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 Contexte & Histoire

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MessageSujet: Contexte & Histoire   Ven 29 Aoû - 21:54


EMPIRE TSIAN


  • Au commencement, les tribus guerrières



A l’éveil du peuple de Tsian, avant même qu’il ne soit un Empire comme nous le connaissons aujourd’hui. Les terres du nord, parsemées de steppes orientales et des grands lacs gelés, Tsian n’était rien d’autre qu’une zone aride ou ne régnait pas un seul chef, mais bien plusieurs. Disséminées aux quatre coins de l’Empire actuel, les tribus vivaient en petits groupes nomadisés et leur éloignement les uns des autres ne faisait que renforcer les individualités. Ces tribus vivant à l’écart du monde, à l’écart de leur temps tandis que les Empires voisins commençaient à se former. Elles ne vivaient que pour le commerce, pour leur enrichissement ou pour leur survie.

Bien sûr, les tribus vivant proches des frontières du sud et de l’Ouest commencèrent à imiter leurs voisins et la plupart d’entre elles se sédentarisèrent pour de bon. Mais le centre et le Nord du Tsian n’évoluèrent pas. Fondées sur des mythes, des traditions et des lois strictes. Les tribus, bien que toujours nomades évoluèrent et devinrent tout de même de véritables clans et plus particulièrement des Khanat. Très vite, des petites tribus jusque-là seules se réunirent pour former des Khanat de tailles plus importantes.
 
Mais lorsque ces Khanat devinrent trop importants, ils furent obligés de s’installer et faire comme leurs voisins du Sud (Même si l’on ne parlait pas encore d’unification du Tsian). Ainsi, à l’image du Sud de l’Empire, trois grands Khanat apparurent, Kutai, Kha Nian et Laï Xaï, portant toutes trois le nom de leur premier Khan, (seigneur).


Construites volontairement au nord des steppes orientales, les cités s’agrandirent au fur et à mesure. Cependant, toutes les tribus ne cédèrent pas à la sédentarité et des milliers parcourent encore les terres aujourd’hui. Tandis qu’au sud, trois grandes cités avaient été formées depuis plusieurs décennies déjà. Profitant des frontières naturelles pour se protéger des Empires voisins, Motchi, Temshang et Mung Wang se développèrent disproportionnellement par rapport à leurs sœurs du Nord.


  • Le nord et le sud


Même si des milliers de lieux séparaient les cités du nord de Tsian et celles du sud, elles se connaissaient et entretenaient des liens économiques. Mais deux cultures s’opposaient littéralement. Les cités du Nord, anciennement nomades, étaient des sociétés essentiellement basées sur la guerre. Composés des plus grands guerriers, les Khanat disposaient de lois très strictes ou seule une élévation par les armes était possible. Encore aujourd’hui, ces khanats sont considérés comme des milieux de barbares de la part de leurs voisins. Mais en vérité, cet aspect barbaresque cache une société solidement ancrée dans ses traditions, dans l’honneur et la loyauté. Car les peuples nomades du nord des steppes ne prêtent qu’une seule fois serment envers leur Khan et se doivent de sacrifier leur vie pour celle de leur chef s’il le faut.

De là vient l’énorme paradigme avec leurs voisines du sud qui se sont retrouvées beaucoup plus influencées par les cités du Kyang ou du Miyong. Elles aussi reposaient sur des fondements très guerriers, mais leurs ouvertures avec le monde extérieur ne firent que leur donner une apparence beaucoup moins barbare. Pourtant, une chose les rapprochait, celle de posséder elles aussi des Khan. Venant des mêmes terres, les cités du sud ne pouvaient pas cacher leur appartenance et leur sang et cela ne favorisa jamais leur rattachement au Kyang ou au Miyong, et toutes préférèrent garder leur indépendance.

Mais leur indépendance faillit causer leur perte lorsque les Empires voisins, trop gourmands se mirent à entreprendre de marcher sur leurs terres. Mise à part les liens commerciaux, les cités n’entretenaient pas d’alliances entre elle et cela leur coûta cher.


