérieux, très légèrement teinté de l'énervement dû à l'humiliation. Il s'était fait giflé, et qu'importe qu'il l'ai mérité ou nom, cela faisait mal, plus à son ego qu'à autre chose, mais mal quand même. Un temps interdite face à lui, la Tchung avait fini par reprendre son ton coléreux. Elle avait raison, cela était bien incorrect que d'embrasser les gens ainsi. "encore moins quand celle-ci est une princesse impériale"... Dois-je vous rappelez que vous n'en êtes techniquement plus une? avait voulu répondre Burkhan. Mais aucune son n'était sorti de sa bouche, et pour cause, c'eut été une phrase assez horrible à prononcer. Dire ses mots aurait été semblable à lui recracher au visage une douleur qu'elle n'avait pas encore digéré. Toutefois, ses mains s'étaient déliés de son dos, et s'il avait l'espace d'un dixième de seconde pensé à répliquer, il s'était ôté cette atroce idée de l'esprit aussi vite qu'elle s'y était immiscé. Mais c'était désormais à sa vue qu'il malaxait sa boule de cuir.

Il l'avait embrassé. Elle l'avait giflé. Il l'avait désorienté. Elle l'invectivait. Son passé amoureux ne le regardait pas. Burkhan voulait encore répliqué, mais il préféra demeurer silencieux, le temps de se calmer un peu. Elle recula d'un pas. Leur relation excluait tout contact. Et peut-être devrait-il s'abandonner aux charmes des concubines plus souvent s'il voulait... "évité de se jeter ainsi sur des femmes sans leur consentement"? Je trouve le terme "se jeter" un peu dur, Madame. Toutefois...

Burkhan n'eut pas le temps de répondre totalement. Alors qu'il s'apprêtait à présenter ses excuses, des bruits de pas retentirent dans le couloir. Afin d'éviter tout quiproquo, Tshona c'était déjà reculée. Quelques secondes plus tard, une quinzaine de garde apparurent. La relève de la garde. Mon escorte prend des initiatives à ce que je vois. Il ne me semble pas avoir mandé de l'aide. A moins que vous soyez ici pour me prévenir que l'expédition de sauvetage de Lims est bien partie? Mais dans ce cas, une seule personne aurait suffit. Lança-il d'un ton sarcastique. Le premier garde à paraître devant lui parût surpris, mais il balbutia finalement Et bien... euh... oui, tout à fait mon Khagan. Un de nos meilleurs escadrons chevauchent en ce moment même vers les routes arides.
Bien, vous m'en voyez ravis. En réalité, il était évident que ces gardes venait capturer Tshona. Cela l'énervait que leur entrevue s'achève d'une façon si abrupte, même si c'était en partie de sa faute.

De son côté, la Tchung raillait les talents de ses hommes. Burkhan ne lui en tint pas rigueur, lui-même avait trouvé son escorte ridiculement faible face à l'épée de Tshona. Nul doute que lui-même, seul aurait pu opposer meilleure résistance malgré ses riches habits et son seul kusarigama. Aussi, profitant du fait qu'elle annonce ses plans de trouver une auberge, le Khagan sauta sur l'occasion pour se débarrasser de ses sois-disant sauveurs, en annonçant: Et bien messieurs, puisque vous semblez enclin à vous déplacer en nombre pour des tâches simples comme l'annonce du départ d'un escadron, sûrement pour augmenter vos chances de réussites, alors pourquoi vous n'escorteriez pas Madame vers une auberge de la cité? Et assurez-vous qu'elle y soit bien lotie.
Il avait pivoté à 90 degrés vers les gardes, si bien que Tshona ne pouvait voir l'air moqueur que se dessinait sur le visage du Khagan. Mais... mon Khagan... voulût protester le garde, mais Burkhan le coupa avant qu'il n'en ai eu l'occasion. Contesteriez-vous un Ordre Impérial? Voyons... j'étais votre chef avant d'être votre Khagan, ne me dites pas que vous oseriez me contredire. Si?
Bien sûr que non mon Khagan, mais nous avons été appelé pour...
Des broutilles, des broutilles! coupa de nouveau Burkhan. Mais bon, puisque ça ne vous pose aucun problème, vous allez faire ce que je demande, n'est-ce pas? En fait, ne prenez pas la peine de répondre, je n'accepterai aucune contestation à cet ordre.
Tournant la tête vers Tshona avec un petit sourire en coin, il répéta à son attention: Aucune. Contestation.

