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 Un monde de femmes [Solo]

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Sun Xian
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MessageSujet: Un monde de femmes [Solo]   Mer 26 Nov - 7:42


Mettant en vedette, Guan Yinping Huanghou, Zhuge Lin Pin, Tao Yurao Daying, Chen Yanyi Changzai.


Les femmes de l'empereur n'étaient pas très nombreuses, cela était un fait connu de tous, surtout de la part de la cour impériale qui, généralement, s'en indignait. L'empereur se devait d'avoir beaucoup d'enfants et surtout, plusieurs possibles héritiers et pour l'instant, cela n'était pas le cas. L'impératrice avait en effet, par le passé, réussi à donner un fils au fils des cieux, mais le garçon était décédé peu de temps après son premier anniversaire. Lin Pin, quant à elle, avait enfanté deux princesses pour Sa Majesté, même si celles-ci n'étaient pas des fils, il était quand même mieux d'avoir des princesses plutôt que rien du tout. Tao Daying n'avait jamais servi intimement l'empereur, la raison étant qu'il la trouvait beaucoup trop jeune à son arrivée au palais impérial. Ensuite, il y avait Chen Changzai, une jeune femme qui au cours de la dernière année, c'était fait très discrète au sein du palais des femmes. Déprimée et amère, elle ne sortait que rarement de son papillon et ne participait qu'aux évènements requérant absolument sa présence. Pourquoi tant de tristesse se dégageait de sa maison? Pour la simple raison qu'elle en était à sa troisième fausse couche. Les enfants de l'empereur étaient très importants, surtout aux yeux de l'homme concerné. À cause de ses tristes pertes, non seulement sa relation affable avec l'empereur s'était dissipée, mais aussi paraissait-elle incroyablement mal face à la cour impériale ainsi qu'à sa famille, une bien grave conséquence pour son incapacité à garder un bébé de l'empereur suffisamment longtemps pour le mettre au monde.


-Arrivée de Sa Majesté impériale, Son Impératrice! s'exclama la voix puissante d'un unique. Les trois membres du harem se levèrent immédiatement, puis firent le salut des dames parfaitement alors que la mère de la nation leur passait dignement sous le nez pour s'asseoir sur son siège couvert de soie dorée. Vous pouvez vous lever, dit-elle calmement en observant les jeunes femmes se relever élégamment pour s'asseoir sur leurs chaises attitrées. Sa servante personnelle se positionna à ses côtés et jeta un air un peu hautain aux autres servantes accompagnant leurs maîtresses.

-Bon matin, Votre Majesté, avez-vous bien dormi, la nuit dernière? demanda poliment la concubine impériale, Zhuge Lin avec un sourire serein. J'ai entendu dire que vous faisiez de l'insomnie ces temps-ci.

L'impératrice tourna légèrement la tête vers la place de Lin et lui força un sourire. Elle ne supportait pas la présence de cette belle dame qui lui rappelait toujours son incroyable fertilité et le fait qu'il avait déjà deux enfants de Sa Majesté pour la supporter dans le futur. Ah, si seulement elle n'avait pas perdu son fils, sa vie ne serait pas empreinte d'autant de haine et de regret.

-Je me suis reposée décemment, si cela vous inquiète vraiment, rétorqua la mère de la nation avec une pointe de sarcasme. Et bien, dites donc, Chen Changzai, on ne vous voit pas souvent, ces jours-ci. La dame concernée, visiblement fatiguée, hocha doucement la tête. Je suis désolé, Votre Majesté, ma santé ne fut pas très bonne au cours des derniers cycles et le médecin impérial a spécifié que je devais...me tenir éloignée des affaires de la cour et me reposer. L'impératrice leva sa tête et afficha une expression hautaine sur son visage. Vous reposer? C'est parce que vous vous reposez trop que vous avez perdu la faveur de Sa Majesté, lui fit remarquer l'impératrice méchamment. Nous sommes au service du fils du ciel, je vous le rappelle, il est de notre devoir de le distraire et de lui faire des enfants, qu'attendez donc vous pour vous attirer sa grâce?

