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 Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)

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Sian Nyang
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MessageSujet: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Ven 3 Oct - 14:04

Suite de Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments.



Tandis que Tankishi tout sourire inclinait la tête a son approche. Sian Nyang se contenta de congédier ses gens puis de glisser un regard glacial dans le sien avant de prononcer quelques paroles d'une voix déterminée et indifférente, bien loin de ce qu'elle ressentait intérieurement, mais donnant pourtant illusion parfaite du contraire. " Je m'attendais a vous voir venir ici séance tenante et toute affaire cessante dés que l'on vous aurez remit le pli royal de Soriyeo. Il est navrant de constater que comme je le craignais, vous n’êtes guère en mesure de me surprendre." Sourire narquois, satisfait mais lui ne perd rien de sa superbe, quoi que peut être une légère surprise transparaît en ses yeux, mais si brièvement qu'il serait difficile d'en jurer. " Ainsi dont ma future épousée vous voila déjà au courant de la décision de vos frères me privant de la joie de vous l'apprendre moi même. " Les regards se heurtent, chacun sourit mais de sourires qui ne se ressemblent guère. L'un est vantardise, l'autre est glacial. " Vous m'excuserez de ne point être navré d'avoir mit un terme a vos envies de parader devant moi. Votre arrogance ne vous sied guère. Vous apprendrez que qu'importe les pouvoirs que vous pensez posséder, j'en possède de plus grands encore et que quand bien même vous m'avez prise dans vos filets, j'aurais toujours un coup d'avance sur vous. " Assurance parfaite, du moins illusion bien maîtrisée une fois encore.

Il s'approche, elle ne bouge pas. Son souffle la caresse. Elle tient bon, ne détachant pas son regard du sien. Il glisse ses doigts dans sa chevelure, jouant distraitement avec une mèche de ses cheveux, sourire aux lèvres. Elle le repousse du revers de la main sans pour autant s'éloigné. Il éclate de rire. " Tigresse, n'oubliez pas que je n'ignore rien du genre de pouvoir que vous possédez. Et que je sais également tout aussi bien comment les maîtrisé. " Sa main glisse vers le poignet de la princesse, jusqu’à rencontrés ce qu'ils cherchent, un bracelet avec lequel il joue subtilement. " Mais peut être vaudrait il mieux vous appeler ma renarde n'est ce pas ? " Le regard de la princesse perd un peu de son assurance, sa mine se pare de vulnérabilité sous le masque de l'indifférence. Il y voit une victoire mais il se trompe. Ce n'est pas ses mots a lui qui la touche. Une autre voix résonne en sa tête. Une voix douce et mélodieuse qui murmure des mots qu'elle n'entendra probablement jamais plus. " Ma renarde céleste. " " Je vous défends de m’appeler ainsi. " Gronde t'elle presque se sortant avec difficultés de ce souvenir cher a son cœur. Mais en un mouvement si rapide qu'elle ne put le prévenir, il glissa un bras sur sa taille pour l'attirer plus prés de lui. Puis son visage a quelques millimètres du sien, il murmura. " Vous serez bientôt mon épouse, il n'y'a guère grand chose que vous puissiez désormais me refuser. " La prise se raffermit sur sa taille, son visage se rapproche, ses lèvres s'approchent, prêtes a toucher celles de la princesse mais ne rencontrent finalement que le vide.

D'un mouvement habile et même sans user d'efforts, elle se défait de ses bras, fait quelques pas et le contemple hautaine, ne laissant rien paraître des frissons désagréables qui la parcourent. " Pour l'heure, je ne suis guère votre épouse, ni même votre promise alors veuillez gardés vos gestes d'affections feintes pour vous. " Il incline la tête, l'air faussement blessé puis lui tend le bras. " En ce cas princesse allons dont officialisez notre union de ce pas. Il est l'heure ou l'empereur reçoit les doléances, quel meilleur moment pour recevoir sa bénédiction. " Un soupir, elle prend sur elle. Il faut en passer par la, elle le sait. Elle glisse dont son bras sous le sien et tandis qu'elle s’apprête a avancer a ses cotés, il glisse son visage vers elle. Un visage curieusement sérieux, pour ne pas dire sincère, si cette pensée associée a sa personne n'était pas sacrilège voir blasphème en n'importe quel esprit le connaissant. " J'ai eu vent de ce qui vous est arrivé. J'ai souhaité vous visiter a de nombreuses reprises, mais l'empereur a fait barrage a cela. Sachez que je n'ai rien avoir avec cet incident et que si votre bourreau n'avait pas déjà eu a payé, il aurait eu a le faire de ma main. " Refusant de s'émouvoir sur cette voix soudainement douce d'apparence inquiète, elle se concentra sur le mépris qu'elle ressentait pour lui, se contentant de fixer l'horizon. " Devrais je m'émouvoir de cela ? Vous en être reconnaissante peut être ? "

Un sourire arrogant, voir un tantinet cruel mais aussi sonnant tel une dangereuse promesse, Tankishi retrouva l’attitude qui était d'ordinaire sienne. Intensifiant la prise qu'il avait sur son bras, il la guida vers la sortie du pavillon en déclarant d'une voix dangereusement doucereuse. " Viendra un jour ou vous ne pourrez plus feindre l’indifférence avec moi princesse ... Je m'y emploierais jusqu’à ce que vous suppliez que ça cesse et que je vous fasse mienne. " Elle eu envie de lui crier que cela n'arriverait jamais, mais son corps glacés d'horreur par ses odieuses paroles se refusa a lui permettre de prononcer un mot. C'est dont droite et aussi impassible que possible qu'elle se tint a ses cotés jusqu'a ce que dessine devant eux le pavillon principal. Ils furent annoncés rapidement et quand vint leur tour de paraître aux yeux de tous, elle s’efforça de paraître digne, son regard haut et fier fixer sur chacun .. Ou presque. Son regard fuyait une seule silhouette, celle dont elle sentait le regard a l'autre bout de la pièce. Un regard qu'elle ne voulait croisée de crainte qu'il ne lise en le sien, quelques supplications muettes. Des prières de lui venir en aide, qu'elle s'était refusée a formuler a voix haute mais qu'elle n'était pas sur que son regard saurait taire en l'instant.

Elle s'inclina en même temps que Tankishi, forcé par son bras qu'il retenait toujours captif sous le sien. Une fois tout deux redressés, son regard a elle toujours fuyant, mais sa mine ayant l'air déterminée et résolue, lui fixant l'empereur de toute sa superbe sous les yeux admiratifs de bon nombres de ministres avant de lever d'une main celle de la princesse et de l'autre un rouleau marqué du sceau royal de Soriyeo. " Votre grandeur les dieux m'ont bénis du plus grand des honneurs, puisqu'en ce jour  sa majesté royale de Soriyeo m'accorde la main de sa sœur bien aimée, la première princesse royale de Soriyeo, Sian Nyang. " Murmures appréciateurs. Le cœur de la princesse cogne durement contre sa poitrine. " Je viens dont a vous pour que mêlée a celle de sa majesté royale vous nous accordiez votre illustre et bienheureuse bénédiction. Puissiez vous nous l'accorder. " Suivant l'exemple du seigneur Guan père, un concert de plusieurs voies de ministres se firent entendre. "Puissiez vous la leur accordé votre grandeur. " Les supplications se poursuivant, la princesse soupira et ne put s’empêcher de chercher a accroché son regard dans le seul susceptible de lui accorder quelques réconforts en l'instant. Celui de l'empereur. Son destin était désormais scellé.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Mar 7 Oct - 0:41


Assis sur son trône, l'empereur Sun Liu Ma observa l'étrange pair qui se dirigeait vers son trône après avoir reçu la permission d'une audience. Son regard en partie dissimulé se posa sur le cousin de l'impératrice avec une hargne cachée sous une expression calme et posée. Son sang-froid ne le perturba pas et il se contenta d'admirer silencieusement la princesse de Soriyeo qui semblait se faire traîner de force par Guan Tankishi. Évidemment, ceux-là offriraient de biens joyeuses épousailles. Un époux trop content et une épouse qui ne souriait pas comme si elle s'apprêtait à être exécuter. L'exécution de sa liberté et la faculté de prendre ses propres décisions. Pour son bien à elle et celui des autres. Il se sentit légèrement vexé en s'apercevant que la princesse s'évertuait à éviter son regard, mais il ne pouvait lui en vouloir. Certaines circonstances rendaient la situation très inconfortable.

"Votre grandeur les dieux m'ont bénis du plus grand des honneurs, puisqu'en ce jour  sa majesté royale de Soriyeo m'accorde la main de sa sœur bien aimée, la première princesse royale de Soriyeo, Sian Nyang."

Il tiqua lorsque le fils de ministre mentionna «sœur bien aimée». Oui, en effet, le roi de Soriyeo ne pouvait avoir qu'un bel amour fraternel envers sa sœur en mariant celle-ci à un homme dont il ne connaissait rien du tout. Avait-il oublier que le mariage était une cérémonie pour joindre deux familles? Des murmures admirateurs et appréciatifs se firent entendre et l'empereur dû se faire violence pour ne pas ordonner fermement le silence. Une petite colère aurait tôt fait de satisfaire l'orgueil de Tankishi et agiter inutilement la cour impériale.

"Je viens dont a vous pour que mêlée a celle de sa majesté royale vous nous accordiez votre illustre et bienheureuse bénédiction. Puissiez vous nous l'accorder."

Des beaux mots qui ne voulaient absolument rien dire de la bouche d'un pareil individu. Guan Tankishi était fier, orgueilleux, narcissique, autoritaire et mielleux et il ne connaissait pas les valeurs de la piété filiale et la loyauté, des notions que sa famille avaient échoué à lui inculquer, visiblement. La seule bonne chose chez lui était un beau visage et une fortune qu'il n'avait pas été travailler de ses mains.

"Puissiez vous la leur accordé votre grandeur."

Ah, en effet, il devait répondre quelque chose. Une phrase polie, des félicitations respectueuses, dissimulées sous une bien belle hypocrisie qu'il détestait utiliser. L'empereur regarda les membres de la cour qui osaient quémander sa bénédiction pour l'union entre la princesse de Soriyeo et le fils de ministre. Certains étaient prosternés, comme le protocole l'obligeait lorsqu'il était question d'implorer quelque chose de la part de l'empereur, d'autre étaient redressés, visiblement peu enclin à un pareil mariage comme le frère de Zhuge Lin qui était sagement assit et qui refusait de se joindre à la masse et certains de ses collègues. Tankishi avait beau maîtriser l'art des pots-de-vin et des belles paroles, il n'avait tout de même pas l'entière cours impériale de son côté.

Les lèvres de l'empereur remuèrent, cherchant ses mots. Son visage demeura stoïque, en tant qu'empereur, il n'avait pas à sauter littéralement de joie pour exprimer ses émotions. Il se contenta de s'adosser confortablement à son trône, jugeant le cousin de l'impératrice de haut, l'air solennel.

