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 Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Mer 1 Oct - 5:09


L'empereur de Miyong remarqua immédiatement l'expression mélancolique sur le joli visage de sa renarde céleste. Ses cheveux, libres de toute restriction, s'agitèrent doucement sous l'agitation de ses charmantes épaules. Un sourire ravi se forma sur ses lèvres un peu pâle alors qu'il admirait sa jolie chevelure et les quelques décorations qu'elle y avait ajouté. Il était commun pour les filles et les jeunes femmes célibataires de garder leurs cheveux sans attaches. La diplomate lui affirma qu'il n'avait pas à craindre pour sa santé. Cela était un régal pour ses oreilles, il avait la forte impression que même s'ils n'appréciaient pas trop leur sœur, le roi actuel de Soriyeo aurait tout fait pour débuter des conflits avec l'empire de Miyong. Son regard divin plongea dans le sien et le fils du ciel l'accueillit avec une grande joie.

"Veuillez pardonné cette visite impromptue, mais il m'a semblait important de vous faire de mon prochain départ. Il semble finalement que je puisse sous peu rejoindre Soriyeo en compagnie de celui qui sera bientôt mon époux."

Un plis soucieux se matérialisa aussitôt entre les sourcils du fils du ciel. Habituellement, la nouvelle d'un mariage devait être accueillie avec une certaine joie, mais d'après la tristesse et le découragement que Liu Ma lisait sur le visage de la belle princesse, il su immédiatement qu'il ne s'agissait pas de l'époux auquel elle s'attendait. Ses frères étaient bien monstrueux, ils ne semblaient même pas avoir fait une recherche plus attentive sur les antécédents et la famille de Tankishi. Non, bien sûr que non, par paresse, sans doute. De plus, Tankishi avait dû attendrir sa demande en mentionnant qu'il faisait partie de la famille de l'impératrice même si ses rapports avec elle étaient plutôt médiocre. Les frères de la princesse savaient-ils simplement que la branche de la famille d'où provenait Tankishi était constituée de nombreux traîtres ayant supportés le règne du précédent empereur? Ou plutôt, ils avaient abusé du règne du précédent empereur. Savaient-ils que Tankishi avait été enfermé dans les cachots pour avoir publiquement manqué de respect avant son souverain? L'expression du dragon devint tristement amère.

"Il m'a été apprit que le seigneur Guan avait en sa possession le décret royal de Soriyeo consentant à notre union. J'imagine qu'il sera bientôt la pour demander votre bénédiction a titre obsolète et dans le but de capter l'attention et l'admiration de votre cour."

Guan Tankishi. Ce nom le fit frémir d'horreur et ses mains se crispèrent sur ses genoux. Il offrit son expression la plus sincère à la princesse. La vérité était qu'il ne savait pas quoi lui répondre à ce qu'il considérait comme une horrible nouvelle. Sa céleste renarde méritait mieux que cela et l'idée que ce traître de Tankishi puisse lui faire du mal le terrifiait à un tel point qu'il sentait la colère monter en lui. Il conserva cependant un visage posé et calme, c'était bien de sang-froid qu'ils avaient besoin tout les deux en ce triste jour.

Une servante arriva finalement avec un plateau de thé comportant deux tasses fumantes et odorantes. Elle repartie aussitôt sa besogne terminée. L'empereur croisa le regard de Chen Po après avoir levé la tête et par ce simple contact, l'eunuque comprit ses ordres silencieux et sorti de la pièce tout en faisant signe ou deux eunuques qui montaient la garde de fermer les portes du bureau de l'empereur. Les portes grincèrent sous le mouvement, puis un lourd «toc» tonna lorsque celles-ci furent finalement fermées convenablement. Le dragon baissa les yeux vers sa tasse et le liquide qu'elle contenant, mais sa soif s'était dissipée. L'image de Sian Nyang portant une tenue d'impératrice lui revint à l'esprit et ses yeux se mirent à scintiller étrangement.

-Je ne regrette pas mes mots, Votre Grâce, dit-il doucement, vous devriez être reine.