Yurao baissa honteusement la tête, elle qui n'avait jamais réussi à attirer l'intérêt de Sa Majesté. Les doigts de l'unique changzai se crispèrent furieusement sur ses genoux, mais elle se contenta d'incliner tristement la tête, pendant que Lin redressait impertinemment la tête. Des mots peu sympatiques lui brûlèrent les lèvres, mais elle les ignora prestement. Cela n'était pas sa place de juger les mots de l'impératrice, toutefois, les femmes du harem étaient comme des sœurs et elle se devait de leur en venir en aide, si elle le pouvait.

-Votre Majesté, nous sommes généralement épuisée quand la saison froide arrive, tout comme doit l'être l'empereur, mentionna la jeune femme d'une voix douce. De plus, l'empereur n'a jamais été prompt à visiter souvent le harem, il viendra, en temps et lieu.

Le phénix soupira doucement, le bruit d'un rire sarcastique s'échappa brièvement d'entre ses lèvres avant qu'elle ne se tourne un peu plus vers Lin Pin et la foudroyer discrètement du regard.

-De bien belles paroles provenant de la favorite de Sa Majesté, cita l'impératrice sous un ton sentencieux. Quoique, vous êtes bien la seule qui peut nous assuré des envies de Sa Majesté puisque vous passez tant de nuits à ses côtés. Les joues de Lin rougirent légèrement, mais elle ne se laissa pas décontenancer par l'hostilité visible de la mère de la nation. Comment cette simple servante pourrait oser dire qu'elle connait les pensées de Sa Majesté, Votre Grandeur est l'impératrice, sa première épouse, il n'y a que vous qui le connaissiez vraiment. Ses paroles bien choisies calmèrent un peu la mère de la nation qui s'adossa un peu plus confortablement à son siège. Vous savez toujours aussi bien parler, Lin Pin. La concubine impériale inclina poliment la tête sous le faux compliment.

La servante de l'impératrice lança alors un ordre et de nouvelles servantes pénétrèrent dans la salon du phénix avec des plateau sur lesquels reposaient des tasses de thé fumante. Elles servirent le thé aux femmes de l'empereur, puis retournèrent prestement à l'entrée afin d'attendre pour de nouvelles instructions.

-Malgré vos difficultés à chacune de vous, je tiens à mentionner que vous ne devez absolument pas oublier votre devoir envers Sa Majesté, déclara l'impératrice. Je ne peux pas croire qu'il n'y a pas plus de princes et de princesses courant les pavés du palais. Sa Majesté a besoin d'enfants, m'entendez-vous? C'est la seule façon de stabiliser sa position en tant qu'empereur et d'assurer votre survie, me comprenez-vous? Sa voix se radoucit, puis elle jeta un regard emplit de compassion vers dame Chen. Yanyi Changzai, reprenez vous, mettez un peu de couleurs sur ce visage pâle et cessez de bouder Sa Majesté, un petit sourire pourrait assurer une nouvelle fécondation. Quant à vous, Tao Daying, je m'assurerai de parler de vous auprès de Sa Majesté lors de notre prochaine conversation, il est grand temps que vous vous mettez à concevoir.

Les deux dames concernées hochèrent la tête.

-Votre grâce est immense, Votre Grandeur, l'impératrice, répondirent-elles en chœur à la suite des paroles plus ou moins encourageantes de la mère de la nation qui ne cacha pas sa fierté. En ce qui vous concerne, Lin Pin, puisque nous sommes tous sœurs au sein du harem, peut-être pourriez-vous faire quelques efforts et parlez en bien de vos sœurs face à Sa Majesté, n'est-ce pas?

-Je, elle hésita, bien sûr, Votre Majesté, soupira la favorite de l'empereur, un peu vexée par ce que laissait sous-entendre l'impératrice. Cette simple femme ferait n'importe quoi pour venir en aide à ses sœurs. Elle leva la tête et cherche l'accord des autres femmes de l'empereur dans la pièce. Yurao lui adressa un grand sourire timide, mais l'expression de dame Chen était bien moins amicale, presque terrifiante.

