Venez parcourir des contrées d'inspiration asiatique, en des temps reculés où régnaient les mystères, l'amour, les complots et la guerre.
 
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 Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Lun 29 Sep - 15:37

Les flocons de neiges tombaient lentement, en un va et vient bercé par le vent indécis, sans pour tant perturber le champ de vision de l'homme qui marchait seul, d'un pas sûre et décidé dans la nature habillée d'un blanc somptueux et pur. Le craquement que faisaient subir les getas du vagabond à la neige fut le seul son, désormais routinier, que l'on pouvait entendre depuis des kilomètres. La nature s'était endormis, pour laisser place au monde du silence et du sommeil. Le souffle chaud, visible à chaque expiration de notre protagoniste, et pourtant seulement habillé d'un kimono, l'entaille petite mais profonde qui siégeait au centre de son torse, en dessous de son cou avait cessé de couler, bien que toujours à vif. Mêlées aux traces de ses pas, quelques rares gouttes de son sang venaient perturber l’harmonie parfaite de la blancheur immaculée de l'hiver. Il sortit sa lame, sans raison, dans un son aiguë, presque strident, et posa un genoux à terre pour nettoyer la lame, recouverte d'un sang poisseux et empestant. Malgré le manque de soin, ce katana n'était en rien abîmé. Il était comme neuf, la lame parfaitement aiguisée. Le Rônin rangea le plus rapidement possible cette arme de malheur, les yeux mi-clos, regardant dans le vide, et pourtant devant lui. L'esprit embrumé et fatigué, il posa son bras sur les pans de son Kimono, laissant sa main droite pendre dans le vide, comme si elle pesait une tonne, et comme si le bras qui lui appartenait méritait un repos millénaire. La main gauche tenait son index et son majeur sur le bout de bois posé sur l'épaule tendue, tremblotante légèrement par instant, sans rien pouvoir y faire. Il avait marché toute la nuit depuis ce petit village, dans le froid et le manque de vision, sans pour autant dévier de sa route. Longeant la frontière somptueuse, marqué par des montagnes aussi immenses que millénaires, il les contempla, admirant et appréciant le calme de la nature, ainsi que sa pureté qui restera à jamais inchangé. Il planta son bâton dans le sol, pour se retourner en pivotant sur sa jambe gauche, dégaina Akashusen et fondit en avant sans aucune hésitation. La puanteur et le mal être emplirent en une fraction de seconde l'environnement, et une tête tomba. Non pas une tête humaine, bien que s'y apparentant. Ornée de plusieurs pairs d'yeux, de nombreuses dents sortant de la mâchoire, des cheveux dispersés, ou bien des poils, anarchiquement sur toute la surface de peau de la créature. Cette dernière était trapue, et possédait des jambes arrières puissantes, pour des bras longs et maigres. Un démon "commun", si nous pouvons l’appeler ainsi. Des bêtes sans aucune once d'intelligence, ne disposant que pour seul finalité, la faim. Yoruichi posa un genoux à terre et prit la tête du monstre, pour lui arracher ses quatre canines, gigantesques comparés à celles d'un être humain normal. Il les trempa dans le sang de la bête, qui se faisait lentement absorber par la neige, comme une éponge divine essuyant la corruption la tapissant. Il arracha quelques mèches de poils du cadavre, et fit passer les tresses crée dans les dents du monstres. Des trous se trouvaient sur les cotés de ces dernières, attachés de cette façon à la mâchoire du monstre, marquant la difformité et la monstruosité de ce démon au plus bas de l'échelle, de la hiérarchie de ces abominations. En reprenant sa route, il attacha ce talisman de fortune, apprit il y a des années, à sa ceinture, a l'opposé de son katana.

"Quel sang infect! Tu n'as donc rien d'autre à me proposer?"

Silencieux face à cette voix venant d'un autre monde, résonnant dans sa tête, Yoruichi leva les yeux et vit de la fumée le long de la montagne, au milieu d'arbres enneigés. Il avait perdu de vue le cadavre de la créature depuis quelques dizaines de minutes, soulagés que ces bêtes ne rôdaient pas assez près d'un quelconque village pour assouvir leurs pêchés impardonnables. Au craquement de la neige, s'ajoutait un cliquetis presque mélodieux, grâce aux dents de la fange démoniaque désormais morte. Cachée au milieu de la naissance de la forêt, un village prenait place dans une clairière des plus parfaites. Des enfants jouaient, des parents les observaient, et le Rônin leva les bras en souriant lorsque deux gosses vinrent se cacher derrière lui, poursuivit par un autre. Des éclats de rire, qui parvinrent à arracher un maigre sourire, bien trop rare, sur le visage épuisé du guerrier. Il s'approcha du groupe d'adulte, commérant et observant leurs enfants, avec un  élan de modestie d'humilité rare de nos jours, et pourtant si naturel pour cet homme. Des visages se figèrent, firent la mit.. et d'autres souriaient à la prononciation du mot "Hebi". Donc, il y avait bien quelqu'un, ici, qui, supposément, possédait certains pouvoirs. Tandis que deux des cinq firent l'éloge de cette personne, qui avait apporté la bonne fortune sur les environs, deux autres grelotaient, et non à cause du froid. Enfin, la personne qui ne s'était pas prononcé haussait des épaules, avec un certain détachement, comme si cela n'avait aucune importance. Satisfait de ces maigres informations pour les villageois, et pourtant une véritable mine pour le Rônin, ce dernier prit la direction de l'auberge la plus proche. L'auberge était aussi la demeure du chef du village, au centre du lieu dit. Un bâtiment immense. Auberge, salle des fêtes.. Cette battisse devait faire office de bien des usages. Une fois installé et autour du feu, il salua la seule personne présente, le chef du village qui dormait sur une chaise, appuyé sur une canne, de l'autre coté du brasier. Une amère impression de déjà vue parcouru l'échine de Yoruichi, qui se mordit la langue avec force. L'entaille sur son torse brûlait de nouveau, le tiraillait, comme si quelque chose voulait en sortir. Une forme sombre et glauque s'échappe dans un craquement d'os et de chaire immonde, accompagnant un flot de sang et d'organes inimaginables.

Le guerrier ouvrit les yeux d'un coup, le souffle lent et contrôlé, puis regarda la source de chaleur, immuable aubaine par cette période de l'année. il s'était assoupit, et désormais, le chef du village, était assis à coté de lui, lui tendant un grand verre remplit d'une liqueur sans nom, mais terriblement efficace contre le froid et l'ankylose.


"Bienvenue dans notre village, voyageur. Puisse votre séjour être long et agréable, nous manquons de compagnie et de nouvelle tête par ce temps! Et vous ne venez pas sans raison, que pouvons nous pour vous ?"


Tout ce qu'il souhaitait, était un repas et un endroit ou se reposer en échange de quelques services, ainsi que d'informations. Le chef éclata de rire et se redressa, laissant entrevoir sa taille et sa stature. La canne n'était qu'un artifice de décoration, cet homme à la carrure plus qu'acceptable n'en avait pas besoin. Ce rire fut la conséquence de la demande du Rônin. Il voulait rencontrer la sorcière, la chamane. Hebi On'na. Le serpent rouge. L'interlocuteur du vagabond fit même de l'humour, jugeant qu'un peut de feu même magique serait le bienvenue pour réchauffer son tas d'os. Il fit suivre Yoruichi, l'amenant dans une chambre, dans laquelle il ne rentra pas. La neige se mit a tomber en doublant l'allure, et des bruits trop familier se firent entendre dehors. Un brouhaha, un vacarme déchirant l'équilibre sonore des alentours. Le chef sortit en trombe, suivit quelques secondes plus tard par Yoruichi, regardant au loin entre les arbres, à l'autre bout de la clairière. Des ombres bougeaient, laissant place à des silhouettes humaines lente et nombreuses. Le guerrier accueilli par le village avança devant l'attroupement des habitants, et sortit son bras droit de sa torpeur, tendu sur le coté, faisant signe a tout les villageois de rester en arrière. Voici le genre de service qu'il pouvait rendre, en échange d'une simple couche. Le sang du Rônin pulsait avec force, tambourinant avec un rythme régulier ses veines, réchauffant son corps ankylosé. Et pourtant, son coeur ne battait pas plus vite. Son calme restait impérial, immuable. Ce qui fut l'origine de se changement interne, était ce maudit esprit, compagnon maudit et forcé de Yoruichi. La voix tambourinant à nouveau dans son crâne. Résonant, amplifient encore et encore les même mots, sans arrêts.

"Du sang ! Du Sang ! Du sang pour le Grand Dévoreur ! Du sang ! DU SANG !"

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Hebi On'na

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Lun 29 Sep - 23:55


Le taudis de la femme serpent ne possédait pas de porte, durant l'hiver, elle bloquait le cadre vide avec un rideau de paille, la porte des pauvres et espérait que le vent ne fut pas trop fort durant la nuit. L'été, cependant, cela n'était pas un soucis. Vivre dans la montagne apportait un courant frais durant la saison chaude et la température était idéale pour dormir et se prélasser. Toutefois, aujourd'hui, des flocons, porté par un vent d'automne, avaient descendu le long des montagnes, flottant jusqu'à son humble demeure. La jeune femme avait tendit la main et laisser l'eau floconneuse caresser ses doigts graciles. Aka, quant à lui, était resté sagement près du feu rougeoyant.

-La neige apporté par un vent d'automne, murmura l'ancienne geisha qui observait la surface blanche qui se matérialisait dehors. Le froid apporte la mort et le loup solitaire avec lui, poursuivit-elle, le regard vitreux, admirant la neige qui s'abattait sur les terres. La neige arrive toujours plus tôt par ici que partout ailleurs dans l'empire, toutefois, jamais aussi tôt, la saison chaude n'est pas terminée...

Le serpent leva la tête et rampa sournoisement vers sa maîtresse. Il se fit glisser sur sa jambe, remonta son bras et s'enroula autour de son cou. Les rêves de Hebi étaient aussi les siens et il avait aussi aperçu le loup solitaire marchant dans les collines, dans les forêts et les prairies, vagabondant parmi les vivants sans but précis et la mort à l'âme, son torse poilu imbibé de sang. Ses crocs, cependant, dégoulinaient de sang qui n'était pas le sien, mais celui de ses victimes, tombant l'une après l'autre. Le nombre était encore incertain, le songe n'avait rien révéler de plus.

-Les esprits s'agitent autour de moi, Aka, nous étions dans un moment de paix quelques jours plus tôt, mais les oiseaux ont fuit et les arbres murmurent l'approche d'un terrible évènement, monologua la jeune femme en se levant paresseusement pour ajouter quelques bouts de bois dans son feu. Les esprits s'agitent... les esprits s'agitent, les esprits s'agitent!

Elle s'arrêta subitement, son corps paralysé par les images qui apparurent dans les flammes écarlates. Une énergie s'en dégagea, suivit de multiples envies. La tentation du pouvoir et le goût du sang. Hebi sentit le précieux fluide vital s'échapper d'entre ses lèvres de manière disgracieuse. Il dégoulina partout sur elle, ruisselant sur son menton, tombant sur ses seins, roulant sur leurs courbes jusqu'à son nombril.

-Du sang pour le grand dévoreur! hurla la chamane avant de s'écrouler par terre et être pris de soubresauts sous le regard attentif et peu inquiet de Aka qui resta confortablement près du feu. Au bout d'un moment, Hebi cessa de bouger, n'importe qui aurait pu la croire morte, puis elle rouvrit les yeux sèchement quelques minutes plus tard. Il n'y avait pas de sang, elle avait tout imaginé, ou plutôt cela avait été un songe.

Machinalement, elle se redressa et attrapa du parchemin qui était toujours à porté de main. Elle tomba de nombreux morceaux sous la forme de rectangle égaux, puis inscrit les mêmes mots et symboles sur chacun d'eux avec de l'encre noire et un pinceau au poil vieux et rugueux qui devait avoir fait son temps, mais les pinceaux, ça ne tombait pas du ciel! Les marchands ambulants ne faisaient un tour que par le village voisin à celui-ci qui siégeait au bas de sa montagne et les paysans ne roulaient pas sur l'or, la ressource préférée des hommes en quête de richesse. Évidemment, ils acceptaient de troquer certaines choses pour certaines ressources. La chamane fabriqua donc des sorts contre les esprits malveillants jusqu'à la tombée de la nuit.


Il combattait bien, cet étranger, elle devait l'admettre, bien qu'elle trouva que ces mouvements furent sensiblement saccadés par un entrain qui n'était pas tout à fait le sien. Elle n'était pas réellement dans la mêlée, elle regardait de très loin par l'intermédiaire des yeux reptiliens d'Aka qui se faufilait sournoisement parmi les bâtiments, passant au travers des poutres de bois et des villageois terrifiés. La plupart étaient assaillit d'une nausée lorsqu'il passait au travers de leurs poitrine, un petit tour cruel.

Cet étranger se débrouillait plutôt bien, mais un chien, même enragé, ne pouvait vaincre une aussi grande bande de bandits à lui seul même si bandits bougèrent comme s'ils avaient une montagne sur les épaules. Peut-être étais-ce le cas en fait. Le vent s'éleva, agitant les cheveux défaits des paysannes et effrayant les plus jeunes cachés dans leurs jupes. La samurai déchu finit par mettre un genou à terre au moment où d'autre bandits arrivaient par derrière pour se saisir des villageois. Les femmes hurlèrent d'horreur alors qu'on les séparait de force de leurs époux ainsi que de leurs enfants. Évidemment, les hommes ne se laissèrent pas faire et chacun voulu défendre les siens. Quelques uns furent tués sur le champ, d'autre blessés grièvement. La neige cessa de tomber.

