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 Quartiers nobles de Myiong

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Chün Müdân

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MessageSujet: Quartiers nobles de Myiong   Sam 20 Sep - 20:53

Chün Müdân était issue d’une famille noble de lettrés. Avant son entrée dans le Palais Impérial comme préceptrice de la Princesse Cai Cai, fille de la concubine Zhuge Lin Pin, elle avait habité dans le quartier résidentiel de haute lignée.

De la rue large et ensoleillée, la maison familiale de Chün Müdân présentait un mur haut et un portail ouvragé rouge et doré. Les toits couverts de tuiles vernissées de couleur jaune étincelaient.  Nul ne pouvait ignorer l’importance sociale de cette famille.  La maison comportait neuf cours, organisées en carré, selon la hiérarchie familiale.

Passé le portail, dans le dao zuo, on se heurtait à un mur d’écran qui cachait la première cour aux yeux curieux des marchands ou des visiteurs qui attendaient d’être annoncés et conduits auprès de la personne qu’ils visitaient. Là, un « concierge » vigilant devait veiller au confort et à la tranquillité de ses maîtres sous peine d’être puni. Chün l’aimait bien parce qu’il avait toujours plein d’histoires à lui raconter sur les personnes qui se présentaient à l’entrée et il était très bon conteur. La petite fille avait plaisir à lui rendre visite en cachette et à rire avec lui des caricatures qu’il faisait.

La première cour était du pur bonheur pour Chün parce qu’elle comportait les salles d’études où elle avait excellé en tant qu’élève. Il y avait aussi des chambres pour les visiteurs qui n’étaient pas de la famille. Elle aimait à s’y promener et y inventer des histoires d’enfant se prenant pour une grande personne… Des galeries tout autour permettaient de s’y rendre sans craindre les intempéries comme dans toutes les autres cours.
A droite et à gauche, deux autres cours abritaient les servantes dévolues au service des invités et des maîtres du lieu. Il y avait là les couturières, les brodeuses, les soigneuses, les enseignantes et les femmes dévolues aux services d’un rang assez haut.

Au centre, la cour des Maîtres des lieux : les parents de Chün. Et tout autour, leurs appartements, richement meublés et décorés. Une aile était dévolue à son père et l’autre à sa mère. Chacun y avait sa chambre, mais aussi un salon où recevoir des invités et une salle d’étude. La cour était faite à leur image : des fleurs odorantes, des arbres ombrageant les bancs, un bassin rafraîchissant avec des carpes rouges et gourmandes. Chün avait souvent espionné ses parents se reposant, la main dans la main sur le banc près du bassin et cela la faisait sourire de bonheur.
Elle avait ses appartements dans la cour de droite avec son frère, son aîné de trois ans. N’étant que deux enfants dans la famille, ils n’avaient pas de souci pour partager leur espace. Ils étaient les Princes du lieu.
Dans sa cour, Chün avait évidemment sa chambre et sa salle de jeu, mais aussi les appartements de sa nourrice, Hüxï, qui bénéficiait de la confiance de ses parents depuis sa naissance.
Hüxï était une paysanne qui avait perdu son fils à la naissance et qui s’était proposée pour nourrir Chün au sein. Dans les familles nobles, les mères n’allaitaient pas leurs enfants et il était courant de recourir à une femme du peuple venant d’enfanter. Dans le cas de Hüxï, son enfant étant mort, elle n’avait pas d’autre exigence que de s’occuper de Chün, ce qui était exceptionnel. Cette brave femme reporta tout son amour sur cette petite fille.

Dans la cour de gauche vivait son grand-père. Chün traversait souvent les cours pour aller le trouver. C’était un vieillard enjoué et sage. Elle l’aimait tendrement parce que quelque soit son problème ou son chagrin, il trouvait toujours les mots pour lui répondre et la rassurer. Et surtout, il possédait des livres… Il lui lisait des poèmes, des histoires, des fables, des contes où elle riait de plaisir ou gémissait de peur… Chaque fois, soit il riait avec elle, soit il la serrait contre lui pour la rassurer d’un chuchotement.