  • Le siècle des conquêtes et L’arrivée du Khagan


Face à l’entrée subite d’armées du Kyang et du Miyong, Temshang et Mung Wang ne cessèrent jamais de réclamer de l’aide. Seules contre tous, les deux Khanats ne purent rivaliser et Temshang se fit envahir. Suivit de Mung Gwang qui se fit dévaster par les armées du sud. Alerté par les ravages qui sévissaient au sud de leur territoire, les Khanats du nord se mobilisèrent et décrétèrent d’urgence un Grand conseil des Khan.

Tous les plus grands Khan se réunirent pour trouver une solution à la menace qui s’approchait d’eux. Un homme, un Khan, sortit du lot plus que quiconque. Il était jeune, fort et surtout malin. Du nom de Tchingis du clan kutaï, il se révéla être celui qui cessa les divisions et les discordes et qui à force de promesses et de brutalités, réussit à se hisser en haut de tous les Khan. Tchingis devint alors le premier Khagan et ordonna la levée d’une armée pour débarrasser le Tsian de leurs ennemis.

Tchingis parvint alors à réunir la plus grande armée que jamais aucun Khan n’avait réussi à mobiliser. Bénéficiant d’une aura et d’une notoriété faisant de lui un homme brutal et respecté, il marcha lui et ses hommes dans les grandes steppes orientales et atteignit le sud du Tsian. Etant une peuplade d’éleveurs de chevaux, son armée – contrairement aux autres empires – se composait presque essentiellement de cavaliers expérimentés et aguerris. Ils longèrent donc le Djeeing et retrouvèrent l’armée du Khan Motchi qui s’apprêtait tout juste à rencontrer leurs ennemis du sud. La surprise fut totale lorsque des milliers de cavaliers chargèrent sur l’ennemi. Tchingis put alors savourer sa victoire et les armées du Miyong revinrent sur leur terre.

Le Khan Motchi, reconnaissant de l’aide que lui avait apporté Tchingis, le remercia généreusement, mais ne plia pas le genou face à lui. Cela provoqua quelques discordes, mais la reconquête ne pouvait se faire attendre. Oubliant ces querelles, Tchingis reprit la route avec son armée et s’en alla libérer Mung Gwang. Mais cette fois, il ne put jouir de l’effet de surprise et il affronta une armée beaucoup mieux préparée. Au prix de nombreuses pertes dont des membres de son clan, Tchingis subit sa première désillusion. Si loin de leurs terres et évoluant dans un climat qui n’était pas le leur, ses hommes accusèrent le coup et certains Khan qu’il pensait avoir sous son contrôle manquèrent de se désister. Mais cela n’arriva jamais.

  • Des dieux et des hommes

Au pire moment des affrontements, lorsque les Empires ennemis faillirent s’allier pour contrer la menace qu’il représentait. Des milliers d’hommes différents d’eux se joignirent à son armée. Ces hommes priaient des dieux dont il ignorait l’existence et ces « moines » et « prêtres » s’engagèrent à les aider pour libérer le Tsian, mais leur représentant demanda à Tchingis de passer un marché…

En contrepartie de leur aide pour repousser les invasions, le Grand prêtre de Quingol réclama que toute son armée et que tout son peuple devait à présent prier des nouveaux dieux. Se sentant dans l’incapacité de refuser une telle offre, Tchingis accepta  et offrit même un de ses fils au temple.

Les moines des temples s’avérèrent alors être des biens meilleurs guerriers qu’il ne l’avait imaginé et leur victoire fut totale. Mung Gwang et Temshang furent alors libérées et aidé des grands prêtres et des dix mille hommes qui le suivaient, Tchingis s’autoproclama Khagan du Tsian.