-On se calme! gronda une voix calme et autoritaire. Je le veux bien celui-là, il nous apportera un bon prix sur le marché des esclaves! fit remarqué un homme grand baraqué au visage balafré. Visiblement il s'agissait du chef et à son poignet résidait un massif bracelet d'or, mais cela n'était pas qu'un bracelet princier, mais aussi l'hôte d'un démon assoiffé de violence et petit à petit, il rongeait l'âme du criminel. Tristement, les âmes mauvaises n'étaient pas aussi savoureuses que les bonnes.

Une brise se leva, sifflant au travers des feuilles et des branchages, faisant craquer les planches de la maison commune que les bandits semblaient vouloir s'approprier. Des rires goguenards se firent entendre et des sifflements admiratifs face à la large pièce au on pouvait renifler des odeurs de soupe encore chaude. Ils n'iraient pas au lit affamé après avoir dévalisé l'endroit!

-Un samurai, eh? constata le chef, admiratif. J'en connais qui payeront une fortune pour toi et pour cette belle épée que tu as là!

Le chef cessa de bouger, son attention prise ailleurs. Il leva le bracelet à son oreille comme si celui-ci était porteur de secrets. Un rire pervers déforma son visage déjà mal en point et il se mit à rire cruellement. Soudainement, une petite voix retentit.

-La sorcière vous tuera, marmonna un petit garçon aux yeux larmoyants. Son serpent vous mangera tout entier.

Le géant, mécontent des paroles du gamin, se rapprocha et lui donner un coup de pied monumental dans le ventre. L'enfant cria et s'écroula par terre en se tordant, les bras entourant son ventre endolori. Le coup devait lui avoir brisé une côte ou deux. La fragilité de l'enfance...

-Ta gueule, enfant de putain, je suis le seul qui parle! Vous êtes tous pathétiques, incapable de vous défendre et vous comptez sur un étranger de samurai pour vous défendre et une sorcière imaginaire! s'écria le chef avant de cracher par terre. Tient, toi t'es mignonne, celle-là dormira avec moi ce soir! Bahahaha!

Les bandits se mirent tous à rire cruellement, l'influence du chef était contagieuse et infiniment pernicieuse, mais cela n'empêcha pas certaines femmes de se lever prudemment et regarder autour d'elle. Beaucoup d'entre elles se mirent à murmurer «elle arrive». En effet, Hebi arrivait et elle n'était pas très contente. Elle n'acceptait pas que l'on crée le chaos dans son village et encore moins qu'on pose sa bouche baveuse sur sa soupe. Le vent se fit subitement plus violent, sifflant tel un serpent au travers de la végétation environnante.

-Stabilisez moi cet homme et apportez moi son arme, je la veux!

Insensibles à la vue de leurs collègues tombés avant eux sur le champ de bataille, de nouveaux bandits se détachèrent de leurs otages pour foncer sur le samurai. Il n'atteignirent cependant jamais leur cible.


Deux d'entre eux foncèrent sur une force invisible et tombèrent violemment à une mètre derrière, parmi les cadavres et la neige fondante, le visage défigurés par des brûlures. Une ombre plutôt longue se matérialisa devant le guerrier à l'épée démoniaque. Aka apparut alors dans toute sa splendeur. Lorsqu'un assaillant plus courageux que les autres voulu s'en prendre au serpent gigantesque, celui-ci se fit projeter plus loin d'un mouvement rapide de la queue du serpent. Les yeux du reptile brillèrent malicieusement.

Dans sa montagne, le regard vitreux, Hebi voyait la scène se projeter directement devant elle. Elle avait brûlé trois papiers ensorcelés, elle en avait encore beaucoup, un pour chaque bandit, en fait.

-Qui ose troublé mon repos? s'enquit le serpent par lequel parlait la chamane en pleine transe. Vous osez vous attaquez aux miens?

Du venin s'écoula de la bouche du serpent et certains bandits reculèrent, effrayer par le spectacle autant que les villageois qui n'osaient pas regarder le terrible esprit serpent qui s'était matérialisé.

-Il n'est pas trop tard pour partir et ne jamais revenir, les informa la chamane froidement en les toisant. Ses sourcils se froncèrent en voyant le chef s'approcher avec un sourire assuré, les mains sur les hanches. Il déclara haut et fort qu'il n'était pas effrayé d'une femme dissimulée dans la montagne et n'étant pas assez courageuse pour descendre pour l'affronter lui-même. Je n'ai pas besoin de descendre pour des trouillards.

Cette remarque fit tiquer le chef des bandits et il jeta un œil colérique derrière lui. Ses bandits sursautèrent à la vue de leur patron. Ils savaient tous ce qui pouvait arrivé lorsqu'il était en colère.

-Montre toi, salope!

Il avait hurlé, d'humeur rageuse avant de se retourner vivement lorsque quelque chose ou plutôt quelqu'un lui tapota gentiment l'épaule gauche. Il sursauta en voyant une femme décoiffée et à peine habillée, ses pieds nus plantés fermement dans le sol recouvert d'une faible couche de neige. Celle-ci pencha sa tête de manière presque impossible sur le côté, un sourire dément aux lèvres, ses cheveux tombant négligemment sur son visage blafard. Son sourire était cruel et emplit d'une démence propre à la chamane.

-Bouh! prononça d'une voix neutre la chamane, ses pupilles devenues verticales comme celles d'un reptile. Des écailles apparurent tranquillement aux commissures de ses lèvres, sur son menton, au-dessus de ses seins et sur la jambe nue sortant de manière vulgaire de son yukaya en désordre.

Il cria, telle une fillette et recula, trébuchant dans ses propres pieds. Il se releva prestement et dégaina son épée avant de foncer sur elle et fendre l'air avec son arme. Il la manque de près, mais Hebi ne faisait plus qu'un avec Aka. Elle possédait désormais sa force, ses sens et son agilité. On appelait ça une «possession partielle». Il s'agit d'un rituel parmi tant d'autre pour s'approprier certains pouvoir d'un esprit consentant à partager. Elle évita de justesse un autre coup.

-Ton bracelet, donne le moi, je le veux! s'écria joyeusement Hebi en trépignant d'impatience en tournant autour de lui en gambadant gaiement. Lorsque l'homme lui rétorqua qu'il ne le lui donnerait jamais vivant, elle rigola, puis son regard devint incroyablement sérieux et elle fit entrevoir ses crocs dégoulinant de venin. DONNE LE MOI! ET TOI BOUGE TON CUL!

Elle s'était tournée vers le samurai qui était maintenant entièrement libre de ses mouvements. Pensait-il réellement qu'elle pouvait garder Aka plus longuement en elle sans conséquences? Elle s'était débarrassée de quelques bandits, le restant allait être une véritable partie de plaisir. Hebi sentait déjà que l'un d'eux avait mouillé son pantalon, de quoi en rire! Les hommes étaient aisément effrayés par les forces occultes, elle adorait cela! Elle s'amusait follement!

Une douleur intense la foudroya alors et lorsqu'elle se retourna vers le chef, elle se rendit compte sur son épée était dans son ventre, déchirant la chair et tout ses organes internes d'un seul trait. Un sourire dément se dessina sur les lèvres de la jeune femme avant qu'elle se mette à rire intensément. Son rire n'avait rien d'humain, cela ressemblait aux cris désespérés d'un animal furieux. Le corps de la chamane se mit à brûler, elle riait toujours pendant que sa chair brûlait. Le chef retira rapidement son épée des entrailles de la chamane et lorsque la fumée se dissipa, on pu remarqué les restants d'un mannequin de paille. Ce qui était bien avec le chamanisme, c'est que l'on pouvait toujours surprendre ses adversaires...

Dans la montagne, Hebi souriait bêtement même si son corps lui faisait très mal et tremblait comme si elle venait de sortir d'une rivière glacée. Son nez saignait alors qu'elle tentait de garder contact avec Aka qui était toujours en bas, prêt à obéir au moindre de ses ordres. Elle brûla de nouvelles tranches de parchemin, souriant un peu plus à chaque fois.

Le serpent aida le samurai à se relever et sa gueule s'ouvrit.

-Alors mon loup, on est fatigué? s'enquit la chamane au travers du reptile. Pourtant, avec une épée comme la tienne, tu ne devrais pas avoir plus de mal que ça, ahahaha! Tu dois survivre, mon loup... ne me cherches-tu pas? Quel gâchis ce serait si tu crevais là, maintenant... Sois l'instrument de ma vengance avant, veux-tu?

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Mar 30 Sep - 2:50

Dans une impulsion aussi vive que gracieuse, aussi silencieuse que mortelle, le Rônin fit tomber la première tête. Cette dernière s’enfonça dans un "flop" étouffé dans la neige, le dernier sourire du quidam figé sur cette tête sans vie. Dans un mouvement de sabre éclair et précis, il dégagea le sang de la lame, dessina un demi cercle autour de lui sur la surface immaculée qui servait de sol. Un flot continue d'assaillant approcha pour le mettre en pièce. Tel un fantôme, il glissait entre les lames et armes contondantes avec une facilité déconcertante, surclassant ce style barbare et grossier, aléatoire et primaire. Des ventres s'ouvrèrent, des membres tombèrent. La pluie de flocon laissait place à une pluie de sang et de chair, une pluie de souffrance et de malheur. D'un calme impérial, il fauchait les vies des plus téméraires et idiots, sans aucun semblant de sentiment. Cette race n'en méritait pas. Un petit malin réussit à attraper la lame du sabre pour bloquer ses mouvements. En guise de réponse brutale et automatique, Yoruichi fit passer le corps de son opposant par dessus son épaule, et dans un mouvement de sabre sec et précis, trancha la main et le bras de la victime en plein air.

Ce ballet mortel dura des minutes, jusqu’à ce que le rônin plia sous le nombre. Son kimono, imbibé de sang et de sueur, pendait derrière lui, laissant paraître son torse et son dos, digne d'un cadavre qui servit de test a tout les supplices physique de ce monde. Yoruichi secoua la tête, enfonçant son index et son pouce dans ses orbites une nouvelle fois. Akashusen avait prit le contrôle, l'espace de quelques minutes, lors de ces échanges. Certes, ces talents d'épéistes venaient de lui, mais ce meurtre en série de sang froid et ce gout pour le sang n'étaient pas sien. Mais maintenant, la soif et l'envie laissaient place au propre sang de l'ex Samurai, glissant sur ses avant bras et son buste. Son cœur implosa lorsqu'il entendu des exécutions sommaire dans son dos. Des hommes, des femmes et des enfants souffrants. A ce moment précis, le chef de la bande immense fit enfin son apparition. Un goret, un pourceau sans aucun honneur et pour seul passion, le carnage et la violence. Le type de personne que l'on devait éradiquer de la surface du monde. Ainsi, il voulait Akashusen.. Ce serait si simple de laisser cet arme à quelqu'un d'autre. Ce serait simple de chercher la facilité, ce serait si simple de mourir.. Oui. Si simple. Il baissa la tête lorsque deux des brigands se dirigèrent vers lui, le genoux toujours collé au sol. A quoi pensait-il ? A abandonner ? Après tout ce qu'il traversa ? Lorsqu'il se rendit compte de l'aberration germant son esprit, il empoigna le katana par la lame et le serra, faisant glisser l'acier pour entailler sa main dans une lente douleur. Il devait se réveiller. Lorsque l'esprit se manifesta, il n'haussa pas un sourcil. Ainsi, la sorcière, la chamane ou encore la spiritualiste protégeait bien l'endroit. Des renforts. Voila ce qu'il manquait. il retrouva cette flamme dévorante, au même moment ou il posa ses yeux sur le serpent géant qui se dressait devant lui. Il regarde la scène, ainsi que le dialogue à sens unique qui s'en suivit. Puis, une silhouette se dessina lentement, pour laisser place a ce qui semblait être une humaine. Oui, elle était bien la. Toujours sonné, embrouillé, il n'eut le temps de la voir distinctement. Dans son esprit, seul subsistait sa haine envers lui même, et le but du moment. Trancher la gorge du pourceau, ainsi que chacun de ses membres. Mais pour le moment, il fallait attendre que le chaman continue son petit numéro. Il ne savait pas ses intentions réelles à long terme, mais pour le moment, ils étaient clairement alliés.

Les tours de passe-passe faisaient leurs effets, dirait-on. Le festival pyrotechnique battait son plein, jusqu’à ce que la voix de la chamane sorte le Samuraï de sa torpeur éveillé. Ainsi donc, il serait un loup? Si cette idée lui plaisait, à son aise. A la fin de beau discours, il planta son regarde dans celui du serpent. Il savait qu'elle observait. Encrant son âme dans ce regard, il lui fit comprendre que tout cela n'était qu'un juste retour des choses. La détermination revenue, il courut violemment en direction du chef du clan de bandit, sans un mot pour le serpent et la sorcière. Il sauta pour prendre appuie sur le visage d'un de ces scélérats, et abattre sa sentence aérienne et mortel sur un second, désemparé par un tel bond. Découpant avec finesse quelques sous fifres, Yoruichi esquive une lame qui s'approchait de son dos. Faisant glisser cette dernière le long de son katana, qu'il avait placer entre son arrière et l'arme ennemie, il regarda le pourceau du coin de l’œil. Il 'était lui même, mais le regard du Rônin fit tressaillir le goret brailleur. Une sensation de mort emplit le champ de bataille, comme tiré d'un long sommeil. Faisant face au sanglier rampant dorénavant, il bondit en avant pour harceler le corps de ce dernier d'entailles légères mais douloureuses. Il passa ensuite la lame sous le bijoux en or, accroché fermement au poignet et tira dessus avec sa lame.


