Venez parcourir des contrées d'inspiration asiatique, en des temps reculés où régnaient les mystères, l'amour, les complots et la guerre.
 
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 A chacun sa fuite. ( PV )

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Tshona Tchung

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MessageSujet: A chacun sa fuite. ( PV )    Mer 1 Oct - 13:54



De la terre, de la poussière ... Encore de la terre et de la poussière, cela a perte de vue, tels sont les paysages qui se dessinent aux yeux de Tshona Tchung. Ils sont toujours les mêmes jour après jour. Les routes arides sont le paysage commun de toutes ses journées ou presque. Guère accueillant et pourtant synonyme de son foyer depuis de nombreuses années déjà.  Tant par contrainte que par choix. Si elle évite Soriyeo pour une raison évidente et le Tsian pour une raison encore plus évidente, rien ne l’empêche de parcourir a sa guise les empires de Kyang et Miyong. Rien si ce n'est sa propre lâcheté, du moins est ce ainsi qu'elle le qualifie. Quel autre nom, que de se refuser a affronter la crainte que d’être trop prés du Tsian, ne réveille en elle des souvenirs douloureux ? Si douloureux qu'elle se refuse d'y penser depuis 13 longues années déjà.

Apercevant un puits a quelques pas de sa position, elle descend de cheval, prends ce dernier par la bride et s'avance a pas mesurés, sans oublier de garder l’œil sur les alentours. Ont ne survit pas 4 années dans les contrées sauvages sans surveiller ses arrières. A moins d'avoir plus que la chance des dieux de son coté, ce qui au vu de son triste destin, elle ne se risquerait pas a croire posséder. Une fois son but atteint, elle attacha son cheval a l'un des piliers du puits puis s'assurant d’être seule, elle ôta son casque, laissant ainsi sa longue tresse retombait le long de son dos. Quand l'eau toucha ses lèvres, en même temps qu'une brise délicate venait courir sur sa peau, elle ne put retenir un soupir de contentement. La journée était particulièrement chaude, le soleil haut dans le ciel, donnant au port de l'armure et du casque quelques sensations désagréables de lourdeur et d'étouffement. Néanmoins, elle ne se priverait en aucunes façons de l'un ou l'autre.

Les contrées sauvages étaient le territoire des clans, pour la plupart agressifs, en soif de sangs, de bourses, de quelques aventures et ne rechignant certainement pas a s'octroyer de gré ou de force la compagnie de quelques dames. Elle n'avait dont nulle envie qu'une fois sa féminité découverte, un quelconque brigand imbus de sa personne ne se décide a vouloir la faire sienne. Pas qu'elle ne se croit pas apte a se défendre, elle maîtrisait l'art du combat enseigné par les "Lunes Rouges", l'élite militaire de Soriyeo. Néanmoins, elle n'avait pas non plus la vantardise de se croire supérieur a tout adversaire et encore moins quand les aptitudes de certains se mêlaient a leurs arrogances, comme c'était souvent le cas chez les hommes.  Souvent, mais pas toujours se rappela t'elle tandis qu'une petite voie intérieur venait lui murmuré "Choi Young". Son frère de cœur, son protecteur, son mentor, l'un de ses rares amis .. Un de ceux qu'elle avait perdue.

Un mélancolie familière menaçant de l'assaillir, elle remit prestement son casque, s’apprêtant a reprendre la route. Mis alors qu'elle se dirigeait vers son cheval, une odeur familière transperça l'air. Elle plissa le nez, nul doute a avoir. Du sang. Elle en reconnaissait la légère flagrance métallique.  Une petite once de fer. Curieusement une odeur non s'en rappelait celle des armes fraîchement sorties de la forge. Comme si l'une appelait l'autre. La lame appelant le sang, le sang appelant la lame. Elle en reconnaissait l'odeur en sa qualité de guérisseuse, médecin royal fut un temps mais aussi par le fait que sa propre lame avait déjà eu a faire coulé le sang. Jamais dans le but de tuer et toujours pour sa défense ou celle d'autrui, mais aussi jamais sans aucunes hésitations quand nécessité se faisait. La mort était pareille a la plus forte des médecines, a ne pas administrer a la légère et uniquement en cas de dernier recours. Un principe auquel elle veillait a ne jamais faillir. 

Elle trouva bientôt l'origine de l'odeur, un corps a terre, une flaque de sang l'entourant tel un halo macabre. Elle n'eut guère besoin de tâter son pouls pour le savoir sans vie. Elle le fit néanmoins, se baissant avec prudence, glissant ses doigts sur sa nuque, juste le temps d'un effleurement. Sans étonnement, elle le constata mort. Un bref coup d’œil et la cause lui sembla évidente, malgré un grand age apparent, ce n'était point la vieillesse qui l'avait emporté. Sur sa poitrine restait la marque béante d'une lacération portée par une fine lame, un katana sans doute jugea t'elle après un examen plus approfondi.  Elle ferma ses paupières, adressa une prière muette aux dieux pour l’âme du défunt puis se releva aux aguets. Son assassin rodait peut être toujours. Assassin, un jugement porté peut être hâtivement, mais nulles traces d'armes auprès du vieillard. Donc a moins qu'elle n'ait été voler ou qu'il se soit volontairement offert a la mort, le mot lui sembla adéquate.

Un frisson dans sa nuque, un bruissement apporté par le vent. Elle n'était pas seule.  Elle ferma ses paupières une bref seconde, tandis que sa main glissait vers la petite bourse de cuir qui pendait a sa taille, rencontrant bientôt le contact métallique qu'elle recherchait. Entre ses doigts se trouvèrent bientôt quelques senbon, aiguilles fines souvent enduites de poison, mais que pour sa part elle enduisait d'une puissante médecine créant l'inconscience. Fort utile pour prodiguer certains soins, mais tout aussi utile en tant qu'arme. En même temps qu'elle se tournait en un mouvement rapide avec l'aisance d'une danseuse, sa main envoya les senbon fendre l'air en direction de sa cible. Que la présence soit amie ou ennemi, qu'importe. Au besoin, elle demanderait pardon, d'abord les précautions ensuite les discutions.

Un tintement métallique autre que la mélodie habituelle et espérée lui fit ouvrir les yeux brusquement tandis que sa main se glissait sur le pommeau de son épée et que dans l'autre se dissimulait toujours quelques senbon. Derrière le voile de maille de son casque, elle plissa les yeux, seule partie de son corps visible aux yeux de tous, pour apercevoir celui qui avait contré son attaque préventive.

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Mer 1 Oct - 16:50

L'homme au kimono était au milieu d'une route déserte, autant au terme de vide humain que de paysage fatal et brûlant. Il ramassait des pierres, derrière une petite colline, quelques gouttes de sueur et de sang tombant avec fracas contre la poussière, soulevant de petits nuages de poussières étouffés par les liquides. En amassant ces rochers miniatures dans une grande toile, les événements de la journée repassaient sans cesse devant ses yeux, devant ses mains écarlates et brillantes, maculées d'un sang sec et à la sensation acide, qui dévorait votre âme.

Le voyageur revenait depuis quelques jours de Soriyeo, continuant un long pèlerinage qui perdurait depuis des années. La fin du mois approchait, et c'est en réalisant ce fait qu'il avala douloureusement sa salive, regardant vers l'horizon, en posant les premiers pas dans les contrées sauvages. Aucun incident au cours de sa longue marche droite et immuable, au cours de son voyage monotone et pourtant décisif. Jusqu'à aujourd'hui. La soif se fit sentir. Pas par lui, non. Par L'autre. Akashusen. L'heure du sacrifice était venu. Il avait repoussé au plus longtemps possible l'échéance. Mais rien ne pouvait changer cette morbide destinée. Un groupe de bandits de grands chemins fit son entrée sur la scène. Cinq. Cinq assaillants, cinq morts. Cinq âmes. Cinq offrandes qui firent ralentir la soif dévorante de la lame. Ralentit, mais non atténuée, le Rônin se laissa porter par le vent et le hasard, délaissant sa marche concentrée et fixée à une errance sans but. Le visage toujours grave et brut, il s'arrêta à un puits, qui semblait plus proche du fantasme que de la réalité. Lui aussi avait soif, mais d'eau. D'eau et non de souffrance, de tourment et d'injustice. La fraîcheur inattendue du liquide de vie lui fit sentir à quel point il était vivant. Pourquoi il se battait et sacrifiait tant de personnes. Pour qu'un plus grand nombre puisse garder cette sensation dans leur corps, sentir la vie parcourir leurs veines et la joie leur âme. Si pour cela il devait brûler pour la fin des temps, ainsi soit-il.

Les mains et le visages trempées, il se retourna et remontait son nez vers une silhouette, faisant dos au soleil. Un vieil homme se tenait ici, tremblotant et marchant rapidement avec l'appuie de son long bâton. Le Rônin se décala pour laisser place à l’ancêtre, qui voulait à son tour satisfaire son gosier aussi aride que cette route. Une fois fini, il remercia d'ailleurs l'ancien Samuraï. Fermant les yeux, et sachant le fait inévitable, il serra les poings et posa sa main sur la garde de son arme, sans la dégainer, un visage rempli de haine, de tristesse et de détermination. Un mélange des plus atroces dans l'esprit de Yoruichi. Un mélange le tiraillant, depuis bientôt huit ans...


"Je vois. Ainsi, c'est ici que mon histoire se termine, jeune homme. J'accepterais ma mort sans hésiter. Mais accordez une faveur à un ermite qui ne cherche que le savoir. Le savoir, justement.."