S'écartant du chemin de ses gardes qui s'étaient remis à avancer, Burkhan lança pour finir: Et messieurs! Veuillez traiter madame avec la plus grande bonhomie durant le temps que prendra cette escorte. Me suis-je bien fait comprendre?
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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: Les douloureux chemins de la vérité. ( PV )   Mar 24 Fév - 14:29


Elle le laissa converser avec ses hommes sans y prêter attention, quoi que quelque peut amuser qu'il prenne a la dérision les initiatives de ces pauvres bougres. Il devrait bien s'y faire, en tout temps les gardes impériaux avaient fait des excès de zèle et pour cause, mieux valait cela plutôt que voir son Khagan blesser ou pire alors qu'il était sous votre protection. Elle haussa néanmoins un sourcils quand il décida qu'il lui fallait escorte, narguant qu'il n'accepterait aucune contestation. D'ailleurs comble de l'ironie, il répétât cela par deux fois, armé d'un petit sourire en coin. Grand bien lui fasse si il avait du temps a faire perdre a ses hommes, il pouvait bien gagné cette bataille, si tenter que s'en soit une. Après tout il avait perdu la précédente, pire que ça elle l'avait giflée, une victoire que elle n'oublierait pas. Puis il apprendrait bien vite qu'elle n'avait d'ordres a recevoir de personne. Elle se contenta dont de hausser les épaules avant de prendre congé. " Fort bien, mieux nous vaudrait prendre la route dés maintenant, je ne voudrais pas que vos gardes soient encore dehors a la nuit tombée par ma faute. Faites moi savoir quand votre réflexion aura prit fin, alors nous pourrons discutés. " Elle s'inclina en une légère révérence, quoi que parfaitement maîtrisée, puis elle se dirigea vers la sortie sans attendre de voir si son escorte imposée la suivait .. Ce qu'ils firent bien sur.

Alors qu'ils avançaient depuis un moment déjà et après qu'ils eurent récupérés sa monture et son Sigre, elle vit s'approcher vers elle un des hommes. Il avait un certain Age, la cinquantaine voir plus, mais difficile d'en juger par sa grande prestance et sa musculature visiblement intacte. Elle avait sentie sur elle, tout le long son regard. Un regard qu'elle avait déjà sentie alors qu'ils étaient au palais. A le voir de plus prés, elle nota qu'il était commandant, mais ce ne fut pas la seule chose qu'elle remarqua. Elle le connaissait, certes les années avaient passées mais il était resté plus ou moins égale a lui même. La dernière fois qu'elle l'avait vue, il était capitaine et c'était le jour ou elle lui avait faussé compagnie, a lui et a ses hommes avant de fuir le Tsian. Se souvenait il d'elle ? Elle ne tarderait sans doute pas a le découvrir, vu qu'il semblait désireux d'engager la conversation. " Je vous avouerais que quand on m'a fait mander pour une intrusion dans le palais, je ne m'attendais pas a découvrir une femme et encore moins un visage familier. " S’efforçant de rien laisser paraître de son trouble, Tshona lui adressa un léger sourire. " Il semble que vos hommes est sur évalué la menace. Quand a mon visage, il semble que j'ai un de ces visages communs que l'on voit partout. "

Il hocha la tête, un sourire se dessinant sur ses traits, visiblement il n'était pas dupe. " La menace était peut être moindre a celle que j'attendais, mais elle n'était pas inexistante .. " S'interrompant, il se tourna vers ses hommes. " L'auberge est a proximité, j'y conduirais la dame moi même, vous pouvez vous en retourner au palais. " Si les hommes semblèrent hésiter un moment, se rappelant probablement les paroles de leur Khagan, ils eurent vite fait d'obéir aux ordres de leur supérieur en les laissant seul. Se tournant a nouveau vers elle, il s'inclina très légèrement. " Quand a votre visage princesse, nous savons tout les deux qu'il n'a rien de commun. Vous avez héritée des traits de votre mère, ce qui faisait la fierté de votre père. Paix a son âme. " Sachant qu'il était inutile de se répandre en faux semblants, elle laissa transparaître sa tristesse, tandis qu'elle murmurait presque. " J'espère que vous n'avez pas eu trop d'ennuis ce jour la ? " Contre toute attente, l'homme parti d'un grand rire grave. " Vous voulez dire après que la première prince impériale du Tsian, la prunelle des yeux de notre grand Khagan est disparue ? " Elle se mordit légèrement la lèvre, de crainte qu'il ne lui en veuille, après tout la punition avait du être sévère. Pourtant il la regardait avec bienveillance. " Votre défunt père était bien sur furieux, mais sa peine et son inquiétude primaient sur le reste. "