"Haha ! Peine perdue ! Ce n'est pas un bijoux ! Il est indestructible ! Mains, tu es à.."


"Tss Tss Tss. Tu y croyais vraiment hein. Ce n'est pas cet esprit mineur qui va ne serait-ce que me ralentir. Maintenant, donne moi son sang.."

La lame brisa les chaines en or, volant au milieu du carnage. Yoruichi attrape le plus gros morceau du bijoux et le plaça entre son kimono et sa ceinture, enroulé dans cette dernière. Il commença à saigner les bras et les jambes du bandit dorénavant à sa merci, puis se stoppa en passant l'acier froid sur sa gorge. Il empoigna le cou du futur cadavre, et le tira pour le lancer en direction du serpent, avatar de la chamane. Non, il n'allait pas écouter Akashusen. Il n'était pas son pantin. Il n'aurait que le dût minimal à sa propre survie. A la vue de ce spectacle, les subordonnés prirent les devant, et retournèrent auprès des otages. Aussitôt, un vent léger se fit sentir, et les gorges d'une dizaine de malfrats faisaient pleuvoir le signe de mort liquide, tapissant la blancheur du paysage d'un flot écarlate. Le regard chargé de haine et de demande de vengeance, il se dirigea vers les dizaines de rescapés, qui commençaient a trembler. L'aura dégagé du Rônin et de la lame créait une peur puissante, et forcit les survivants à reculer, puis a s'enfuir. Le village pouvait respirer. La paix allait surement revenir rapidement, malgré les pertes. Se retournant vers les villageois, commençant à ranger son arme, il se laissa aller à un long soupir de soulagement, son corps saignant abondamment de tous cotés. Des entailles mineurs, ou des blessures sans réelles gravité. Point positif, le sang de l'homme réchauffait encore plus son corps au milieu de la neige.

"Tu feras selon MA volonté, immonde larve !"

Avant de ranger la lame, le bras de Yoruichi fondit en direction d'un enfant. Le visage toujours calme, il dévia la trajectoire en direction du bâtiment situé derrière l'enfant, et planta la lame dans sa main, contre le mur. la lame s'enfonça jusqu’à la garde, traversant le mur comme dans de la chaire humaine. Réprimant un cri de rage, et non de douleur, il sortir la lame dans un son mêlant minéral et liquide des plus strident et écœurant. En se retournant, et faisant tout pour éviter le regard des villageois, il ne vit plus le serpent. Fronçant les sourcils, il observa une légère trainé dans la neige, partant de l'ancienne position de la bête, entourée de trainées de sang abondantes. Il courut dans leur direction, grimpant sans hésiter, ignorant la douleur lancinant sa main et ses membres. A chaque impulsions, son sang pulsant s'échappait par accoue de ses jambes, coulant lentement sur le sol enneigé de la forêt pentue. Les traces étaient difficile à suivre, surtout lorsqu'il en perdit complétement la trace. Seule indice, une odeur de feu et de cendre. Il se remémora les dires du défunt chef de village. Une sorcière de feu. En suivant cette maigre trace olfactive, il arriva devant une cabane en ruine, entouré d'un petit jardin négligé. Une sensation l'empoigna, indescriptible. Il perdit l'équilibre, et posa un genoux à terre en se tenant le visage. Un artifice quelconque de la chamane ? Un contrecoup des efforts trop intenses qu'il venait d'effectuer ? Une perte trop grande de sang ? De multiples possibilités, pouvant être toutes aussi vrai qu'erronées. Dans tout les cas, elle savait qu'il la cherchait. Et sur ce territoire, il était soumis aux règles de la dite Hebi."

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Hebi On'na

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Mar 30 Sep - 6:55


Aka était un esprit libre, certes, mais il restait le gardien de sa maîtresse, Hebi On'na et de tout ce qu'il lui appartenait. Cela était la raison pour laquelle, dissimulée dans son invisibilité spirituelle, il s'était jeté sur l'intrus furieusement et l'avait enroulé avec son long corps pour le forcer à terre.  Ensuite, il serra lentement sa proie entre ses muscles puissants, cherchant à l'étouffer lentement, son agonie étant son seul plaisir. Au bout d'une petite minute, sa peau écailleuse frôlant le talisman basique du chasseur de démon et il sentit une légère brûlure sur son corps reptilien. Il siffla plaintivement et attira ainsi l'attention de sa maîtresse dont la tête sorti de derrière le rideau de paille.

-Ah, c'est mon loup! s'écriat-elle, les yeux agrandi par un soudain intérêt en voyant le talisman basique pendant à sa ceinture. Un sourire moqueur déforma sa jolie bouche d'où traînait encore du sang provenant de son nez. Elle avait bien essuyé son visage avec le dos de sa main, mais elle n'avait qu'empirer l'apparence de son faciès. Il est protégé ce loup, quel travail d'amateur, pourtant, tu l'as fait toi-même? Bien sûr que non... quoi? Si si si, c'est de vous et bah dit donc!

Tel un animal curieux, elle s'approcha de lui, les pieds encrés ferment dans le sol froid en reniflant l'air autour de son invité inopportun. Aka n'avait pourtant pas relâché son étreinte, elle ne le lui avait pas ordonné, c'est vrai, mais elle aimait prendre son temps, mais si cela signifiait que l'autre allait mourir lentement au final. Elle s'approcha davantage, reniflant encore jusqu'à son nez se rapproche dangereusement de la ceinture du samurai. La jeune femme pencha la tête sur le côté, puis de l'autre, huma des odeurs qui n'existaient pas. Son nez frôla finalement la ceinture, puis elle tendit la main vers l'objet de son désir, fouillant dans l'obi de l'homme sans gêne jusqu'à en sortir le bijou tant désiré quelques minutes auparavant.

-C'est bon, Aka, tu peux le lâcher! s'écria-t-elle joyeusement en sautillant sur place, sa poitrine rebondissant inconfortablement dans son yukata entrouvert avant d'entrer en vitesse à l'intérieur de son taudis. Après un instant, sa tête apparut de derrière le rideau de paille à nouveau. Oh, peut-être serait-ce une idée de le faire entrer aussi, c'est qu'il est mal en point le loup!

Elle écarta le vulgaire rideau de paille mal tressé et laissa Aka tirer le samurai à l'intérieur. C'était génial, le serpent, en le serrant trop mort, avait réussi à rouvrir une blessure un peu plus vieille que les nouvelles. La plaie saignante sur la poitrine poilue du loup solitaire. Les images revinrent avec une certaine force et Hebi s'assit sur son lit pour regarder le guerrier avec un bien curieux intérêt, la tête penchée sur le côté. Ses vêtements avaient été les victimes des lames de ses ennemis et certains bouts n'étaient plus que des lambeaux. Il rigole, même elle était plus habillé que lui et pourtant! Hebi sauta par terre, avança de quelques pas pour se saisir d'un récipient poussiéreux. Elle souffla sur celui-ci et s'étouffa avec la saleté avant de venir s'accroupir bizarrement auprès du samurai.

-Tu saignes, lui fit-elle remarquer avec un sourire carnassier. Un loup qui ne lèche pas ses plaies, quelle est donc ce soupir de l'âme? Quelle détresse! Quelle détresse! Quelle détresse?

Elle ouvrit brusquement les pans de son kimono et lui retira ses manches, elle lui tapa furieusement la main lorsqu'il sembla vouloir protester contre son envahissement et elle retapa plus fort lorsqu'il tenta sa chance à nouveau. Après l'avoir déshabillé à moitié, Hebi recula de quelques pas et contempla le torse sanguinolent.

-Il faut de l'eau! De l'eau, de l'eau, de l'eau chaude! s'écria-t-elle en jetant un œil au petit chaudron reposant au-dessus du feu où de la vapeur s'échappait. Ah oui, elle avait déjà fait bouillir de l'eau quelques minutes plus tôt pour une raison qui lui échappait. Elle attrapa un bol d'argile, le remplit d'eau chaude avec une louche de bois, puis s'approcha à nouveau du samurai. Elle trempa dans l'eau un vieux linge ayant connu de meilleurs jours, puis entreprit de nettoyer les blessures du guerrier.

La femme serpent n'était pas une femme très délicate. Elle tapota les blessures, frotta un peu trop vigoureusement, mais au moins le faisait-elle très soigneusement. Une fois les blessures nettoyées, elle recula à nouveau, puis admira son travail tel un peintre à la fin d'une œuvre. Hebi renifla le linge poisseux de sang, grimaça, puis le lança dans les braises de son petit feu. Elle resta agenouillée devant l'ancien samurai, tête sur le côté, tel un hibou apercevant une curiosité. Un grand sourire déforma son visage ruiné par son sang.

-Regarde, Aka, hihi, il a des muscles! gloussa la jeune femme en lançant des regards emplit de complicité vers son serpent qui ne semblait vraiment pas impressionné de l'amusement que ressentait sa maîtresse face au corps mâle. Et des cicatrices, quel chef d'œuvre!  

À quatre pattes, elle se déplaça jusqu'au torse qui la fascinait et renifla celui-ci avant d'y passer un petit coup de langue pour reculer aussitôt, sautant sur son lit qui craqua dangereusement sur le violent poids. La jeune femme prit place sur son postérieur, regarda autour d'elle pendant qu'elle semblait mâcher quelque chose dans sa bouche. Puis, elle avala et ses yeux s'agrandirent comme si elle avait vu un fantôme.

-Ça goûte... son propre sang que l'on fait couler soi-même, constata la chamane dans un élan de démence avant d'apporter sa main à sa tempe comme si elle se souvenait d'un nouveau détail. Ah oui, la médecine à appliquer! Oui, oui oui, médecine! Sur les plaies, puis des pansements après la médecine, des pansements sur la médecine, des pansements sur les blessures afin d'éviter des complications qui ne sont pas nécessaire!

Elle attrapa le récipient qu'elle avait abandonné quelques minutes plus tôt, l'ouvrit, puis enduisit trois doigts de mixture verdâtre à l'odeur dégoûtante, puis étendit celle-ci sur les blessures du guerrier de manière inégale. En fait, elle s'amusait à peindre son torse de médecine, apportant de la couleur à ses cicatrices brunâtres et rougeâtres. Elle ajouta même un visage souriant au centre de son torse. Au final, elle ajouta deux lignes au-dessus des yeux pour en faire un visage mécontent. Elle rigola face à son chef d'œuvre, attrapa le vieux drap sur son lit et le déchira machinalement en morceaux pour créer des bandages. Une fois sa besogne terminée, elle pansa les blessures de son invité, se concentrant exagérément sur sa tâche.

-La jambe maintenant! s'écria-t-elle joyeusement en tapant des mains. N'essaie pas de le cacher, mon loup, je sais très bien que tu as été atteint à la jambe!

Elle se jeta presque sur lui, prête à lui arracher les vêtements qu'il lui restait, mais lorsque sa main se rapprocha de sa ceinture et d'un autre endroit en particulier, elle s'arrêta subitement et resta silencieuse, les sourcils froncés, la main dans le vide, près de la ceinture. Ses yeux devinrent vitreux et sa main revint vers elle de manière hésitante.

-Les hommes, des créatures perverses, tous! Ils le sont tous, tous, tous! Il vient profiter de la femme qui vit seule dans la montagne, profiter, profiter, profiter! répéta-t-elle à plusieurs reprises, comprenant qu'elle avait une soudaine et curieuse peur de l'attribut masculin. Elle se jeta à nouveau brusquement sur le petit cadrage de bois qui lui servait de lit, les pièces de bois servant à soutenir sa paillasse lâchèrent et elle sentit la paillasse s'effondrer et elle aussi d'ailleurs. Encore!

Elle tourna sur elle-même à plusieurs reprises tel un chien s'apprêtant à dormir, puis s'assit pour toiser le samurai. Hebi jeta le récipient de médecine au visage, quelques gouttes de la mixture tombèrent sur le visage de l'homme pendant que la femme serpent montrait ses dents, elle semblait enragée.

-Occupe toi donc de ta jambe, loup mal léché! gronda-t-elle alors que ses pupilles devenaient verticale sous la fureur qui l'habitait soudainement. Elle se leva, encore, dégaina la dague qui traînait par terre, puis sauta à sur le guerrier. Maintenant qu'elle y pensait, elle ne lui avait pas laissé le temps de soigner sa jambe. Plus tard! Plus tard il le ferait! On m'appelle Hebi On'na, qui es-tu donc, loup? Ton nom m'échappe, je n'y ai pas rêvé à ton nom!

La lame mal aiguisée de sa dague se plaça contre la gorge appétissante de l'étranger, Aka se mit à siffler d'anticipation.

-Personne ne vient dans la montagne, je l'interdis! lui dit-elle au visage. Je l'interdis, je l'interdis, je l'interdis, mais toi t'es là, mon loup, ah mon beau loup solitaire et mal léché, mais je l'interdis! Pourquoi es-tu donc là, mon sauvage ami! TON NOM!