Laissant sa tête pointer vers le sol, honteux, il posa sa main sur l'épaule de l'homme, et se mit a marcher à ses cotés, l'aidant pour son déplacement devenu lent et difficile. L'eau avait dut donner un second souffle au vieillard.. Cette même eau qui aurait été son dernier plaisir, dans le monde des vivants. Il accepta la requête sans hésiter un seul instant. En marchant, il lui expliqua son histoire dans les grandes lignes, et détailla à partir de son tourment, il y a des années et des années de cela. Une fois l'exposé de sa vie démentielle finit, il s'inclina devant l'ancien, posant sa garde sur l'épée. Yoruichi, prit la parole, lui qui pesait chacun de ses actes et chacun de ses souffles, chacun de ses pas et chacune de ses pensées. Il s'agissait des dernières paroles qu'allaient entendre la quatre vingt quinzième victime, ce nouveau sacrifice. Au moins, lui avait promis Yoruichi sans pour autant aucune demande, il mourrait dans la dignité et sans souffrance. Mais au moment ou il allait ouvrir les lèvres, l'homme déjà mort au niveau de l'histoire du monde, souriait et utilisa un de ses derniers souffle.

"Ainsi, ma mort servira une plus grande cause que l'individualité.. J'en suis heureux, Samuraï. Je pars sans regrets."

En mordant sa lèvre, il plissa les yeux et dégaina son katana lentement, posant la pointe de ce dernier contre la poitrine du sacrifice humain. Il le regarda dans les yeux, un regard rempli de tristesse et de souffrance. Il n'avait plus le courage de parler.. Et pourtant, entre deux tremblements de ses cordes vocales, alternant haine et tristesse, il trouva la force.

"Ôter la vie d'un homme pieux et vertueux. Tel est mon fardeau aujourd'hui. Adieu, mon ami."

Sans un bruit, la lame glissa jusqu'à la garde, et se retira, seul son audible, celui du cadavre tombant sur le sol, soulevant un nuage de poussière aussi trouble que l'âme du Rônin. Rangeant son arme, il partit à la recherche de composants pour une sépulture décente. Et nous revoilà au point ou je vous avais laissé quelques minutes plus tôt. Les senbons frappèrent contre la garde du katana, et Yoruichi regardait l'être humain en face de lui, prêt a bondir sur lui. Il baissa son arme, tenant une toile remplis de rochers dans sa main gauche. Ignorant le nouveau protagoniste, il s'agenouilla pres du cadavre, et commença à creuser à même le sol, avec ses propres mains. Ses propres mains ensanglantés et déchires par de nombreuses cicatrices qui ne partiraient pas même lors de sa mort.

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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Mer 1 Oct - 18:04


Sa main délaissa rapidement le pommeau de son épée et pour cause, son adversaire, si tenter qu'il puisse être appelé ainsi ne lui accorda guère plus d'attention que si elle eut été un moucheron et encore un moucheron qui vous agace vous le repoussez. Lui se contenta simplement de l'ignorer. Restant malgré tout sur ses gardes, craignant la quelques ruses sournoises, elle l'observa un instant et le vit avec étonnement se diriger vers le corps sans vie qu'elle même avait contemplée un instant plus tôt. Elle le regarde un instant de plus, interrogative quand au curieux spectacle qu'il délivre a sa vue. Creusant a même le sol, ses mains tachant la terre de son sang, quoi que nul assurance qu'il s'agisse du sien. N'y tenant plus, elle inspire doucement et voila que décision est prise. Sa main s'éloigne définitivement de sa lame, néanmoins les senbon restent discrètement dans l'autre, puis elle s'approche a pas lent, de manière a ce qu'il ait bien conscience de son arrivée et qu'il n'y voit pas une attaque.

Presque a ses cotés, il ne l'observe pourtant toujours pas, tout préoccupé par sa tache qu'il est. Un pas de plus, elle le surplombe de toute sa hauteur. Son regard se fixe sur lui puis sur ses mains ensanglantés et enfin sur le corps non loin. Elle se baisse, sans mouvement brusque. Elle essai de capter son attention en vain. Le sang de l'homme couvre toujours la terre de sa trace rougeâtre. Elle range discrètement ses senbon dans sa bourse, un risque elle le sait, mais c'est fait. Elle pose ses mains gantées de cuir noir sur celles de l'homme puis sa voix s’élève, douce, bien que quelque peu étouffée par son casque, difficile alors d'y imposer un timbre, masculin ou féminin, cela est a son avantage. " Etes vous blessé ? Est ce vos mains qui saignent ? Si tel est le cas, permettez moi de panser vos blessures et ensuite nous creuserons ensembles une sépulture pour cette homme. " L'a t'il entendu, elle n'en est pas certaine, la pression de ses mains sur celles de l'homme se fait plus insistante jusqu’à ce qu'enfin elles cessent leurs triste besogne. Pourtant il ne la regarde toujours pas. Que fixe t'il d'ailleurs ? La terre ? Le trou a peine débuté ? Les gouttes de sang heurtant le sol en un bruissement a peine perceptible ? A moins que ce ne soit les mains qu'elle a posé sur les siennes qu'il contemple avec tant d'intensité.

Elle penche quelque peu la tête, histoire de capter son attention, peut être son regard. Il a triste mine, a dire vrai c'est tout son corps qui est le reflet d'un triste état. La fatigue est la, mais il y'a quelque chose de plus. Quelque chose qui va bien au delà de la marque laissé sur ses traits. Serait ce le poids de la tristesse ? Elle jette un coup d’œil au cadavre du vieil homme, toujours offert a la vue de possibles charognards puis son regard revient vers l'homme. " Faisiez vous route avec lui ? Avez vous étés attaquer ? " Une fois de plus, son regard le parcourt, comme le ferait un médecin, ce qu'elle fut jadis, pas de blessures visibles si ce n'est ses mains ensanglantés qu'elle tient toujours entre les siennes. Difficile de le cerner, il a l'air affligé d'un fardeau, accablé de douleur, celle causé par la perte de ce pauvre vieillard peut être bien ? Mais en même temps, il dégage un quelque chose qui effraie, un quelque chose qui lui murmure qu'il est potentiellement un danger, qu'il faut prendre garde.

Qu'importe, ses senbon sont toujours a proximité, tout comme sa lame. Offrant ainsi son aide, il est vrai qu'elle n'ignore rien de sa vulnérabilité, mais sa compassion pour le monde est la seule chose l'ayant faite se sentir vivante depuis trop d'années déjà, elle n'y renoncerait pas. Pas pour quelques peur. Pas pour un jugement qu'elle portait sur la simple vue d'un homme. Après tout l'apparence jouait parfois de curieux tour, n'en était elle pas la preuve ? Donc elle reste la, elle ne bouge pas, elle attends juste qu'il lui réponde .. Ou qu'il l'attaque .. Une fois encore qu'importe, elle est prête a affronter l'un ou l'autre. Vivre de la façon dont elle vit depuis si longtemps vous apprends une vérité aussi magnifique que cruelle sur l’être humain. Il est capable du pire comme du meilleur et a moins de tendre la main, nul moyen de découvrir de quoi est fait tout a chacun. " J'espère ne point vous avoir effrayé.." Cela elle en doutait, vu la manière agile et rapide dont il avait dévié son attaque d'un simple coup de Katana. " Je ne cherchais pas a vous blesser, j'ai agis dans un but défensif, il ne vous serez rien arrivé de mal si ce n'est une petite sieste forcée. " Crut elle bon d'ajouter encore afin que ne subsiste nul malentendu susceptible de pousser l'homme a prendre les armes contre elle. Que dire de plus, rien, il était a lui de prouver maintenant de quel coté il ferait pencher en ce jour la balance de l'humanité. Cet homme la était il capable du pire ou du meilleur ? 

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Mer 1 Oct - 23:46

A chaque fois que ce démon lui parlait, c'est comme si une armée de fantôme envahissait l'âme et l'esprit de l'hôte. Il était le seul à l'entendre, le seul subir la tourmente de la possession, pour peut qu'il soit le seul à toucher la lame, et si elle était proche de lui. La lacher serait si simple. Partir pour ne plus jamais revenir. Mais si il faisait sa, tout ces sacrifices auront été vain. Un monstre trouverait l'arme, et en concordance d'envie de chaos et de sang, le prochain hôte et Akashusen utiliseraient ce monde comme un terrain de jeu, un enfer sans fin, ou seul la soif de sang et de meurtre subsisterait. Il ne s'était jamais considéré comme tel, mais seul un esprit fort pouvait contenir, du moins en partie, un démon de sa puissance. Ne pas succomber à son influence était un véritable tour de force. Néanmoins, la soif devait être apaisée.. Moins il avait soif, moins son influence était grande. Plus Yoruichi attendait avant de nourrir la bête, plus il s'exposait à ce démon.. Il devait se retenir le plus longtemps possible pour éviter le plus de sacrifice. Mais rien n'est simple. Rien ne l'est. Il est lui même sans l'être. Pour le bien de tous, il devait faire le mal de chacun. Pour la survie de beaucoup, il devait en tuer certains. Pour son salut, il devait en anéantir un seul.

"Allez, tue cette femme ! Un deuxième sacrifice dans la foulée, sa fait pas de mal ! Allez, j'ai encore un peut de place !"