-Les dieux ne donnent que ce que nous méritons, ministre Guan Tankishi, déclara habilement le monarque avec une politesse feinte. En ce qui concerne ma bénidiction...

Il marqua une pause, un bref moment d'hésitation, mais il n'eu pas le temps de reprendre ses mots, car les portes une personne fit soudainement éruption dans la cour impériale. Pourquoi Liu Ma n'était-il pas surpris de voir le capitaine Choi Young débarquer à nouveau avec violence? Les doigts de l'empereur se crispèrent sur ses genoux alors que des gardes se jetèrent sur le capitaine avec force, affolant l'entière cour par la même occasion. La voix du fils du ciel tonna subitement et il ordonna à ce que le silence règne. Il intima ensuite à ses gardes de se mettre au repos et laisser le capitaine tranquille.

-Une urgence, capitaine Choi Young?

Avec ce capitaine, il s'agissait toujours d'une urgence.

-Car si vous dérangez la cour pour des futilités, vous recevrez une punition digne de votre comportement et cela même si vous n'êtes pas mon citoyen.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Mar 7 Oct - 1:26

L'empereur avait a son sens un curieux sens de l'humour. -Les dieux ne donnent que ce que nous méritons, ministre Guan Tankishi, Ah vraiment, et bien Tankishi avait bonne pioche avec les dieux alors mais que dire de sa chance a elle ... Elle jeta un regard a son futur époux, agréable au regard, au moins il pouvait lui être accordé cela mais pour le reste .. Un frisson désagréable lui parcourra l'échine et elle reporta toute son attention sur l’empereur, retenant son souffle comme tout les présents en l'instant. Quelques mots de plus et son destin serait définitivement sceller de par la bénédiction de l’empereur. Elle y était résignée mais c'était sans compter sur l'intervention du capitaine qui fit une entrée remarquée.

Elle ne put s’empêcher de sourire quand elle vit les gardes s'emparer de lui, si le capitaine l'avait voulu, ils auraient tous finis aux tapis, pauvres fous qu'ils étaient. Il n'en étaient pas moins que son arrivée peu protocolaire suscitait l'étonnement de la princesse. Il n'aurait pas agit de la sorte sans une bonne raison. Un regain d'espoir se pressant dans sa poitrine, elle lâcha d'une voie hésitante. " Capitaine .. " Mais sa voix fut rapidement couverte par celle de l'empereur puis par celle de Tankishi. " Croyez bien que pareil comportements ne vous seront plus permit auprès de la princesse quand je serais son époux, qui êtes vous donc pour osé ainsi interrompre la bénédiction officielle de l'empereur. ? " La princesse soupira lourdement tant pour les propos de Tankishi que pour ceux de l'empereur d'ailleurs. Bon sang avaient ils dont tout deux oubliés que le capitaine relevait de sa propre autorité et qu'il faudrait d'abord en découdre avec elle avant de poser un seul doigt sur sa personne ? Les hommes est leur besoin de tout contrôler, mêlé a un ego surdimensionné et c'était a eux qu'il revenait de gouverner le monde ... 

Un regard vers Tankishi, puis vers le capitaine. La tension était monté d'un cran et ces deux la semblaient sur le point d'en découdre. Elle se détacha tant bien que mal de l'étreinte du bras de Tankishi, ce dernier occupait dans sa lutte silencieuse ne lui fit pas forte résistance, pour poser sa main sur celle du capitaine. Ce qui eu pour effet de lui faire reprendre conscience, il posa alors un regard lumineux sur elle avant d'afficher un grand sourire. Un sourire qui lui disait que tout irait bien. Une promesse muette mais réelle. Pourtant elle se refusait a y croire, trop consciente de l'amertume que représenterait un faux espoir. Mais ayant cure de cela, la voix du capitaine s'éleva bientôt, claire et confiante. " Votre grandeur si vous qualifiez de futilités le fait d'amener ici et devant vous la proclamation royale invalidant l'union de la première princesse royale Sian-Nyang et le seigneur Tankishi Guan alors puissiez vous prendre ma vie. " Son cœur tambourinant durement contre sa poitrine, la princesse eu grande peine a ne pas se jeter sur le document que le capitaine tenait entre ses doigts. C'était impossible, comment ... Tankishi lui n'eut guère pareille réserve, il s'avança menaçant. " Balivernes que cela, j'ai en ma possession l'édit royal m'accordant la main de la princesse, édit signée de la main royale du roi de Soriyeo et frère de la princesse. " Le capitaine le repoussa aisément, ne lui prêtant que peu d'attentions avant de tendre le rouleau qu'il serrait entre ses doigts a Chen Po qui avait accouru jusqu'a lui sur demande de l'empereur.

Le regard du capitaine s'accrochant un instant a celui reconnaissant de la princesse, il se détourna puis poursuivit. " Comme votre grandeur pourra le constater dans ce parchemin porteur du sceau royal de Soriyeo, le roi est revenu sur sa décision de marier a sœur au seigneur Guan après que le conseil est rejeté cette union a l'unanimité. " Le regard de la princesse se fit surpris, une décision du conseil. Cela ne pouvait être, pas sans quelqu'un derrière pour avoir organisé cela du moins. Quelqu'un connaissant son pouvoir secret sur les ministres et sur ce qu'aurait du être sa destinée. Et ce quelqu'un ne pouvait être que le capitaine. Il avait don œuvré sans qu'elle ne le sache. Ce dernier d'ailleurs continuait de plus belle, rayonnant dans ses explications tandis que Tankishi lui, hurlait a l’offense et au scandale. " Nul offenses en cela seigneur, il s’avère que l'empereur de Miyong ayant refusé la main de la princesse, d'autres empires pourraient se montrés plus ouvert a cela. Le roi consent dont a offrir la main de sa sœur aux maisons impériales de Kyang et du Tsian avant d'en offrir l'honneur a une famille sans couronne ni empire. " Une manœuvre subtile comme le compris la princesse. Une manœuvre qui ne durerait pas pour toujours mais qui avait le mérite de la sauver en l'instant. Néanmoins ses paroles pouvaient êtres aussi porteuses de grands malheurs et de problèmes autrement plus graves que son union avec Tankishi. 

Tankishi, ayant visiblement grand mal a se contenir porta néanmoins une voix calme et autoritaire sur l'assemblée. " Soriyeo avait donnée parole et voila qu'ils la reprennent. Est ce la le comportement digne d'un roi ? Digne d'un royaume ami ? " Des murmures scandalisés et appréciateurs se changèrent bientôt en cris de vocifération fidèles aux paroles de Tankishi.  Des paroles de mauvaises augures qui glacèrent le sang de la princesse. Elle ne serait pas l'objet d'une guerre destructrice ou d'un conflit entre Miyong et Soriyeo. Elle fit dont un pas vers l'empereur pour lui demander sa bénédiction et ainsi clore le débat, mais le capitaine se saisissant de son bras l’arrêta en murmurant. " Pardonnez moi cette offense princesse, mais je ne peux vous laissez compromettre mes efforts. Ayez confiance en nous votre altesse, j'ai fais le premier pas pour vous sauver, laisser lui terminer ce que j'ai entrepris. " En disant "lui", il parlait de l'empereur bien sur, nul doutes possibles. Retenant toujours la princesse, tandis que Tankishi finissait ses paroles qui laissaient présagés a un désir de guerre, le capitaine reporta son regard vers l'empereur et hocha la tête, comme pour lui sommer de montrer que lui aussi tenait a la princesse et qu'il ne la laisserait pas finir entre les mains d'un homme tel que Tankishi. " Votre grandeur, allez vous dont laissé un de vos sujets subir pareille honte de la part du royaume de Soriyeo envers lequel vous, vous êtes montré bon et miséricordieux. N'allez vous pas leur montré ce qu'il en coûte que de rompre une parole donnée a Miyong ? Il en va la de la réputation de notre empire. Serons nous faibles et soumis ou forts et défendant notre honneur."

Autour d'eux le silence se fit pesant, chacun retenant son souffle en attente des mots de l'empereur. Le capitaine lui même adressait une supplication muette a l'empereur, une bien différente de celle de la princesse qui accrochant désespérément son regard dans celui de l'empereur le suppliait de ne pas faire de choix inconsidéré simplement pour la sauver d'une union avec Tankishi. Elle qui s'était refusait a vouloir croire en un espoir d’être sauvé de ce mariage, mais l'avait pourtant dans le même temps espérée, venait aujourd'hui a se maudire de par le fait que son souhait égoïste puisse porter nuisance a l'amitié fragile et naissante entre Miyong et Soriyeo. Choi Young, qu'avez vous fait .. Votre grandeur, ne commettez pas pareilles folies .. Tankishi je ne serais pas votre prétexte pour détruire Miyong et Soriyeo .. 

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Ven 10 Oct - 6:07



"Croyez bien que pareil comportements ne vous seront plus permit auprès de la princesse quand je serais son époux, qui êtes vous donc pour osé ainsi interrompre la bénédiction officielle de l'empereur. ?"

L'arrogance de Guan Tankishi le fit sourire plus que prévu. Il pouvait bien être son époux, si cela devait être fait, mais il n'était pas un prince, son statu au sein de la société était bien bas à côté de la princesse royale et aînée de Soriyeo. Même mariée, elle serait, d'une façon ou d'une autre, supérieure à lui et ses serviteurs personnels étaient à son service. Sa valeur était plus grande que celle d'un époux d'une princesse et sa sécurité plus importante à long-terme malgré sa mauvaise relation avec ses frères au pouvoir.

"Votre grandeur si vous qualifiez de futilités le fait d'amener ici et devant vous la proclamation royale invalidant l'union de la première princesse royale Sian-Nyang et le seigneu Guan Tankishi alors puissiez vous prendre ma vie."

Des murmures fusèrent immédiatement dans la salle et l'empereur dû utiliser des forces surhumaines pour ne pas se lever de son trône, accourir jusqu'au capitaine et lui confisquer brusquement le document qu'il disait tenir en main. Il laissa cependant une horrible mais satisfaisante jubilation prendre possession de tout son être. S'il arrivait à conserver à peine son calme face à la nouvelle, Chen Po, quant à lui affichait un grand sourire impoli aux lèvres, mais il était l'eunuque impérial de l'empereur, il pouvait bien se permettre cette arrogance servile. La princesse dû avoir une réaction semblable à la sienne, car il la vit esquisser un bref geste désespéré vers le capitaine, mais elle se contenta de rester en retrait sagement. Il s'agissait d'une bonne décision, se hâter avec trop grande joie vers un document allant contre les envies de Tankishi aurait fait trop jaser. Évidemment, Tankishi, visiblement mécontent de la nouvelle, affirma que cela était impossible et qu'il possédait la permission royale du roi pour épouser sa sœur. Heureusement, le capitaine ne se soucia pas davantage de la présence du fils de ministre et il osa même le pousser gentiment hors de son chemin pour offrir le document dans les mains tremblantes de Chen Po qui avait accouru immédiatement.

"Comme votre grandeur pourra le constater dans ce parchemin porteur du sceau royal de Soriyeo, le roi est revenu sur sa décision de marier a sœur au seigneur Guan après que le conseil est rejeté cette union a l'unanimité."