(HRP: Cette étrange impression de déjà-vu lorsqu'elle lui lance un récipient de médecine au visage... Wink)

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Mar 30 Sep - 22:31

Une sensation de constriction. Voila ce qu'il ressentait. L'invisible lui jouait un mauvais tour. Mais bien que transparent, immatériel ou encore divin, cette force pouvait être contenue, limité, repoussée, par une autre force. Yoruichi reprit ses esprits et banda ses muscles du mieux qu'il le pouvait, forçant dans un ultime effort, écartant lentement les bras en gémissant de douleur, et sous l'effort. Il se releva, s’efforçant de se maintenir sur ses jambes, refusant d'abdiquer face à quelque chose qui refusait de se montrer. Puis, en entendait le cliquetis de son talisman de fortune, il put respirer pleinement, à plein poumon, pour sa plus grande joie, l'espace de quelques secondes, lorsqu'un sifflement caractéristique se fit entendre. Ainsi, c'était un serpent qui se cachait. Surement le même avec lequel il venait de se battre. Mais il savait qu'il était possédé par Hebi. Il en était dorénavant sûre, lorsqu'il entendit la même voix que celle du serpent émerger de la cabane. On aurait dit une jeune fille pure et joviale dans sa façon de parler et de bouger, mais les traces de sang maquillant son visage masqué en partie par ses cheveux empêchait le Rônin de distinguer clairement les traits de sa personne. Une aurait dit... une sauvageonne. Entrecoupant ses pensées, le terme de "Loup" refit surface. Un loup, chassé par un serpent qui s'amusait bien avec sa proie. Toujours en forçant pour ne pas finir écrasé sous la masse de muscle invisible, il esquissa un maigre sourire lorsqu'elle ne crut pas que le Rônin savait "façonner" un talisman, même des plus simple. Elle s'approcha, rapidement et silencieusement, pour l'observer et fouiller dans sa ceinture. Elle ressentait la présence de l'objet dirait-on. Le morceau d'or changea de propriétaire pour la seconde fois aujourd'hui. IL l'avait prit pour deux raisons. La première, tuer le démon a l'intérieur, mais surtout, car cette chamane voulait l'objet, il le sentait. Un cadeau, comme signe de bonne volonté.. Lorsque l'esprit relâcha son étreinte, il se laissa tomber, ses forces abandonnant presque entièrement son corps. Ses jambes ne bougeaient plus, malgrès l'envie de suivre "l'invitation" de la sauvageonne. En effet, il était mal en point. Yoruichi cligna des yeux, puis passa de l'invisible, a l'apparition du dit "Aka", un serpent rouge assez imposant a vrai dire, tellement qu'il traina sans ménagement le corps engourdit de l'ex Samurai.

Ainsi, elle allait le soigner. Hors de question. Il allait récupérer, il fallait juste un peu de repos.. Un repos qui n'eut pas lieu de commencer lorsqu'il rechigna a accepter les soins, commença par la mise a nue de la partie supérieur de son corps. Soupirant, résigné, il la regarda faire, à contre cœur. Ce qui fit redresser l'homme épuisé, était ce coup de langue, bien trop impulsif et rapide pour laisser le Rônin de marbre. Si il en avait la force, il l'aurait repoussé activement.. Mais en reprenant de l'altitude, sa tête finit par tomber de nouveau sur le lit de fortune. Elle goutait le sang continuant à couler légèrement, et fut étonné de tant d'informations juste, bien que tournées par énigme.. Venait l'onguent. Il se laissa tartiner, comme le jouet cassé d'une folle femme. Froid. C'était la première idée qui lui vint à l'esprit lorsque la substance toucha son torse brûlant. Jurant, se mordant la lèvre, il détourna le regarde lorsqu'elle parla de sa jambe. En effet, une flèche l'avait touché, s'empalant et s’arrêtant contre le tibia, par le mollet. Ce qui le gêna, était cette appellation. "Mon Loup." Bien que, Loup ne le dérangeait pas, ce petit mot, "Mon", le faisait bouillir petit à petit. Il n'appartenait à personne. Nous, plus jamais. Pas tant que.. tout sera finis. En attendant, il se faisait mettre à nue par un véritable enfant. Une enfant trop enjoué et dangereuse pour être considère comme telle. Des souvenirs charnelles et remplis de vice auraient puis le revenir, mais en cette occasion, il s'agissait plutôt d'un plaisir tout autre, celui de voir le vrai visage de la chamane. Ainsi, elle ne portait pas les hommes dans son cœur ? Dans son propre cas, il s'agissait de la race humaine entière, tu as du chemin à faire en terme de haine contre l'humanité, Hebi. Tu en a encore, plus que tu ne le crois. Il attrapa le pot d’onguent de sa main encore blessé, un trou fin mais béant au centre de cette dernière. La douleur était immense, mais l'habitude de cette sensation lui permettait d'encore mouvoir ses membres mutilés. Un mot d'ordre, en toute situation. La méfiance. Cette même méfiance qui permit a Yoruichi de sentir l'approche meurtrière, ou tout du moins les pulsions, de la chamane. La lame sous la gorge, il plongeait son regard dans le sien, avec une assurance écœurante et une honnêteté déconcertante. Il n'avait pas peur d'elle. Au contraire. Il voulait la convaincre. Il attendit quelques secondes, sentant la lame glisser lentement sur sa gorge, n'étant même pas assez aiguisé pour l'entailler finement.

Il ouvrit sa paume meurtrit, pour y faire glisser la lame qui rentrait parfaitement, raclant légèrement les bords de la chair du Rônin. Il ferma sa main, lentement, autour de celle d'Hebi, pour la désarmer sans geste brusque, avec une douceur et un calme impérial. Ceci fais, il se tourna vers le sol, posa une jambe à terre, puis la deuxième, blessée, comme avait pu le déceler la sorcière, légèrement tremblotante. Il marchait en boitant, se tenant le genoux de la deuxième jambe, en direction de l’extérieur, pour attraper le baluchon qu'il avait laisser tomber, avec son bâton. Il retourna a l'intérieur, toujours aussi infirme, pour allumer sa pipe avec certaines difficultés. Enfin, il se mit a genoux en jurant, détachant le talisman de fortune de sa ceinture. Il faisait face à Hebi, la regardant dans les yeux, la voix assurée, pesant chacun de ses mots. Cet homme parlait peut. Très peut. L'usage des mots était un art risqué, plein de risques et de dupes. Inspirant et recrachant un long filet de fumée, il prit son arme, gisante sur le sol à coté de lui, pour la sortir de son fourreau. Puis, il posa le Katana, devant lui, toujours en fumant sans un son. Il observa le petit feu qui servit plus tôt a faire bouillir l'eau, et en sortit une braise incandescente. Une impression amère de déjà vue se fit sentir, mais cette fois, cette braise servit pour cautériser avec une douleur secrète et silencieuse l'entaille siégeant au centre de son torse. Une fine odeur de chaire brulé envahit l'espace d'une seconde l'endroit, pour finir dispersée aux quatre vents. Il posa sa pipe a coté de lui sur une table en ruine, juste à cote d'Hebi, et montra l'instrument du plat de la main, pour l'inviter à se servir si elle le désirait.


"Vous serviriez vous de mon nom pour me connaitre, ou bien pour vous jouer de moi avec votre magie, Sorcière? Retissant, mais obligé de vous répondre.. L'usage m'en oblige. Yoruichi Onimura. Vous avez beau être forte, personne, pas même les kamis ne peuvent m'interdire quoi que ce soit. Votre souhait d'isolation m'est complétement caduque. Pour finir, si je cherchais une femme pour assouvir des instinct bestiaux et primaires, je n'aurais pas erré des années à la recherche d'une folle clairvoyante. Vous êtes celles que je cherchais, d'une race qui me faisait défaut jusqu'à aujourd'hui."

Il avait bien trop parlé. Cela ne luit ressemblait pas. Il baissa les yeux sur Akashusen, et montra l'arme du même plat de main que précédemment. L'assurance du Rônin laissa place à un regard faible et usé, une mine implorant de l'aide l'espace d'un instant. Il leva son visage de nouveau, serrant ses poings sur ses genoux.

"Le loup demande l'aide du Serpent Rouge, et paiera son souhait de son âme, si elle le souhaite."


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Hebi On'na

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Mer 1 Oct - 6:58


Ce salaud de loup solitaire n'avait pas peur d'elle. Hebi le voyait dans son regard arrogant, elle sentait son courage arrogant lui passer au travers du corps et lui brûler les entrailles ou peut-être qu'elle brûlait à cause de cette paire de yeux séduisants qui la fixèrent sans sourciller. Il n'avait pas apprécier qu'elle se jette sur lui pour le déshabiller et prendre soin de ses blessures, mais qui était-il pour refuser? Entre eux, elle était la meilleure pour soigner et panser des plaies, même si son récipient contenait de la médecine vieille de quelques années, qu'elle était mal étaler sur les plaies saignantes et que les bandages étaient trop serrés selon l'avis d'un expert, mais elle était expert! Elle faisait ce qu'elle voulait, quand et où elle le désirait. De plus, ce loup était chez elle, ce qui faisait d'Hebi l'hôte et sa parole était la loi. Il ne parlait même pas, ce loup mal léché!

L'homme tendit la main vers Hebi, mais la femme serpent ne bougea pas, s'amusant à examiner méticuleusement les traits de son visage barbu. Sa grande main se referma sur la sienne, un étrange frisson la parcouru sous le contact. Quand était la dernière fois où elle avait eu un contact physique avec un autre être humain? La pauvre, elle ne se souvenait plus. Depuis combien de temps était-elle perchée dans cette montagne, trop chaude en été et trop froide en hiver? Elle baissa les yeux vers sa lame tristement mal aiguisée, puis vers la grande main mâle qui osait toucher sa peau. Le loup la repoussa sans trop de force et elle se laissa faire docilement avant de se laisser tomber froidement sur le postérieur sur sa paillasse. Un écran de poussière s'éleva du tas sur lequel elle dormait habillement rien avoir avec le confortable sur lequel elle dormait dans une autre vie, mais elle ne se souvenait pas de cela, la montagne était la seule maison dont elle se souvenait, mais c'était une bonne maison! Avec ses pierres rieuses, ses arbres cachotiers et les cliquetis des ossements d'animaux qu'elle s'amusait à lancer par terre, à la recherche de signes concernant sa destinée.

Peu de temps après, il se leva, boitant comme un animal amoché - n'était-ce pas ce qu'il était - pour sortir momentanément dehors et revenir avec un baluchon qui avait déjà eu une vie, en fait, trois fois plus qu'une. Il alluma sa pipe et une odeur de tabac inonda immédiatement les lieux. L'odeur du tabac... elle connaissait cette odeur, mais elle ne l'avait jamais fumé elle-même, étrangement. Elle s'était étouffée quand elle avait essayer, sous les encouragements d'un homme. Quelle étouffage? Quels encouragements? Quel homme? Il s'amusait à imaginer des trucs d'un passé non existant. Tout était nébuleux, Hebi On'na n'avait pas de passé, elle venait du néant et s'était réveillée un beau jour pluvieux dans ce taudis, parmi les pierres rieuses, les arbres cachotiers et les cliquetis des ossements d'animaux qu'elle lançait par terre, à la recherche de signes concernant sa destinée.

Il recracha un long écran de fumée et Hebi ouvra grandement sa bouche pour accueillir la mixture toxique dans celle-ci et la faire glisser dans sa gorge. Elle s'étouffa, certes, mais elle rouvrit la bouche et recommença le même manège jusqu'à ce qu'il pour dégainer son katana qu'il plaça machinalement devant lui, ou peut-être était-ce devant elle? Devant lui ou devant elle? Devant eux, évidemment! Il tendit ensuite la main tranquillement vers son petit feu, saisir un brin de braise argente et faire rouler celle-ci sur la plaie qui recouvrait son torse. Il ne se plaignit pas, son loup était trop fièvre, trop mâle et trop triste pour laisser paraître ne serait-ce qu'un peu de douleur. La chamane se lécha longuement les lèvres, trouvant la marque appétissante, elle avait envie de lécher cette chair meurtrie et brûler et découvrir le secret de ses cicatrices mal guéries. Il lui montra son arme du plat de la main, déviant ainsi son attention purement animale.

Une lueur bizarre vint habiter dans le regard sombre de la chamane pendant que son serpent venait monter sensuellement le long de son corps, s'enroulant autour de sa taille. Le regard reptilien fixa l'arme. L'attention d'Aka était concentrée sur cette lame dotée d'une créature de l'autre monde, une ombre dévoreuse et dont l'éclat ne disparaîtrait jamais.

"Vous serviriez vous de mon nom pour me connaitre, ou bien pour vous jouer de moi avec votre magie, Sorcière? Retissant, mais obligé de vous répondre.. L'usage m'en oblige. Yoruichi Onimura. Vous avez beau être forte, personne, pas même les kamis ne peuvent m'interdire quoi que ce soit. Votre souhait d'isolation m'est complétement caduque. Pour finir, si je cherchais une femme pour assouvir des instinct bestiaux et primaires, je n'aurais pas erré des années à la recherche d'une folle clairvoyante. Vous êtes celles que je cherchais, d'une race qui me faisait défaut jusqu'à aujourd'hui."

Un changement se produisit dans l'expression facile de la chamane dont la posture se détendit soudainement. Ses traits se firent plus matures mais se dotèrent aussi d'une arrogance d'une femme d'affaires. Une brise trop froide envahit soudainement l'humble maison de la femme serpent et éteignit les deux seules chandelles qui décoraient l'endroit de leur jaune dégoûtant. Si sa folie lui donnait des airs d'enfants, celle-ci semblait s'être écartée de la conversation pour un temps encore inconnu. Hebi s'accouda à ce qui semblait être un oreiller et fixa le loup, un air sérieux, mais vaguement amusé au visage.