Sa voix était calme, mais semblait contenir un brin de tristesse à l'idée de la voir partir pour une raison aussi désagréable qu'un mariage avec Guan Tankishi. Il força néanmoins un sourire afin de la rassurer ou peut-être pour se rassurer lui-même. Elle ferma les yeux un instant et les rouvrit doucement, lui lançant par la même occasion un regard lourd de regrets. Quels regrets? Pourtant, il en ressentait lui-aussi, mais il ne comprenait pas pourquoi. Les diplomates allaient et venaient, même si la plupart étaient de vieux hommes maîtrisant l'art de la diplomatie. La princesse de Soriyeo était un femme et loin d'être la diplomate la plus... diplomatique.

-J'espère que vous avez passer de bons moments parmi nous, princesse, déclara sagement l'empereur avant de détourner son regard vers la fenêtre. Je dois admettre avoir passé d'agréables moments avec vous malgré nos discordes, mais cela ne faisait que vous rendre plus agréable à mes côtés.

Il joignit ses mains crispées sur la table, un soupir découragé s'échappa de ses lèvres. Il releva finalement les yeux vers la princesse de Soriyeo et lui envoya un sourire amical. Peu importe où elle se retrouverait désormais, il savait qu'il n'oublierait jamais cette femme, sa renarde céleste qui l'avait bousculé émotionnellement sur plusieurs points.

-Vous êtes une femme bonne, honnête, attentionnée et vertueuse, la complimenta-t-il sans ménagement. Il est dommage que vos frères ne voient en vous que de la pitance pour un homme ambitieux, il tourna la tête, quoiqu'il s'agit bien de la mentalité de nombreux chefs de famille dans ce monde.

Oui, un jour, la responsabilité l'obligerait à marier ses propres filles, mais il s'arrangerait pour que les hommes qu'il lierait à ses enfants soient respectables et de familles convenables. Pour le bien de ses filles et celui de la famille impériale en général. N'importe qui était prêt à marier son fils à une princesse impériale si cela lui permettait de gagner un peu d'influence.

-Princesse, je... il hésita longuement, je suis mécontent de savoir que vous partez, mais hélas, je ne peux rien y faire, simplement vous souhaitez du bonheur dans l'avenir qui se présente à vous.

Il ne pouvait rien faire pour elle et cela l'enrageait. Ce qui le rendait encore plus furieux était le fait qu'il se sentait obligé de lui venir en aide, alors qu'en fait, elle n'était qu'une princesse de Soriyeo et ses affaires ne devaient pas le concerner plus que nécessaire. Il détestait l'intérêt qu'elle faisait naître en lui et qui chamboulaient sans cesse ses sentiments et ses émotions. Toutefois, il n'arrivait pas, malgré toute sa frustration, à la détester, bien au contraire, il...

Liu Ma se leva prestement de sa chaise, surprenant peut-être la princesse autant que lui-même par son geste brusque. Il contourna la table, puis s'arrêta juste à côté de sa renarde. Il observa son visage joliment encadré par ses cheveux sombres, puis sans prévenir, il passa son bras autour de ses épaules et il attira sa tête contre son torse en une douce et surprenante étreinte. Sa main se posa sur le sommet de sa tête et il caressa ses cheveux soyeux, mêlant ses longs doigts dans sa chevelure parfumée. Il pouvait sentir sa joue contre son torse.

-Pardonnez-moi, maudissez-moi pour mon terrible écart, mais j'avais ce besoin de vous sentir contre moi une dernière fois et savoir que vous étiez bel et bien vivante, murmura tendrement le souverain en fermant les yeux un bref moment. Me permettriez-vous de vous écrire, Votre Grâce?

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Mer 1 Oct - 10:23


L'intervention de la servante apportant le thé passa tel un mirage, tout comme les portes se refermant sur eux, les laissant seuls. Seuls pour la dernière fois ne put t'elle s’empêcher de penser bien malgré elle. La pensée fut douloureuse, telle une aiguille venant transpercée insidieusement son cœur apportant avec elle un lot de regrets indéchiffrables. Regrets de quoi ? De ce qui ne pourrait plus être ou de ce qui n'aurait jamais pu être ? Qu'importe quelque soit la question, elle n'avait pas le droit de se la poser se sermonna t'elle. Quand l'empereur parla de son mérite d’être reine, elle porta sur lui un regard triste et un sourire mélancolique. Il n'en savait rien, mais ses mots étaient porteurs d'une justesse accablante.

