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 L'étreinte de douloureuses retrouvailles. ( PV )

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: L'étreinte de douloureuses retrouvailles. ( PV )   Jeu 26 Mar - 21:18


L'empereur de Miyong commençait à bien connaître la princesse de Soriyeo. À peine avait-il déposé son manteau sur ses frêles épaules qu'elle se plaignait déjà comme il l'avait prévu. Toutefois, il avait aussi appris à ignorer ses protestations aussi honnêtes furent-elles. Il valait mieux qu'il attrape froid que la princesse. Quel image aurait-il si celle-ci tombait malade entre ses murs par sa faute et son manque de galanterie? Un frisson parcourut l'échine du fils des cieux, mais cela était plutôt dû aux jolies lèvres à l'allure délicieuse de la princesse plutôt qu'à la fraîcheur de la nuit.

-Mes pensées sont toujours préoccupées, Votre Grâce, mais cela ne signifie pas que votre peuple et vous-même ne font point partie de ces préoccupations, répondit doucement l'empereur en ralentissant inconsciemment son pas. Je crois que nos pays atteignent finalement un âge d'or durement mérité, il n'a plus qu'à prier pour que cela dure longuement et efficacement.

Un sourire discret ourla ses lèvre sa moment où la princesse se révélait en toute confiance, surtout concernant la politique de son propre pays. Alors qu'il faisait toujours attention, même avec elle, lorsqu'il parlait de la situation de son empire et des siens, sa céleste renarde, quant à elle, partageait avec lui sans secret. Il ferma les yeux, son sourire devenant une expression sensiblement moqueuse. Y avait-il un plus grand secret que la nature bestiale et mythique de la princesse Sian Nyang?

-Votre Grâce, il est dans votre intérêt commun avec votre frère de savoir que diviser permet de mieux régner, si cela est approprié et bien fait, lui fit-il remarquer sous un ton amical. Dans de telles circonstances, je dirais que l'ami de mon ami est mon allié, n'est-ce pas?

Son visage s'assombrit en même temps que cela de sa compagne lorsqu'elle mentionna la tentative d'assassinat qui avait heureusement était bien peu réussie, même s'il se doutait bien que l'évènement devait avoir ébranlé la dame qui avançait à ses côtés. Ses poings se serrèrent, il sentit la plaie de sa main qui se rouvrait sous cette soudaine violence, mais il n'avait pas mal. Les égratignures étaient futiles contrairement à ce qu'il avait déjà enduré par le passé. Ce n'est pas quelques bouts de verres aventureux qui le feraient pleurer sa douleur.

-L'Homme a peur de ce qui lui est étranger, commenta doucement l'empereur, la justice divine finira par tomber et vous pourrez être tranquille, car si un criminel peut fuir l'œil du mortel, celui-ci ne peut fuir les divins. Que cette expérience rende vos convictions plus fortes.

Quelques instants plus tard, à marcher dans la pénombre des torches diligemment allumées sur leur chemin, ils se retrouvaient devant le palais des invités. Les couleurs de l'entrée étaient vives, un signe direct que l'endroit avait été longuement rénové après le dernier incendie. Un cruel accident, mais ils avaient éviter le pire.

" Je remercie votre grandeur de m'avoir escortée jusqu’à mes appartements. "

Il hocha lentement la tête, les yeux fixant toujours l'entrée du palais, gardée sagement par deux gardes à la tête baissée en apercevant Sa Majesté et Sa Grâce de Soriyeo arriver. Il tourna vaguement sa tête derrière  lui et vit son escorte de deux hommes attendre patiemment à une certaine distance. Sun Liu Ma sursauta brièvement en sentant une pression sur son bras, la main de sa renarde. Sa chaleur semblait traverser sournoisement le tissu recouvrant son précieux corps. Il baissa les yeux en direction de la main audacieuse, puis reporta son attention sur la princesse au moment où elle retira celle-ci.

" Si votre grandeur me permet d'abuser d'avantage de son temps, j'aimerais que vous me permettiez de prendre soin de votre blessure dans mes appartements. "

Le concerné haussa un sourcil tout en considérant longuement sa renarde, puis les hommes autour deux. Au bout de quelques secondes qui lui parurent interminables, il hocha doucement la tête et devança la princesse en pénétrant le premier dans le palais et il prit le chemin menant à la résidence prêtée à Sa Grâce.

-Vous vous inquiétez pour rien, Votre Grâce, cette blessure n'est rien, mais si cela peut alléger votre sommeil, je veux bien me soumettre à votre curiosité.

Une fois à l'entrée de la résidence désirée, un groupe de serviteurs vinrent aussitôt accueillir la princesse pour être aussitôt surpris par la présence de l'empereur. Un eunuque se confondit en excuses face au maître des lieux, puis on dégagea le passage afin de laisser l'important personnage passer la porte. Tranquillement, l'empereur se choisit un endroit où s'asseoir et retira le précieux mouchoir de soie qui entourait sa blessure. Il déposa ensuite sa paume ouverte sur la table à sa gauche et la désigna du menton.