- Tu me donneras tes livres, un jour, grand-père ?
- Oui ma petite fleur, tu les auras tous et tu les liras toute seule. Mais avant cela, il faut que tu étudies bien avec ta tutrice, d’accord ?
- Oui, grand-père, je vais m’appliquer !
- Tu es ma petite Pivoine…
- Et toi tu es mon amour de grand-père.


Des trois dernières cours, deux abritaient les cuisines, les communs, les hangars, les ateliers, et une petite porte permettait de recevoir les marchandises commandées. La dernière était inhabitée, au cas où une parenté se présenterait pour demander asile. Elle était toujours entretenue précautionneusement.


Dernière édition par Chün Müdân le Dim 21 Sep - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Dim 21 Sep - 12:36

Bonjour,

Sun Liu Ma n'ayant pas encore répondue, je me permets de le faire. Votre message étant une sorte de rp, un descriptif de votre demeure familiale, cela ne prête pas a validation. Vous pouvez le poster librement, seul les textes concernant les BG officiels du forum nécessitent une validation du staff. Némoins vu que ça concerne Miyong, je vous laisse voir cela avec Sun Liu Ma au cas ou.
Sian-Nyang
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Chün Müdân

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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Dim 21 Sep - 12:44


Je comprends.
Je ne suis pas très au fait des BG. Ceux-ci doivent être plus impersonnels ? Je souhaitais en fait travailler sur l'architecture des maisons des différents quartiers de Miyong. J'ai demandé conseil à Sun Liu Ma par mp...

Merci de votre réponse.
Cordialement.
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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Dim 21 Sep - 12:52

Alors oui, en effet si vous souhaitez développer des BG pour les quartiers de Miyong, il faut qu'ils soient plus impersonnel. Ils ne doivent pas être reliés spécifiquement a votre personnage et doivent pouvoir s'appliquer a tous. Sun Liu Ma saura parfaitement vous guider en cas de besoin, vous avez dont bien fait de le MP.

Ps: Pour vous donner un ordre d'idée de ce qu'est un BG, faites un tour dans contexte, encyclopédie ou dans les différents post it qui se trouvent dans chaque partie du forum, les provinces, les temples. ect

Sian-Nyang
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Chün Müdân

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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Dim 21 Sep - 13:51


Deuxième essai...


La maison chinoise de Miyong est une portion privilégiée de l'espace humain. Un rapport entre la forme de l'homme au repos ou en mouvement et celle de sa maison existe en toute civilisation. Ce rapport est ressenti généralement comme harmonieux et nécessaire.
La maison est aussi une réplique miniature d'une cité, d'un pays ou d'une société.

L’ordre naturel du monde et I'ordre moral de la société s'interpénètrent de façon intime et, formant les deux moitiés d'une réalité unique, ils sont soumis à des lois identiques. Le souverain est responsable de I'ordre humain mais aussi de celui du monde. "Maître de la terre et des eaux", il préside « à la fixation des temps et des espaces ». Si I'ordre moral est atteint, I'ordre naturel ne peut manquer de l'être aussi ; I'ordre moral fonde l'harmonie du monde, elle-même garante de la permanence matérielle du peuple. Tous les penseurs chinois ont insisté sur la nécessité de cette notion.

Chaque pavillon a son affectation particulière. Fleurs rares, pierres étranges, roches rongées par l'eau et par le vent sont tels des montagnes en réduction. C'est une forme du sentiment esthétique chinois, issu d'une vieille conception magique de la représentation, qu'on retrouve d'ailleurs dans la peinture de paysage et qui rend compte également de l'art de l'aménagement des jardins.

Pour la maison officielle de l'habitation de Miyong, on a plus souvent des habitations, appelées « pavillons », à système de cours avec une ossature de bois. Les formes des maisons chinoises sont aussi très régulières, presque unitaires. Le type d'habitation qui forme des bâtiments de quatre côtés autour d'une cour a une histoire d'au moins 2000 ans. Les hommes qui faisaient construire et qui utilisaient ces maisons étaient des paysans riches, des commerçants jusqu'aux nobles des classes supérieures.