Les quelques mots de l'homme lui portèrent un coup sévère au cœur. Bien sur, elle s'était doutée que sa fuite avait blessée son père, qu’importe qu'alors ils n'étaient plus aussi proches qu'auparavant, mais l'entendre de la bouche d'un autre faisait mal, très mal. Afin de ne pas se laisser emportée par la douleur qui menaçait de la submergée, en en apportant d'autres avec elle, elle préféra se concentrer sur autre chose. " La punition a t'elle été sévère ? Sachez que ce jour la, égoïstement je n'ai pensée qu'a ma fuite, ne pensant pas a ce qui vous arriverez a vous. Mais sachez que par la suite, je m'en suis beaucoup voulut et me suis souvent interrogée sur le sort qui fut le votre. " La considérant longuement, il sembla apprécié ses mots. " Vous êtes telle que votre mère l'était, soucieuse des autres. Peu de princesse se serait inquiété du sort d'un simple capitaine. " Nouvel éclat de rire. " Mais sans vouloir vous offenser peu de princesses auraient ainsi prit la fuite. Quand a ma punition, que votre altesse se rassure, elle ne fut pas si pénible. Je fut réprimandé certes et rétrogradé, mais une importante mission me fut confié. " Il la considéra longuement avant de poursuivre. " Celle de vous retrouver. " Ce fut au tour de Tshona de le considérer longuement, peinant a retrouver l'usage de ses mots. Son père l'avait fait chercher. " Je suis navrée des déconvenues que cela a du vous causer, mais au vu de votre grade, j'imagine que vous avez su montrer votre valeur par le biais d'autres missions. "

Il secoue la tête puis un sourire étira ses traits. " Vous, vous méprenez princesse. Je n'ai échoué qu'une seule fois dans ma vie, le jour ou je vous ai perdu. Mais j'ai bel et bien réussi ma mission, la mission qui m'a valut le grade que j'occupe aujourd'hui. Je vous ai retrouvé. " Un silence, le temps que stupéfaite, elle prenne conscience de ses mots, puis il ajoute: " A Soriyeo. " Il savait, son père avait su ou elle se trouver, mais alors que s'était il passé ? Comme répondant a ses interrogations muettes, le commandant poursuivit. " Vous étiez alors médecin royale et votre route a croisée celle d'une ambassadrice du Tsian. " Grands dieux, si elle n'était pas pour l'heure si bouleverser, elle en aurait rit.  Par deux fois cette femme avait trahie sa promesse en faisant part de sa présence a Soriyeo, mais pouvait on la blâmer d'avoir été fidèle a ses Khagan ? " Je vous ai surveillé quelques temps, me suis assuré que vous alliez bien, puis je suis rentré au Tsian en informé votre père. " Elle glissa un regard étonné dans le sien. " Mais alors pourquoi  ... ?" Il l'interrompit, un sourire bienveillant aux lèvres. " Pourquoi ne vous a t'il pas fait ramener au Tsian ? Ce fut bien entendu sa première idée, après le soulagement de vous savoir sauf. Mais une fois que je lui eut parler de la vie que vous menez au Tsian, il a changé d'avis. Il était très fier de vous. " Les yeux humides, s’efforçant de contenir ses larmes, elle demanda. " Il approuvait la vie que j'avais choisie ? " " Approuvé est peut être un terme un peu fort, vous étiez sa fille, la première princesse impériale qui plus est, mais il avait d'autres enfants, des héritiers. Il vous savait heureuse et n'ignorait pas combien vous aviez pu être malheureuse au palais, il se refusait a vous enfermer a nouveau dans une cage dorée et dans un mariage dont vous n'auriez pas voulue. Quoi que ça ait put lui coûter, le temps avait passé, le reste de la cours vous avez oublié, il a décidé de faire de même et de vous laisser a votre vie. "