-Vous voyez, rien de bien terrible, il disait cela sous un ton léger, mais la blessure avait grandement besoin d'un nettoyage. Rien qu'il n'aurait pas pu faire lui-même ou avec l'aide de Chen Po.

Au fond de la pièce, il cru voir une servante dissimulée derrière un mur dont il ne pouvait discerner que les yeux curieux qui le fixaient. La jeune fille ne devait pas avoir plus de quinze ans. Lorsqu'elle remarqua que l'empereur avait découvert sa présence insolente, elle s'enfuit, faisant bouger les rideaux accrochés joliment au cadre de porte qu'elle avait prise pour cachette. Sa fuite soutira un sourire amusé de la part du souverain et il se concentra à nouveau vers la princesse.

-Les serviteurs que je vous ai attribué ne vous pose aucun soucis, je l'espère? s'enquit-il pour lancer un brin de conversation concernant autre chose que son bien-être.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: L'étreinte de douloureuses retrouvailles. ( PV )   Mar 28 Avr - 14:36


Elle apprécia que l'empereur acquiesce quand a sa demande de prendre soin de sa blessure. Il avait été bien évasive quand aux circonstances qui avaient meurtris sa main, mais elle redoutait que ce ne soit la un peu de sa faute. Après tout, une flèche a son intention avait troublée la quiétude et la sécurité du palais des invités. Sans doute de quoi faire jaser .. D'ailleurs a la réaction des serviteurs quand l'empereur pénétra dans les appartements qu'on lui avait attribué, il sembla que cela ne serait pas la, la seule chose a leur donner matière aux commérages. Qu'importe la n'était pas la première fois qu'elle se retrouverait seule en sa compagnie et au vu des circonstances, il serait malvenu pour quiconque de faire des spéculations. " Veuillez m'apporter de l'eau et des linges propres je vous pris. " demanda t'elle a un eunuque occupait a se confondre en excuses devant l'empereur. Ce dernier ceci fait, ne se fit pas prier pour s'éclipser afin de répondre a sa demande.

Elle laissa l'empereur s'installer a sa convenance, puis se défaire de son bandage de fortune. Elle l'aurait volontiers elle même libéré de sa prison de soie, mais bien consciente que ce serait outrepassée ses privautés, elle avait prit sur elle pour ne rien en faire. A la vue de la blessure, elle laissa échappée un petit soupire mécontent, bien que l'empereur tentait une fois de plus de minimiser sa blessure. Sans cérémonies, elle glissa un doigt délicat sur les contours de la blessure afin d'en déterminer les dégâts, prenant bien garde a ne pas lui faire mal. Toute concentrée a sa tache, elle sursauta légèrement quand le bruit familier des rideaux interrompit son geste, elle se retourna juste a temps pour voir le frottement d'un Hanfu disparaître. Étonnée, elle reporta son attention sur l'empereur qui loin de paraître contrarié, semblait amusé. " Que votre grandeur se rassure, comme lors de ma dernière visite, les serviteurs que vous m'avez  accordé sont parfaitement a ma convenance. Je suis sur que je n'aurais rien a redire de leurs services .. " Un sourire entendu. " Si ce n'est peut être qu'ils soient les victimes d'une grande curiosité, mais cela semble le lot de tout serviteurs. "

L'eunuque qu'elle avait envoyé a la recherche d'eau et de linges, interrompit leur échange, chargé d'un récipient remplit de linges propres et d'une carafe d'eau. Il déposa tout cela sur un meuble situé derrière la place qu'occupait l'empereur, puis après les avoir discrètement saluait en une révérence parfaite, il disparut aussi vite qu'il était venu. " Si votre grandeur veut bien m'excuser un instant. " Elle délaissa sa vue pour se poster devant le meuble ou tout son nécessaire de soin avait été posé. Elle mit de coté les linges propres puis remplit le récipient d'eau, ceci fait, s'assurant que l'empereur ne regardait pas, elle sortie d'une de ses manches une petite dague. Glissant son bracelet sur le meuble, afin qu'il n’altère pas la magie de son sang,  elle piqua un de ses doigts du bout de la lame. A peine, un effleurement, juste le temps d'en faire tomber quelques gouttes dans le récipient. A peine une seconde plus tard, sa blessure se refermait sans même qu'elle n'ait eu a contrôler une quelconque transformation. Ses exercices portaient leurs fruits, elle contrôlait de mieux en mieux sa nature de Gumiho. Bien qu'elle soit certaine que l'apaisement que lui apportait la présence de l'empereur, n'y soit pas totalement étranger.