Les plans des maisons formant quatre ailes autour d'une cour se subdivisent en deux types: à porte principale sur I'axe de symétrie, et à porte principale située sur l'un des quatre côtés, ou dans l'angle nord-est. La disposition de la porte sur I'axe semblant la solution naturelle, tandis que l'autre disposition (la porte dans l'angle) s'étant faite sous l'influence des superstitions géomagnétiques.

A Miyong, c'était l'éthique, spécialement l'éthique confucianiste, qui fournit sa base spirituelle à la civilisation (il y a deux philosophies chinoises dans le temps classique: le confucianisme et le taoïsme. Le confucianisme, étant la philosophie d'une organisation sociale, est aussi une philosophie de la vie quotidienne. II insiste sur les responsabilités sociales de l'homme, tandis que le taoïsme insiste sur ce qui est naturel et spontané en lui). Le culte des ancêtres est la seule religion pour le peuple. II apparaît comme le trait dominant qui caractérise et détermine l'ensemble de la vie humaine, ceci étant la nature de I'histoire. Alors qu'en Chine, la relation entre l'homme et la nature est directe, celle entre les hommes est hiérarchique. II suit le fait que les Chinois se cachent derrière des murs grands et petits représentant un ordre hiérarchique de la société humaine.

Nous voyons que dans les maisons de Miyong, la forme des éléments dont sont faites les maisons est bien unifiée et bien codée. Ces codes avec les règles de construction assez compliquées constituent un langage spécial qui attache de l'importance aux rapports humains.

"Le devant est la partie qui donne sur la rue. Il est "affecté à l'arrivée (porche, entrée ...) et à la fonction extérieure de la maison (commerciale ou artisanale)". II revêt toujours ainsi "un caractère de représentation (de soi), de signe (pour autrui) et obéit aux canons de l'ordre, du beau architectural en vigueur". "L'arrière de la maison donne la cuisine, les communs, les écuries ou les magasins de rangement.
Le fait qu'il échappe à l'embellissement à tout prix le rend plus disponible aux aménagements spontanés, expression directe de la vie quotidienne des occupants".
Mais la famille doit aussi se trouver dans le repos diurne et nocturne ou se livrer à des activités d'ordre ludique ou intellectuel ; ces espaces voués a la détente ou à des activités non productives occupent une position intermédiaire entre l'avant et l'arrière, ce que nous appelons le fond de la maison.

Petit lexique :
fang: maison, bâtiment
lou: maison à étages
ping fang: maison sans étage
zheng fang: bâtiments principaux d'une maison, ils sont normalement au nord et faisant face au sud
xiang fang: bâtiments latéraux qui sont normalement à l'est ou à l'ouest
hou fang: bâtiments situés dans l'arrière-cour
dao zuo: bâtiments servant d'entrée vers la première cour


Les bâtiments ici sont collés et tournent le dos à l'extérieur. II n'y a pas de portes ni de fenêtres sur les façades extérieures. Mais les façades sur les cours se composent de plusieurs grandes portes et fenêtres sans tenir compte ni de la fonction réelle du bâtiment, ni de la fonction des baies. Elles ont une harmonie faite pour être vue de tous côtés, même de l’intérieur des pièces. La cour fait vraiment partie de la maison.

Les dispositions des pièces dans la maison traditionnelle sont très évidentes puisque les pièces sont dispersées et aménagées autour des cours, et les cours sont alignées de l'avant vers l'arrière et de gauche a droite. La transition horizontale de l'espace est une modalité unique.

Une fois l'entrée franchie, on se heurte à un mur d'écran, on tourne ensuite vers I'ouest, puis on traverse une petite cour pour atteindre le corps principal de l'habitation. Ici on peut également voir un petit bout de mur qui sert à fermer hermétiquement la maison. De plus, sauf pour ce qui est de la porte à l'arrière du jardin, il n'y avait aucune autre ouverture dans le mur qui entoure la maison.