Son père avait pensé comme lui, mais les dieux eux avaient dus en penser tout autrement au vue de la tournure de son destin. Qu'importe, elle même, ne se penser pas digne d’être reine, son choix rejoignait celui des dieux, mais penser a cela n'était pas sans lui causer quelques inquiétudes. Tankishi .. Encore Tankishi .. Toujours Tankishi .. En serait il désormais ainsi jusque la fin de ses jours ? Qu'adviendrait il si la découvrait héritière légitime du trône de Soriyeo, pour sur il mettrait tout en oeuvre pour qu'elle devienne reine au mépris des troubles évident que cela causerait dans le royaume, pensant par la même a devenir roi. Non ! Quoi qu'il lui en coûte cela n'arriverait pas. Mais pour l'heure, elle ne pouvait se préoccuper de cela, non, plus que ça elle ne le voulait pas, elle ne pouvait permettre a Tankishi de s'immiscer dans ses derniers instants avec l'empereur, ce serait la lui accorder une trop grande victoire. " Vos mots me touchent votre grandeur, mais il semble que les dieux aient choisis de tout autres chemins pour moi, comment pourrais je allée contre leurs volontés ? " Et pourtant en d'autres circonstances, elle l'aurait fait, mais pas maintenant, pas alors que de ses décisions ne dépendaient pas que sa seule existence. Le sacrifice de soit était parfois un mal supportable quand il servait le bien d’autrui, du moins passerait elle sans doute le reste de sa vie a s'en convaincre. 

Quand il parla de leurs discordes, elle ne put s’empêcher de sourire, un sourire véritable cette fois, qui fit briller ses yeux d'un éclat plus lumineux, réussissant presque a en faire disparaître la lueur mélancolique .. Presque. " Disons que nos caractères liés a ma nature quelque peu tempétueuse nous auront donnés quelques files a retordre. Pourtant pour ma part je ne regrette rien, j'ai appréciée chaque instant passé en la compagnie de votre grandeur. " Certains plus que d'autres songea t'elle alors que certaines images lui revenaient. Leurs regards se croisant, le curieux lien les unissant la faisant frissonner. Leurs battements de cœur liés par une douce mélodie. La caresse des doigts de l'empereur sur son poignet. Ses bras autour d'elle. Ses lèvres sur son front ...  Son cœur tambourinant de plus en vite dans sa poitrine en même temps que de délicats frissons la parcourait de part et d'autre, elle se força a mettre de cotés tout ses souvenirs avant que quelconque rougeur n'en vienne a transparaître sur ses traits.

Cela fut sans compter sur les compliments de l'empereur qui tombèrent sur elle sans prévenir. Elle baissa les yeux un bref instant, de crainte qu'il ne voit le trouble qu'éveillé ses mots en elle. " Votre grandeur est bien trop généreuse dans ses éloges. " Reprit elle sourire aux lèvres et regard taquin pour se détourner de sa propre gène. " Vous oubliez mon insupportable caractère, mon coté têtu et ma langue bien pendue ... " Plus sérieuse, elle ajouta. " Mon destin ne sera pas différent de celui de bien d'autres femmes. Néanmoins, je ne croies pas que mes frères aient vus a mal, comme tout prince et plus encore pour l'un d'eux, comme tout roi, ils pensent au bien du royaume avant toute chose. De plus "sœur" je n'en porte que le nom, nos destins furent séparés trop longtemps pour qu'ils me conssidèrent réellement comme tel. " Un bref hochement de tête, l'ombre d'une acceptation sincère. " Je ne leur en tient nullement rigueur. Après tout comme moi, ils ne sont que l'instrument d'un pouvoir qu'ils n'ont pas désirés mais simplement hérités. "