Du bout de sa lame, elle mélangea sans bruit l'eau du récipient a son propre sang, jusqu’à ce qu’ainsi dilué, il n'en reste aucunes preuves. Ensuite, sa lame a nouveau dissimulée, elle trempa un linge dans l'eau qui s'en imbiba largement, puis après l'avoir tordu délicatement, elle s'en retourna auprès de l'empereur. " Si votre grandeur me permet. " Après avoir eu son consentement, elle glissa la main de l'empereur entre ses paumes puis commença a nettoyer sa blessure avec le plus grand soin, en des petits gestes lents et délicats. La peau de l'empereur était chaude et douce, ce qui malgré la situation ne la laissa guère insensible, bien qu'elle n'en laissa rien paraître. Une fois la plaie parfaitement nettoyée, ce qui prit peut être un peu plus de temps que cela aurait due, elle alla se saisir d'une pièce de soie, dans une commode de la pièce. Une de ses broderies. " Mieux vaudrait gardé votre main dans un tissu propre et sec. " Cette fois sans attendre de consentement, elle s'empara a nouveau de la main de l'empereur pour la bander avec soin. Ce ne fut qu'une fois son ouvrage terminé, qu'elle constata que le mouchoir de soie choisi et brodée par ses soins, portait pour motif un dragon et un renard.

Si cela n'avait pas été suffisamment gênant, la situation que représentait ses points de broderie, elle l'était d'autant plus. La dragon allongé sous les étoiles, pressait sous ses pâtes un grand renard blanc endormi. D'ordinaire les gens, ne trouvaient rien de plus en ces œuvres qu'une imagination originale, seul l'empereur lui pouvait en saisir le sens caché. Elle décida de ne rien laissait paraître du trouble que cela lui causait et s'écarta avant de lancer d'une voix détachée. " La main de votre grandeur devrait rapidement se remettre, d'ici quelques jours il ne devrait plus rien n'y paraître. " A dire vrai de par les quelques gouttes de son sang dont avait bénéficié sa blessure, probable que dés le lendemain matin, il resterait a peine une égratignure, voila pourquoi elle crue bon d'ajouter. " Néanmoins, mieux vaudrait que vous gardiez votre blessure a l'abris des microbes pendant quelques jours. " Des microbes et des regards. Ponctuant cette remarque d'un sourire, elle ajouta en se saisissant de la pièce de soie imbibée de sang qui avait servit de bandage a l'empereur: " Désirez vous que je fasse nettoyé cela pour vous ? "

A y regarder de plus prés, la pièce de soie était plus que ça. Un mouchoir, brodé avec délicatesse, du même genre que le sien. Il avait quelque chose de féminin et bien malgré elle, elle ressentie une douloureuse pression sur son cœur en s’imaginant qu'une autre avait pue s'inquiéter avant elle du bien être de l'empereur. Elle chassa rapidement ce sentiment qu'elle n'avait pas le droit d'avoir et ce pour de multiples raisons avant de se rappeler que si elle avait fait faux bon a l'empereur, cela avait été pour éviter que de l'incident de la soirée ne découle bien pire encore. Il allait lui falloir écrire au commandant Choi Young au plus vite, pour l'avertir entre autres choses que Tankishi n'était plus a Soriyeo. A cette pensée, une sombre lueur vint ternir momentanément son regard, tandis que sur son visage passé une ombre de contrariété. " Je pris votre grandeur une fois encore de bien vouloir m'excuser quand aux événements qui ont perturbés votre réunion familiale. " Un sourire triste aux lèvres, elle ajouta: " Je ne souhaite en aucune façon que ma présence ne vous soit un quelconque fardeau ou la source du moindre soucis, surtout pas en ces moments difficiles que vous et les vôtres avaient a affronter. " Le cœur lourd, elle se retint pour ponctuer ses paroles, de poser ses mains sur celles de l'empereur. Mais l'envie elle, n'en resta pas moins présente.


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Sun Xian
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MessageSujet: Re: L'étreinte de douloureuses retrouvailles. ( PV )   Ven 1 Mai - 22:20

La dames à laquelle avaient été attribués les lieux donna ses ordres calmement. Une princesse honorable et apte à se faire écouter. Même si l'empereur était un grand appréciateur de la tranquillité et de l'ordre, il ne pouvait pas empêcher de se sentir drôlement flatter quant aux émois qu'il créait auprès des serviteurs lorsqu'il passait en leur présence. Au début, lorsqu'il était revenu à la cité impériale pour servir son frère, à sa demande, il s'était senti bizarrement observé par tous, évidemment, un prince gentiment exilé par son père conférait une bien belle réputation et son visage en partie dissimulée faisait jaser les plus curieux ou les plus mesquins. Aujourd'hui, le fils des cieux arrivait à survivre sous tout ses regards. Il n'avait pas réellement le choix, il était empereur, un dieu dans un monde de mortels aux envies frivoles, un dragon parmi des brebis naïves et fragiles.