À l'intérieur de la maison, les bâtiments sont largement ouverts sur la cour, puisque cette dernière est assez bien protégée. Mais la séparation nécessaire entre les pièces adjacentes se fait encore par des écrans de toutes sortes et non pas par des portes. Dans certains cas, ils ont laissé choir un paravent derrière l'embrasure. Parfois, il y a tout simplement un rideau à la place d'une porte.

La communication entre ces cours se fait par un réseau de galeries tortueuses.

Les galeries sont en effet des porches qui protègent les portes et les fenêtres des intempéries. Et la circulation se fait par des chemins pavés au centre des cours.

La cuisine est située soit près de l'entrée principale dans l'avant-cour soit dans l'arrière-cour avec sa propre entrée.

Dans la morale chinoise, le concept de famille, dont la parenté est le lien unique, forme le cadre élémentaire de la société, l'unité exploitante et consommatrice de base dont la cohésion conditionne la continuité de I'ordre humain. Alors, la maison elle aussi doit présenter cette ordre moral, une hiérarchie familiale. En fait, l'organisation de la maison chinoise traditionnelle est une représentation de I'ordre moral de la société par des signes.

Pour les maisons nobles de Miyong, le bâtiment servant d'entrée vers la première cour s'appelle "dao zuo" (l'antichambre) parce qu'il tourne le dos à l'extérieur. Son usage peut être très varié, on peut le donner en location ou encore y loger des amis pour la nuit. Parfois, ce peut être une école de famille s'il y a lieu. Parfois, ce sont les chambres des serviteurs qui s'y trouvent.

Le « hou fang » est aménagé pour les usages secondaires. Les pièces y servent comme magasins de rangement ainsi que comme cuisine. Il peut y avoir également des cuisines et des entrepôts, mais aussi des écuries et des latrines.

Dans ces cours, les zheng fang (bâtiments principaux) sont au nord et font face au sud et les xiang fang (pavillons latéraux) restent à l'est ou à l'ouest. Normalement, dans la partie résidentielle, le zheng fang est le bâtiment du chef de la famille et les xiang fang sont des bâtiments pour les fils et les filles. La salle des ancêtres ou salle de séjour était toujours au centre du bâtiment et les chambres se situaient à ses côtés.

La relation hiérarchique entre le père et les fils, les hommes et les femmes, le maître et les serviteurs est clairement présente dans l'emplacement des pièces. Les bâtiments ou les pièces des personnes de haut rang sont toujours au centre. On remarque donc une centralisation hiérarchique dans la localisation des pièces, tout comme dans la société elle-même.


Les maisons nobles ont des toits à Xieshan, à quatre pentes.

Le choix des couleurs dans la maison a aussi sa source dans le rang social du propriétaire. La tuile vernissée en couleur jaune, les portes, les fenêtres et les piliers en couleur cinabre sont uniquement utilisés dans les demeures faites pour les nobles de classe privilégiée, surtout les constructions royales. Pour la plupart des maisons, on utilise la tuile en gris foncé, les portes et les fenêtres sont en brun, quelquefois en rouge foncé ou en noir. Les murs sont en blanc ou en gris pâle.

De plus, à l'intérieur comme à l'extérieur, toutes les décorations de couleur or sont uniquement destinées aux édifices royaux. Après cela, c'est le dessin en rouge, bleu et vert qu'on peut voir dans les salles.
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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Dim 21 Sep - 23:32


J'aime beaucoup, c'est un post intéressant et recherché. Il est aussi beaucoup mieux que la première version qui je trouvais, ne possédait pas la neutralité recherché dans ce genre de BG.

En ce qui concerne mes critiques, je dirais qu'il est inutile de parlé de structures «chinoises». Même si l'univers de Miyong est inspiré de la Chine ancienne de notre monde à nous, le «chinois» n'est pas nécessaire dans les explications. Habituellement, je ne ferai que noter au début du texte «Architecture inspiré de la Chine ancienne». Par exemple, plutôt que d'embellir concernant le confucianisme et le taoisme de la Chine antique, tu pourrais simplement dire que les établissements et les habitations du Miyong sont construites selon des règles philosophiques et des coutumes strictes.