"Ainsi, vous êtes de celles qui veulent savoir, de celles qui ne partent pas sans avoir leurs réponses. C'est moi qui ai tué cet homme. Il ne le méritait pas. Personne ne le méritait."

"C'est tout ? Tu vas juste lui raconter ce tissus de pureté imbécile ? Tu me déçois ! Maintenant elle va te tuer, te tuer mon réceptacle, mon outil de haine et de beuverie ! Défend toi ! Tue la avant qu'elle ne bouge le petit doigt !"


"Ceci est mon fardeau. Laissez moi. J'oubliais.."


"Encore ton sang si infect ? Pouha ! Tu me dégoutes. Si je ne t'aimais pas autant, je te mépriserais tu sais.. Oh attends. Mais je te méprise."

La voix invisible auditivement pour les autres tapait le crâne de Yoruichi, martelant ses pensées, sans pour autant les influer. La seule chose "utile" qu'Akashusen lui donna comme information fut la nature de la personne partageant ce coin si immense du désert silencieux et chaud. Plus tôt, lorsque les mains de l'inconnue tenaient fermement les siennes, il stoppa sa morbide œuvre, sans savoir vraiment pourquoi. Il regardait ces parties de son corps, ressemblant a de véritables paluches sous ces gants de cuirs. Sortant de ses songes, il dégaina son katana, toujours à genoux, pour empoigner l'arme par la lame d'acier. Du bout de cette dernière, suite à un son métallique et presque strident, lorsqu'il sortit Akashusen de son fourreau, il fais une légère et profonde entaille dans son avant bras, entre deux veines, évitant l'artère. Laissant son propre sang couler le long de la lame, il la rangea, observant la légère mutilation auto-infligé, avant de se tourner vers son interlocutrice. Il la toisa, le visage grave, haineux mais non envers elle. Le soleil frappait fort, faisant sécher lentement le sang du défunt, qui se mélangeait au préalable avec la poussière, la terre et le sable de l'environnement. Impossible de définir clairement le sol de cette région, tant la désolation et le chaos ont façonné ces terres. Plantant ses mains meurtris dans le sol, il retirait des quantités de matière, encore et encore, mais cette fois, sans oublier la présence de la femme. Elle n'était donc pas décidé à partir. Et elle voulait surement comprendre. Ou l'abattre. A voir.

"Yoruichi Onimura. Mon nom."


Onimura. Voila un bien célèbre et triste nom et titre. La rumeur veut que cet homme apporte la mort. Qu'il s'agisse de bandits, d'innocents ou de démon.. Tout sur son chemin finit dans les méandres du temps et le couloir sans fin de la mort. Son sabre aux couleurs noirs et rouge, son corps, véritable galerie vivante de cicatrices. Tout ces signes faisaient trembler les gens normaux. Et ils avaient raison. Au fil de ces années, il se demandait si Akashusen n'avait pas influencé Yoruichi, au point d'introduire un véritable démon en lui. Pas au sens propre. Avait-il changé ? Allait-il renoncer et succomber ? Non. Jamais. Cette entaille est la pour le rappeler. Pour ne jamais faillir.

"Alors, qu'attendez vous? Vous avez quatre choix. M'attaquer. Vous en aller. M'aider. M'interroger. Faites nous gagner du temps à tout les deux."


Lorsqu'il creusa de ses mains nues assez profondément, il heurta quelque chose de dure. Un rocher se trouvait comme par hasard juste en dessous. Jurant et essuyant la sueur perlant de son front, il dégagea le plus possible ce roc. Trop lourd pour être déplacé, et pourtant il bouchait de quelques centimètres la profondeur idéal pour enterrer le cadavre. Se redressant, il empoigna le katana a nouveau. Il le sortit rapidement, balançant la lame pour en faire glisser le sang grâce à une force centrifuge mainte fois utilisé. Une fois la lame en partie purgée, il attaqua dans le vent à sept reprises, dans un ballet d'étincelles et de fracas auditif le bloc de granit. La pierre fut littéralement taillée, et en retirer les fragments était maintenant bien plus simple. la lame, quand à elle, bien que brûlante, n'avait aucun impact, n'avait subit aucun dégâts. Avant que l'inconnue ne demande, il prit les devants. Ce serait les derniers mots qu'il prononcerait surement de lui même. Il mit bien en évidence la lame en la rangeant, et observa la femme du coin de l’œil.


"Akashusen. Le Grand Dévoreur Rouge. Incassable, infaillible, gourmande et meurtrière. Mon fardeau."

Une quinte de toux violente le prix. Un mélange de douleur mentale et physique s'empara de lui. Sa tête tournait, le faisant trébucher sur le cote. Il posa un genoux à terre, sentant ses muscles se contracter et se tendre, comme convulsant. Le visage malgrès tout calme et rationnel, il serra la poignée de son arme. Il se nourrissait. Ce maudit démon s'amusait à garder du sang en lui, et a ne le dévorer qu'a des moments aléatoires. Or, lorsqu'il se nourrissait, le porteur en ressentait les effets. Comme si son âme, son esprit et son cœur se faisaient aspirer par un trou de la taille d'une tête d'épingle. Il observa le cadavre, et s'avança brusquement en avant, la tête la première, pour vomir de la bile. Il n'avait pas manger depuis deux jours, l'influence d'Akashusen ayant été bien trop fort en l'attente de son repas. Cette purge forcée et douloureuse lui était salvatrice. Il le savait. Il la désirait. Souffrir pour mieux revivre. Il avait l'impression de mourir, à chaque fois qu'il vivait ce moment. Il mourrait pour mieux revivre, pour mieux se rappeler la haine envers les démons. Son but, celui de les annihiler, et son objectif immédiat. Se libérer, lui, et libérer ce monde, d'Akashusen. Il en était l’hôte, mais aussi son futur destructeur. Il en avait la charge. Ses erreurs devaient être réparées. Tout ceci tourbillonnait dans sa tête, et il leva cette dernière, le regard presque vitreux et ailleurs la silhouette, dos au soleil. Finalement, il allait encore parler..

"Et vous.. qui êtes vous ?"


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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Jeu 2 Oct - 10:52


Quand il avoua son crime, avoir tué le vieillard, elle eu un geste involontaire mais naturel. Elle retira ses mains de celles de l'homme et s'éloigna quelques peu. Qui aurait pu l'en blâmer ? Ne venait il pas avoué être un meurtrier ? Pourtant elle, elle s'en blâma. Un assassin et de sang froid ! Mais il y'avait chez lui quelque chose de tout aussi dangereux que sa lame ou sa possible soif meurtrière, sa vulnérabilité. Une vulnérabilité apparente et ce bien au delà de son aspect physique, c'est cela qui la fit rester, quand bien même son corps et sa tête lui commandait de fuir. " Personne ne mérite de mourir mais personne non plus ne mérite d’être un assassin. Je pense que l'on ne né ni bon, ni mauvais, c'est les morceaux de notre existence mit bout a bout qui forgent ce que nous serons a l'avenir et ce que nous avons étés par le passé. " Était elle curieuse de savoir ce qui l'avait amené la ou il en était ? Probablement, pourtant elle ne posa pas la moindre question. Si il désirait parlé, il le ferait. Elle le savait, car elle était elle aussi de ceux qui possèdent des secrets.

Courageuse mais pas suicidaire, elle se redressa dont et fit quelques pas sur le coté. Son cœur lui commandait d'aider cet homme, sa conscience lui dictait de ne pas l’abandonner, néanmoins préserver un minimum sa vie ne semblait pas mauvaise chose non plus. " Ceci est peut être votre fardeau, mais il semble qu'aujourd'hui vous soyez le mien, alors ne comptez pas me voir partir avant d'avoir pu examiné vos blessures. " Comprendre votre histoire et vous arrêtez au besoin, mais ces derniers mots, elle ne les porta pas a haute voix. Menace silencieuse qu'elle se devrait d’exécuter au besoin, bien qu'elle n'en éprouve aucune envie.

Quand il dégaina la lame de son katana, sa main a elle alla se poser doucement sur le pommeau de son épée. Sans geste brusque, ni craintes apparentes, simplement par mesure de précautions. Il n'avait pas l'air prêt a fondre sur elle, qu'importe son regard haineux ou l'apparence quasi folle qu'il dégageait en l'instant, ses mains ensanglantées, creusant a même la terre, un cadavre de son fait gisant non loin de lui. D'accord, elle n'était pas parfaitement rassurée, le contraire fut étonnant mais pourtant elle ne bougea pas. Elle le laissa faire son labeur, vu qu'il semblait évident qu'il ne désirait aucune aide. Puis le Katana sorti n'aidé pas précisément a ce qu'elle s'approche, avouons le. Elle s'étonna presque quand il lui dévoila son identité, curieusement s'eut l'effet d'apaiser quelques peu ses craintes. Le nom pourtant était le plus souvent porteur de bien tristes histoires ... Non? de sombres histoires ... Ne le disait on pas le sonneur de mort ? Oui ce nom précédait l'homme. Mais a son sens quel assassin cruel et sanguinaire dévoilerait si facilement son identité en état de faiblesse comme il semblait l’être ? A moins bien sur qu'il n'envisage de la tuer ensuite pour la faire taire et que tout ceci ne soit que simulacre ou ruse ?