  • L’union d’un Empire



Lorsque le premier grand Khagan arriva au pouvoir, celui-ci n’oublia pas la promesse qu’il avait faite au Grand prêtre. Pour ne pas perdre leur soutien qui s’était avéré être fort payant, Tchingis Khagan construisit un palais au cœur du Tsian et fit de lui, la capitale de son Empire. Pendant une période de paix et de prospérité, Tchingis essaya de redonner l’aplomb à son Khagan pour qu’il ne soit plus jamais contraint de revivre les incursions du Kyang et du Miyong.


Il tenta alors par tous les moyens d’unir ses Khan une fois de plus, mais soit par crainte ou soit par jalousie, la plupart lui tournèrent le dos. Ses Khan du nord lui reprochèrent de s’être laissé aller à une autre culture et d’avoir abandonné ses traditions, ceux du sud lui reprochèrent de ne pas être un des leurs.

Le Grand prêtre de Quingol, alors devenu un proche conseiller étant donné que le Palais du Khagan avait été construit juste à côté de son temple. Il proposa d’user de patience pour que son Empire se rassemble de nouveau derrière lui. Ce qu’il fit en organisant une grande fête dans son palais pour rassembler tous les plus grands Khan des terres qu’il s’était décrété comme lui appartenant. Fortement vieillit et usé par toutes les guerres qu’il avait dû affronter, Tchingis se contenta d’être un hôte accueillant et bienveillant. Mais lors du grand repas, le grand Khagan, autrefois adoré de tous, se mit à étouffer et à s’étaler raide mort devant tous les siens.

Tous les Khan s’accusèrent entre eux, par peur d’être accusé et d’être exécuté. Mais rien ne se passa. Le Grand prêtre sortit alors de son silence et accusa à la surprise de tous, ses propres dieux. Entendant les explications du Grand prêtre, les Khan se mirent à craindre la puissance des dieux et demandèrent au vieil homme comment ne pas subir la même sentence que leur défunt Khagan. Celui-ci leur répondit alors qu’il leur faudrait pour cela, prêter serment de fidélité envers leur nouveau Khagan, qui n’était ni plus ni moins le fils que Tchingis avait laissé au prêtre pour faire la guerre.

L’Enfant devenu un homme, qui se nommait Dayan, rentra alors dans la grande salle et tous les Khan lui prêtèrent serment. Les manœuvres politiques du Grand prêtre avaient enfin payées et il put se satisfaire d’avoir élevé un Khagan qu’il pouvait contrôler à ses souhaits.


  • Les querelles intestines


Le règne de Dayan ne se passa pas comme prévu. Une fois rentrée chez eux, les Khan se mirent aussitôt à rompre leurs paroles et à retourner dans leur isolement. Une fois de plus, on vit une division entre les cités du nord et celles du sud. Le Grand prêtre quant à lui, finit par mourir et laissa un Khagan seul à la manœuvre. Ce que Dayan ne sut alors pas, c’est que son père avait engendré d’autres fils, et que ces fils aussi allaient s’apprêter à revendiquer leur place. Des querelles intestines eurent alors lieu et Dayan mourut au cours de « la bataille des glaces ». Ses fils reprirent l’héritage, mais face à des oncles qui n’en démordaient pas, ils s’isolèrent un peu plus et cédèrent à l’idée de réunifier le grand Empire de l’illustre Tchingis Khagan.  

Des années et des décennies se succédèrent sans que des solutions soient apportées. Les héritiers de Tchingis s’éparpillèrent au fil du temps et il est certain aujourd’hui que seul un nouveau grand Khagan pourra de nouveau réunir son Empire.  

............................

*La famille impériale du Tsian sont les Tchung. Ils règnent sur l'empire depuis la prise de pouvoir de Tchingis Tchung, le premier Khagan du Tsian. Après sa mort le titre est allé a Dayan Tchung son fils puis depuis a leurs descendants. Pour toute prise de pouvoir d'une nouvelle famille, veuillez noté que les Tchung étaient au pouvoir il y'a encore minimum 13 ans.
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