Même si tu expliques beaucoup et avec grands détails, je crois qu'il serait mieux de simplifier ton texte et ne garder que le strict nécessaire. Si c'est possible, il serait bien d'avoir des images qui pourraient supporter tes propos. Certaines personnes sont plus à l'aise lorsque ce genre de texte est accompagné d'images.

Pour finir, je crois qu'il serait mieux de conserver un temps de verbe constant, le présent semblerait être le meilleur pour moi. Aussi, tu as mis des «i» majuscules pour remplacé des «l», ce que je trouve un peu curieux Smile .

Sinon, dans l'ensemble, le texte est bien et l'idée derrière est excellente. Cela pourra très bien entrer dans les BG de Miyong, au final.

-Sun Liu Ma
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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Lun 22 Sep - 12:26

Troisième essai suivant tes conseils :


La maison dans l’Empire Miyong est une portion privilégiée de l'espace humain. Un rapport existe entre la forme de l'homme au repos ou en mouvement et celle de sa maison. Ce rapport est ressenti généralement comme harmonieux et nécessaire.
La maison est aussi une réplique miniature d'une cité, d'un pays ou d'une société.



Les formes des maisons sont aussi très régulières, presque unitaires. De plan rectangulaire ou carré, les résidences des nobles des classes supérieures comprennent plusieurs cours, en général neuf ou douze. La forme des éléments dont sont faites les maisons est bien unifiée et bien codée. Ces codes avec les règles de construction assez compliquées constituent un langage spécial qui attache de l'importance aux rapports humains.

Le culte des ancêtres est la seule religion pour le peuple. II apparaît comme le trait dominant qui caractérise et détermine l'ensemble de la vie humaine. Si  la relation entre l'homme et la nature est directe, celle entre les hommes est hiérarchique.



Le devant est la partie qui donne sur la rue. Il est affecté à l'arrivée (porche, entrée ...) et à la fonction extérieure de la maison (commerciale ou artisanale). Il revêt toujours ainsi un caractère de représentation (de soi), de signe (pour autrui) et obéit aux canons de l'ordre, du beau architectural en vigueur. L'arrière de la maison abrite la cuisine, les communs, les écuries ou les magasins de rangement.
La famille doit aussi se trouver dans le repos diurne et nocturne ou se livrer à des activités d'ordre ludique ou intellectuel ; ces espaces voués a la détente ou à des activités non productives occupent une position intermédiaire entre l'avant et l'arrière, ce que nous appelons le fond de la maison.

Les bâtiments sont collés et tournent le dos à l'extérieur. II n'y a pas de portes ni de fenêtres sur les façades extérieures. Mais les façades sur les cours se composent de plusieurs grandes portes et fenêtres sans tenir compte ni de la fonction réelle du bâtiment, ni de la fonction des baies. Les cours ont une harmonie faite pour être vue de tous côtés, même de l’intérieur des pièces. La cour fait vraiment partie de la maison.

Les dispositions des pièces dans la tradition, sont très évidentes puisque celles-ci sont dispersées et aménagées autour des cours, et les cours sont align6es de l'avant vers l'arrière et de gauche a droite. La transition horizontale de l'espace est une modalité unique.

Une fois l'entrée franchie, on se heurte à un mur d'écran, on tourne ensuite vers I'ouest, puis on traverse une petite cour pour atteindre le corps principal de l'habitation. Ici on peut également voir un petit bout de mur qui sert à fermer hermétiquement la maison. De plus, sauf pour ce qui est de la porte à l'arrière du jardin, pour l’approvisionnement de la maisonnée, il n'y avait aucune autre ouverture dans le mur qui entoure la maison.

À l'intérieur de la maison, les bâtiments sont largement ouverts sur la cour, puisque cette dernière est assez bien protégée. Mais la séparation nécessaire entre les pièces adjacentes se fait par des écrans de toutes sortes et non pas par des portes.