-Ne sais-tu pas, mon loup? s'enquit-elle doucement, un sourire carnassier déformant ses lèvres recouverte de sang. Il ne faut pas s'attirer la colère d'un chamane, mais cela ne t'embête pas, je le vois bien, dans ton visage de chien battu, si, si, je le vois, je le sens, je le goûte sur ma langue, ajouta-t-elle en se léchant à nouveau les lèvres comme si elle s'apprêtait à avoir le repas de sa vie.

Un rire s'échappa de ses lèvres.

-Une folle clairvoyante, mais tu es si marrant, mon loup! s'esclaffa-t-elle pendant un long moment avant de se calmer et soupirer longuement, la main sur la poitrine là où était placé son cœur battant. Si je suis folle, alors tu n'avais qu'à aller à la capitale où se trouvent des chamanes plus apte à... tes préférences, mon loup.

Sa main glissa sur la courbe de son sein, ses doigts frôlèrent son épaule, puis sa gorge généralement offerte avant de se placer pudiquement devant sa bouche pour dissimuler un grand bâillement. Sa bouche s'ouvrit si grandement que l'on aurait pu croire qu'elle n'était pas du tout humaine, pourtant si, malgré ce qu'on disait sur les élus de monde invisible, elle était parfaitement mortelle, simplement pas aussi facile de tuer. Ah, elle était fatiguée, elle avait utilisé trop de ses pouvoirs aujourd'hui. Tout ça pour une bande de singes sans importance qui se croyaient au-dessus de tout.

-Oh oui, cette race te faisait défaut... défaut, défaut, répéta-t-elle en baissant à nouveau les yeux vers l'arme qui scintillait doucement sous les reflets rougeoyant de son petit feu. Son invité lui désigna à nouveau l'arme et leva vers elle, l'espace d'un instant, un regard implorant. Son loup souhaitait recevoir de l'aide de sa part. Elle aperçu ensuite ses poings se crisper sur ses genoux.

"Le loup demande l'aide du Serpent Rouge, et paiera son souhait de son âme, si elle le souhaite."

Hebi haussa un sourcil face à cette dernière phrase, digne d'un conte chevaleresque récitant l'histoire d'un samurai héroïque. L'expression de la chamane se fit plus hautaine. Ses regard devint ensuite vide. Vide de vie et d'intérêt. Elle voyait, mais sans voir ce qu'il y avait devant elle. La jeune femme aperçu un loup pourchassé par des ombres avant de tomber dans un trou complètement noir. L'animal canin se redressa rapidement, acculé par de nouveaux adversaires nébuleux avant de voir une marre rouge derrière lui. La marre lui parla, mais Hebi n'entend rien. La marre parla et reparla, les sons n'existaient plus, le loup n'hésita pas, il mit ses pattes dans la marre et il coula, et il coula, et il coula toujours plus profondément... Quelque chose l'agita et il tenta de retourner à la surface, mais la marre était et est toujours ferme, furieuse et arrogante. Jamais elle ne le laissera partir.

La chamane s'étouffa, prit une grande bouffée d'air mélangée à la fumée du tabac encore présente. Elle s'étouffa à nouveau, une bave dégoûtante se formant dans sa bouche. Elle cracha disgracieusement dans un vieux bol pourri près de sa paillasse où semblait vivre des résidus infects. La transe était terminée.

La tête d'Aka monta et semblait pointé le samurai de son museau recouvert d'écailles écarlates. S'il n'avait pas été un animal, n'importe qui aurait pu croire qu'il jugeait ouvertement le guerrier. En fait, peut-être le faisait-il? Hebi le savait, elle, car elle était chamane et voyait ce que les autres ne voyaient pas. De plus, Aka n'était pas un vrai serpent, il s'agissait d'un esprit matérialisé comme tel.

-Akasssshusen, le grand buveur rouge, siffla Aka en descendant de son perchoir pour ramper sournoisement vers l'arme maudite. Toujours en bon état, peu importe la chair, les intempéries et les métaux, mais il a un défaut, c'est sssssa ssssssoif.

Si la chamane avait eu un moment d'éclaircissement quelques minutes plus tôt, ce moment était partie depuis longtemps. Telle une enfant, elle sautilla sur place, ses cheveux s'agitant partout sur son visage, se mêlant au sang séché sous son nez et sur sa bouche, ses seins rebondissant de manière agaçante sous son yukata défraîchi.

-Un démon, démon, démon, c'est bon les démons! s'écria-t-elle gaiement en tapant des mains. Les démons, ça mangent les cœurs et ça dévorent les âmes, oh oui, ça mangent les cœurs et ça dévorent les âmes et ça mange les cœurs et ça dévore les âmes...

Il répéta les mêmes mots plusieurs fois en tapant des mains comme si elle récitait une chanson pour enfant. Peu après, elle cassa le rythme en cessant de frapper ses mains l'une contre l'autre et se mit à quatre pattes pour s'approcher de l'épée qui dégageait une forte odeur de sang, mais pas n'importe quel sang. Celui de criminels, celui du loup, celui des innocents... Elle pencha la tête vers la lame, puis la renifla longuement avant de faire un bon en arrière.

-Ça pu le sang innocent, mon loup est un meurtrier, meurtrier, meurtrier! récita-t-elle à nouveau en chantant. Mon loup est un triste meurtrier, meurtrier, meurtrier! Il dit qu'il n'a pas d'envies bestiales et primitives, mais il tue, il tue, il tue pour se préserver d'autrui! Il faire boire le grand buveur! Et...

Elle leva un doigt accusateur vers lui, puis ouvrit la main avant de se déplacer jusqu'à lui à quatre pattes. Sa paume ouverte se rapprocha de son torse blessé et une drôle d'expression déforma le visage de la jeune femme. Ses traits s'adoucirent, son sourire fou se dissipa et elle leva un regard infiniment triste vers le samurai. Ses yeux brillèrent de tristesse alors qu'elle levait la main vers le front du guerrier et elle ferma délicatement ses paupières.

-Nous sommes des êtres brisés, n'est-ce pas? constata la chamane d'une voix extrêmement calme et vide d'émotion. Nous nous sommes enfuis, car derrière il ne restait plus rien pour nous et nous voilà tout les deux dans la montagne...mais nos destins sont liés, je le vois, je le sens, je le goûte sur ma langue...que voulez-vous donc de moi?

Tient, elle le vouvoyait maintenant, son loup. Son esprit torturé ne savait plus où donner de la tête.

-Je... sais pourquoi vous êtes ici et vous perdez votre précieux temps, déclara finalement le serpent rouge avant de s'éloigner prudemment. Aka, j'ai froid... j'ai si froid... Aka j'ai faim...

Le serpent revint à elle et s'enroula autour de ses frêles épaules pendant qu'elle lui tapotait gentiment la tête du bout des doigts. Aka n'aimait pas quand elle faisait cela, mais il se laissait faire. Son corps rouge se mit à scintiller doucement et la jeune femme sentit immédiatement le froid quitter ses os fragiles et sa chair pâle. Toutefois, son estomac vide était toujours aussi vide et elle n'avait rien à manger ce soir. Elle ignora le samurai momentanément et reprit le bracelet d'or qui avait été en possession du chef des bandits plus tôt dans la soirée. Maintenant, il était mort et la créature ténébreuse qui habitait scrupuleusement l'objet ne pourrait plus faire de mal à qui que ce soit, surtout lorsqu'elle aurait fini avec elle. Hebi ferma les yeux un moment et ses lèvres remuèrent pour former des formules intelligibles. Au bout d'une minute, l'objet entre ses mains se mit à se mouvoir violemment et une ombre en sorti. Criante, effrayante, mais petite et sans importante. Un démon faible et sans valeur, ne pouvant qu'influencer les porcs imbéciles. La silhouette noire s'agita avec violence dans les airs et fonça vers Hebi qui l'arrêta dans les airs avec sa paume ouverte.

-Je t'ordonne de disparaître, démon! dit-elle calmement, le regard dans la vague. L'ombre se tordit de douleur pendant un bref instant et disparu dans un éclat de poussière noire qui dissipèrent dans le néant avant même de frôler le sol. Épuisée, Hebi laissa tomber l'objet sèchement sur le sol ainsi que son corps lourd de fatigue sur l'amoncellement sale qui lui servait d'oreiller.

Il tendit une main faible vers le samurai.

-Ah mon loup, je suis fatiguée, tellement fatiguée... je ne suis passez forte pour moi, remet cette arme maudite dans son fourreau que son influence soit moins pressante, laisse moi dormir mon loup... j'ai mal partout... mal partout... mal partout...

Sa main chuta sèchement au sol et ses paupières se fermèrent doucement. Elle tenta de rester éveillée, mais c'était peine perdue. Du sang s'était remis à couler de son nez, lui donnant une apparence encore plus dégoûtante. Toutefois, elle n'était pas encore inconsciente et elle se permis donc encore quelques mots.

-Je sais pourquoi vous êtes là, je vois votre désespoir, je le sens et je le goutte sur ma langue, prononça la jeune femme au bord de l'épuisement total. Mon corps n'était pas assez pur pour mettre un terme à l'existence de ce démon, il est trop fort pour moi en ce moment, il me reste encore tant à apprendre, tant à voir... mais nos destins sont liés, je ne sais pas pourquoi... je vois le fil qui nous unis, mais il est sans couleur, cela signifie que je ne sais même pas en quoi nous sommes liés... Akashusen, le grand buveur... ton jour viendra...

Puis, elle s'assoupit sur cette vague prophétie.

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Jeu 2 Oct - 4:06

Environ deux heures passèrent depuis les derniers mots, avant le sommeil de la Chamane. Dès qu'elle rejoignit le monde des songes, Yoruichi partit, non loin de la demeure de la chamane. Il regarda le serpent, ou plutôt Aka, et le salua respectueusement. Il avait bien compris qu'il ne s'agissait pas d'une divinité, mais d'un esprit, se rapprochant plus de la nature que d'une autorité sois disant suprême et juste, omnisciente, omnipotente et arbitraire. C'est en repensant à ce fait établi dans son esprit qu'il attrapa un cinquième lièvre. La technique était simple, vraiment. Le tout nécessitait simplement de la patience.. et de ne pas craindre le froid. En quête d'une sixième proie, le Rônin fit s'abattre sur les alentours de la forêt un calme effroyable. Rien ne bougeait, aucun bruit.. La nature dans son état le plus parfais. Néanmoins, entre deux buissons et un arbre, un lièvre prit le chemin tout tracé pour ses congénères, à l'instar d'une route pour les humains, les animaux avaient leurs codes, leurs habitudes.. Et c'est ce qui causa la perte du petit être. Un collet ? Vous pouvez être tellement barbant et habituel.. Et surtout d'un compliqué. Une lame sortit soudainement de la neige, empalant proprement et rapidement le petit animal qui mourut sur le coup. Un mince filet de sang tacha le paysage, qui fut vite oublié et qui disparut lorsque une masse imposante de neige se retourna sur elle même. Yoruichi sortit du sol, trempé jusqu'aux os, ses blessures précédentes ne présentant plus aucune sensation de douleur, grâce à la fraicheur de la neige. En ouvrant un coté de son kimono, il sortit une fine corde, ou pendait déjà cinq des congénères de la dernière victime. Accrochant rapidement le corps sans vie du prochain repas de Yoruichi, il apprécia le calme reposant de la forêt, l'esprit occupé par des pensées et des souvenirs récents. Très récent. "Meurtrier, Meurtrier !". Ces accusations, sans aucun reproche de la part d'Hebi.. Retournaient le couteau dans la plaie. Mais aussitôt pensait-il à cette douloureuse tirade, que la suite prit place en son esprit torturé. "Nous sommes des êtres brisés". Nous. Oui, Nous. Elle englobait bien sa propre personne, dans un moment de sérieux qui lui fit frissonner l'échine. Ce frisson qui lui semblait nouveau, et qu'il avait pourtant connue maintes fois dans son passé.. Revenait en même temps que les images de la Sorcière s'approchant sans un bruit, rampant comme un reptile avec une sensualité surement non voulue de sa part. Enfin, pour finir le tableau du mélange d'émotion, l’apaisement et le repos de son esprit lorsqu'elle ferma les paupières de l'ancien Samuraï. Ses mains étaient douces, sa voix était tel un rasoir recouvert de velours. Elle le déchirait, pour ensuite l'apaiser avec une douce plaisance pour la torture, pensait-il. En pleine chasse, il pensait encore à son visage sanguinolent endormi, son coté si enfantin, imprévisible et spontané, ainsi qu'à la femme calculatrice, intéressée et fatale qui sommeillait et partageait sans égalité le caractère tiraillé de cette femme avec son autre coté. Une dualité des plus étranges et pourtant.. intrigante. Presque.. Mystique. Mais venant d'une chamane.. Quoi de plus normal ?  

