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 Bruits de couloirs, secrets d'alcôves : Dans les méandres du Palais (Solo)

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Suno Uji

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MessageSujet: Bruits de couloirs, secrets d'alcôves : Dans les méandres du Palais (Solo)   Mar 21 Oct - 17:45


Le palais ... Subtil décor de faste et d’opulence où tout ne semble que dorures et beauté. Cela est ce que voit celui qui ne sait que regarder. Celui qui sait voir et qui sait observer n’y verrait alors qu’un alléchant décor dissimulant cette tragi-comédie que représente la vie politique.
Pièce à cheval entre le Nô et le Kyōgen, elle est pourtant celle qui régit la vie des habitants de ce pays. Ceux résidant dans ce palais étant tour à tour, auteurs, acteurs, spectateurs et dindons de la farce.
On pouvait aussi le voir comme un lac avec ses eaux splendides et calmes où l’on se sentirait bien nager et flâner. Mais un proverbe conseil de se méfier de l’eau qui dort et ici il semble approprié. Sous la surface paisible de ces eaux cristallines se cachent des prédateurs à nuls autres pareil : les hommes politiques. On se méfie toujours des requins, des barracudas et autres prédateurs maritimes ou non mais l’on ne se méfie jamais assez d’un homme politique, pourtant ô combien plus dangereux.
Qu’il soit ministre, conseiller, gouverneur ou bien encore en bas de l’échelle politicienne, il ne faut jamais leur laisser la moindre opportunité d’attaquer et de se nourrir de vous. N’ayez jamais de pitié car ils n’en auront jamais.
Il faut savoir composer avec eux, les manipuler, s’en aider. Si vous avez de la chance, vous en trouverez un honnête et vous vous en ferez un ami fidèle. Cette espèce est rare, il faut en convenir mais pas inexistante. Il suffit de faire preuve de patience et savoir où chercher.

C’est ainsi que Leng se représentait ce lieu où il déambulait quotidiennement. Bien entendu, il se comprenait dans cette masse de prédateurs mais si l’on n’en est pas un soi-même alors votre espérance de vie est similaire à celle d’un lapin pourchassé par un faucon. Il faut également veiller à ne pas paraître trop dangereux, toujours se dissimuler et cacher ses véritables compétences. Ainsi personne ne savait que Leng était à la tête du meilleur réseau d’information du pays. Un réseau bien implanté, discret et particulièrement efficace.
Même si l’on avait eu vent de son existence, qui pourrait le soupçonner lui ? Lui le gratte papier portant continuellement sur son visage un sourire que beaucoup qualifie de béat ou de niais. Suno savait ce qu’il en était et souvent les remarques qu’il pouvait entendre le faisait rire. Les imbéciles et les fats sont pléthores en ce monde et plus encore à la cour. Qu’il est plaisant de se promener au sein des idiots quand ceux-ci se croient supérieurs. Il ne faut surtout pas les démentir, simplement les laisser parler et agir.

Leng s’acquittait de ses tâches avec efficacité et diligence, cela on le lui accordait. Son mutisme était tout à la fois loué et critiqué, d’une très grande discrétion ; certains pensant même qu’il était réellement muet ; il était toutefois difficile de savoir ce qu’il pensait. Mais il est des silences qu’il faut savoir faire parler et en cela le Commandeur était passé maître.
Le prêtre avait eu raison de pousser à son acclamation il y a de cela six années désormais. Il est vrai que depuis, Suno l’avait pris à son service et Leng n’appréhendait pas alors les possibilités que cette tâche pouvait lui apporter. Depuis, il avait changé et s’épanouissait ici bas. Les deux hommes avaient développé une amitié et une confiance mutuelle, ils se tenaient en haute estime et pouvait compter l’un sur l’autre en toutes circonstances.

Et depuis cette missive, Leng le prouvait encore une fois. Pour cette réunion du conseil, il avait du faire jouer quelques leviers et glisser quelques mots par l’intermédiaire d’autres personnes mais il semblait que cela avait fonctionné et suffit.

Depuis le retour de l’héritière, il suivait ses faits et geste avec attention, Suno lui ayant demandé. Toutefois, il passait inaperçu. Il avait cette capacité déroutante d’être une personne que l’on pouvait ne pas voir.
Sa discrétion le lui permettait mais cela venait également de sa personne, même en n’étant pas discret, on ne le voyait pas, on faisait comme s’il n’était pas là. Il était l’homme banal, que l’on oubliait ; volontairement ou non.