Il se défit de la barrière de soie qui entourait sa main blessée, un cadeau obligé de la part de Zhuge Lin. La pauvre, il devrait certainement envoyé Chen Po lui porter un message la rassurant quant à son état. Il ne rigolait pas quand il affirmait qu'il s'agissait que d'un égratignure. Oui, il avait saigné, mais cela se retrouvait dorénavant dans le passé. Il avait connu pire pendant la guerre civile et étrangement, il lui semblait que ses blessures avaient toujours su guérir plus rapidement que la normale.

-Il semble que lorsque vous êtes sur les lieux de ma naissance, je me retrouve toujours blessé d'une quelconque façon, plaisanta doucement le fils des cieux en se remémorant la tentative d'assassinat où la princesse de Soriyeo s'était jetée entre une flèche malintentionnée et lui-même. Cette nuit-là, elle lui avait révélé bien malgré elle sa nature mystique et c'est à ce moment-là qu'il avait su qu'ils avaient bien plus en commun qu'elle ne pouvait le croire. Je suis un homme ayant connu la guerre, je ne crains pas les plaies et le sang, ma renarde, cessez donc cette anxiété où je ne dormirais point.

Un sourire ravi étira ses lèvres fines.

-Quant aux serviteurs, tant qu'ils sont loyaux à leur maître, murmura l'homme à l'œil de dragon en tournant la tête dans la direction où il avait vu la servante dissimulée. Ah la jeunesse, curieuse et intrépide! Loyaux, diligents et discrets, telles sont mes demandes. Quoique, Chen Po a tendance à ne pas respecter la dernière, mais cela ne me pose aucun soucis, son énergie est revigorante.

L'eunuque revint peu de temps après, armés des produits demandé par la déesse qui lui faisait face. Sa renarde au teint de nacre, aux yeux scintillant comme des étoiles et aux lèvres de pêche. La princesse se leva et se dirigea vers son nécessaire de soin pendant que l'empereur lui tournait gentiment le dos. Lorsqu'elle revint à lui à la suite de ses préparations, il lui décocha un tendre sourire et poussa sa paume ouverte dans sa direction.

-Sa Grandeur le permet, dit-il avec une expression narquoise. Ses doigts s'agitèrent brièvement lorsque le linge mouillé et frais toucha sa plaie, une réaction tout à fait normal. Le trentenaire dévisagea discrètement l'expression concentrée de la belle dame avec une attention nouvelle. Était-ce un scénario qui aurait pu se produire différemment s'il avait été un individu normal doté d'une destinée tout à fait banale? Il aurait pu être un fermier et elle aurait pu être son épouse à laquelle il revenait chaque soir après une dure journée de labeur. Entouré de sa petite famille, dans son humble maison. Son regard descendit sur l'une de ses frêles épaules et tomba vers les mains délicates de la princesse. Des mains douces, mais pouvant s'avérer redoutables si l'envie lui prenait. Pour l'instant, ce n'était que des doigts de fée traitant gentiment sa blessure.

La princesse royale, après sa besogne, mentionna qu'il valait mieux ranger sa main dans un tissu propre et il la laissa faire. Alors que la jeune femme s'affairait, il remarqua subitement la broderie ornant le précieux matériel. Un sourire hésitant, à la fois embarrassé de bonne grâce et amusé ourla ses lèvres et il ne pu s'empêcher de lancer un regard complice vers la princesse de Soriyeo. Alors que celle-ci semblait vouloir faire comme si de rien n'était, l'empereur, quant à lui, s'amuser à lancer un petit commentaire.

-J'ignorais que vous pratiquiez la broderie, Votre Grâce, dit-il suavement en lui faisant un clin d'œil et en appréciait le contact de la soie sur sa peau meurtrie. J'ai tendance à me remettre rapidement des mes blessures, mais pour vous faire plaisir, je garderai cette nouvelle marque soigneusement dissimulée. À sa prochaine question, il haussa un sourcil et examina le mouchoir souillé. Un tel matériel est aisément souillé par le sang, je doute que vous puissiez le sauver, Votre Grâce, il vaudrait mieux vous en débarassez, commenta-t-il non par froideur, mais par nécessité. Il s'agissait certes du mouchoir de soie porté par Zhuge Lin, ce soir, mais sa vie était terminée.

Après cela, sa renarde se confondit à nouveau en excuses. Le fils des cieux fit lentement glisser ses mains sur la table, puis attrapa délicatement celle de son amie céleste. Ses doigts se mêlèrent aisément aux siens telles deux caisses s'emboîtant parfaitement. De ses pouces, il en caressa ses paumes légèrement humides par l'utilisation précédente du linge mouillé sur sa blessure.

-Votre présence apporte une gaieté que je n'aurais jamais cru nécessaire jusqu'à votre arrivée, avoua Sun Liu Ma d'une voix doucereuse. Que votre esprit soit tranquille quant aux évènements de la soirée, car il est plus important pour moi de vous savoir en sûreté qu'entre les mains d'un monstre. De mon vivant et par ma mort, je ne laisserais jamais telle atrocité s'abattre sur vous à nouveau.