Formidable, avoir ce genre de pensées était parfaitement déconseillé, se sermonna t'elle intérieurement tandis que ses membres se tendaient en une sensation désagréable. Les questions suivantes de l'homme furent des questions qu'elle aurait pu se poser a elle même. Qu'attendait t'elle ? Pourquoi ne pas fuir sous la visible menace qu'il représentait ? Par ce que sa vie n'était qu'éternelle fuite et ce sans qu'elle n'ait nulle voix au vote. Alors pour le reste, en les rares occasions ou cela lui était possible, elle faisait ses propres choix, ne laissant rien ni personne prendre décision a sa place, pas même la peur. L'attaquer ? Et en quel but. Il n'était pas hostile .. Non, il ne lui était pas hostile, se corrigea t'elle en jetant un coup d’œil au cadavre du pauvre vieillard qui avait eu a goûté a sa lame. Si il le devenait la ce serait une autre histoire. Non, son choix était déjà fait et elle le confirma par quelques mots prononcés d'une vois déterminée. " Comme je vous l'ai dis, je n'ai pas l'intention de partir avant que vous ne m'ayez laissée regarder vos blessures. Quand a un interrogatoire, qui serais je dont pour vous y soumettre ? Néanmoins, je ne dirais pas non a une discutions si vous souhaitiez épanché votre âme de ce fardeau que vous dites porté. "

Quand il offrit son katana a son regard, accompagnait de quelques mots a vous glacer l'échine, elle se contenta de fixer la lame se demandant involontairement combien de vies elle avait pue prendre. Elle en était la dans ses pensées quand l'homme fut prit d'une violente quinte de toux. Étais ce la quelques ruses pour l'amené a lui et en finir ? Non jugea t'elle quand il posa son regard sur elle. Un regard  vitreux, épuisé, un regard qui, quand bien même l'homme ne prononçait pas les mots, demandait de l'aide. Il demanda alors son nom. Un soupir. Elle s'approche a nouveau, compatissante. Pose un genoux a terre, glisse une main sur une des épaules de l'homme, tapotant doucement son dos par la même, pour l'aider a évacuer une autre possible quinte de toux puis après avoir retirée son casque, geste qu'elle maudirait sans doute après coup, elle lâche dans un souffle. " Tshona Tchung, tel est mon nom. " Glissant son regard dans le sien, un regard qui, quoi qu'un peu craintif, se veut doux, déterminé et attentif, elle demande d'une voie calme. " Il semble que ce soit a mon tour de poser les questions. Alors que comptez vous faire. Vous n'avez que deux choix possibles. Me tuer ou me laisser vous aider. Faites votre choix, car je ne partirais pas. "

L'ombre d'un sourire se glisse sur ses traits, timide mais lumineux par le reflet de sa sincérité. Comme chacun de ses mots l'a été. Son choix a été fait a l'instant ou elle a perçut sur les épaules de l'homme un fardeau plus grand que quiconque n'aurait pue supporter et si il y'a choses  a savoir sur Tshona Tchung, c'est qu'elle ne revient jamais sur ses décisions, quoi que cela lui en coûte. Rester dont a espéré que cette décision la ne lui coûterait pas la vie.

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Lun 6 Oct - 23:08

C'est dans un long soupir qu'il se laissa glisser contre un rocher, reprenant son souffle lentement mais surement. Son regard ancré dans celui de la jeune femme, il souriait. Depuis combien de temps, n'avait-il pas eu un contact humain autre que celui du sang poisseux, de l'acier froid et du meurtre ? Depuis combien de temps ne s'était-il pas reposé sur quelqu'un, n'avait-il pas prit le temps de retrouver espoir grâce à certaines personnes ? Trop longtemps. Aujourd'hui, était un de ces jours qui pouvaient vous faire changer un homme. Présentement, cette guerrière incarnait le courage, l'humilité et la bonté du genre humain, ces caractéristiques qui faisaient défaut à cette race impure, cupide et facilement influençable. L'espoir. Ce pourquoi il cherchait, errait et combattait. Parfois, il lui arrivait d'oublier son but, d'oublier ce pourquoi il avait juré de vivre et de souffrir. Parfois, les traces physiques de son passé ne suffisaient pas. Peut-être viendra un jour, ou il se laissera tomber, et dormira, acceptant le destin commun de toute chose. Mais ce jour n'était pas arrivé. Pas devant cette lueur d'espoir, pas devant cette femme qui proposait une aide, pouvant l’amener et l'entraîner dans une histoire qui la dépasse, dont elle n'aurait jamais pu imaginer le déroulement sordide et secret. Une quête qui avait déjà emmener le Rônin au plus profond de lui même, le confrontant sans cesse à ses démons, à ses remords, mais jamais à ses peurs. Car des peurs, il n'en avait plus. La peur, elle n'est présente que lorsque vous avez quelque chose à perdre, à sacrifier. Yoruichi avait déjà tout donné, tout consumé dans les flammes du sacrifice de soi. Il avait offert jusqu'à son honneur, jusqu'à sa vie pour se purger lui même, et tenter d'apporter un semblant de paix dans ce monde. Et il était capable d'offrir bien plus. Son âme, par exemple. Le repos est une récompense qu'il ne méritait pas. L'obtenir serait une chose inespérée. Mais avant de songer à ces rêveries, il fallait accomplir ce pourquoi il vivait. Si il survivait, c'est que le destin qu'il s'était lui même façonné l’amènerait bien plus. Mais pour l'instant..

Pour l'instant il reprenait rapidement ses esprits, essuyant du revers de la main la commissure de ses lèvres, une tâche humide et invisible le gênant et l'irritant atrocement, comme si de vomir ses propres sucs entachait sa fierté, déjà bien meurtrit par des actes bien plus condamnables que de simples renvois. De nouveau en pleine possession de son esprit et de son corps, purgé, revigoré, il goûtait à une vitalité écœurante, dût au repas d'Akashusen. Comme dit plus haut, il en ressentait les effets. Il se releva lentement, faisant face à la dite Tshona, la dépassant d'environ une tête. Il croisa les bras, son kimono poussiéreux ondulant au rythme du vent sec et chaud qui caressait ce paysage de désolation. Il était redevenu le Rônin observateur et méticuleux, méfiant et fière qu'il était avant ce moment de faiblesse. Il avait côtoyé des seigneurs, des brigands, des voleurs, des tueurs, des criminels de toute sorte en fuite, des nobles divers.. Et il avait apprit à reconnaitre les castes d'hommes et de femmes qu'il rencontrait. Néanmoins, il n'arrivait pas à cerner cette femme. Elle n'était pas une voyageuse ordinaire. Elle n'était certainement pas une criminelle, encore moins une mercenaire.. Proposer leur aide sans argent, ce n'était pas leur genre. Une bienfaitrice, parcourant le monde pour faire baigner le monde de sa lumière, produite par l'espoir qu'elle apportait. Au fond de lui, il souriait et riait à cette pensée. Une voyageuse ? Encore moins. Armées jusqu'aux dents, bien protégées, avec un entrainement certain, plus que des notions aléatoires.. Son armure était finement ouvragée, une merveille dans l'art de tanneur de Soriyeo. De plus, sa façon de parler, de se tenir, de peser ses paroles à chaque instant.. Oui. Elle n'était définitivement pas une femme comme les autres. Elle était issu de hautes sphères, bien que ses origines restent floues, il en était persuadé. Il était temps de prendre une pause prolongée dans le création de la sépulture du défunt homme. Ou plutôt, de la terminer rapidement. Le trou était dorénavant assez grand pour y faire rentrer le cadavre. Il détourna le regard de son interlocutrice, pour porter le cadavre et le poser sans sa dernière demeure. Il disposa le grand nombre de pierres qu'il avait récolté autour du trou, sans le recouvrir. Au bout du trou morbide, il édifia un petit monument de pierres rondes et plates, comme un autel à la mémoire du vieil homme. Encore un innocent. Encore un inconnu. Encore un mort. Il regarda le vieil homme, puis le vent emportant du sable et de la poussière dans des gerbes et des petites tornades. Petit à petit, le corps sans vie se faisait recouvrir par la poussière, témoignant de son retour à cette dernière. Enfin, il regarde de nouveau la jeune femme, emplie de mystère aux yeux du Rônin.


"On ne né ni bon ni mauvais, mais ce monde tend à corrompre l'homme. Les dieux, leurs serviteurs aveugles, les Onis, Kamis.. Tous. Ils façonnent et manipulent l'homme, dans une boucle sans fin n'amenant qu'a une finalité : l'homme est mauvais."

Il la soupçonnait de sang bleu, ou du moins d'une légère appartenance à ce milieu. La méfiance était de rigueur pendant un instant, mais la porteuse d'espoir ne le méritait pas. Il se relâcha, et croisa de nouveau les bras, un sourire aux lèvres.

"Mon histoire est longue. Très longue. Mais je peux concéder à vous la résumer. Et, je n'ai aucune blessure à soigner. Du moins, aucune que vous ne pouvez. La haine ne se soigne pas. Si je vous parle, c'est que mon choix est fait. J'accepte votre aide. Pour un temps. Ne vous embarrassez pas d'une quête dont vous n'avez pas encore idée. Maintenant, je vais vous raconter mon histoire dans les grandes lignes.

Il y a huit ans, un village dans le royaume de Kyang fut prit d'assaut par une raid de bandits sans précédents. Ce village était le.. repère, d'une bande de chasseurs de démons. Ils gardaient une relique. Le seul survivant de l'ordre pieux et de chasseurs dut utiliser la relique de l'ordre pour se défendre, défendre le village, et tuer les assaillants. Des enfants compris. Rejeté, renié, le Rônin entreprit de voyager pour continuer ce pour quoi il vivait, chassait Onis et malfaisance. A un détail près. La lame interdite, Akashusen.. Il devait la purifier. L'arme, sous peine d'envahir son hôte de sa volonté, de le détruire, réclamait un sacrifice mensuel. Un innocent. Presque huit plus tard, voici ou nous sommes."