Il remontait jusqu'à la demeure d'Hebi, toujours en se tenant la jambe douloureuse. Bien que le froid minimise et bride les effets de la douleur, il est vrai qu'il avait été sévèrement touché. C'est en butant sur une racine qu'il posa un genoux à terre et en jurant, qu'il fit une plaisante découverte. Le repas allait s'agrémenter d'un met plutôt rare et apprécie pour ses qualités médicinales de surcroît. Sous un tas de feuilles gelées, comme protégées sous un dôme naturel et salvateur, des pousses reconnaissable entre mille pour le vagabond qu'il était, la survie côtoyant son âme chaque jour. De la Ginseng. Avec un grand sourire, il récolta la précieuse racine, sans oublier les graines siégeant au dessus des feuilles. Cultiver cette plante était un travail permanent et méticuleux, mais ces graines pouvaient valoir une petite fortune. Ou bien être très recherché pour des raisons alchimiques. Et puis, Yoruichi trouvait que les petites baies contenant les dites graines avaient un petit gout acidulé des plus.. Bref. Il revenait à la bicoque qui servait de demeure à la sorcière et son avatar. La maîtresse toujours endormie, son gardien toujours aux aguets. Il s'agissait d'un esprit, mais il s'agissait d'une forme bien réelle et matérielle, sujette aux interactions physiques, aussi bien d'objets inanimé qu'avec des éléments organique. Un allié de poids, un ennemi de taille. Mais étrangement, il lui semblait que la créature était.. plus grosse et imposante, plus tôt dans la journée. En haussant des épaules, il sortit le gibier ainsi que la récolte de Ginseng. Il prit un des lièvres, et le déposa a coté du serpent, humblement.


"Riez de ma stupidité, mais j'imagine que garder un corps physique demande de l'énergie. Si vous avez les contraintes qui y sont liés.. voici."

*Tu es vraiment un bougre d'imbécile.. Tu aides sa saloperie de reptile en plus ? Tu chasses pour une chamane? Alors le loup est un chien dirait-on. Wouf Wouf ! Tu pourrais profiter de ce moment pour la tuer.. Écoute.. Écoute le.. Son cœur qui palpite..  Son sang qui pulse dans ses veines.. Une âme puissante, un sang qui à l'air si appétissant.. Regarde, il est encore humide autour de ses lèvres, prends en un peut et donne le moi..*

*Puisse tu brûler en enfer. Je ne suis qu'un seul de tes ordres, démon. Le sacrifice mensuel. Rien de plus. Je me souviens encore d'ailleurs du moment ou tu as tenté de me faire tuer cet enfant, au village.*

*Ooh oui, ce gamin.. Si jeune, si pur et si innocent.. Vraiment, les enfants sont les meilleurs.. Si tendre, plein de vie.. Et si nombreux. Pour être honnête mon ami, les ancêtres sont le met le plus fin et raffiné chez un démon.. Une existence entière consacrée a la bonté, la dévotion et le sacrifice de soi ? Quel... Quel régal ! Le sang de ces idiots est un grand cru !*

*Tu es vraiment mé...*

*Méprisable ? Moi ? Voyons, "mon loup", tu aimes bien ce surnom hein -quand c'est cette folle catin qui te le donne-, ne t'ai je pas dis que c'est moi qui te méprisais ici ? Qui jouais avec toi ? Tu n'es qu'un moyen de me divertir, rien de plus. Tu seras à moi, et nous réaliserons de grande chose ensemble.. Hahaha !*

Posant la paume de sa main sur son visage, Yoruichi soupira de soulagement lorsqu'il finit par se taire. Comme si de rien n'était, suite à ce moment d'absence pourtant bien court, il détacha son sabre et le pose a l'arrière de la pièce, contre un mur recouvert de poussière. Enfin, il allait pouvoir se concentrer sur le repas. Plutôt peut et dégoutant pour les moins courageux, la racine de ginseng est un régale en soupe.. Même en tant que racine, il s'agit d'un régal. Le Rônin n'eut aucun mal à dépecer les cinq lapins restants, et prit la liberté d'alimenter le feu siégeant au centre de la baraque en ruine. Faisant cuire lentement le gibier, il prépara une petite quantité de soupe, et garda deux racines cru et nettoyés, qu'il fit bouillir par la suite, quelques minutes après. Il se tourna en direction d'Hebi, qui dormait toujours, avachi sur le lit sans aucune honte. Il soupira, et regarda son visage sale et négligé, ou dominait une teinte rouge écarlate, a moitié effacé dans un dégradé des plus aléatoires sur son visage. Son nez et les alentours de sa bouche étaient encore humides d'hémoglobines, mais les yeux du Rônin dégringolaient sur les épaules nues de la jeune femme, entrapercevant des courbes fine et douce a la naissance de ses seins. Il riait, lorsque qu'il sentait Akashusen reprendre la parole. Il était, définitivement, bien bavard aujourd'hui. IL était agité? Craignait-il cette femme ? On dirait bien que oui..   

*Allez ! Tu attends quoi pour la dévorer cette petite ! Tue la avant ou après, ce n'est pas un problème ! Quoi ? Hein Y'en a un de problème ? Oh oui ! J'oubliais que tu n'oserais même pas toucher ses cheveux, tu as du redevenir puceau depuis ces huit dernières années ! mais attends.. Rassure moi, tu n'utilises pas la même main pour manier tes deux sabres ?! Mon dieu ! Je me sens sale !*

Ignorant royalement les paroles idiotes et dénué d’intérêt du démon, Yoruichi ferma les yeux à son tour, assis en tailleur devant le repas en train de cuire. L'odeur, bien que simpliste du repas, embaumait les alentours. Quelques maigres légumes trouvés à la va vite accompagnaient la soupe de ginseng et la viande, espérons que ce repas pourrait rassasier et réchauffer la sorcière. Car il ne partirait pas d'ici sans réponses, concrètes et utiles. Liés, hein ? Elle parlait d'un fil de couleur.. Or, lui, il ne pouvait voir qu'une seule couleur possible dans ce cas.

"Un fil rouge de sang.. As-tu seulement besoin de le voir pour le croire, ou peux-tu faire preuve de perspicacité, Hebi? ..."

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Ven 3 Oct - 22:37


Sa tête était la cible d'une forte migraine, une douleur certainement causée par l'odeur de sang qui avait empreint ses narines délicates. La femme serpent avait toujours eu un odorat plutôt délicat. Les parfums trop forts lui piquaient le nez et lui donnaient la nausée, mais elle n'avait pas de mal avec les fumets des bons petits plats et l'encens. Oh oui, l'encens, elle connaissait bien vu la quantité inestimable qu'elle devait utiliser pour ses rituels et pour son confort personnel.

Pendant son sommeil sans rêve, Aka l'avait libéré de sa chaude étreinte et observa le samurai s'agiter autour de lui. Son regard curieux se posa sur l'arme maudite qui reposait encore non loin de sa maîtresse. Cette lame avait la bénédiction de ne j'avais se briser ou porter les effets du temps sur son précieux métal, mais en échange de quoi? Le grand buveur rouge se nourrissait du sang qui ruisselait sur sa lame tranchante, mais n'importe quel fluide vital. Celui des innocents était le meilleur. Ses paroles pleines de promesses arrivaient à pénétrer dans l'esprit du plus vertueux des hommes et en faire un meurtrier, cependant, Aka sentait qu'il y avait quelque chose d'étrange dans la nature de l'homme qui venait tout juste de sortir à l'extérieur pour faire il ne savait quoi. Par l'expression crispée et fatiguée reposant sur le visage de l'étranger, il su immédiatement qu'une joute mentale avait débuté entre les deux êtres. Un démon ne relâchait jamais sa proie et en faisait son jouet. Un esprit tel que lui savait fort bien quel lien il pouvait y avoir entre un mortel et un être du monde invisible.

"Riez de ma stupidité, mais j'imagine que garder un corps physique demande de l'énergie. Si vous avez les contraintes qui y sont liés.. voici."

Quelques minutes s'étaient écoulées depuis le départ hâtif du guerrier et le serpent écarlate leva doucement la tête lorsque celui-ci attira son attention de voix grave, presque mystérieuse. Une voix qui devait être un bien rare présent à entendre. Le reptile observa la chose poilue qu'il déposa sous son nez. Sa langue siffla, le langue typique des serpents. Le loup solitaire acceptait de partager? Cela était bien nouveau. Les chiens partageaient par amitié, les loups, non, sauf en meute et même en groupe, c'était toujours l'alpha qui conservait le meilleur morceau. Il étira sa grande gueule écailleuse et mordit dans le corps inerte du lièvre. Aka préférait chasser lui-même, c'était dans sa nature, mais l'âme de l'animal était un humble présent parfaitement satisfaisant. Ses crocs pointues poignardèrent la bête et celle-ci disparu discrètement en poussière.

L'homme s'agita et se déplaça au fond de l'unique pièce de la petite maison pour y déposer son arme maudite avant de bouger un peu partout dans celle-ci pour nourrir le feu et jouer avec les victimes de sa chasse. Cinq lièvres restants, cela n'était pas mal, mais inutile. Il pouvait fort bien nourrir sa maîtresse lui-même. Hebi n'avait pas besoin de l'aide d'un mortel, seuls les esprit étaient ses amis, ses plus proches alliés. Peut-être étais-ce la raison pour laquelle elle avait perdue la tête? Quand un mortel, même un chamane, était très susceptible à la folie à force d'entretenir des liens avec le monde invisible avec ses esprits, ses morts et ses démons. À vivre seule dans la montagne, elle s'était condamnée à une conscience évasive, mais cela n'était pas l'unique raison à son changement mentale... Sa maîtresse avait de nombreux secrets.

Un doux fumet imprégna l'air environnant et la femme serpent sembla s'agiter dans son sommeil. Un filet de bave plutôt disgracieux s'écoula de ses lèvres jusqu'à son menton et le haut de sa tenue bougea et laissa entrevoir un peu plus que la naissance de ses seins laiteux. Le gardien spirituel augmenta sensiblement de taille et montra ses crocs dégoulinantes de venin au samurai lorsque celui-ci se mis à regarder sa maîtresse un peu trop attentivement et certains endroits en particulier.

-Retourne à tes affaires, mortels! cracha le serpent alors que des lignes enflammées apparaissaient sur son long corps couvert d'écailles.

L'odeur plutôt simple persista et la femme serpent s'agita à nouveau. Rien à faire, son sommeil réparateur était trop profond pour être déranger immédiatement.  Le reptile se recoucha, ses yeux aux pupilles verticales fixant le guerrier et son épée à tour de rôle. Au moins, l'influence d'Akashusen s'arrêtait plus ou moins à sa prison de métal. Ha, celui-ci ne devait pas avoir connu les joies de la liberté depuis des milliers d'années. Son attention fur attirée par Hebi qui marmonnait des trucs incompréhensible dans son sommeil.

"Un fil rouge de sang.. As-tu seulement besoin de le voir pour le croire, ou peux-tu faire preuve de perspicacité, Hebi? ..."

Aka tourna la tête vers l'homme. Il était grand, plus grand que tout les mâles que sa maîtresse avait fréquenté autrefois dans un passé qu'elle avait oublié par choix. Son corps était parsemés de cicatrices, il les avait bien vu et encore mieux aperçu lorsque sa maîtresse s'était amusée à le déshabiller partiellement. Des muscles, certes, un trait typique des combattants et encore plus de cicatrices, un trait typique des loups sauvages et cherchaient la bagarre partout où c'était possible. Sa barbe était mal rasée et hirsute, ses cheveux longs, emmêlés et attachés négligemment derrière sa tête, des mèches s'abattant cruellement un peu partout autour de son crâne. Ses yeux étaient sévères et cernés d'un gris fatigué et délavé. «Il est moche» songea moqueusement le reptile.

Sur cette pensée, Hebi rouvrit subitement les yeux, ceux-ci se fixant intensément sur le samurai qui n'était pas trop loin vu la grandeur de son habitation. Son regard vitreux ne bougea pas comme si elle était entrée dans une nouvelle transe.

"Un fil rouge de sang.. As-tu seulement besoin de le voir pour le croire, ou peux-tu faire preuve de perspicacité, Hebi? ..."

Ses paupières se refermèrent doucement, puis se rouvrirent, elle cligna plusieurs fois des yeux avant que le reste de son corps se mette à se mouvoir. La jeune femme se redressa paresseusement, son corps encore lourd de fatigue et ses yeux cernés, bien que cela ne se voyait pas à cause du sang éparpillé sur sa peau pâle.

-Un fil sans couleur... symbole d'innombrable possibilités impossibles à discerner, commenta mystérieusement la femme serpent avant de se lever. Un fil sans couleur entre le serpent et le loup... le loup qui chasse et qui tue... le loup qui chasse et qui tue... Qui êtes-vous? Ah oui, vous êtes le loup. Regarde Aka, nous avons de la visite pour dîner.

Elle ferma les yeux et tendit ses narines vers le haut tel un rat cherchant sa pitance dans les environs. Le nez en l'air, elle se déplaça à quatre pattes jusqu'au petit chaudron d'où s'échappait les vapeurs d'un liquide odorant. Hebi renifla bruyamment, puis tourna la tête vers le samurai dans un angle plutôt difficile pour le corps humain. Elle cligna des yeux à nouveau à de nombreuses reprises comme si elle avait déjà oublié qui était cet homme. Son expression était lasse, mais sévère.

-Un mortel tel que toi ne peut décider de la couleur du fil, déclara finalement la folle clairvoyante avec un sourire frôlant la démence. Rouge, bleu, vert, blanc... tant de possibilités!