Si Chen Po avait été là, il se serait ouvertement indigné d'entendre l'empereur insinuer, ne serais-ce que l'espace d'un instant, son décès tant redouté. En ces circonstances, le peuple aurait pu croire à la fin du monde si le Phénix et le Dragon disparaissaient en même temps. Non, l'empereur était encore un jeune dragon et des années de règnes demeuraient sur sa longue route et il ne craignait point la maladie comme l'avait subi feu sa première épouse.

-Si vous souhaitez réellement être pardonner de quelconques offenses, il vous faut les présenter devant les dieux, car ils sont bien les seuls à pouvoir juger de notre âme, commenta l'homme à l'œil de dragon pieusement. Le temple du palais vous sera toujours ouvert ainsi que les conseils et les prières des moines y travaillant.

L'empereur de Miyong jeta un oeil à la fenêtre la plus près, la nuit était tombée depuis longtemps, il devait rentrer à son pavillon et dormir. Une autre journée l'attendait demain et il devait être suffisamment reposé pour l'affronter. Il caressa une dernière fois les mains de sa céleste renarde, puis se leva paresseusement.

-Je vous remercie humblement pour vos soins, Votre Grâce, mais je serais bien irresponsable de m'attarder davantage en ces lieux, un dragon a aussi besoin de sommeil, hélas, déclara le fils des cieux en examinant brièvement sa main nouvellement bandée. Il serait aussi sage pour vous, Princesse, de poser la tête sur votre oreiller. Dormez bien et la nuit vous porte conseil.

Sur ces derniers mot, il inclina respectueusement la tête et lui offrit un dernier sourire. Il la trouva soudainement très belle avec la lueur des bougies qui miroitait joliment sur sa peau pâle et faisait briller ses prunelles foncées. Cela fait, il se dirigea vers la sortie, son escorte souhaitant probablement quitter la température glacée qui devait débuter à mordre leurs membres douloureusement. Une fois dehors, il admira brièvement le ciel, imaginant que les dieux lui portaient toujours un regard positif. Épuisée, il n'attendait pas plus longtemps pour prendre la route vers son papillon.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: L'étreinte de douloureuses retrouvailles. ( PV )   Ven 1 Mai - 23:20


Quand l'empereur plaisanta sur le fait qu'il se retrouve toujours blessé quand elle arpentait les terres de sa naissance, la princesse Sian Nyang afficha l'espace d'une seconde une expression peinée. Non, qu'elle ne le croit capable de lui en vouloir ou de considérer réellement la chose, mais par ce que tristement c'était la une réalité. Qu'adviendrait il quand elle quitterait a nouveau Miyong ? Ne garderait il de ses venues, que ces malheureux événements ? Bien décidée a ne rien laisser paraître de son trouble, elle se concentra sur les paroles qu'il avait prononcé, visant a calmer son anxiété. " Vous apprendrez votre grandeur que l'anxiété chez une personne est signe que vous avez son affection. Vous qui me considérez comme votre amie, c'est plutôt une indifférence de ma part qui devrait vous inquiété et vous causé quelques insomnies. " Un sourire puis elle ajouta. " Au final nous pourrons dormir tout deux avec quiétude, vous avec la garantie de mon amitié et moi avec le soulagement d'avoir soigné votre plaie. " Ce qu'elle ne porta pas a voix haute en revanche, c'est le fait qu'il pouvait avoir l'assurance de bien plus que son amitié. Cela nul ne devrait jamais le découvrir, elle même aurait préférée se le taire si ça avait pue lui éviter les quelques souffrances qu'elle redoutait de connaitre a l'avenir.

Elle fut brutalement sortie de ses pensées, mais aussi de son inspection de la plaie de l'empereur par un frottement de tissu qui prenait la fuite, ce qui amena a un bref échange sur la curiosité des serviteurs. Dans les paroles de l'empereur, elle détecta sans mal l'affection qu'il portait a son eunuque en chef, Chen Po. " Votre eunuque a en effet une énergie des plus communicatives et bien qu'il soit aisé de remarquer que la discrétion n'est pas toujours son fort. " Doux euphémisme. " Il est clair qu'il vous est tout dévoué et qu'il vous porte une affection non feinte. Il est heureux que vous ayez ce genre de personne dans votre vie. " Elle eut une pensée pour le commandant Choi Young qui était cette personne dans sa vie, sans lui a ses cotés, certaines heures de sa vie aurait été bien sombre. Leurs discutions fut interrompue par l'arrivée de l'eunuque a qui elle avait fait mander de lui rapporter ce qui lui serait nécessaire a soigné la blessure de l'empereur. Après avoir veillée a sa manière a ce que la blessure cicatrise vite, elle avait pris grand soin de la plaie de l'empereur, essayant tant bien que mal de ne pas s'émouvoir de la douceur de ses mains. C'est ainsi qu'étourdie par sa concentration a ne point se laisser troubler, qu'elle se retrouva dans la situation délicate de porter sur la blessure de l'empereur, un témoignage un peu trop "réel" de son affection.