Il s’arrêta pour lui faire face, elle se rendit alors compte qu'ils étaient arrivés a l'auberge. Quelque peu bouleversée, elle accrocha sa monture et libéra Sorian de l'étreinte de ses bras. Cette dernière trop heureuse, sauta au sol pour se frotter contre ses jambes. Ne laissant rien paraître de son chagrin, Tshona concentra a nouveau son attention sur le commandant. " Quelqu'un d'autre que vous a t'il su ? " Il secoua la tête. " Non. Votre père avait bien conscience que votre liberté dépendait de l'ignorance de tous. Vous lui manquiez et je sais qu'il aurait voulut tout savoir de votre vie, mais pour vous protéger ainsi que le chemin que vous, vous étiez choisi, il m'a fait juré de ne jamais retourné sur vos traces et de taire votre secret jusqu’à ma mort. " Ainsi son père n'avait pas sue, il l'avait crue vivre une vie heureuse a Soriyeo jusqu’à sa mort. Cela lui apporta d'une curieuse façon une sorte de réconfort, en même temps qu'un regret. Probable que si il l'avait sue obliger de quitter Soriyeo, aurait il envoyé le commandant a nouveau a sa recherche. Aurait elle alors souhaitée rentrer avec lui ? Probable qu'elle ne pourrait jamais répondre a cela. Le commandant vint interrompre le cours de ses pensées en prenant a nouveau la parole. " Je n'ai jamais trahie ma promesse et votre secret m'aurait suivit dans la tombe. Imaginez dont mon étonnement de vous trouver ici aujourd'hui. " Elle lui adressa un faible sourire. " Disons qu'une certaine ambassadrice a encore parler. " Cela leur arracha un faible rire a tout deux.

Après ça, le commandant entra pour lui réserver la meilleure chambre et veiller a ce que l'on prenne bien soin d'elle, malgré ses nombreuses objections. Tandis qu'elle se chargeait d'installer Sorian confortablement, le commandant alla se charger de sa monture puis il revint prendre congé en tapant discrètement a sa porte, elle ne put s’empêcher alors de lui poser une question qui lui brûlait les lèvres. " Mon père parlait il de moi parfois .. Je veux dire malgré son choix de me laisser a ma vie ? " Un sourire compréhensif étira les traits du commandants. " Jusqu’à sa mort, il n'a jamais violé sa propre promesse. Mais dans ces derniers instants, il m'a fait mandé. J'étais en mission a l'extérieur quand l'attaque est survenue, mais il s'est accroché, plus longtemps que quiconque n'aurait put le faire. " Elle déglutie péniblement, ses larmes menaçant de déborder tandis que l'image de son père mourant s'imposer a elle. " Il l'a fait pour vous, ses dernières pensées, il les a partagé avec moi et elles étaient pour vous. La mort l'a emportée alors qu'il avait votre nom sur les lèvres. Il savait qu'il avait perdu beaucoup ce jour la, jusqu’à sa vie. Mais il vous savait vous saine et sauve et heureuse. La dernière héritière de son sang. Cela comptait a ses yeux plus que vous ne seriez l'imaginer. "

La gorge nouée par l'émotion, elle le remercia confusément. " Si votre altesse a besoin de quoi que ce soit qu'elle me fasse mandé. Je suis fidèle a mon Khagan mais je n'oublierais jamais ma fidélité aux Tchingis. " Elle lui adressa un sourire sincère et ce malgré le voile de ses larmes. " Burkhan Xai a l'air d’être un homme juste et bon. " " Il l'est, il est un bon Khagan et sera un digne successeur de votre père dés qu'il sera parvenu a unir le Tsian, c'est un honneur pour tous que de le servir. " Unir le Tsian. Les mots continuèrent a tourner dans son esprit bien après le départ du commandant. C'était la des mots que Burkhan avait lui même prononcé. Elle ne put s’empêcher de glisser un doigts distrait sur ses lèvres,  les caressant la ou il les avait a peine effleuré des siennes. Devait t'elle réellement reconsidérée sa demande ? Parviendrait elle seulement a être ce qu'il attendait d'elle ? Reprendre cette vie qu'elle avait fuit jadis ? Il y'avait tant de choses a prendre en considération, tant de choses auxquelles réfléchir. Sentant les larmes ruisselaient sur ses joues, elle sut qu'elle ne prendrait pas sa décision maintenant. Il était encore trop tôt, il y'avait eu trop de révélations. Trop de sentiments entremêlés. Il était temps de s'y confronter, d'y faire face. Les temps n'étaient plus a la fuite. Ils étaient au deuil. Roulée en boule sur sa couche, Sorian blottie contre elle, elle se laissa allée a son chagrin, le visage ravagé de larmes et le corps secoué de sanglots.


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