La communication entre ces cours se fait par un réseau de galeries tortueuses.

Les galeries sont en effet des porches qui protègent les portes et les fenêtres des intempéries. Et la circulation se fait par des chemins pavés au centre des cours.

La cuisine est située soit près de l'entrée principale dans l'avant-cour soit dans l'arrière-cour avec sa propre entrée.

Dans la morale de l’Empire Miyong, le concept de famille, dont la parenté est le lien unique, forme le cadre élémentaire de la société, l'unité exploitante et consommatrice de base dont la cohésion conditionne la continuité de I'ordre humain. Alors, la maison elle aussi doit présenter cette ordre moral, une hiérarchie familiale. En fait, l'organisation de la maison  traditionnelle est une représentation de I'ordre moral de la société par des signes.


Le bâtiment servant d'entrée vers la première cour s'appelle « dao zuo » (l'antichambre) parce qu'il tourne le dos à l'extérieur. Son usage peut être très varié, on peut le donner en location ou encore y loger des amis pour la nuit. Parfois, ce peut être une école de famille s'il y a lieu. Parfois, ce sont les chambres des serviteurs qui s'y trouvent.

Le « hou fang » (arrière-cour) est aménagé pour les usages secondaires. Les pièces y servent comme magasins de rangement ainsi que comme cuisine. Il peut y avoir également des cuisines et des entrepôts, mais aussi des écuries et des latrines.

Dans ces cours, les « zheng fang » (bâtiments principaux) sont au nord et font face au sud et les « xiang fang » (pavillons latéraux) restent à l'est ou à l'ouest. Normalement, dans la partie résidentielle, le zheng fang est le bâtiment du chef de la famille et les xiang fang sont des bâtiments pour les fils et les filles. La salle des ancêtres ou salle de séjour était toujours au centre du bâtiment et les chambres se situaient à ses côtés.

La relation hiérarchique entre le père et les fils, les hommes et les femmes, le maître et les serviteurs est clairement présente dans l'emplacement des pièces. Les bâtiments ou les pièces des personnes de haut rang sont toujours au centre. On remarque donc une centralisation hiérarchique dans la localisation des pièces des maisons, tout comme dans la société elle-même.



Chaque pavillon a son affectation particulière. Fleurs rares, pierres étranges, roches rongées par l'eau et par le vent sont tels des montagnes en réduction. C'est une forme du sentiment esthétique culturel, issu d'une vieille conception magique de la représentation, qu'on retrouve d'ailleurs dans la peinture de paysage et qui rend compte également de l'art de l'aménagement des jardins.

Les maisons nobles ont des toits à Xieshan, à quatre pentes.



Le choix des couleurs dans la maison traditionnelle a aussi sa source dans le rang social du propriétaire. La tuile vernissée en couleur jaune, les portes, les fenêtres et les piliers en couleur cinabre sont uniquement utilisés dans les demeures faite pour les nobles de classe privilégiée, surtout les constructions royales. Pour la plupart des maisons, on utilise la tuile en gris foncé, les portes et les fenêtres sont en brun, quelquefois en rouge foncé ou en noir. Les murs sont en blanc ou en gris pâle.

A l'intérieur comme à l'extérieur, toutes les décorations de couleur or sont uniquement destinées aux édifices royaux. Après cela, c'est le dessin en rouge, bleu et vert qu'on peut voir dans les salles.
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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Lun 22 Sep - 19:45


Bon, je n'ai rien à redire. Je compte ajouter cette article dans les BG de Miyong.
Il me reste plus qu'à avoir ta permission. Évidemment, tu seras créditée à la fin du post.

-Sun Liu Ma
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MessageSujet: Re: Quartiers nobles de Myiong   Lun 22 Sep - 20:08

Ma permission ? Laughing  Tu plaisantes ???
Evidemment que tu l'as et aussi celle d'effacer les autres essais !

Merci... Je suis très contente de participer !

(Même si j'y arrive pas du premier coup, j'apprends et c'est extra !!! )

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