Dans son bureau attenant à celui de Suno, il rédigeait un message pour le tenir au courant des derniers événements et de l’avancée des missions qui lui avaient été confiées. Il utilisait un code qu’il avait mis au point afin de parler librement, code hautement simpliste mais en cela résidait la subtilité de l’idée, tellement évident que l’on n’y songerait pas.
Il n’omit aucuns détails.

Mon ami,

Je t’envoie quelques nouvelles de notre Royaume. Je ne sais quand et où tu les recevras mais j’espère qu’elles te parviendront tout de même.
La réunion du conseil a eut lieu, j’en avais averti quelques amis mais il semblerait que notre Princesse n’en ai pas eu besoin. Les votes ont suivi l’avis de notre Roi qui ne semblait guère dans son assiette, comme si ces propositions lui avaient été arrachées. Bizarre n’est-il pas ?

Leng sourit en songeant à l’ironie de cette question, il savait très bien pourquoi mais aimait assez user de cette figure de style.

Dès ton retour, je te ferais part de quelques bruits qui me sont parvenus aux oreilles. Ils ne cessent de bourdonner, dans une véritable cacophonie mais leur énonciation et leur dénombrement ne serait que trop fastidieux.
Je tenais aussi à te notifier la nomination de ton second, du moins en grade, le désormais commandant Choi Young. J’avoue que la mention de ce grade très peu usité m’a légèrement fait tiqué lorsque je l’ai entendu. Il me semble que je devrais regarder dans les archives si je désirais le retrouver. J’imagine que tu ne devais pas être au courant, c’est maintenant chose faite. Que ne ferais-tu sans moi, je te le demande.
Les gradés et responsables des Lunes Rouges ont également été convoqués par la Princesse. Elle leur a exposé les grandes lignes directrices de son futur programme et elles collent avec ce que tu m’en avais dit. Je te tiens au courant des prochaines évolutions.

Pour finir, sache que mes oreilles sont en pleine écoute et si les premiers murmures sont exacts, j’aurais, d’ici peu, quelques bonnes nouvelles à t’annoncer mon ami.

Que les Dieux te garde.

À la Vie. À la Mort.

Leng.



Il se leva et attacha le message à la patte d’un aigle majestueux. Il était fier de cet animal et pouvait s’enorgueillir de son efficacité. Il le porta à la fenêtre et le regarda prendre son envol. Il sourit puise détournant, il repartit vers les entrailles du palais pour y déambuler à sa guise.
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Suno Uji

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MessageSujet: Re: Bruits de couloirs, secrets d'alcôves : Dans les méandres du Palais (Solo)   Sam 25 Oct - 13:17


Remettant son durumagi par dessus son baji d’entrainement, Leng ne portait rien d’autre sur sa peau et le contact du tissu lui procurait une certaine sensation de paix. Excepté Suno, Dang Na et deux autres capitaines, personne ne savait qu’il était également un guerrier et c’était pour le mieux, on se serait alors méfié de lui, le petit gratte-papier à l’allure inoffensive, que l’on pourrait casser d’une pichenette. Qu’il aimait cette sensation d’impunité, toute relative, que cela lui procurait. Et pourtant, il aurait suffit que quelqu’un entrouvre son habit pour dévoiler un corps forgé par l’effort et les exercices.
Quittant le lieu où il s’entrainait, le même que Suno, dans les parties réservées de ce dernier, il alla jusqu’à son bureau. Il salua de la tête ceux qu’il connaissait, s’inclinant quand il le fallait, s’effaçant devant les plus puissants. Il était connu par un certain nombre de personnes, des plus puissants aux soldats et divers autres secrétaires. Parmi les plus importants, certains lui faisait l’honneur de l’appeler par son nom et de s’enquérir de lui, du moins de faire mine de s’y intéresser. Sincère ou non, cela était tout de même une certaine reconnaissance, à laquelle il ne pouvait prétendre normalement. Cela montrait une chose, son travail était reconnu.