[i]Il avait résumé au plus bref, au plus concis, au plus court. Il attendait maintenant sa réaction, car elle aussi avait entendu parler du "Sonneur de mort", de "L'homme démoniaque", ou encore du "Grand dévoreur". Mais ce dit grand dévoreur, ce n'était pas lui. Il s'agissait de la lame. Une lame bien silencieuse, qui n'avait pas prit la parole depuis un bon moment, pour le plus grand plaisir de Yoruichi.

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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Mar 7 Oct - 0:00


Il la regarda un long moment, si bien qu'elle en aurait eut quelques rougeurs aux joues, si la situation avait été tout autre. Elle maniait la lame sans avoir a pâlir devant les "Lunes Rouges", l'élite de Soriyeo. Elle pratiquait les arts, telle la plus harmonieuses des Gisaengs. Elle avait été médecin Royal. Un érudit n'aurait rien a redire a ses lettres, ses calculs ou son élocution. Elle était princesse impériale du Tsian. Pourtant quand il s'agissait de faire face a un homme, autrement que dans un combat, ses prouesses se faisaient soudant minimes. Heureusement la scène qui se déroulait en l'instant lui évitait toute gêne de ce type. Elle le laissa se relever et continuer la tache qu'il avait entamé plus tôt, donné une sépulture descente au pauvre vieillard dont le corps inerte gisait toujours dans une terre humide de la flaque de son propre sang.

Elle l'observa sans mot dire, comparant l'homme maussade et concentré a celui qui un instant plus tôt s'était permit de lui offrir un sourire. Un être étrange a dire vrai. Un être sur lequel il était difficile de se faire une opinion tant il représentait une énigme et ce de par la dualité qui semblait baigné son être tout entier. D'apparence dangereuse, il dégageait pourtant ce petit quelque chose de vulnérable qui la poussait a rester prés de lui et a vouloir lui venir en aide. Au delà de la lueur agressive et lasse de son regard se posait les prémices de quelque chose de plus profond. Une quête, un besoin. Que cherchait il ? De l'espoir peut être. Comme tout a chacun en ce monde. Si tel était la son but, elle n'était pas certaine d’être celle qu'il lui faille, mais elle se devait au moins d'essayer. Après tout il y'avait des jours, si ce n'est des cycles qu'elle n'avait conservée avec personne. Tenir quelques instants compagnie a cet homme ne saurait donc que lui être bénéfique .. Sauf dans l’hypothèse ou il vaudrait la tuer bien sur. Mais se trouvant en l'instant seule avec lui en un lieu désert, c'était la le genre de pensées qu'il valait mieux ne pas avoir .. D'ailleurs, elle n'y pensait pas. Absolument pas. Ou alors tout juste un quart de seconde avant de se raisonner.

Quand il eut finit de donner a l'homme sa dernière demeure, il lui accorda a nouveau toute son attention en lâchant quelques paroles pleine d'amertume. Elle ne partageait pas l'avis qui était le sien sur les hommes et leurs facilités a êtres mauvais. Néanmoins pouvait elle se permettre de lui en faire part alors qu'il était armé et l'auteur évident d'un meurtre ? Humm cela était probablement la question qu'elle aurait du se poser avant que ses mots ne quittent ses lèvres .. Ce qui n'avait pas été le cas. " Je pense qu'home corrompu n'est que celui qui le veux bien. Les épreuves ont bon dos, parfois l'homme dérape et alors il est facile de rejeter la faute sur tout autre chose que nous même et se complaire dans le mauvais chemin choisi par mégarde. " Elle lui adressa un léger sourire, glissant un regard sincère dans le sien. " L'homme qui n'a jamais fauté, n'a jamais connu l'épreuve n'a nul mérite a rester dans la bonne voie, mais celui qui déjà a trébuché sur les chemins escarpés de la noirceur et a trouvé courage de se relever pour aller vers la lumière, cet homme la a le mérite que n'auront jamais les justes qui se croient si vertueux, qu'ils sont a l'abri de toute chose y compris de leur propre noirceur qu'ils cachent si bien que eux mêmes ne la voient pas. " Elle alla finalement s'asseoir sur un petit tas de rocher non sans pour autant détaché son regard du sien. " L'homme n'est pas mauvais, parfois la vie le rend ainsi c'est vrai. Mais la véritable nature de l'homme tend vers la bonté, l'espoir et le dépassement de soit. Je croies, qu'il faut parfois simplement un être pour lui tendre la main, pour qu'il s'en souvienne. "

Vint ensuite son histoire, l'épanchement de son âme, qu'importe le nom que l'on pourrait donné a cela. Il fut bref, précis. Comme si il ne voulait pas en dire trop mais en en dévoilant peut être plus qu'elle n'aurait voulue en savoir. Elle ne l'interrompit pas, elle posa sur lui un regard neutre tout du long veillant a ne point laissée apparaître ses émotions avant que ne vienne le terme de son récit, de son histoire, de son épreuve, de sa vie. Ainsi dont c'est ainsi qu'était né le sonneur de mort, la réalité était bien loin des histoires cruelles teintées de sang et de barbarie que certains se plaisaient a raconter prés du feu. Cette histoire n'avait rien de monstrueuse ou d'un récit effrayant. Elle était triste. Tragique. Un destin brisé. Le regard de Tshona se fit compatissant mais non emplit de pitié. Quand sa voie fendit l'air silencieux qui les enfermait tout deux depuis quelques secondes, elle était douce mais nullement porteuse de paroles réconfortantes. Les mots étaient franches, sincères, directes et elle pensait qu'il ne souhaiterait pas qu'il en soit autrement. " Vous dire que je comprends vos choix serait un mensonge, nul n'ayant pas vécut ce que vous avez a vivre chaque jour depuis ce jour ou votre vie a changer ne peut comprendre ou ne serait ce qu'imaginé ce que vous ressentez. " Elle hocha la tête doucement, l'ombre d'un sourire sur ses traits. " Je ne peux pas non plus vous dire que vos crimes ne sont rien car ils sont le résultat d'un but noble, car la encore ce serait mentir. "

Elle accrocha ses yeux dans les siens, sincères jusqu'au bout. " Je ne peux pas non plus vous dire qu'en vous regardant je ne suis pas désolée pour toutes vos victimes et que je ne vous méprise pas pour avoir volé leurs vies. " Elle se releva pour l'atteindre en quelques pas, levant la tête pour que leurs regards se heurtent. " Néanmoins ce que je peux vous dire en toute sincérité, c'est que j'ai bien plus encore pour vous de peine et de regrets. Vos victimes, elles ont trouvées la paix, tandis que de par leurs sacrifices vous êtes condamné a être hanter par leurs morts et par les suivantes. " L'ombre d'un sourire a nouveau, rien de bien lumineux, mais c'est sincère, tout comme la main délicate qui s'avance doucement vers sa lame avant de la saisir du bout des doigts, quelque peu craintive mais l'osant néanmoins. " Tueur, assassin, lâche ... Qu'importe les noms qui pourraient vous êtes donnés, car au final vous avez eu bien plus de courage que ceux qui vous ont abandonnés a votre fardeau, a votre peine. " De son autre main, elle ramène celle de l'homme sur son épée, cette porteuse de malheur et de mort, la ou repose la sienne. " Vous auriez pu abandonné comme tant on du vous abandonnés. Vous auriez pu laissé le démon vous corrompre. Vous auriez pu lâche prise et qui aurait pu vous en vouloir ? Par les dieux, je ne sais pas si j'aurais eu la force de prendre une vie chaque mois dans le but d'en préserver tant d'autres. Choix cruel, choix impossible. Choix que vous faites pourtant encore et encore, sans ployé sous le fardeau que cela doit être. "

A nouveau son regard cherche celui de l'homme tandis que sa main agrippe la sienne toutes deux réunies sur le pommeau de sa lame. " C'est la le seul véritable crime dont on puisse vous accuser, avoir le courage de lui résister, de vivre avec ce qu'il vous faut commettre pour cela et continué a avancer. Alors sonneur de mort, grand dévoreur que m'importe cela. Devant moi je ne voies rien de plus qu'un homme a qui la vie et les dieux ont trop demandés et qui pourtant n'a pas abandonné. " Un sourire, un vrai cette fois, un de ce qui égaye une journée pluvieuse. Un soir de deuil. Un cœur esseulé. " Quand a cette lame, a ce démon, a cette entité, qu'importe, a celui qui se repaît d’âmes innocentes, il n'est que faiblesses car il n'a pas pue vous contraindre a être sa marionnette et cela je vous le dis doit le mettre dans une rage folle. Car si il était aussi fort qu'il doit se prétendre alors c'est lui qui me ferait face en l'instant ou plutôt il ferait face a mon corps sans vie. Mais il ne peut pas gagné, il ne peut pas avoir le dessus, il ne peut vous corrompre, pas tant que vous n'aurez pas décidé de le laisser faire. " Dans un souffle elle ajouta. " Tant que vous aurez le courage de lui résister quand bien même bien cela est le plus horrible des choix et vous oblige a faire la plus horrible des choses, alors il ne sera rien de plus qu'un être faible ayant besoin de vous pour survivre. Tant que vous agirez en vous accrochant a la décision qui a été la votre, il ne pourra pas gagné. " Elle prit les deux mains de l'homme, les accrocha fermement a celle que l'on appelée " le grand dévoreur " puis lui colla contre la poitrine avant de se reculer. " Votre décision, vos choix, votre victoire. Il n'aura jamais que le pouvoir que voulez bien lui donner, ne le laisser pas vous convaincre du contraire. Seul votre abandon causera votre perte mais en aucune façon cela est en son pouvoir. Votre pouvoir. Votre destin. "  

Elle resta ensuite a le contempler un long moment. Les mots avaient sonnés justes, ils étaient sincères et dictés par son cœur, c'est la tout ce qu'elle pouvait pour lui. En matière d'espoir, elle ne pouvait guère se faire meilleure conseillère alors qu'elle même affrontait son destin un jour après l'autre priant a chaque fois d'avoir la force d’affronter le lendemain.