Elle haussa un sourcil quand il sembla hésité, cela lui arrivait en de rares occasions, puis elle comprit, c'était dans une certaine mesure, une façon de s'excuser de ne rien pouvoir faire pour elle. Croyait il dont qu'elle lui en voulait de quoi que ce soit ? Croyait il qu'elle puisse lui en vouloir de ne pas l'avoir considérée telle une épouse potentielle laissant libre champ a Tankishi de le faire ? Non, constata t'elle se posant ses questions pour la première fois. Nuls griefs, seuls quelques regrets. Maudits regrets. Toujours et encore, sans qu'elle ne parvienne a se les expliquer. Qui y'avait il dont a regretter ? Une petite voie intérieure lui souffla qu'elle le savait parfaitement mais elle s’efforça de la faire taire en l'étouffant au plus profond d'elle même. " Je souhaite a votre grandeur tout le bonheur du monde quand a l'avenir. Quand a moi, nulles inquiétudes ne sauraient venir vous tourmenter. Il y'a bien plus important a vous soucier. Le souffle de ma destinée me guidera la ou il jugera bon que je doives me rendre et j'affronterais mon destin quel qu'il soit, la tête haute et sans faillir ... " Puis dans un triste soupir, elle ajouta, comme pour s'en convaincre elle même. " Ne suis je pas une renarde céleste ? Qui saurait venir a bout de moi ? "

Quand il se leva brusquement, sans nul préambule a son geste, elle sursauta presque, a moins qu'elle n'ait été trop surprise pour esquisser le moindre mouvement. Qu'importe il fut bientôt prés d'elle, l'entourant de toute sa présence et avant qu'elle n'est put prévenir son geste, il l'avait attiré a lui en une étreinte délicate .. Délicate et intime. Tout d'abord prise par la surprise, elle ne bougea pas, restant droite et inerte contre son torse, sa joue contre l'étoffe soyeuse du hanfu impérial, son cœur tambourinant dans sa propre poitrine et des frissons la parcourant au même rythme des doigts de l'empereur parcourant ses cheveux. Puis sa voie s'éleva, faisant tombé toutes ses barrières en même temps que ses mots lui apportaient un plaisir coupable qu'elle été malgré tout contrainte de s'avouer. Lâchant prise, oubliant toute convenance, rendant les armes pour ce seul instant, ses bras remontèrent lentement jusqu'a se poser dans le dos de sa grandeur, ses doigts venant se crisper doucement sur l'étoffe de son vêtement, tandis qu'elle se laissait allée toute contre lui dans un léger soupire de contentement.

En cette seconde, ce fut comme si toutes ses tentions étaient oubliées, toutes ses inquiétudes envolées. Rien d'autres que cet instant ne comptait. Ils étaient seuls au monde .. Juste pour cet instant .. Uniquement cet instant. Ce bref instant. Un souvenir a chérir quand se ferait le temps des au-revoir. " Comment pourrais je maudire une faiblesse que je partage avec vous votre grandeur. Si ce terrible écart doit être punit, alors que les dieux abattent leurs courroux sur moi et seulement moi, car cela m'importe peu si je peux emportée avec moi le souvenir de ce moment. " Les paroles étaient tout au plus un murmure, mais elle savait qu'il les avait entendu et c'était bien ainsi. L'épanchement de son cœur sincère n'avait pas a être honteux dans la pureté de ce moment. Leur étreinte n'était pas inapproprié a ses yeux, elle était belle, tendre, parfaite et pure. Simplement deux âmes se réconfortant d'une séparation imminente dont le destin avait décidé a leurs places.

Tandis que ses yeux se faisaient humides, ses mains s’accrochèrent d'avantage a lui dans un geste inconscient. Un sourire mélancolique aux lèvres, elle souffla. " Vos mots me seraient le meilleur des réconforts votre grandeur. Si je pouvais gardée un peu de Miyong au travers de vos lettres alors vous m'en verriez enchanté. "   Osant finalement portée son regard vers lui, s'écartant a peine de quoi relevée sa tête, elle ajouta dans un souffle, la voix rauque et le regard brillant. " Miyong me manquera plus que je ne l'aurais crue possible ... " Et vous me manquerez plus encore. ajouta t'elle intérieurement se refusant pourtant a ce que ces mots la franchissent la barrière de ses lèvres. Bien conscience qu'en plus d’êtres inappropriés, cela leur aurait donné une trop grande réalité, une réalité qu'elle n'était pas prête a affronter.