L'eunuque impérial se dirigea ensuite hâtivement au haut des quelques marches séparant le trône du reste de la cour impériale. Liu Ma conserva une expression calme, puis se saisit du précieux document, et ce, en essayant de ne pas démontrer un grand sourire narquois envers Guan Tankishi. Le parchemin étendu devant lui, le souverain en lit le message tant désiré et il se permit une expression victorieuse, le visage dissimulé derrière le papier avant de reprendre son sang-froid et fermer le document. Le sceau royal était en place, à deux reprises même, le message était clair, mais le plus important est que sa céleste renarde n'épouserait jamais l'arrogant fils de ministre.

"Nulle offense en cela seigneur, il s’avère que l'empereur de Miyong ayant refusé la main de la princesse, d'autres empires pourraient se montrés plus ouvert a cela. Le roi consent dont a offrir la main de sa sœur aux maisons impériales de Kyang et du Tsian avant d'en offrir l'honneur à une famille sans couronne ni empire."

Les dieux avaient entendus ses prières et ses envies cachées. L'idée que la princesse Sian Nyang épouse un membre de la famille impériale de Kyang ou Tsian le réjouissait dans une certaine mesure, car à ses yeux, tout était mieux que Guan Tankishi, même s'il se doutait qu'il y avait pire individu que le fils de ministre.

"Soriyeo avait donnée parole et voila qu'ils la reprennent. Est ce la le comportement digne d'un roi ? Digne d'un royaume ami ?"

Pour l'amour des ancêtres, cet homme ne pouvait pas se taire deux secondes? Il fallait absolument qu'il crache son venin sur tout et n'importe qui. Cet homme se rendait-il compte qu'il ne faisait que s'humilier davantage encore? Liu Ma apporta deux doigts à sa tempe, visiblement embêté par la tournure que prenait la situation. Les hommes de la cour impériale regardèrent la princesse de Soriyeo, le capitaine, remontèrent jusqu'à Guan Tankishi avant de s'arrêter docilement vers le fils du ciel qui allait visiblement terminé la journée avec une migraine. Cela était un bon prix à payé pour la liberté de la princesse Sian Nyang.

" Votre grandeur, allez vous dont laissé un de vos sujets subir pareille honte de la part du royaume de Soriyeo envers lequel vous, vous êtes montré bon et miséricordieux. N'allez vous pas leur montré ce qu'il en coûte que de rompre une parole donnée a Miyong ? Il en va la de la réputation de notre empire. Serons nous faibles et soumis ou forts et défendant notre honneur."

L'un de ses sujets, vraiment? Aux dernières nouvelles, le fils de ministre était un individu trop arrogant pour servir convenablement son empereur. Il restait dans l'ombre à comploter avec les autres membres de sa cour qui étaient trop peureux et ambitieux pour suivre la voie de la politique honnêtement. Certains recevaient des menaces et d'autre suivaient le chemin de la richesse facile. Après un long moment de silence ayant pour but de mettre tout le monde sur les nerfs, l'empereur jeta un œil à Chen Po qui hocha doucement la tête, celui-ci partageant les mêmes idées que son maître. L'empereur esquissa un sourire discret, puis laissa son visage de marbre pour les paroles qu'il s'apprêtait à dire.

-Les dieux n'offrent que ce que nous méritons, Guan Tankishi, s'exprima l'empereur calmement, ce qu'ils ne donnent pas, tu ne peux le prendre de force. Le roi de Soriyeo est un fils du ciel tout comme moi et aux dernières nouvelles, un fils du ciel n'a jamais tort, car ces paroles ne sont que la volonté des cieux.

Son message n'était empreint d'aucune arrogance, en bon homme vertueux, Sun Liu Ma savait très bien que tout mortel était en proie à l'erreur et malgré son statut, son rang dans la société, son pouvoir et l'étrange chose qui rendait son regard si anormal, il se savait mortel comme n'importe qui d'autre, quoi que ce fait restait à prouver... À sa manière, Liu Ma était aussi un homme pieux.

-De ce que je sais, il était dans les plans du roi de Soriyeo de m'envoyer la princesse royale, la princesse Sian Nyang comme épouse, une offre que j'ai respectueusement décliné à deux reprises pour des raisons qui n'appartiennent qu'à moi, votre empereur à tous, dit-il solennellement en arpentant la grande salle de son regard ferme. Guan Tankishi, tu n'es pas un prince et malgré ton lien à la famille de l'impératrice Guan Yinping, tu n'es pas suffisamment relié à la famille impériale pour avoir l'honneur d'épouser la princesse aînée d'une famille royale.

L'empereur se leva de son siège doré et descendit tranquillement les quelques marches le menant jusqu'au sol de la cour impériale. Une fois en bas, il croisa ses mains derrière son dos. Les membres de la cour se mirent immédiatement à genoux, front contre terre, ne laissant plus que Guan Tankishi, sa renarde céleste et l'empereur debout. Le capitaine, quant à lui, avait simplement mis un genoux à terre, ce qui convenait amplement.

-Un sujet, répéta le monarque avant de faire un pas vers le fils du ministre, un citoyen d'un empire partage les mêmes valeurs que celui qui le gouverne et contribue à cet empire, comment? Ah oui, par la politique, l'économie, l'éducation... Zhuge Jin!

Le frère de la concubine impériale leva immédiatement la tête, son front se frottant un peu trop fort contre le plancher lorsqu'il releva la tête, une belle marque rouge trônait sur le joli front de celui-ci, mais il ignora la petite brûlure. Le dos un peu trop droit, il leva un visage alarmé vers son empereur.

-Je suis votre humble serviteur, Votre Majesté, s'écria-t-il bruyamment avant de perdre l'équilibre sur ses genoux. Il se releva aussitôt en prenant une pose plus adéquate. La maladresse de cet homme serait toujours en mesure de faire sourire le fils du ciel qui tourna sensiblement la tête vers lui.

-Quelles sont les valeurs que j'ai prôné au début de mon règne, ministre Zhuge Jin? s'enquit l'empereur qui fit un signe de la main afin de permettre au ministre de se lever en tout quiétude.

Zhuge Jin lança un regard sournois vers le fils de ministre avant de faire un grand pas vers l'avant et s'incliner respectueusement devant l'empereur. Il baissa humblement les yeux vers le sol après avoir osé un sourire discret vers la princesse de Soriyeo.

-Ce serviteur vous répond, déclara le jeune homme avant de poursuivre, après avoir monté sur le trône, Sa Majesté a fait clairement savoir à la cour impériale qu'il souhaitait que son empire soit en paix avec ses voisins et avec lui-même, que ses valeurs prioritaires étaient la paix et la prospérité du territoire ainsi que le bien-être de la population, car un peuple malade était aussi un empire malade. Sa Majesté désirait venir en aide aux plus démunis, aux veuves et aux orphelins et être en mesure de remplir les coffres impériaux sans avoir à être cruel envers son peuple comme ses prédécesseurs.

Zhuge Jin osa un bref sourire à la fin de sa tirade, puis s'inclina à nouveau humblement vers l'empereur avant de faire un pas vers l'arrière et s'agenouiller à nouveau lorsque Liu Ma lui fit signe que c'était assez. Cela fait, l'empereur avança à nouveau d'un pas vers Tankishi. La distance entre eux se faisait de plus en plus courte et il se délectait de l'expression qu'affichant l'arrogant personnage.

-Es-tu réellement l'un de mes sujets, Guan Tankishi? demanda l'empereur calmement. Depuis ton arrivée à la cour, tu n'as fait preuve que d'arrogance et ton inclinaison pour la violence est un fait connu de tous,  tu le prouve en ce moment même juste en me demandant de partir en guerre contre Soriyeo pour un fait que tu considères être une insulte face à l'empire, pourquoi, je ne me sens nullement offensé par la décision prise par le roi de Soriyeo. J'ai bien décliné leur offre en premier, je ne vois pas en quoi il n'est pas honnête de leur part de refusé à leur tour. Qui es-tu pour t'offenser de la décision d'un fils du ciel?

Un nouveau pas.

-J'inspire à la paix, tu demandes la guerre, j'inspire à la prospérité, mais d'après mes observations, la branche de ta famille a été un peu paresseuse quant il en vient à payer leur taxes, ne dis rien, Guan Tankishi, j'ai bel et bien trouvé les documents forgés mentant sur les taxes supposément payées, quoi que cela ne prouve pas effectivement que tu en sois coupable.

Des murmures offusqués se firent entendre dans la salle, mais ils se turent au moment où l'empereur les toisa fermement du regard. Il n'allait autorisé aucun commentaire avant la fin de son discours.

-La parole du roi de Soriyeo n'a pas été donné à l'empire de Miyong, mais à toi, ton choix de mot insinue que tu serais l'empereur, Guan Tankishi et tout individu se prenant pour l'empereur alors qu'il ne l'est pas est une trahison et la trahison est punissable de mort.

Des hoquets de surprise se firent entendre. La foule autour de lui s'agitait, mais même les plus curieux gardaient les yeux rivés vers le sol. Ils sentaient déjà que l'empereur était à bout de nerf et que n'importe quel commentaire pour leur coûter leur misérable vie.

-Un sujet de l'empire vient en aide aux siens, Tankishi, ajouta ensuite l'empereur, toujours avec une expression de marbre sur son visage, si tu désires vengances, je te conseille de prendre tes précieux mercenaires, oui, tu sais fort bien que quels mercenaires je parle, et tu peux aller faire la guerre avec ta trentaine de voleurs sur les terres de Soriyeo, mais Miyong ne sera pas derrière toi, j'encouragerai le roi de Soriyeo de te traiter selon ses lois à lui.

Un sourire sadique ourla les lèvres de l'empereur alors qu'il se retrouvait fièrement devant le fils de ministre qui ne possédait absolument rien pour se défendre contre lui et les nombreuses preuves qu'il possédait pour ses crimes.

-Un citoyen participe activement à l'économie de son pays et pourtant, tout ses biens et cet argent pillé dans les contrées sauvages, je ne me souviens pas d'avoir vu ses choses dans les coffres impériaux, il serait peut-être temps de me donner ce que tu me dois, il croisa à nouveau les mains dans son dos, une expression hautaine et noble au visage. Cependant, tu l'as toi-même affirmé, je suis bon et miséricordieux, ce pourquoi, plutôt que de te priver de ta vie indigne et celle de tes proches, je retire tout tes titres nobles, la propriété de ta famille et ses biens seront confisqués afin de payer vos dettes envers la nation. Ne me regarde pas ainsi, tu aurais dû faire preuve de piété filiale et demandé à ton père de cesser ses crimes envers le trône et arrêter les tiens par la même occasion. Puisque je un homme bon et vertueux, tout les biens volés seront restitué au mieux de mes capacités à ceux à qui ils vont de droit.

Le fils du ciel se détourna nonchalamment de Tankishi, adressant un bref regard conspirateur avec la princesse de Soriyeo avant de marcher vers son trône d'un pas militaire et fier.