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Mer 8 Oct - 21:10

"Des mots, des mots, des mots. Des mots encore, encore des mots... Mot-dite soit-elle ! Haha ! Roh allez, elle est drôle celle la ! Attends, tu penses quoi de.. Elle Mot-nopolise la parole ! Non ? toujours pas ! Sa m'étonne que tu ne ris pas à mon humour pourtant si développer, car celui de cette femelle grossière a l'air de te plaire.. N'oublie pas qui tu es ! Un meurtrier, tu as tué des enfants, tu as tourné le dos a ta femme, ta fille, ton village, tes amis ! Enjambé des centaines de cadavres, et maintenant, tu me bassines encore le fondement avec tes remords ? Pitié ! J'ai tellement dût être une saloperie dans une autre vie pour mériter sa.. Haha, une autre vie, pour un démon, elle est bonne celle la ! Je la note ! Enfin mémorise. A cause de ta fainéantise et de ton obstination, j'attends maintenant depuis... mmmh attends.. un cycle avant de me faire récupérer par ton ancien ordre de malheur.. trois années enfermés dans votre pseudo temple de midinette.. Et maintenant.. Bon sang ! Presque huit ans enfermé en ta compagnie, à un mois près ! Quarante huit cycles lunaires mon cochon ! Et tout les quatre cycle, un petit sacrifice qui vient étancher ma soif, tout les quatre cycle, je prends mon emprise un peut plus sur toi.. Tu craqueras mon ami ! Mais d'ici la, je me régale ! Bon allez, je vais arrêter mes Mot-querie, sa deviendrait vraiment.. Mot-notone ! Hahahaha ! Mais attends, je viens de penser à un truc.. Cette putain vient de me toucher ? Alors elle m'entend ! Haha ! Hey ! Toi la, ton sang a l'air délicieux ! Tu ne veux pas.. par exemple.. Me concéder un bras ou deux ? Ou juste mourir ! Du sang royal, sa ne se refuse jamais ! Je n'ai pas encore eu l'occasion d'y gouter depuis que je suis avec cet incapable !"

"Vous n'auriez jamais dût toucher cette lame.. Voila ce que je porte constamment à la ceinture. Ce moulin à parole et et profanation. De plus, Akashusen.. Du sang royal innocent est tellement rare qu'il ne te conviendrait pas. Et ici, je ne vois aucun royauté. Simplement une femme droite et juste. Remarque, le genre de sang que tu apprécies.. Pur et limpide. Celui d'une femme qui plus est. Mais ici, je ne vois pas de reine, de princesse, d'impératrice ou encore d'héritière. Simplement.. Une leur d'espoir."

"Ooh s'il te plais ! Arrête moi ces simagrées ! Un humain, c'est un animal ! Un être vivant, est un animal ! Et un animal, sa suit ses putains de pulsions ! Le viol, le meurtre, le carnage ! Quand tu étais dans l'armée de Kyang, tu connaissais tout sa ! A des niveaux certes bien inférieurs qu'aux temps anciens de guerre perpétuelles, mais tu les vivait.. Tu me déçois. Cette époque me déçoit.. Ou sont les guerres, les occasions de m'utiliser ? Quand j'aurais pris ton corps Yoruichi, je ranimerais le feu du chaos sur ce monde si plat et monotone. Tiens, encore Monotone. Décidément, je suis en forme aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, le futur de ce monde se terminera dans le sang. Et toi, femme, si tu n'es pas morte de faits collatéraux, je te retrouverais et te tuerais, avec le visage et les mains de cet homme que tu épargnes.. Tu devrais le tuer tout de suite, et me laisser ici, perdu à jamais, loin de tout.. Ou bien par securitée.. m'emporter et me sceller ! Me prendre avec toi, juste pour un temps.. Cet homme est faible, il n'a pas pu me lacher à cause de sa maudite cupidité ! Il aime le sang, il aime le carnage autant que moi, un Oni ! Mais surtout, il est bien plus habile que moi avec le mensonge.. Il ne sourcille même pas. Un humain digne de confiance peut-il tuer de sang froid, femelle ? Dit le moi ! Le mal, c'est dans ma nature ! On ne peut pas me juger. Mais comme tu l'as dis, un humain devient mauvais par choix. Et ce choix, il l'a fait ! Il aurait pu se laisser mourir pour ne pas commencer ce long massacre, et ce futur génocide, et précipiter le chaos sur ce monde ! On ne peut me détruire, je le corromprais tôt ou tard ! Et c'est de sa faute, pas de la mienne.. Après moi, je dis sa, je dis rien.. "

Yoruichi posa sa main contre son front dans un long soupir, comme si une migraine puissante le prenait soudainement. Il parlait, encore et encore, proposant de nouveau son marché de dupes et de trahison. Il ne s'en étonnait plus. Malgré les belles paroles de son interlocutrice, il gardait sa conviction plus forte que jamais. Malheureusement, Yoruichi possédait quelque peut la même, bien qu'ébranlée par celle de Tshona. Car ce qu'elle expliquait, ce qu'elle défendait, il était en train de le vivre. Une main qui se tend, pour aider son prochain.. C'est bien cela? Le Rônin prit la lame à une main par la poignée, la dirigea vers le bas et cogna avec force cette dernière, toujours avec le fourreau, contre un rocher, à plusieurs reprise. Un élan d'assurance, de lucidité, de confiance en soi. Voila ce que l'inconnue lui avait apporté. Ces coups répétitifs lui intimaient l'ordre de se taire sans attendre, au démon captif. Ce qui était amusant, c'était de voir que même sous la forme d'une arme, l'Oni pouvait ressentir physiquement, comme si il était la lame. Bien qu'indestructible, le froid, le chaud, les chocs, il ressentait tout. Plus important encore, il ressentait et goutait le sang.. Ainsi, il était amusant de torturer le monstre dans sa prison, maintenant que le Rônin avait reprit du poil de la bête.

"J'espère que tu apprécies, car je peux m'amuser à sa toute la journée, Oni. A moins que tu préfères que je te nourrisse un mois entier de sang animal avant ton prochain sacrifice, une fois que l'on aura rejoins des contrées plus propice à ton tourment.. Oui, je crois que je vais m'y faire à cette idée.."


"Quel démon ! N'as tu donc aucune pitié ?! Compris, je me tais ! Compris ! Tu n'auras plus droit à l'honneur de ma voix pour un bon moment, enfoiré !"


"Enfin tranquille.. Tshona Tchung. Je vous suis reconnaissant. Mon égarement et mon hésitation. Vous avez corrigé le début d'une trajectoire fausse et fastidieuse. Merci. Je ne sais pas qui vous êtes réellement, et ce n'est pas grave si je reste ignorant à ce sujet. Comme l'a dit Akashusen, vous êtes issus de la noblesse. Je l'ai sentit dans votre façon d'être.. Mais. Car mais. Vous n'êtes pas de cette race Sang Bleu faible et ignorante. Les dirigeants aiment monter, mais ils n'ont pas l'habitude de marcher. Ils rendent tout facile, tandis que vous, vous êtes comme moi et la plèbe. Mon avis sur l'humanité ne change pas. Mais l'espoir a toujours été présent, et est maintenant amplifié. Merci à vous. Je ne suis qu'un Rônin, un vagabond. Mais c'est avec ce vagabondage que nous nous retrouverons. Converser avec quelqu'un d'éclairé, quelqu'un qui comprend.. Ne m'a jamais été offert depuis le commencement de mon voyage. Cette rencontre n'est pas un signe du destin toutefois, et je remercie ma chance. Puisse les dieux vous épargner, contrairement à moi. Ces terres sont dangereuse. Accepteriez vous que nous cheminions ensemble quelques temps? Je me dirige vers le royaume de Kyang, Soriyeo ne m'a été d'aucune aide dans ma quête. Ou que vous alliez, même si je dois faire demi-tour, je serais heureux de vous accompagner. Ma dette n'en serait toutefois pas remboursée. Qu'en dites vous ?"