Hebi se leva prestement, trébucha sur la jambe blessée de l'étranger, puis se releva en jurant pour courir dehors avec un empressement hors du commun. Le rideau de paille s'écarta de son passage juste avant de retomber lourdement sur l'entrée de sa médiocre cabane. Il restait encore de la neige, elle n'avait pas fondue, cela signifiait qu'elle n'avait pas dormi longtemps. une demi-heure, une heure complète? Elle jeta son corps déjà froid dans un tas de neige poudreuse et se servit de cette eau frigorifiée pour nettoyer son monstrueux visage. Elle se frotta vigoureusement le faciès, rien d'échappa à ses mains purifiée par l'eau froide qui dégoulinait d'entre ses doigts. L'horreur de son visage disparu tranquillement, mais sûrement. Elle se débarrassa ensuite de la saleté sur ses frêles épaules, puis sur ses seins blancs. La femme serpent se roula dans la poudrerie, manquant presque de tomber d'une petite falaise.


La chamane pénétra à l'intérieur de son taudis, complètement trempée, son yukata mouillé collant à son corps pâle. Glacée, elle se laissa choir derrière le samurai et pressa son corps froid et humide contre son dos. Sa bouche souriante s'approcha  de son oreille.

-J'ai faim, susurra-t-elle sensuellement avant que ses lèvres ne frôlent son lobe plutôt appétissant. Ah mon loup, je sens que tu as des questions, poses-les, tes impertinentes questions que je te réponde avant mon effondrement.

Elle s'éloigna lentement, glisser sa poitrine sur son dos par exprès avant de retourner à sa paillasse. Les gouttes s'écoulant de son corps tombèrent une à une sur la paillasse de mauvaise qualité, mais cela ne semblait pas la gêner, car Aka vint immédiatement s'enrouler autour de son corps frissonnant pour la réchauffer convenablement. Oui, Aka était un bon serpent.

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Lun 6 Oct - 3:37

Lorsque le serpent réagit au regard soutenu du Samouraï, ce dernier ne réagit pas plus qu'un regarde calme et froid, comme à son habitude. Ainsi, l'esprit protégeait sa maîtresse jusqu'au point qu'aucun inconnue ne pouvait la fixer trop longtemps, chercher une parcelle de peau dénudée, un brin de charme qui émanait indéniablement de la sauvageonne. Grossissant, montrant le liquide létal que contenait ses crocs, il tentait d'intimider l'humain lambda, de sa hauteur, sa force et sa puissance d'esprit. Malheureusement pour cet être "supérieur", il n'avait pas peur de lui. Au contraire. Il n'était qu'une créature fantasque de plus, une anomalie parmi le monde rationnel des hommes qu'il avait quitté depuis bien longtemps. Il avait vu et sentit tellement de chose, aidé et surtout tué des choses biens plus impressionnantes que ce monstre pourtant neutre, ne suivant qu'une cause : celle de la chamane qui lui était liée. Un "vulgaire" esprit, comparé aux Onis et Dieux auquel il avait voué une haine et une guerre sans fin. Des dieux traître à leur progénitures, des Onis festoyant sur ce monde abandonné par les divins. Son regard devenait plus insistant, regardant la bête mystique avec insistance, comme pour la défier, sans pour autant lui manquer de respect. Sans qu'il ne le sente, ayant commencé une méditation pour calmer son esprit et reposer son corps, la jeune femme se réveillait de sa courte torpeur. Il lui laissa tout son temps, la regardant humer l'odeur du repas, et se tordre pour le regarder, avec une mine interrogative et aussi hautaine, du moins, c'est ainsi qu'il le ressentait. Il la laissa parler, serrant les dents de façon imperceptible, retenant un élan lyrique et haineux vis à vis de son commentaire. Un simple mortel. Elle se leva, courut et trébuchant sur sa jambe meurtri. Pourtant, c'est elle qui jura, Yoruichi n'ayant sentit qu'un léger choc, rien de bien méchant à vrai dire, l'habitude fit en sorte qu'une légère douleur était aussi naturelle que le fait de respirer pour le Rônin. Elle courut dehors, d'abord sans raison dans son esprit. Il se remit sur les genoux, en position de méditation pendant le peut de temps de l'absence de la chamane. Une fois revenue, il tournait le dos à l'entrée, et le contact soudain le prit par surprise. Sursautant légerement, près à dégainer son arme, il se stoppa néanmoins, la main à mi-chemin de son arme. Il se surprit à fermer les yeux, se laissant aller à une faiblesse délicieuse, un repos total pendant quelque seconde, comme un sommeil éclair, une rêverie amplifié par une vois suave et envoutante, une vois presque mystique et enjôleuse.. Les frissons de son échine, de son épine dorsale qui parcouraient son épiderme contrastaient délicieusement avec son sang pulsant brutalement, faisant bouillir ses veines et réanimant une flamme longtemps oublié, bien qu’éphémère. Reprenant ses esprits embrumés par un simulacre de souvenirs charnels vécus maintes fois, il ne se laissa pas désabuser par des paroles faussement déguisés. Serait-elle de ces femmes joueuses, de celles qui aimaient torturer lentement le mental et le physique d'hommes faibles d'esprits ? Il n'en était pas. Ou plutôt, il n'en était plus. Il avait tourner la page de la faiblesse, et il se réveilla dans un ultime frisson et appel, lorsque la sorcière fis glisser sa poitrine contre le dos nu de Rônin. Des gouttes froides coulant le long de sa colonne vertébrales et contre ses vertèbres, il se leva et la regarda, le visage grave et haineux, ayant prit la place de ce visage reposé et envouté, qui avait siégé quelques secondes, depuis des années sur ce visage fatigué. Sa jambe ne lui faisant plus souffrance. Son esprit en revanche, était d'autant plus embrumé, avide de réponse, il est vrai, mais aussi d'expliquer sa propre vérité. Pointant son index , le poing fermé vers la sorcière, il allait la tutoyer, surement pour la seule fois de sa vie. Le respect, il ne l’avait que trop appris. Mais l'envie de faire comprendre qui il était, sa façon de penser dépassais ce sens désormais caduque et dépassé pour beaucoup.

-Je ne suis qu'un mortel, oh oui. Je ne le sais que trop bien. Chacune de ces marques me le rappellent. Chacun de mes souffles m'enferment dans cette idée de vie éphémère. Mais le fait est la, je suis vivant. Et ce n'est pas grâce à des dieux ou autre puissances occultes, Chamane. Tu n'as aucune idée. Tes rêveries ne t'ont rien appris de concret à mon sujet. Que sais tu de moi ? Rien. Que sais tu de ma lutte permanente ? Que sais tu du monde extérieur, des souffrances que ce monde subit ? Rien. Perché sur le toit du monde, tu n'en as que faire. Un mortel ne peut changer la couleur du fil ? C'est ce que tu crois. Un mortel n'appartient pas a un principe aussi faux que la destinée. Il est libre de créer ses liens, de tisser son propre futur.

Dans son élan de parole, il s'emportait, perdait patience, et sentait la haine grandir en pensant à son passé, ces dieux qu'il maudit depuis des années et des années. Dans l'ombre, dans un coin de la pièce, les ombres entourant le katana bougeaient. Ce dernier semblait apprécier le spectacle, pourtant bien muet et simple spectateur de cette pièce tragique et pourtant si délectable. Sans laisser le temps a Aka de réagir, il agrippa son arme, toujours dans son fourreau, et saute devant la chamane, posant son pied sur le bord du lit de paille en ruine. Sa jambe gauche au sol, son pied droit a coté de la chamane, il plaçait le fourreau de la lame contre la gorge de cette dernière, la regardant profondément dans les yeux. Un blanc passa pendant quelques secondes. Il ne décelait aucune peur, aucun mouvement. Une totale confiance en elle ? En Aka? Ou bien en Yoruichi ? Ou bien avait-elle raison quelque part, le lien était-il tissé? Il l'était car il l'avait choisit.. Mais il pouvait le changer. Il pouvait l'attaquer ici et maintenant, et changer son destin, celui que les dieux s'amusaient à changer selon leur bon vouloir.. mais il n'en ferait rien. Il retira lentement l'arme de sous sa gorge, et la dégaina lentement, et la planta rageusement au sol, laissant l'aura maléfique et pulsante s'échapper. Elle grandissait en même temps que le rage du Rônin surgissait, s'en nourrissant, s'en délectant.

*Oui ! OUI ! J'aime te voir ainsi ! Laisse toi aller ! Montre lui que tu es libre de ton destin ! Libre de ta vie! Vie ta vie, suit tes pulsions ! Tu veux la tuer ? Tue la ! Tu veux son corps ? Viole la ! Dans n'importe quel ordre ! Soit malsain, soit contre ces dieux si propre sur eux ! Laisse toi aller, tes pulsions te guident, elles te feront sentir mieux ! Bien mieux ! Dans ce monde corrompu, il faut m'être tout autant pour le vaincre ! Tu sais, je ne veux que t'aider, Yoruichi.. Ta vie à été si longue et épuisante, si douloureuse et traumatisante.. Laisse toi aller, laisse moi prendre ta place, et faire de ton corps un réceptacle à la venue du sauveur de ce monde.. par la purification, par le chaos, par une nouvelle notion de dieu, celui d'un dieu pacificateur ! La volonté du grand dévoreur !*

"Tu le sais, tu le sens, Chamane. Personne ne me dictera ma conduite. Personne ne décidera plus pour moi. Rien ni personne. Je suis maitre de mon histoire, bien que je ne puisse changer mon passé. Mon futur n'appartient qu'a moi. Je pourrais courir et avancer pour toujours, si la mort ne me rattraperait pas. Mais pour le moment, elle ne m’arrête pas, elle me fait avancer. Si tu veux être lié a moi, ce fil sera indéniablement en partit rouge, Hebi. Tu le sais, si tu marches près de moi, tu verras beaucoup de morts. Des morts injustes, des morts pour lesquels je devrais me racheter. Personne ne mérite de mourir. Quand je retournerais à la poussière, mes actes ne seront pas effacés. Rien ne sera effacé, pas même mon passé. Et pour l'instant, la fin est un repos auquel je n'ai pas droit. Les dieux ne me pardonneront peut-être pas mes actes, mais je me contrefiche qu'ils me pardonnent ou non. En revanche, lorsque je monterais rejoindre mes ancêtres, des dieux ou quoi qui m'attendent, ce ne sera pas simple pour les divins dans l'autre monde. J'ai avaler chacun de leurs châtiments injustes. Je les avale encore, mais je ne les pardonne pas. Le loup se nourrira des carcasses de ces divins, c'est ce dont je rêve au milieu de ces ténèbres. Il réaliseront que je n'ai jamais été leur démon jusqu’à aujourd'hui. Je ne veux qu'une chose. Que ces empereurs corrompus, ces prêtres qui avancent dans le faux, vivent jusqu'à ce qu'ils voient leur monde brûler. Quand ils mourront et verront mon visage, je veux qu'il sache qu'ils seront les seuls à être blâmer. Leurs symboles, leur dogme religieux, leur idéal corrompue.. Ils tomberont tous, et l'être humain ne sera libre que lorsque les dieux cesseront de choisir pour lui. On doit être libre. Et toi, tu as franchis le pas vers cette liberté en te tournant vers des esprits vide d’intérêt personnel, qui ne décident pas et ne se jouant pas des hommes, Hebi. Tu n'es pas comme les autres. Sauf que toi, tu n'aspires a rien. Je ne te vois aucun but, aucun désir. Je te vois vide. Prouve moi le contraire, Sorcière, et aide moi à me libérer. Ton prix sera le mien."


*Si je pouvais applaudir je le ferais. Je crois que tu n'as jamais autant parler, Yoruichi, si ? Non mais vraiment, les dieux, la religion tout sa tout sa.. on sent bien que tu en veux ! T'as les crocs mon loup ! Allez, pourquoi pas commencer par incendier un petit temple de moines, et me faire boire un coup à la santé des kamis ? C'est ta tournée !"

Yoruichi se recula, reprenant sa place face à la sorcière, sur ses propres genoux. Il avait terminé. Il n'était pas lui même. Il s'agissait du fond de sa pensée, mais Akashusen l'avait influencé, il le sentait. Il avait laissé ses désirs et sa rage prendre le dessus. Il baissa les yeux et les ferma, ne regardant même pas Hebi, partagé entre la honte et la satisfaction d'avoir pu soulager son esprit. Il avait vu qu'elle était désormais purifiée et lavée, trempée, mais il n'osait pas la regarder. Pourquoi ? allez savoir. Peut-être avait-il peur, ou une légère appréhension..

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Mar 7 Oct - 5:15


La chamane avait souri niaisement lorsqu'elle avait senti ses effets sur le corps du guerrier. Un délicieux attouchement sans promesse qui l'avait pourtant agité d'une belle façon. Il avait beau conserver une expression sévère et peu affable, elle savait que pour l'espace d'un instant, elle avait eu ce bel homme à sa merci. Il s'était levé subitement, presque choqué de son geste. Il s'amusait avec son expression haineuse et fâchée. Les émotions du ronin étaient un divertissement dont elle n'allait pas se lasser de si tôt.

-Je ne suis qu'un mortel, oh oui. Je ne le sais que trop bien. Chacune de ces marques me le rappellent. Chacun de mes souffles m'enferment dans cette idée de vie éphémère. Mais le fait est la, je suis vivant. Et ce n'est pas grâce à des dieux ou autre puissances occultes, Chamane. Tu n'as aucune idée. Tes rêveries ne t'ont rien appris de concret à mon sujet. Que sais tu de moi ? Rien. Que sais tu de ma lutte permanente ? Que sais tu du monde extérieur, des souffrances que ce monde subit ? Rien. Perché sur le toit du monde, tu n'en as que faire. Un mortel ne peut changer la couleur du fil ? C'est ce que tu crois. Un mortel n'appartient pas a un principe aussi faux que la destinée. Il est libre de créer ses liens, de tisser son propre futur.