Une conversation banale s'ensuivit, que des échanges sans importance sur ce qui arrivait à l'empereur, à son départ imminent pour les frontières de Miyong en compagnie d'un certain commandeur des Lunes Rouges de Soriyeo, puis des requêtes de l'impératrice afin d'économiser de l'argent au sein du harem pour faire plaisir à Sa Majesté. À la suite de cela, l'impératrice congédia les trois femmes respectueusement, précisant qu'elle était épuisée et souhaitait faire une sieste. Les dames firent le salut protocolaire, puis sortirent du salon sans demander leur reste. Quand l'impératrice ordonnait, les concubines se devaient d'obéir à son commandement. Elle était la maîtresse du harem.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Un monde de femmes [Solo]   Jeu 18 Déc - 22:11


Les dames de l'empereur sortirent de la demeure de l'impératrice la tête basse. Personne ne savait réellement se qui se passait derrière les sourcils de la mère de la nation. Tantôt gentille et généreuse, tantôt froide et impérative. Cependant, elle avait raison sur plusieurs points. L'empereur visitait rarement le harem malgré le désir de la cour de le voir avec un premier héritier mâle. La concubine impériale était considérée comme la favorite du fils des cieux, ses deux enfants, malgré qu'elles fussent filles, en étaient la preuve. Une prince était toujours mieux que pas d'enfant du tout pour conserver une sécurité au sein du palais impérial et avec un peu de chance, la faveur de l'empereur. Lorsque le dragon était attentif à une femme, alors une naissance s'ensuivait généralement.

Lin Pin, accompagnée de sa servante, se déplaça jusqu'à Chen Changzai qui avait prit un peu d'avance sur ses sœurs. La concubine impériale haussa la ton pour l'interpeller, mais celle-ci ne l'entendit pas ou alors l'ignorait-elle.

- Yanyi meimei, s'exclama la favorite de l'empereur qui accéléra le pas pour finalement tomber face à face avec la dame aux traits tirés par la mélancolie. Dame Chen la considéra de la tête aux pieds, puis observa les alentours, vérifiant qu'elles n'étaient pas regardé par des regards indiscrets. Des serviteurs vaquaient à leurs occupations habituelles un peu plus loin, mais ils étaient trop éloignés pour entendre la conversation qui s'ensuivrait.

-Ne m'appelez pas «meimei», Lin Pin, vociféra la dame un peu plus grande qu'elle. Nous pouvons bien paraître sœurs devant Sa Majesté et Sa Grandeur, mais nous de serons jamais amies, vous et moi, le ton violent de la dame secoua un peu Lin Pin qui se demanda ce qu'elle avait bien pu faire pour attiser le courroux de la femme devant elle. Je crains ne pas comprendre vos propos, Yanyi Changzai, répondit calmement la favorite qui recula d'un pas prudent. L'expression de dame Chen se transforma en une moue de dégoût et elle secoua doucement la tête. Vous vous pensez spéciale, Lin Pin? Elle toisa la mère avec une cruauté jamais aperçue auparavant, mais on pouvait apercevoir l'ombre de larmes reposer dans ses yeux. La malveillance m'a arraché trois de mes bébés, mes enfants! Son ton s'était légèrement haussé. Tu as tué mes enfants, Lin Pin!

La servante qui accompagnait la concubine impériale ouvrit la bouche, mécontente des propos haineux de la dame, mais Zhuge Lin pressa doucement sa main contre son avant-bras pour la tenir au silence. Alarmée par les accusations importantes de la dame, Lin Pin esquissa un geste de compassion vers elle, mais la Changzai recula prestement d'un pas.

-Comment pouvez-vous dire cela? rétorqua Lin à la suite de ses sombres accusations. Je ne vous ai jamais causé de tort, meimei, qu'est-ce qui cause tant de haine envers moi? Au cours des années précédentes, elle s'était toujours bien entendu avec dame Chen, mais depuis sa deuxième fausse couche, celle-ci s'était éloignée de la plupart des personnalités importantes du palais et lorsqu'elle avait perdu son troisième enfant, on pouvait dire qu'elle s'était complètement fermée à autrui, même à l'empereur. Les dieux ne font jamais rien sans raison, dame Ch...