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Sun Xian
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Ven 3 Oct - 1:56


"Vos mots me touchent votre grandeur, mais il semble que les dieux aient choisis de tout autres chemins pour moi, comment pourrais-je aller contre leurs volontés ? "

Au moins, elle ne releva pas le brin de folie qui lui avait pris de la complimenter aussi aisément. En fait, les belles phrases, les bons mots et les exquises flatteries étaient choses courantes au sein de la cour impériale ou tout lieu entourant une personne de pouvoir. Cependant, lorsqu'il flattait la princesse, cela n'était pas des formules de politesse ou des mots lancés en l'air dans le but d'attiser l'orgueil et les faveurs d'une personne, non, ses mots venaient bien du cœur.

Cette conversation lui donna une sensation de déjà-vu. N'avaient-ils pas déjà discuter au sujet des volontés des dieux et des vilains tours dont ils usaient pour pimenter leur chemin? Les dieux n'avaient pas entendus ses humbles prières, c'est-à-dire le malheur de Guan Tankishi et le bonheur de la princesse aînée de Soriyeo. Bon, peut-être de n'agissait pas de prières tout à fait humbles, mais il les avait pensé avec toute l'honnêteté dont il était capable. Il était peu vertueux de souhaiter du mal à autrui, mais n'est-ce pas ce que faisait Guan Tankishi à longueur de journée? Sa simple présence était une nuisance infecte.

"Disons que nos caractères liés a ma nature quelque peu tempétueuse nous auront donnés quelques files a retordre. Pourtant pour ma part je ne regrette rien, j'ai appréciée chaque instant passé en la compagnie de votre grandeur."

Un sourire moqueur se peint au visage l'empereur qui observa ses mains dans un silence poli avant d'ajouter calmement.

-Les disputes, en quantité raisonnable, peuvent renforcir certains liens.

Cela était vrai et il avait bel et bien spécifié raisonnable, car deux personnes se disputant trop souvent étaient peu enclin à former de véritables liens. Leurs discussions pimentées avait été apte à le divertir malgré les changements d'humeur et il savait qu'il aurait beaucoup de sujets sur lesquels médités après son départ. Il avait encore les notes reçues de la jeune femme sur les quelques lectures consommées pendant sa convalescence. La jeune femme lui souhaita par après tout le bonheur du monde, évidemment elle était du genre à s'inquiéter des autres avant elle-même et lui confirmer qu'elle garderait la tête haute. Il était effrayée à cette idée et il savait fort bien qu'elle le ferait, sans hésitation. Guan Takishi, marié à la princesse aînée de Soriyeo, les dieux avaient un beau sens de l'humour, en effet.

Il l'avait ensuite, sous une folle impulsion, serré dans ses bras, caressant le sommet de sa tête doucement, sa joue contre son torse. Pendant un court instant, Liu Ma cru sentir l'énergie de sa renarde le transpercer complètement et ses jambes auraient pu choir sous propre poids, mais le dragon garda la tête haut, peu intimidé par cette nouvelle énergie qui le parcourait. Un sourire un peu niais parcourut ses lèvres -Chen Po serait fier de son empereur s'il voyait la scène- et un soupir satisfait s'échappa d'entre ses lèvres un peu pâles. Tankishi pourra peut-être forcer un peu de son autorité mâle sur sa renarde, mais jamais il ne pourrait interdire la princesse de recevoir et envoyer des lettres. Ha, à quoi pensait-il? Il ne pourrait forcer son autorité sur sa renarde, celle-ci était trop fière et têtue pour s'abaisser devant lui. À moins que le vilain ai quelque chose à utiliser contre elle...

Au bout d'une petite minute, il s'écarta de la princesse, se pencha et frôla son front de ses lèvres avant de s'éloigner tranquillement et aller à la fenêtre. Il tourna le dos à la princesse. Ses lèvres remuèrent, hésitèrent...

-Soyez prudente sur le chemin du retour.