Oh, mais c'est qu'il savait parler ce loup lorsqu'on l'attisait suffisamment. Sa tête décoiffée reposant sur son poing fermé, elle regarda sagement son loup s'emporter dans son début de monologue avec une expression amusée. Elle haussa un sourcil curieux lorsqu'il pointa son vilain doigt vers elle. Elle se lécha les lèvres comme si son comportement lui donnait un certain appétit. La femme serpent ne sourcilla pas lorsque celui-ci fit glisser le fourreau de son épée maudite sous sa gorge. Quant à Aka, il observait le spectacle silencieusement, le bout de sa longue queue s'agitant un peu. Hebi croisa le regard du samurai et s'en délecta. Elle adorait la haine farouche qu'elle y lisait. Confiante, un sourire narquois ourla ses lèvres alors qu'ils s'observèrent intensément. Il dû comprendre qu'il ne lui faisait pas réellement peur, car il éloigna le fourreau de sa personne tout en dégainant lentement la lame ensorcelée. Il la planta violemment dans le sol humide, laissant par la même occasion l'aura maléfique se disperser dans son petit taudis.

Il poursuivit son monologue avec force. De son côté, Hebi ne faisait qu'écouter, un sourire narquois aux lèvres. Puis, lorsqu'il eu finalement terminé et qu'il se retrouve à genoux devant elle. Elle applaudit brièvement de manière plutôt sarcastique, lui offrant quelques paroles encourageantes en même temps.

-Mon loup est un si bon divertissement! s'exclama la jeune femme qui cessa de taper dans les mains et se positionna sur ses propres genoux pour lui faire fasse de manière sensiblement plus sérieuse. Le fil est sans couleur, il est encore impossible de deviner celle-ci, aussi longtemps que je suis concernée, notre route décidera de cela. Rouge, c'est une possiblité, mais ensuite, quel type de rouge... tant de possibilités, tant de possibilités, tant de possibilités!

Hebi avait spécifiée «notre route» tout naturellement, insinuant ainsi qu'elle se joindrait en effet à lui et à cette chose ténébreuse qu'il avait pour arme. D'ailleurs, elle jeta à Akashusen un petit oeil amusé et distrait. Il dû sentir son regard, car elle sentit aussitôt son aura s'agiter autour d'elle.

-Tu en veux aux dieux et ne désire plus croire en eux, elle sourit, et pourtant te voilà devant une chamane, une élue du monde invisible par laquelle les esprits, les dieux et les démons communiquent... comment ils appellent cela déjà, oh, c'est ironique, n'est-ce pas?

La chamane rigola, sa main aux ongles mal taillés devant sa bouche rosée. Elle se positionna plus confortablement sur sa paillasse détrempée, puis déposa à nouveau sa joue contre sa main. Elle soupira de manière lasse et tendit le nez en l'air pour humer la viande de lièvre qui semblait être bien cuite. Son ventre fit un grand bruit plutôt disgracieux, mais elle ne sembla pas s'en formaliser.

-Pour ce qui est du prix, cette question aura une réponse en temps et lieu, pour l'instant, je meurs de faim, soupira la sauvageonne en se déplaçant à quatre pattes jusqu'aux lièvres grillant sur le feu. Elle retourna l'une des brochettes sur elle-même afin qu'elle soit également chaude des deux côtés. Puis, telle une voleuse, elle prit un lièvre encore très chaud et retourna à sa paillasse en montrant son dos au samurai. Elle mordit dans la chair tendre rageusement, se brûlant la langue au passage, mais elle s'en foutait, il y avait bien longtemps qu'elle ne ressentait plus les brûlures, aussi vives furent-elle.

Hebi dévora le lièvre comme si elle avait la mort derrière elle, puis s'essuya négligemment la bouche avec la manche déjà sale de son yukata. Elle lança le bout de bois derrière elle, se foutant fort bien s'il crevait un œil à son invité inopportun, puis pivota vivement la tête vers lui.

-Soupe, à la soupe, je veux de la soupe! quémanda la jeune femme avant de se laisser tomber sur le dos, la tête en l'envers, les seins presque entièrement à découvert. Un grand sourire s'afficha sur son visage. Nourris-moi, mon grand loup et je te raconterai mon rêve! Si, si, je te raconterai le rêve que j'ai fait, je te parlerai de notre destination, notre première destination, notre première destination sur notre route! Oui, nous avons une route à suivre!

Elle ferma les yeux.

-Nous allons sortir d'ici et plus jamais je ne reviendrai, car rien ne m'y attache, j'ai séparé mon corps des biens matériaux, non rien de m'attache ici, rien ne m'attache, rien ne m'attache! Regarde autour de toi, rien ne me retiens, je suis libre, tu le sais déjà, tu l'as dit toi-même, je suis libre! Le suis-je vraiment? Regarde ma tête, non ne me regarde pas, je ne suis pas libre de la tête, oui je le suis, mais je ne le suis pas!

Elle s'esclaffa, sachant que ses paroles ne faisaient peut-être pas de sens pour un simple mortel. Quoique, était-il vraiment un simple mortel? Ceux qui croisaient le chemin d'un démon n'étaient pas de simples mortels. Des victimes, certes, mais pas de simples mortels. Akashusen n'était pas un démon de la basse cour. Il était un prince parmi les princes. Un grand prince parmi les grands princes. Akashusen, le grand buveur, le grand dévoreur rouge. Ah, il se délecterait de son sang, mais elle savait qu'elle ne saignerait jamais pour lui. Sous son rire presque dément et sans but, sa poitrine s'agita joyeusement entre les pans de son yukata partiellement ouvert.

-À la frontière, loup et serpent vont, chantonna gaiement Hebi. Aux portes chaudes ils iront... en excursions ils iront.. que va découvrir le serpent? Que va trouver le loup? Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas, ellel répéta cette dernière phrase à trois reprises.

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Yoruichi Onimura

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MessageSujet: Re: Ninety Six Scars. [P.V Hebi On'Na]   Jeu 9 Oct - 14:28

Ainsi donc, son choix été fait. Jusque la, rien n'était clair, pas même dans ses moments de lucidité.. Ou plutôt disons qu'elle ne l'avait pas dit. Mais maintenant, même de façon rapide, le message ne pouvait être plus explicite. Le sort en est jeté, et advienne que pourra. Il l'écouta en silence, étant retourner dans son mutisme si caractéristique. Seul la voix d'Hebi, les sifflements d'Aka et du vent se faisaient entendre. Akashusen s'était tue, pour son plus grand plaisir. Il observa chacun de ses mouvements en buvant chacune de ses paroles, ne pouvant s’empêcher de repérer, et d'admirer une sensualité passive chez la jeune femme. Un sein provocateur, une longue jambe se dévoilant sans pudeur, sans pour autant trop en montrer.. L'art de se faire désirer. En avait-elle seulement conscience? Était-ce un jeu sans autre but que celui de voir le Rônin admirer la chamane ? Ou juste une enfant qui n'avait même pas idée de ce qu'un homme pouvait penser? Ces idées de plaisirs charnels, toutefois, s'évaporaient bien vite à chaque fois qu'elle prit la parole, comme si cette idée était un arrière plan permanent.. revenant à la charge lorsqu'elle finit chacune de ses tirades. Yoruichi n'était pas de ces hommes suppliant, posant un genoux à terre pour un bout de peau aléatoire et banal. Ce qu'il voyait le contentait. Ce qu'il voyait, été même plus que suffisant, n'ayant pas pensé une seule fois en venant ici, trouver une jeune femme, disposant d'une certaine beauté. Et a vrai dire, à chaque fois qu'elle faisait mention de leur voyage, d'Akashusen, ou du "loup", il n'y pensait plus. En même temps que la chamane, il s'empara d'un des lièvres pour le dévorer rapidement, sans aucune retenue. Grillé.. un peut trop peut-être même. Une fois fini, il jeta le bâtonnet dans le feu, et reposant son regard sur Hebi, il attrapa celui qu'avait lancer la chamane, en fermant le poing, devant son visage. Vraiment. Quelle gamine.. elle pouvait être insouciante l'espace d'un instant, comme elle pouvait être la personne qu'il avait imaginé en arrivant ici. Une femme sérieuse, calculatrice et mystique. Pas une folle névrosée, envahit par la voix des esprits influant sur sa façon d'être au fil des ans. Il connaissait néanmoins cette sensation, ce mode de vie. Et pourtant, il n'avait pas fini fou. Enfin.. il ne le pensais pas. Pas encore tout du moins. Puis vinrent maintenant les réclamations, à l'instar, toujours, d'une petite gamine réclamant sa pitance. Sans pour autant la nourrir directement et l'assister dans chacun de ses gestes, il lui déposa un bol de soupe encore brûlante, juste à coté d'elle. Il prit une des deux racines restantes pour la lui jeter sur le lit, presque négligemment, et s’assit en tailleur devant le feu, faisant toujours face à la chaman. Puis vint encore un délire, pourtant plein de sens. Sans attache matériel, libre d'aller, mais pas libre de penser. Jamais réellement seul. En riant, il ferma les yeux pour mordre à pleine dent dans la racine. Ce n'était pas vraiment délicieux, mais la plante était réputée pour l'alchimie et ses propriétés curatives. Dans un craquement sonore, il se leva pour aller cherche un autre bol, gisant, poussiéreux sur le sol, et le nettoyer grossièrement de la majorité de poussière qui siégeait dessus. Il se servit, et porta son regard de nouveau sur la chamane, une fois qu'elle eût finit de parler, leur annonçant leur première destination.  

"Vous l'avez dit plus tôt. Nous sommes des êtres brisés. Envahit par des voix qui ne sont pas les nôtres, et qui, malgres notre bonne volonté, nous influencent. Maintenant que nous allons voyager ensemble, vous allez partager mon fardeau, en un sens."

Il but sa soupe d'une traite, se léchant les lèvres pour les débarrasser de la mixture fade et acre. Décidément, le ginseng n'était pas l'idéal à manger seul, mais ce repas été bien mieux que rien. Il se relevait de nouveau, pour cette fois ne pas se rassoir. Remettant d'abord les restes de son kimono, il jura en le voyant déchiré, pendant et ne cachant rien de son corps meurtri. Il  déchira le haut, ne gardant que le bas, miraculeusement intact, mais taché de sang, gorgé de ce dernier, contrastant avec le bleu clair qui prédominait quelques heures auparavant. S'appuyant sur une table poussiéreuse, il traça sur cette dernière , le regard dans le vide, marmonnant tout seul, puis se redressa et regarda la chamane, affalée sur son lit, toujours habillée de son attitude provocatrice et pourtant innocente. Puis, avec ce sourire paraissant si espiègle et joueur, elle fit ouvrir les yeux du Rônin, surpris et presque choqué, un rire jaune accompagnant la main de Yoruichi sur son visage.

"Que je vous appelle, comment ?
-Tu as bien compris mon loup, pour toi, ce sera "Hebi-Sama" !"

C'était un pur cauchemar.. Le rire d'Akashusen se fit entendre, bien qu'il ne dise rien. Il devait se tordre de rire, se moquant de la servilité de celui qui devait être si "fort" pour le contrôler. Sans un mot de plus, si ce n'est un juron perdu et spontané, il ramassa son bâton et sa besace au bout de ce dernier, tournant le dos à la chamane, qui souriait et riait, roulant sur son lit tel une joueuse qui se délectait de sa réaction. mais le pire, était qu'elle savait pertinemment qu'il craquerait. Il allait devoir se plier à certaines de des exigences.. pour son plus grand désarroi. La seule vision qu'il donnait, était celle de son dose au moins aussi marqué sur le reste de son corps. Des cicatrices nombreuses, des marques de brulures, de lacération ponctuaient la musculature dorsale du Rônin, qui commençait à sortir de la cabane. Il se retourna, pour la regarder en soupirant, résigné. En revanche, si il faisait des concessions, elle allait aussi en faire. Le vouvoiement était mort. Elle ne méritait pas autant de respect, du moins, pas pour le moment. Et surtout, il fallait laisser le temps au guerrier d'accepter de donner ce titre à la chamane. Bien que Rônin, il n’appelait pas maîtresse n’importe quelle femme qui le voulait bien.

"Nous avons environ une semaine de route en prenant notre temps. Prépare toi, prend ce qu'il te faut, je ne veux pas perdre de temps."

Ses geitas claquait contre le sol devenue plus mou et liquide, la neige avait fondu en grande partie, laissant passer quelques rayons de soleils, pour le début de ce voyage qui les apporterait plus loin qu'il ne le pensait. Et a vrai dire, il n'avait aucune idée de pourquoi, ni comment. Il poserait ces questions le moment venue, mais il connaissait les mystiques. Parler par énigme, pour cacher sa propre ignorance. Autrement dit, elle avait déjà dit presque tout ce qu'elle savait. Aucun besoin de lui tirer les vers du nez maintenant. Une seule chose était sure. Elle allait l'aider à sauver son âme, et il allait la protéger jusqu'au péril de sa vie. De toute manière, la finalité est celle-ci : C'est elle qui avait le pouvoir sur son existence. La mort, ou la vie. La liberté, ou succomber a Akashusen.. Tout dépendait d'eux maintenant.

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