La claque vola sans prévenir et Lin Pin chancela sur ses jambes tant la surprise et la violence du coup fut violent. Sa servante la rattrapa juste à temps avant qu'elle ne s'effondre par terre et c'est une expression alarmée et triste qu'elle lança à sa collègue, un main sur sa joue endolorie.

-À chaque fois que mon enfant mourrait, soudainement, tu te retrouvais enceinte! l'accusa méchamment la dame au visage déformé par la colère. Non, tu n'as pas tué mes enfants, tu me les a volé!

La favorite observa Yanyi, horrifiée par ses paroles méchantes et la violence de son geste. Sa servante la tenait fermement par les épaules, sa jeune maîtresse semblait être prête à défaillir. Comment cela avait-il pu arriver? Quand est-ce que leurs relations s'étaient détériorées à ce point? Depuis quand Yanyi Changzai pensait ainsi de sa personne? La violence entre concubines était interdite, mais cela n'empêchait pas certaines d'être sournoises ou de s'adonner à des gestes agressifs, de toute façon, les témoins ne parlaient jamais, de peur d'attiser les foudres de ceux qui se retrouvaient toujours au-dessus d'eux. Lin sentit sa servante qui lui frottait doucement les épaules.

-J'ai perdu mon troisième bébé, mon bébé à moi! se plaignit la dame dont les yeux menaçaient de déborder n'importe quand. Et maintenant je dois m'attendre à ce que tu annonces une troisième grossesse!

Par réflexe, Lin posa sa main tremblante sur son ventre plat. Certes, l'annonce d'une grossesse lui ferait toujours plaisir, mais si elle causait le malheur de la femme furieuse qui se tenait devant elle, elle préférait retenir sa joie pour l'intimité de ses appartements. Quand la concubine impériale remua les lèvres en tentant de dire un mot ou deux, Yanyi l'arrêta d'un geste de la main. D'ailleurs, celle-ci était sensiblement rougi par le coup qu'elle lui avait porté précédemment. Son corps frissonna en pensant au fait qu'elle s'était fait une ennemie au sein du harem.

-Pour des raisons de courtoisie que vous comprendrez certainement, nous nous présenterons bien face à l'empereur et à l'impératrice, mais en dehors de ces rencontres, je vous conseille de ne pas m'adressez la parole, Lin Pin, l'avertit froidement dame Chen en fronçant des sourcils et en se détournant légèrement. Votre présence est une malédiction, vous arrachez la progéniture de vos sœurs pour en faire la vôtre et vous ensorcelez l'empereur avec votre beau visage, votre sorcellerie ne sera pas impunie, je peux vous le garantir.

Était-ce une menace? Lin baissa tristement les yeux vers le pavé pendant que la Changzai s'éloignait furieusement. Pour une concubine, se faire traiter de sorcière était plus qu'une insulte lancée facilement, il s'agissait d'une sérieuse accusation qui pouvait lui causer de nombreux soucis non seulement auprès de Sa Majesté, mais aussi au sein de la cour impériale. La famille de dame Chen se feraient une grande joie de pouvoir rabaisser une rivale de l'une de leur fille dans l'estime de l'empereur, et ce, même si elle était tout à fait innocente. Heureusement, même si dame Chen osait s'en prendre la concubine impériale un jour ou l'autre, elle savait que ses enfants resteraient en sûreté. Premièrement, car l'empereur adorait ses filles et deuxièmement parce que la Changzai aimait les enfants et ne pourrait pas se pardonner de leur faire du mal.

-Jeune maîtresse, nous devons rapporter cet incident à l'impératrice, dit sa servante lorsque sa rivale fut suffisamment éloignée d'elles. Son comportement est disgracieux et n'est pas conforme aux règles des dames du harem.

Lin secoua doucement la tête et se redressa correctement, elle avait grandement envie de recevoir ses filles après cette rencontre.