Si elle était déterminée a ne rien laissé paraître de sa gêne, l'empereur lui y vit l'opportunité de la taquiner. Qu'il le prenne ainsi a la légère plutôt que s'en offusquer eut au moins le mérite de la soulager quelque peu. " Vous oubliez mon ami, que toute diplomate que je suis, je suis avant toutes choses une princesse et que quand bien même je l'aurais voulue, je n'aurais pue échappée a l'art subtile de la broderie. " Dommage que les motifs qu'elle brodait depuis quelques temps, ne soient pas aussi subtiles eux ! Elle contempla ensuite le mouchoir de soie dont l'empereur proposé de se débarrasser. " Il serait dommage de perdre un si joli ouvrage, j'imagine que la dame a qui il appartient aimerait sans doute le récupérer. " Étouffant la curiosité que suggéré ses paroles, elle enchaîna rapidement. " Je me doute que votre grandeur n'ait guère intéressée a la façon dont il est possible de prendre soin des soieries, mais il y'a des plantes qui font merveilles, a condition de savoir les utiliser. "  Elle ne la savait que trop bien, ayant eu a dissimulée sur ses tenues des traces de sang plus souvent que princesse royale n'aurait due. Elle mit donc de coté la broderie se promettant de lui accorder un moment plus tard afin de lui donner une nouvelle vie.

Elle eut grand mal a retenir le frisson qui lui parcourut l'échine quand l'empereur vint se saisir de ses mains pour les faire reposer entre les siennes. En prononçant ses excuses, c'est la précisément le geste qu'elle s'était refusé sans s'imaginer que l'empereur lui se le permettrait. En elle luttait une parfaite contradiction, profité de la caresse enivrante des doigts de l'empereur sur sa peau ou faire barrage de crainte que cela ne rende les choses par la suite, encore bien plus difficiles. Les paroles de l'empereur terminèrent de faire tomber toutes ses barrières et elle n'eut d'autre choix que de savourer l'instant, en espérant que plus tard, elle saurait se contenter de chérir ce moment. " Les paroles de votre grandeur me touchent, bien que nous savons tout deux que vous ne devriez pas les prononcer. " Afin de minimiser l'impact de ses mots elle ajouta. " Vous avez le bien de tout un peuple a vous soucier, ne perdez pas votre temps a prendre a cœur la sécurité et le bien être d'une princesse étrangère, toute amie qu'elle soit. " Il lui coûtait de dire ses mots, tout comme il lui coûtait d’être celle qui se doive a être raisonnable, mais il le fallait. L'empereur était en deuil, de quoi exacerbé ses émotions, de plus elle ne pouvait se permettre d'oublier la cause première de sa visite, ce ne serait que leur promettre des peines a tout deux, tout du moins a elle.

Quand il parla des dieux, le visage de la princesse se ferma une bref seconde. Ils avaient déjà eu une conversation en ce sens, son sentiment a ce propos n'avait guère changé. " Je ne suis pas sur que les dieux aient pitié, miséricorde ou pardon a accordés aux personnes comme moi. " Elle ne parlait pas la bien entendue de possibles péchés ou manque de vertu, mais de sa condition de Gumiho comme le devinerait l'empereur. S’efforçant a sourire, elle ajouta. " Néanmoins, je ne ferais pas défaut a votre temple, vos moines m'y verront pour prier pour le repos de votre impératrice et la prospérité de votre empire. " Dans un murmure elle ajouta : " Je prierais aussi pour que le bonheur habite bientôt a nouveau votre cœur mon dragon. " Peu après, non sans avoir effleuré ses mains d'une dernière caresse, l'empereur se leva pour prendre congé. Dehors il faisait nuit noire, le voyage avait été épuisant, tout comme la journée pourtant son cœur se faisait lourd a l'idée de lui souhaiter une bonne nuit. Au final, ils n'avaient passé que bien peu de temps ensembles. Au vue des circonstances, elle se sermonna pour la futilité de ses pensées et pour l’égoïsme de ses désirs. Elle se leva dont a son tour pour lui faire ses salutations. " Puissent les dieux vous accordés une nuit paisible et reposante. Pour ma part, quelques taches retiendront encore mon sommeil pour un temps, mais nul doute que je vous rejoindrais bientôt dans les bras de l'inconscience. "

Gênée du sens que ses paroles pourraient avoir, elle s'inclina rapidement en une révérence parfaite afin de libérer l'empereur de sa présence. Nul doute qu'il aurait compris ce qu'elle voulait dire sans y voir une quelconque insinuation .. Du moins l’espérait t'elle tandis qu'elle regagnait sa chambre après le départ de l'empereur. Elle s'accorda de se changer pour se vêtir d'une tenue plus confortable, puis après avoir pris soin de ses cheveux, elle s'installa a sa table de travail afin d'écrire au commandant Choi Young. Mieux valait ne pas remettre cette tache a plus tard, elle ferait partir son rouleau aux premières lueurs du matin. Si son ami devait apprendre tout ce qui se déroulait en Miyong, mieux valait que ce soit de sa main.