[HRP]J'ai essayé d'utiliser une autre façon d'Rp, ainsi, peut-être est-il de moins bonne qualité, ou vous plaira moins. j'aimerais des commentaires en MP, car je veux diversifier mon éventail de style ! Sinon, je retournais au classique Dialogue moins présent ![/HRP]

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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Mer 8 Oct - 22:57


Elle sursauta presque quand une voie s’insinua dans son esprit. Une voie qui n'était ni la sienne, ni celle de l'homme qui lui faisait face. Une voie sans timbre particulier. Une voie sans appartenance, une voie a vous glacer l'échine et dont elle eut vite fait de comprendre la provenance. La lame, le démon qui l'habitait .. Qu'importe, les mots venaient de la. Nul doutes a avoir. " Qu'est ce que cette démonerie ? " Lacha t'elle d'abord, ébranlée par le fait d’être capable de percevoir cette voie, ce murmure insupportable, puis elle ajouta en contemplant l'homme qui lui faisait face. " Est il dont toujours présent avec vous ? Devez vous faire avec les inepties qu'il débite en tout temps ? " A peine un instant qu'elle supportait le flot de ses mots cruels et vindicatifs et la migraine la guettait déjà, elle avait dont du mal a imaginé ce que cela devait être au quotidien. Pourtant l'homme .. Yorui, lui confirma bientôt que cela était en effet son fardeau en tout temps. Ainsi dont cette lame destructrice, ce maudit démon, non content de le pousser a l'abomination de perpétrer moult crime au nom de sa soif de sang, l'abreuver de ses pensées et paroles perditieuses.

Perditieuses, mais qui pour certaines sonnaient dérangement justes ... Sang royal, avait il dit, ce n'était pas exact si on y mettait les formes, son sang était de nature impérial mais c'était bien trop prés des faits pour n’être que coïncidence. Comment cet être immonde percevait il cela ? De par la simple odeur de son sang ? Vraiment ! Bien que quelque peu chamboulée par le fait qu'il sache un détail si important sur sa personne, elle n'en laissa rien paraître, d'autant que voir Yorui et l'entité, le démon quel qu'il soit, se quereller, en une conversation étrange qu'elle devait être la seule dans les environs a pouvoir percevoir, avait quelque chose de dérangeant. Bien malgré elle et lasse des jérémiades de la lame qui se répercutaient encore et encore dans sa tête, elle y prit part a son tour, prenant pourtant parti de ne s'adresser qu'a Yorui, ignorant superbement l'esprit habitant la lame. " N'aurait il pas un faible pour les monologues ? Tant d'absurdités en si peu de temps, cela ne l'épuise pas trop ? Quoi que quand on ne peut vivre sans être totalement dépendant d'un autre, j'imagine que la peur et pire le refus d'admettre cette faiblesse, peut rendre bien bavard. Habile manière de se voiler la face en se donnant bonne mesure, bien que cela ne change rien aux faits et a sa dépendance a autrui pour subsister. " Vocifères dont la dessus cruelle créature. Pensa t'elle en évitant soigneusement de s’attarder sur les paroles assassines  qu'il pourrait bien émettre a son encontre.

Le tintement de la lame dans son fourreau, qu'il cogna lourdement sur un rocher, résonna douloureusement contre ses tempes, mais cela eu au moins le mérite, semblait il, de faire taire ce vil démon, a moins que cela n'ait été les menaces proférées a son encontre. Ainsi dont au besoin, l'homme savait faire taire la lame et la tenir sous sa domination, autrement qu'en lui refusant un sacrifice s'entend. Voila qui était bon a savoir. D'autant plus maintenant qu'elle même entendait les paroles insidieuses du démon. De par le soulagement que lui causa le silence forcé de ce dernier, elle put a nouveau accordée toute son attention a Yorui. Ce dernier se rependant en remerciements, qu'elle ne pensait pas mérité, risquait bien de faire monté quelques rougeurs a ses joues si elle n'y prenait pas gardes. " Vous n'avez a mettre reconnaissant de rien. Qu'ai je fais si ce n'est me montrer sincère en mes mots. Cela n'est nullement propice a quelques éloges, c'est ce que devrait de faire tout a chacun et ce quand bien même craintes ou aveuglement les habitent. "

Elle fut soulagée qu'il n'insiste pas quand a ses origines, il était néanmoins contrariant que son attitude, après tant d'années passées, trahissent encore ses origines. Mais qui pouvait t'elle dont, après tout quand bien même on le souhaitait de tout son être, on ne pouvait jamais réellement renié qui l'on était. Les traces de son éducation, de ce qu'on l'avait préparé a être, restaient imprégnées bien au delà des tréfonds de son être. Une part de cela resterait a jamais visible aux yeux de tous et cela qu'elle le veuille ou non.  " La noblesse comme tout chose et tout être n'a pas que ses défauts. Une fois encore tout est question de choix. Certains se laissent corrompre par le pouvoir, d'autres l'utilisent a bon escient. Ne jugez pas sur les faits de certains, l'appartenance de tous. " A la mention de Soriyeo, un faible sourire emprunt d'une grande nostalgie vint marqué ses traits, mais fut partiellement caché par son étonnement quand a la proposition de celui qui encore quelques instants plus tôt lui était parfaitement étranger. " Vous connaissez dont Soriyeo. Le défunt roi de ce royaume était un grand homme qui aurez changé la perception que vous avez des nobles et des gens de pouvoir. Je suis certaine que sa fille aînée suivra son chemin. "

Son regard se voila quelques secondes, le temps de se laisser aller a quelques souvenirs. Les souvenirs d'une autre vie. Une vie bienheureuse. Les seules quelques années de sa vie ou elle le fut vraiment.  Ils étaient tous gravés dans sa mémoire mais inaccessibles. Le roi, le palais royal, la princesse et son protecteur .. Le capitaine Choi Young, un ami, un mentor et un frère, voila ce qu'il avait été pour elle. Consciente que ses émotions risquaient bien de l'envahir plus qu'elles ne leur en laissait le loisir d'ordinaire, Tshona Tchung secoua doucement la tête avant de poser son regard dans celui de l'homme. Elle était consciente que ses quelques mots en avaient dévoilés un peu plus sur elle et tout ça pour gagner juste un peu de temps. La vérité est qu'elle ne savait guère comment répondre a sa requête.  Elle avait prit l'habitude d’être seule, de voyager seule, de veiller sur elle même et surtout elle avait prit garde a ne point s'attacher et pour ça quoi de mieux qu'une solitude forcée. Mais d'un autre coté, elle lui avait tendue la main, elle avait voulue être une lueur d'espoir sur son chemin et ne lui avait il pas confié qu'elle avait été victorieuse en cela. Hors de question de l'abandonner maintenant. D'une façon ou d'une autre, ils étaient désormais liés .. Du moins pour un temps.

L'ombre d'un sourire se dessina sur ses traits, subtile mais néanmoins présent, tandis qu'une lueur malicieuse venait prendre naissance dans son regard. " Si vous promettez de résistez a cette chose .." Elle désigna la lame, cachée bien a l'abri dans son fourreau. " Et a son envie évidente de vous voir me faire taire en lui faisant si possible goûter a mon sang, alors je vous laisserais faire route a mes cotés. " Son visage se faisant plus grave elle ajouta néanmoins: " Quelque soit votre chemin, il sera le mien. Mais sachez que nos chemins se quitteront dés l'instant ou vos pas dépasseront les limites de ses territoires sauvages. " Etre proche de Soriyeo était une folie qu'elle consentait a se permettre mais elle ne céderait pas a l'envie de mener ses pas dans les empires, ce serait la une tentation trop grande. Une tentation et une menace. Celle que représentait franchir la limite et gagné a nouveau le Tsian. Elle agita sa main en un vague geste désignant les alentours. " Ses terres sont désormais tant ma demeure que ma prison, a la vie a la mort. Mais veuillez ne point me prendre en pitié, les choses sont bien ainsi. " Du moins s'employait t'elle a s'en convaincre avec acharnement depuis 13 longues années.

Elle ramassa son casque qui traînait non loin et alors qu'elle prenait la direction de l'endroit ou elle avait attachée son cheval, elle se retourna a nouveau vers Yorui mi sérieuse, mi amusée. " Si nous devons voyagé ensembles, qu'il soit bien clair que vous n'avez nulle dette envers moi. Si je dois entendre ces mots une fois de plus dans votre bouche alors je vous sacrifierai moi même a cette maudite lame, est ce clair ? " Elle se détourna sans attendre sa réponse et le privant ainsi de la vue de l'éclatant sourire qui se glissa sur ses traits pendant quelques bref secondes. Un vrai sourire, un de ceux qu'elle n'avait eu depuis longtemps. Un bien pour un mal, c'est la ce qu'elle pensa ne lui laissant guère le temps de s’épanouir. Elle devait prendre garde a ce genre de choses, sans quoi quand viendrait a nouveau le temps des regrets et de la solitude, il serait plus douloureux de les affronter.

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Lun 20 Oct - 21:25

Ils marchaient depuis de longues minutes sous ce soleil de plomb, sans pour autant que cela incommode Yoruichi. L'habitude d'une longue marche solitaire et sans saveur avait disparu. Même si ils parlaient moins que deux personnes habitués au contact perpétuel avec d'autres individus de leur race, laisser des mots s'échapper avec parcimonie était un répit agréable. Elle sur sa monture, le Rônin marchant a coté, le soleil sur son flanc droit, il regardait droit devant lui, et souriait en voyant la forêt d'Ossoro se rapprocher. Un oasis perdu dans cette route désertique, un repos dans la tourmente. Il était impressionnant de voir une telle anomalie dans ce paysage aride et de désolation, mais encore plus qu'étonnant, il s'agissait d'un véritable bonheur pour tout voyageur, ou caravane epuisé par le long voyage liant Soriyeo, à Kyang et Myong. Il était même rare de voir des gens effectuer cette route, et plus encore en voire le réussir. Néanmoins, le binôme effectuait cette route bien des fois, comme si il s'agissait d'un endroit comme un autre. Yoruichi n'avait fais escale a Ossoro qu'une fois lors d'un de ses nombreux voyages incessant. Une heure, tout au plus, pour chasser et se reposer lors d'un bon repas. Aujourd'hui, peut-être l'escale durerait plus longtemps. A chaque pas, soulevant un petit nuage de poussière, ils se rapprochaient du bosquet. Nul besoin de communiquer au sujet de la trajectoire, de la direction pour se mettre d'accord pour se reposer la ba. Les voyageurs, les vagabonds se comprennent, et optent pour une seule voie : celle de la survie intelligente.  