-Non, cela n'est pas nécessaire, Yanyi Changzai est une femme triste et seule, nous ne pouvons lui en vouloir pour sa méchanceté, elle lança un regard autoritaire lorsqu'elle vit sa servante qui s'apprêtait à protester, je ne désire pas causer plus de mal dans le harem, cela ne causerait pas que tu tort à dame Chen, mais aussi à l'empereur et celui-ci n'a pas à avoir l'esprit préoccupé par une querelle entre ses femmes, me suis-je bien fait comprendre? Sa servante rougit, puis hocha timidement la tête. À ses yeux, la concubine impériale était la femme la plus vertueuse du harem de l'empereur de Miyong et méritait davantage la place de mère de la nation. Évidemment, elle n'osait pas dire une telle chose à voix haute, car cela équivalait à une trahison envers le phénix et causerait de sérieux ennuis à sa jeune maîtresse.


-Ne devriez-vous pas faire quelque chose concernant cette situation, Votre Grandeur? demanda la jeune femme à l'impératrice qui sirotait calmement sa tasse de thé. Quelques minutes plus tôt, l'une de ses nombreuses servantes était arrivée avec les informations concernant l'altercation qui avait eu lieu entre Yanyi Changzai et Lin Pin. L'évènement ne l'avait pas dérangé plus que nécessaire et elle s'apprêtait justement à en expliquer ses raisons à sa compagne. Il n'est pas nécessaire d'alarmer le palais pour une simple querelle entre deux concubines, commenta l'impératrice en observant son reflet vague sur la surface de son thé. De toute façon, si Lin Pin n'est pas venue me voir à ce sujet, cela signifie qu'il va nier les faits et cela ne servirait à rien d'agiter tout le palais des femmes pour faire sortir cet évènement au grand jour et qui sait comment l'empereur pourrait réagir!

Sa servante hocha doucement la tête tout en agitant gracieusement un éventail pour éventer le front fiévreux de l'impératrice.

-Si une personne ose s'en prendre à Lin Pin, nous pouvons être certaines que l'empereur mettra le palais à l'envers pour lui donner justice, clama la mère de la nation avec une certaine jalousie dans la voix, personne ne doit toucher à la favorite de l'empereur, mais je dois admettre que Lin Pin abuse rarement de son pouvoir, elle est... une bonne personne. Ce fait ennuyait un peu l'impératrice qui souhaitait tellement être en colère contre elle, mais il était très difficile de détester officiellement une femme telle que Zhuge Lin. Belle, éduquée et vertueuse, elle représentait fort bien ce que l'on attendait des femmes de l'empereur et en plus, elle possédait deux enfants du père de la nation, c'était déjà suffisant.

Soudainement, le phénix fut assaillit par une terrible quinte de toux. La première épouse laissa tomber sa tasse de thé et celle-ci se fracassa bruyamment sur le plancher, déversant son reste à ses pieds. Guan Yinping saisit son mouchoir de soie et toussa douloureusement dans le repli soyeux. La servante accourut à ses côtés, inquiète par le son que sa maîtresse produisait. Deux eunuques alarmés par la situation s'approchaient, toutefois la servante les chassa rapidement, leur ordonnant d'apporter de quoi nettoyer les dégâts causés par la tasse brisée. Une odeur sucrée s'éleva des débris.

-Tu dois prévenir mon médecin impérial, mais sois discrète, si une personne te pose des questions, prétends qu'il ne s'agit que d'un examen normal, commanda l'impératrice pliée en deux. La servante inquiète hésita à quitter l'impératrice, mais un regard furibond de sa part l'encouragea à obéir à ses ordres. Elle quitta les lieux tranquillement, ne souhaitant pas alerté qui que ce soit en aillant l'air trop pressée. Pendant ce temps, Yinping se redressa un peu, une main sur sa poitrine contre laquelle tambourinait son cœur agité. Lentement, mais sûrement, elle posa son mouchoir sur ses genoux et l'ouvrit. En silence, elle posa un regard vide sur la tache de sang qui souillait le tissu, puis leva les yeux au ciel en soupirant. Son corps était frêle et fiévreux, sa respiration difficile et chaque nouvelle bouffée d'air lui transperçait douloureusement la gorge. Ses doigts tremblèrent à l'idée que la maladie qui avait commencé à l'assaillir quelques mois plus tôt ne faisait qu'empirer avec le temps. Bientôt, elle ne serait plus en mesure de dissimuler son état.  