-J'oubliais presque, je condamne ta famille et toi à perdre son nom, vous serez dorénavant connu sous le terme Zhū*.

Il monta les quelques marches, puis lorsqu'il reprit sa place longuement méritée, il jugea de haut le fils de ministre et tout autre individu dans la salle. Il allait se permettre de rire si quelqu'un osait prendre la défense du fils d'ancien ministre. Avec toute les preuves qu'il avait accumulé contre lui ou sa famille, aucun de ses alliés n'oserait prendre la parole pour lui et contre l'empereur. Tankishi dû sentir que ses alliés le lâchaient, car il jetait un regard mauvais à l'assemblée.

-Gardes, arrêtez le criminel Zhū Tankishi et sa famille, que mes ordres soient clamés dans la cité, tout ceux désobéissant à l'empereur se verront exilés si l'envie leur prend de prendre la défense de cette traître famille.


*Zhū - Mot signifiant «porc», nom attribué aux traîtres et aux criminels.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Ven 10 Oct - 9:27


La scène se déroula comme au ralenti dans l'esprit de la princesse, l'empereur s'approchant pas a pas de Tankishi, la cour impérial qui retenait son souffle, le capitaine qui plia genou a terre tandis que ne restaient debout que les trois protagonistes de cette sinistre mascarade. Ainsi dont elle était sauvée, du moins de ce mariage ci, de Tankishi. Alors pourquoi guère plus de soulagement que cela en son regard, en son être ? Sans doute par ce que celui qui fut momentanément son promis restait calme, arrogant, avec un quelque chose ressemblant a un sourire s'étirant sur ses lèvres, ce malgré les paroles de l'empereur et la déchéance tombant sur lui et sa famille. Il semblait bien trop serein pour quelqu'un qui venait de tout perdre. Bien trop. Un frisson glacer lui courba la nuque. Leurs regards se croisèrent et elle y lue la promesse cruelle de retrouvailles. Rien n'était fini. Du moins lui en semblait convaincu. Elle l'ignora ou du moins s'y efforça, tandis que ce dernier était emmené par la garde impériale. Il ne résista pas et eu même l'audace d'afficher une mine satisfaite, tout du moins après avoir envoyés quelques regards haineux a des alliés qu'ils jugés désormais inutiles car trop peureux pour s'opposer a l'empereur.

Les murmures allaient bon train. Certains ravis, d'autres contrariés. Puis il y'avait ceux qui regardaient leur empereur avec un regard mêlé de craintes et de respect. Elle même posa son regard sur lui. Cherchant a accrocher le sien. Le cœur serré et pourtant soulagé. Elle avait craint bien des choses pour lui, mais sous son calme apparent, il savait se montrer intraitable au besoin. Tout irait bien pour lui. Quoi qu'il advienne. Car c'était ainsi que cela devait être. Il était empereur. Fils du ciel. Rien ne saurait l'ébranler. Son regard s'agrippe au sien, plus qu'il ne devrait, comme si une part d'elle même avait deviné ce qui allait suivre. Ce que la capitaine avait encore a dire. Par ce que les choses devaient êtres ainsi. Il ne pouvait en être autrement. L'univers n'accordait rien de façon gratuite. Elle était libre de Tankishi, mais prisonnière de tant d'autres choses. Pour confirmer cela, la voie du capitaine s'éleva a nouveau. Entre ses paumes, reposait un autre rouleau, elle n'eut pas besoin de l'entendre pour en connaitre le contenu, mais pourtant les mots touchèrent son cœur plus qu'ils n'auraient dus. " En conséquence de la non union de son altesse royale la première princesse de Soriyeo Sian Nyang, avec la maison impériale de Miyong, le conseil royal demande a ce qu'elle regagne les terres qui sont siennes dans les plus brefs délais. "

Le capitaine lui adressa un regard désolé avant de poursuivre, bien conscient du triste fardeau qu'il posait sur ses épaules, un fardeau qu'il aurait aimé lui épargner sans pouvoir pourtant s’empêcher d'éprouver quelques soulagements a l'idée de la voir quitter Miyong. " En l'attente des nouvelles des empires de kyang et du Tsian quand a une union impériale avec son altesse, le conseil juge inapproprié qu'elle loge dans l'empire ou sa main fut proposée a un autre homme. " Les yeux de la princesse se ferment, rapidement et rien qu'une fraction de seconde tout au plus. Sa main se porte machinalement vers le bracelet qui pend a son poignet. Les chemins de la liberté lui sont arrachés. Prisonnière a nouveau. Marchandise. Son point se serre sur le bracelet. Qu'importe cela, elle ne rentre pas la même a Soriyeo. Elle rentre plus fort, plus apte a comprendre ce qu'elle est. Puis elle rentre avec une connaissance de certaines vérités qui l'aideront a palier a toute union non désirée. Décision est prise. C'est pourquoi c'est le visage parfaitement calme qu'elle écoute le capitaine conclure. " Si cela convient a la princesse, le conseil demande a ce qu'elle ait quittée Miyong dans un délais d'une journée suivant la réception de leur demande. " Il se tourne vers elle, il incline la tête, elle hoche la sienne puis son regard se tourne vers le trône impérial.

Ses yeux murmurent ce qu'elle ne peut pas dire, des au-devoirs muets, des paroles bienveillantes. C'est la, la dernière fois qu'ils se voient, pensée douloureuse, qu'importe, se convainc t'elle. Ils se sont déjà dit adieux.  Son regard s’accroche a celui de l'empereur dans cet instant qu'elle pense être le dernier. Elle le revoit la serrant contre lui, sa main glissant dans ses cheveux, ses lèvres sur sa peau ... " Conformément a la volonté des miens, je quitterais Miyong dans les plus brefs délais. Que votre grandeur prenne connaissance de l'immense joie que m'a procuré mon séjour en ses terres. Que nul n'ignore ma reconnaissance quand a l’accueil qui fut mien dans votre empire. Puisse a partir de ce jour, nos deux peuples êtres des amis et des alliés fidèles. Que l'avenir vous apporte longue vie, prospérité et bienveillance votre grandeur. " Elle s'incline, le capitaine fait de même. Ils se redressent a l'unisson. Elle se détourne a demi, son regard cherche une dernière fois celui qu'elle pense ne plus jamais revoir. Dans ses yeux se murmurent ce qu'elle ne peut dire a voie haute. " Prenez soin de vous votre grandeur, soyez heureux, puissent les dieux vous garder a l'abri de tout malheur et puissent t'il satisfaire ma toute dernière pensée égoïste a votre égare... Ne m'oubliez pas votre grandeur. " Cette fois, elle se détourne totalement. Un pas après l'autre, le capitaine suit ses pas. Les portes s'ouvrent. Elle sent un regard dans son dos. Un regard qui la fait frissonner. Un frisson qu'elle ne ressentira plus jamais. Les portes se referment. Ses épaules s’affaissent. Elle soupire. Ses lèvres retiennent un sanglot attristé. Elle se redresse. Elle reprend son chemin. 

.............

Elle marche un moment en silence auprès du capitaine, ce dernier lui jette ici et la des regards inquiets voir quelque peu contrarié, mais elle ne semble guère le remarquer jusqu’à ce qu'il pose genou a terre et prenne la parole. " Que votre altesse daigne me pardonner. " Elle le fixe un instant, encore trop aux prises avec les pensées qui l'agitent, des pensées qu'elle ne devrait pas avoir. Elle se fait violence. L'ombre d'un sourire vient marqué ses traits. " Que je vous pardonne de quoi capitaine, de m'avoir cacher vos attentions, vos manigances cachées ... " Les épaules du capitaine s'affaissent. Malgré un regard plus triste qu'il ne devrait, le sourire de la princesse s'épanouie. " Ou alors demandez vous mon pardon pour m'avoir sauvé d'une union avec un homme cruel et arrogant ? " Le capitaine lève un regard soulagé sur elle. D'un geste de la main, elle lui commande de se relever. " Il n'y a rien a pardonner capitaine, je vous doit plutôt des humbles remerciements .. "  Avant qu'il ne puisse l'interrompre, elle le fait taire d'un geste de la main. " Vous ne sauriez me refuser cette reconnaissance capitaine, je vous la dois comme il me semble que vous me devez quelques explications quand a ce tour de force que vous avez accompli aujourd'hui. "

Le capitaine se fait plus souriant, d'ailleurs a mesure qu'il parle il semble plus serein, elle ne peut s’empêcher de penser que leurs départs prochain de Miyong n'est pas étranger a cela. Il n'a jamais fait mystère de sa désapprobation a la voir sur ces terres. " Tout le mérite ne me revient pas votre altesse, si j'ai eu bon espoir que mon idée fonctionne et vienne a bout de cet accord insultant, cela n'aurait pas aboutie sans l'aide du commandeur Suno Uji. " Elle n'avait croisée l'homme qu'en de rares occasions protocolaires, mais désormais son nom lui était plus que familier. Elle avait eu l'occasion de le lire récemment, non loin du sceau royal de son défunt père sur l'édit qui faisait d'elle la souveraine légitime de Soriyeo. " Il me semble approprié de le remercier, tout comme vous. Choses que je ne manquerais pas de faire. De plus je tiens a m'entretenir avec lui. " " Il devrait en accord avec mon dernier message, nous attendre aux portes du royaume. " Hochement de tête satisfait. Ils sont maintenant devant le pavillon qui a été sien pendant quelques cycles. Son regard s'y pose. mélancolique. " Je sais que Miyong manquera a votre altesse, mais votre place n'est pas ici. " Elle ne répond rien, ici ou ailleurs, qu'importe sa place n'est nul part, pourtant elle laisse quelques chose en Miyong. Des regrets. Des regrets sur lesquels elle ne sait pas mettre de mots, mais qui lui sont néanmoins douloureux.

Elle entre dans son pavillon, il est temps de préparer son départ. Chaque serviteur s'agite a sa vue. Le capitaine reste en retrait. Il la regarde un moment. Sa main se glisse dans sa tunique et se serre sur un document. Un document dont il s'est saisit avant de regagner la salle du trône. Un document qu'il ne devrait pas posséder. Elle lui en voudrait si elle savait, mais il le fallait. Un soupir. Il se détourne. Il devait voir l'empereur.

...................