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Sian Nyang
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MessageSujet: Re: Entre raison et poison, que souffle le vent des sentiments. (PV)   Ven 3 Oct - 11:23



La caresse des lèvres de l'empereur sur sa peau fut aussi douce que cruelle par l'abandon que son corps ressenti aussitôt alors qu'il s'éloignait d'elle pour lui tourner le dos. La douce chaleur ressentie entre ses bras s'évapora aussi vite qu'elle l'avait saisie, se changeant en glace. Le froid créer par son absence parcourant bientôt tout son être jusqu'en les tréfonds de son âme. S'eut été la leur dernière étreinte. Ils se croiseraient avant son départ, elle le savait, mais ce serait de manière protocolaire .. Rien de semblable a cela .. Rien ne serait plus jamais semblable a cela ...

Elle le fixe un instant, du moins ce qu'elle aperçoit de lui. Son dos, sa chevelure, ce port altier et fier. Elle entends ses mots mais en prends difficilement conscience car elle sait ce qu'ils veulent dire. Il est temps se détourner a son tour. Temps de dire au revoir. Un murmure, presque un sanglot mais pourtant nulles larmes ne coulent sur ses yeux .. Pourtant son cœur est lourd. Plus lourd qu'il ne devrait. Pleins de regrets qu'elle ne comprends pas .. Qu'elle ne veut pas comprendre. " Prenez bien garde a vous votre grandeur. Soyez heureux et les dieux puissent ils bientôt vous accordés le bonheur d'un héritier. " Dans un mouvement qu'elle croit infiniment lent tant cet instant se passe au ralenti dans son triste esprit, elle se retourne pour se diriger vers la porte.

Un pas après l'autre. Elle soupire doucement, quand un frisson familier la parcourt. Il s''est retournée, elle le sent. Elle sent son regard posé sur elle. Ce regard qui la transperce jusqu’à l’âme. Les yeux brillants, elle tient bon. Il le faut. Elle ne peut cédé a son envie de se retourner pour croiser une dernière fois son regard. Si elle le fait, elle craint que tout courage ne l'abandonne. Le courage de faire quoi, c'est la une question qu'elle ne veut pas se poser. Elle sait juste qu'elle ne doit pas se retourner. Et elle ne le fera pas. Elle ne faillira pas. Un pas de plus. Ses yeux se font brillant. Elle sent toujours son regard sur elle. Elle ferme les yeux. 


Sa main glisse sur la porte. Cette fois, tandis que ses yeux s'ouvrent, une larme qu'elle ne peut retenir coule sur sa joue. La porte s'ouvre. Un pas de plus. La porte se referme dans son dos en un tintement silencieux qui pourtant la fait sursauter intérieurement. Cette porte qui se ferme, elle n'est pas faite que de bois. C'est une autre porte qui se ferme. Une porte entre elle et lui. Une porte qu'eux memes n'avaient pas conscience d'avoir ouvert. Ses yeux humides de quelques larmes ne voient pas le regard compatissant de Chen-Po, pas plus qu'elle ne le voit se précipiter dans les appartements de l'empereur. Non. Quelques pas de plus et elle est loin, se refusant de penser a ce quel ressent et encore moins a ce que cela veut dire. Elle sait juste que ça fait mal. Plus mal que ça ne devrait. La dans le creux de sa poitrine. La ou devait se trouvé son cœur et ou ne semble en l'instant se trouver qu'un trou béant. Elle marche sans voir les paysages qui l'entourent, sans remarquer les regards curieux qui la guette. Sous ses yeux défilent tout les instants passés auprès de l'empereur de la toute première fois ou elle croisa son regard jusqu'a cet instant de leur au revoir.  

Au bout d'un moment quand la volonté prend le pas sur la douleur. Quand la détermination prends le pas sur la mélancolie, elle essuie ses yeux d'un revers délicat de la main, inspire profondément et remercie les dieux d'avoir reprit contenance avant d'attendre son pavillon. A l'entrée, bien droit, arrogant dans toute sa splendeur se tenait Tankishi Guan ... Son futur époux. Un pas de plus. Par ce qu'il le faut. Un pas après l'autre. C'est ainsi que désormais se jouerait tout sa vie. Mais un jour elle aurait victoire sur lui, se fit t'elle serment alors que son visage se paré d'une attitude froide. Il n'était plus temps d'avoir des regrets. Il était temps de faire face. Et ce qu'importe combien cela lui paru difficile en l'instant.  

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