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MessageSujet: Re: Un monde de femmes [Solo]   Lun 19 Jan - 6:19


Quelques temps au cours de la mi-Naaok.


-Huánghòu niangniang, j'ai observé les activités de l'eunuque impérial, Chen Po, dit une petite voix dans le dos de l'impératrice épuisée. Un message et un présent est présentement en route pour Soriyeo. De plus, les rumeurs concernant le destin de la princesse royale de Soriyeo se sont avérées fausses.

Les yeux admirant la voie lactée, un sourire paisible ourlait les lèvres de la mère de Miyong. Elle ferma brièvement les yeux, puis inspira doucement l'air automnale. Elle expira tout en rouvrant ses paupières fatiguées. Son teint autrefois déjà pâle frôlait la couleur de la maladie et c'est à peine si elle sortait de son pavillon au grand jour. Afin d'éviter davantage de soupçons quant à son état de santé, elle rencontrait les femmes du harem a quelques reprises au cours d'un cycle et ajoutait des couleurs à ses joues creuses avec du maquillage choisi particulièrement pour lui donner un pincée de vie au visage.

-Il n'est plus nécessaire pour toi de me reporter ce genre d'information, souffla sereinement l'impératrice en portant une main à son cœur malade. De quel présent s'agissait-il? demanda-t-elle ensuite, curieuse de la générosité de l'empereur lorsqu'elle avait le dos tourné.

Sa fidèle servante s'avança d'un pas, les yeux respectueusement rivés au sol. Ses joues rosirent doucement sous la question, puis ses poings se crispèrent d'indignation dans le confort de ses manches amples.

-La soie d'un bleu clair, le cadeau reçu de la province de Tsi Laï Mung, au début du mois, l'informa la servante en baissant sombrement la tête. Un tel matériel aurait dû être offert à la mère de la nation!

Un rictus amusé déforma la bouche sèche de l'impératrice et celle-ci dissimula pudiquement celui-ci avec la large manche de son hanfu. Son rire délicat parvint aux oreilles de la servante qui, choquée, réprimanda poliment sa maîtresse.

-Un bien joli rouleau de soie effectivement, fit remarquer le phénix de l'empire qui utilisa un mouchoir pour essuyer les gouttes de sueur qui perlaient sur son front fiévreux. Toutefois, oublies-tu que le bleu n'est pas ma couleur préférée? Cela n'est pas une grande perte pour moi.

-Niangniang!

L'impératrice se tourna avec grâce, forçant la servante à reporter son regard sur le sol, ses plaintes maintenues à jamais dans le fond de sa gorge. Calmement, Guan Yinping s'approcha de sa bonne amie, puis lui saisit amicalement les mains. Ses doigts étaient glacés et son amie ne manqua pas de le remarquer. Elle voulut dire à sa maîtresse qu'il valait mieux entrer à l'intérieur et éviter le froid de la nuit, mais l'impératrice l'interrompit en prenant la parole. Sa voix était étrangement calme, emplit d'une paix qu'elle n'avait pas connu depuis longtemps. Dans ces yeux, la servante ne voyait ni haine ou frustration, seulement un état paisible digne d'un moine dans un temple.

-Mon amie, la nuit dernière, j'ai rêvé de mon fils, avoua doucement la maîtresse du harem. Il était heureux, là où il était, il jouait avec un ballon.

La servante cligna des paupières à deux reprises, incertaine de la façon dont elle devait interpréter les mots de la mère de la nation.

-Mon fils, il attend sa mère et bientôt, je le rejoindrai.

-Votre Majesté, non! s'indigna la servante en haussant gravement le ton avant de se faire intimer le silence par le doigt que Sa Grandeur avait posé sur ses lèvres. La dame de compagnie trembla, sachant fortement que l'inévitable se rapprochait plus vite qu'elles ne l'avaient toute les deux prévues. Le médecin auquel Sa Majesté s'était confié avait tout fait pour traiter le mal qui l'empoisonnait, mais celui-ci avait conclut qu'il s'agissait d'une maladie incurable et qu'il ne pouvait que la soulager de ses pénibles symptômes à l'aide d'une médecine devant être prise trois fois par jours jusqu'à... la fin de sa vie. La médecine rallongeait peut-être son temps de quelques semaines, mais l'impératrice ne pourrait pas tenir encore plus d'un an.