Il gagna rapidement le pavillon impérial. Son entrée s'y fait de manière calme et protocolaire, bien loin de ses entrées habituelles dont tout a chacun devaient se souvenir au vu des regards méfiants qu'on lui lança. Il attendit que l'empereur soit prêt a le recevoir. Il attendit qu'on l'annonce. Une fois face a l’empereur il s'inclina. Puis se redressant il lâcha d'une voix sérieuse et solennelle. " Que votre grandeur me pardonne cette demande, mais puissiez vous faire se retirer vos gens, j'ai a m'entretenir avec votre grandeur de choses confidentielles. " Regard déterminé, expression neutre. Sa main sort de sa tunique un rouleau. Il le dépose devant l'empereur. Le rouleau porte le sceau royal.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Mar 14 Oct - 4:53


Aujourd'hui marquait la chute du célèbre Zhū Tankishi et l'empereur avait bien du mal à contenir l'euphorie qui le prenait de force pendant que l'ignoble fils de ministre se faisait tirer vers la sortie par de nombreux gardes armés. Sur son visage flottait toujours son expression arrogante et l'ombre d'un sourire étira ses lèvres closes, laissant transparaître ses dents. Heureusement, il fut rapidement retiré de sa vue, mais Liu Ma ne put empêcher un frisson porteur de mauvais pressentiments remonter le long de son échine. Quelque chose lui disait que malgré la chute de sa famille et de son propre pouvoir au sein de la cour impériale, Tankishi n'avait pas dit son dernier mot. Le fils du ciel devait l'exécuter au plus vite. Les morts ne pouvaient pas causer d'ennuis aux vivants.

"Conformément a la volonté des miens, je quitterais Miyong dans les plus brefs délais. Que votre grandeur prenne connaissance de l'immense joie que m'a procuré mon séjour en ses terres. Que nul n'ignore ma reconnaissance quand a l’accueil qui fut mien dans votre empire. Puisse a partir de ce jour, nos deux peuples êtres des amis et des alliés fidèles. Que l'avenir vous apporte longue vie, prospérité et bienveillance votre grandeur."

Les voix s'étaient tut autour d'eux et le regard de l'empereur se posa attentivement sur la princesse de Soriyeo. Les mots prononcés firent lentement leur chemin dans son esprit et le seul geste qu'il fut en mesure d'accomplir fut un bref hochement de la tête. Son visage n'exprimait pas grand chose, ses lèvres formaient une ligne tout à fait neutre. Ses yeux, toutefois, brillaient étrangement. Une lueur porteuse d'un message inconnu et emplit de regrets qu'il n'arrivait pas à comprendre. Les deux invités de Soriyeo s'inclinèrent respectueusement devant lui et il fit un bref mouvement de la main pour leur permettre de partir. Chen Po s'approcha prudemment de son maître, ses pas frottant le plancher.

-Votre Majesté? s'enquit l'homme chauve avant de se taire subitement lorsque l'empereur leva la main en l'air. Sun Liu Ma ne voulait rien entendre, il pourrait penser au départ imminent de sa renarde céleste en temps et lieu. Dans son pavillon, en privé, loin des regards impatients et de l'attention indiscrète de ses nombreux ministres. Son sang-froid était bien son meilleur atout face à ses responsabilités impériales.


Confortablement installé sur sa chaise, l'empereur avait les mains crispées sur ses genoux. Dans son coin, l'eunuque impérial, Chen Po, observait sous souverain, une expression plutôt inquiète au visage. Des servantes s'aventurèrent autour pour nettoyer l'endroit. On époussetait rapidement, on remplaçait les fleurs fanées et on tentait de persuader le fils du ciel de manger un morceau. Un eunuque s'approcha et s'inclina face à son souverain.

-Votre Majesté, le capitaine Choi Young de Soriyeo souhaite une audience avec vous.

Le trentenaire se passa la main sur le front, massa ses tempes d'un geste distrait, puis ferma le parchemin déroulé sur son bureau. Il tendit la main vers une tasse de thé qui était placée sur le coin de la table depuis un temps incalculable. Il recracha sa gorgée discrètement en sentant le thé froid et dégoûtant se répandre sur sa langue. Il ne savait pas tout à fait cela faisait combien de temps qu'il contemplait ses papiers sans les voir, mais son thé était dorénavant froid et peu goûteux.

-Dites lui d'entrer, autorisa le souverain en passant ses mains sur son visage fatigué. Il reprit cependant contenance avant que le capitaine n'entre dans le bureau privé. Liu Ma redressa son échine et accueillit silencieusement le garde du corps de la princesse Sian Nyang. D'un certaine façon, il le remerciait de ne pas avoir fait autant de bruit cette fois-ci pour lui adresser la parole.

"Que votre grandeur me pardonne cette demande, mais puissiez vous faire se retirer vos gens, j'ai a m'entretenir avec votre grandeur de choses confidentielles."

L'empereur leva les yeux vers le capitaine debout. Sous les paroles du citoyen de Soriyeo, les servantes s'étaient arrêtées dans leurs besognes, s'étaient tournées vers l'intérieur de la pièce, tête baissées, attendant patiemment les ordres de Sa Majesté. Liu Ma ordonna à ce que tous, sauf Chen Po, désertent son bureau. Son visage se fit neutre, mais il adressa tout de monde un petit sourire affable vers le capitaine pendant que les portes de son bureau se refermèrent solidement derrière lui.

-Tout peut être dis devant Chen Po, affirma l'empereur qui n'autoriserait aucun refus de la présence de son plus fidèle ami et assistant, car en effet, l'eunuque impérial était bien plus qu'un serviteur normal. Son aide était précieuse et il pouvait toujours compter sur lui malgré ses commentaires parfois déplacés concernant ses sentiments envers la princesse de Soriyeo.

Le capitaine sorti un document de sa tunique, puis le déposa calmement devant lui. Intrigué par la présence du rouleau, l'empereur jeta un oeil derrière son invité pour être certain que les portes étaient bien fermées avant de poser la main sur le document. Il effleura l'objet et sentit immédiatement du matériel de bonne qualité. D'une qualité royale.

-Qu'est-ce que cela, capitaine? demanda le dragon en haussant un sourcil avant de délier le fil de soie autour du rouleau et le déplier devant lui. Son regard s'arrêta immédiatement sur le sceau royal. Il marqua une pause, regarda le capitaine, puis débuta sérieusement sa lecture. Son expression demeura calme aux premières lignes, puis vint la curiosité et la surprise. Une fois l'étonnement passé et après avoir relu une deuxième fois le contenu du rouleau, il s'adossa à son siège et leva un regard ferme vers le capitaine des Lunes Rouges.

-Pourquoi me dévoiler un document pareil, capitaine, cela n'est pas n'importe quel document de la part de n'importe qui, il désigna l'objet de son attention avec sa main alors que Chen Po regardait curieusement les deux hommes, les mains dissimulées dans les manches de son uniforme. Est-ce que la princesse est au courant de cela? Je parle bien du contenu de ce rouleau royal, mais surtout, sait-elle que vous le montrer à moi?

Ses sourcils se froncèrent.

-Que souhaitez-vous accomplir en me montrant ceci?

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Mar 14 Oct - 11:47


Quand l'empereur accorda a son eunuque en chef de rester, imposant sa présence comme sonnant tel un ordre, le capitaine tiqua. Soit l'empereur n'avait pas conscience de l'importance des informations qu'il allait lui remettre, soit il avait toute confiance en son eunuque. De toute façon, il était trop tard pour faire machine arrière puis l'eunuque connaissait déjà un autre secret de la princesse, un bien plus dangereux encore. Il sortit dont avec soin le rouleau dissimulé dans sa tunique et le glissa respectueusement devant l'empereur, la mine grave mais résolu. Tandis que l'empereur le déroulait avec soin, en découvrant le contenu par la même, le capitaine répondit a sa première question, tout en observant les réactions que lui causait la découverte des mots contenu dans l'édit royal. " Ceci votre grandeur est l'un des deux plus grands secrets de son altesse royale, vous connaissez déjà le premier, j'ai dont pensé que vous seriez prendre soin du second avec la même diligence."

Après ces quelques mots, il resta silencieux, attendant que l'empereur arrive au terme de sa lecture et ne lui demande quelques explications, ce qui ne tarda pas. Le capitaine resta droit, le regard inébranlable, il s'était promit de ne pas faillir, il en allait de l'avenir de la princesse et toute considérations personnelle étaient a mettre de coté .. Bien qu'en ayant conscience, cela n'en restait pas moins difficile. " Si votre grandeur veut bien m'accorder quelques minutes de son attention sans m'interrompre alors sachez que vous aurez réponse a toutes vos questions. " Il attendit que l'empereur acquiesce a cela puis il se lança. " D'abord permettez moi d'éclaircir un point, oui son altesse royale est au courant de ce document. Elle a la parfaite conscience de ce qu'il détient, bien que cela soit récent. C'est moi même qui le lui ai dévoilé il y'a a peine quelques cycles de cela. J'étais le gardien de ce secret depuis bien trop longtemps déjà et ce malgré moi. " Il jeta un regard inquiet vers l'eunuque, cet homme savait énormément de choses sur la princesse, un peu trop, tout comme l'empereur. Il avait été jusqu'alors le seul a tout connaitre d'elle, si bien qu'il ne savait pas si c'était de l’inquiétude qu'il éprouvait ou un certaine forme de jalousie. Pour l'heure il se garda bien d'y penser et retourna toute son attention sur l'empereur afin de poursuivre.

" Quand a mes motivations pour vous montrer ce document, elles se comptent au nombres de trois. Je pris par avance votre grandeur de pardonner mon audace, mais la situation et mes inquiétudes quand a l'avenir de la princesse ne me laissent d'autres choix que d'agir ainsi. " Du moins deux d'entre elles étaient guidées par cela, il ne pouvait néanmoins s’empêcher de penser que l'autre était quelque peu plus égoïste. " Ma première motivation est simple, vous la comprendrait aisément, elle est née de l'ambition de Tankishi Guan. Je pense qu'il n’oubliera pas ses inclinations pour la princesse. Chose déjà fort dérangeante en tant ordinaire, mais qu'adviendrait il si il venait a prendre conscience de cela ? " Le regard du capitaine se fit plus grave, voir quelque peu colérique, mais il se maîtrisa rapidement. " Imaginez vous quel genre d'influence il pourrait obtenir avec pareilles informations ? Probable qu'il pourrait même obtenir une nouvelle fois la main de la princesse mais de manière plus définitive .. Qu'adviendrait il alors ? " Le capitaine posa un genoux a terre, tête baissée. " Je sais que la princesse n'approuverait pas mes mots et que jamais elle ne vous aurait fait d'elle même pareille demande, mais je vous pris au nom de l'amitié qui vous lit a elle, de mettre fin a la vie de cet homme au plus vite. Il ne doit plus pouvoir l'approcher. Cela serait bien trop dangereux, tant pour elle que pour Soriyeo, voir même pour Miyong. " Un genou toujours a terre, il releva la tête pour poursuivre.