Il avait écrit à Suno quelques jours auparavant, d’ailleurs ce dernier devrait bientôt atteindre les portes de l’empire Myong. Il avait réussit à obtenir les informations qu’il voulait. Des pillards s’en donnaient à cœur joie dans une des provinces du Nord et Leng savait désormais qu’elle était leur organisation, ainsi que leurs effectifs et où ils se cachaient. Il ne lui avait pas fallut longtemps pour réunir ses informations mais il en était tout de même fier. Ils s’attaquaient surtout à des villages de maîtres verriers, de parfumeurs et de forgerons. Le fils d’un des dirigeants de ces villes était à la tête de ces hommes.
Il avait expliqué tout cela à Suno et attendait son ordre pour mettre la machine en marche. Ce ne serait pas la première fois, ni la dernière, une certaine stabilité réapparaissant ainsi dans les provinces. Depuis le dernier Commandeur, ces opérations se passaient dans la discrétion la plus absolue, personne n’en avait vent. Les fauteurs de troubles à l’ordre royal étaient jugés, si on avait pu les avoir vivant, sinon et bien les dieux se chargeaient eux même de leurs jugements.

Il entra dans le bureau et vit son aigle perché sur son bureau ; Leng sourit en voyant qu’il portait plusieurs messages. Il déroula le premier rouleau, le second étant adressé à Zeng, un homme de confiance et brillant soldat, le troisième était également pour lui.
Leng lut le rouleau qui lui était adressé et sortit rapidement avec les deux autres. Il les glissa dans les pans de son durumagi et réajusta sa coiffure avec son pic. Il se déplaça rapidement, il ne fallait pas perdre de temps. Il trouva Zeng dans les quartiers des soldats.

Zeng ! On a besoin de toi.

L'homme tourna la tête vers Leng. Cet homme était physiquement son double sauf au niveau du visage bien entendu, il possédait tout de même plus de muscles que lui, du moins plus développés. Il avait une carrure assez impressionnante. Il se leva et se dirigea vers Leng. Ce dernier lui expliqua de quoi il retournait et lui fournit les deux rouleaux. Le capitaine, il avait ce grade officieusement, lut le premier et mit le second dans sa ceinture. Leng ne l’interrompit pas dans sa lecture mais pensait déjà à ce qu’il allait faire en retournant à son bureau.

Bien. Je m’en occupe.

Zeng siffla et deux hommes se levèrent et s’approchèrent. Il discuta avec eux à voix basse et ils partirent en courant, un vers les écuries, l’autre vers la caserne.

Je vais m’occuper des formalités de ravitaillement, vous aurez ce qu’il faut en arrivant là-bas.

Les deux hommes se donnèrent l’accolade et le capitaine partit rapidement. Leng était fier de ces hommes, fier de pouvoir les aider à accomplir leur tâche. Il attendait encore la réponse de Suno concernant une affaire de corruption mais il comprenait qu’il lui fallait plus de temps. De plus, il lui avait envoyé un second oiseau donc les deux animaux s’étaient sans doute croisés. Il en aurait des nouvelles dans les prochains jours.
Il retourna à ses affaires et rédigea une note pour le responsable de ces hommes dans ce secteur. Cette petite troupe était répartie un peu partout, d'ici ne partirait que quelques hommes, ceux présent. Le gros les rejoindrait sur la route, un message devant être arrivé pour leur demander de partir.
Le message partit diligemment. Il ne savait pas ce que contenait le troisième rouleau mais certainement l’ordre officiel. Un oiseau s’envolait de fenêtre, porteur d’un message contenant diverses instructions, quand il entendit une cavalcade. Regardant en bas, il vit trois hommes partir au galop, Zeng à leur tête.

Il sourit et se demanda comment la Princesse allait réagir ... . Une fois par an, le Commandeur ou bien lui, apportait un petit bilan au « Protecteur ». Une liste des fauteurs de troubles, de leurs crimes et des sanctions. Ni dates, ni lieu, toutes traces ayant été effacées. Ce dernier, en règle général, le lisait et acquiesçant, le brulait. Ainsi il n’en avait jamais entendu parler. Cela se passait ainsi depuis le dernier roi, depuis que le Commandeur de l’époque, Suo, avait mit ce protocole en place. Des actions minutieuses, ponctuelles et efficaces, n’attirant pas l’attention.
Toutefois, la Princesse semblait d’une autre trempe. Allait-elle approuver ces opérations ? Là était la question mais l’heure n’était pas venue. Pas encore. Depuis que Suno et lui s’en occupait, les affaires avaient été augmentées, son réseau de renseignement se révélant plus qu’efficace.
Leng secoua la tête et sortit du bureau, se dirigeant vers la bibliothèque. Il allait se plonger dans les archives comme il aimait à le faire.
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