-Ne parle pas trop fort, ma chère amie, déclara Yinping avec un sourire triste. Le sablier de ma vie arrive bientôt à sa fin, toutefois, je me dois de survivre jusqu'à ce que ma mort soit utile à Sa Majesté.

La servante secoua doucement la tête. C'était la deuxième fois que le phénix disait quelque chose comme cela et les mots la torturaient cruellement. Comment la mort d'une personne pouvait être utile? La mère de la nation était sévèrement malade et pourtant, personne ne le savait! Elle avait promis à l'impératrice qu'elle garderait son secret jusqu'à ce que celle annonce son mal elle-même, mais la voir dépérir sans que personne n'ai connaissance de son sort lui arrachait sa volonté peu à peu. Si seulement elle pouvait le dire à l'empereur. Celui-ci ne possédait peut-être plus sa première épouse dans son cœur, mais il avait définitivement encore du respect et de l'affection pour la mère de son premier fils, même si celui-ci n'était plus de ce monde.

-Comment la mort de Sa Grandeur peut être utile à qui que ce soit? s'enquit la dame, les larmes aux yeux. Comment pouvez-vous dire de tels mots? Vous êtes la mère de l'empire, votre rôle est de soutenir l'empereur et de veillez sur le peuple!

Les mains moites de la servante réchauffaient les doigts gelés de Sa Majesté. L'impératrice baissa un regard affable emplit de compassion vers sa servante. Son amie depuis son enfance et une servante d'une rare efficacité. Parfois, celle-ci parlait trop vite, mais jamais ne disait-elle une chose sans une bonne raison. Elles étaient entrés en même temps dans le palais impérial et y avaient vécues toute les deux pendant quelques années. Maintenant, il étant temps pour la mère de la nation à être remplacée par une autre.

-Un rôle dont on veut me voir destituer, admit finalement l'impératrice en reprenant ses mains afin de se détourner paresseusement et reporter son attention sur le ciel nu de minuit. Le peuple jase, ainsi que les officiers de la cour impériale. Les rumeurs circulent à mon sujet et non celles tournant autour de mon état de santé. Elle interrompit d'un geste de la main sa servante qui désirait s'indigner à nouveau à voix haute. La cour impériale a toujours su trouvé son déplaisir dans le fait que je n'ai pas su offrir à Sa Majesté davantage d'enfants. Cela est ma plus grande honte et depuis la chute de mon cousin, ce mot lui donnait la nausée et n'arrangeait en rien le mal qui circulait dans ses veines, les gens sont mécontents de ma position auprès de l'empereur, même si nos deux familles n'étaient plus aussi liées depuis la mort du précédent empereur. Ma mort contentera la cour impériale et assurera la sécurité de ma famille.

L'amour filiale était très fort chez la mère de l'empire.

-L'empereur aspire à la paix et davantage à la prospérité de l'empire, pour cela, il a décidé de s'allier avec le maillon affaiblit du continent, c'est-à-dire le royaume de Soriyeo, si le trône de l'impératrice est libre, alors cela assurera une bonne alliance maritale, avoua-t-elle finalement en laissant ensuite son regard vagabonder vers une fontaine plus loin dans ses jardins. Ils ont tenté de donner une femme à l'empereur par le passé et ils tenteront à nouveau dans le futur. Un mendiant ne refuse pas une main pour le nourrir. L'empereur a démontrer peu de désir à être en compagnie de la gente féminine, mais Sa Majesté n'est pas idiot, il connaît très bien la politique et il était une homme de l'armée autrefois.

Elle essuya à nouveau la sueur sur son front brûlant.

-J'aiderai Sa Majesté jusqu'à mon dernier souffle, déclara solennellement l'impératrice. Cela est une promesse que je fais devant notre fils.

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