"Malgré toutes ces années d"errance, je n'ai pris le temps de m’arrêter ici qu'une seule fois. Êtes vous-déjà passé par cette forêt ? Pour le peut que j'en ai vu, la paix semble régner malgré les clans l'entourant. Il y a même ces rumeurs, au sujet d'un loup sylvain légendaire.. Je n’ai jamais cru enfant, jusqu’à croire aux démons. Si les démons et les dieux existent, pourquoi pas un esprit légendaire ?"

En riant de bon cœur, il craqua les doigts de sa main droite, posant sur les pans de son kimono poussiéreux et usé. Son bras gauche reposait sur la hampe de son katana, sa main pendante dans le vide. Le son des pas se faisait moins sec et craquant, progressivement, tendant à se transformer en crissement entre quelques rares brins d'herbe et de la terre sèche, encore dominante. Trop dominante. Yoruichi s’arrêta et regarda Tshona, du haut de sa monture, le casque sur son crâne, devant la faire étouffer sous cette masse d'acier. Il se questionnait sur ses origines, sa réelle identité. Elle n'était pas une femme normale. Ou plutôt, d'un statut normal. Tout les homme sont égaux en eux mêmes. Seul un statut, un statut né de l'esprit et totalement faux les différencie dans la société. Mais. Il n'osait pas. La curiosité n'était pas son premier péché sur la liste, mais il était bien présent. Et il savait refréner ses pulsions. Il retourna son regard sur la forêt qui semblait profonde et calme. Mais il fallait s'en méfier. Quelles bêtes, quelles démons, quelles humains pouvaient s'y cacher ? Mais ce qui se trouvait au premier plan était un endroit ou l'ombre, l'eau et le repos pouvaient proliférer.  Le Rônin posa sa main sur la tête de la monture de Tshona, et la caressa lentement, d'un geste assuré et lent.

"Je n'avais pas prévu assez de vivres pour faire un léger détour, et je ne souhaite pas prendre dans vos réserves, ou si vous vous réapprovisionner ici... Mais.. vous aimez la chasse ?"

La chasse en elle même pouvait être plaisante. Dans sa "jeunesse", il se plaisait à chasser, attraper des proies sans les blesser, pour les laisser repartir ensuite. Mais de nos jours, chasse rime avec survie. Il devait se nourrir, ainsi le plaisir se transforma en nécessité. Ce genre d'actions était lourde de sens. Pour l'ancien Samouraï, ôter la vie d'un animal était la même chose qu'ôter la vie d'un humain. Car au fond, l'homme est une bête plus bête que d'autres. Plus primaire, plus bestiale même. Les animaux tuent pour survivre. L'homme pour ses désirs.

"Dans ces terres, nous sommes tous égaux dans mon esprit. Hommes, animaux.. Bien que j'aime chasser, le moment ou l'ont doit tuer la bête reste difficile. Et je suis un des rares à aimer et respecter la nature. La faim de l'homme le poussera même a coloniser ces terres arides, et un have de paix comme Ossoro. Alors, autant en profiter avant que ce jour n'arrive. Espérons que nous ne tomberons pas sur un clan quelconque. Ces gens sont pour la majorité belliqueux.. Enfin. je ne vous apprend rien, vous qui résidez ici."

Il se demandait -une question à ajouter à la longue liste- si elle avait sympathiser avec les "habitants" des contrées sauvages. Elle en était une elle même, de ce qu'elle lui avait dit, au final. C'est en pleine interrogation qu'un vent fort se leva, soulevant de grandes quantité de poussière et de sable. Une tempête en approche? Probable. Les particules fouettant le visage des voyageurs, ils pressèrent le pas, en direction de la forêt.



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Tshona Tchung

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MessageSujet: Re: A chacun sa fuite. ( PV )    Lun 20 Oct - 22:59


L'homme l'avait suivit sans mot dire jusqu’à son cheval. Ce dernier s'était énervé, sans doute en captant la présence de l'arme peu coutumière de son nouveau compagnon de route, au point qu'elle eu dut rapidement grimper en scelle pour le calmer. C'est ainsi qu'ils faisaient route depuis de longues minutes déjà. Elle sur sa monture, lui marchant a ses cotés. Il parlait peu. Ce qui lui allait très bien. Il n'était plus dans ses habitudes depuis bien longtemps d'avoir de la compagnie, alors entretenir une discutions. Le secouer au besoin, le remettre dans le droit chemin, lui insuffler quelques espoirs, passaient encore. Mais parler d'elle ou de sujets dont elle ne se souvenait probablement même plus ... C'était sommes toutes un peu trop lui demander. A mesure qu'ils poursuivaient leurs chemins, la chaleur se fit rapidement étouffante sous son casque, mais il ne faisait pas bon d’être une femme dans le coin. Un frisson lui parcourue l'échine, pas du a une quelconque crainte d’être femme en ces lieux, non, devant eux se dresse bientôt au loin, la foret d'Ossoro.

Promesse de quelques repos, de quelques brises légères et de sources fraîches, pourtant c'est le regard inquiet qu'elle en fixe les contours encore flous a l'horizon. Car c'est aussi la promesse de nombreux dangers. Faits que son compagnon semble ignorait, a moins que son bavardage ne soit dédié qu'a meubler une discutions qu'elle n'a pas crue bon d'entretenir depuis de longues minutes. " Je serais vous, je ne me soucierais pas tant de ce qui se raconte sur des créatures légendaires s'y promenant, mais plutôt sur les clans environnant et les assassins de tout genre qui y règnent en maître absolu. " Elle tique sur le mot assassin, jette un regard a l'homme, rapide, puis enchaîne prestement. Elle avait mal choisie ses mots, pourvu qu'il n'en prenne guère ombrages. Il n'y avait pas de quoi, lui et les assassins de la foret d'Ossoro n'avaient rien en commun. Eux étaient des tueurs sanguinaires sans foi, ni conscience et dont la seule excitation en ce monde était de dérober la vie d’autrui, de préférences dans de longues et douloureuses agonies. Voila qui expliquait son ton soudain quelque peu froid. Elle se reprend néanmoins en complétant d'une voix un peu plus douce. " Il ne me dérange point de partager mes vivres avec vous, mais selon la ou doivent vous mener vos pas, alors en effet mieux vaudrait faire une halte propice a l'acquisition de quelques nourritures consommables. "

Elle descend de cheval, l’entraînant par la bribe vers leurs destinations. L'animal n'a pas l'air ravie, pas plus qu'elle. " Je n'apprécie guère la chasse. Je suis plus prompte a guérir les blessures qu'a en infliger. Mais parfois la chasse comme le combat, se fait une nécessité. A cet effet, je sais dont fort bien maniée la lame et l'arc. " Elle se rappelait encore la première fois qu'elle avait voulue chasser, échec cuisant. Humiliation terrible. Elle était alors une jeune princesse en fuite qui ignorait encore tout des duretés de ce monde. Un sourire mélancolique se dessine sur ses traits. Sourire dont Yoruichi ne voit rien, son voile de maille ne laissant apparaître guère plus que ses yeux. Ce souvenir la appartenait au passé. Depuis elle avait apprit a manier l'arc, mais pas seulement. Elle avait apprit a repérer ses proies, a les filer, a suivre leurs traces. Les identifier. Tout cela lui permettant de choisir ses proies, toujours des animaux âgés, jamais des jeunes ou des mères qui laisseraient derrière elle des petits. C'était la une sensiblerie peu encline a remplir un estomac vide, mais par chance la foret regorgeait de fruits et de baies comestibles. La nature dans sa grande abondance pourvoyait aux besoins de ceux qui savaient la respecter, tout comme elle pouvait selon ses humeurs vous conduire a la folie ou pire a votre perte. 

Aux dernières paroles de son étrange compagnon, elle se contente de hocher la tête. Elles étaient a peu de choses prés, le reflet de ses propres pensées. Le vent se lève, entraînant dans leurs directions plusieurs grains de sable. Il allait falloir se mettre a l'abri. Au vu ds granulés qui claquaient sur ses tempes et de la couleur du ciel, une tempête approchait. Il semblait que son nouveau compagnon allait être exaucé, la foret d'Ossoro restait le lieu le plus proche ou se réfugier. Trop tard pour rebrousser chemin, quand bien même ils l'auraient voulus." Personne ne réside dans les contrées sauvages .. On se contente d'y survivre. " C'est une affirmation qui n'attends pas de réponse. Elle se glisse devant son cheval pour le protéger tant bien que mal du vent qui souffle de plus en plus, tandis qu'elle porte une main vers ses yeux pour les projeter de quelques projectiles terreux entraînés par la tempête. Un pas après l'autre, les voila qui pénètrent dans la foret d'Ossoro, elle les protégerait de la tempête, mais qui les protégerait des nombreux dangers dont elle regorgeait.

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