S'en venait sa deuxième motivation, celle qu'il craignait qu'elle soit un peu plus égoïste et sans doute la plus délicate a exposé, mais ne le devait il pas ? Un hochement de tête résolu et sa voix grave inonda a nouveau la pièce. " Que votre grandeur daigne pardonner mes prochains mots, ils ne sont pas la pour vous porter offense, mais simplement le reflet d'une crainte que je ne peux taire. " Il baisse la tête a nouveau, en crainte que quelques émotions malvenues ne se profilent dans son regard. " Je pense que votre grandeur m'accordera le fait que dire que la princesse royale vous est indifférente serait un parfait mensonge. " Conscient que l'empereur pourrait interrompre pareilles paroles, il poursuivit rapidement. " Qui pourrait vous en vouloir, n'y suis je pas moi même plus attaché que je ne le devrais. Si je me permets pareille honnêteté c'est pour obtenir la votre, bien que je ne vous demande pas de valider mes mots, juste de les écouter. La princesse aussi vous est fort attachée, quitter Miyong lui sera douloureux, bien plus qu'elle même ne le pense. C'est pourtant ainsi que les choses doivent êtres. "

Le capitaine posa son regard sur le rouleau offert aux yeux de l'empereur avant de le désigner d'un signe de la tête. " Elle ne sera pas reine, telle est sa volonté, car elle se préoccupe du bien être de son peuple et de leurs désirs avant de se soucier d'elle même, néanmoins elle aurait pue l’être. Elle mérite d’être la mère d'un peuple et ne peut dont finir simple concubine dans un harem, qu'importe qu'il soit celui d'un empereur. " Il posa son regard sur l'empereur, déterminé et sans faillir. " Si mes mots doivent me coûter la vie, peu m'importe tant que vous les entendez. Quoi qu'il arrive votre grandeur, je vous pris sur ma vie de ne rien entreprendre qui pourrait compromettre le départ de la princesse .. Laissait la simplement s'en aller ... " Il savait que ce qu'il demandait été audacieux et surtout cruellement difficile, car lui même doutait de pouvoir faire pareille chose, le demander était égoïste et pourtant comment envisagée que la reine d'un royaume puisse devenir simple concubine. Non au delà de la jalousie, son choix était le bon, ses paroles étaient justes, du moins devait il s’efforcer d'y croire pour sa propre tranquillité d'esprit. 

Ayant demander a l'empereur de ne pas l'interrompre avant qu'il n'en soit venu au terme de ses paroles, il en vint dont rapidement a la conclusion de ses mots, sa toutes dernière motivation, celle qu'entre toutes il était persuadé que l'empereur comprendrait et partagerait. " Avant de vous faire part de la dernière motivation qui est mienne et qui m'a conduit a cette démarche, je vais répondre a une question que votre grandeur m'a posé un peu plus tôt. Non, son altesse royale ne sait rien de ma présence ici, pas plus qu'elle ne sait que je vous délivre en l'instant un de ses secrets les plus grands. Néanmoins je suis tout prêt a affronter son courroux si j'obtiens de vous ce que je souhaite. " Le capitaine se redressa surplombant la table ou reposait le rouleau royal, de toute sa hauteur. " La demande précipitée des ministres quand a son retour a Soriyeo me donne quelques inquiétudes. Je ne croies pas que cela soit innocent. Qu'importe la décision de la princesse, je croies que bientôt tout son univers va trembler. Elle sera alors perçu comme un danger, une menace .. Vous êtes mieux placer que quiconque pour savoir qu'en politique ce qui est considéré comme une menace ne vit pas longtemps. C'est dont la le véritable but de ma démarche. "   Le capitaine inspira profondément avant de conclure.

" Si la menace que je perçois devient réalité alors j'aimerais que votre grandeur me permette d'utiliser son nom pour protéger la princesse, nul doute que si ses ennemis apprennent qu'un empereur connait son secret, ils y réfléchiront a deux fois avant d'envisager de la faire disparaître. " Il s'agenouilla a nouveau, mais cette fois c'est les deux genoux qu'il posa a terre. " Je ne suis qu'un humble serviteur, mes paroles vous sont insolentes et je sais que je demande plus que je n'en ai le droit, mais votre grandeur au nom de l'affection commune qui nous lit a la princesse, puis je vous demander sur ma vie et mon honneur de vous montrer tel son plus grand soutien si le besoin venait a se faire sentir ? Pour la garder en vie, m'accorderez vous une promesse qui fera frémir le nid de serpent dans lequel elle va pénétré sans s'en douter ? " Les yeux fixaient sur le sol, son cœur battant la chamade, la capitaine n'ajouta rien de plus. Son temps de parole était révolu, il avait accompli la mission qu'il s'était donné, restait a attendre les réactions et décisions de l'empereur. Cela le terrifiant au plus point, pas pour lui, pas pour sa vie, qu'importe que cela. Non, Toutes ses préoccupations allaient vers la princesse, quelle le veuille ou non, elle avait besoin d'un allié de poids. Sans pareille protection, combien de temps faudrait il avant que les premières tentatives assassinat n'arrivent, combien de temps ensuite pour que l'on cherche a savoir pourquoi elle survivait a chacune d'entre elle ? Et pour finir combien de temps pour qu'on découvre son secret et le moyen de la faire disparaître pour de bon. Au souvenir du corps meurtri de la princesse encore un cycle plus tôt, ses points se serrèrent. Oui, qu'importe qu'il y perde la vie, il fallait que l'empereur l'ait entendu, il en allait de l'avenir et de la sécurité de la princesse.

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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Mer 15 Oct - 6:35


" Si votre grandeur veut bien m'accorder quelques minutes de son attention sans m'interrompre alors sachez que vous aurez réponse à toutes vos questions. "

Le fils du ciel contempla le trentenaire se tenant devant lui. Il le jugea l'espace d'un instant en silence avant de faire un bref signe de la tête, un hochement simple et efficace. Il apprit aussitôt que la princesse royale de Soriyeo était tout à fait au courant du contenu du précieux document, mais il semblerait que l'information y soit aussi nouvelle pour elle que pour lui. Liu Ma tiqua en apprenant que le capitaine avait était informé de ce secret, plutôt important, depuis fort longtemps, mais il ne pouvait lui en vouloir. Visiblement, cet homme était fidèle à son pays et à la famille qui le gouvernait. Il était aussi un membre illustre des Lunes Rouges, une organisation qui était l'équivalent des Tigres de Miyong, protecteurs de Sa Majesté, l'empereur, c'est-à-dire lui. De plus, le capitaine Choi Young semblait être à sa renarde céleste ce que Chen Po était pour lui. L'empereur esquissa l'ombre d'un sourire à cette dernière pensée.

" Quand a mes motivations pour vous montrer ce document, elles se comptent au nombres de trois. Je pris par avance votre grandeur de pardonner mon audace, mais la situation et mes inquiétudes quand à l'avenir de la princesse ne me laissent d'autres choix que d'agir ainsi. "

Le dragon fronça des sourcils, mais ne dit rien. Il était fort curieux connaître ses trois raisons auxquelles faisait référence le capitaine de Soriyeo. Se rendait-il simplement compte de l'information qu'il partageait avec l'empereur d'un autre empire? Un empereur qui pourrait totalement devenir un ennemi dans un futur proche tout comme lointain. Il s'agissait d'une possibilité qu'un militaire et homme d'esprit comme Choi Young aurait dû penser par lui-même ou peut-être le faisait-il déjà. Peut-être avait-il compris, au final, que l'empereur de Miyong était un homme d'honneur. De toute façon, si Sun Liu Ma avait souhaité faire du mal à son voisin, cela aurait été déjà fait depuis fort longtemps, ou plutôt au moment où la princesse avait mise les pieds sur ses terres. Au moment où elle avait révélé ce secret qui l'habitait depuis sa naissance.

" Ma première motivation est simple, vous la comprendrait aisément, elle est née de l'ambition de Tankishi Guan. Je pense qu'il n’oubliera pas ses inclinations pour la princesse. Chose déjà fort dérangeante en tant ordinaire, mais qu'adviendrait il si il venait a prendre conscience de cela? "

Il tiqua à nouveau avant de prendre la parole d'un ton plutôt sec.

-Zhū Tankishi, le corrigea-t-il en le toisant, plongeant son regard en partie dissimulé dans les yeux luisant de capitaine Choi Young avant de reprendre le silence pour le laisser poursuivre. Il s'énerva à l'idée que même en cage, ce vil serpent devait encore être en train de comploter pour sa perte ou celle de sa renarde. Tankishi faisait partie de ses individus qui se pensaient au-dessus des lois des hommes et celles des dieux et qui n'apprenaient jamais de leurs bêtises. L'empereur serait aux premières loges lorsque le jour de son exécution tant attendu arriverait.

" Je sais que la princesse n'approuverait pas mes mots et que jamais elle ne vous aurait fait d'elle même pareille demande, mais je vous pris au nom de l'amitié qui vous lit a elle, de mettre fin a la vie de cet homme au plus vite. Il ne doit plus pouvoir l'approcher. Cela serait bien trop dangereux, tant pour elle que pour Soriyeo, voir même pour Miyong. "

En effet, la princesse avait beau détesté, maudire Zhū Tankishi de tout son être, elle n'approuverait certainement pas que le capitaine accélère la venue de sa fatalité. L'ombre d'un sourire sadique ourla les lèvres de l'empereur. Ce goût pour le sang se répandit sur sa langue et il se surprit lui-même de ses pensées horribles au sujet des diverses méthodes de torture qu'il voulait infligé au fils de ministre déchu. Ne s'était-il pas débarrasser de cette envie infâme de violence et de vengeance? N'avait-il pas trouvé la paix dans la philosophie, la musique et la religion? Certaines habitudes demeuraient inchangées même aujourd'hui...

" Que votre grandeur daigne pardonner mes prochains mots, ils ne sont pas la pour vous porter offense, mais simplement le reflet d'une crainte que je ne peux taire. "

Son sourire cruel disparu et il écouta la suite en silence.

" Je pense que votre grandeur m'accordera le fait que dire que la princesse royale vous est indifférente serait un parfait mensonge. "

Si une certaine gêne s'empara du fils du ciel, celui-ci garda son sang-froid, mais ne put s'empêcher de se racler la gorge de mécontentement. Oui, il avait bien senti que quelque chose le liait à la princesse depuis quelques temps, mais il ne voulait pas admettre la présence de quelconque sentiments romantiques, de la part de la princesse ou de la sienne. Il pensait que cette sensation qui le préoccupait était causée par le manque d'amis proche ou de présence féminine purement amicale. De son côté, Chen Po sourit niaisement en hochant vivement la tête en silence, les mots lui brûlant la bouche, l'envie de pouvoir répondre à cette insinuation pour l'empereur, mais il tenait à sa vie et se taisait donc.

" Qui pourrait vous en vouloir, n'y suis je pas moi même plus attaché que je ne le devrais. Si je me permets pareille honnêteté c'est pour obtenir la votre, bien que je ne vous demande pas de valider mes mots, juste de les écouter. La princesse aussi vous est fort attachée, quitter Miyong lui sera douloureux, bien plus qu'elle même ne le pense. C'est pourtant ainsi que les choses doivent êtres. "

Nouveau raclement de gorge embarrassé, mais l'empereur ne détourna pas son regard du capitaine. Malgré son appréciation envers lui et la princesse qui partirait bientôt pour rejoindre son pays natal, il ne voulait partager de telles pensées privées avec lui ou avec qui que ce soit.