En quelques lignes, elle l'informa des conditions de son arrivée, du deuil que l'empire et le palais avait a affronter puis enfin de l'incident qui s'était déroulé dans la soirée et de la présence évidente de Tankishi en Miyong. Elle tourna tout cela de la manière la plus rassurante qui soit en priant le commandant de rester a Soriyeo, la ou elle avait besoin de lui et de ne point s'en faire pour elle. Elle doutait qu'il se conforme au dernier point mais espérait t'elle qu'il respecterait sa première volonté. Elle termina le tout par quelques paroles amicales et la promesse de lui écrire a nouveau très vite. Une fois son sceau imposé, elle roula soigneusement le tout puis après s’être quéri d'une servante, elle s'assura que le rouleau partirait rapidement. Une fois ses affaires en ordre, elle s'accorda d'aller se mettre au lit. Sitôt la tête posée sur l’oreiller, le poids de la fatigue la rattrapa. Elle ne lutta guère contre le sommeil, d'autant plus qu'en ses murs, elle savait bien vers qui se tournerait ses songes. Ce qu'elle ignorait, c'est que son bracelet reposant sur une commode a quel pas d'elle, ses rêves pourraient avoir bien plus de porté qu'elle ne le pensait, prenant un corps troublant dans la réalité et dans les songes d'un autre.


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Sun Xian
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MessageSujet: Re: L'étreinte de douloureuses retrouvailles. ( PV )   Lun 4 Mai - 21:06


L'empereur de Miyong, le père de la nation, avait besoin d'une bonne de sommeil. La journée avait été difficilement éprouvante et il espérait simplement atteindre son lit et poser sa tête lourde de soucis sur un oreiller. Chen Po, l'eunuque impérial, le rejoignit en silence à mi-chemin. Il était toujours suffisamment près pour ne pas inquiéter le dragon. Le fils des cieux passa un doigt sous son cache-œil fin d'en frotter la forme douloureuse qui se démenait sous celui-ci depuis quelques temps. Parfois, l'anomalie dans son regard ne faisait que le démanger, parfois elle semblait cuire derrière son sourcil. L'empereur maudissait le jour où son ancêtre avait fait brûler toute les archives révélant de précieuses informations sur cette chose qui lui bousillait l'existence depuis sa naissance. Un oeil de dragon impossible à comprendre, mais qui, par les derniers récits poussiéreux qu'ils avaient réussi à trouver, révélait un pouvoir impossible à comprendre même pour un fils du ciel.  Si seulement la Terre était toujours là pour le guider.

Une fois arrivé à son propre pavillon, Sun Liu Ma ne fut pas surpris de voir sa sœur, Sun Xia, attendre patiemment à l'entrée en faisant les cent pas. Il savait qu'il était inutile de tenter de la convaincre d'attendre confortablement installée à l'intérieur, armée d'une tasse bien chaude. La jeune femme se tourna subitement dans sa direction, lui fit le salut typique des dames impériales, puis se redressa sans attendre la réponse de l'empereur, une expression arrogante au visage.

-Votre Majesté, s'exprima-t-elle doucement. Vous m'avez ordonner d'observer votre adorable princesse de Soriyeo, je suis venue faire mon rapport. La princesse dévisagea son frère, une inquiétude passagère passa dans ses yeux, mais elle se reconstitua rapidement une expression de marbre. Vous semblez épuisé, peut-être devrais-je revenir au levé du prochain jour?

Le souverain balaya l'air de la main. Il avait donné des ordres, il devait maintenant cueillir les informations pertinentes qu'il attendait depuis un moment déjà. C'est-à-dire l'opinion de l'une des plus sages de ses sœurs. Liu Ma fit signe à la princesse guerrière de la suivre à l'intérieur, suivi de Chen Po qui était toujours aux guets.

Une fois installés à l'intérieur, le dragon d'or ordonna à la dame de parler. Même s'il avait voulu dormir quelques minutes plus tôt, il préférait connaître immédiatement le fond de la pensée de Sun Xia avant de faire ses paupières pendant quelques heures. La nuit portait conseil, disait-on. Assise devant lui, la jeune femme l'observa longuement, un petit sourire narquois ourlant les coins de sa bouche, impatiente de dire ce qui troublait profondément ses pensées.

-La première princesse royale de Soriyeo est une bonne femme, Votre Majesté et derrière ses fins sourcils se dégage une remarquable intelligence capable de régner justement sur un peuple, avoua-t-elle finalement avant de reprendre une certaine froidure, car cette conversation était naturellement sérieuse. Nos personnalités ne concordent pas aussi bien qu'une personne pourrait espérer, toutefois, la princesse a un bon fond que je ne peux nier. Les gens, même des princesses, ne sont pas tous fait pour bien s'entendre.