" Elle ne sera pas reine, telle est sa volonté, car elle se préoccupe du bien être de son peuple et de leurs désirs avant de se soucier d'elle même, néanmoins elle aurait pue l’être. Elle mérite d’être la mère d'un peuple et ne peut dont finir simple concubine dans un harem, qu'importe qu'il soit celui d'un empereur. "

Chen Po fit brusquement un pas vers l'avant en criant un bref «Jeune impertinent!» mais Liu Ma leva instantanément la main en l'air pour le faire taire. L'eunuque impérial se renfrogna, laissa s'échapper un petit grognement mécontent avant de reprendre calmement sa place. Son expression était toutefois moins affable envers l'invité de Soriyeo. L'empereur trouvait ses propos quelques peu insultant, mais il n'était pas aussi susceptible qu'un simple sujet comme le capitaine pouvait penser. De toute façon, ses propos ressemblaient un peu à ceux qu'il avait entretenu avec la princesse, lors de leur balade dans les jardins entourant le pavillon où elle devait séjourner jusqu'à son retour chez elle.

" Avant de vous faire part de la dernière motivation qui est mienne et qui m'a conduit a cette démarche, je vais répondre à une question que votre grandeur m'a posé un peu plus tôt. Non, son altesse royale ne sait rien de ma présence ici, pas plus qu'elle ne sait que je vous délivre en l'instant un de ses secrets les plus grands. Néanmoins je suis tout prêt a affronter son courroux si j'obtiens de vous ce que je souhaite. "

Évidemment qu'elle n'était pas au courant de sa présence ici. Le fils du ciel commençait à comprendre où cette discussion allait finir, mais il ne dit rien, ne fit aucun commentaire. Il allait attendre jusqu'à la fin comme lui avait si humblement demandé le capitaine des Lunes Rouges. L'un de ses secrets les plus grands? Étaient-ils si nombreux? Il y avait l'état gumiho et en plus cela. Un secret aussi important que l'esprit renard qui habitait le corps et l'âme de la jeune femme.

" La demande précipitée des ministres quand a son retour a Soriyeo me donne quelques inquiétudes. Je ne croies pas que cela soit innocent. Qu'importe la décision de la princesse, je croies que bientôt tout son univers va trembler. Elle sera alors perçu comme un danger, une menace .. Vous êtes mieux placer que quiconque pour savoir qu'en politique ce qui est considéré comme une menace ne vit pas longtemps. C'est dont la le véritable but de ma démarche. "

En effet, tout disparaissais mystérieusement lorsque la chose ou la personne en particulier était considéré comme un danger. Durant le règne de Sun Liu Meng, le fou, les meurtres et les complots au sein de la cour impériale était devenus de telles choses courantes... plus que courantes même, la norme! S'il existait encore de la corruption aujourd'hui, des complots et des vengeances puériles entre les politiciens, cela avait été encore bien pire durant le règne de Sun Liu Meng. L'empereur refusait d'imaginer sa céleste renarde tomber dans un tel enfer. Il se souvenait lui-même des quelques tentatives d'assassinat envers lesquelles il s'était défendu. Visiblement, ils avaient échoués leurs tentatives puisqu'il était là aujourd'hui, dans la place qui lui revenait de droit, celle de l'empereur.

" Si la menace que je perçois devient réalité alors j'aimerais que votre grandeur me permette d'utiliser son nom pour protéger la princesse, nul doute que si ses ennemis apprennent qu'un empereur connait son secret, ils y réfléchiront a deux fois avant d'envisager de la faire disparaître. "

L'ambiance dans la pièce privée devint soudainement lourde. La bouche de Chen Po s'était agrandit de stupeur et restait carrément ouverte. Il fixa le capitaine, puis l'empereur, puis le capitaine à nouveau, ainsi de suite. Ses mots avaient sonné comme la mort elle-même. De son côté, l'empereur s'était simplement redressé sur son siège, s'était adossé fermement, puis avait posé ses mains sur les accoudoirs en lançant un regard sérieux vers le membre des Lunes Rouges. Ses sourcils frémirent sous la surprise de voir le capitaine qui se mettait sur ses deux genoux. Un signe de respect, mais d'imploration surtout.

" Je ne suis qu'un humble serviteur, mes paroles vous sont insolentes et je sais que je demande plus que je n'en ai le droit, mais votre grandeur au nom de l'affection commune qui nous lit a la princesse, puis je vous demander sur ma vie et mon honneur de vous montrer tel son plus grand soutien si le besoin venait a se faire sentir ? Pour la garder en vie, m'accorderez vous une promesse qui fera frémir le nid de serpent dans lequel elle va pénétrer sans s'en douter? "

La bouche de Chen Po était encore ridiculement ouverte. Il n'arrivait pas à en croire ses oreilles et on aurait dit qu'il commençait à manquer d'air tellement il était surpris. Finalement, il referma fermement ses lèvres lorsqu'il entendit son maître se déplacer sur sa chaise brièvement. De son côté, Liu Ma était perdu dans de grandes réflexions. Ses sentiments confus pour la princesse vinrent embrouiller le cour de sa pensée, puis vint le côté politique, économique, social et diplomatique. En considérant une telle promesse, il pouvait apporter une certaine sécurité avec une femme qu'il... appréciait beaucoup et respectait énormément, mais il pouvait se mettre à dos la famille royale de Soriyeo ou du moins, les mâles royaux qui prétendaient au trône. De plus, il s'agissait d'une décision qui serait prise sans avoir consulter ses conseillers ou la cour impériale. Il était le fils du ciel, ses mots représentaient les dieux parlant au travers de lui et pourtant...

-Vous me donnez bien peu de crédit, capitaine, commenta l'empereur simplement sur un ton neutre qui indiquait nullement son état d'esprit. En ce qui concerne le départ de la princesse, je ne comptais pas l'empêcher de repartir chez elle et encore moins faire d'elle une femme de mon harem. Vous avez une bien piètre opinion de l'empereur de Miyong. Ce n'est pas parce que je possède un harem que celui-ci doit être remplis de tous et n'importe qui, il marqua une pause, mais je dois vous avouer partager les mêmes pensées que vous au sujet de Sa Grâce. Je lui ai moi-même dit que son avenir était de porter du vrai rouge, quoique les coutumes du mariage ne soient pas tout à fait les mêmes chez vous, et d'être la mère d'une nation.

Chen Po, encore derrière, hocha vivement la tête à la suite de ce commentaire. Le dragon jeta un dernière fois son attention sur le rouleau royal qu'il referma, puis attacha avec le même fil e soie. Il déposa l'objet prudemment devant lui, au bord de son bureau avant de se lever. Il se dirigea vers une fenêtre, ne dévoilant que son profil pensif au capitaine.

-Votre demande, capitaine Choi Young, pourrait aussi fortement influencer mon empire, vous comprenez cela, j'espère? lui fit remarquer calmement l'empereur avant de reprendre silencieusement ses réflexions. Quelque chose lui disait que, au fait, il prendrait une décision influencée par des sentiments qu'il ne voulait pas admettre.

Il croisa ses mains dans son dos et ferma doucement ses paupières. Les mots d'un empereur faisaient en effet un grand poids dans une balance. Même si un citoyen de Soriyeo refusait de l'admettre, l'empire de Miyong était bien plus grand -et plus fort- que leur royaume, mais Liu Ma ne désirait pas d'un avenir basé sur des relations de rivalité et de haine mutuelle. Il n'inspirait qu'à la paix, la bonne entente et la prospérité. La princesse Sian Nyang était jeune, certes, mais elle était bonne et vertueuse, en plus d'avoir une intelligence à toute épreuve. Au fond de lui, il savait qu'elle pouvait être en mesure de régner aussi bien qu'un frère mâle, mais son souhait n'était pas d'être reine, ça il le savait aussi.

-Chen Po, son serviteur sursauta en entendant la voix soudaine de son empereur, apporte moi un rouleau impérial vierge, je dois écrire un décret.

L'eunuque impérial ouvrit de grand yeux étonnés, mais il ne se le fit pas demander à deux reprises. Il alla ouvrir l'un des tiroirs attachés au mur droit du bureau et en sortit un magnifique rouleau impérial dont le papier d'excellente qualité reposait magnifiquement sur du papier de soie d'or, la couleur de l'empereur et la famille impériale. Le serviteur déposa l'objet désiré sur le bureau de l'empereur et installa ensuite tout le matériel requis. Sun Liu Ma retourna s'asseoir solennellement, puis se saisit du pinceau de poil fin. Il réfléchit pendant quelques minutes au contenu de son message, puis il se mit à écrire. Une fois cela terminé, il signa son nom et ses nombreux titres.

-Pour avoir démontré ses nombreuses vertus et sa ténacité royale, l'empereur de Miyong consent à mettre la princesse royale de Soriyeo, fille aînée du précédent roi et père du royaume de Soriyeo, Sa Grâce, la princesse Sian Nyang, sous sa protection légitime. Les intérêts de celle-ci deviendront les intérêts de l'empire de Miyong si ceux-ci ne vont pas à l'encontre de la famille impériale ou de son peuple. Je consens aussi à respecter et à faire accomplir toute demande écrites et signées de la main et du sceau royal du père de la princesse Sian Nyang et précédent roi de Soriyeo si celles-ci ne vont pas à l'encontre des intérêts de l'empire de Miyong et de son peuple, lut-il à voix haute d'une voix grave, presque triomphante.

Il trempa le sceau de la famille impériale et le sceau de l'empereur et l'étampa à deux reprises chacun sur le papier. Il versa ensuite du sel pour faire sécher l'encre noire et rouge plus rapidement. L'empereur s'adossa fièrement à son siège, puis toisa le capitaine.

-En ce qui concerne Zhū Tankishi, celui-ci devrait être exécuté peu de temps après le départ de la princesse, selon nos protocoles. Des protocoles que j'ai bien sûr accélérer de bonne foi. Les traîtres ne devraient pas avoir le temps de se prélasser plus longtemps qu'il ne le faut avant la fatalité.

Il attendit quelques minutes avant d'enrouler son décret après que l'encre fut séchée et attacha celui-ci d'un joli fil doré. Le document même semblait dégager une pure aura impériale. N'importe qui posant ses yeux sur ce rouleau saurait immédiatement qu'il contient un message de la plus haute importance. Il ne restait plus qu'au capitaine de le conservé dans le secret et l'utiliser en cas de crise, lorsqu'il n'existerait plus aucune autre option pour aider sa renarde céleste.

-Il s'agit là de mon premier et dernier présent pour vous, Capitaine, j'espère que vous l'utiliserez soigneusement et en cas d'extrême urgence. Cependant, sachez que ma protection devra s'arrêter là, car je ne puis me mêler davantage de la politique de votre pays ou alors je serais aussi vilain que mon frère... et notre père avant nous, il indiqua le rouleau impérial de la main, je vous pris de le maintenir en sécurité.

Il lui fit signe de s'arrêter un instant avant de se saisir du document. Liu Ma fit reculer sa chaise, puis se pencha pour ouvrir un tiroir dissimulée derrière son bureau. Il en sorti un objet emballé merveilleusement bien dans un papier de soie d'or. Il jeta un regard embarrassé vers le capitaine avant de faire glisser l'objet emballé aux côtés du rouleau impérial.

-Lorsque vous serez à mi-chemin, veuillez donner ceci de ma part à la princesse de Soriyeo. Un humble présent de la part d'un homme attristé de son départ imminent. Dites lui de prendre soin d'elle et que des jours meilleurs viendront. Son bonheur est à porté de main.

Ses derniers mots avaient sonné tel une prophétie et l'empereur se contenta de sourire tristement au capitaine. Il lui ordonna ensuite calmement de prendre ce pourquoi il était venu le voir, puis lui lança des au revoir simples, mais polis et un hochement de tête. Sa renarde céleste allait le quitter, mais il allait survivre à cette perte comme il avait survécu aux précédentes. Oui, il allait continuer à travailler de son côté avec la feinte illusion que sa princesse aurait une forme de protection de sa part. Ne lui avait-il pas dit qu'il la laisserait s'exiler dans son empire si l'envie de se sauver lui prenait? Non, elle ne ferait jamais cela, mais ne sait-on jamais... Une fois que le capitaine eut quitter le pavillon de Sa Majesté, le fils du ciel se laissa choir sur sa chaise avec une lassitude qu'il ne reconnaissait pas.

-Chen Po, soupira-t-il, apporte moi du vin.

L'eunuque impérial voulu s'opposer à sa demande, mais se retint lorsqu'il remarqua le sourire triste qu'affichait l'empereur.

Oui... Votre Majesté, dit-il avant de s'incliner respectueusement et aller chercher la boisson désirée par l'empereur de Miyong. Son maître était un homme fort et vertueux, il serait en mesure de passer au-dessus de son chagrin. Une tristesse qu'il n'allait certainement pas s'avouer d'aussi tôt.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Hier pour toujours. Demain peut être. Aujourd'hui au-revoir. (PV)   Mer 15 Oct - 8:08


Aux premières paroles, le capitaine craint un instant de ne pas obtenir ce qu'il était venu chercher. Craintes justifiées, tout comme l'aurait été le refus de l'empereur de Miyong. Il n'ignorait rien du contexte délicat de sa demande, ni du fait que l'empereur doive d'abord penser a son peuple et aux répercutions que pareille alliance pourrait avoir. Néanmoins il avait misé sur l'affection que l'empereur semblait ressentir pour la princesse et bien que cela lui cause quelques jalousies inavouables, cela semblait avoir porté ses fruits puisqu'il l'empereur demanda bientôt a son eunuque en chef de quoi préparé un décret. Son soulagement fut palpable et immédiat, tant dans son regard que dans le relâchement de ses épaules. Il était bien peu de choses en ce monde, mais en possession d'un décret impérial, il se sentait plus a même d'accorder protection et sécurité a sa princesse.

Les mots de l'empereur furent plus que ce qu'il n'avait attendu, il inclina la tête respectueusement a leurs suites. " Votre grandeur que le ciel soit témoin de votre bienveillance a l'égare de la princesse. Bien que cela ne pusse être pour l'heure, je sais que si elle avait connaissance de vos mots et de ce geste pour elle, elle en serait touchée et infiniment reconnaissante. " Sur ces mots, il se redressa, le regard reconnaissant mais n'ayant plus besoin de supplications. Il accueillie les paroles de l'empereur concernant le traître Tankishi avec le sourire. Voila un poids supplémentaires en moins pour ses épaules et bien que la princesse soit plus altruiste que lui, il était persuadé qu'elle serait plus en paix se sachant libérer de cet homme infâme. " Je souhaite a votre grandeur que la suite de son règne se passe sans encombres et avec une engeance telle que celle de Zhū Tankishi, disparue de vos terres. "

Il regarda l'empereur enroulé le rouleau d'un fil d'or avec respect. " Vous avez fait plus que je n’espérais votre grandeur et croyais bien qu'en d'autres circonstances, jamais je ne me serais permit pareille demande. Croyais également, que jamais plus je n'attendrais quoi que ce soit de vous et j'espère a l'avenir pouvoir récompenser votre bienveillance envers la princesse. " Sur ces mots, le capitaine fit un pas en avant pour se saisir du rouleau mais l'empereur interrompit son geste d'un signe de la main avant de faire glisser prés du rouleau, ce qui ressemblait de toute évidence a un présent, ce que ses mots vinrent bientôt confirmés. Bien qu'il n'en laissa rien paraître, le capitaine tiqua tout en se maudissant intérieurement. Oui, l'empereur lui donnait bien plus qu'il n'avait attendu .. Un peu trop même .. Maudite jalousie.

Il prit avec respect le rouleau et le présent, remerciant l'empereur une fois de plus pour son geste mais aussi pour ses mots, promettant par la même de transmettre a la princesse ses dernières paroles avant de le saluer simplement mais respectueusement. Ensuite souriant, il se dirigea en hâte vers le pavillon du ciel clair ou la princesse devait s'activer pour leurs départs imminents. Chose, qu'il ne pouvait nié, le remplissait de joie.

..........................

Ses affaires étaient empaquetés avec soin, elle avait veillée a ce que le pavillon soit rangé et nettoyé de fond en combles, elle avait fait ses adieux aux gens que l'on avait mit a sa disposition depuis ses premières heures dans le palais impérial. Elle avait même récoltait émue et les larmes aux yeux, quelques courriers destinés aux proches de ses serviteurs, eunuques, femmes de chambres, de cuisine ect tous venus de Soriyeo en esclavage a l'époque du précédent empereur. Elle ne pouvait rien pour eux, ils n'étaient désormais ni de Miyong, ni de Soriyeo selon leurs propres mots, mais ils s'étaient fait a leurs vies et craignaient un retour dans un royaume ou il seraient vus comme désormais simplement comme d'ancien esclaves. Voila pourquoi elle n'avait pas évoquée avec l'empereur leurs possibles libertés, tel était la leurs choix. Si elle ne pouvait rien pour eux, elle ferait tout pour qu'a l'avenir, d'autres ne se retrouvent dans leurs situations.

C'est dont forte de cette promesse a elle même qu'elle les avait laisser prendre congés, voila déjà de nombreuses minutes. Nombreuses minutes qu'elle avait passée devant le pavillon a le contempler. Il lui sembla que le quitter était plus dure que cela n'aurait dut. Ce lieu était désormais chargé de souvenirs. Sous ses paupières closes se dessinèrent quelques images. Ses repas en compagnie de l'empereur, leurs discutions, leurs étreintes, les lèvres de l'empereur sur son front et une image plus magnifiques que toutes les autres. Elle le ventre arrondi, les bras de l'empereur glissait autour d'elle pendant que tout deux contemplait un petit garçon, portrait fidèle de l'empereur. Cela n'était pas un souvenir, c'était juste un songe, un songe troublant. Un songe précieux mais qu'elle porterait néanmoins tel un fardeau dans le futur, il était le reflet de ce qui ne pouvait être et ne serait jamais.

Un raclement de gorge discret se fit entendre, elle ouvrit les yeux qu'elle peut rougissante avant de se tourner vers un capitaine au regard concentré mais bienveillant. Un regard dans lequel elle pouvait s'appuyer en tout temps et c'est précisément ce qu'elle fit en l'instant, bien que son cœur sembla lui insinué sournoisement qu'elle eu préféré croiser un autre regard. Un qu'elle ne croiserait sans doute plus jamais. " Votre altesse, pardonnez moi mais il est temps de partir. Votre palanquin doit vous attendre a l'entrée du palais depuis un moment déjà ainsi que mes hommes. " Il avait raison, elle le savait. N'avait t'elle déjà pas que trop tarder ? Pourtant les paroles du capitaine l’agacèrent malgré elle, bien qu'elle n'en laissa rien paraître. " Vous avez raison capitaine, il est temps .. " Cela faisait déjà un long moment qu'il était temps.

Ils marchèrent en silence, lui laissant tout le loisir de s'attarder sur les paysages qui défilaient tout autour d'eux. Il y'avait chemin plus court, mais elle avait choisie l'itinéraire le plus long et cela avec une arrière pensée évidente que le capitaine ne pouvait ignorée, pourtant il ne fit aucun commentaire. Les jardins, ses promenades avec l'empereur, l'endroit ou elle lui avait sauvé la vie au détriment de son secret. Les moments a réfléchir prés de ce petit ponton lui étant devenu si familier qu'il était douloureux d'en quitter la vue. Puis vint le pavillon principal bordé par le pavillon impérial. Elle s’arrêta alors, fit quelques pas, laissant le capitaine en arrière puis s'inclina respectueusement. Elle savait qu'il ne viendrait pas. Un "il" qui représentait l'empereur. Un "il" qui ne lui avait pas même adressé un message depuis l'annonce de son départ. Pourquoi l'aurait il fait, elle n'était qu'une diplomate qui rentrait chez elle. Puis ne s'étaient ils pas déjà dit adieux. Si bien sur que si, se sermonna t'elle en se redressant, qu'importe ce que clamait le son douloureux de son cœur, il n'y avait nulles raisons a rester plus longtemps.

Elle se détourna, un pas après l'autre, suivit de prés par le capitaine qui après lui avoir adressé un regard, avait ouvert la marche sans un mot. C'était mieux ainsi, elle n'avait guère le cœur a parlé. Ils quittèrent bientôt l’enceinte fortifié de palais impérial. L'attendaient devant son palanquin suivit d'un chariot et son escorte de "Lunes Rouges". Après qu'ils l'aient salués respectueusement, tous visiblement ravis de reprendre route vers leur royaume, la capitaine voulu l'aider a monter dans son palanquin en lui tendant une main serviable. Elle se refusa a la prendre, non par fierté mais par la crainte qu'il ne sente la sienne tremblé. Elle monta donc la tête haute, bien que quelque peu encombrée par les pans de sa tenue. Quand le rideau de soie retomba pour la protéger de tout regards indiscrets, elle s'accorda quelques dernières pensées vers l'empereur. " Vous me manquerez votre grandeur, sans doute plus que je ne pourrais le permettre. Je ne regrette rien si ce n'est peut être l'idée que vous m'aurez probablement bientôt oublié. "

Ses paupières se fermèrent un court instant, quand elle les rouvrit, une larme fila au coin de son œil. Elle la recueillie d'un doigts se promettant que ce serait la, la dernière larme qu'elle verserait pour lui et pour Miyong. Plus ne serait pas convenable. Plus serait admettre ce qu'elle avait juré de se taire. Plus serait supporter le poids d'une douleur qu'elle n'avait pas le droit de connaitre. Le palanquin remua, ils étaient en route cette fois. Elle était princesse royale qui rentrait chez elle. Diplomate qui arrivait au terme de sa mission et cela était tout. Elle n'avait pas le droit de se voir telle une femme ordinaire qui laissait derrière elle un ami, voir bien plus .. Cela elle ne le serait jamais. Regard résolu, visage neutre, tête haute, Miyong était au passé et Soriyeo a l'avenir .. Du moins devrait t'elle s'en convaincre avant le terme de son voyage et c'est la sans doute ce qu'elle serait contrainte de faire tout du long .. Voir même bien après, bien qu'elle se défende d'avoir ce genre de pensées.  

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