Cette dernière remarque le fit sourire. Les deux femmes étaient des personnes bien franches et entêtées par dessus cela! Il n'avait aucun mal à imaginer ses deux dames se lancer des regards de travers. N'avait-il pas eu lui même des désagréments avec la princesse Sian Nyang de Soriyeo? Certes, quelques uns, mais au final, ils s'appréciaient toujours, enfin, c'est ce qu'il aimait songer de sa relation avec sa céleste renarde.

-Cependant, ce mot fit crisper les doigts de l'empereur sur la soie recouvrant ses genoux épuisés, je ne sais pas si cette femme serait une bonne candidate pour être une impératrice pour votre empire, mon frère, et je dis cela en toute honnêteté. Elle remarqua l'expression sensiblement ennuyée reposant sur le visage de son souverain, puis baissa docilement la tête. Il n'avait point rouspéter, cela lui donnait la chance de poursuivre sur sa lancée. Nul doute que cette femme exemplaire s'occuperait idéalement du peuple comme feu l'impératrice Guan Yinping et comme on s'y attend de la mère de la nation. Je crois aussi qu'elle serait un beau complément à votre honorable personne, Votre Majesté, mais je doute de son habilité... à gérer le palais interne.

Le fils des cieux haussa un sourcil curieux.

-Que veux-tu dire? s'enquit-il calmement.

La jeune femme soupira doucement, fit rouler ses épaules vers l'arrière afin de se préparer à partager ses dernières opinions. Même si elle savait son frère ouvert d'esprit et pieux par nature, il n'était toujours pas aisé de parler autant au père de la nation, celui qui pouvait ordonner immédiatement sa mort. Même si elle était une femme courageuse, la mort était toujours terrifiante à voir en face et son frère était bien ça, un avatar de la mort elle-même.

-La princesse royale de Soriyeo vient d'un royaume ou sa tête ne porte qu'un seul accessoire, c'est-à-dire une seule reine, une seule compagne et d'après ce qu'on m'a dit, la princesse ne semble pas accepter nos honorables pratiques et traditions au sein du palais impérial, Votre Majesté, déclara sèchement la princesse. L'impératrice dirige le palais interne et elle est la chef de votre harem, en ce sens, je conseillerais une femme de nos terres, mais je connais vos projets d'alliance à long-terme avec le royaume de Soriyeo, Votre Majesté.

Les mots frappaient douloureusement l'empereur, car de manière objective, il comprenait ce qu'il disait et aurait tendance à incliner la tête face à ses justes paroles, mais son cœur lui révélait quelque chose qui n'osait toujours pas s'admettre. Son intérêt pour la princesse allait au-delà de son devoir de fournir à son empire une alliance stable avec leur voisin de Soriyeo, au-delà d'un désir de luxure pour sa beauté mythique ou d'un besoin égoïste de se retrouver en présence d'une personne qui lui ressemblait sur plusieurs traits.

-Puis-je parler franchement, Votre Majesté? demanda soudainement Sun Xia en fronçant des sourcils, ses mains moites reposant ses genoux recouvert par la tenue des mâles de l'empire.

Ne le faisait-elle pas déjà? Le père de la nation la dévisagea longuement avant d'hocher calmement la tête. Il préférait entendre honnêtement tout ce qu'elle avait à dire sur sa céleste renarde et de son potentiel à rejoindre la famille impériale de Miyong, car oui, il s'agissait d'une idée à laquelle l'empereur avait longuement songer et un fait que beaucoup de ses conseillers semblaient friands.

-À moins de m'en prouver le contraire soudainement, je ne crois pas la première princesse royale Sian Nyang apte à posséder le trône du Fenghuang de Miyong. Ces mots semblaient faire tomber une lourde ambiance dans la pièce faiblement parfumée par l'encens brûlée ce matin-là. Je crois que cette femme serait prête à déshonorer nos ancêtres en forçant de nouvelles traditions qui ne sont pas les nôtres ainsi que de vous forcer la main. Je sais ce que je vois, Votre Majesté, mon époux me regarde la même façon dont vous la fixez elle. Je sais aussi fort bien comment mon mari peut s'incliner devant mes caprices. Une relation entre Sa Grâce et vous-même est, à long-terme, vouée à l'échec.

Elle avait reçu la permission de parler avec franchise, alors elle ne s'arrêterait pas de si tôt.

-Si une alliance est aussi importante, prenez l'une de ses sœurs, n'est-ce pas pour cela qu'elle est ici présentement, pour vous présentez ces sœurs après notre période officielle de deuil? lui fit remarquer la princesse guerrière en soutenant le regard peu révélateur de son frère. De ces nombreuses princesses, il doit bien y en avoir une aussi apte à régner en tant que mère de la nation, de vous accompagner en tant que première épouse et souveraine du palais interne.


[Rp terminé]

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